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MessagePublié: 30 Mar 2006, 20:59 
Un intellectuel égyptien : Le programme de l’université Al-Azhar encourage l’extrémisme et le terrorisme

MEMRI

http://www.judeoscope.ca/auteur.php3?id_auteur=9

Sayyed Al-Qimni, écrivain progressiste et professeur de sociologie et de religion à l’université du Caire, soutient dans un article de l’hebdomadaire Roz Al-Youssef, que le programme de l’université Al-Azhar encourage l’extrémisme et la terreur. Voici quelques extraits de l’article :

Certains cheikhs d’Al-Azhar voudraient nous ramener au Moyen-Âge

« Jetons ensemble un coup d’œil au programme de jurisprudence islamique enseigné en milieu de parcours, non pour le faire interdire, mais afin de comprendre que le premier pas vers la réforme consistera à supprimer ces livres du programme. Ils devraient, bien entendu, pouvoir être consultés dans une bibliothèque islamique par ceux qui souhaitent connaître le point de vue des musulmans durant l’âge d’or de la jurisprudence islamique et de certains cheikhs actuels, et afin de savoir ce que ces derniers veulent de nos jeunes (...)

Al-Azhar demeure un lieu d’instruction et de défense d’un islam modéré et des idées [communément] admises. Néanmoins, certains cheikhs d’Al-Azhar essaient de nous ramener au Moyen Âge, s’inspirant d’ouvrages de pensée radicale. Si Al-Azhar se débarrasse d’eux et de leurs idées, elle aura ôté des taches noires de ses vêtements.

En examinant certains programmes extrémistes, nous nous apercevons que l’idée de combattre et tuer les non-musulmans n’est pas une innovation agressive de cheikh Mohammed ibn Abd El-Wahhab [fondateur du wahhabisme] et d’[Ayman] Al-Zawahiri [adjoint d’Oussama Ben Laden et chef de l’organisation égyptienne de Djihad islamique]. En effet, un livre du Hanafi [école de pensée], ‘Al-Ikhtiyar fi Talil Al-Moukhtar’ [d’Abdallah ibn Mahmoud Al-Mawsily], enseigne à la génération de demain que ‘la guerre contre les infidèles est une obligation pour tout homme valide, libre, intelligent et en bonne santé (...). Et quand les musulmans assiègent leurs ennemis dans une ville ou une forteresse, ils doivent les exhorter à se convertir à l’islam. S’ils se convertissent, [les musulmans] doivent cesser de les combattre, mais s’ils refusent de se convertir, ils doivent les exhorter à payer la jizya [impôt]. S’ils refusent de payer la jizya, les musulmans doivent demander l’aide d’Allah pour les combattre, ériger des catapultes pour détruire leurs champs et leurs arbres, les brûler, les bombarder [avec des pierres catapultées], même si les ennemis utilisent des musulmans comme boucliers humains (...)’ »

Quelle façon de penser enseignons-nous à la génération de demain : qu’elle est en droit d’attaquer les autres pays pour les convertir à l’islam?

«Cet ouvrage exhorte ensuite [les musulmans] à se montrer compatissants : ‘Les musulmans ne rompront pas un contrat assurant la protection [des personnes du camp vaincu], ne prendront pas plus que leur part du butin, ne mutileront pas les corps ni ne tueront les fous, les femmes, les enfants, les invalides, ceux dont la main droite a été amputée et les personnes âgées, sauf si l’un d’entre eux est roi, capable de se battre ou de susciter le combat, d’être conseiller de guerre ou de fomenter le combat au moyen de ses biens.’ Cette affirmation selon laquelle les femmes, les personnes âgées et les invalides sont pardonnés s’ils n’incitent pas au combat implique que tous, en fait, devraient être tués, vu qu’aucun citoyen d’un pays attaqué par des étrangers n’accepte son sort (...)

Poursuivons notre lecture de passages des programmes extrémistes [‘Al-Ikhtiyar fi Talil Al-Moukhtar] : ‘Quand un imam conquiert un pays par la force, s’il le souhaite, il le divisera entre ceux qui se partageront le butin et s’il le souhaite, il exécutera les prisonniers, les dominera, ou les laissera sous commandement musulman. [Par ailleurs], s’il désire retourner au pays et possède du bétail qu’il ne peut pas emporter, il l’abattra et le brûlera.

Quelle façon de penser enseignons-nous là à la génération de demain ? Qu’elle peut attaquer les autres pays pour les convertir à l’islam ou leur faire payer la jizya, et que si ces derniers refusent, elle peut les exterminer jusqu’au dernier ? [Qu’elle a le droit] de piller les biens des autres pays et d’emporter le butin, et que si ce butin n’est pas transportable, elle peut le brûler ? Peut-on imaginer qu’un membre d’une autre religion paie la jizya et se soumette à un peuple qu’il ne reconnaît pas pour la seule raison que ce dernier est capable d’attaquer, de tuer et de massacrer ? (...) »

Il faut humilier les dhimmis [non-musulmans en pays musulmans]

« Et que dire de ce qui suit la conquête, de l’émigration et de l’installation [des musulmans] dans les territoires conquis, auprès de leurs habitants non-musulmans qui paient la jizya ? [A ce sujet], il existe des instructions [dans ‘Al-Rawdh Al-Mourabba Sharh Zad Al-Moustaqna’ de Mansour ibn Younes Al-Bahouti] où l’on apprend ce que pense un diplômé d’Al-Azhar de ses frères [non-musulmans] en pays [arabes] : ‘(...) Il faudra leur couper [les cheveux] sur le front (...) Ils seront autorisés à monter d’autres montures que des chevaux, telles que des ânes, [mais] sans selle (...) On ne se lèvera pas en leur honneur et on ne les précèdera pas en allant au devant d’autrui (...) On ne leur présentera pas ses condoléances, on ne leur rendra pas visite s’ils sont malades et on ne participera pas à leurs célébrations. Il leur est interdit de construire de nouvelles églises ou de reconstruire celles qui sont détruites (...) Il leur est interdit de construire un monument dont la hauteur dépasse les constructions des musulmans (...) Il faut leur interdire d’élever la voix quand ils pleurent leurs défunts. Si un dhimmi invite un musulman à un mariage, ce dernier doit refuser l’invitation, parce qu’il convient d’humilier le dhimmi. »

Voilà ce qu’on enseigne à Al-Azhar (...) et d’autres choses encore, qui suscitent le dégoût

« Que renferment encore ces programmes extrémistes ? Dans Al-Rawdh Al-Mourabba se pose le problème légal suivant sur les relations entre dhimmis et musulmans : si un membre du Peuple du Livre un dhimmi, ne paie pas la jizya, il est permis de disposer de sa vie et de ses biens. Si [un dhimmi] tue un musulman, il doit être tué, mais si un musulman tue un dhimmi, le musulman ne doit pas être tué ; en revanche, il doit payer en argent pour son sang, et le prix à payer [pour le meurtre d’un dhimmi] correspond à la moitié de ce qu’il faudrait payer pour le meurtre d’un musulman. Un exemple de justice.

Cela dit, en plus de toute cette obscurité et de cette répugnante tyrannie, il existe des anecdotes. Ainsi, dans un chapitre d’ ‘Al-Rawdh Al-Mourabba’, on découvre qu’il est permis d’accorder des biens à un infidèle qui n’est ni un ennemi, ni un apostat. Comment cela se fait-il ? Vous allez apprécier [la raison] : parce que ce ne sera pas pour toujours, vu que tous deux seront exécutés sous peu.

Il convient en outre d’interdire la lecture du Coran à un infidèle, même si ce dernier souhaite se convertir (...) Dans un chapitre sur les amputations [pour punir] le vol, [il est dit que] l’amputation intervient si les biens volés sont honorables. [Cela implique] qu’il est permis de voler des instruments de musique (...)

Voilà ce que l’on enseigne à Al-Azhar (...) ainsi que d’autres coutumes suscitant le dégoût ou nuisibles, telle la méthode de purification après que l’on se sera soulagé (...) Il est interdit d’utiliser du papier respectable, c’est-à-dire du papier où serait inscrit le nom d’Allah ou un nom propre, tels que [les feuilles de livres de] hadith et de charia. Il est en revanche permis d’utiliser du papier de basse réputation, c’est-à-dire portant des inscriptions philosophiques ou scientifiques, après avoir bien vérifié que le nom d’Allah n’y figure pas [tiré de ‘Al-Iqnaa fi Haqq Alfaz Abi Shouja’ de Mansour Ibn Younes Al-Bahouti].

Et nous nous demandons d’où vient la terreur. Ce n’est là qu’un échantillon des écrits des cheikhs extrémistes qui ont pénétré notre honorable institution religieuse. Nous présentons ces écrits dans l’espoir que les programmes seront réexaminés, qu’Al-Azhar s’occupera en priorité de ce qui se passe en son sein, plaçant l’intérêt de la patrie en tête de ses priorités (...) »

sur le même sujet :

Al Azhar enseigne la haine ! d'après le Dr Ebada Abdel Rahman Kahkika - professeur à Al Azhar

http://www.copteseurope.info/documents/ ... 0azhar.htm


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MessagePublié: 30 Mar 2006, 23:46 
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Dernière édition par halouf le 07 Avr 2006, 20:50, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 01 Avr 2006, 20:39 
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Dernière édition par halouf le 07 Avr 2006, 20:51, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 03 Avr 2006, 14:23 
Bouldingue
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Une fatwa contre les statues égyptiennes
1 avril 2006
AFP . Se référant à un hadith du prophète Mahomet affirmant que les sculpteurs seraient tourmentés lors du Jugement, le mufti Ali Gomaa, l’une des plus hautes autorités religieuses d’Egypte a publié une fatwa considérant que “la fabrication de statues est proscrite et qu’il est donc interdit de les exposer dans les maisons”.

Toute représentation humaine, et pas seulement celle des prophètes, est en effet interdite par les théologiens les plus traditionalistes de l’islam sunnite. Ils affirment que dès son retour à la Mecque après un exil (hijra, 622 après J.C.) de dix ans à Médine, Mahomet avait ordonné la destruction des statues érigées autour de la Kaaba.

“Digne des talibans”

Si les Frères musulmans le qualifient de “leurre” destiné à détourner les Egyptiens de leurs véritables préoccupations, les artistes estiment que l’avis religieux est une bombe à retardement, dont les dégâts pourraient toucher même l’archéologie pharaonique. “C’est une catastrophe!”, déplore le romancier Gamal al-Ghitani. “Il ne serait désormais pas improbable que quelqu’un entre dans le temple de Karnak ou un autre temple pharaonique et le détruise”. “C’est une fatwa digne des talibans et son auteur peut être considéré comme le mufti du terrorisme”, ajoute-t-il.

Selon lui, de nombreux religieux progressistes, “comme Mohammad Abdou, ont considéré il y a plus d’un siècle que les statues et les images ne sont pas proscrites et que seule leur adoration l’est”. Au début du siècle dernier, l’imam réformiste Mohammad Abdou a autorisé la représentation humaine par le dessin, la peinture et la sculpture. Se fondant sur les mêmes textes que ses prédécesseurs, il avait affirmé que l’interdiction de la représentation humaine était “caduque”, la propagation de la foi islamique ayant rendu impossible le retour à l’adoration des statues, courante durant l’ère pré-islamique.

“Vers le Moyen Age”

“Il est très étonnant que cette fatwa ignore 15 siècles d’histoire et considère que l’humanité n’a pas changé depuis les premiers temps de l’islam”, s’indigne pour sa part le réalisateur Dawoud Abdel Sayed. “C’est ce type de mentalité qui a conduit à la destruction par les talibans de statues bouddhistes”, estime-t-il. “Verrait-on aujourd’hui quelqu’un adorer la statue de Gamal Abdel Nasser ?! (…) Cette statue rend hommage à un homme qui a eu un rôle important dans la vie politique en Egypte”, poursuit Dawoud Abdel Sayed.

Pour le romancier Ezzat al-Qamhawi, une telle décision ne peut que repousser les musulmans vers le Moyen Age. Youssef Zidane, un responsable à la Bibliotheca Alexandrina, s’étonne que cette question soit même soulevée dans un pays où “plus de 10 institutions gouvernementales enseignent la sculpture”. “Aucun artiste ne pense à imiter la création humaine. Il vise tout simplement la beauté et Dieu aime la beauté”, note de son côté l’architecte Salah Masri.


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