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MessagePublié: 08 Juil 2005, 18:46 
:arrow: LES MENSONGES DES MUSULMANS CONCERNANT LE STATUT DU DHIMMI. C'EST DE LA DESINFORMATION,DU NEGATIONNISME :twisted: :twisted:

Citation:
http://www.maison-islam.com

Les droits des non musulmans en terre musulmane

Les non-musulmans ont le droit de vivre en terre musulmane en tant que citoyens de cette terre. En islam, la contrainte est interdite pour faire adhérer quelqu'un à l'islam, et les non-musulmans – quelle que soit leur religion – ont droit à la liberté de conscience et de religion. C'est ce qu'on appelle les dhimmis, mot signifiant "protégé", "à la garde (des musulmans)".

A) Le verset du Coran qui aborde ce thème

Le verset qui fait allusion aux dhimmis dit d'eux qu'"... ils donnent la jizya par leur main ("'an yadin") en faisant acte de soumission ("wa hum sâghirûn")" (Coran 9/29). Que représente la jizya, nous le verrons plus bas. La question qui se pose ici concerne la traduction des deux groupes de mots que j'ai retranscrits entre parenthèses.

Que signifie "'an yadin" ? Al-Qâdhî Ibn al-Arabî cite pas moins de quinze explications, lesquelles, dit-il, peuvent toutes être ramenés à deux catégories principales : soit on prend ces mots au sens propre, soit au sens figuré (Ahkâm ul-qur'ân). Saïd Ramadan a donné préférence au sens : "en ayant les moyens de le faire" (Le droit islamique, son envergure et son équité, Saïd Ramadan, Al-Qalam, Paris, 1997, p. 158).

Quant au deuxième groupe de mots, que signifie-t-il ? Saïd Ramadan écrit : "Une autre difficulté linguistique a également donné lieu à une polémique étendue. Le mot arabe "sâghirûn", par lequel cette injonction s'achève, est une dérivation du verbe "saghara", qui signifie "se soumettre" ou "être soumis à". La force de ce mot a cependant introduit une notion d'humiliation dans de nombreuses interprétations" (op. cit., p. 160). Certains juristes du passé ont en effet compris de ce mot qu'il fallait que le dhimmi paie sa jizya en étant humilié. Pour sa part, le savant Ibn Qayyim a pris position par rapport à cette interprétation. Après avoir avoir cité quelques-unes d'entre elles, il a écrit ainsi : "Tout ceci n'a aucun fondement et ne découle pas du contenu de ce verset. Il n'est non plus rapporté ni du Prophète ni de ses Compagnons qu'ils aient agi ainsi. La vérité à propos de ce verset est que le mot "saghâr" signifie "l'acceptation, par les non-musulmans, du cadre du droit musulman et leur acquittement de la jizya" (Ahkâm ahl idh-dhimma, tome 1 pp. 23-24).

Ces explications concernant ces deux groupes de mots ont été aussi citées dans Al-ahkâm as-sultâniyya, Al-Mâwardî, p. 182.

D'autre part, il faut ajouter à cela que, d'après Al-Qardhâwî, si des communautés non-musulmanes vivant en pays musulman veulent ne pas être désignées par le terme "dhimmis", il est possible de les appeler par exemple "citoyens" ou autre, l'important étant que les principes de l'islam soient respectés. En effet, écrit Al-Qardhâwî, le calife Omar est lui parti jusqu'à accepter, à la demande des Banû Taghlib, le terme "sadaqa" au lieu de "jizya" (Al-aqalliyyat ad-dîniyya wal-hall al-islâmî, p. 30).

B) Qui peut être citoyen non-musulman d'une terre musulmane ?

Cela est clair pour les Juifs et les Chrétiens, dont le Coran fait explicitement mention. De même, le Prophète avait accepté que soient dhimmis des Zoroastriens ("majûs") qui vivaient à Hajar, sur la côte orientale de l'Arabie (rapporté par Al-Bukhârî, n° 2987, etc.). Le cas des idolâtres n'est pas mentionné explicitement dans les sources et fait l'objet de divergences d'opinions parmi les savants ; Aboû Hanîfa et Mâlik sont d'avis que les idolâtres peuvent vivre en Etat musulman (sauf en Arabie d'après Aboû Hanîfa). Et c'est leur opinion qui est juste ici. En effet, même si les Zoroastriens se réfèrent au message et au livre apportés par un réformateur ayant peut-être été un prophète de Dieu (lire mon article : Zoroastre et son message), ils ne sont pas des Gens du Livre, car ils ont, au fil du temps, opéré de tels changements par rapport à ce message qu'il est impossible de dire d'eux qu'ils sont demeurés monothéistes ; en effet, ils croient désormais en deux divinités, l'une du bien, Yazdân, l'autre du mal, Ahriman ; et ils rendent un culte au feu. Certes, le Prophète n'a jamais établi de contrat de dhimma avec des idolâtres, mais, écrit Ibn Qayyim, cela ne signifie pas qu'il soit impossible de le faire : si le Prophète n'a pas établi un contrat de dhimma avec des idolâtres, c'est parce que l'institution de ce contrat de dhimma a été révélée l'année de Tabûk, en l'an 9 de l'hégire, à un moment où les Arabes idolâtres s'étaient déjà convertis à l'islam [pour certains] (Az-Zâd, tome 5 p. 91, tome 3 p. 154), pour d'autres avaient déjà conclu d'autres types de traités avec le Prophète. Ibn Qayyim écrit : "On sait que ces Arabes se référaient à la religion de Abraham, lequel avait laissé des écritures ("suhuf") et une voie ("sharî'a"). Les changements que ces adorateurs d'idoles [les Arabes] avaient effectués dans la religion et la voie de Abraham ne sont pas plus grands que ceux que les Zoroastriens ont effectués dans la religion de leur prophète et dans leurs écritures si [l'existence d'un tel prophète et d'écritures parmi eux] est établie" (Az-zâd, tome 5 p. 92). En effet, écrit Ibn Qayyim, "les idolâtres [Arabes] reconnaissaient l'unicité divine en ce qui concerne la gestion des événements ("tawhîd ar-rubûbiyya") et le concept que Dieu est le seul créateur ; ils disaient que s'ils adoraient des entités distinctes de Lui, c'était pour qu'elles les rapprochent de Lui." "Ils ne sont pas allés jusqu'à dire qu'il y aurait deux créateurs du monde, l'un du bien l'autre du mal, comme le disaient les Zoroastriens" (Az-zâd, tome 5 p. 91). Or, comme chacun le sait, les Arabes de la période pré-islamique n'ont pas été considérés par le Coran comme des Gens du Livre mais comme des polythéistes (mushrikûn). Comment donc les Zoroastriens, qui ont opéré dans la religion originelle des changements plus grands que ceux qu'y ont opérés les Arabes, seraient-ils des Gens du Livre et non des polythéistes ? Ibn Qayyim écrit également : "Quelle différence y a-t-il entre ceux qui rendent un culte à des idoles et ceux qui rendent un culte au feu ?" (Ibid., tome 5 p. 91 ; voir aussi tome 3 p. 153). Quant au Hadîth "Qu'il en soit avec eux comme avec les Gens du Livre", s'il est authentique (voir Nasb ur-râya), il semble indiquer que les Zoroastriens ne sont pas des Gens du Livre, puisqu'il est demandé d'agir avec eux… comme on agit avec les Gens du Livre ; lesquels Gens du Livre sont donc autres qu'eux (Majmû' ul-fatâwâ, tome 32 p. 189). Enfin, Ibn Abbâs, parlant de l'offensive des Byzantins contre les Perses au VIIème siècle (la religion officielle de la Perse était alors le zoroastrisme), événements dont le Coran fait mention (30/2-6), rapporte que les polythéistes Mecquois souhaitaient la victoire des Perses, "qui étaient polythéistes comme eux", alors que les musulmans souhaitaient celle des Byzantins, "qui étaient des Gens du Livre" (rapporté par At-Tirmidhî, n° 3193, voir Majmû' ul-fatâwâ, tome 32 p. 188).
C'est bien cet avis qui fait que, en Inde musulmane, les hindous ont pu, durant des siècles, vivre dans un Etat musulman.
Le cas des agnostiques et des athées devrait faire l'objet d'un raisonnement (ijtihad) de la part des juristes musulmans contemporains.

C) Droits et devoirs des citoyens non-musulmans d'une terre musulmane

C.1) La protection de la vie, des biens et de la religion

Pour ce qui est de la liberté de culte, il suffit de citer à ce sujet le célèbre verset du Coran : "Pas de contrainte en religion" (Coran 2/256).

Et voici quelques textes concernant la protection de la vie et des biens des non-musulmans : le Prophète a dit : "Celui qui tue un mu'âhid [= un non-musulman citoyen de l'Etat musulman, ou citoyen d'un Etat non-musulman étant en paix avec les musulmans], il ne sentira même pas le parfum du paradis" (rapporté par Al-Bukhârî, n° 2995 ; rapporté avec une variante par At-Tirmidhî, n° 1403, ou par An-Nassaï, n° 4748). Ceci veut dire que ce musulman a commis quelque chose de strictement interdit, qui peut le conduire bien sûr aux règles prévues dans ce monde, et au châtiment dans l'Au-delà (sauf intervention divine) avant son admission au paradis s'il est mort avec la foi. "Ecoutez bien : celui qui est abuse sur un mu'âhid, usurpe ce qui lui revient, le force à faire ce qui est au-dessus de ses forces, ou prend quelque chose lui appartenant sans son accord, je serai l'adversaire de celui-là le jour du jugement" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 3052).
Mortellement blessé par un dhimmi (un citoyen non-musulman), le calife Omar exprime, sur son lit de mort, ses dernières recommandations à l'attention de celui qui sera choisi comme calife après lui. Parmi celles-ci : "Et je lui recommande les dhimmis, ces gens avec qui un contrat a été fait au nom de Dieu, par le Prophète : je lui recommande de respecter le contrat conclu avec eux, que leur défense militaire soit assurée et qu'il ne leur soit pas demandé de faire ce qui est au-dessus de leurs forces" (rapporté par Al-Bukhârî, n° 3497).
D'après Abû Hanîfa, la peine de mort est applicable à un citoyen musulman reconnu coupable de meurtre sur la personne d'un citoyen non-musulman, si bien sûr la famille de celui-ci en fait la demande. Du Hadîth disant : "Un musulman ne doit pas être mis à mort pour un non-musulman, ni un homme protégé lorsqu'il est protégé" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 4530), Abû Hanîfa dit que le "non-musulman" ici désigné est celui qui est en guerre contre les musulmans, non celui qui est en paix.

Les citoyens non musulmans d'un pays musulmans ont le droit d'y vivre leur culte dans le cadre de l'ordre public, et ont le droit également de bâtir des édifices religieux en cas de besoin. Al-Qardhâwî, après avoir cité l'avis autorisant ceci, cite le nom d'églises qui ont été bâties en terre musulmane dès les premiers temps de l'Islam, en Egypte notamment (Ghayr ul-muslimîn fil-mujtama' al-islâmî, pp. 20-21). (Quant au Hadîth "Lâ tubnâ kanîssa fil-islâm, wa lâ yubnâ mâ kharaba minhâ", Ibn Hajar en dit qu'il a été rapporté par Ibn 'Adî avec une chaîne de transmission faible. Du Hadîth "Lâ ikhsâ'a fil-islâm wa lâ binâ'a kanîssa", Ibn Hajar dit qu'il a été rapporté par Al-Bayhaqî avec une chaîne de transmission faible, et par Abû 'Ubayd par une chaîne également faible (mursal) : cf. Ad-dirâya fî takhrîj ahâdîth al-hidâya, Ibn Hajar, kitâb as-siyar, bâb al-jizya.)

Les autorités ne peuvent demander aux citoyens non-musulmans de faire ce que leur religion leur enseigne être interdit pour eux : en terre musulmane, "si le juif veut s'abstenir de travailler le samedi, on ne peut le forcer à le faire ce jour-là" (Al-aqalliyyât ad-dîniyya wal-hall al-islâmî, Al-Qardhâwî, p. 34). Al-Qardhâwî cite des ulémas de siècles précédents, qui ont écrit que le tribunal d'un pays musulman ne peut pas convoquer un citoyen juif le samedi (Ibid.). Al-Qardhâwî écrit également : "Si le chrétien veut aller à l'église le dimanche, on ne peut l'en empêcher" (Ibid.). Ceci veut apparemment dire que, dans un pays musulman, des aménagements doivent être trouvés pour les citoyens non-musulmans, par rapport à des retards aux cours de l'école publique ou par rapport à des absentéismes lors de fêtes religieuses.

C.2) Que signifie la jizya ?

Le citoyen non-musulman doit, en terre musulmane, s’acquitter d’un impôt personnel, la jizya. Certains ont beaucoup parlé de cet impôt, qui est selon eux le pendant musulman de l'antique capitation romaine. Il n'en est rien, pourtant. Il s'agit d'une compensation financière pour la non-participation du citoyen non-musulman à la défense du pays (étant donné que cette défense relève d'un caractère religieux dominant) (Al-Hidâya, Al-Marghînânî, tome 2). Mais si ce citoyen s’engageait à participer à la défense du pays, il était relevé de cet impôt. Quant à celui qui optait pour la conversion à l’islam, il était sujet, s’il possédait des richesses, à la zakâte, également personnelle, et que l’on peut traduire par "impôt social purificateur" (c'est ce à quoi tous les musulmans sont sujets).
Le montant de la jizya est variable et doit être établi d'après le lieu et l'époque. Omar avait distingué trois types de montants, d'après le degré de richesse des gens.

C.3) Une apparence vestimentaire particulière ?

Enfin, je ne peux pas ne pas aborder ici un élément qui est source de nombreux malentendus. Il s'agit de l'apparence vestimentaire des citoyens non-musulmans. Se basant sur le contrat passé par le calife Omar à ce sujet (le Coran et les Hadîths ne disent rien de tel), des juristes musulmans du passé ont écrit en détails certains vêtements que les dhimmis devaient, ou au contraire ne devaient pas porter. Certains écrivains non-musulmans ont alors trouvé là matière à critique, d'aucuns y ayant même vu le pendant de l'étoile jaune que les juifs devaient porter en France lors de l'occupation nazie (!).
Il n'en est rien, pourtant. En fait l'islam attache une certaine importance au port de symboles religieux : c'est pourquoi les musulmans eux-mêmes ne doivent pas porter tout ce qui traduirait l'appartenance de celui ou de celle qui le porte à une religion autre que l'islam (kippa, crucifix, etc.). De plus, les citoyens musulmans d'une terre musulmane doivent eux aussi garder leur identité propre par leur apparence générale et s'abstenir de porter les vêtements portés par les non-musulmans.
Il ne s'agit donc nullement du port d'un insigne diffamant ou humiliant, mais du fait que chacun doit garder son identité apparence générale : cela évite de se tromper sur l'identité de tel et tel citoyen avec les conséquences que cela pourrait avoir puisque les non-musulmans ont des droits civils (comme celui de consommer l'alcool) que les musulmans n'ont pas. De même, cela évite à un citoyen non-musulman décédant subitement là où personne ne le connaît d'être considéré comme musulman et d'être alors enterré parmi les musulmans après avoir reçu les rites funéraires musulmans, ce que sa famille elle-même refuserait. Muhammad Hamidullah écrit très justement : "Cette règle n'était pas contre les dhimmis mais en leur faveur. Elle n'avait pas été mise en place pour les humilier mais au contraire pour leur intérêt. Le complexe d'infériorité qui naît chez l'homme gouverné le pousse en général à imiter aveuglément l'apparence vestimentaire de ceux qui le gouvernent. Quand (Omar) a demandé aux dhimmis de leur époque de s'habiller de leurs propres vêtements et de ne pas imiter les musulmans dans leur apparence vestimentaire propre, il les a en fait aidé à protéger leur identité culturelle propre en terre musulmane. Si les musulmans avaient agi avec les dhimmis en les amenant à s'assimiler à leur culture à eux, comme les Européens l'ont fait dans les pays qu'ils avaient colonisés, il n'y aurait plus aujourd'hui de trace d'une religion et d'une culture non-musulmane en terre musulmane" (Introduction à Ahkâm ahl idh-dhimma).

Il faut enfin ajouter à cela deux choses :

Les détails vestimentaires décrits par des juristes du passé expriment les modalités d'application du principe que nous venons de voir par rapport à un contexte précis. Ce ne sont pas ces détails mais le principe qu'il faut prendre en compte.

Certains juristes musulmans contemporains (par exemple Al-Qardhawî) sont d'ailleurs d'avis que l'objectif de ce principe étant de ne pas confondre musulmans et non-musulmans, cet objectif peut aujourd'hui être atteint par d'autres moyens tels que carte d'identité etc., et la différenciation au niveau vestimentaire n'a plus sa raison d'être (cf. Sharî'at ul-islâm sâliha lit-tatbîq fî kulli zamân wa makân, p. 96-97).

C.4) L'application de quelles lois ?

Dans un pays musulman, certains voient dans le fait que ce soient des lois établies à la lumière des sources de l'islam qui sont appliquées une violation des droits des minorités non-musulmanes qui y vivent. Ils disent : "Etant donné que les minorités n'adhérent pas à la religion musulmane, on ne voit pas pourquoi elles devraient accepter l'application des lois de cette religion."
Il faut dire à ce sujet deux choses. La première est que, dans tout pays, c'est la volonté de la majorité qui est appliquée : c'est bien pourquoi les musulmans vivant dans les pays occidentaux laïques respectent le cadre laïque de leur pays.
La deuxième chose que nous aimerions dire ici est que le terme "lois musulmanes" ne signifie pas " lois religieuses de l'islam", avec le terme "religieux" pris dans son sens occidental. En fait nous nous trouvons ici face à un problème de communication : le mot "religieux" en français signifie quelque chose de différent de ce que le même mot signifie en arabe (pour en savoir plus, cliquez sur ce lien : "Le concept du "dîn" en islam"). Or, les lois de l'islam qui concernent ce qui est "religieux" (au sens français du terme) sont justement celles qui ne sont pas appliquées aux minorités non-musulmanes vivant en terre musulmane : ainsi, elles n'ont pas à venir faire la prière (salât), ni ne sont tenues de s'acquitter de la zakât (impôt social purificateur), ni ne sont tenues de s'abstenir de la consommation de porc et d'alcool (à condition de respecter l'ordre public en la matière et donc de ne pas en faire de consommation ostentatoire). De même, pour ce qui est des lois familiales (lois du mariage et du divorce), ces minorités ont le choix entre l'adoption des lois de l'islam en la matière et la conservation de leurs propres lois : des juristes musulmans des premiers siècles de l'islam étaient d'avis que les individus non-musulmans ont le droit, en terre musulmane, d'épouser une femme avec qui le mariage est autorisé d'après leur loi propre, même si un tel mariage est interdit en islam (comme le mariage d'un homme avec la fille de sa soeur, permis dans le judaïsme, interdit dans l'islam).
En fait, dans les lois de l'islam, il n'y a que les dimensions civiles et pénales auxquelles tous les citoyens – musulmans et non-musulmans – d'une terre musulmane soient assujettis de la même manière. Pour les dimensions religieuse et matrimoniale, les citoyens non-musulmans d'un pays musulman vivent leurs propres lois et ont donc leurs propres textes et leurs propres tribunaux. Pour plus de détails, se référer à l'ouvrage de Al-Qardhâwî : Ghayr al-muslimîn fil-mujtama' al-islâmî, pp. 43-45.
Tout ce qui précède, des chrétiens citoyens de pays majoritairement musulman l'ont eux-mêmes expliqué. Le chrétien Amîn Nakhla expliquait ainsi : "L'islam possède deux dimensions : l'une est religieuse, l'autre civilisationnelle" (cité dans Al-aqalliyyât ad-dîniyya wal-hall al-islâmî, p. 63). Les choses étant ainsi, "la formule du leader wafdiste chrétien Makram Ebeid ("Ma patrie est l'islam, ma religion le christianisme")" ainsi que celle du père Khodr, "qui aime à dire qu'il n'est "peut-être pas musulman mais néanmoins "islamique"", sont tout à fait compréhensibles (formules citées par François Burgat dans L'islamisme en face, respectivement p. 135 et pp. 135-136, note de bas de page). C'est ce qui faisait dire à Faris al-Ghouri, un chrétien de Syrie qui avait été représentant de son pays auprès des Nations-Unies et qui en avait été le premier ministre : "Je suis chrétien mais je le dis clairement : (...) il n'y a rien qui empêche l'application des principes de l'islam dans notre société" (cité dans Al-aqalliyyât ad-dîniyya wal-hall al-islâmî, p. 64).

C.5) Les citoyens non-musulmans d'une terre musulmane peuvent-ils y accéder à des postes administratifs ?

Al-Qardhâwî écrit à ce sujet : "Les citoyens non-musulmans ont le droit d'accéder aux postes de fonctionnaires de l'Etat, tout comme les musulmans. L'exception concerne les postes où domine une teinte religieuse, comme être imam, collecteur d'aumônes, major des armées ou chef d'Etat" (Ghayr al-muslimîn fil-mujtama' al-islâmî, p. 23). Le fait que la fonction du Chef d'Etat soit réservé à un musulman pourrait faire tiquer. Ce serait oublier que de nombreuses Constitutions d'Etats modernes réservent elles aussi cette fonction à une confession donnée : ainsi en est-il de la Suède, pour ne citer qu'elle.

D) Une réponse originale à la question des minorités

En terre musulmane, la citoyenneté s'exprime donc à deux niveaux : celui de l'Etat qui fait de chacun un citoyen à part entière, qu'il soit musulman ou qu'il ne le soit pas, et celui de la communauté à laquelle le citoyen appartient, pour laquelle il existe une autonomie de culte, de langue et de législation pour les dimensions citées plus haut. Ainsi, un chrétien vivant en terre musulmane est de la même citoyenneté que les musulmans qui vivent dans cet Etat, et est de la nationalité qu'il partage avec ses coreligionaires. Ces deux niveaux expriment respectivement l'adhésion sociale aux règles fondamentales de la société où l'on vit, et la possibilité d'adhérer aux règles de ce en quoi on croit. Cette particularité prévue par l'islam permet en terre musulmane non seulement un pluralisme religieux mais également un certain pluralisme juridique et culturel. Or, c'est justement un des points que ne parvient pas à offrir le concept d'Etat-nation contemporain. Tariq Ramadan cite Fabienne Rousso-Lenoir : "Appréhendé dans la seule optique de l'Etat-nation par le droit des droits de l'homme, l'homme minoritaire acquiert les mêmes droits que les autres, mais y perd cette partie de lui-même qui en est différente et qui ne peut s'exprimer que dans et par le groupe auquel il appartient" (Islam, le face à face des civilisations, Tawhid, Lyon, 1995, p. 175).

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).


Dernière édition par Delcambre le 17 Juin 2006, 00:26, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 10 Juil 2005, 22:27 
http://www.islamophile.org.24

:arrow: LES MENSONGES DES MUSULMANS,CONCERNANT LE STATUT DU DHIMMI :roll:

Citation:
Les non-musulmans dans la société islamique
Section : Les devoirs des dhimmis
Le respect des sentiments des musulmans
Le jeudi 11 septembre 2003.
Le troisième devoir auquel s’engagent les non-musulmans est de respecter les sentiments des musulmans qui vivent avec eux et le prestige de l’Etat musulman qui les protège.
Il ne leur est permis ni d’insulter l’islam, son prophète ou son Livre en public ; ni de diffuser des croyances et des idées contraires au credo de l’Etat ou à sa religion, sauf si ces idées font partie de leur croyance, comme la trinité et la crucifixion chez les chrétiens. De même, ils ne sont autorisés ni à boire du vin, ni à manger du porc en public, ni à accomplir en public tout acte illicite au regard de l’islam, ni à en faire la vente aux musulmans car ceci est de nature à corrompre la société musulmane.

En outre, au mois de Ramadan, ils ne doivent ni boire ni manger en public par égard aux sentiments des musulmans.

Donc, ils doivent s’abstenir en public de ce que l’islam interdit aux musulmans pour ne pas avoir l’air de défier l’ensemble des musulmans et afin que tous les éléments de la société vivent en paix et en harmonie.

On rapporte d’après `Arafah Ibn Al-Hârith - un compagnon du prophète - paix et bénédictions sur lui - qui combattit aux côtés de `Ikrimah Ibn Abî Jahl au Yémen pendant les guerres d’apostasie - qu’il avait invité un chrétien à l’islam. Mais, celui-ci blasphéma le Prophète, paix et bénédiction d’Allah sur lui. Alors, `Arafah Ibn Al-Hârith porta plainte contre lui auprès de `Amr Ibn Al-`Âs. Celui-ci répondit que nous avions conclu un pacte avec les non musulmans. `Arafah dit :"A Dieu ne plaise ! Nous n’avons pas contracté avec eux des pactes et des traités pour blasphémer Dieu et Son Prophète, mais plutôt pour leur donner la liberté de dire ce qu’ils veulent dans leurs églises, de ne pas les charger de ce qu’ils ne peuvent pas supporter, de combattre pour les défendre et de les laisser juger leurs causes selon leurs propres lois sauf s’ils ont recours aux musulmans pour qu’ils jugent entre eux selon le jugement de Dieu. `Amr répondit :"Tu as dit vrai !" (rapporté par At-Tabarânî selon une chaîne de garants contenant `Abd Allâh Ibn Sâlih, le scribe d’Al-Layth. `Abd Al-Malik Ibn Sa`îd jugea (ce transmetteur) : fiable et sûr [1], tandis que d’autres le jugèrent faible [2], mais les autres narrateurs de ce récit sont fiables [3].

Traduit de l’arabe du site qaradawi.net.
[1] Dans la terminologie du hadîth, thiqah ma’mûn signifie fiable et sûr.

[2] Dans la terminologie du hadîth, da`îf signifie faible.

[3] Majma` Az-Zawâ`id, volume 6, p. 13.


© islamophile.org 1998 - 2005. Tous droits réservés.


Dernière édition par Delcambre le 17 Juin 2006, 00:23, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 12 Oct 2005, 20:04 
Si ma tante
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
Les droits des minorités chrétiennes et juives en terre d'islam ilustrés en vidéo. Après les synagogues de Gaza dévastées par les palestiniens, voici les images d'églises détruites et profanées au Kossovo... L'Europe se meurt...

Source: sosfrance.com

http://www.sosfrance.com/Dossiers%20sos ... ration.wmv


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 Sujet du message:
MessagePublié: 16 Oct 2005, 00:17 
Le Coran , sourate 33 , versets 61-62
"Maudits , quelque part qu'ils soient acculés , ils seront pris et tués sans pitié ,
"selon la coutume d'Allah à l'égard de ceux qui furent antérieurement . Or , tu trouveras la coutume d'Allah non modifiable .

D'après Aïcha , dans la dernière maladie à laquelle il succomba , le Prophète Mahomet dit :
"Dieu maudisse les Juifs et les Chrétiens qui prennent pour lieux de prière les tombeaux de leurs prophètes ! " El-Bokhari , "Les Traditions islamiques , titre 23 , chap.62 , tome 1 ? P. 428

:arrow: cité dans "père UBU" du jeudi 13 octobre 2005 . Numéro 758
consacré à D'AUTRES GENOCIDES OUBLIES [1]


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MessagePublié: 16 Juin 2006, 07:51 
:arrow: LES MENSONGES DEBITES PAR LES MUSULMANS A PROPOS DES DROITS :?: DES DHIMMIS :roll: :roll: :roll:




Mais les droits des dhimmis sont des droits OCTROYES , c'est-à-dire qui peuvent être retirés (si le dhimmi est rebelle, méchant, :twisted: )


:arrow: EXPOSE DE CES MENSONGES

Citation:
les non-musulmans dans la société islamique
Section : Les droits des dhimmis
Le droit à la protection
Le dimanche 23 décembre 2001.
La règle première dans le traitement des gens de la dhimmah en "terre d’islam" stipule qu’ils ont autant de droits que les musulmans sauf quelques points exceptionnels précis et autant de devoirs que les musulmans sauf exception. Le premier droit dont ils bénéficient est celui de la protection de l’état islamique et de la société islamique. Cette protection comprend la protection de toute agression extérieure et de toute injustice intérieure afin qu’ils vivent totalement dans la sécurité et la stabilité.


La protection des agressions extérieures

Sur le plan de la protection des agressions extérieures, ils ont des droits identiques aux musulmans. L’Imâm ou le souverain musulman se doit, de par le pouvoir et la force militaire qu’il détient, leur apporter cette protection. On lit dans Matâlib Ulî An-Nuhâ - une référence hanbalite : "L’Imâm se doit de préserver les gens de la dhimmah et empêcher quiconque de leur nuire, de libérer leurs ôtages et de repousser quiconque vise à les nuire tant qu’ils résident chez nous, et même s’ils sont isolés dans un village, et aussi longtemps qu’ils ne résident pas en terre de guerre" (Matâlib Ulî An-Nuhâ, volume 2, pp. 602-603)

L’Imâm Al-Qarâfî le malékite rapporte dans son livre Al-Furûq la parole de l’Imâm dhâhirite Ibn Hazm dans son ouvrage Marâtib Al-Ijmâ` i.e. ’Les Degrés de l’Unanimité’ selon laquelle : "Si les ennemis viennent à nos contrées pour se saisir d’un dhimmi, il est de notre devoir de les combattre par tous les moyens logistiques et militaires et de mourir dans ce dessein pour préserver celui qui bénéficie du pacte (dhimmah) d’Allâh et du pacte de Son Messager - que les salutations et les bénédictions d’Allâh soient sur lui - car le livrer à eux sans combat est une négligence du contrat de dhimmah" (Al-Furûq i.e. ’Les Différences’, volume 3, pp. 14-15, la 119ème différence) On rapporte l’unanimité de l’ummah à ce sujet. Al-Qarâfî a commenté ce passage disant : "Un contrat qui conduit à dépenser les vies et les fortunes pour l’honorer est certainement d’une immense valeur". (cf. la référence précédente).

L’un des cas d’application concrète de ce principe islamique est celui du Sheikh de l’Islam Ibn Taymiyah lorsque les Tatars ont envahi le Shâm (i.e. la Grande Syrie). Le sheikh s’est entretenu avec Qatlûshâh afin qu’il libère les ôtages. Le chef Tatar a consenti à libérer les ôtages musulmans et a refusé de libérer les dhimmis et le Sheikh de l’Islam de dire : Nous n’acceptons rien de moins que la libération de tous les ôtages juifs et chrétiens car ce sont les gens de notre dhimmah et nous n’abandonnerons aucun ôtage, ni dhimmi, ni étranger à la foi. Face à son insistance et sa détermination, il les lui a libérés.


La protection de l’injustice intérieure

La protection de l’injustice intérieure est une chose décrêtée par l’islam et sur laquelle il a insisté. Les musulmans sont mis en garde contre toute nuisance physique ou verbale et contre toute agression envers les gens de la dhimmah. En effet, Allâh - Exalté soit-Il - n’aime pas les injustes et ne les guide point. Au contraire, Il les saisit de Son châtiment dans ce bas-monde ou reporte Son châtiment démultiplié dans l’au-delà.

Les versets et les hadiths interdisant l’injustice, la répprouvant et montrant ses conséquences funestes ici-bas et dans l’au-delà sont multiples. Il ya également des hadiths mettant spécifiquement en garde contre l’injustice envers les non-musulmans parmi les gens bénéficiant d’un pacte et les gens de la dhimmah. Ainsi, le Messager - que les salutations et les bénédictions d’Allâh soient sur lui - a-t-il dit : "Quiconque opprime un mu`âhid (le bénéficiaire du pacte) ou le spolie d’un droit ou le charge de ce qui dépasse sa capacité ou lui prend une chose sans son consentement, je serai son adversaire le jour de la résurrection" (rapporté par Abû Dâwûd et Al-Bayhaqî. cf. As-Sunan Al-Kubrâ, volume 5, p. 205) On rapporte également de sa part : "Quiconque nuit à un dhimmi, je suis son adversaire, et quiconque est mon adversaire, je triompherai de lui le jour de la résurrection" (rapporté par Al-Khatîb avec une chaîne de garants jugée hasan i.e. "bonne"). On rapporte aussi de sa part : "Quiconque nuit à un dhimmi me nuit et quiconque me nuit nuit à Allâh". (rapporté par At-Tabarânî dans Al-Awsat avec une chaîne de garants jugée hasan) Par ailleurs, le pacte du Prophète - paix et bénédiction d’Allâh sur lui - aux gens de Najrân garantit que : "Nul homme parmi eux ne sera saisi pour une inéquité commise par un autre." (rapporté par Abû Yûsuf dans Al-Kharâj p. 72-73)

C’est pourquoi les musulmans ont été extrêmement attentifs et ce, dès le temps des califes bien guidés, à lever toute injustice dont les gens de la dhimmah seraient l’objet, à faire cesser toute nuisance qu’ils subiraient et à faire la lumière sur toute plainte émanant d’eux. Par exemple, `Umar Ibn Al-Khattâb - qu’Allâh l’agrée - avait pour habitude d’interroger ses visiteurs provenant des provinces sur la condition des gens de la dhimmah de peur qu’un musulman ne les atteigne par un mal. Ils répondaient : "Nous n’avons ouïe que de fidélité " (At-Târîkh i.e. Les Chroniques d’At-Tabarî, volume 4, p. 218), c’est-à-dire fidélité au pacte au contrat passé entre eux et les musulmans et ceci implique que chaque partie ait honoré son engagement. De même, `Alî Ibn Abî Tâlib - qu’Allâh l’agrée - a dit : "Ils s’acquittent de la jizyah afin que leurs biens soient comme les nôtres et leur sang soit comme le nôtre". (Al-Mughnî, volume 8 p. 445 - Al-Badâ’i`, volume 7, p. 111, d’après Ahkâm Adh-Dhimmiyyîn wal-Musta’manîn p. 89)

Les juristes musulmans de toutes les écoles juridiques ont déclaré et affirmé que les musulmans doivent lever l’injustice subie par les gens de la dhimmah et les en préserver car en établissant ce pacte les musulmans se sont engagés à les protéger de l’injustice et, de leur côté, les gens de la dhimmah font partie de la terre d’islam. Certains juristes ont même déclaré que l’injustice à l’encontre d’un dhimmi est plus répréhensible que celle à l’encontre d’un musulman. Ceci a été mentionné par Ibn `Âbidîn dans sa Hâshiyah, opinion basée sur l’idée qu’en terre d’islam le dhimmi est habituellement sans appui et que l’injustice du fort contre le faible est un péché plus grand.


La protection de leur sang et de leurs corps

Le droit à la protection établi en faveur des gens de la dhimmah comprend la protection de leur sang, de leur personnes et de leurs corps, tout comme il couvre la protection de leurs biens et de leur honneur. Donc, leur sang et leurs personnes sont préservés selon l’unanimité des musulmans et leur assassinat est illicite à l’unanimité. Le Messager - paix et bénédiction d’Allâh sur lui - dit : "Quiconque assassine un mu`âhid (une personne du pacte) ne sentira pas le parfum du Paradis, lequel se sent à quarante ans de marche" (rapporté par Ahmad, Al-Bukhârî dans Al-Jizyah, An-Nasâ’î et Ibn Mâjah dans Ad-Diyât selon le hadîth de `Abdullâh Ibn `Amr. Le mu`âhid d’après Ibn Al-Athîr désigne le plus souvent les gens de la dhimmah et peut être étendu aux autres mécréants si l’on s’accorde avec eux sur l’abandon de la guerre - Fayd Al-Qadîr, volume 6, p. 153)

C’est pourquoi les juristes musulmans considèrent unanimement que le meurtre d’un dhimmi est une kabîrah (i.e. un péché capital ou majeur) en vertu de la menace énoncée dans ce hadîth mais ils ont divergé sur la question du talion : un musulman peut-il être tué contre le dhimmi qu’il a lui-même tué. Le jumhûr (la majorité) des juristes dont Ash-Shâfi`î et Ahmad est d’avis qu’un musulman ne peut être tué contre un dhimmi se basant sur le hadîth authentique : "Un musulman ne peut être tué contre un mécréant" (rapporté par Ahmad, Al-Bukhârî, An-Nasâ’î, Abû Dâwûd et At-Tirmidhî du hadîth de `Alî, et dans Al-Muntaqâ et son commentaire. cf. Nayl Al-Awtâr, volume 7, p.15, édition Dâr Al-Jîl) et sur un autre hadîth : "Qu’un musulman ne soit pas tué contre un mécréant, ni qu’un mu`âhid couvert par son pacte (ne le soit non plus)" (rapporté par Ahmad, An-Nasâ’î et Abû Dâwûd du hadîth de `Alî également, ainsi qu’Al-Hâkim qui l’a jugé authentique dans Al-Muntaqâ et son commentaire. cf. la référence précédente.)

Mâlik et Al-Layth ont dit : si le musulman assassine le dhimmi délibérément, le talion est appliqué, sinon non. (Nayl Al-Awtâr, volume 7, p. 154) et c’est ce qu’Abbân Ibn `Uthmân a appliqué lorsqu’il était l’émir de Médine. Il a exécuté un musulman pour l’homicide volontaire d’un copte. Or, Abbân est considéré parmi les juristes de Médine. (cf. Al-Jawhar An-Naqî ma`a As-Sunan Al-Kubrâ)

D’autre part, Ash-Sha`bî, An-Nakh`î, Ibn Abî Laylâ, `Uthmân Al-Bittî ainsi qu’Abû Hanîfah et ses disciples sont d’avis que le talion s’applique au musulman pour l’homicide d’un dhimmi du fait de la portée générale des textes du Coran et de la sunnah imposant le talion, pour l’accord de ces textes quant à la sacralité intemporelle du sang et aussi d’après le récit relatant que le Prophète - que les salutations et les bénédictions d’Allâh soient sur lui - a exécuté un musulman pour le meurtre d’un mu`âhid disant : "Je suis le plus noble parmi ceux qui tiennent leur engagement" (rapporté par `Abd Ar-Razzâq et Al-Bayhaqî. Ce dernier a jugé ce récit faible selon As-Sunan, volume 8, p. 30. cf. le commentaire d’Ibn At-Turkumânî dans Al-Jawhar An-Naqî en marge d’As-Sunan Al-Kubrâ et Al-Musannaf, volume 10, p. 101)

De même, on relate que `Alî a fait venir un musulman ayant assassiné un homme de la dhimmah et dont la culpabilité a été établie et a ordonné qu’il soit exécuté. Mais, le frère de la victime est intervenu disant : Pour ma part, je lui ai pardonné. `Alî lui a demandé : Ils t’ont peut-être menacé ou effrayé ? Il a dit : Non, mais son exécution ne me ramènera pas mon frère, ils m’ont payé une réparation et j’ai accepté. `Ali a conclu : Tu es mieux placé pour en juger. Le sang des gens envers qui nous nous sommes engagés est comme notre sang et leurs biens sont comme nos biens. (rapporté par At-Tabarânî et Al-Bayhaqî ; As-Sunan Al-Kubrâ volume 8, p. 34). Et selon une autre narration : "ils ont payé la jizyah pour que leur sang soit comme notre sang et leurs biens comme les nôtres".

Par ailleurs, on rapporte de manière authentique que `Umar Ibn `Abd Al-`Azîz a écrit à l’un de ses princes au sujet d’un musulman ayant assassiné un dhimi lui ordonnant de le soumettre au walî (le parent direct) de la victime, s’il le souhaite, il l’exécute et s’il le souhaite, il lui pardonne. Le prince a donc remis le meurtrier au walî de la victime qui l’a exécuté. (Al-Musannaf de `Abd Ar-Razzâq, volume 10, pp. 101-102)

Ils (Ash-Sha`bî, An-Nakh`î, Ibn Abî Laylâ, `Uthmân Al-Bittî et Abû Hanîfah ?) disent : c’est pour cette raison que le musulman est amputé pour le vol des biens du dhimmi alors que les affaires d’argent sont moins graves que le retrait de la vie. Quant à la parole du Prophète - que les salutations et les bénédictions d’Allâh soient sur lui : "Un musulman ne peut être tué contre un mécréant", cela désigne les mécréant des terres de la guerre et de cette façon les textes sont conciliés. (cf. les écrits de l’Imâm Al-Jassâs dans son livre "Ahkâm Al-Qur’ân" i.e. "Les Lois du Coran", volume 1, chapitre "tuer un musulman contre un mécréant", pp. 140-144, édition Istanboul, édition illustrée à Beyrouth) Telle a été la position adoptée par le caliphat ottoman et appliquée dans ses provinces pendant de nombreux siècles jusqu’à sa destruction au siècle présent par les ennemis de l’islam.

Tout comme l’islam a protégé leur vie, il a protégé leur corps des coups et de la torture si bien qu’il n’est pas permis de porter atteinte à leurs corps même s’ils sont en retard ou s’ils s’abstiennent du paiement de leurs obligations financières telles que la jizyah et le kharâj et ce, malgré la strictesse de l’islam vis-à-vis des musulmans qui ne s’acquittent pas de la zakât. Les juristes n’ont guère autorisé plus que l’emprisonnement en guise de punition pour les dhimmis qui ne s’acquittent pas de leurs obligations, sans que cet emprisonnement ne s’accompagne de torture ou de travaux forcés. A cet effet, Abû Yûsuf écrit que : "Hakîm Ibn Hishâm, l’un des Compagnons - qu’Allâh l’agrée - a vu un homme (du côté de Hims) exposer des nabathéens à la chaleur du soleil faute de paiement de la jizyah. Il l’a interpelé disant : Que fais-tu ? J’ai entendu le Messager d’Allâh - que la paix et les bénédictions d’Allâh soient sur lui - dire : ’Allâh - Exalté et Glorifié soit-Il - torturera ceux qui torturent les gens dans ce bas-monde’ rapporté par Muslim dans son Sahîh". (Al-Kharâj, d’Abû Yûsuf, p. 125 et cf. As-Sunan Al-Kubrâ d’Al-Bayhaqî, volume 9, p. 205)

De même, `Alî - qu’Allâh l’agrée - a écrit à l’un de ses percepteurs de kharâj : "Lorsque tu prélèves le dû, ne vends aucun vêtement, d’été comme d’hiver, ni une nourriture dont ils mangent, ni une bête de somme. Ne frappe personne du moindre coup de fouet pour un dirham impayé, et ne le maltraite pas pour le paiement d’un dirham ( ?). Ne vends aucun bien pour percevoir le kharâj car on ne nous a ordonné que de prélever sur leur excédent. Si tu enfreins mes ordres, qu’Allâh t’en tienne rigueur et ne m’en tienne pas et si j’apprends que tu as fait un écart, je te démettrai (de tes fonctions). Le percepteur lui a répondu : Dans ce cas, je reviendrai chez toi comme je suis parti ! (signifiant que les gens ne payent jamais sauf par la force) Il lui a répondu : Dusses-tu revenir comme tu es parti." (Al-Kharâj, d’Abû Yûsuf, pp. 15-16 et cf. As-Sunan Al-Kubrâ aussi, volume 9, p. 205)


La protection de leurs biens

De même que pour leurs âmes et leurs corps, leurs biens sont protégés. Cela fait l’unanimité des musulmans à quelque école juridique, pays ou époque qu’ils appartiennent. Abû Yûsuf a rapporté dans Al-Kharâj ce qui a été établi du temps du Prophète - paix et bénédiction de Dieu sur lui - pour les gens de Najrân : "Najrân et ses alentours ont la protection de Dieu, le pacte de Muhammad, le Prophète, le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - pour leurs biens, leur confession et leurs temples, et tout ce qu’ils possèdent, peu ou prou..." (Al-Kharâj p. 72)

Sous son Califat, `Omar a envoyé à Abû `Obayd Ibn Al-Jarrâh lui dire : "Défends aux musulmans d’être injustes envers eux, de leur nuire ou de prendre leurs biens sauf par les moyens licites" [1]. Et nous avons vu plus haut la parole de `Alî - que Dieu l’agrée : "Ils ont payé la jizyah pour que leur sang soit comme notre sang et leurs biens comme les nôtres" [2]. C’est cela que les musulmans ont adopté depuis toujours.

Ainsi, quiconque vole l’argent d’un dhimmî aura la main coupée. Celui qui le prend de force recevra une peine discrétionnaire [3], et l’argent sera retourné à son propriètaire. Quiconque emprunte de l’argent à un dhimmî est tenu de rembourser l’emprunt. S’il ne le fait pas alors qu’il en a les moyens, le gouverneur l’emprisonne jusqu’à ce qu’il retourne l’argent, et en ceci il n’y a aucune différence avec un créditeur musulman.

La Protection de l’Islam pour la sacralité de leurs biens et propriétés a été telle que ce qu’ils considèrent comme un bien dans leur religion est respecté, même s’il n’est pas considéré comme tel aux yeux des musulmans. Ainsi, le vin et le porc ne sont pas considérés comme un bien pour les musulmans et si l’on cause un dégât à du vin ou du porc possédé par un musulman, cela n’appelle aucune amende ni correction. Au contraire, cela est considéré comme une bonne oeuvre méritant rétribution, car on a corrigé une chose blâmable dans la religion qu’il est obligatoire ou, du moins, recommandé de changer, selon la capacité de l’individu. Il n’est guère permis à un musulman de posséder du vin ou du porc pour son usage propre ni pour les vendre à autrui.

Par contre, si le vin et le porc sont possédés par un non-musulman, ils sont considérés comme un bien pour lui, voire parmi les biens les plus précieux - comme l’ont signifié les juristes hanafites. Quiconque cause un dégât à un dhimmi dans ces deux choses est tenu de lui verser une réparation égale à leur valeur. (Il y a une divergence entre les juristes à ce sujet. C’est l’opinion de l’école hanafite qui est citée ici).


La protection de leur honneur

L’islam protège l’honneur et la dignité du dhimmî comme il protège ceux du musulman. Nul n’a le droit de l’insulter, de l’accuser faussement, de le calomnier, de médire à son sujet, ou de dire de lui, ou de sa lignée, ou de son physique, ou de son éthique, ce qu’il déteste.

Le juriste malékite, le spécialiste des fondements, Shihâbuddîn Al-Qarâfî écrit dans son ouvrage Al-Furûq : "Le fait de conclure le pacte (dhimmah) avec eux leur donne des droits que nous devons honorer, car ils vivent dans notre voisinnage, sous notre protection, avec notre pacte (dhimmah), le pacte de Dieu - Exalté Soit-Il, le pacte du Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui- et de l’islam. Quiconque les agresse, ne serait-ce que par un mot déplacé ou une médisance, viole le pacte de Dieu, le pacte du Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - et le pacte de l’islam". (Al-Furûq, volume 3, p. 14, la 119ème différence).

Dans Ad-Durr Al-Mukhtâr ("Les Perles Choisies"), un ouvrage de référence hanafite, on lit : "On doit protéger le dhimmi de tout mal. Il est interdit de médire à son sujet, au même titre qu’un musulman". L’érudit Ibn `Âbidîn a commenté cela disant : "Par l’établissement du pacte (dhimmah), on leur doit ce qui est dû pour nous-mêmes. Puisque la médisance est interdite à l’encontre d’un musulman, elle est interdite à l’égard d’un dhimmi. On dit même que l’injustice envers le dhimmi est encore pire". (Ad-Durr Al-Mukhtâr et son commentaire Hâshiyat Ibn `Âbidîn, volume 3, p. 244-246).


L’assistance sociale en cas d’invalidité, de vieillesse et de pauvreté

En outre, l’islam garantit pour les non-musulmans vivant au sein de son état un niveau de vie convenable pour eux et pour les gens dont ils ont la charge carilssontdesressortissantsdel’étatmusulman,lequel est responsable de tous ces ressortissants. Le Messager d’Allâh - que les salutations et les bénédictions d’Allâh soient sur lui - dit : "Chacun de vous est pasteur et chaque pasteur est responsable de ses ouailles" (hadîth d’Ibn `Umar faisant l’unanimité) [4] Telle a été la voie des Caliphes Bien Guidés [5] et de leurs successeurs.

Ainsi, le pacte de dhimmah envoyé par Khâlid Ibn Al-Walîd aux habitants d’Al-Hîrah en Iraq - chrétiens de leur état - comprenait : "Je me suis engagé envers eux à ce que tout homme âgé n’ayant plus la force de travailler, ou ayant été atteint d’une maladie quelconque, ou ayant perdu sa fortune et tombé dans le besoin au point que ses correligionnaires lui fassent l’aumône, ceux-là seront exemptés de jizyah et vivront à la charge du Trésor Public des musulmans [i], eux et les individus à leur charge." (rapporté par Abû Yûsuf dans Al-Kharâj, p. 144). Ceci a eu lieu pendant le caliphat d’Abû Bakr As-Siddîq et en présence d’un grand nombre de Compagnons. Khâlid Ibn Al-Walîd a écrit à Abû Bakr à cet effet et personne n’y a objecté, attitude comptée comme un ijmâ`. [6]

Un jour `Umar a aperçu un vieux juif faisant la quête. Il lui en a demandé la raison et a appris que la vieillesse et la pauvreté l’y obligeaient. Alors `Umar l’a emmené au responsable du Trésor Public des musulmans et lui a ordonné de lui verser ainsi qu’aux gens de condition similaire une allocation du Trésor Public leur permettant de pourvoir à leur besoin et de vivre convenablement. Il a dit à ce sujet : "Nous ne serions pas justes envers lui si nous prélèvions la jizyah sur son revenu pendant sa jeunesse et que nous le délaissions lors de sa vieillesse !" (référence précédente p. 126) De même, en allant à Al-Jâbiyah près de Damas, il a croisé des lépreux de confession chrétienne. Il a alors ordonné que leur soit alloué une part de l’argent de l’aumône et qu’ils soient couvert par al-qût, (Al-Balâdhurî dans Futûh Al-Buldân ("Les Conquêtes"), p. 177, édition Beyrouth) - c’est-à-dire que l’état se charge de les nourrir et de pourvoir pour eux de manière régulière.

Ainsi est établie la sécurité sociale en islam en tant que principe général qui couvre l’ensemble des enfants de la société, musulmans et non-musulmans. Il n’est pas admissible qu’il reste dans la société musulmane un individu privé de nourriture ou de vêtement ou d’abri ou de soins médicaux ; le soulager de tout mal est une obligation religieux, musulman soit-il ou dhimmi.

L’Imâm An-Nawawî dit dans Al-Minhâj ("La Voie") que parmi les obligations de suffisance [i] on compte le soulagement des maux des musulmans tel que vêtir le dénudé ou nourrir l’affamé si de tels maux ne sont pas levés par la zakât ni par le Trésor Public. Le savantissime Shamsuddîn Ar-Ramlî, le chaféite, précise dans "Nihâyat Al-Muhtâj ilâ Sharh Al-Minhâj" (un commentaire d’Al-Minhâj) que, sur ce plan, les dhimmis ont les mêmes droits que les musulmans et que le soulagement de leurs maux est une obligation (wâjib). Ensuite, Sheikh Ar-Ramlî - qu’Allâh lui fasse miséricorde - s’est penché sur la portée de "daf` ad-darar" (lever le mal). Cela correspond-il à un minimum permettant de survivre ou bien est-ce un seuil allant jusqu’à la suffisance ? La seconde opinion est la plus juste car, en terme de vêtements, il faut que tout le corps soit couvert et que cela soit adapté à la saison hiver comme été. On assimile à la nourriture et aux vêtements tout ce qui s’y apparente comme les honoraires d’un médecin, le prix des médicaments et un assistant à plein temps... Et ceci va de soi." Puis, il a dit : "Fait partie du soulagement des maux des musulmans et des dhimmis la libération de leurs ôtages". (Nihâyat Al-Muhtâj ilâ Sharh Al-Minhâjd’Ar-Ramlî, volume 8, p. 46, Kitâb "As-Siyar")

Nous nous sommes basés sur la source arabe disponible sur qaradawi.net
[1] e.g. transaction commerciale ou autre échange licite

[2] c’est-à-dire que leurs biens et leurs vies sont aussi sacrés que ceux des musulmans

[3] une peine discrétionnaire est une peine laissée à la discrétion du juge étant donné qu’il n’y a aucune peine prescrite par Dieu.

[4] En arabe, on désigne par râ’î le berger, le responsable d’une quelconque activité ou structure. De même, on désigne par ra`iyyah les ouailles qui dépendent de ce pasteur et par extension les ressortissants d’un pays ou les gens qui sont sous la responsabilité d’un râ’î.

[5] Les "Caliphes Bien Guidés" : en arabe, al-khulafâ’ ar-râshidûn, désignent les quatre premiers caliphes de l’islam, Abû Bakr, `Umar, `Uthmân et `Alî, qu’Allâh les agrée.

[i] bayt mâl al-muslimîn : littéralement, "la maison de l’argent des musulmans". Cette expression désigne le Trésor Public depuis le temps des Caliphes Bien Guidés.

[6] Ijmâ` signifie unanimité. Elle constitue une source de legislation islamique après le Coran et la Sunnah.

[i] fard al-kifâyah, traduit par obligation de suffisance, désigne toute obligation dont on doit s’acquitter à l’échelle communautaire. Tant qu’il y a un groupe d’individus permettant d’honorer cette obligation, les autres membres de la communauté ne sont pas tenus de s’y atteler. Par exemple, l’apprentissage de la médecine est une obligation de suffisance tant qu’il y a suffisamment de médecins dans la société. Par opposition, fard al-`ayn désigne les obligations individuelles dont chacun doit s’acquitter.NdT.



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Dernière édition par Delcambre le 17 Juin 2006, 00:21, édité 2 fois au total.

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 Sujet du message:
MessagePublié: 16 Juin 2006, 08:01 
LibertyVox Index du Forum
Boîte de réception :: Message
De: *****
A: Delcambre
Posté le: 16 Juin 2006, 07:43
Sujet: Question
Chère AMD,

Pourriez-vous m'éclairer sur la véracité de cette page ?
http://www.islamophile.org/spip/article445.html

et d'une manière générale que pensez-vous de ce site?
http://www.islamophile.org/spip/mot79.html

Est-il en accord avec les écrits où est-ce de la Taqia?

J'ai lu que le dhimmi avait pratiquement les même droit que les musulmans (crimes,vols)?
http://www.islamophile.org/spip/article445.html



Merci beaucoup.

Amicalement



Excellent site pour connaître la position des musulmans.
Pour le statut des dhimmis ils ont l'impression d'avoir été les plus tolérants du monde. Certains responsables musulmans furent plus " gentils" que d'autres mais le problème n'est pas là.
Il y avait des esclaves très bien traités par certains maîtres aussi, dans l'Antiquité !
Non le non musulman n'a pas les mêmes droits que les musulmans !!Il n'est pas égal au musulman !!!!
Est-ce normal ?

*Quant au droit à la protection, la prostituée l'a ; son souteneur a le devoir de la défendre :lol: :lol: :lol:


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 Sujet du message:
MessagePublié: 16 Juin 2006, 08:21 
LibertyVox Index du Forum
Boîte de réception :: Message
De: Cenomanii
A: Delcambre
Posté le: 16 Juin 2006, 08:10
Sujet: merci
je ne serais pas contre pour ajouter mon nom au post.


Bravo pour cette excellente question qui permet de revenir sur le sujet.C'est moi qui vous remercie . Merci "Cenomanii " (publicité gratuite sur Liberty Vox ):lol: :lol: :lol:


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 Sujet du message:
MessagePublié: 17 Juin 2006, 00:15 
ATTENTION les musulmans , sur leurs sites, à propos du statut du dhimmi, font de la désinformation et du négationnisme.
En fait c'est Bat Ye'or qu'il faut croire.
Si j'ai mis les propos tenus par les musulmans , c'est pour que l'on sache ce qu'ils débitent comme bêtises !!!


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 Sujet du message:
MessagePublié: 17 Juin 2006, 01:54 
Quelqu'un m'a sorti le passage suivant:

Citation:
Saïd Ramadan écrit : "Une autre difficulté linguistique a également donné lieu à une polémique étendue. Le mot arabe "sâghirûn", par lequel cette injonction s'achève, est une dérivation du verbe "saghara", qui signifie "se soumettre" ou "être soumis à". La force de ce mot a cependant introduit une notion d'humiliation dans de nombreuses interprétations" (op. cit., p. 160). Certains juristes du passé ont en effet compris de ce mot qu'il fallait que le dhimmi paie sa jizya en étant humilié. Pour sa part, le savant Ibn Qayyim a pris position par rapport à cette interprétation. Après avoir avoir cité quelques-unes d'entre elles, il a écrit ainsi : "Tout ceci n'a aucun fondement et ne découle pas du contenu de ce verset. Il n'est non plus rapporté ni du Prophète ni de ses Compagnons qu'ils aient agi ainsi. La vérité à propos de ce verset est que le mot "saghâr" signifie "l'acceptation, par les non-musulmans, du cadre du droit musulman et leur acquittement de la jizya" (Ahkâm ahl idh-dhimma, tome 1 pp. 23-24).


Cela fait passer Saïd Ramadan pour un réformiste modéré "ijtihadiste" qui prône une interprétation "douce" (alors que les frères musulmans c'est Hamas).

Donc y-a-t'il une parade du point de vue du texte arabe, qui prouve que l'humiliation était un élément?

Moi je sais bien que payer un impôt sur la base de sa non-appartenance à une religion pour ne pas se faire tuer, c'est forcément humiliant.
Mais est-ce que Saïd Ramadan a raison du point de vue de la traduction???





Réponse:

Cela fait partie de la stratégie d'islamisation de l'Occident !Le mensonge à destination des Occidentaux.
Discuter avec les gens du Livre de belle manière ( sourate 29, verset 45 ou 46 "Ne dispute avec les détenteurs de l'Ecriture que de la meilleure manière, sauf avec ceux d'entre eux qui ont été injustes" ou sourate 16 , verset 126/125 "Appelle au Chemin de ton Seigneur par la Sagesse et la Belle Exhortation! Discute avec eux de la meilleure manière! ")


S'agissant de la sourate 9, verset 29 , "Et alors qu'ils sont humiliés" : c'est en se fondant sur CETTE phrase que les juristes musulmans ont établi que les dhimmis: Juifs et Chrétiens devaient accepter le statut de tributaire et être frappés de certaines interdictions vestimentaires ou autres. Venir payer l'impôt en personne, attendre des heures sous le soleil ardent, recevoir un coup de la part du percepteur après le paiement, ne pas être autorisé à s'asseoir, ne pas construire des églises ou des synagogues plus hautes que les mosquées, ne pas être autorisés à porter des armes, ne pas monter à cheval, monter sur l'âne en amazone, etc..etc...



Transformer le sens des mots: islam, jihâd, hijâb etc... :roll:
Affirmer que les conquêtes furent toujours pacifiques :roll:
Affirmer que l'islam est amour, paix et tolérance
Voilà la stratégie d'islamisation en douceur de l'Occident qu'envisagent les musulmans.
La démographie et ..la culture. Il n'y aura pas besoin de jihâd par les armes . Il suffit de désinformer sur les points qui pourraient poser problème à l'Occident !!!! C'EST DE L'ENTRISME EN DOUCEUR.


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MessagePublié: 17 Juin 2006, 06:24 
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Enregistré le: 29 Oct 2005, 12:07
Messages: 2976
ils sont sympas ces adeptes de momo, ils sont tellement tolèrants et ouverts qu'ils ont prévu un statut pour les infidèles.

ils leur assurent même la protection comme le fait le chef maffieux avec le commerçant.

protection contre qui au fait, ah oui c'est vrai contre les musulmans, c'est beau quand même, si t'es sage et te tiens tranquille je te protège contre moi même.


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MessagePublié: 17 Juin 2006, 06:34 
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Enregistré le: 26 Fév 2006, 14:04
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Localisation: Le Mans
Delcambre a écrit:
ATTENTION les musulmans , sur leurs sites, à propos du statut du dhimmi, font de la désinformation et du négationnisme.
En fait c'est Bat Ye'or qu'il faut croire.
Si j'ai mis les propos tenus par les musulmans , c'est pour que l'on sache ce qu'ils débitent comme bêtises !!!


Au moins c'est clair vous m'avez éclairé.:)

PS: Faut qu' LV mettre une police de caractère plus grosse car AMD est très remontée en ce moment.
:lol:


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MessagePublié: 17 Juin 2006, 07:08 
:lol: :lol:Cher Cenomanii,je soupçonne certains d'être myopes. La propagande officielle est si bien faite que pour lutter c'est vraiment dur. Alors c'est vrai les gros caractères cela marque les esprits :lol: :lol:


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MessagePublié: 20 Oct 2012, 11:05 
Vicious
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Enregistré le: 09 Mar 2011, 17:44
Messages: 4332
Localisation: Dans la Caverne
Sources : Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales.

MELLAH, subst. masc.

Citation:
Étymol. et Hist. 1860 (N. Cotte, Le Maroc contemp., p.138). Orig. incertaine (inc. d'apr. NED Suppl.2). Peut-être empr. à l'ar. maghrébin mallāḥ «id.», dér. de milḥ «sel»: une des corvées imposées aux Juifs du Maroc consistait à saler, pour les conserver, les têtes des criminels exécutés, avant qu'elles ne soient exposées aux portes des villes (cf. P. D. Trotter ds Bat Ye'or, Le dhimmi, 1980, p. 247 et Tharaud, loc. cit.). Selon Dozy t.1, p.313b, mellah serait une prononc. de l'ar. maghrébin meḥalla «quartier juif dans une ville; village juif isolé» (v. méhalla).


Citation:
Quartier juif d'une ville marocaine. Je respire (...) les odeurs qu'ils [les juifs] transportent partout avec eux au fond de leurs ghettos, qu'on appelle ici mellahs, − mellahs, ce qui veut dire saloir (Tharaud, Rabat, 1918, p.46).La petite synagogue moyenâgeuse d'un mellah marocain (Weill, Judaïsme, 1931, p.88).
Prononc. et Orth.: [mε(l)la]. Prop. Catach-Golf. Orth. Lexicogr. 1971: mella. Au plur. des mellahs (Tharaud, loc. cit.). Étymol. et Hist. 1860 (N. Cotte, Le Maroc contemp., p.138). Orig. incertaine (inc. d'apr. NED Suppl.2). Peut-être empr. à l'ar. maghrébin mallāḥ «id.», dér. de milḥ «sel»: une des corvées imposées aux Juifs du Maroc consistait à saler, pour les conserver, les têtes des criminels exécutés, avant qu'elles ne soient exposées aux portes des villes (cf. P. D. Trotter ds Bat Ye'or, Le dhimmi, 1980, p. 247 et Tharaud, loc. cit.). Selon Dozy t.1, p.313b, mellah serait une prononc. de l'ar. maghrébin meḥalla «quartier juif dans une ville; village juif isolé» (v. méhalla).

______

http://en.wikipedia.org/wiki/Mellah

Citation:
quartier "muré" juif d'une ville du Maroc, analogue au ghetto européen.


Citation:
La population Juive était concentrée dans les mellahs (Ghettos) au Maroc et ce dès le début du 15ème siècle. C'est au début du 19ème siècle qu'elle y était presque entièrement regroupée.


Citation:
Les mellah étaient considérés côté musulman, comme une protection et un privilège accordé aux Juifs en terre d'islam_ref Dhimma. La population des Mellah a augmenté; regroupement oblige, et comme il était difficile d'obtenir plus de terrains, que les possibilités étaient limitées, ces zones sont devenus progressivement de plus en plus misérables.


Citation:
C'est l'arrivée des Européens qui a permis aux juifs de sortir des ghettos, et d'avoir de réelles perspectives et possibilités économiques & sociales.


Citation:
Dans les villes, un mellah était entouré par un mur avec une porte fortifiée. Habituellement, le "quartier juif" était situé à proximité du palais royal ou de la résidence du gouverneur, afin de protéger ses habitants des émeutes récurrentes, ses habitants ont jouant un rôle vital dans l'économie locale, produisait de la jalousie au sein de la communauté musulmane, et rapportait aux gouverneurs et monarques. Les mellahs étaient des villages "juifs" au sein des villes "islamiques", ils étaient habité uniquement par des Juifs.


Citation:
al-Mallah, "la zone saline» La première fut établie à Fès en 1438.


Citation:
Au départ, il n'y avait pas de connotation péjorative accolé aux Mellah, on parlait parfois même réciproquement de mellah musulmanes pour la ville musulmane. C'est progressivement que dans le langage du peuple, mellah est devenu désobligeant, devenant synonyme de "terre maudite, ou terre des "salés", en référence aux têtes salées après décapitation des rebelles (?)".
Citation:
Les habitants des Mellah étaient des paria


Citation:
Le 14 mai 1465, après le renversement de la dynastie mérinide, une importante partie de la population juive vivant au mellah de Fès fut tuée. La cause immédiate de la violence antisémite étant la nomination d'un Juif au poste de vizir


Citation:
Du XVI au XVIII, idem, on retrouve la même séparation entre juifs et musulmans et cette description d'un mur. Un Français, qui a été retenu captif au Maroc de 1670 à 1681, a écrit: «A Fès et au Maroc [c'est-à-Marrakech], les Juifs sont séparés des habitants, ayant leurs propres quartiers mis à l'écart des quartiers mauresques, entouré par des murs dont les portes sont gardées par des hommes nommés par le Roi ..., dans les autres villes, ils sont mélangés avec les Maures »


Citation:
En 1791, un voyageur européen décrit le mellah de Marrakech:". Il a deux grandes portes, qui sont régulièrement fermée chaque soir, vers neuf heures, après quoi il est interdit d'y entrer entrer ou d'en sortir ... jusqu'au lendemain matin. Les Juifs ont un marché qui leur est propre ... ". E 1682 le troisième mellah a été fondé dans la ville de Meknès, la nouvelle capitale du sultan Moulay Ismail.


Citation:
Au début du 19ème siècle, vers 1807, le sultan Soliman forçat les Juifs à se déplacer et rejoindre des mellahs dans les villes de la région côtière, à Rabat, Salé, Mogador et Tétouan. Les nouveaux quartiers juifs ont été appelés mellahs partout sauf Tétouan, où le judería (mot espagnol) a été utilisé. A Salé, le nouveau quartier juif était une longue avenue, avec un total de 200 maisons, 20 boutiques et des stands commerciaux, deux fours et deux moulins. En 1865, le mellah de Mogador, devenu surpeuplé, a été autorisé à s'aggrandir.

A la fin du siècle et dans les premières décennies du XXe siècle, les Juifs riches ont commencé à se déplacer vers les nouveaux quartiers (Villes nouvelles) prévus dans les projets urbains européens , laissant dans les anciennes mellahs les personnes âgées et les familles les plus pauvres.


Citation:
Depuis la création de l'Etat d'Israël, en 1948, la plupart des Juifs marocains ont émigré vers le nouvel état juif, encouragés par l'Agence Juive. Par conséquent, de nos jours mellahs sont habités par des musulmans, les juifs restants ont souvent déménagé dans des locaux modernes des villes marocaines. Les Mellah sont destinés à devenir des lieux historiques à visiter un peu partout au Maroc.


(ref. & notes :
Stillman, Norman (1979). The Jews of Arab Lands: A History and Source Book. Philadelphia: Jewish Publication Society of America. ISBN 0-8276-0370-3.
Zafrani, H. "Mallah", Encyclopaedia of Islam Online, eds. P.J. Bearman, Th. Bianquis, C.E. Bosworth, E. van Donzel and W.P. Heinrichs. Brill Academic Publishers

^ Lewis (1984), p. 28
^ http://www.dafina.net/lemellah.htm
^ "The Jewish Community of Fez, Morocco". Beit Hatfutsot: The Museum of the Jewish People.
^ Carvajal, Doreen (9 December 1997). "Marco Polo: Is a Rivalry Just Fiction?". The New York Times. Retrieved 16 July 2008.)

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J'ai plus peur de nos propres erreurs que des plans de nos ennemis. Périclés


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MessagePublié: 20 Oct 2012, 14:32 
Très intéressante explication qui ne fait que corroborer ce que l'on peut déduire et voir des "incidents" créés par ces musulmans (prétendus modérés) sur toute la planète !

D'ailleurs ces prétendus modérés ne revendiquent jamais leurs "modérations" il ne font que se taire et donner du crédit à leurs radicaux, il n'y a que lorsque l’un d'entre eux, comme Merah, qui s’affiche trop ouvertement, pour entendre de concert tous ces imams hypocrites prétendre que cela ne fait pas partie de l’islam !!! Non, gueuler Allah akbar comme Merah et tuer des enfants juifs est bien inscrit dans leur coran !


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MessagePublié: 21 Oct 2012, 09:58 
Africanus Rex
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Enregistré le: 02 Avr 2006, 18:23
Messages: 6654
Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
Le grand-père de l'ex-président Sarkozy s'appelait Mellah, juif de Salonique originaire du Maroc semble-t-il.

Je me souviens du côté pied-noir de ma famille (anciens exploitants agricoles au Maroc puis en Algérie) qui nous parlait des quartiers juifs ou mellah par opposition au quartiers musulmans et le lien avec le sel (rien à voir avec l'épique route du sel pour eux), la perception de l'impôt et la tape humiliante sur l'épaule. L'humoriste marocain Gad Elmaleh semble avoir un patronyme lié à cette activité de salage.

Donc assez des mensonges et de la taqya musulmans sur le statut abominable de dhimmis, protection digne du souteneur ou des racketteurs de nos quartiers malfamés.

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