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 Sujet du message: LIBYE. KADHAFI
MessagePublié: 04 Mai 2006, 07:05 

Enregistré le: 20 Avr 2006, 04:42
Messages: 16
Extrait du site officiel du leader Libyen: http://www.algathafi.org/turky/turky-fr.htm

Il est de l'intérêt économique de la Turquie de faire partie de l'Europe et du monde islamique à ce que une nation musulmane comme la Turquie soit au sein de l'union européenne afin de servir comme le cheval de Troie.

Il est également de l'intérêt de l'Europe a ce que la Turquie soit dans l'OTAN seulement comme une colonie militaire et une base pour l'Alliance. Il n'est pas de l'intérêt de l'Europe à ce que la Turquie soit dans l'Union européenne .

La Turquie est un arbre dont les racines sont en Asie et seuls les branches touchent au ciel européen. C'est un état islamique sunnite et oriental sur le plan des mœurs, des traditions, de l'histoire, de la culture, du comportement et du gout. Même les caractères latins de son alphabet ne sont pas véritablement latins ; elle a corrompu même les caractères latins.

La Turquie est le berceau de la grande civilisation hittite orientale et le cœur de l'empire ottoman et du Califat islamique.

Historiquement la Turquie ne regarde l'Europe que comme une aréne d'expansion et de conquête .Elle avait tenté pendant 55 ans de faire partie de l'Europe mais cela n'a pas été le cas pour des raisons politiques plus fortes que l'espoir pragmatique . L'insertion de la Turquie dans l-Union européenne peut ressembler au greffe d'un organe humain dans un autre corps humain qui n'a pas le même groupe sanguin ni un rapport biologique du tout avec lui . La seule relation possible entre eux est similaire à celle de deux etres humains vivant dans deux immeubles différents mais donnant sur la même rue .

L'Europe peut bénéficier de la main d'œuvre turque sous forme de travailleurs émigrés notamment en Allemagne.

Il n'est pas de l'intérêt de l'Europe à ce que'cette main d'œuvre vienne d'un autre pays membre de l'Union car cela pourrait susciter d'autres droits que l'Europe ne désire pas en entendre parler. Quel est intérêt de l'Europe à se voir flanqueé d'un état oriental sous-développé par rapport au progrés européen .

Le revenue individuel annuel en Turquie est moins de 7000 dollars USD alors qu'il s'élève à 19,000 en Espagne et à 26,000 dollars en Allemagne .Le taux de mortalité infantile en Turquie atteint 45 par un millier alors que ce méme taux ne dépasse pas 4 par un millier en Europe. Le taux d'inflation s'élève en Turquie à 70 pour cent contre 2à3 pour cent en Europe . Cela dit, un jour ou l'autre on peut supprimer de telles différences matérielles mais la chose sur laquelle l'Europe ne doit ni transiger ni prendre des risques c'est de permettre à la Turquie d'être le cheval de Troie .

" Historiquement la Turquie ne regarde l ' Europe que comme une aréne d' expansion et de conquête "

" Que faire si des milliers de Turcs se font les élèves de Ben Ladin, du Mollah Omar et sa Louia Jerka?... "
Les problémes ne sont pas au niveau des hommes politiques turcs qu'ils soient chevronnés ou novices continuant la politique d'Atta Turk mais ceux-là se posent au niveau des nouvelles générations et celles à venir c'est a dire celles qui apprennent à la television par satellite ou à " Internet ", et d'une façon continue, chez les docteurs et hommes de religion du monde islamique voire même chez Ben Ladin. Tout ceci est inévitable.

Que faire si des milliers de Turcs se font les élèves de Ben Ladin, du Mollah Omar et sa Louia Jerka? Tout cela existe assurément ..Moi j'ai dit " si " seulement pour reduire la terreur du choc .

Ceux-là c'est à dire ces élèves estiment que l'Europe est infidéle et doit être conquise par l'épée. Ils ne vont pas s'arrêter devant les Partes de Vienne comme l'ont fait auparavant les Ottomans mais ils traverseront l'Atlantique pour émuler un Oqba Ben Nafie qui avait, une fois au bord de l'Océan atlantique, dit : 'si je sais qu'au-delà de cet Océan il y a des gens je le traverserai pour les conquerir et les convertir à l'Islam Turquie entre dans l'Union européenne.

Outre ceci, l'entrée de la Turquie apportera son cortége de problemes tels le probléme kurde, les luttes claniques, la possibilité d'une guerre pour le contrôle des eaux du Tigre et de l'Euphrate, l'adhésion à l'Organisation de la Conférence Islamique et du D_8.

Les Séleucides et après eux les Ottomans n'ont existé que grâce it la conquête. Ils sont arrivés à l'Anatolie, à Istanbul voire en Autriche comme conquérants. J'aurai pu ne pas sonner le glas, ni dévoiler cette cartographie terrifiante mais ma responsabilité vis à vis de la stabilité et de la paix notamment en Méditerranée que les Arabes possédent entiérement sa rive sud dont seule la Libye occupe 2000 km. Il n'y a donc pas de rive sud sans la Libye . Je dois alors parler ainsi au monde en ce qui concerne cette affaire stratégique dont les graves répercussions touchent mon pays et la région dans laquelle il se trouve. Avant d'agiter complétement le monde. J'avertis avant qu'il ne soit trop tard et avant qu'une décision dont les conséquences seront abominables ne soit prise.
'. A l'époque Oqba ne savait pas qu'il y avait , au-delà de l'Atlantique un continent.. C'est à dire l'Amérique. Les jeunes de nos jours connaissent bien ce qui se trouve au-delà de l'Atlantique.

Ceux-là ne reconnaissent pas la suppression de la peine capitale car Dieu ' Allah' l'avait prévu dans le Coran Pis encore ils n'acceptent d'autre chose que d'amputer la main du valeur selon l'Ordre divin , que de flageller sans merci le fornicateur de cent coups de fouet .. Voilà les Lois de Dieu outre celles du Talion .. …'. Et Ceux qui gouvernent autrement que comme Dieu l'a ordonné ceux-là sont des pervers ' . Ils ne vont pas non plus supporter l'embargo sur tout Parti politique qui choisit un titre islamique en Turquie alors que c'est permis de le faire pour les Partis politiques en Europe ! Surtout quand celle-ci devient membre de l'Union européenne .

Les Islamistes et Intégristes nouveaux qui vont prendre le pouvoir ou, du moins, contrôler la rue en Turquie n'admettront pas de faire partie d'une Union dont la Charte ne prévit pas la Sharia et le droit islamique. Ils constitueront un de ces jours la majorité au Parlement européen grâce a la suppression de la politique du contrôle des naissances et du planning familial car tout cela est simplement interdit dans leur croyance.

Il y a également la polygamie, les concubines c'est à dire des Européennes chrétiennes. Ainsi la Turquie sera le pays le plus peuplé d'Europe!. Le plan des Islamistes turcs pour l'Europe, appuyés en cela par la masse de la base musulmane, consiste à ressusciter non seulement l'Albanie mais aussi la Bosnie Comme états musulmans .Ainsi l'Europe infidéle fera, pour la premiére fois, l'objet de la pression d'un nouveau Front islamique derriére lequel se trouve le monde islamique entier. Ils vont forcer l'Europe soit à se convertir à l'Islam soit à payer un tribut. Tout ceci est écrit dans Ie Coran. C'est un devoir.
De tels propos peuvent être surprenants ou risibles pour certains mais pour les Islamistes cela constitue une mission dont ils doivent s'acquitter selon l'Ordre de Dieu .

L'avenir est d'ores et déj ? assuré pour les partis politiques islamiques en Turquie et pour les suiveurs de Ben Ladin. Le fait d'adhérer a tout parti politique islamique en Turquie est quelque chose de surprenant car dans un délai bien limité l'un des partis islamiques turcs comptent des millions y compris un million de femmes!. Les Ben Ladins, les Mollahs Omar et les Loia Jerkistes seront heureux.

http://www.algathafi.org/turky/turky-fr.htm


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MessagePublié: 15 Mai 2006, 21:50 

Enregistré le: 15 Mar 2006, 12:12
Messages: 20
NOUVELOBS.COM | 15.05.06 | 18:33

Washington vient d'annoncer le rétablissement complet des liens diplomatiques avec Tripoli, mettant fin à 25 ans d'embargo commercial et diplomatique
http://permanent.nouvelobs.com/etranger ... S7717.html

Amusant surtout quand on sait ce qu'a dis Khadafi lors de son appel de Tombouctou, où il était question de convertir américains et européens à l'islam.


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MessagePublié: 19 Déc 2006, 13:58 
Africanus Rex
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Enregistré le: 02 Avr 2006, 18:23
Messages: 6654
Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
N'oublions pas Khadafi le maître-chanteur, commanditaire d'attentats (l'avion français explosé dans le désert tchadien avec sa centaine de passagers, Lokerbie), l'hébergeur de terroristes de tous acabits et preneur d'otages qui menace de peine de mort sur des accusations fallacieuses des médecins et infirmières français et bulgares (ainsi qu'un médecin palestinien) emprisonnés depuis 7 ans déjà.
Seront -ils sacrifiés pour quelques contrats gaziers de plus?

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MessagePublié: 19 Déc 2006, 18:58 
Grand Pope
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Enregistré le: 23 Fév 2006, 00:47
Messages: 14749
Bon, quoi qu'on pense de l'entrée de la Bulgarie dans l'Europe, KadafhiSDEPUTE s'apprete quand même à faire buter 6 personnes qui des le 1er Janvier seront de fait ressortissants de la CE. Comme vous, comme moi.
C'est dans des situations comme ça que l'Europe peut créer des choses, des evenements qui feront enfin sa construction.

Si ces 6 personnes sont executées, il faudra faire en sorte que Kadafi soit anéanti physiquement, pour ça, pour Lockerby....pour l'ensemble de son oeuvre.

Delenda Tripoli.

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MessagePublié: 19 Déc 2006, 19:04 
Du samedi soir
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Enregistré le: 24 Mai 2006, 01:18
Messages: 3822
Localisation: zone française occupée
Pauvres femmes, c'est tellement révoltant que je serai pour que tous les ressortissants occidentaux quittent les contrées barbares, que l'on cesse tout humanitaire et assistanat.

Celà ferait des chateaux à construire pour nos sdf : ces économies.

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"Quand une société ne peut pas enseigner, c'est qu'elle ne peut pas s'enseigner". Charles Péguy dans "La rentrée".
Un occidental bouddhiste est un sous-Ohm.
"Je veux en finir avec la repentance". Nicolas Sarkozy.


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MessagePublié: 19 Déc 2006, 19:45 
Africanus Rex
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Enregistré le: 02 Avr 2006, 18:23
Messages: 6654
Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
En rétorsion la Bulgarie devrait expulser les 10% de "bulgares" turcophones et musulmans qui restent sur son territoire et perturbent sa tranquillité: retour en Turquie immédiat, comme l'haltérophile islamophile Suleimanov devenu à Istanbul Suleimanoglou.
Réponse du berger à la bergère, surtout depuis le discours pro-turc et pros-islamisation de l'Europe tenu par Khadafi.

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MessagePublié: 19 Déc 2006, 23:44 
Ministre du moratoire

Enregistré le: 03 Juil 2006, 17:18
Messages: 7182
Je n'ai évidemment rien contre ces infirmiéres Bulgares qui seront bientôt libres aprés le numéro du violeur Khadafi, mais il est intéressant de voir l'efficacité d'un réseau dans les milieux médiatico-politiques parisiens.

En effet, c'est Sylvie Vartan (née en Bulgarie, elle y a également adopté sa fille avec son mari millionaire américain) qui porte cette affaire à bout de bras. Evidemment, elle a demandé à Johnny, qui a demandé à Nicolas, qui a ordonné à tout le monde etc.

Encore une fois, je suis tout à fait pour et il n'y a aucun mal.

Mais saviez vous que votre frère de souche Jean-Jacques Le Chenadec et sa veuve attendent toujours le même effort étatique que par-exemple celui déclenché contre les agresseurs de Mama Galledou et d'autres.

Un (censuré) ou un (censuré) a assassiné cet homme de soixante ans en bas de son domicile et dans son pays, sans que ni le Président et ni le Ministre de l'intérieur déclenche la révolte médiatique et policière.

Alors qu'on est allé cherché l'incendiaire de Chahrazad Belayni au Pakistan, le barbare d'Ilan Halimi en Côte d'Ivoire et tous les autres Opération ci ou ca, ses ou son assassins courent toujours! :evil:
[img]http://www.morgenpost.de/images/2005/11/08/titel/109133_normal.jpg[/img]

Où sont les enflammades pour lui?


Citation:
Chirac "choqué" par la condamnation des infirmières bulgares

PARIS (Reuters) - Jacques Chirac s'est dit "personnellement choqué" par la condamnation à mort prononcée en Libye à l'encontre de cinq infirmières bulgares et d'un médecin palestinien reconnus coupables d'avoir délibérément inoculé le virus du sida à plus de 400 enfants libyens.

Lors d'un entretien téléphonique, le chef de l'Etat a assuré à son homologue bulgare Gueorgui Parvanov que la France "avait immédiatement déploré" cette sentence et "appelé à la clémence les autorités de Libye".

"Le président de la République s'est déclaré personnellement choqué par ce verdict", ajoute l'Elysée dans un compte rendu de cet entretien.

"La France poursuivra ses efforts actifs et déterminés pour convaincre les autorités libyennes de trouver une solution conforme à la justice et aux attentes de la communauté internationale", poursuit-on.

http://medias.lefigaro.fr/photos/200610 ... 8114_3.jpg


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MessagePublié: 01 Aoû 2007, 19:18 
Administrateur
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Enregistré le: 30 Avr 2005, 01:16
Messages: 6806
etabori a écrit:
Le fils Khadafi révèle les dessous de la libération des infirmières bulgares
Nicolas Sarkozy et le colonel Khadafi à Tripoli la semaine dernière.


http://www.liberation.fr/actualite/monde/270170.FR.php

REUTERS
Une semaine après la libération des infirmières bulgares, Saïf al Islam Kadhafi, le fils du dirigeant libyen, explique dans le Monde les coulisses des négociations. Il affirme que «les Français ont arrangé le coup, ont trouvé l'argent pour les familles». Sarkozy dément.
Par AFP
LIBERATION.FR : mercredi 1 août 2007

Il n'y a eu «aucune» contrepartie à la libération des infirmières bulgares détenues en Libye. Nicolas Sarkozy réagissait aux propos du fils du colonel Khadafi dans Le Monde daté de jeudi.

Saïf al Islam Kadhafi, le fils du dirigeant libyen, a apporté quelques éclairages sur l'accord ayant permis de libérer les infirmières et le médecin la semaine dernière.
Au titre de dirigeant de la Fondation Kadhafi, qui a négocié les dédommagements aux familles des centaines d'enfants morts du sida - ce dont les cinq infirmières et un médecin d'origine palestinienne étaient tenus coupables - il dit dans un entretien au Monde «qu'aucun argent libyen» n'a été livré à ces familles. «Ce que je peux dire, c'est que les Français ont arrangé le coup. Les Français ont trouvé l'argent pour les familles. Mais je ne sais pas où ils l'ont trouvé.»

Le président Nicolas Sarkozy avait fait état, le jour de la libération des infirmières le 24 juillet, d'un «geste humanitaire» de l'émirat du Qatar «un Etat ami». Interrogé à ce sujet, Saïf al Islam Kadhafi répond : «Nous n'avons pas posé de questions. Nous ne voulons pas embarrasser nos amis». Pour sa part, Bernard Kouchner a affirmé mardi qu'il n'y avait pas eu de contreparties financières versées par Paris à Tripoli.

Le Canard enchaîné affirme que l'intervention de Sarkozy auprès de l'émir du Qatar, Cheikh Hamad bin Jassem bin Jabr al Thani, a permis de contourner un obstacle administratif car Mouammar Kadhafi «voulait l'argent de l'Union européenne, soit 452 millions d'euros, tout de suite». «Les procédures budgétaires de l'UE étant très lourdes, l'argent n'était toujours pas débloqué six mois après le premier accord de principe. Seuls 2,5 millions d'euros avaient été virés» à la Fondation Kadhafi, écrit l'hebdomadaire satirique.

«Sarko a alors téléphoné à l'émir du Qatar dans la soirée et, dans la nuit, le gouverneur de la Banque centrale du Qatar s'est envolé par avion spécial pour Tripoli, avec en poche un chèque de 452 millions d'euros. L'UE s'est engagée à rembourser le Qatar dans les six mois. Et, au matin, Kadhafi était content», ajoute Le Canard enchaîné.

Le fils du colonel Khadafi précise deux autres aspects des coulisses de la libération des infirmières bulgares. Première révélation, un accord d'extradition sera bientôt signé avec la Grande-Bretagne pour Abdel basset Ali al Megrahi, l'ancien agent libyen condamné à la prison à vie pour son rôle dans l'attentat de Lockerbie en 1988.

Autre révélation, concernant le contrat d'armement signé avec Paris. «Nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan, à hauteur de 100 millions d'euros je pense. Ensuite, il y a un projet de manufacture d'armes, pour l'entretien et la production d'équipements militaire», dit Saïf al Islam. «Des représentants de Thales et de Sagem sont en Libye en ce moment même», ajoute-t-il, insistant sur le fait qu'il s'agit du «premier accord de fourniture d'armes d'un pays occidental» depuis la levée de l'embargo qui frappait son pays, en 2004.

Pour le quotidien, les officiels français et européens ont préféré passer sous silence ces deux éléments dans leurs descriptions publiques des tractations avec Tripoli.


NDLR: La honte
Le fils du colonel Kadhafi détaille un contrat d'armement entre Paris et Tripoli
LE MONDE | 01.08.07 | 11h17

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 550,0.html

Une semaine après la libération des infirmières et du médecin bulgares retenus en Libye depuis 1999, l'un des acteurs-clefs de ce dénouement, le fils du numéro un libyen, Saïf Al-Islam Kadhafi, évoque, dans un entretien au Monde, certains dessous de cette affaire.

Ces éléments recouvrent deux aspects que les officiels français et européens ont préféré passer sous silence dans leurs descriptions publiques des tractations avec Tripoli : d'une part, les détails d'un accord prévoyant d'importantes fournitures d'armements par la France à la Libye ; d'autre part, le rôle joué, dans la résolution du cas des infirmières, par une décision de justice au Royaume-Uni concernant le sort d'un ancien agent libyen emprisonné depuis 2001 à Glasgow, en Ecosse, pour sa responsabilité dans l'attentat de Lockerbie en 1988 (270 morts).

Ce Libyen, Abdel Basset Ali Al-Megrahi, a été autorisé par une commission judiciaire écossaise, le 28 juin, à faire appel, pour la deuxième fois, de sa condamnation à la prison à vie. La décision a pesé pour beaucoup dans l'issue du drame des infirmières. Elle est intervenue moins d'un mois après une visite à Tripoli de Tony Blair, qui effectuait là l'un de ses derniers voyages à l'étranger avant de quitter le 10-Downing Street.

Le fils du colonel Kadhafi affirme qu'il a bon espoir qu'Ali Al-Megrahi sera renvoyé prochainement en Libye. "Nous allons bientôt avoir un accord d'extradition avec le Royaume-Uni", dit-il "Nos gens, ajoute-t-il, en parlant d'officiels libyens, étaient à Londres il y a un mois environ", pour en discuter.

"Oui", répond-il lorsqu'on l'interroge sur les rapports existant entre l'affaire Al-Megrahi et celle des infirmières, "nous avons établi un lien. Nous avons aussi accepté que le dossier soit traité au niveau bilatéral, entre la Libye et le Royaume-Uni, alors qu'on demandait auparavant que cela fasse partie des discussions au niveau européen".

Quant aux accords d'armement et de défense qui ont fait l'objet de discussions entre Paris et Tripoli, il semble y accorder un intérêt beaucoup plus vif qu'à la question de la fourniture par la France d'une centrale nucléaire à la Libye. Pareille centrale "n'est pas essentielle pour la Libye", glisse Saïf Al-Islam Kadhafi d'un air détaché. "Nous avons des hydrocarbures… La décision de se doter d'une centrale nucléaire nous permettrait d'exporter de l'électricité… vers l'Italie notamment" ajoute-t-il, sans s'attarder sur les possibilités de déssalinisation d'eau de mer, pourtant beaucoup évoquées à Paris.

Le cœur du sujet, entre Paris et Tripoli, est donc l'affaire militaire. En quoi consiste-t-elle? "D'abord, l'accord recouvre des exercices militaires conjoints, bien sûr. Puis, nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan, à hauteur de 100 millions d'euros je pense. Ensuite, il y a un projet de manufacture d'armes, pour l'entretien et la production d'équipements militaires. Vous savez que c'est le premier accord de fournitures d'armes par un pays occidental à la Libye ?", se réjouit-il.

En 2004, l'embargo européen sur les ventes d'armements à la Libye a été levé, après les règlements intervenus avec Tripoli à propos des dédommagements des victimes des attentats de Lockerbie et de l'avion d'UTA (1989, 170 morts). La Libye avait aussi renoncé à son programme d'armes de destruction massive, à la suite de longues tractations avec Londres et Washington. "Malheureusement, depuis 2004, un embargo non dit persistait contre mon pays", commente Saïf Al-Islam. "Les Allemands, surtout, étaient réticents pour des ventes d'armes. Mais avec les Français, nous avons été en négociations depuis longtemps. Nous avons demandé à Sarkozy d'accélérer les choses. Maintenant que le cas des infirmières est réglé, c'est une occasion en or qui survient." Il ajoute avec une visible satisfaction : "des représentants de Thalès et de Sagem sont en Libye en ce moment même". Le fils du colonel Kadhafi indique que son père devrait se rendre en France pour signer les contrats en question. Il précise en outre que des garanties de défense ont été évoquées, selon lesquelles la France se porterait au secours de la Libye au cas où sa sécurité nationale serait menacée. Les Libyens en ont en tout cas demandé autant. "Mais je ne sais pas si cet article a été maintenu dans le document" par les négociateurs, dit-il encore.

Le fils du "Guide" s'exprime ainsi, en ce mardi 31 juillet, assis dans un hôtel de luxe de Nice, entouré d'une escouade de gardes du corps et de conseillers en relations publiques. Agé de trente-cinq ans, crâne rasé et sourire charmeur, il est vêtu d'une veste noire sur un pantalon blanc étincelant, assortis de tennis tout aussi blanches. L'entretien, en anglais, s'est déroulé à sa demande, car il souhaite "clarifier quelques points". Au titre de dirigeant de la Fondation Kadhafi qui a négocié les dédommagements aux familles d'enfants libyens malades du sida, Saïf Al-Islam veut en effet déclarer formellement qu'"aucun argent libyen" n'a été versé à ces familles.

D'où viennent donc les plus de 400 millions de dollars? "Ce que je peux dire, c'est que les Français ont arrangé le coup. Les Français ont trouvé l'argent pour les familles. Mais je ne sais pas où ils l'ont trouvé". Par le Qatar? "Nous n'avons pas posé de questions. Nous ne voulons pas embarrasser nos amis." Pour Saïf Al-Islam, qui dit avec une grande tranquillité qu'il n'a pas cru en la culpabilité des infirmières bulgares ("elles ont malheureusement servi de boucs émissaires"), et que par ailleurs les récits de tortures qu'elles ont subies en prison sont "exagérés, de la fiction, à 100%", la Libye a obtenu dans cette affaire "un bon deal". "C'était une histoire compliquée. Une grande pagaille. Avec beaucoup de joueurs. Il a fallu satisfaire tous les joueurs."

Natalie Nougayrède

Saïf Al-Islam Kadhafi
Architecte et diplomate
25 juin 1972 : naissance à Tripoli de Saïf Al-Islam Kadhafi, fils aîné de la deuxième épouse du dirigeant libyen.

1995 : diplôme d'architecte à Tripoli.

1997 : création de la Fondation Kadhafi, une association caritative qui mène une véritable diplomatie parallèle.

2000 : diplôme de l'International Business School de Vienne. Il se lie d'amitié avec le leader populiste Jörg Haider.

Août 2000 : la Fondation négocie la libération des six otages occidentaux retenus par le groupe Abou Sayyaf aux Philippines. La Libye verse une rançon de 25 millions de dollars.

Août 2003 : accord d'indemnisation des victimes de l'attentat de Lockerbie (1988), négocié par la Fondation Kadhafi tout comme celui de janvier 2004 avec les victimes du DC-10 d'UTA (1989). Attentats commandités par la Libye.
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Kouchner: les critiques des socialistes, «c’est de la bouffonnerie»

Reuters. Par ARNAUD VAULERIN et AFP
LIBERATION.FR : mercredi 1 août 2007

C’est la guéguerre des mots entre le PS et Bernard Kouchner. Le ministre des Affaires étrangères a qualifié mercredi de «bouffonnerie» les critiques des socialistes qui lui reprochent d’avoir été marginalisé au profit du couple présidentiel dans la libération des infirmières bulgares de Libye.

«Tout cela, c’est de la bouffonnerie», a-t-il lancé au micro de RTL, en dénonçant un «faux procès» de la part de ceux «que cela gêne qu’il y ait eu un succès de plus de Nicolas Sarkozy, et même de Cécilia». «C’est méchant, gratuit, sectaire, et vraiment cela entretient une atmosphère détestable.».
Bernard Kouchner s’en est pris au Premier secrétaire du PS François Hollande, qui l’avait accusé de n’avoir «joué aucun rôle» dans cette libération, mardi lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. «Pauvre François, pourquoi il fait le méchant, pourquoi il fait semblant d’être méchant en permanence?», s’est-il demandé.

Mardi, sur Libération.fr, François Loncle, député PS de l’Eure avait critiqué, sur le fond, l’intervention du ministre devant la commission des Affaires étrangères. «Il était extrêmement mal à l’aise et confus car, évidemment, il est resté à l’écart d’une grande parti du processus de libération de l’équipe médicale, a déclaré Loncle. En fait, il aurait dû être la plaque tournante de cette affaire mais le processus de libération a été largement entamé par la Commission européenne dont il a enfin reconnu le mérite.»

François Loncle a même eu une fin de non recevoir quand il a demandé à Bernard Kouchner s’il comptait «montrer la même détermination sur l’affaire Bernard Borrel (magistrat retrouvé mort à Djibouti en 1995) pour aider à la réhabilitation du juge et l’élucidation de son assassinat». «Il était un peu agressif et agacé et il a refusé de me répondre. Il a prétexté qu’il s’agissait d’une affaire judiciaire. Mais il avait qualifié lui-même l’histoire des infirmière bulgares d’affaire politico-judiciaire. Il me semble pourtant qu’il y a une dimension politique dans l’affaire Borrel avec l’implication du Président de Djibouti», estime François Loncle.

Mercredi, sur RTL, Kouchner a rappelé que la primauté du président de la République en politique étrangère était un fait constant sous la Ve république. «Ca ne se passait pas comme ça sous Mitterrand? Ca ne se passait pas comme ça sous Chirac?», a-t-il demandé.

«Il a fallu que je leur rappelle que j’ai, avec madame Danièle Mitterrand, que je respecte et que j’aime, fait des trucs beaucoup plus graves, beaucoup plus illégaux, et ils (les socialistes) ne protestaient pas à ce moment là.» La zizanie peut continuer.


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MessagePublié: 02 Aoû 2007, 21:48 
Coran Tanplan
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Enregistré le: 07 Avr 2006, 16:08
Messages: 9600
Localisation: Belgique
Tripoli et Paris signent un contrat d'armement pour 168 millions d'euros

TRIPOLI (AFP) - La Libye a signé jeudi un contrat d'armement avec la France pour l'achat de missiles antichar Milan à hauteur de 168 millions d'euros, a indiqué à l'AFP un haut responsable libyen à Tripoli.

Ce contrat a été signé avec MBDA, le numéro un mondial des systèmes d'armes guidées, filiale d'EADS, a ajouté la même source, précisant qu'il s'agit du premier contrat d'armement signé avec un pays européen depuis la levée d'un embargo européen sur les ventes d'armes à la Libye en 2004.

Tripoli a conclu également un deuxième contrat avec EADS pour un système Tetra de communication radio à hauteur de 128 millions d'euros, a ajouté ce responsable sous le couvert de l'anonymat.

Paris et Tripoli ont conclu le 25 juillet un mémorandum sur un projet de fourniture d'un réacteur nucléaire civil permettant la désalinisation de l'eau de mer, ainsi qu'un accord dans le domaine militaire, après la libération des infirmières et du médecin bulgares.

Le quotidien français Le Monde qui s'est entretenu avec Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi à Nice (sud-est de la France), révélait mercredi que le "coeur du sujet" entre Paris et Tripoli n'est pas ce projet nucléaire, mais "l'affaire militaire".

"D'abord, l'accord recouvre des exercices militaires conjoints, bien sûr", expliquait ainsi le fils du leader libyen, acteur clef de l'accord sur la libération des infirmières.

"Puis, nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan", révélait-il.

"Ensuite, il y a un projet de manufacture d'armes, pour l'entretien et la production d'équipements militaires, affirmait Seif al-Islam.

Le président Nicolas Sarkozy a immédiatement réaffirmé la position française depuis le début de cette affaire, assurant qu'il n'y avait eu "aucune" contrepartie à ces libérations.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20070802/t ... 567_2.html


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MessagePublié: 03 Aoû 2007, 19:36 
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http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20070803/ ... f96_4.html

ndlr: Qui peut garantir que Khadafi n'ira pas, dans l'avenir, transférer ces missilesau Hezbollah ou une autre entreprise terroriste. Il a fait de telles choses dans le passé. Les armements et les missiles peuvent se retrouver dans un conflit avec Israël.

EADS a "finalisé" un contrat d'armement avec la Libye


PARIS (Reuters) - EADS et la Libye sont sur le point de signer un contrat de missiles antichar Milan et sont en discussions au sujet d'un autre, portant sur un système de communication radio sécurisé, fait savoir le groupe européen d'aéronautique et de défense.

Le premier contrat a été l'objet de 18 mois de discussions et les négociations pour le second durent depuis "plusieurs mois", a déclaré un porte-parole d'EADS.
La confirmation de l'existence de ces contrats militaires est survenue neuf jours après une visite à Tripoli du président Nicolas Sarkozy au lendemain de la libération de cinq infirmières bulgares et d'un médecin d'origine palestinienne qui y étaient emprisonnés depuis huit ans.

L'opposition de gauche demande des éclaircissements sur d'éventuelles contreparties, financières ou sous forme de contrats commerciaux, consenties à Tripoli en échange de cette libération, dans laquelle Paris a joué un rôle diplomatique.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a ainsi réclamé vendredi la création d'une commission d'enquête parlementaire sur cette affaire.

De source libyenne à Tripoli, on rapporte que le contrat Milan représente 168 millions d'euros et le second 128 millions.
On rappelle qu'il s'agit du premier contrat d'armement signé entre la Libye et une entreprise occidentale depuis la levée, en 2004, de l'embargo sur les armes qui avait été imposé au pays par la communauté internationale.

En décembre 2003, la Libye avait fait un pas décisif sur la voie de sa réintégration au sein du concert des nations en renonçant à l'utilisation d'armes de destruction massive.

FILIALE D'EADS

"Le contrat de missiles antichars Milan, négocié par la société MBDA, est aujourd'hui finalisé après une période de discussions et de négociations de plus de 18 mois", a déclaré le porte-parole d'EADS. "Ce contrat est en attente de la signature du client libyen", a-t-il ajouté.
MBDA est une filiale commune d'EADS (37,5%), du britannique Bae Systems (37,5%) et de l'italien Finmeccanica (25%). Le Milan est un missile portable de moyenne portée.

"Le contrat Tetra, système de communication radio sécurisé, qui fait l'objet de discussions depuis plusieurs mois, est pour sa part en voie de finalisation avec le client et aucune signature n'est encore intervenue à ce jour", a ajouté le porte-parole.

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, s'exprimant peu auparavant au micro de RTL, avait estimé que la signature allait "se faire", ajoutant qu'une commission interministérielle avait donné son accord à la vente de missiles à la Libye en février dernier, soit avant l'élection de Nicolas Sarkozy. "C'est une discussion qui existait depuis des années", a-t-il précisé.

Interrogé sur le qualificatif d'"affaire d'Etat" utilisé jeudi par le porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, André Vallini, Hervé Morin a répondu : "Je trouve que cet esprit quasiment systématique de démolition des succès du pays est absolument ahurissant."

Interrogé à son tour vendredi sur France 2, André Vallini a noté que les Français recevaient des informations "données au compte-gouttes, qui viennent de Libye, qui viennent du gouvernement (...) tout ça est assez confus".

"Nous demandons à y voir clair, nous ne portons pas d'accusations, le Parlement a le droit d'être informé de ce que fait le gouvernement", a-t-il ajouté.

S'exprimant auparavant sur France Inter, François Hollande avait demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire "qui puisse faire le clair sur ce qui est de l'ordre de l'accord commercial, j'allais dire classique, et ce qui est de l'ordre d'une négociation avec un pays qui a détenu (...) des otages pendant huit ans".

Hervé Morin a nié que "les choses" aient "accéléré" avec la visite de Nicolas Sarkozy à Tripoli. A cette occasion, la France et la Libye ont signé des accords de coopération, dont un "mémorandum d'entente" dans le domaine du nucléaire civil et un accord portant sur l'industrie de défense, dont les détails n'avaient pas été révélés.

Mercredi, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois démenti l'existence d'une contrepartie accordée à la Libye en échange de la libération des infirmières, qui étaient emprisonnées au motif d'avoir délibérément inoculé le virus du sida à plus de 400 enfants libyens dans un hôpital de Benghazi.


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MessagePublié: 03 Aoû 2007, 19:47 
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Libye: Paris confirme un contrat d'armement et veut désamorcer la polémique
AFP -

http://fr.news.yahoo.com/afp/20070803/t ... 567_1.html
Les responsables français ont confirmé vendredi l'existence d'un important contrat d'armes avec la Libye, une semaine après la libération des infirmières bulgares, et tenté de désamorcer la polémique en acceptant une commission d'enquête parlementaire réclamée par les socialistes.L'événement .

Reuters - il y a 1 heure 47 minutes

Sarkozy et Fillon pour une commission d'enquête sur la Libye


http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20070803/ ... f96_3.html

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy et François Fillon se déclarent favorables à la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les relations entre la France et la Libye, "y compris en matière d'armement."

Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) de l'Assemblée nationale réclamait une telle démarche pour obtenir des "éclaircissements sur la négociation" entre Paris et Tripoli et sur des "accords" concernant des ventes d'armes dans le contexte de la récente libération des infirmières bulgares.

Dans un premier temps, le président UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a donné son accord à la demande de transparence formulée par l'opposition de gauche.

"Celle-ci apportera toute la transparence sur ces questions et répondra également au même souhait de transparence des plus hautes autorités de l'Etat", a déclaré la présidence de l'Assemblée dans un communiqué.

Peu de temps après, le président de la République a approuvé l'initiative de Bernard Accoyer, "qui appelle à la constitution d'une commission d'enquête parlementaire sur les développements récents des relations entre la France et la Libye, y compris en matière d'armement."
"Les travaux de cette commission permettront de confirmer toutes les déclarations faites par les autorités françaises et de mettre en valeur l'exemplarité de leur action qui a permis, avec l'Union Européenne, de mettre un terme à l'emprisonnement des cinq infirmières et du médecin bulgares", précise un communiqué de l'Elysée.

Un texte presque identique a été diffusé par le Premier ministre, François Fillon.

"Cette commission permettra d'illustrer l'absence d'ambiguïté du comportement du gouvernement français qui peut être fier d'avoir contribué sans contrepartie à la libération des infirmières bulgares", affirme-t-il dans un communiqué.

Alain Bocquet, chef de file du groupe gauche démocrate et républicaine (GDR), s'est également associé en fin de journée à la demande de constitution d'une commission d'enquête.

Dans la matinée, le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS avait confirmé être sur le point de signer avec la Libye un contrat de missiles antichar Milan et être en discussions au sujet d'un autre, portant sur un système de communication radio sécurisé.

La confirmation de l'existence de ces contrats militaires est survenue neuf jours après une visite à Tripoli du président Nicolas Sarkozy, au lendemain de la libération de cinq infirmières bulgares et d'un médecin d'origine palestinienne qui y étaient emprisonnés depuis huit ans.L'opposition de gauche demande des éclaircissements sur d'éventuelles contreparties, financières ou sous forme de contrats commerciaux, consenties à Tripoli en échange de cette libération, dans laquelle Paris a joué un rôle diplomatique.

Interrogé par Le Monde, le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a estimé "qu'on ne peut pas accepter d'apprendre ce qui s'est effectivement passé par la bouche des Libyens".

"En France, qui avait l'information jusqu'à aujourd'hui ? Qui a décidé ? Le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner ignorait tout lui-même ! Bref, les ministres ne sont même pas informés de ce qui relève de leur domaine de compétence", a-t-il ajouté.

Pour François Hollande, "on est dans un système où le contrôle ne peut plus obéir aux règles ordinaires" en raison de "l'omniprésidence" exercée par Nicolas Sarkozy.

C'est Tripoli qui a annoncé jeudi soir la conclusion de contrats d'armement avec Paris, confirmant les déclarations au Monde du fils du colonel Kadhafi, Saïf Al Islam qui avait affirmé que la France avait accepté de vendre des missiles antichar à son pays dans le cadre d'un accord de coopération militaire.

"Il faut que le Parlement puisse lui-même entendre les protagonistes", a insisté François Hollande, qui s'est interrogé sur l'opportunité de fournir des missiles Milan "à un ancien chef d'Etat terroriste."


Dernière édition par etabori le 03 Aoû 2007, 20:10, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 04 Aoû 2007, 06:22 
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la romance de l'été

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Le bon la brute le truand
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MessagePublié: 04 Aoû 2007, 06:23 
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Contrats Sarkozy / Kadhafi

http://www.republique-des-lettres.fr/10 ... arkozy.php

Nicolas Sarkozy pris en flagrant délit de mensonge d'état sur des contrats d'armement conclus avec le colonel Kadhafi.
Ce qui était au départ, sous couvert de France patrie des droits de l'homme et des missions humanitaires, une énième opération de communication à la gloire de Cécilia et Nicolas Sarkozy, est désormais devenu ce qu'il convient d'appeler une affaire d'Etat. Après les déclarations au Monde de Saïf Al-Islam Kadhafi, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, sur les contreparties consenties par la France pour obtenir la libération des infirmières bulgares -- contrat d'armement et extradition par le Royaume-Uni d'Abdalla Senoussi (l'un des coupables de l'attentat de Lockerbie contre le DC10 d'UTA, condamné en 1989 à la prison à perpétuité, par ailleurs beau-frère du colonel Kadhafi et ex-responsable des services secrets lybiens) -- un autre membre du gouvernement lybien a confirmé jeudi 02 août que deux contrats d'armement viennent d'être signés entre la France et la Lybie pour un montant total de 296 millions d'euros. Ces deux contrats de 128 et 168 millions d'euros portent notamment sur l'achat, au consortium franco-allemand d'aéronautique et de défense EADS et à sa filiale MBDA, de systèmes de communication Tetra et de missiles anti-chars Milan. EADS vient également de confirmer que le contrat pour la fourniture de missiles anti-char Milan à la Libye est bien "finalisé", après "18 mois" de négociations, et que l'autre est "en voie de finalisation". Comme l'indiquait Saïf Al-Islam Kadhafi, "l'affaire militaire" était donc bien "le coeur du sujet" entre Paris et Tripoli et la Libye a fait une bonne affaire (un "bon deal") en marchandant auprès de Nicolas Sarkozy ses prisonniers bulgares.
Depuis le début de l'affaire, aussi bien Nicolas Sarkozy que les ministres concernés -- Bernard Kouchner aux Affaires étrangères et Hervé Morin à la Défense, ces derniers apparement bien peu au courant des tractations élyséennes --, ont nié qu'il y ait eu des compensations accordées à la Lybie. "Paris n'a pas accepté de contrepartie pour la libération des infirmières et du médecin bulgare" a notamment déclaré le président de la République tandis que Bernard Kouchner, entendu par la commission des Affaires étrangères du parlement, niait tout versement financier ainsi que tout "accord précis sur des armes". Prié par des journalistes de dire s'il confirmait la signature d'un contrat d'armement entre Paris et Tripoli, Nicolas Sarkozy a de plus répondu: "Non", et à la question de savoir s'il y avait eu une contrepartie à la libération des infirmières bulgares, le chef de l'Etat a répondu: "Aucune". Le porte-parole du président de la République, David Martinon, et Hervé Morin ont pour leur part joué sur les mots. Le premier a déclaré qu'aucun contrat "n'a été signé à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy" à Tripoli, précisant qu'il n'y avait aucun lien entre la libération des infirmières et les contrats, mais qu'il est cependant stratégiquement nécessaire de relancer la coopération avec la Libye. Interrogé par RTL le second a déclaré qu'il n'y avait pas de contrats "signés formellement" mais qu'il existait une "lettre d'intention" ayant reçu "l'accord" du gouvernement français en février 2007. Bernard Kouchner a aussi avoué finalement qu'il y avait peut-être "d'éventuelles négociations commerciales en cours", ajoutant sans complexe qu'il avait "fait des trucs bien plus illégaux" avec Danielle Mitterrand. Vivement critiqué par ses ex-camarades du Parti Socialiste qui lui reprochent d'avoir été inexistant et confus sur ce dossier, le ministre des Affaires étrangères -- par ailleurs guère brillant sur les autres dossiers internationaux comme entre autres celui du Liban -- a d'ailleurs profité de l'occasion pour rompre définitivement tous les ponts avec la gauche. Pour lui les propos de François Hollande et des autres responsables socialistes à son égard sont des "bouffoneries" et il ne leur "demande pas de le pardonner".
Tous ces mensonges, démentis et dénégations en tous genres de la part de Nicolas Sarkozy et des ministres sont in fine assez vains et contre-productifs pour le nouveau pouvoir puisqu'ils n'ont pas empêché la polémique d'enfler au fil des jours depuis le 25 juillet alors que, au regard du droit international, rien n'interdit à la France de vendre des armes à la Lybie. Depuis la levée en 2004 de l'embargo international imposé par la communauté internationale et ses nouvelles bonnes relations avec les Etats-Unis, le colonel Kadhafi est redevenu un partenaire commercial officiellement fréquentable. Là où le bât blesse concernant Nicolas Sarkozy, c'est d'une part la méthode employée et d'autre part la fracture entre le discours et l'action. Côté méthode, il s'avère à l'évidence qu'il n'a fait que tirer à lui la couverture médiatique, s'affichant aux yeux du monde comme un champion humanitaire alors qu'il n'a fait que conclure des négociations et des marchandages engagés depuis longtemps par d'autres. Ce par ailleurs en inventant pour le bénéfice de son épouse Cécilia Sarkozy une nouvelle forme de diplomatie extrêmement douteuse, sinon dangereuse pour la France. Côté moral, le discours sarkozyste sur une "république irréprochable" et une France symbole de paix et de droits de l'homme est pour le moins en contradiction avec les faits. Le total manque de transparence de toute l'opération et le cynisme qu'il y a à vendre des armements lourds -- ainsi que, dans le cadre d'un contrat sévèrement critiqué par l'Allemagne, un réacteur nucléaire civil qui pourrait très bien évoluer dans le même sens que le nucléaire iranien --, leader jusqu'à peu d'un état terroriste et dictateur notoire auquel personne ne peut faire confiance, ne semblent pas constituer un gage de "rupture" avec la politique menée jusqu'à présent en Afrique par Jacques Chirac ou François Mitterrand.
La gauche, notamment par la voix du secrétaire du parti Socialiste François Hollande qui dénonce "la diplomatie parallèle" menée en solo par Nicolas Sarkozy, n'a pas manqué de pointer les zones d'ombre du dossier et réclame avec insistance un minimum de transparence. "Il y a un vrai problème de méthode. Comment peut-on admettre dans une démocratie que Nicolas Sarkozy voudrait transparente, que ce soit le fils Kadhafi qui nous annonce un contrat d'armement signé, quand le ministère des Affaires étrangères n'en sait rien et que le ministre de la Défense, lui, parle pour le moment d'une lettre d'intention", a déclaré François Hollande avant de réclamer, vendredi 3 août, une commission d'enquête parlementaire pour "faire le clair" sur les négociations entre la France et la Libye. Pour André Vallini, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, "Nicolas Sarkozy est un peu laconique sur le sujet, lui qui aime tellement parler" et il doit "s'expliquer devant les Français". "Tout ça commence à ressembler à une affaire d'État, j'espère que ça ne va pas apparaître comme un mensonge d'État", a-t-il ajouté en visant les dénégations du président de la République. Le député PS de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg a également souhaité une réponse du pouvoir exécutif aux "lourdes questions" posées par ces contrats d'armement, "afin de satisfaire à l'exigence de clarté dans les choix diplomatiques de la France, comme à l'exigence de morale tant vantée et annoncée dans les discours de campagne du président de la République". Pour François Loncle, député socialiste de l'Eure et membre de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale, ce dossier ne relève "pas de la Realpolitik mais du cynisme absolu". Le Parti communiste s'interroge sur "le centre de décision en matière de politique étrangère et militaire dans notre pays" et estime pour sa part "urgent et indispensable que l'Elysée apporte des clarifications dans les plus brefs délais".

Copyright © La République des Lettres, vendredi 03 août 2007


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MessagePublié: 04 Aoû 2007, 06:54 
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3 QUESTIONS A…
"Un mauvais message envoyé au reste du monde"
Challenges.fr | 03.08.2007 | 14:52

Par Jérôme Lambert, député de la troisième circonscription de Charente, vice-président du groupe d'études à vocation internationale sur la Libye.

Le "coup" diplomatique de Nicolas et Cécilia Sarkozy sur le dossier des infirmières bulgares s'est-il fait également au bénéfice des industriels français, comme tend à le faire croire ce contrat d'armement ?

http://www.challenges.fr/20070803.CHA85 ... monde.html

- Déjà, le coup médiatique de Cécilia Sarkozy était un rideau de fumée. On nous faisait croire que c'était elle qui menait la danse, en occupant tout le devant de la scène, mais, en réalité, les conditions de libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien étaient discutées derrière ce rideau de fumée.
Mais, effectivement, certains éléments mis en avant, par le fils de Mouammar Kadhafi notamment [qui a déclaré que "l'affaire militaire" était au coeur des négociations, ndlr], mettent mal à l'aise le gouvernement et Nicolas Sarkozy.
Et ce même si les paroles du fils de Kadhafi constituent une simple vengeance. En effet, l'accord initial stipulait que les infirmières et le médecin devaient être remis aux autorités bulgares et purger une peine de prison. Or, tout naturellement, le président bulgare les a graciés, ce qui a représenté une trahison de la France et de la Bulgarie aux yeux des autorités libyennes. Celles-ci ont donc voulu se venger.
Quant à savoir si la libération des infirmières bulgares et du médecin passait par des accords commerciaux sur les armes ou encore le nucléaire, on peut légitimement en être persuadé. C'est le principe même de la diplomatie que de trouver des ententes préalables.
Seulement, il s'avère que ces ententes, le gouvernement avait tout intérêt à les dissimuler. Comment justifier, en effet, que la France fournisse des armes à un Etat terroriste et à un dictateur comme Kadhafi?

Pourquoi, alors que l'embargo sur les armes vers la Lybie est levé depuis 2004, EADS est-il le premier à signer un contrat avec Tripoli?

- Tout simplement parce que nous ne pouvions pas décemment commercer, surtout dans le secteur de l'armement, avec un pays qui détient des otages d'un pays européen. Il est évident que jamais la France n'aurait autorisé un contrat d'armement, de missiles anti-chars qui plus est, avec le régime libyen si celui-ci n'avait pas concédé à libérer les otages détenus depuis huit ans.
Lors de la levée de l'embargo, en 2004, il y avait également eu de longues discussions et négociations, notamment autour des deux attentats dont est responsable le régime de Kadhafi, à savoir ceux contre le Boeing 747 de Lockerbie, en 1988, et contre le DC10 français d'UTA, en 1989.
Avec ce nouvel accord, la Libye entre donc dans une phase nouvelle. Le pays va peu à peu renouer ses liens commerciaux avec des pays comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis.

En dehors des perspectives économiques, peut-on se réjouir d'un tel contrat, notamment au regard de la question des droits de l'homme ?

- Actuellement, la Libye est un pays où il n'y a plus d'otages. Mais cela ne veut pas dire que sur le plan éthique, il ne faille pas se méfier. Malgré tout ce que l'on peut dire, Kadhafi est un dictateur. Depuis les années 70, il a entraîné nombre de terroristes et à même posé des bombes lui-même.
Forcément, les interrogations quant au commerce d'armes avec un tel régime sont légitimes.
Mais il faut aussi être réaliste. Le commerce international ne s'est jamais trop embarrassé des droits de l'homme, ni du respect ou non des conventions internationales par ses clients. Pour être honnête, s'il le faisait, la très grande majorité des accords commerciaux n'auraient jamais existé.
Et même si on n'a rien à craindre de la Libye puisque, quoi que l'on dise, la vente de missiles Milan ne bousculera pas l'équilibre de la région, il existe tout de même un risque réel quant au terrorisme, par exemple.
Je ne pense pas qu'il soit judicieux de fournir des missiles anti-chars au plus vieux dictateur au monde, qui, en outre, s'est déjà illustré dans des actes terroristes envers l'Occident. Aussi bien sur le plan éthique et humain que sur le plan symbolique, on envoie un mauvais message au reste du monde en faisant cela.

Propos recueillis par Pierre Choisnet
(le vendredi 3 août 2007)


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MessagePublié: 04 Aoû 2007, 06:58 
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Contrat d’armement entre la France et la Libye
Kouchner et l’Élysée mis à mal


Par : K. ABDELKAMEL/Agences
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=81108

Au moment où les socialistes français exigent des explications au gouvernement sur les contreparties qui auraient été consenties à Tripoli pour la libération des infirmières bulgares, la Libye annonce la signature d’un important contrat d’armement pour 168 millions d’euros.

Après un long silence, le gouvernement français a confirmé, hier, l’existence d’un important contrat d’armement avec la Libye pour la fourniture de missiles antichars, une semaine après la libération des infirmières et du médecin bulgares. Il s’agit d’un contrat d’armement avec EADS pour l’achat de missiles Milan pour 168 millions d’euros et pour un système Tetra de communication radio pour 128 millions d’euros. Le contrat a été signé avec MBDA, numéro un mondial des systèmes d’armes guidées, filiale du groupe européen d’aéronautique et de défense EADS, a ajouté ce responsable, précisant qu’il s’agit du premier contrat d’armement signé avec un pays européen depuis la levée d’un embargo européen sur les ventes d’armes à la Libye en 2004. Suscitant une polémique qui prend de l’ampleur en France, cette affaire a fait réagir l’opposition, notamment les socialistes, lesquels reprochent au gouvernement de François Fillon de n’avoir pas fait preuve de “transparence” dans son action pour la libération des infirmières bulgares.
Ainsi, le chef du Parti socialiste, François Hollande, a demandé, hier, la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire. Selon lui, cette commission doit “faire le clair sur ce qui est de l’ordre de l’accord commercial, j’allais dire classique, et ce qui est de l’ordre d’une négociation avec un pays qui a détenu, hélas, des otages pendant huit ans et a essayé d’en jouer sur la scène internationale”. Cela met dans une position délicate le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Accusé dans un premier temps par ses anciens amis socialistes d’avoir été tenu à l’écart de cette libération par le président et son épouse Cécilia, il est désormais montré du doigt pour ses démentis concernant d’éventuelles tractations avec le régime de Mouammar El Kadhafi.
Restant évasif sur des ventes d’armes à Tripoli, Kouchner avait pourtant, lors d’auditions parlementaires, démenti “que cette libération ait été obtenue avec des contreparties telles que des versements financiers de la France ou un contrat d’armement”. Cette polémique sur ce contrat d’armement prolonge celle sur les perspectives de livraison d’un réacteur nucléaire pour le dessalement d’eau de mer, en vertu d’un mémorandum signé par M. Kouchner et son homologue libyen Abdelrahman Chalgham lors d’une visite de M. Sarkozy à Tripoli la semaine dernière, au lendemain de la libération des
infirmières. François Hollande a surtout dénoncé le fait que ce contrat soit annoncé de source libyenne, “quand le ministère des Affaires étrangères n’en sait rien et que le ministre de la Défense, lui, parle pour le moment d’une lettre d’intention”. Les socialistes que l’entrée de Kouchner dans un gouvernement de droite avait plongés dans un profond embarras ne se sont pas privés de tirer à boulets rouges sur l’ancien “French doctor”, avocat du droit d’ingérence humanitaire, aujourd’hui en difficulté sur une affaire de vente d’armes et de technologie nucléaire à une dictature.
“C’est scandaleux parce que si l’on observe la ligne de M. Kouchner, il avait dit qu’il fallait tourner le dos à la realpolitik pour s’intéresser davantage aux droits de l’homme. Or là, non seulement ce n’est plus la realpolitik, mais c’est le cynisme absolu”, a déclaré le député PS François Loncle. Réfutant ces accusations, le porte-parole de la présidence française, David Martinon, a réaffirmé qu’aucun contrat n’avait été signé pendant la visite du président Nicolas Sarkozy en Libye, qui a suivi la libération du médecin et des infirmières bulgares intervenue le 24 juillet dernier. Il a particulièrement insisté sur le fait que “rien n’interdit les ventes d’armes. Les Britanniques, les Américains, les Russes, les Italiens, tout le monde essaie de leur (aux Libyens) vendre des armes”. D’après lui, “la seule contribution française” dans le dossier des cinq infirmières et du médecin bulgares détenus depuis 1999 “portait sur la mise en fonctionnement de l’hôpital de Benghazi”. Pour le gouvernement Fillon et l’Élysée, il était normal que des entreprises françaises, y compris d’armement, cherchent à conclure des accords avec un pays autrefois accusé par les Occidentaux de soutenir le terrorisme mais “qui respecte” désormais ses obligations internationales. Ils ont rappelé que lors de la visite du président français en Libye, Paris n’avait signé avec la Libye qu’un mémorandum portant sur un projet de fourniture d’une centrale nucléaire destinée à la désalinisation d’eau de mer — suscitant de vives critiques en Allemagne — et un accord de coopération dans le domaine militaire dont les termes n’ont pas été rendus publics. De son côté, le ministre de la Défense, Hervé Morin, a confirmé hier que la Libye avait bien signé une “lettre d’intention” pour acheter des missiles Milan, une arme de conception française exportée dans plus de 40 pays. Très satisfaite, Tripoli a notamment mis l’accent sur le fait que ce contrat d’armement était le premier signé avec un pays européen depuis la levée d’un embargo européen sur les ventes d’armes à Tripoli en 2004.

K. ABDELKAMEL/


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