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MessagePublié: 07 Juil 2005, 10:18 
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Et les convertis à l'islam, on n'en parle pas, mais ils existent. J'en ai même rencontré :!: :!:

Voyage parmi les convertis à l'Islam...

Ils seraient 50 000 en France à avoir choisi la religion musulmane, et tentent de jouer un rôle de médiateur alors que débute, jeudi, le mois de ramadan

Le mois du ramadan qui débute, jeudi 9 décembre, est un enjeu particulier pour les convertis à l'islam qui sont invités à témoigner de leur identification à la religion qu'ils ont choisie. En France, le nombre de convertis est estimé à 50 000. Entre 1992 et 1998, la seule Grande Mosquée de Paris a enregistré une centaine de conversions par an dont une majorité était le fait de Français, surtout des hommes issus des professions intermédiaires. Un tiers environ des conversions sont liées à un mariage, à un voyage, les autres obéissant à des motifs de conviction personnelle. Parmi ces derniers convertis, d'anciens chrétiens tentent de garder des liens avec leur religion d'origine, considérant l'islam comme un approfondissement de leur formation initiale. Très différent est l'itinéraire de certains jeunes de cités, des Français qui embrassent collectivement l'islam par solidarité avec des jeunes musulmans victimes du racisme

IL EN A ASSEZ de s'entendre appeler par un sonore mon frère Ali quand on attend de lui un service, mais par un sec Didier , son prénom chrétien, quand on veut lui faire sentir qu'un converti est un musulman de seconde zone, voire un pilleur d'islam , un colonisateur , un indicateur et autres noms d'oiseaux qui, à l'entendre, volent encore dans la communauté musulmane à propos des convertis.

Didier-Ali Bourg, qui a embrassé l'islam en 1988, entame son douzième ramadan, mais le nom d'Ali commence à lui peser. Il veut rester Didier. La femme chrétienne copte du Prophète n'avait-elle pas gardé son prénom de Maria ? Et, depuis le Mondial, de petits chrétiens français ne se font-ils pas appeler... Zidane ?A-t-il seulement rompu avec sa foi d'origine ? Didier Bourg, enseignant de trente-neuf ans, est représentatif de cette génération de néo-convertis qui, comme leurs prédécesseurs, ont découvert l'islam grâce à la mystique soufie en particulier, mais qui ne renient pas leur christianisme passé, pas plus que leur engagement laïque. Sans doute certains règlent-ils encore des comptes avec la religion dominante en Occident. Mais pour beaucoup, explique Didier Bourg, l'islam est d'abord un complément , un approfondissement de leur formation chrétienne. Les convertis sont séduits par la continuité de la révélation divine et de la tradition prophétique , autant que par la dimension intérieure et spirituelle de l'islam .

La conversion n'est donc pas une rupture. Eric Geoffroy, professeur d'arabe et d'islamologie à l'université Marc-Bloch de Strasbourg, a été élevé dans une famille et dans des écoles catholiques. Il a volé comme un papillon à la recherche d'une voie de sagesse et de maturité. Il a fréquenté des monastères chrétiens en France et en Grèce, s'est initié au soufisme et à la langue arabe grâce aux lectures du Philosophe René Guénon, a séjourné dans deux temples tibétains de Savoie et de Bourgogne, a pratiqué le zen, a conversé avec Eva de Vitray-Meyerovitch, l'islamologue récemment décédée qui était une référence pour beaucoup de convertis.

MAURICE BÉJARD OU CASSIUS CLAY

En entrant dans l'islam, ajoute ce nomade religieux, je n'ai fait que parachever des évolutions antérieures. Il a vécu en Syrie et en Tunisie. Il a épousé une musulmane et élevé ses enfants dans la religion de Mahomet. Mais, bien loin de rejeter Jésus et Marie, il s'apprête à célébrer en famille la fête de Noël quicoïncide cette année avec le ramadan. Pour le musulman, l'islam récapitule les deux premières religions monothéistes, judaïsme ces traditions, l'art des cathédrales et la musique sacrée d'Occident ?

Le phénomène des conversions a toujours embrasé les imaginations. Les noms de Maurice Béjart, du chanteur pop Cat Stevens devenu Yusuf Islam, de Cassius Clay le boxeur, converti sous le nom de Mohamed Ali, et du cosmonaute Neil Amstrong sont souvent cités. Parfois à tort comme pour le premier homme sur la lune qui, selon une légende arabe, aurait entendu là-haut le chant d'un muezzin ! Quoi qu'il en soit, pour les convertis, le mois de ramadan qui commence représente un enjeu plus fort encore que pour les autres musulmans. Il s'agit de donner la preuve de leur identification à l'islam avec le corps, avec la chair , écrit Stefano Allievi dans Les Convertis à l'islam, nouveaux musulmans d'Europe (L'Harmattan, janvier 1999)

Les estimations les plus folles sur leur nombre ont circulé dans les années 80. En pleine psychose anti-islamiste, on parlait d'un demi-million de convertis en France. La conversion à l'islam est plus facile que pour n'importe quelle autre religion. Seule la shahada(profession de foi) prononcée dans une mosquée sert d'authentification.

Autant dire que les chiffres sont sujets à caution. Le plus raisonnable approcherait les 50 000. De 1992 à 1998, à la seule Grande Mosquée de Paris, quelque six cent quatre-vingt-cinq conversions ont été enregistrées - soit une centaine par an -, dont une majorité de Français (629), issus des professions intermédiaires (employés, agents de maîtrise, instituteurs ou étudiants). Les hommes (488) se convertissent plus facilement que les femmes. Un tiers environ des conversions sont liées à un mariage, à un voyage, mais les autres obéissent à de purs motifs de conviction personnelle.

S'il n'est pas quantitativement significatif, le phénomène s'est élargi.

Les conversions d'hier passaient par des lectures ou des voyages quasi initiatiques. Les noms de Michel Chodkiewicz, Maurice Glotton, Eva de Vitray, Yacoub Roty symbolisent cette vague de la découverte de l'islam par l'érudition. Le militantisme pro-arabe, les rapports avec le tiers-monde, les crises de la décolonisation ont aussi initié des hommes comme Roger Raja Garaudy à un islam des pauvres . Mais aujourd'hui les conversions se font plutôt par frottement avec la réalité musulmane au Maghreb et en Europe.

Les conversions de circonstance demeurent. Celle du jeune qui tombe amoureux d'une beurette dans le HLM d'en face , explique Didier Bourg. Mais on rencontre également chez les néo-convertis des chefs d'entreprise comme Paul Ali Bontemps ou Chantal Victor qui a découvert l'islam lors d'un chantier au Maroc pour son entreprise de marbrerie de luxe. Ou des jeunes de cités, des Français (parfois d'origine portugaise, italienne ou antillaise) qui embrassent collectivement l'islam. Un islam de copains émerge, que les sociologues interprètent comme une forme de solidarité avec des jeunes musulmans victimes du racisme. L'attraction viendrait aussi du caractère simple et dépouillé des cinq prières quotidiennes et du ramadan. Mais l'islam peut être aussi un refuge intérieur et les convertis en rajoutent parfois dans la visibilité de leur pratique (barbe, djellaba, voile islamique, etc.).

CONTRE LES CLICHÉS

Paradoxalement, la médiatisation négative de l'islam favorise une curiosité plus grande qu'hier. Contre les clichés, la demande de formation croît. A l'initiative de municipalités, d'établissements scolaires ou de groupes islamo-chrétiens, les convertis sont sollicités pour donner des conférences et répondre à des questions, jugées obsessionnelles par les musulmans, sur la charia, le statut de la femme, Le djihad ou la fatwa et même sur l'excision comme si elle figurait dans le Coran !

Si la majorité préfère la discrétion, les convertis sont appelés à jouer un rôle croissant dans un islam français qui se cherche des porte-parole et des médiateurs. Ils maîtrisent plus facilement les codes culturels de la France , explique Didier Bourg. Celui-ci a été porte-parole de la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF), a dirigé l'Institut d'études islamiques de Paris, avant de présider, à

Versailles, la Ligue des droits de l'homme et de devenir vice-président de la Fédération des conseils de parents d'élèves des Yvelines. Les convertis sont aussi présents dans les milieux de la communication et de l'édition.Les livres d'initiation à la prière d'un Yacoub Roty ont beaucoup de succès. Quant à l'universitaire Eric Geoffroy, il a été appelé au conseil d'administration de l'association Vivre l'islam, en charge de la nouvelle émission islamique du dimanche matin sur France 2, succédant à un autre converti, Abd Al-Haqq Guiderdoni, chercheur au CNRS, qui était l'un des animateurs de Connaître l'islam .

A ceux qui pensent qu'il faut avoir le coeur bien accroché pour se convertir à la religion des talibans ou du GIA, les convertis répondent qu'ils sont les mieux placés pour jouer un nécessaire rôle de pont entre l'islam et la France. Pont avec les milieux intellectuels et médiatiques. Même à l'université, les peurs et les phobies sont nombreuses , explique Eric Geoffroy . Pont avec les laïques. Pont au sein de la communauté musulmane elle-même dont les divisions exaspèrent les convertis. Pont, enfin, entre l'islam populaire des mosquées et celui, plus intellectuel et mystique, des soufis.

H. T.

Le Monde.
30/5/2003 à 22:25


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 Sujet du message:
MessagePublié: 08 Juil 2005, 00:02 
http://www.religioperennis.org-


Eric Geoffroy,
Professor in Islamic Studies, University of Strasbourg (France) Le Rayonnement Spirituel du Cheikh Al Alaoui en Occident
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Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux, et que la prière et le salut soit sur Mohammad, qui fut envoyé comme pure miséricorde pour les mondes, ainsi qu'à ses Compagnons.
Je commencerai mon allocution par cette belle parole du Cheikh Al Alaoui qui résume tout à fait mon propos :
Je suis une âme nue et une âme a besoin d’un corps. Elle a besoin d’une langue, d’oreilles, d’yeux, de mains. Je cherche un corps. Si je trouvais un groupe qui soit mon interprète auprès du monde de l’Europe, on serait étonné de voir que rien ne divise l’Occident de l’islam.
Comme l’indique le titre de ma communication, je vais parler essentiellement du rôle spirituel du Cheikh Al Alaoui en Occident. Je n'insisterai pas sur son rôle officiel en France : lors de l’inauguration de la Grande Mosquée de Paris en 1926, le Cheikh Al Alaoui a prononcé la khutba et il a dirigé la prière, ce qu’était hautement symbolique. En préambule, il faut évoquer l’intérêt précoce du Cheikh Al Alaoui pour l’Occident, qui provenait de sa formidable ouverture intellectuelle aux autres civilisations, aux autres religions, aux autres philosophies. Cette ouverture caractérise les « rénovateurs » (mujaddid), mais nous y reviendrons après. À cet égard, le cheikh était comparable aux premiers musulmans qui lors des conquêtes (futûhât) ont assimilé la pensée grecque, la pensée hindoue, etc.. Il était dans la lignée des salaf sâlih, mais en tant que mujaddid, il a renouvelé sa vision du monde qui l’entourait : autant il critiquait le matérialisme aveugle qui sévissait déjà en Occident, autant il suivait les développements de la science moderne d’une manière comparable aux réformistes contemporains (Muhammad ‘Abduh, Rachid, Rida...). Je ne vois pas en cela de différence entre les grands maîtres soufis et les grands réformistes.
Le cheikh était également ouvert aux autres philosophies, comme celle de Bergson qui repose sur l’intuition et l'inspiration. Ces notions appartiennent de plein pied à la terminologie soufie : le kashf, ou dévoilement intuitif, l'ilhâm, ou inspiration. Il n'est donc pas étonnant que le Cheikh Al Alaoui ait été en prise avec cette philosophie. Il nourrissait par ailleurs une curiosité avide pour toutes les religions, étant donné qu’il possédait une vision universaliste que donne le Coran bien lu, bien compris. L’expression coranique al-dîn al-qayyim exprime clairement cette idée de « Religion primordiale », ou « immuable », la religion d’Adam dont les différentes religions historiques sont des rameaux.
Le Cheikh Al Alaoui connaissait très bien la tradition chrétienne; il en goûtait en particulier l’évangile de Saint Jean et les épîtres pauliniennes. On sait même qu’il est allé plus loin en cherchant une entente entre musulmans et chrétiens d’une manière si audacieuse qu'on le lui a reproché. Il n’y avait pourtant de sa part aucun syncrétisme. Au contraire, il demandait aux chrétiens d'abandonner le dogme de la Trinité, et condamnait les actions de missionnaires trop entreprenants. Il faut bien souligner ce fait, car certains réformistes le considéraient comme trop ouvert aux courants de pensée, et trop perméable à l’esprit occidental. Ce n’est pas aussi simple que cela. On verra quel sens ésotérique avait cet intérêt pour le christianisme. Quoi qu’il en soit, il est sûr qu’il a pressenti rapidement son rôle dans la diffusion d’un islam spirituel en Occident. La première manifestation de cet intérêt, c’est l’implantation de la tarîqa ‘Alawiyya en Europe. Le terme tarîqa signifie la « voie spirituelle » ou « initiatique »; ce n'est que par la suite que le terme désignera un ordre soufi.
L’implantation de la voie initiatique du cheikh en Europe s’est concrétisée par la fondation de zâwiya, lesquelles sont vite devenues nombreuses. Les fuqarâ' qui, dès les années 1920, se sont installés en Europe étaient des précurseurs. Cela provenait du caractère rénovateur de l'enseignement du Cheikh El Alaoui. Les fuqarâ' se sont vite adaptés à l'Europe grâce à cet enseignement universaliste. Deux zâwiya ouvrirent à Paris, puis à Marseille. Nous possédons des témoignages de Louis Massignon et de René Guenon sur les zâwiya de Paris, mais ce dernier ne les a pas fréquentées directement. Elles étaient à l'origine « réservées aux Arabes et aux Kabyles ». Les disciples oeuvrèrent à opérer une première structuration de la communauté musulmane émigrée en France. Ils eurent à cet égard un rôle de pionniers. Massignon dit qu’ils s’intéressaient aux ouvriers locaux, en particulier, pour élever leur niveau intellectuel et spirituel. Des zâwiya furent également installées en Hollande, et surtout en Angleterre où on compte quatorze zâwiya dans les années trente. Ces zâwiya ont été fondées surtout par des marins yéménites et somaliens. Il existe des documents et des archives dans la zâwiya mère à Mostaganem.
Le rayonnement du Cheikh Al Alaoui était tel qu’il a touché beaucoup d’Européens. Qu’ils soient des orientalistes ou des convertis à l'islam ou encore de simples visiteurs, tous soulignent le magnétisme personnel qui émanait du Cheikh. En ce qui concerne les témoignages d’orientalistes, je me limiterai à deux d’entre eux. Arberry, par exemple, reconnaissait que la sainteté du Cheikh « rappelait l’âge d’or des mystiques médiévaux ». Et pourtant il écrivait dans ce même livre qui s’intitule Le soufisme qu’il n’y avait plus de mystiques valables après Junayd ou Ibn ‘Arabî. Il prétendait que la mystique était en déclin après le treizième siècle, et le voilà qui affirme qu’il existe un saint contemporain digne des grands maîtres médiévaux. De même, Martin Lings, dans son livre « Qu’est ce que le soufisme ? » , a comparé le Cheikh Al Alaoui au célèbre Junayd de Bagdad, surnommé sayyid al-tâ'ifa, le « maître de l’ordre des soufis ».
Il y a aussi Augustin Berque, père de l’orientaliste français bien connu Jacques Berque, mort en 1995. A. Berque a côtoyé le Cheikh Al Alaoui de 1921 jusqu'à la mort de celui-ci en 1934. Il était fasciné par le personnage, et a même écrit un long article sur lui. Il y loue la complétude du Cheikh. Il voyait en lui à la fois un saint traditionnel et un homme moderne, visionnaire . Il faut souligner que des livres scientifiques récents sur le soufisme font encore état du charisme qui émanait du Cheikh. Près de soixante-dix ans après la mort de celui-ci, on peut prendre la mesure de son impact en Occident, lequel continue de se propager comme une onde jusqu’à nos jours.
Venons-en maintenant au rayonnement du Cheikh El Alaoui sur les convertis à l'islam. Ce mot « converti » n'est pas très adéquat car la personne qui vient du judaïsme, du christianisme ou d’autres religions ne fait que prolonger son chemin en islam. Elle parachève mais ne renie rien. La grande majorité de ces Européens touchés par le Cheikh Al Alaoui, étaient très nettement des artistes et des intellectuels. Ils ne sont pas tous connus mais l’un d’eux, Mr. Probst- Biraben, qui était professeur à Constantine et fut muqaddem de la tarîqa ‘Alawiyya dans les années 20-30, évoque « des orientalistes et des voyageurs » devenus fuqarâ' ‘alaouites .
J’évoquerai d'abord les convertis français établis en Afrique du Nord, tel Eugène Taillard qui était interprète assermenté au tribunal de Tunis. Le plus connu est évidemment Gustave Henri Jossot, ‘Abd al-Karîm en islam, mort en 1951. Artiste peintre et écrivain, il était lui aussi un précurseur assez audacieux. L’islam de Jossot est présenté par A. Berque comme « une réaction de l’âme contre la civilisation mécaniste » . Il disait aussi que cet islam soufi était le fait d'Européens désireux d’une régénérescence métaphysique. Ces êtres-là ne trouvaient plus dans un certain sentimentalisme catholique, je le dis en présence de frères chrétiens, une nourriture vraiment spirituelle. Il faut aussi ajouter que le christianisme, qui se présente comme un message d’amour et de charité, s’accommodait bien du colonialisme. Le recteur actuel de la Mosquée de Paris, Dalîl Boubakeur, écrivait récemment que « nombre de conversions à l’islam ont été enregistrées à l’appel du soufisme ou commencées dans la grande zâwiya de Mostaganem » . Ce processus a commencé du vivant du Cheikh Al Alaoui, mais il s’est poursuivi après.
C’est surtout l’attrait qu’a exercé le Cheikh Al Alaoui sur les "chercheurs de vérité" établis en Europe qu'il convient de souligner. Le relais essentiel, sur ce point, est vraiment René Guénon. Il est une figure incontournable, que certains d’entre vous connaissent. Il fut d'abord franc-maçon, côtoya à Paris différents milieux ésotéristes, puis entra en islam en 1912, sous le nom de ‘Abd al-Wâhid Yahya. Initié dans la tarîqa Shâdhiliyya, il a écrit sur la métaphysique et les différentes doctrines spirituelles qui, pour lui, ont toutes un fond commun. Il s’est établi en 1930 au Caire, où il a continué à écrire et surtout à correspondre. Il avait un rôle de maître à penser, non de maître spirituel. Il conseillait par correspondance beaucoup d’Européens qui cherchaient une voie. Guénon, qui mourut en 1951 au Caire, n’a pas fréquenté, semble-t-il, de zâwiya ‘Alawiyya à Paris, bien qu’il en parle dans ses écrits. Il a vécu à Sétif comme enseignant vers 1915, mais a découvert apparemment la dimension du Cheikh Al Alaoui au Caire. Là, il a eu un maître shâdhilî tout à fait authentifié, le cheikh ‘Illîsh.
Les Européens qui étaient convertis ou en passe de l’être, étaient en quête d'un islam ésotérique plutôt qu’exotérique. Ils avaient besoin d'une source initiatique vivante et accessible. Guénon a donc envoyé nombre d’Européens à Mostaganem, car cette source était providentielle. D’une part, l’Algérie n’était pas loin de la France et elle était française à cette époque. Mais dès le début, on s'aperçoit que Guénon avait peur que la tarîqa ‘Alawiyya ne s’ouvre aux Européens, ce qui pouvait à ses yeux être « une cause de déviation ». Il y a là de sa part une certaine contradiction, puisque lui-même est entré en islam et qu’à partir du Caire il envoyait des Européens à Mostaganem. J’ai à ce propos une anecdote personnelle : les grands-parents de mon épouse ont correspondu avec Guénon au cours des années 1920. Celui-ci leur disait de ne pas quitter la tradition chrétienne catholique, et d'attendre. Guénon pensait qu’une régénérescence de l’Eglise pouvait peut-être survenir. Ils ont attendu pendant plusieurs années, eux et d’autres Européens. En 1932, il leur a dit que cette régénérescence n'était plus envisageable. A cette époque il y avait peu de musulmans européens; il fallait créer un cadre tout à fait nouveau.
Avec Frithjof Schuon (m. 1998), l'influence initiatique du Cheikh Al Alaoui en Occident prend un tournant particulier et une ampleur incontestable. Artiste suisse allemand, Schuon entre en islam à Paris. Il adopte aussitôt, comme d'autres convertis à cette époque, l'habit islamique traditionnel, par esthétisme spirituel et également parce que c'est pour lui source de baraka. Il cherche alors un maître spirituel. En novembre 1932, il rencontre un faqîr yéménite à Marseille qui lui conseille d'aller voir le Cheikh, dont il a déjà entendu parler. Arrivé à la zâwiya, il reçoit d'ailleurs une lettre de Guénon lui recommandant de se rendre à Mostaganem ! Le Cheikh Al Alaoui était déjà très malade : il ne reçoit Schuon que deux fois. Schuon prend alors le rattachement. Mais il ne sera nommé muqaddem que par le cheikh Hajj ‘Adda Bentounès, pour l'Europe. Par sa sensibilité guénonienne, il dispense l'enseignement ‘alawî à Lausanne, où il attire beaucoup d'intellectuels européens, écrivains, traducteurs, universitaires... En 1987, il s'établit aux Etats-Unis. Schuon est un auteur prolifique, à l'écriture forte. Il a donné une version occidentale de la Tradition universelle dans son ouvrage De l'unité transcendante des religions, et a exercé une forte empreinte sur certains milieux chrétiens.
Voici quelques disciples ou ex-disciples importants de Schuon :
Titus Burckhardt (m. 1984) est surtout connu pour ses travaux sur l'art et l'architecture islamiques; il a été un des maîtres d'oeuvre de la rénovation de la vieille ville de Fès.
Michel Vâlsan (m. 1974) était à l'origine un diplomate roumain établi à Paris. Il a été l'initiateur des études akbariennes (études portant sur Ibn ‘Arabî - le Shaykh al-Akbar) en Occident, lesquelles connaissent encore une prodigieuse expansion. Vâlsan fut le directeur des Etudes Traditionnelles de 1961 à 1974, et le maître d’une branche indépendante à Paris.
Martin Lings est un Anglais qui a maintenant dépassé les quatre-vingt dix ans. Ancien conservateur des manuscrits arabes à Londres, il fut un proche de Guénon au Caire. Son ouvrage Un saint musulman du XXe siècle a beaucoup contribué à faire connaître le Cheilh Al Alaoui en Occident. Lings est actuellement un des deux successeurs (khulafâ') de Schuon; l'autre est S. H. Nasr.
Iranien d'origine, Seyyed Hossein Nasr a émigré aux Etats-Unis suite à la Révolution iranienne. Universitaire et auteur "traditionnaliste" reconnu, il est un des représentants majeurs de l'islam en Amérique.

Du vivant du cheikh Hajj ‘Adda, Schuon a pris son indépendance de manière tranchée, ce que lui reprocheront même certains disciples. Il fonde alors sa propre voie, prétendant être le seul héritier du « secret » (sirr) du Cheikh Al Alaoui alors que, comme cela a été souligné, le Cheikh avait assez d'envergure spirituelle et initiatique pour investir plus d'un soufi. Les « rénovateurs » (mujaddid) de l'islam exercent leur fonction à tous les niveaux, dans tous les aspects de la vie. Or la plupart des Européens convertis, refusant la modernité de l'Occident, n'ont voulu voir chez le Cheikh qu'un saint médiéval : « On peut comparer la rencontre d'un de ces messagers à celle d'un saint du Moyen-ge ou d'un patriarche sémitique, écrivait Schuon. Comment oublier cette apparition d'un anachronisme émouvant : ce vieillard fin et grave qui semblait être sorti de l'Ancien Testament ou du Coran ? [...] Il exhalait de lui quelque chose de l'ambiance archaïque et pure des temps de Sidna Ibrahim El-Khalîl (Abraham) ».
On peut comprendre cette aspiration à toucher la Tradition primordiale, dans un Occident qui a vécu l'industrialisation, la guerre de 14-18, le « désenchantement du monde », la perte des valeurs... Mais, de ce fait, ces Européens ont gommé l'aspect moderniste du Cheikh, souligné par A. Berque, son souci d'ancrage dans la société, d'être en harmonie avec son temps, souci qui, au demeurant, caractérise tout maître soufi authentique.

Branches arabes de la ‘Alawiyya : l'influence initiatique et doctrinale du Cheikh touche encore aujourd'hui nombre d'Occidentaux convertis par l'intermédiaire de branches de la ‘Alawiyya disséminées dans le monde arabe. Parmi ces branches, on peut citer la Madaniyya tunisienne, elle-même ramifiée, ou encore la voie du cheikh al-Hâshimî, à Damas, qui a donné naissance à différents groupes contemporains. Plusieurs intellectuels ou universitaires européens sont affiliés à ces voies, qui ont parfois des représentants de souche européenne. Le Dîwân du Cheikh y reste toujours très célébré.

En définitive, la raison fondamentale de l'influence du Cheikh en Occident tient à sa fonction christique. Tous les Occidentaux de culture chrétienne qui ont approché le Cheikh ont été frappés par la ressemblance de son visage, de son attitude générale, avec ce qu'on se représente traditionnellement du Christ. On connaît le témoignage du Docteur Carret. ‘Abd al-Karîm Jossot, quant à lui, écrivait que « le Cheikh a une belle tête de Christ douloureux et tendre ».
Ces diverses allusions ont conduit M. Vâlsan à consacrer un article à la fonction christique du Cheikh . L'auteur y évoque la station spirituelle (maqâm) christique du Cheikh, et le sens que celle-ci revêtait : « La tarîqa à laquelle il appartenait, à part un rôle normal dans son cadre islamique [...] ayant aussi à constituer la présence effective du tasawwuf, comme voie initiatique, aux confins du monde occidental et même à l'intérieur de la zone d'influence européenne sur le monde musulman, devait s'exprimer à travers des modalités appropriées à un contact effectif et efficace avec la sensibilité intellectuelle de l'Occident » . M. Chodkiewicz, pour sa part, fait ce commentaire : « L'attraction très forte que le shaykh al-‘Alawî exerça sur certains Européens qui devinrent ses disciples et le rôle que sa tarîqa a joué dans l'introduction du tasawwuf en France et dans d'autres pays occidentaux confirment l'adéquation entre le type de walâya qu'il incarnait et la nature du milieu dans lequel il était appelé à représenter le tasawwuf » .
On comprend mieux dès lors l'intérêt que portait le Cheikh à la tradition chrétienne. Il faut ici apporter une précision doctrinale : selon le soufisme, les saints musulmans héritent des prophètes antérieurs à Muhammad par l'intermédiaire de la fonction globalisante, synthétisante (jam‘iyya) du Prophète, lequel récapitule tous les types prophétiques antérieurs. Tel saint sera, à un moment de sa vie ou plus durablement, "noétique", "abrahamique", "moïsiaque", ou "christique". Il peut également passer d'un héritage à un autre. Cet héritage agit comme un « patrimoine génétique » qui « marque de caractères précis et repérables le comportement, les vertus caractéristiques et les charismes du walî ("saint") » . Le soufisme a ainsi connu des saints moïsiaques qui, à l'instar du prophète Moïse descendant du Mont Sinaï, se voilaient le visage afin que la lumière intense qui en émanait n'aveugle ou ne tue pas leurs interlocuteurs. D'autres saints, "christiques" cette fois, auraient eu la faculté de ressusciter les morts, comme le fit Jésus. La doctrine de l'héritage prophétique (wirâtha) affleure chez les premiers auteurs soufis, mais elle trouve sa formulation chez Ibn ‘Arabî.
La dimension christique est restée présente, il faut le noter, chez les successeurs du Cheikh Al Alaoui à Mostaganem. Pensons au beau texte Jésus, âme de Dieu du cheikh Hajj ‘Adda, à la présence du cheikh Khaled en Europe et à son rôle pionnier dans le dialogue islamo-chrétien... Chez Schuon également, les traits christiques sont prononcés : il avait pour nom « cheikh ‘Îsâ (Jésus en islam) » et avait baptisé sa voie la Maryamiyya, du nom de Maryam, la Vierge Marie.

Par l'effet de sa seule baraka (influx spirituel), le Cheikh Al Alaoui a largement contribué à l'ouverture de l'Occident à l'islam; il a préparé l'éclosion en Europe d'un islam de connaissance, de sagesse et d'amour. La plupart des conversions en islam qu'enregistre l'Occident depuis maintenant des décennies ne sont pas dues à la diligence des wahhabites, malgré les pétro-dollars dont ils inondent la planète, mais, pour l'essentiel, à la spiritualité universelle que véhicule le soufisme.


1 Paris, 1977.
2 J. Cartigny, Cheikh Al Alawi, Documents et Témoignages, Paris, 1984, p.31-55.
3 Ibid., p.79.
4 Ibid., p.50.
5 Revue As-Salam n°23, Paris, p.15.
6 « Sur le cheikh al-‘Alawî », paru dans son ouvrage posthume L'Islam et la fonction de René Guénon, Paris, 1984, p.47-54.
7 Ibid., p.52.
8 Le Sceau des saints, Paris, 1986, p.105.
9 Ibid., p.96-97.






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MessagePublié: 08 Juil 2005, 21:30 
http://www.islamophile.org.

L’enregistrement de la conversion
Le vendredi 17 décembre 2004.

Question

Chers savants,

Que la paix soit sur vous. J’ai embrassé l’islam récemment, et je voudrais savoir s’il est nécessaire pour moi d’obtenir un document ou une preuve de ma conversion. Que Dieu vous en rétribue.


Réponse de Sheikh Ahmad Kutty

En toute rigueur, et au plan de votre salut personnel dans l’au-delà, vous n’avez besoin d’aucun document. Néanmoins, pour des raisons de reconnaissance et d’identification, il est très recommandé d’enregistrer votre conversion. Autrement dit, vous feriez bien de demander un certificat de conversion auprès d’un centre islamique reconnu et habilité à le faire. Cette démarche ne relève pas uniquement du confort personnel, mais peut être indispensable en vue du pèlerinage ou du mariage islamique, par exemple.

Par conséquent, je vous recommande de demander un certificat de conversion auprès d’un centre islamique reconnu ou d’une mosquée de votre ville attestant que vous êtes musulman. Il convient également de garder à l’esprit que l’efficacité et le professionnalisme sont recommandés en islam ; le Prophète - paix et bénédictions sur lui - dit à cet effet : « Dieu aime, lorsque l’un de vous accomplit une œuvre, qu’il le fasse soigneusement. »

J’implore Dieu de raffermir votre foi et de vous accorder le succès dans toutes vos initiatives vertueuses. Amen.

Traduit de l’anglais du site Islamonline.net.


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MessagePublié: 09 Juil 2005, 16:47 
http://www.vdfr 95.com Dossier 62 - voix des français -

Un symptôme de l'islamisation :
les "convertis du Djihad"
Les terribles attentats de Madrid ont à nouveau révélé la haine que les militants fanatiques de l'islam vouent à l'Europe et aux Européens. En effet, au-delà du soutien apporté par l'Espagne à l'intervention américaine en Irak, il ne fait pas de doute que c'est la soumission de l'Europe entière à l'islam qui reste l'objectif ultime et d'ailleurs revendiqué des "guerriers d'Allah". Mais, à côté de la haine manifestée par des terroristes étrangers qui pénètrent sur notre continent en utilisant les filières d'immigration légales et illégales, il est un autre phénomène qui devrait faire réfléchir les militants du prétendu antiracisme et de la culpabilité de l'homme blanc: celui des activistes islamistes d'origine française et européenne. Un nombre croissant de jeunes Européens convertis à l'islam prête en effet leur concours aux menées islamistes. Pour expliquer ce phénomène, deux thèses ont été avancées. Selon la première les "émirs'aux yeux bleus", comme on les appelle, éprouveraient de la fascination pour la force des militants islamistes rencontrés dans leur entourage. Selon la seconde, ils se seraient convertis moins par conviction religieuse que par haine de leur propre pays, ce qui expliquerait leur volonté de se retourner contre lui. Mais ces deux types d'explications n'en font, en réalité qu'une seule, la fascination de l'autre et la haine de soi n'étant que les deux faces d'une même médaille. Si bien que l'on peut, à juste titre, considérer les convertis du Djihad comme les enfants du discours prétendûment antiraciste et réellement culpabilisateur dispensé, depuis des années maintenant, aux jeunes de France et d'Europe.

Carol Bigot



Quelques parcours d'activistes islamistes d'origine française




Il est bien sûr très hasardeux d'évaluer le nombre exact d'européens de souche ayant rejoint l'activisme islamiste après s'être convertis à l'islam. Au landemain du 11 septembre 2001, Ben Laden lui-même saluait les "centaines" de volontaires étrangers ayant décidé d'apporter leur concours à la guerre sainte. Mais, selon les services antiterroristes, seuls une centaine d'entre eux seraient d'authentiques convertis, l'essentiel des troupes islamistes en provenance d'occident étant constitué de jeunes Beurs réislamisés dans les mosquées et associations musulmanes radicales. Cepandant, il n'est pas inintéressant de se pencher brièvement sur les parcours des plus connus de ces convertis, tant ils révèlent les progrès de l'islamisation de notre pays.

- David Courtalier est né en 1969, dans le village de La Roche sur Foron (Haute Savoie) où il a fréquenté le lycée catholique Sainte Famille. Converti à l'islam en 1990, son nom a été cité dans l'enquête sur les attentats perpétrés contre les ambassades américaines de Nairobi et Dar Essalam.

- Lionel Dumont est né en 1970 à Marcq-en-Bareuil, dans la région lilloise, d'une famille catholique pratiquante. Il s'est converti à l'islam pendant son service militaire. Fin 1994, il est envoyé en Bosnie par une association "humanitaire" islamique. Un an plus tard, de retour en France, il participe au "Gang de Roubaix" qui commet des braquages pour financer la "guerre sainte". Après avoir fui en Bosnie, il sera finalement arrêté à Munich, le 13 décembre 2003, lors du démantèlement d'une cellule d'Al Qaïda par la police allemande.

- Xavier Joffo est né en 1971 à Bordeaux. Il s'est converti à l'islam en 1993. Dès 1994, il s'investit dans l' "humanitaire islamique" en Bosnie avant de partir conbattre dans les rangs de la Légion arabe en Tchétchénie. En avril 2000, il est tombé sous les balles russes à Grosny.

- Johann Bonte a été converti à l'islam par l'époux de sa soeur Sylvie : Djamel Beghal, un activiste islamiste à la tête d'un réseau d'une dizaine de personnes arrêtées dans différents pays européens. La particularité de Johann tient à l'emploi qu'il occupait jusqu'à son arrestation : médiateur social de la commune de Corbeil-Essonnes !

- Hervé Loiseau, dit Hervé Djamel Loiseau, est né à Paris en 1973. Il se convertit à l'islam pendant son service militaire. Après avoir fréquenté diverses salles de prières, il décide de rejoindre l'Afghanistan des Talibans. Après avoir été entraîné dans divers camps d'Al-Qaïda, il aurait participé à la défense de Tora Bora. son corps sans vie a été retrouvé dans les montagnes où il avait fui l'avancée des troupes américaines.


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MessagePublié: 11 Juil 2005, 10:23 
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Épreuves subies par un nouveau converti
Le mercredi 23 février 2005.

Question

J’ai quatorze ans et je me suis convertie à l’islam. Le problème est que je vis avec ma famille qui n’est pas d’accord avec ma décision d’être musulmane. J’ai peur, si je commence à pratiquer la religion ouvertement, d’affronter beaucoup de problèmes et d’être mise à la porte. Vaudrait-il mieux que je ne devienne pas encore musulmane (en d’autres termes, que je ne prononce pas l’attestation de foi) jusqu’à ce que je sois indépendante et que je compte sur moi-même pour pouvoir bien pratiquer ma religion (nourriture, habillement, prière), ou bien serait-il mieux que je devienne musulmane sans bien pratiquer la religion ? En effet, je ne peux ni manger de la nourriture licite (halâl), ni porter le voile ; d’ailleurs, je suis obligée d’aller à une école catholique avec un certain uniforme.


Réponse du Docteur Muzammil Siddîqî
[1]

Que Dieu vous bénisse et renforce votre foi. Que Dieu bénisse vos parents afin qu’ils voient également la lumière de la foi qui illumine maintenant votre âme. Qu’Allâh les guide afin qu’ils ne soient pas trop durs à votre égard et qu’ils vous laissent libre de votre foi.

En effet, votre situation ressemble de près à celle de la majorité des premiers musulmans à La Mecque. Ces derniers durent affronter beaucoup de difficultés pour pratiquer leur foi. Mais, par la volonté de Dieu, une grande récompense et de la bénédiction vous attendent.

Vous dites que vous avez quatorze ans. Selon la Loi islamique, vous êtes adulte ; mais pour la loi américaine, vous êtes toujours mineure. Je ne vous conseille donc pas de quitter votre maison. Restez avec vos parents le plus longtemps possible. Mais, puisque vous avez reconnu qu’Allâh est votre Seigneur et que le Prophète Muhammad est le Messager d’Allâh, ne remettez pas votre profession de foi à plus tard.

Dites la profession de foi dans l’intimité de votre cœur. Ne dites pas à vos parents que vous êtes musulmane, mais pratiquez l’islam en secret, autant que vous pouvez. Si, en raison de votre âge, vous ne pouvez pas pratiquer quelque enseignement de l’islam, vous n’encourrez aucun péché, par la volonté de Dieu. À cet égard, Allâh Tout Puissant dit dans le Coran : « Allâh n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité ». [2]

Chaque fois que vous en avez l’occasion, parlez à vos parents de la beauté de l’Islam et de ses enseignements simples et droits. Cependant, n’entrez pas dans des polémiques avec eux et ne les fâchez pas.

Soyez bonne et douce envers vos parents, mais évitez autant que possible ce qui est interdit dans l’Islam. À l’âge de 18 ans, vous pourrez déclarer votre islam, et serez capable de vous adapter à la situation.

J’espère qu’à ce moment-là, vos parents vous accepteront également. Je vous propose de lire l’histoire très intéressante de quelques femmes américaines qui sont passées par une situation semblable à la vôtre. Le livre est intitulé Daughters of Another Path (Les Filles de l’autre voie), écrit par Carol Anway [3]. Un autre bon livre, publié récemment, s’intitule The Sun is rising in the West : New Muslims tell about their journey to Islam (Le Soleil se lève sur l’Occident : Les Nouveaux Musulmans parlent de leur itinéraire vers l’islam) , par Mudhaffar Halîm et Bournan Betty.

Traduit de l’anglais du site Islamonline.net.
[1] Dr Muzammil Siddîqî est l’ex-Président de la Société Islamique d’Amérique du Nord.

[2] Sourate 2, Al-Baqarah, La Génisse, verset 286.

[3] Les Filles de l’autre voie est disponible en français dans plusieurs librairies musulmanes, dont la librairie Essalâm, à Paris.



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MessagePublié: 11 Juil 2005, 12:49 
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Panorama des conversions à l’Islam en France
Par Marie Bastin
vendredi 23 mars 2001


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Il n’y a rien d’exceptionnel en soi à se « convertir » à une religion autre et à quitter celle dans laquelle, culturellement ou spirituellement, nous sommes nés. Se « convertir » à l’Islam n’en est pas moins surprenant, mise à l’index médiatique du monde arabo-musulman récente, exceptée. Depuis toujours les monothéismes observent des mouvements individuels de « passage » dont les circonstances sociales et historiques estampillent les parcours. C’est « croire » qui ne semble pas « banal » avant tout, aujourd’hui, dans nos sociétés occidentales. C’est la croyance en une religion historique qui étonne et paraît as been, si elle ne dérange pas. Le « New Age », le boudhisme, les « philosophies » du développement personnel, les occultismes renaissants apparaissent plus « post-modernes » relayés qu’ils sont par la presse audiovisuelle, l’édition et la multitude de stages.


Etre chrétien, juif ou musulman est le plus souvent motivé par des appartenances traditionnelles et par des « revendications politiques » de tout ordre. On en sourit, bien que et heureusement, la république française, laïque englobante, ait offert à chacun la liberté individuelle et privée de « croire ».


Se « convertir » à l’Islam en république laïque du début du XXI ème siècle relève de l’Histoire, de la sociologie, de la philosophie et de la « théologie ».


Les premiers « nouveaux venus » en Islam s’identifient, dès les premiers temps de l’Islam, au cours des expansions omeyyade et abasside (VII éme au XI ème siècles) la diffusion de la religion musulmane progresse, mais, c’est à la victoire des Turcs et à la création des empires mongol puis ottoman que l’on assiste à des conversions de masse. Au sein même de l’Islam, l’adhésion au soufisme était considérée comme une « conversion » pour exemple : Abu al-Hassan al-Asari (m. 935), Ibrahim ibn Adham (m. 777), Bishr (m. 840), Shaqiq de Balq (m. 809), Abu Hamid Ghazali (1058-1111), Jalal al-Din Rumi (m. 1273), Abd al-Aziz al-Dabbagh dont nous avons les témoignages écrits. Un « retour » (tawba, en arabe) à l’orthodoxie s’inscrit également dans les mouvements internes à l’Islam, soit comme un repentir après une vie reconnue comme n’étant pas en adéquation avec celle d’un « bon musulman » ou comme la reconnaissance d’un égarement vers une obédience musulmane « sectaire ».


Aucun recensement de « convertis » plus ou moins célèbres ne nous est parvenu. Mais, Jacques Neirynck, lui-même, spécialiste des questions concernant la foi et la culture chrétienne, assure que les oppositions virulentes qui déchiraient la communauté chrétienne, dans les premiers siècles de son existence, ont « poussé » nombre de judéo-chrétiens à devenir musulmans, déconvenus par ces débats et l’affirmation d’un Dieu unique leur étant apparu suffisamment forte ! Bayle en 1697, dans son Dictionnaire historique et critique affirmait que « Sans doute il y a plus de chrétiens qui se font mahométans que de mahométans qui embrassent l’Evangile [...] qu’ils conviennent l’un et l’autre que la religion mahométanne est plus commode pour vivre, et que la chrétienne est plus sûre pour mourir. » Léopold Weiss devient, au début du XX ème siècle, il le raconte dans son autobiographie « Le chemin pour la Mecque » (éditée chez Fayard en 1979 en français), Muhammad Asad. Isabelle Eberhard, journaliste et écrivain, a passé de 1897 à 1904, sa vie entre la Tunisie et l’Algérie, mariée à Ehnni Slimène, s’était-elle convertie à l’Islam ? Si cela paraît assez évident, elle n’en a pourtant rien écrit. Parmi les contemporains connus, comptent comme captivés par l’Islam, Pierre Loti, Sir Richard Burton, René Guenon rattaché à la Tariqah soufie du Sheikh Abd Al-Rahman Elish al-Kabir al-Alim al-Malik al-Maghribi. Les convertis sont Sheikh Adb al-Wahid Yahia (un Suédois), Maurice Béjart, Vincent Mansour Monteil, Roger Garaudy et Mme Eva Vitray-Meyerovitch.




Depuis les années 50, la France compte, avec les communautés catholiques, protestantes, orthodoxes, juives, de plus en plus de communautés d’origines étrangères appartenant à d’autres religions comme le boudhisme, l’hindouisme et l’Islam. Tolérées socialement, leur nombre, leur capacité associative et leur visibilité augmentent. Il n’est donc pas complètement nouveau, en Occident, d’y voir « briller le soleil d’Allah ».


Le statut religieux actuel des Français et des étrangers résidant en France est régi par les articles 10 et 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, la Loi du 9 décembre 1905, et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (4 décembre 1950), ratifiée par la France le 31 décembre 1973. Diversité et liberté religieuse sont donc reconnues officiellement, sans que les conversions individuelles ne soient pour autant déclarées, enregistrées quelles sont, si elles concernent une entrée en Christianisme ou en Judaisme, le plus souvent. En France, l’Institut de la Mosquée de Paris délivre un certificat de conversion à l’Islam sur entretien-évaluation. Rien, mis à part les déplacements prévus en Arabie Saoudite pour les pèlerinages, n’oblige un nouveau musulman à être inscrit comme tel dans un registre. La foi étant une affaire strictement personnelle et aucun clerc n’étant investi de la capacité à « évaluer » la foi des uns ou des autres, aucun « baptême » n’étant prévu. La majorité de ceux qui se « convertissent », le font à l’Islam sunnite, majoritaire sur le territoire français, légaliste ou traditionnaliste, au soufisme (branche mystique de l’Islam) quand elles sont faites en France. D’autres peuvent avoir embrassé l’Islam shi’ite, majoritaire en Iran, rencontré au Liban, en Syrie, en Irak, au Pakistan et en Inde ou l’Islam confrérique mouride sénégalais ou celui de la Qadariyya marocain. A l’heure actuelle, en France, le nombre relatif de « convertis »est de 100 000 hommes et femmes qui sont plus nombreuses, bien que les témoignages recueillis soient plus souvent masculins (en l’état actuel de nos recherches).


Un point de définition mérite d’être fait, plus pour cadrer le propos que pour le marginaliser. Tous les Français musulmans rencontrés « n’aiment pas », en effet, ce terme de « converti ». Sans le formuler très explicitement, ils ressentent le sens péjoratif de « renégat » ou de « traître », et n’en apprécient pas la dimension réductrice, excluante et dévalorisante. Etre musulman est vécu profondément dans sa dimension universelle. Pour parler d’eux, il faut bien choisir une terminologie, toute maladroite qu’elle soit : se « convertir », signifie « adhérer à une croyance en abandonnant une autre », en français. En arabe, sallama amrahu lillah, dans le cadre d’une entrée première, il s’agit de « soumettre sa volonté à Dieu » ou aslama qui signifie « se convertir (à l’Islam) ». Si, c’est adopter un autre système de croyance de son libre choix, du fait de l’attrait pour d’autres horizons spirituels et sociaux, la « conversion » religieuse n’en est pas pour autant une décision strictement individuelle. Elle remet en question le choix des autres, relativise le choix des croyants de la religion ou de la culture religieuse abandonnée, réaffirme, mais remet également en question (plus ou moins fortement) celui des croyants de la religion embrassée.




La démarche individuelle de « conversion » est le fruit d’une quête spirituelle, d’une déception vis-à-vis de la religion ou culture religieuse d’origine, d’une recherche de certitudes, d’absolu ou d’apaisement. Dans certains ouvrages, l’objectif de la quête a été identifié comme étant l’oecumenisme. Ceux que nous avons rencontrés, n’adhérent pas à cet aspect philosophique, sans pour autant le remettre en cause, mais invoquent une ferveur, le refus de l’indifférence à l’égard, dans la société actuelle, des aspirations spirituelles, condamnent le monde moderne, sans « âme ».


Psychologiquement, il n’est pas possible de tracer un portrait type du ou de la « converti(e) », et c’est heureux. En revanche, chez la majorité d’entre eux se dégage un besoin d’appartenance fort à une communauté qu’ils n’ont, semble-t-il, pas satisfait dans leur famille ou dans l’environnement social d’origine. Ils sont très soucieux d’une recherche de pureté et/ou d’une certaine forme de « sainteté », de valeurs références, de « contraintes » tant pour leur existence quotidienne que pour leur évolution intellectuelle personnelle et en tant que membre d’une société, au sein de laquelle, ils expriment l’importance de s’engager et d’être responsables. Il est possible de se joindre à Marcel Gauchet qui évoque comme une des raisons fondamentales d’un « retour du religieux » contemporain, le « désenchantement du monde », une recherche de sens à donner à l’existence et la nécessité de vivre avec la mort. Tous ont appris la langue arabe par leurs propres moyens, en suivant un cursus universitaire, en séjournant qui au Moyen-Orient, qui au Maghreb.


Le choix spirituel personnel se concrétise toujours à l’issue de rencontres avec un ou des musulman(e)s. De façon fortuite ou en allant dans une mosquée, ici ou à l’étranger, une initiation scande ce cheminement solitaire. Dans certains cas, ceux des confréries, ils reconnaissent leur « maître », se décident à en être l’un des disciples. La culture arabo-musulmane marquée du sens de l’accueil et de l’hospitalité, le groupe familial auquel il est, rapidement et généreusement, possible d’appartenir, hors liens maritaux (c’est une autre question, d’importance) sont des facteurs souvent évoqués, même s’ils ne sont évidemment pas décisifs.


Résumer la vie de chacun d’entre eux, serait les trahir. On retrouve diversement vécue et exprimée une sérénité spirituelle trouvée, accompagnée d’un apaisement psychologique moins explicitement traduit. Ils font preuve d’une grande connaissance du Coran, des ahadiths, des exégèses et penseurs et des pratiques et rituels de l’Islam, qu’ils étudient (même après 17 ans de « conversion ») en arabe classique et en français. Majoritairement, leur entrée en Islam, les a éloigné de leur famille (ascendants) quand celle-ci comprend qu’il ne s’agit pas d’une lubie passagère, bien qu’ils n’apparaissent pas comme des prosélytes acharnés et réaffirment leur tolérance à l’égard des autres religion. L’athéisme seul les choque particulièrement.


Leur quête spirituelle a pris naissance au sein même de leur culture religieuse d’origine, le plus souvent chrétienne. Certains, protestants ou catholiques pratiquants, à l’heure du doute confrontée à l’adolescence, cherchent à connaître les autres spiritualités du siècle. Une rupture, parfois une vraie révolte les entraînent à remettre en cause les principes, les pratiques et les pratiquants qu’ils côtoient et à découvrir le pragmatisme, le renoncement, la compassion infinie envers les êtres et l’oubli de soi du boudhisme ou directement l’Islam.


Ceux qui passent par le boudhisme n’y trouvent pas la transcendance inconsciemment recherchée, et le délaissent insatisfaits. Ils poursuivent leur quête et font connaissance avec l’Islam, par hasard, en lisant ou par quelqu’un dont la force spirituelle ou tout simplement le comportement culturel, imprégné de sagesse et de générosité, les déclenchent, encore, à rompre et à s’investire dans une autre vie spirituelle « plus concrète et plus en adéquation avec l’existence quotidienne ».


Pour ceux qui se sont ouverts « directement » à l’Islam, le chemin vers leur état de musulman semble ferme. Tous en sont après 4, 8, ou 20 ans convaincus et définitivement musulmans, même, s’ils ne « l’avouent » pas, ayant eu affaire au questionnement et au doute qui peuvent s’immiscer dans leur certitude. Dans tous les cas, que la conviction ait été accomplie sur un mode rationnel ou par une adhésion émotionnelle, les mots de Saint Augustin, pour qui la « conversion » « achemine l’être humain vers son accomplissement » jusqu’à ce qu’il « acquiert son identité véritable... n’en reste pas à un mouvement d’intériorité, mais suppose également et indissociablement la rencontre et l’acceptation de l’altérité » (Marie-Anne Vannier, De la conversion, Cerf, 1998, p 281), sont à garder à l’esprit : « Qu’est-ce donc qui se passe dans une âme, lorsqu’elle se réjouit davantage d’avoir recouvré ce qu’elle aimait que si elle l’avait toujours possédé ? »


Professionnellement, être musulman et être ingénieur, enseignant, travailler dans une entreprise privée ou dans la fonction publique, n’est apparemment pas du tout en contradiction. Si, ces hommes et ces femmes reconnaissent qu’il n’est pas toujours facile d’être accepté comme français musulmans et qu’une certaine discrétion leur est nécessaire, ils ne mettent pas en exergue des difficultés à vivre leur pratique (interdits alimentaires, jeûne ou prière). Les jeunes femmes choisissant de se voiler, elles, sont sujettes aux critiques et à l’incompréhension, de la part des hommes comme des femmes, au point que certaines, privilégiant leur spiritualité, décident de travailler dans un milieu exclusivement musulman et d’avoir une activité professionnelle complètement « licite » (dépourvu de relation avec l’alcool, le porc ou à des pratiques financières « illicites »). Emerge, chez elles, un besoin de reconnaissance et de respect de la part de la société française, qui devient prioritaire, dans laquelle par ailleurs, elles vivent pleinement, et dont elles ne veulent pas faire l’économie. D’autres, hommes et femmes, vivent et travaillent sans « afficher » ni leur foi ni leur pratique, ne souhaitant pas être en conflit avec leurs collègues ou leur hiérarchie, appliquant les principes de la laïcité, qui réservent au privé la vie religieuse, et ne cherchant aucune forme de reconnaissance explicite de leur « différence ».


Familialement, ils sont nombreux à vivre avec des musulmans d’origine le plus souvent, se marient avec un(e) musulman(e) d’origine également. Ils reconnaissent, pour la plupart, être particulièrement bien accueillis dans la communauté musulmane, même si, indirectement, ils se sentent « obligés » d’en « faire plus » ou d’avoir à « prouver » plus que tout autre leur « islamité ». Ce qui semble leur convenir et les stimuler tant intellectuellement que spirituellement.


Hommes et femmes éduquent leurs enfants, quand ils en ont, dans les principes de l’Islam, admettant d’avance que ceux-ci pourraient, comme ils l’ont fait, rompre avec la culture religieuse de leurs parents. S’ils le redoutent, ils s’y préparent.


Aucun d’eux ne confond « être arabe » et « être musulman », d’autant qu’ils peuvent vivre auprès de communautés d’Afrique noire, iranienne ou même asiatique. Sans ostracisme volontaire, ils se sont « créé » une communauté d’adoption et vivent dans deux univers assez séparés, le français et le musulman.


La simplicité évidente et peut-être étonnante, pour certains, de la « conversion » à l’Islam, tient à l’absence de « baptême » et de clergé, mais est intrinsèque aux principes même de la religion. En effet, en référence aux écrits de T. Ramadan dans « Peut-on vivre avec l’Islam ? » (Favre, Lausanne, 1999), « l’explication » est la suivante : « Dans la tradition musulmane, à l’origine de la création, l’humanité entière, tirée des reins d’Adam, est présente et témoigne de la réalité d’un pacte originel entre Dieu et l’humanité.[...] Selon cette tradition, il existe dans le cœur de chaque être, une aspiration naturelle à la transcendance(fitra en arabe). [...] La dimension spirituelle participe de la conscience humaine, elle est dans le cœur de chacun. La foi est donc préexistante [...]. Découvrir la foi c’est donc la dé-voiler, la re-trouver. » Qu’est-ce qui « séduit » le « converti » ? Une des jeunes femmes rencontrées a confié que ce qui l’avait littéralement bouleversée -T. Ramadan le traduit encore parfaitement- est que « l’humanisme musulman est fondé sur la conception de l’innocence originelle de l’homme, par essence, qui devient responsable à l’âge de conscience. » et que « cette religion fonde la responsabilité sur la confiance et celle-ci sur l’humilité, jamais sur la culpabilité ! ». Ceci a fondamentalement changé la vie de cette jeune femme et sa capacité tant philosophique que quotidienne à s’inscrire dans le monde.


Il est possible que l’inexistence d’une seule institution de référence en Islam, la multiplicité des conseils savants et des spécialistes, le principe de stricte égalité des hommes et des femmes face aux obligations religieuses, l’absence de la dimension de l’épreuve solitaire et tragique du croyant et l’affirmation que « raison et foi ne sont pas antinomiques, au contraire, plus de savoir équivaut à une foi mieux enracinée et plus profonde » (T. Ramadan, idem) participent du choix de ces hommes et de ces femmes. Pour un homme de 35 ans, « converti » au Liban, c’est l’Unicité d’Allah l’a complètement convaincu parce que « correspondant parfaitement à l’idée qu’il s’était toujours faite de Dieu ». L’aspect « théologique » ne se réduit pas à ces exemples qui ne peuvent être considérés comme exhaustifs.

Cet état des lieux, très succinct, annonce une série d’enquêtes, de recherches et de rencontres, qui permettraient, de mieux connaître nos concitoyens musulmans, dont le souci est essentiellement de vivre sa foi comme tout un chacun.



Marie Bastin
Chercheur à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

Panorama des conversions à l’Islam en France


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MessagePublié: 01 Nov 2005, 11:32 
MARTINE GOZLAN EST ICI ATTAQUEE COMME TOUS LES NON-MUSULMANS QUI OSENT PARLER D'ISLAM !!

:arrow: Jean-Michel CROS est un converti à l'islam , comme Eric "Younès" GEOFFROY

http://oumma.com

Désir d’islam ou islam des ires ? (partie 1/2)
Par Jean-Michel Cros
mardi 20 septembre 2005

La question mérite en effet d’être posée à la lecture du dernier livre de Martine Gozlan[1], qui semble concentrer sur cette religion toutes ses colères et toute son encre.

Sa problématique est ici la suivante : elle cherche « à comprendre ce qui, hier, aujourd’hui, demain, pousse vers l’Islam les esprits et les cœurs de la rive européenne, française principalement. »[2] ; à cette problématique, elle va appliquer une méthodologie particulière : sans doute dans le souci de mieux comprendre, elle commence par nier la réalité de l’islamophobie et délégitimer l’islamophilie : « Entre l’islamophilie, pétrie d’allégeance béate, et l’islamophobie, dont on accuse tous ceux, musulmans ou non, qui pensent librement, se profile une troisième voie de relation à l’Islam. Une voie d’explication [...] »[3]. Elle expliquera plus loin[4] que l’islamophobie est un « label » qui « permet en effet de taxer de racisme tous ceux qui critiquent la religion musulmane » et assimile la lutte contre cette forme de racisme, contre laquelle se bat aussi Mouloud Aounit, à la « défense d’une religion ». Comprendre va donc signifier brosser le tableau de ce qu’elle présente comme la perception angéliste de l’islam en France, avant de dénoncer les mirages qui environnent celle-ci et qui masquent le caractère intrinsèquement dangereux de cette foi. Cette méthode va en réalité nous révéler non pas l’islam tel qu’il est et tel qu’il est perçu, mais bien plutôt les angoisses et les fantasmes de Martine Gozlan.

L’islam donc, fascinerait les esprits européens, français en particulier, à l’origine de l’orientalisme, qui exprimeraient un désir « éclatant, éclaté, contradictoire comme toute passion en urgence d’être assouvie et qui roule dans sa houle des confusions énigmatiques. »[5] Voilà bien tout le problème : dès l’abord, voguant vers l’Orient compliqué avec des idées simples, l’auteur pose l’énigme à la racine de la compréhension. Les mystères de l’Orient, l’esprit viennois, l’âme slave... sont autant d’expressions dont leur seul but est de se fermer à la pensée et de cantonner celui qui s’y livre - ou auquel on les livre, à une vague sensation, à l’affectif plus qu’à l’intellect. Le mystère est en réalité à l’Orient ce que la satisfaction dans la méconnaissance est à la compréhension. Le proverbe arabe « le sentiment fausse le raisonnement » prend ici tout son sens.

C’est pourtant cette méthode qui va être à l’œuvre tout au long de ce livre : plus loin[6], parlant du vertige d’une langue au service d’une certitude », elle ajoute : « Et c’est cela que l’on entend, posé par la naissance, le hasard ou le destin dans le creuset u monde arabe. Pas toujours distinctement. Mais, toujours, on en perçoit la pulsation. Et c’est toujours ainsi que l’on s’ouvre au vertige. » Pour conforter ses dires, elle cite, à propos du muezzin, qui est « le trouble, la barque des concepts qui chavire »[7] , Danièle Sallenave, qui écrivait en 1997 : « Jusque dans la voix du muezzin, je devinais la vigilance inquiète, l’appel au combat ». Voilà qui est bien curieux ! La seule chose à laquelle appelle un muezzin est la prière ; la seule chose - ou à peu près - qu’il récite, est la profession de foi, qui proclame la clémence et la miséricorde de Dieu. De Tunis à Istanbul, comprenant ce qu’ils disaient, je n’ai jamais entendu autre chose des muezzins, tout en ayant habité à plusieurs reprises tout à côté de mosquées. A moins que ce soit parce que je les comprenais que je n’aie pas entendu autre chose... Bien loin d’une vigilance inquiète, je me souviens de la première fois où j’en ai entendu un, à Tunis, dans les jardins de la cité universitaire de Mutuelleville - tout près de Mégara, faubourg de Carthage : je révisais un cours d’arabe dans une soirée poudrée de lumière rose et mauve comme on les connaît là bas ; le jasmin des jardins alentour embaumait ; tout doucement, le muezzin de la mosquée voisine s’est mis à chanter, sa voix prenant peu à peu de l’ampleur. La clémence et la miséricorde de Dieu qu’il invoquait prenaient alors tout leur sens. Contrairement à ce qu’écrit Danielle Sallenave, citée avec tant de complaisance, on ne sentait pas « l’éveil d’une grande communauté nullement pacifique »[8] mais au contraire une grande sérénité.

Comment expliquer cette différence de perception ? Je ne vois pas d’autre explication à ce phénomène que l’expression de ce que j’appellerai le « syndrome de Hadji Mourad ».

« Hadji Mourad », le beau roman de Tolstoï réédité voici quelques années[9], a pour cadre les guerres du Caucase, menées par la Russie contre l’imam Chamil, chef de file des indépendantistes tchétchènes ; le héros éponyme est l’un de ses lieutenants. L’un des intérêts de ce roman est qu’il est particulièrement clair dans la description des fantasmes que provoque l’autre, en l’occurrence le musulman, chez ses interlocuteurs Russes, Tolstoï balançant d’ailleurs entre des sentiments contradictoires d’attirance et de répulsion pour les Tchétchènes. Fait prisonnier, Hadji Mourad est tout d’abord conduit à un officier : « celui-ci ne s’était jamais figuré le terrible montagnard sous un tel aspect. Il s’attendait à vois un homme sévère, sec, un étranger, et il avait devant lui un être simple, riant d’un air plein de bonté et qui lui sembla être un ami de longtemps. Une seule chose était extraordinaire chez lui : c’étaient ses yeux largement ouverts qui scrutaient avec attention, calme et intensité les yeux de ses interlocuteurs. »[10] L’autre ne serait-il donc pas si différent de moi-même ? La suite va nous délivrer de cette angoissante perspective. Présenté au prince Vorontzov, représentant du Tsar dans le Caucase, Hadji Mourad se met sous sa protection et s’engage à servir le « Tsar blanc ».

C’est ici que nous est révélé ce que j’ai appelé plus haut le syndrome de Hadji Mourad : la parole du musulman est toujours suspecte. Quels que soient les propos échangés, les attitudes des uns et des autres, le musulman est consubstantiellement adepte du double langage. Rien ne nous est dit de ce qu’il pense réellement, en revanche seuls les propos ou pensées qu’on lui prête font foi.

Ecoutons Tolstoï : « Tout en parlant, les interlocuteurs se fixaient. Les regards des deux hommes, en se croisant, signifiaient beaucoup de choses inexprimables et en tous les cas autre chose que ce que traduisait l’interprète. Ces regards ne mentaient pas. Les yeux de Vorontzov affirmaient nettement que le général ne croyait pas un seul mot de ce que Hadji Mourad lui disait, qu’il savait ce dernier être l’ennemi juré du Russe, que tel qu’il était, tel il resterait toujours, et que s’il se soumettait c’est parce qu’il n’avait pas d’autre issue. »[11]

Tout est dit en quelques mots : la seule communication qui vaille est celle du non dit, l’essentialisme des musulmans est de mentir et d’être l’ennemi des Occidentaux, le musulman, enfin, ne connaît que la force, qu’il respecte.

Un autre passage du livre sera encore plus explicite : les Russes ont ravagé le village dans lequel Hadji Mourad avait passé la nuit avant sa reddition. Voici ce qu’écrit Tolstoï : « Le puits avait été souillé pour que les habitants ne puissent plus prendre d’eau. La mosquée avait été salie également, et le mullah et ses serviteurs la nettoyaient. Personne ne disait mot, n’extériorisait son mépris pour les Russes. Le sentiment que tous les Tchétchènes éprouvaient, du plus petit au plus grand, était du reste plus fort que du mépris, c’était le refus de reconnaître à ces chiens de Russes la qualité d’êtres humains, c’était le dégoût qu’ils éprouvaient devant la bassesse, la folie avec laquelle cette expédition avait été conduite ; et le désir d’exterminer ces maudits comme on extermine les rats, les araignées venimeuses et les loups devenait chez les Tchétchènes, un sentiment aussi puissant que l’instinct de conservation. »[12]

Le fantasme bat ici son plein : l’observateur extérieur connaît les secrets des coeurs et des reins, lit dans les pensées... et se trompe : car s’il y a bien un animal que les Tchétchènes n’extermineront jamais, c’est précisément le loup, qui est l’un de leurs emblèmes, et auquel ils se comparent souvent.

Le syndrome de Hadji Mourad est très répandu : à l’oeuvre pendant la guerre d’Algérie, il l’est encore en matière d’embauche, à l’entrée des boîtes de nuit... Il est particulièrement employé, ces derniers temps, à propos de Tariq Ramadan, qui n’a semble-t-il même plus besoin de penser puisque d’autres le font pour lui et savent que s’il n’a pas tenu tel ou tel propos, il l’a pensé si fort, que ses interlocuteurs journalistes l’ont entendu ! Allons même plus loin : la preuve de sa duplicité a sa source dans ses dénégations même, lorsqu’il refuse d’endosser des propos qui ne sont pas les siens !

Reconnaissons le, une telle méthode est cependant extrêmement pratique pour démonter ce que l’on a envie de démontrer, surtout si l’on y ajoute la méconnaissance de l’histoire et de l’actualité.

Que choisir dans l’abondante matière que l’on nous fournit ici ?

La vision mécaniste de l’histoire de la révélation coranique que nous propose M. Gozlan est tellement caricaturale que je ne m’y arrêterai pas[13]. La lecture de l’actualité est tout aussi problématique. Examinons quelques faits à titre d’exemple : la position de l’U.O.I.F. sur le voile[14], par exemple, est faite sans référence à celle des Eglises, tant catholique que protestante, qui était la même ; « L’Eglise s’épuise, l’Islam se dynamise. L’ampleur et la visibilité de la foi musulmane - même avant les permis de construire des mosquées cathédrales - sont inversement[15]t proportionnelles au rétrécissement et à la discrétion de la foi chrétienne. » De quel pays parle-t-on ici ? D’Uranus ? Probablement plus que de la France. L’islam y représenterait environ 8 à 10 % de la population ; outre que les « mosquées cathédrales » peuvent se compter sur les doigts de la main, compte-t-on 8 à 10 % de lieux de culte dignes de ce nom - qui ne soient ni des caves, ni des hangars ou des appartements aménagés - sur le territoire ? Le décompte des minarets serait encore plus rapide... Le plus étonnant est que certains élus « républicains » les refusent aux motifs qu’ils ne sont pas « traditionnels » dans leur région. Avec de tels arguments, on n’aurait ni élus, ni République, les régimes « traditionnels » n’ayant ni les uns, ni l’autre. Mais il est sans doute chez certains de secrètes nostalgies... Quand on sait en outre, qu’entre le moment où un projet de lieu de culte musulman est conçu et celui où il peut voir le jour s’écoule en moyenne une période de dix ans au minimum - car on craint, en vrac, les réactions de la population riveraine, les risques que présente l’association porteuse du projet, « que personne ne connaît », les « nuisances qu’entraîne ce culte qui veut que ses fidèles stagnent devant leur mosquée »[16], les préemptions irrégulières et les refus de permis de construire, l’expansion de l’islam, « cette foi sans failles et sans fissures »[17] comme la qualifie M. Gozlan, se fait plus dans les esprits des non musulmans que dans celui des musulmans eux-mêmes.

Le soufisme n’est pas épargné non plus : son succès est comparé avec le plus grand sérieux à celui des sectes, les deux constituant « une offre particulièrement adaptée à la demande des solitaires modernes. »[18] Cette comparaison est particulièrement choquante : il y a tout d’abord une différence intrinsèque entre le phénomène sectaire et le soufisme : s’il est facile d’entrer dans une secte, il est particulièrement difficile d’en sortir ; en revanche, être initié dans une confrérie n’est pas aussi aisé, les pratiques soufies étant surrogatoires par rapport aux pratiques canoniques, mais les fidèles peuvent en partir quand ils le souhaitent. Le soufisme ensuite, n’a pas pour but l’adoration et la soumission à un gourou de chair et d’os, mais d’amener les fidèles à la connaissance de Dieu par la pratique d’exercices spirituels et la méditation. La sérénité affichée par les adeptes des voies soufies, qui ont souvent, lorsque l’on discute avec eux, une vision globale des situations, contraste de façon étonnante avec l’enfermement et le rétrécissement de la vision des victimes des sectes, dont le monde s’est rétréci. Il faut enfin, écouter certains maîtres des confréries, pour voir ce qu’ils peuvent apporter de nouveau en matière religieuse : le cheikh Khaled Bentounès, vilipendé par M. Gozlan[19] comme « cheval de Troie » de l’intégrisme (tiens, une référence turque !), était venu par exemple, voici quelques années, reposer à Strasbourg la question de la viande hallal en pleine crise de la vache folle. Mais c’est si peu sensationnel et si peu conforme à la vision d’une religion « intrinsèquement intégriste » que l’on préfère sans doute l’ignorer.

Je terminerai ce tour d’horizon de l’actualité par une illustration de « cette foi sans failles et sans fissures » dont nous en avons eu un exemple particulièrement éclairant lors des dernières élections au C.R.C.M. Lorsque l’on sait à quelles oppositions elles ont donné lieu, à la vivacité des débats entre grandes fédérations qui se sont battues pour remporter la majorité avec le même acharnement que les partis politiques le font pour remporter une campagne électorale, il est permis de rester perplexe devant le prétendu monolithisme de l’islam de France, voire de l’islam - tout simplement. S’il part à la conquête, il y part en ordre dispersé.

A suivre...
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[1] GOZLAN (Martine), Le désir d’Islam, Grasset, 2005, 136 p.


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MessagePublié: 01 Nov 2005, 11:51 
:arrow: MARIE-THERESE URVOY S'INSURGE CONTRE LES DEFORMATIONS DE LA PENSEE DE MARTINE GOZLAN PAR JEAN MICHEL CROS :evil: :twisted:
(N'utilisant pas Internet ella a fait appel à Anne-Marie Concombre :P pour rétablir la vérité. La Delcambre au QI de Tapir a aussitôt foncé , ravie de se taper un bon plat de fourmis à la sauce ambrosienne.C'est une spécialité milanaise, en l'honneur de Saint Ambroise(339-397) , père et docteur de l'Eglise qui contribua à la conversion de Saint Augustin et qu'il baptisa en 387 :D :D .)

DANS LE LIVRE DE MARTINE GOZLAN LES REFERENCES CONCERNANT LE SOUFISME SONT EXACTES ET MARTINE GOZLAN NE DEFORME ABSOLUMENT PAS LA PENSEE DE LA SPECIALISTE M.TH URVOY.

EN REVANCHE LE CONVERTI A L'ISLAM, JEAN MICHEL CROS, DEFORME ET TRONQUE POUR CARICATURER. SI VOUS ACHETEZ LE LIVRE VOUS VERREZ QUE CES NEGATIONNISTES ONT ENCORE FAIT DU BON TRAVAIL DE DESINFORMATION . :evil: :evil: (communication par Marie Thérèse Urvoy, ce mardi 1èr novembre 2005, 9h du matin)

http://oumma.com

Désir d’islam ou islam des ires ? (partie 2 et fin)
Par Jean-Michel Cros
lundi 3 octobre 2005

Les références douteuses, une lecture biaisée de l’actualité permettent de présenter l’islam pour ce que l’on veut qu’il soit : enfermement, anéantissement et fanatisme. Dès les premières phrases du livre de Martine Gozlan, l’enfermement est posé comme allant de soi : « ... j’avoue que mon statut de reporter ne m’a pas prémunie contre la tentation commune à des millions d’êtres : s’approcher au plus près de l’Islam, se perdre dans ses labyrinthes, absorber ses incantations au risque de couper net le fil qui vous relie à l’extérieur. »[1] Quels sont cet extérieur et cet intérieur ? Les musulmans ne seraient-ils pas « reliés à l’extérieur » ? Adhérer à l’islam est-ce adhérer à une secte qui vous enferme et ne vous permet plus d’en sortir ? A moins que ce ne soit M. Gozlan elle-même qui ne soit fermeture, comme elle nous le dit à son insu peut-être un peu plus loin[2] : « Matin. Quatre heures, peut-être quatre heures et demie. Prière de l’aube. Hôtel. Voyageur, reporter, nomade : l’ailleurs inquiète. La porte est fermée à double tour. Résistance absurde. L’appel troue les tentures de la nuit. Tout l’être se crispe. Puis la houle l’emporte. Son ampleur lui rentre dans l’âme. « Aucun doute ! ». Cette étonnante confession, aux connotations sexuelles surprenantes à propos de l’appel du muezzin, ne laisse pas d’interroger sur les fermetures psychologiques que l’auteur semble nous révéler et sa position de victime consentante se refusant et se donnant tout à la fois. L’islam, dès l’abord, est posé comme une régression, une régression qui nie l’individualisme qui serait propre à la civilisation occidentale. L’islam n’est pas - n’est plus ? - soluble dans l’Occident. C’est une fois de plus ignorer l’histoire, de l’Espagne aux Balkans - au moins !

A la deuxième page de l’introduction, nous apprenons qu’en islam l’individu est nié au profit du groupe : « Dès que je l’aborde [ce monde qualifié de « potentiellement dévorant »], il me devient impossible d’y connaître un seul instant de solitude, une seule seconde de répit individuel. » Nous ne fréquentons décidément pas les mêmes endroits avec Martine Gozlan : je l’invite à aller en Turquie, où les mosquées sont ouvertes aux non musulmans. J’ai pu là, à Eyyüp - la mosquée que je préfère, précédée d’une cour ombragée par un bel arbre, voir à gauche la tombe d’Eyyüp el Ansari et passer ensuite de longs moments de tranquillité assis dans la mosquée, sans personne pour me déranger, chacun respectant ma solitude. C’est vrai, c’est moins sensationnaliste que les foules en larmes pour la mort de Boumediene ou en liesse pour une visite officielle de Jacques Chirac en Tunisie, mais c’est cela aussi la réalité de l’islam. Pour autant que l’on veuille bien la voir.

C’est bien différent chez Martine Gozlan : « Son nom [islam] exalte ce point limite où l’être renonce à lui-même pour se perdre dans un ailleurs souverain »[3], « A l’islam, des foules immenses, de l’Asie à l’Afrique, en passant par la fournaise proche orientale, vouent une adoration existentielle »[4], « S’agit-il de s’amalgamer à la force du nombre et de la foi, pour s’y retrouver en s’y perdant, telle la Phèdre de Racine anticipant le labyrinthe ou elle aurait suivi et étreint son amant ? »[5]. Cette citation est intéressante : Phèdre n’était pas musulmane mais elle cherche à se « perdre » ; la « perte » de soi ne serait-elle donc pas spécifique aux musulmans ? Cette phrase a sans doute été écrite sans y penser... La liste continue : les musulmans sont « des êtres à bout de souffle se cherchant un centre nourricier »[6], le son qu’émet le muezzin « submerge »[7] l’oreille, la bouche et le cerveau ; l’arabe « ... dicte la scansion extatique dont s’enivrent les écoliers » des écoles coraniques partout dans le monde[8], en écoutant le muezzin (toujours lui !) « ... répéter inlassablement le chant du monde immobile, ils [les Occidentaux] viennent réchauffer leurs membres ankylosés par les rigueurs glacées de la rationalité occidentale. »[9] ; « En Islam, enfin, une paix tiède les fait glisser vers le sommeil »[10] , voire même plus loin ce n’est plus l’esprit et la conscience seuls qui abdiquent : « ... ils sont prêts à perdre leur vie pour s’engloutir dans la matrice de l’Umma en guerre. »[11]

Cette thématique de l’engloutissement, de l’anéantissement, me laisse au demeurant extrêmement perplexe. D’où peut-elle sortir ? Serait-ce une allusion au « fana », stade de l’unification de la conscience chez les soufis ? Mais il faudrait pour croire cela que Martine Gozlan n’ait pas lu les traités de soufisme jusqu’au bout, une nouvelle fois dérangée par l’appel intempestif du muezzin sans doute, car ce stade n’est que le premier dans le chemin que parcourent les soufis : après le « fana » vient le « baqa », stade de stabilisation de sa connaissance, qui le fait devenir maître spirituel, un « qutub » mais qui ne peut opérer que dans sa propre religion ; un troisième voyage le fait accéder à un degré supérieur et plus universel de maîtrise, le dernier des voyages en faisant un guide permettant aux hommes de traverser l’épreuve de la mort, l’initiation ultime[12].

Il serait possible de continuer encore longtemps sur ce thème[13] sans que la thèse qui sous-tend ces remarques en soit plus claire : cet anéantissement dans la mollesse et la chaleur de la matrice originelle que propose l’islam n’est qu’une apparence ; il y a, derrière cette apparence de douceur, une idéologie violente et fanatique. C’est la thèse du complot, que l’on nous ressert repeinte de frais, glacée de vert. Le musulman obsédé sexuel et fanatique, a pris la place du juif cosmopolite et ploutocrate, l’un et l’autre complotant, sans doute avec l’aide des francs-maçons, en vue de dominer le monde. Les coupables sont désignés : prudente, Martine Gozlan évite de s’avancer elle-même et laisse la parole à Marie-Thérèse Urvoy[14] : le soufisme est « un cheval de Troie qui permettra aux intégristes de faire accepter au fil du temps la rigueur de l’Islam à l’Occident. » Chercher à substituer une victime à l’autre au lieu de dénoncer globalement cette idéologie pernicieuse est scandaleux sur le plan de la morale et extrêmement dangereux sur le plan politique. Les mots ont un sens et ce sens peut tuer : des centaines d’années de haine antisémite ont préparé intellectuellement à l’holocauste. Les juifs ont été tués par le verbe, niés dans leur individualité, comparés à des animaux et à une masse grouillante, avant de l’être dans les camps.

C’est bien une idéologie de haine qui est à l’œuvre dans ces pages où l’islam est présenté comme une religion fanatique et intolérante : le chapitre intitulé « Muezzin »[15]
encore et toujours lui - porte en exergue « Où il apparaît que l’Islam propose des certitudes là où les autres monothéismes ménagent le doute », ignorant curieusement que toutes les religions monothéistes proposent et des certitudes et du doute, certitude de l’existence de leur Dieu, doutes du croyant qui Le cherche et à qui Il se refuse ; Martine Gozlan pose la fermeture dès l’ouverture : « “ Voici le Livre ! Il ne renferme aucun doute.” Ces deux phrases dessinent le destin d’un cinquième de l’humanité. Elles viennent directement après la première sourate du Coran, l’ »ouverture ». Mais ce verset, lui, est une clôture »[16]. Et c’est abominable, parce qu’il s’agit de l’islam. Ce qui est gênant, c’est que dans le monothéisme, dans tous les monothéismes, les commencements sont souvent des fins, les fermetures des ouvertures.

Le livre de la Genèse commence en hébreu par ces mots que je transcris : « Berechit bara Elohim... » - « Au commencement... ». La première lettre du premier mot hébreu de la Bible/Torah, « bet », s’écrit ב. Comme en arabe, on lit l’hébreu de droite à gauche ; cette lettre, la deuxième de l’alphabet - tout comme le ب qui initie le Coran - signifie symboliquement que l’on ne peut connaître ni ce qui est avant, ni ce qui est au dessus, ni ce qui est au dessous : le ב n’est ouvert que sur l’avenir. Il est à la fois fermeture et ouverture. C’est parce qu’une partie de la Connaissance lui est fermée, que l’homme, dans les trois monothéismes, a la possibilité de s’émanciper en utilisant la seule chose qu’il y ait au commencement : la capacité à commencer. A toutes fins utiles, pour les esprits chagrins qui me reprochent quelquefois de ne pas parler assez du christianisme, je signale que le prologue de l’Evangile de Jean est le décalque grec du prologue hébreu de la Genèse : la signification en est la même. Alors oui, en ce sens, et en ce sens seulement, il n’y a pas d’avant[17].

Si l’avant n’est nulle part, en revanche la haine est partout : « Que le désir d’Islam s’inscrive comme une détestation de l’Occident n’est pas très original si l’on se réfère à toute l’idéologie belliqueuse, aux considérations sur le choc des civilisations qui ont fleuri depuis l’apparition de l’islamisme et de la terreur djihadiste, puis qui ont servi de justification à l’intervention américaine en Iraq. »[18] , l’Intifada « générationnelle » se cache derrière l’islam[19], un mot aimable sur le soufisme pour dire qu’il existe « au sein de l’une des religions les plus sombres »[20], l’antisémitisme étant crispé partout[21], y compris chez Massignon[22] . La guerre est déclarée : « “Choisir son camp”, à n’importe quel prix,où que l’on se trouve, quel que soit l’horizon idéologique natal, tel sera désormais l’axe des architectes d’un nouveau monde à bâtir sous le soleil fraternel de l’Umma. »[23] Comment peut-on encore écrire cela, après plusieurs « guerres du Golfe » dans lesquelles les musulmans de France ont bien montré à qui allait leur allégeance ? Après les manifestations organisées par les C.R.C.M. contre les prises d’otages en Iraq ? Et pourquoi choisir précisément le terme « d’axe » dans une métaphore guerrière, sinon pour renvoyer au passé de la dernière guerre dans laquelle les forces de « l’axe », l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste étaient les ennemies ? Pourquoi de tels glissements de sens aussi ignominieux ? Au service de quelle idéologie ? ou reflet de quelle inconscience ? Il s’agit bien ici de recomposer la réalité pour l’adapter à ses présupposés idéologiques.

Si nous devons déclarer une guerre, déclarons là plutôt au racisme et à la malhonnêteté intellectuelle. A ce titre, les pages consacrées à René Guénon sont un modèle du genre : non, Guénon n’est pas le « fondateur de l’étrange école philosophique de “la Tradition” »[24] : Franc-maçon puis soufi, R. Guénon a cherché à rassembler ce qu’il pouvait y avoir de commun dans des traditions géographiquement différentes, à aller au-delà des apparences pour rechercher ce pont commun qui fait que l’on peut discuter, se rencontrer, entre croyants appartenant à des traditions (avec un « t » minuscule...) différentes, à rechercher ce qui fait l’homme, tout simplement, et qui lui permet de dialoguer avec ses semblables, même et surtout s’ils sont différents. Jung aurait appelé cela l’inconscient collectif. Mais un tel état d’esprit est bien étranger aux raccourcis sensationnalistes qui préfèrent attiser le feu plutôt qu’à cultiver le sentiment de la fraternité.

Oui, Guénon est mort auprès de son épouse. Le fait qu’elle ait été musulmane et fille d’un cheikh[25] change-t-il quelque chose à cela ? Aurait-il du l’abandonner pour venir mourir au bord de la Seine ? A moins que ce qui soit scandaleux ce soit une union interraciale ? C’est plus clair par la suite[26], où Martine Gozlan revient sur cette histoire qui semble l’horrifier, avec des mots plus crus : « l’étrange » - comme elle le qualifie - R. Guénon se convertit à l’islam, « qui finit par l’absorber au Caire (il y vit et meurt comblé, sous l’habit arabe et dans le lit d’une épouse musulmane)... ». Que dirait Mme Gozlan si, en guise d’épitaphe, l’on disait de quelqu’un qu’il est mort « dans le lit d’une épouse juive ? » Elle aurait raison de s’indigner parce que présenter ainsi les choses est littéralement odieux. Elle oublie aussi que l’un des avantages de la laïcité est que la religion est renvoyée dans la sphère privée, qu’elle fait partie du libre choix individuel et que, par conséquent, l’origine confessionnelle des personnes et des conjoint(e)s est indifférente. Elle l’est à l’égard de l’Etat, elle doit l’être aussi dans la société et ne pas faire l’objet de dénonciations qui ont pour but de stigmatiser, qui essayent de réduire l’intérêt que l’on porte à une culture à une vulgaire affaire de coucheries.

La chair semble être en effet, avec les thèses du complot, l’une des principales obsessions de Martine Gozlan : dès la deuxième page de son premier chapitre, « Prologue », nous sommes avertis : « A l’islam, depuis deux siècles en Europe, des artistes, des aventuriers, de mystiques, des intellectuels, ont donné leur âme, dédié leur œuvre. Ils y ont souvent, aussi, fait vibrer leu chair. Pourquoi ? »[27] Voilà l’angoissante question, qui fait perdre toute raison, que l’on en juge : dans les prisons irakiennes, les geôliers américains ont mis à nu l’homme musulman, son sexe. Torture de la nudité. Désir du voile, du recouvrement. »[28] Etonnante confusion des genres, n’est-ce pas, entre la nudité de l’homme et le voile de la femme. La satisfaction de la formule dévoile un étrange désir : celui que l’homme soit à la place de la femme en en prenant le voile et que les genres soient inversés. Du moins dans le monde musulman.

Le désir, le sexe, souvent dans des conceptions de type sado masochistes et/ou homosexuelles, courent en effet tout au long du livre : « Pour l’être qu’il charme ou qu’il arme, la pensée qu’il cisèle ou cisaille, le corps qu’il soumet ou délivre, quel est le code de séduction islamique ? »[29] , « ... Genet ploie et jouit. »[30] ; à l’écoute du Coran « ... se réalise le vœu obsédant et secret de l’être : cette fusion - dissolution que seul l’acte sexuel lui permet de frôler. »[31], les muezzins (toujours eux !) « roucoulent »[32], l’islam est « oscillation entre le sofa et le sacré »[33] , Massignon est « homosexuel et, naturellement, s’en cache. »[34] et c’est ce qui va déterminer toute son œuvre : « Bref, ce fut une passion homosexuelle, dans le décor romanesque et exotique d’une Egypte 1900, qui décida du destin de Massignon. »[35], démonstration étant ici faite qu’un sale arabe vaut bien un sale pédé. Nous apprenons aussi que « L’orientaliste veut se fondre à l’autre, s’assimiler à son univers par le décor, la chair, la foi. C’est pourquoi il pénètre l’autre et désire être pénétré par lui. »[36] . Qu’un orientaliste ait pu s’intéresser à l’Orient pour des considérations intellectuelles, philosophiques semble inenvisageable. Curieusement, si l’homosexualité semble délégitimer l’islamophilie, il ne semble pas en être de même pour l’islamophobie : tel écrivain, tel journaliste, pourraient être cités au même titre et ne le sont pas... Se pourrait-il que l’homosexualité « ...qui constitue de toute façon[37] la facette la plus secrète de leur désir d’Islam »[38] soit une explication qui n’explique rien ? Il est consternant d’avoir à le rappeler.

Ces propos constitue le fonds de commerce d’une idéologie de haine et d’exclusion et ce ne sont pas les appels à la libération des femmes qui la rendront plus aimable : la concurrence des victimes n’a jamais fait progresser quelque cause que ce soit, bien au contraire.

Alors, oui, il y a une « grande nuit archaïque qui [nous] assaille »[39] , la nuit du nationalisme et de la xénophobie, que l’on a vus à l’œuvre lors de la dernière campagne électorale en France, où les pires arguments ont été utilisés dans le but de faire peur, la nuit de la haine de l’Autre, quel qu’il soit, la nuit du refus de comprendre d’autres cultures dans le réflexe maurrassien de la France seule, la nuit des certitudes sur sa propre excellence. Voilà où se situe la régression. Pas dans l’admiration que l’on peut porter à un Rûmi ou à un Adonis, pas non plus dans l’écho que peut éveiller en nous un Sohrawardi ou un Mollâ Sadra Chirazi, pas enfin dans l’intérêt que l’on peut porter à la politique d’un Abd el-Kader ou d’un Shah Abbas.

C’est contre ces « porteurs de nuit » qu’il faut agir et réagir. Leur laisser la parole c’est abandonner chaque jour un peu plus le troisième terme de la devise républicaine : la fraternité.
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[1] cf. p. 11.
[2] cf. p. 31.
[3] cf. p. 17.
[4] Id.
[5] cf. p. 20.
[6] cf. p. 21.
[7] cf. p. 31.
[8] cf. p. 36.
[9] cf. p. 64.
[10] cf. p. 66.
[11] cf. p. 67.
[12] cf. SHAH (Idries), Les soufis et l’ésotérisme, Petite Bibliothèque Payot, 2004, pp. 282 et 283
[13] Cf. notamment les pp. 120 (l’empathie fusionnelle), 123 (l’islam est une métaphore de l’abandon de soi), 129 (un engloutissement bienheureux), 133 (la nuit archaïsante), etc...
[14] cf. pp. 104 et 105.
[15] cf. p. 23.
[16] cf. p. 25.
[17] cf. p. 32.
[18] cf. p. 59.
[19] cf. p. 66.
[20] cf. p. 54
[21] cf. p. 80.
[22] cf. p. 78.
[23] cf. p. 92.
[24] cf. p. 44.
[25] id.
[26] cf. p. 60.
[27] cf. p. 18.
[28] cf. p. 21.
[29] cf. p. 22.
[30] cf. p. 131.
[31] cf. p. 37.
[32] cf. p. 42.
[33] cf. p. 46.
[34] cf. p. 47.
[35] cf. p. 48.
[36] cf. p. 51.
[37] c’est moi qui souligne.
[38] cf. p. 127.
[39] cf. p. 133.

Jean-Michel Cros
Message du modérateur: Chère Anne-Marie, Ménage fait gracieusement... Il y avait des dizaines d'espaces vides inutiles :D


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MessagePublié: 20 Jan 2006, 08:41 
Certains sites web annoncent la conversion de Michael Jackson à l'Islam. Un morceau de la star chantant les louanges d'Allah est même en circulation. Des internautes ont pu l'écouter. Ils disent que c'est excellent , dans un arabe impeccable et que le chanteur rend grâce à Allah dans un morceau intitulé "Give Thanks to Allah" dans l'album intitulé "Towards The Light".


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MessagePublié: 20 Jan 2006, 09:25 
http://atheisme.free.fr-

Témoignage

La "conversion" du commandant Cousteau à l'Islam
(Un A.T. - 08/06/05)

Objet: Infos au sujet de la "conversion" du commandant Cousteau à l'Islam

Bonjour,

Je vous écris ce mail afin de vous demander des informations concernant la soi-disant conversion du commandant Cousteau à l'Islam.

En effet, ayant un ami frère muslim depuis longtemps, il y a de cela 2 ans il m'affirma que le commandant Cousteau, suite à un reportage dans la Mer Rouge, aurait découvert que l'eau salée et l'eau douce ne se mélangent pas, cela allant à l'encontre des règles fixées par la science d'aujourd'hui. Il aurait ensuite parlé de cette découverte a un "scientifique" musulman qui lui aurait ensuite appris que le Coran mentionnait déjà l'impossibilité du mélange de l'eau douce et de l'eau salée à l'endroit où Moise aurait écarté les mers (attention je ne sais pas si c’est précisément de cet endroit auquel fait référence le Coran ou s’il généralise l'impossibilité de mélange d'eau douce et salée en TOUT point du globe, ça j'avoue ne pas savoir). Cousteau, face à cette nouvelle, preuve irréfutable que le Coran est un livre SAINT se convertit à l'islam 3 mois avant sa mort.

Sur le coup, comme tout le monde j'y ai cru. La nouvelle étant si GROSSE que je ne pensais pas que mon ami mentait, surtout que je savais que c'était de bonne foi.

Puis ces derniers jours je me suis penché sur cette fameuse conversion à l'islam. J’ai cherché uniquement sur le net. Donc il est vrai que ma quête des sources à ce sujet n'est pas ce que l'on peut appeler de FIABLE A 100%. Mais j'ai été surpris d'apprendre plusieurs choses :

déjà, le commandant Cousteau a été enterré en cimetière catholique.
Je ne me suis pas arrêté à cette découverte somme toute banale, car je sais que en France on truc l'histoire sur plusieurs points (notamment l'existence de Vercingétorix qui est une aberration de l'histoire mais telle n'est pas le sujet dans ce présent email).

Je continu donc ma recherche.

dans l'encyclopédie Cousteau (je peux fournir des informations complémentaires à savoir à quelle page cela se trouve ainsi que les propos MOT POUR MOT qui y sont inscrits si vous demandez + d'informations) j'ai lu que le commandant Cousteau affirme le contraire de ce qui est écrit dans le Coran, que l'eau salée et l'eau se mélange bel et bien et cela plus ou moins rapidement le tout dépendant uniquement de la turbulence. Alors que le passage qui aurait incité le commandant Cousteau à se convertir à l'Islam (voir Sourate XXV, verset 25 ou 23 suivant la traduction possédée) parle de barrière INFRANCHISSABLE entre eau douce et salée.

Déjà là je commence a mettre sérieusement en doute la parole de mon ami quant a la conversion de Cousteau a l'Islam. Mais je continu encore à chercher.

La fondation Cousteau a démenti la conversion à l'Islam du commandant Cousteau dans un courrier datant du 2 novembre 1991. Cousteau était donc encore vivant à l'époque, ce communiqué n'a donc pas été transmis après sa mort ! Car beaucoup de musulmans adhérents à cette idée affirme que ce n'est que après la mort de Cousteau que la fondation a démenti et donc que Cousteau n'a pas pu s'exprimer lui-même sur le sujet, cette précision est donc importante, il était vivant au moment des faits.

Mais je ne m'arrête pas là puisque la rumeur dit qu'il s'est converti 3 mois avant sa mort, donc qu'il aurait remis en cause tout ce qu'il a écrit dans son encyclopédie. Or je me pose la question a savoir : à quand remonte la dernière plongée du commandant Cousteau ? Avait-il encore les compétences physiques de plonger à l’âge de 87ans dans la Mer Rouge ? Personnellement je pense que non et si j'ai bonne mémoire vers la fin de ces reportages il ne plongeait plus, il laissait cette tache à ceux de son équipe, bien plus jeunes (attention je n'ai pas vérifié cela). Toujours est-il qu'il est peu probable qu'il est plongé à l'age de 87ans dans la Mer Rouge. Il est né le 11 juin 1910 et il est mort le 25 juin 1997.

Enfin pour terminer, je me suis intéressé aux arguments adversaires affirmant haut et fort que le commandant Cousteau s'est converti à L'Islam. Les arguments sont les suivants :

On me l'a dit donc c'est vrai (véridique!)

Mon imam me l'a dit

J'ai vu la cassette en question où il parle de ça comme quoi l'eau douce et salée ne se mélange pas. Je lui ai alors répondu "ça m'étonnerais puisqu'il s'est converti 3mois avant sa mort et il est mort en 1997 or la cassette sur le reportage de la Mer Rouge date des années 80 donc il n'a pus dire ça durant le reportage que tu dis avoir VU". A cette réponse j'ai ajouté : "de plus un communiqué de la fondation datant de 1991 précisait déjà que cette rumeur était infondée" (comme dit plus haut). Je ne vous donne même pas les détails et les insultes que j'ai reçus en pleine face suite à mon argumentation.

Ensuite j’ai trouvé un seul site Internet qui parle de la conversion à l'Islam du commandant Cousteau. Le reste ce n'est que dans les forums donc pour moi inutile, je me moque éperdument des arguments "Incroyable, Cousteau s'est converti à l'Islam". Pour moi cela ne signifie rien. J'ai donc trouvé un seul site qui parle ouvertement de Cousteau et de l'Islam c'est le suivant : http://www.air-islam.com/liens/Sabre.htm Vous verrez qu'il est peu crédible. De plus dans les divers forums que j'ai visités je surpris de croire que beaucoup sont persuadé que Cousteau, Napoléon, Michael Jackson, Amstrong se sont tous convertis à l'Islam

Dernier point, j’ai trouvé ensuite deux communiqués de presse tirés de deux journaux du moyen orient (je pourrais donner les pages web par la suite si vous le désirez) disant que le commandant Cousteau s'est converti a l'islam suite à une rencontre avec un Dr. musulman (aucun nom du docteur en question n'a été mentionné dans les 2 COMMUNIQUES !). Je tiens à préciser que cette soit disante preuve ou plutôt devrais je dire INFORMATION PSEUDO-OFFICIELLE (puisque c'est apparu dans des journaux, je suis gentil je concède que se soit de vrais journaux...) je l'ai TROUVE PAR MOI MEME, les défenseurs de la thèse adverse n'étaient même pas au courant de cela, leurs uniques arguments je re-précise étaient "on me l'a dit donc c'est vrai".

Voila j'en ai fini avec ce long email. J'aimerais vraiment que vous preniez cette information avec le plus grand sérieux. J'ai personnellement connu deux personnes qui se sont converti à l'Islam en ayant appris que le commandant Cousteau s'était converti lui aussi. Il y a plusieurs techniques utilisées par les croyants musulmans afin de convertir les plus naïfs. Pour les français l'argument est Cousteau, pour mes amis d'origine africaine, antillaise, en clair pour mes amis de couleur noire on leur fait croire qu'il n'y a que le Vatican qui a cautionné l'esclavage en Afrique...ils masquent l'esclavage perpétré par les musulmans sur les côtes orientales africaines (îles de Zanzibar notamment), près de 20 millions de noirs furent déportés selon plusieurs sources.

Bien entendu il est logique que vous doutiez des biens fondés de mes arguments étant donné que je ne vous ai pas fourni les adresses email où je les ai trouvé. Mais c'est pour la simple et bonne raison que j'aimerai que vous fassiez un document sur la conversion de Cousteau à l'Islam et démontré par A+B que ce n'est qu'un tissu de mensonges. Je pense également que vous avez des contacts, il faudrait rendre l'affaire PUBLIQUE car le danger est là ENORMEMENT DE PERSONNES SE CONVERTISSE RIEN QUE A CAUSE DE L'AFFAIRE COUSTEAU, ne prenez pas ceci à la légère !

En espérant que mon ami qui est frère muslim me pardonne,
Cordialement
Un A.T.
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Réactions d'internautes

Le commandant Cousteau a peut-être fait un peu de publicité pour le Coran, mais cela ne signifie pas qu’il se soit converti. D’aucuns pensent que cela aurait pu être un moyen de trouver des ressources financières !?
Il n'a rien changé à sa vie, tout montre qu'il ne s'est pas converti. Sa cérémonie funèbre dirigée par le très catholique Mgr Lustiger a eu lieu à Notre-Dame de Paris. En outre sa famille et fondation Cousteau réfutent sa conversion à l’islam. Il me semble que cela est suffisant pour faire taire cette rumeur qui vise à manipuler les jeunes musulmans et à leur faire croire que le Coran est un livre de science.

Pasteur était un savant encore plus grand que Cousteau et il était catholique. Cela ne suffit pas à faire du catholicisme une religion plus grande que l’islam.

En ce qui concerne le mélange de l’eau douce et de l’eau salée, dans son encyclopédie, Jean-Yves Cousteau explique comment elles se mélangent, plus ou moins rapidement, en fonction de la turbulence. Coran, quant à lui, parle d'une barrière infranchissable.
(Pégase / 08/08/05 – 11h45)
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Vraiment, je ne vois pas en quoi le fait que Cousteau soit musulman ou pas, rend cette religion plus crédible.
Il faut être bien crédule pour se laisser avoir.
(Pierrot / 16/06/05 - 15h47)
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Avouez que si c'était George W. Bush qui s'était converti à l'islam, là, c'est sûr, la face du monde en aurait été changée.
(Zourk93 / 15/06/05 - 23h12)
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Sur Cousteau et la barrière infranchissable(!) entre l'eau salée et l'eau douce; c'est très simple!!: si on n'habite pas au bord de la mer, prendre un verre, le remplir à moitié d'eau, prendre du sel; mettre du sel dans l'eau, tuiller avec une cuillére, gouter... on a de l'eau salée (Le sel étant soluble dans l' eau...)... passons à l'eau douce, remplir la deuxieme moitié du verre avec de l' eau douce... touiller (avec une cuillére par ex), gouter... Si l'eau est salée, c'est que la barrière infranchissable a largement été franchie...
(patlek / 14/06/05 - 10h30)
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Conversion du commandant Cousteau.
Je suis musulman et moi même j'ai été pas mal de fois dans des discussions sur ce sujet où j'ai toujours essayé de démentir cette information je n'y crois pas et encore moins à la conversion de Armstrong de Jackson etc. Ce sont des intox créés de toutes pièces qui au lieu de servir la religion musulmane la discréditent. Concernant ceux qui se convertissent rien que parceque Cousteau l'a fait je ne peux qu'être navré pour eux, décidément si Cousteau a fait une secte au lieu de ses explorations qui ont tellement servi la science, il aurait sûrement été plus connu et aurait eu plus de notoriété.
(Muslim / 14/06/05 - 00h09)
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MessagePublié: 20 Jan 2006, 09:38 
[img]http://www.quigif.com/dauphin5.gif[/img] La conversion du commandant Cousteau, quel énorme mensonge !
Mais cette fausse rumeur est bien ancrée dans les milieux intellectuels musulmans.
Et des conversions ont lieu .... sur cette idiotie d'eau douce et d'eau salée qui ne pourraient pas se mélanger !!!


En fait il s'agit bien de la sourate 25 mais du verset 55/53 , où il est dit " C'est Lui qui a fait confluer les Deux Mers: celle-ci potable et douce, celle-là saumâtre et non potable, et entre elles deux Il a placé une barrière (barzakh) et une limite respectée"
Les commentateurs parlent de "deux masses d'eau, l'une douce, l'autre salée" . Pour Tabari , le Créateur a fait en sorte que la masse des eaux fluviales ne soit pas altérée par la salinité de l'eau de mer.
Il est possible que ce passage évoque le phénomène de non-mélange immédiat des eaux de l'Euphrate et du Tigre *(*des fleuves qui arrosent l'Irak :lol: ) avec celles de la mer, à leur débouché dans le Golfe Persique .


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MessagePublié: 20 Jan 2006, 11:29 
Bouldingue
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Charq Al -Awsat

http://www.aawsat.com/

Al-Charq Al-Awsat du 9 décembre fait état d'un rapport secret sur les Français convertis à l'Islam et dont certains deviennent des fanatiques et des terroristes. Ce rapport révèle les arcanes de ce phénomène qui préoccupe de nombreux Etats européens, au lendemain de l'opération suicide perpétrée par la kamikaze belge en Iraq. Selon le rapport, présenté au ministre de l'Intérieur et dont le quotidien a eu une copie, les dossiers de 1610 Français ou Européens résidant en France convertis à l'Islam, ont été examinés. La majeure partie de ces convertis sont des trentenaires, à majorité des hommes alors que les femme s ne représentent que 17%. Ce phénomène est particulièrement notable dans les grandes villes où se trouve une importante communauté musulmane. En outre, selon l'étude, 3,5% des militaires de l'armée française se sont également convertis à l'Islam, y compris parmi les officiers.

Quant aux raisons de ces conversions, il semblerait que 37% soit dû à l'influence des amis, des connaissances ou du milieu socioculturel. Dans de nombreux cas, le nouveau musulman se dirige vers les mouvements extrémistes et radicaux qui pavent la voie au Jihad. Le rapport met particulièrement l'accent sur le rôle que jouent les mosquées soumises aux courants radicaux extrémistes fréquentés par ces nouveaux musulmans. Une quarantaine de ces mosquées (1685 dans toute la France) sont placées sous surveillance.

Michel Bounajem rappelle au début de son article également le communiqué diffusé récemment par la Qa'ida sur son site Internet annonçant les caractéristiques des nouveaux « soldats de l'organisation ».

Les autorités françaises craignent par ailleurs que la France ne se transforme en « source » d'exportation des jihadistes islamistes dans le monde, de la Bosnie au Kosovo et de la Téchétchénie à l'Iraq. C'est ce qu'a d'ailleurs exprimé à maintes reprises M. Sarkozy au cours des dernières semaines .


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 Sujet du message: Le commandant Cousteau
MessagePublié: 20 Jan 2006, 12:55 
Bouldingue
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Le commandant Cousteau. Tout montre qu'il ne s'est pas converti. Sa cérémonie funèbre dirigée par Mgr Lustiger a eu lieu à Notre-Dame de Paris. En outre sa famille et fondation Cousteau réfutent sa conversion à l’islam. Il me semble que cela est suffisant pour faire dissiper cette rumeur.
Quels sont les réseaux financiers de l’islam ? Quelles dépendances vis-à-vis des pays d’origine (Arabie saoudite, Maroc, Algérie…) mettent-ils en place ? Quels sont les pratiques et les usages de la zakât ? Du charia business au jihad humanitaire, l’islam concentre des ressources financières qui entretiennent la propagande religieuse, voire fondamentaliste ?


Des banlieues hors du droit au problème du voile à l’école ou des horaires aménagés dans les piscines communales, en passant par la montée de l’antisémitisme dans les écoles et les lycées français… Petit à petit les pouvoirs publics, souvent les municipalités, mais aussi les hôpitaux, et jusqu’aux tribunaux, démissionnent devant les réquisits religieux, se rendent complices de la montée du communautarisme et subissent les captations du droit de ce dernier.

DÂR AL-ISLAM. (expr. arabe, maison, pays de l'islam). Territoire soumis à l'islam.

DÂR AL-HARB. (expr. arabe, pays de guerre). Territoire qui doit être conquis par l'islam. (Andalusie, Israël,)

DÂR AL-SUHL. (expr. arabe, pays de la trêve). Territoire qui n'est pas conquis militairement par l'islam, mais qui verse un tribut.

UMMA ou OUMMA. ( arabe). La communauté musulmane.

ZAKÂT. ( arabe). Aumône légale due par tout musulman à partir d'un minimum imposable. Correspond, en général, au dixième des revenus.

HADJ ou HAJJ. ( arabe). Pèlerinage à la Mecque que tout musulman doit, en principe, accomplir au moins une fois dans sa vie.

KA'ABA ou KA'BA. ( arabe, du gr. kubos, cube). Édifice en pierre de forme cubique se trouvant à La Mecque. Il repose sur trois pierres sacrées, et est considéré comme la maison terrestre de Dieu. C'est donc en direction de ce sanctuaire que toutes les prières des fidèles doivent converger. La Ka'aba a déjà un caractère sacré en Arabie, dans la période préislamique. Elle devient un véritable pôle attractif et religieux pour les musulmans. (ex : cérémonie du pèlerinage). Recouverte de la kiswa (dais).

UMRA. (arabe). Petit pèlerinage à La Mecque.


L'Aïd-el-Adha (ou Aïd-el-Kebir "la grande fête") est le souvenir du sacrifice d'Abraham. Dieu lui a demandé de sacrifier son fils unique, et il était prêt à le faire, pour montrer sa soumission à Dieu ("muslim" étymologiquement veut dire "soumis").

RAMADAN. (arabe, 9e mois de l'année de l'Hégire). Neuvième mois de l'année lunaire musulmane où le respect de certaines prescriptions religieuses, notamment le jeûne du lever au coucher du soleil, est particulièrement marqué. C'est un des cinq piliers (arkân) de l'islam, obligatoire pour tous les musulmans.

Jahalia: La période avant l'arrivé de l'islam. Ils emploient un terme qui se rapporte à la situation immorale des Arabes avant the conversion à l'Islam. A la différence du judaïsme et du christianisme, toute la spiritualité de l'islam émane du Coran tout seul. Suivant la tradition, ce livre recueille l'ensemble des révélations divines à Mahomet au cours de vingt ans. Pendant ses méditations, il tombait en extase ou en transes, et recevait la visite de l'ange Gabriel (Djibril) en Arabe), qui lui transmettait les messages d'Allah. Mahomet demeura toujours analphabète et ne laissa aucun écrit. Il propageait les messages divins verbalement ; ses disciples devaient les retenir de mémoire, et les transmettre à leur tour, toujours oralement.


Dernière édition par etabori le 20 Jan 2006, 15:09, édité 2 fois au total.

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MessagePublié: 20 Jan 2006, 14:27 
Si ma tante
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Je doute que Cousteau, s'il avait été Musulman, aurait accepté d'être enterré par un juif converti au Christianisme... :D

Pour Mickael Jackson, il va falloir fournir de très jeunes vierges... Le Coran fixe-t-il l'age de ces dernières ou derniers? :D


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MessagePublié: 20 Jan 2006, 15:07 
Bouldingue
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Enregistré le: 21 Sep 2005, 14:09
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Localisation: Londres
Notre ignorance de la pratique de l’Islam nous laissent sans défense et dans l’illusion de l’Islam modéré, ce que nous nommons ainsi pour éviter de l’offenser. Nous sommes facilement manipulés. Au commencement de la campagne afghan, les Américains étaient alarmés des conséquences si ils poursuivions la guerre durant le Ramadan et considéraient sérieusement qu’il fallait différer les combats. Un tel avertissement est venu de Moucharaf (Président du Pakistan). Comme d’habitude, comme les étudiants du Moyen-Orient peuvent en attester, les Arabes appellent la guerre du Yom Kippour la guerre du Ramadan parce qu’ils ont commencé la guerre contre Israël durant le Ramadan. Incidemment, elle fut financée par les ultra religieux du Gouvernement saoudien. Dans un autre exemple récent, ont nous raconte que l’irrespect envers le Coran enflamme la haine des Musulmans. Mais Mark Steyn explose ce mythe.
Il y a un consensus général, dans tout le spectre politique, pour dire que l’Islam modéré est le seul espoir pour la réforme des sociétés musulmanes. A de rare exception, cette analyse est fondée sur une vaste ignorance de l’Islam, en tant que religion et puissance historique, couplée à la compréhension des sociétés libres à propos des sociétés musulmanes. L’Islam modéré n’est pas tenable sur le long terme. Mais pour maintenant, examinons, ce que beaucoup considère comme le moins pire : l’espérance d’une sécularisation.

L’ISLAM est à la racine de la guerre des djihadistes contre l’Amérique et l'occident (et contre tous les non musulmans). Non seulement nous avons la faiblesse de ne pas comprendre ses motivations mais nous faisons la bêtise de croire qu’il s’agit de religion. Dans l’intention d’encourager un " Islam modéré " nous sommes embarqués dans l’autosatisfaction induisant que nous identifions constamment le " vrai Islam " de celui qui s’est fait kidnapper par celui du " diable ". Dans cette voie " faire qu’ils se sentent bons en premier " par des techniques éducatives à l’école primaire, notre attitude est en train de faire en sorte qu’ils se sentent bons d’abord dans l’Islam et dans l’espoir qu’ils inventent et pratiquent un " bon " Islam plus tard. Nous disons " bons musulmans ", et ils agissent dans un cadre violent. Notre réponse conséquente est, sur la supposition qu’ils ne soutiennent pas ces extrémistes.


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