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 Sujet du message: L'APOSTASIE EN ISLAM ?
MessagePublié: 26 Mar 2006, 19:25 
http://religion.info/french/articles/article_197.shtml


Dernière édition par Delcambre le 26 Mar 2006, 19:44, édité 2 fois au total.

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MessagePublié: 26 Mar 2006, 19:48 
Islam: la question de l'apostasie

Religioscope
7 Sep 2005

Dans les débats autour de l'islam et de la liberté religieuse, la question de l'apostasie est l'un des thèmes souvent évoqués. Si un musulman décide de quitter sa religion, est-il libre de le faire? Encourt-il la peine capitale? Un livre rédigé par deux universitaires musulmans fait le point sur ce débat.


Abdullah Saeed est professeur d'études arabes et islamiques à l'Université de Melbourne (Australie). Hassan Saeed est pour sa part procureur général des Maldives. Ces deux auteurs ne cachent pas leur point de vue: à leurs yeux, l'application de la peine capitale pour punir l'apostasie ne représente tout simplement plus une position islamique tenable dans le monde contemporain.

Cependant, le livre ne se contente pas de développer la thèse des auteurs: il offre également un dossier des différentes positions sur la question et une étude de cas sur la situation en Malaisie. Le résultat est un riche ouvrage, bien informé et éclairant sur la "marge de manœuvre" qui s'offre à des juristes musulmans pour l'application de la loi religieuse à de nouveaux contextes.

Le livre commence par exposer la situation de départ: l'impact du discours universel des droits de l'homme sur les pays musulmans. En principe, tout le monde les accepte. Mais l'application des principes de la liberté religieuse varie ensuite d'un Etat à l'autre. Tout le monde est d'accord sur le fait que personne ne doit être contraint d'adopter une religion. En revanche, le droit d'un musulman à quitter sa religion pour en adopter une autre est loin de se trouver universellement admis. Outre une tradition juridique, cela reflète également l'incompréhension que quelqu'un puisse vouloir abandonner l'islam, perçu comme la tradition religieuse la plus parfaite.

Un parcours historique nous montre comment la diversification des positions théologiques au sein de l'islam des premiers siècles conduisit à des efforts pour définir ce qu'était le "vrai" islam.

Le mot arabe pour apostasie est riddah, ce qui a la signification de "tourner le dos". Le livre résume également les notions de blasphème, d'hérésie, d'hypocrisie et de mécréance, liées au débat sur l'apostasie.

"La majorité des juristes musulmans soutiennent que, une fois une personne devenue musulmane, il ne lui est pas permis de changer de religion." (p. 36) Au fil des siècles, différents savants musulmans ont établi des listes d'actions caractéristiques de l'apostasie. Un examen de celles-ci montre cependant que, si l'on applique chacune de ces listes, une partie des musulmans pourraient être considérés comme apostats, ce qui soulève un premier et sérieux problème. La fluidité des définitions apparaît aux auteurs comme une première raison de mettre en cause les lois sur l'apostasie.

L'apostasie exige d'avoir la conscience de ce que l'on fait (un mineur qui n'a pas atteint l'âge de raison ne peut ainsi être apostat). La confession de l'apostasie par l'apostat lui-même ou la dénonciation par deux témoins fiables est supposée établir le fait de l'apostasie.

Selon l'analyse des auteurs, si l'apostasie est certes considérée comme péché dans le Coran, il n'y aurait en revanche aucune punition temporelle prescrite explicitement dans celui-ci, malgré les efforts de certains juristes d'interpréter des versets du livre saint dans ce sens.

Il existe en revanche des hadith (dits attribués au Prophète) qui peuvent être utilisés pour légitimer un châtiment temporel. Ceux-ci sont peu nombreux et, affirment les auteurs, ils indiquent – s'ils sont replacés dans leur contexte – que l'apostasie est punie de mort dans la mesure où elle serait associée pas simplement au changement de foi, mais à une trahison mettant potentiellement en danger l'Etat musulman. Dans l'interprétation proposée par les auteurs, c'est donc la trahison politique et non une attitude intérieure que viendrait sanctionner la punition de l'apostat, ce qui replace le débat dans une perspective très différente. Les auteurs trouvent en outre de nombreuses sources dans l'islam des origines allant, selon eux, à l'encontre d'un châtiment temporel de l'apostasie.

Bien entendu, le point de vue des auteurs est loin dêtre universellement partagé. Dans l'islam contemporain, ils distinguent trois types de position par rapport à la question de l'apostasie:

1) La majorité des savants musulmans continuent de s'en tenir à la position prémoderne sans modification. Ils adoptent l'interprétation des juristes prémodernes comme si celle-ci était revêtue d'un caractère immuable. L'apostasie d'un musulman doit donc être punie par la mort.

2) Un certain nombre de savants musulmans adoptent la position prémoderne en y apportant des restrictions, notamment en mettant l'accent sur la dimension de trahison pour que le châtiment soit applicable. Ils insistent également sur le fait que seul l'Etat musulman est qualifié pour imposer le châtiment, qui ne peut en aucun cas relever de l'initiative d'individus ou de groupes. A certains égards, c'est le point de vue d'un Yousouf al-Qaradawi, le cheikh très écouté installé au Qatar.

3) Un troisième groupe – auquel appartiennent les deux auteurs – estiment que la question de l'apostasie doit être entièrement repensée au vu de nouvelles circonstances. Parmi les tenants de cette position, on trouve également certains penseurs islamistes, dont Hassan al-Tourabi (Soudan) et Rachid Ghannouchi (Tunisie).

Pour étayer leurs arguments contre l'apostasie, les auteurs consacrent tout un chapitre à souligner les risques d'abus que le châtiment temporel de l'apostasie abrite. D'une part, des groupes risquent de prendre la loi entre leurs mains au nom de la lutte contre l'apostasie. D'autre part, des Etats peuvent utiliser cet argument pour réprimer des opposants. Ce ne sont pas là des questions simplement théoriques...

Les auteurs soulignent en outre que les lois sur l'apostasie ignorent un problème brûlant et dont on ne parle guère: le nombre de musulmans qui, aujourd'hui, ne le sont que de nom, tout en ne pratiquant pas les règles de l'islam. Si l'on appliquait certaines des listes de caractéristiques de l'apostasie et les règles proposées par certains juristes, on pourrait en arriver à soutenir que ces musulmans – des centaines de millions – seraient apostats ou sur le seuil de l'apostasie. Certes, il s'agit ici d'un raisonnement poussé jusqu'à l'absurde (ce qui est de bonne guerre dans un ouvrage qui informe, mais défend aussi une thèse); cependant, cela correspond de fait à des modes de raisonnement qui circulent dans certains groupes islamistes radicaux.

Si les lois sur l'apostasie connaissent un nouvel écho aujourd'hui, c'est aussi parce qu'elles viennent répondre à certaines craintes bien présentes dans le monde musulman, notamment le défi posé par les missions chrétiennes et l'occidentalisation. Les auteurs soulignent à juste titre que "l'expérience musulmane de l'histoire moderne est étroitement liée à la colonisation occidentale des terres musulmanes aux 19e et 20e siècles." (p. 116) La pénétration occidentale fait douloureusement ressentir le hiatus entre les gloires passées de l'islam et la réalité présente; elle est perçue comme compétition avec le christianisme, religion perçue comme inférieure, mais bénéficiant de la "force de frappe" occidentale. Le musulman qui abandonne sa communauté "déshonore" donc l'islam. Nous pourrions dire ici que la notion de trahison réapparaît sous une autre forme. Une analyse des réactions musulmanes à la question de l'apostasie exige de garder aussi ces facteurs de contexte à l'esprit.

Le chapitre consacré à la Malaisie comme étude de cas – que nous ne résumerons pas ici – vient utilement compléter le dossier en suivant sur le vif la situation légale et l'évolution des débats politiques sur la liberté religieuse et l'apostasie dans ce pays.

Un ouvrage qui se contenterait de traiter de la question de l'apostasie et de critiquer le principe du châtiment temporel de celle-ci du point de vue des principes universels des droits de l'homme pourrait avoir un intérêt documentaire, mais déboucherait en définitive sur un dialogue de sourds. L'intérêt du présent ouvrage est qu'il document la question et offre une approche différente sur une base islamique. S'il est certes aussi une tentative d'adaptation à un contexte mondialisé où une "exception islamique" en matière de liberté religieuse deviendra de moins en moins défendable sur le plan international, il illustre en même temps les ressources de réinterprétation des sources dont dispose le droit musulman, sur la question de l'apostasie comme sur d'autres sujets. Ces débats et les réponses qui y seront apportées se révéleront essentiels aussi bien dans les pays de tradition musulmane que dans les communautés musulmanes de diaspora, confrontées au premier chef à la réalité de la pluralité religieuse et à ses conséquences.

Abdullah Saeed et Hassan Saeed, Freedom of Religion, Apostasy and Islam, Aldershot / Burlington (VT), Ashgate, 2004, VI+228 p.

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MessagePublié: 26 Mar 2006, 20:07 
islamophile.org - L’islam en français


Qu’est ce que l’apostasie ?
Le jeudi 20 février 2003.

Question

Qu’est-ce que l’apostasie (riddah) ?


Réponse du Sheikh Sayyid Sâbiq

Ar-riddah signifie littéralement le retour en arrière. Elle a la même signification que al-irtidâd, sauf qu’elle concerne en général la dénégation de Dieu.

Dans le cas présent, elle signifie le détournement délibéré, sans contrainte aucune, du Musulman, mature et conscient, de l’Islam vers la dénégation. Cette définition est aussi bien valable pour l’homme que pour la femme.

En corollaire de cette définition, on peut indiquer que le détournement du malade mental et de l’enfant n’est pas considéré comme une apostasie, car ils ne sont pas responsables de leurs actes. Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — dit : « Trois catégories de personnes ne sont pas responsables de leurs actes : le dormeur jusqu’à ce qu’il se réveille, l’enfant jusqu’à ce qu’il atteigne la puberté et le malade mental jusqu’à ce qu’il reprenne conscience. » [1]

Par ailleurs, un Musulman qui renie l’Islam sous la contrainte n’est pas un apostat, tant que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi. Ainsi, `Ammâr Ibn Yâsir fut contraint malgré lui de renier l’Islam. Dieu révéla alors à son sujet : « Quiconque a renié Dieu après avoir cru... — sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi — mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à l’infidélité, ceux-là ont sur eux une colère de Dieu et ils ont un châtiment terrible. » [2] Ibn `Abbâs dit au sujet de `Ammâr : « Les idolâtres l’enlevèrent, avec son père, sa mère Sumayyah, Suhayb, Bilâl et Khabbâb puis les torturèrent. Sumayyah fut attachée entre deux chameaux. On lui amena une lance et on lui dit : « Tu t’es convertie à l’Islam pour les hommes. » Elle fut alors tuée ainsi que son époux. Ce sont les deux premiers martyrs de l’Islam. Quant à `Ammâr, il prononça malgré lui ce qu’ils voulurent entendre. Il se plaignit alors auprès du Prophète — paix et bénédiction sur lui — qui lui demanda : « Comment sens-tu ton cœur ? » `Ammâr répondit : « Plein de la sérénité de la foi. » Le Messager lui dit : « S’ils reviennent vers toi, reviens-y [3]. » »

A partir de quand le Musulman devient-il un apostat ?

Le Musulman n’est considéré comme étant sorti de l’Islam et n’est accusé d’apostasie que si son cœur s’ouvre à la dénégation, y devient confiant et y entre effectivement. Dieu dit en effet : « mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à l’infidélité » [1]. Le Messager — paix et bénédiction sur lui — dit : « Les actions sont jugées d’après les intentions, et il en sera tenu compte à chaque homme dans la mesure de son intention. » Ainsi, étant donné que ce qui est dans le cœur est un Inconnu (ghayb) que Seul Dieu connaît, il est nécessaire, avant de lancer une accusation d’apostasie, que ce qui prouve explicitement et de manière indubitable la dénégation d’un individu émane directement de celui-ci. On a rapporté d’après l’Imâm Mâlik l’avis suivant : « Quiconque émane de sa part ce qui implique la dénégation sous quatre-vingt-dix-neuf formes, et que la foi n’est impliquée que par une forme, sera considéré comme ayant la foi. »

Parmi les éléments susceptibles de prouver la dénégation :

Renier de la religion ce qui en est nécessairement connu [4] : par exemple renier l’Unité de Dieu, renier le fait qu’Il soit le Créateur de cet univers, renier l’existence des Anges, renier à Muhammad — paix et bénédiction sur lui — le statut de Prophète et au Coran celui de révélation divine, renier la Résurrection et la Rétribution, renier le caractère obligatoire de la prière, de l’aumône légale (zakâh), du jeûne ou du pèlerinage.


Considérer comme licite un interdit au sujet duquel les Musulmans sont consensuellement d’accord sur sa prohibition : par exemple, considérer comme licite la consommation d’alcool ou de porc, considérer comme licite l’usure, considérer comme licite le meurtre ou le vol.


Interdire ce que les Musulmans sont consensuellement d’accord pour considérer comme licite : par exemple interdire les bonnes nourritures.


Insulter ou railler le Prophète ainsi que tout autre prophète envoyé par Dieu.


Insulter la religion, diffamer le Coran et la Sunnah, ne pas se référer à ces derniers dans le domaine politique et leur préférer des lois purement humaines.


Jeter le recueil coranique (mushaf) ou les livres de hadiths dans les ordures, par mépris et par dédain de ce qu’ils contiennent.


Faire fi d’un des noms de Dieu, d’un de Ses Commandements, d’un de Ses interdits ou d’une de Ses promesses.
Tout cela ne s’applique pas aux Musulmans récemment convertis qui ne connaissent pas encore les directives de l’Islam ni les limites qu’ils doivent observer. Si l’un d’eux nie par ignorance un élément de la religion, il n’est pas considéré comme un apostat. Par ailleurs, il existe des questions faisant le consensus des Musulmans mais que seuls quelques-uns connaissent. Celui qui nie une telle question n’est pas considéré comme un apostat : il est excusé à cause de son ignorance de ladite question qui n’est pas toujours portée à la connaissance du grand nombre. Parmi les exemples de ce type de questions, on peut citer l’interdiction pour l’homme d’épouser la tante paternelle ou maternelle de son épouse, le fait que le coupable d’homicide volontaire soit privé d’héritage, le fait que la grand-mère reçoive le sixième de l’héritage, etc.

N’entrent pas non plus en ligne de compte les doutes qui peuvent travailler l’âme. En effet, Dieu ne fait pas cas de ces doutes. Muslim a ainsi rapporté d’après Abû Hurayrah que le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — dit : « Dieu — Exalté soit-Il — a pardonné à ma Communauté les pensées qui travaillent son âme, tant qu’elle ne les concrétise pas ou qu’elle n’en parle pas. » Muslim a également rapporté que Abû Hurayrah dit : « Un groupe de Compagnons du Prophète — paix et bénédiction sur lui — vinrent le voir et lui dirent : « Nous avons dans nos fors intérieurs des pensées que nous trouvons sacrilège de prononcer. » Le Prophète demanda : « Et vous l’avez trouvé [ce doute qui entretient l’âme] ? » « Oui », répondirent-ils. « C’est cela la vraie foi », conclut le Prophète. » Muslim a également rapporté sur l’autorité de Abû Hurayrah que : « Le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — dit : « Les gens peuvent se demander : « Est-ce Dieu qui est à l’origine de la Création ? Dans ce cas, qui a créé Dieu ? » Quiconque est travaillé par ce genre de pensées doit dire : « Je crois en Dieu. » » »

Traduit de l’arabe du site Islamonline.net.
[1] Hadith rapporté par Ahmad et autres compilateurs de traditions ; le hadith est considéré comme fiable par At-Tirmidhî ; Al-Hâkim le considère comme authentique car répondant aux critères d’authenticité établis par Al-Bukhârî et Muslim.

[2] Sourate 16 intitulée les Abeilles, An-Nahl, verset 106.

[3] Le Prophète dit ici à `Ammâr que si les idolâtres remettent encore une fois la main sur toi et veulent que tu renies l’Islam, renie-le, sachant que ta foi est profondément ancrée dans ton cœur.

[4] Cette notion est explicitée dans l’article suivant : "Renier de la religion ce qui en est nécessairement connu".



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MessagePublié: 26 Mar 2006, 20:45 
http://islamfrance.free.fr/introduction.html


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MessagePublié: 26 Mar 2006, 20:47 
:arrow: L'APOSTASIE EN ISLAM


L'Islam et les musulmans
La première chose qu'il convient de définir est le terme Islam. Nous pouvons affirmer que ce mot Islam n'est pas apparu après l'arrivée d'un homme ou l'accomplissement d'un phénomène.

:arrow: L'Islam est la véritable religion d'Allah (traduction en arabe du mot Dieu). En effet, c'est Dieu qui a choisit l'Islam, comme le montre le verset suivant :

Sourate 5, Verset 3
... Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. J'ai agréé l'Islam comme religion pour vous...

Pour bien comprendre le terme Islam, il faut s'en remettre à son sens. Le mot Islam tire son origine du verbe aslama qui signifie "s'en remettre, s'abandonner". Ainsi, Islam peut être traduit, dans le contexte religieux et voulu par Dieu, par "Répondre à la volonté ou à la loi de Dieu". Il en découle ainsi le mot Musulman qui est celui qui "se soumet à la volonté de Dieu". Islam a aussi pour mot dérivé Salam qui signifie "paix", ce qui est la conséquence naturelle d'une soumission totale à Dieu. C'est ce message qui est le plus important parmi les révélations divines, comme l'indiquent de nombreuses sourates dans le Coran :

Sourate 7, Verset 56
Dis : "Il m'a été interdit d'adorer ceux que vous priez en dehors de Dieu.".
Sourate 12, Verset 40
Le pouvoir n'appartient qu'à Dieu. Il vous a commandé de n'adorer que Lui. Telle est la religion droite ; mais la plupart des gens ne savent pas.


:arrow: Contrairement à ce que certains prétendent, l'Islam n'est pas une religion nouvelle ni inventée par les hommes. L'Islam existait déjà bien avant que le premier homme, Adam, ne soit créé. Au cours de l'histoire de l'humanité, Dieu a communiqué aux prophètes et aux messagers des préceptes et des règles afin qu'ils nous les transmettent et que nous soyons toujours bien guidés. C'est le même message qu'Ibrahim (Abraham), Loth, Moussa (Moïse), 'Issa (Jésus), Mouhammad..., -Que la paix soit sur eux-, ont reçu. Il a fait de ses envoyés des modèles pour les hommes et les femmes.

Voici l'exemple d'Ibrahim :(ABRAHAM)

Sourate 3, Verset 67
Abraham n'était ni Juif ni Chrétien. Il était entièrement soumis à Dieu (musulman). Et il n'était point du nombre des associateurs.

L'Islam est la seule religion agréée par Dieu, comme il est précisé dans le Coran :

:idea: :idea: Sourate 3, Verset 85
"Celui qui se veut comme religion autre chose que l'Islam, cela ne lui sera jamais agréé et il sera dans l'autre monde parmi les perdants."

:arrow: Il est du devoir de la totalité des personnes responsables d'entrer dans l'Islam, d'y demeurer avec constance et à jamais. Entrer dans l'Islam nécessite dans un premier temps de connaître et de réciter les deux témoignages de foi :



('Ach-hadou 'al-la 'ilaha 'illallah,
wa 'ach-hadou 'anna Mouhammadar-Raçouloullah)

La signification de ('Ach-hadou 'al-la 'ilaha 'illallah) est : "Je témoigne qu'il n'y a d'autre dieu que Dieu". Il s'agit du premier témoignage.
Le second (wa 'ach-hadou 'anna Mouhammadar-Raçouloullah) signifie : "Je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu".

La personne qui a récité cette phrase en ayant la ferme intention de devenir musulmane entre alors dans l'Islam. Elle devra par la suite apprendre les préceptes de l'Islam (les cinq piliers, la tradition du prophète Mouhammad qui constitue la Sounnah...) auprès de personnes compétentes et se préserver des choses qui la font sortir de l'Islam. Car en effet, entrer dans l'Islam peut paraître simple, mais il faut savoir qu'il est malheureusement encore plus facile d'en sortir.


Tout Musulman doit alors protéger son Islam de ce qui l'annule, c'est-à-dire de L'APOSTASIE.

Il y en a de trois sortes : l'apostasie par la croyance (croire par exemple quelque chose contredisant la croyance de base de l'Islam),
par la parole (insulter la religion par exemple),
par les gestes (comme jeter un document sur la religion dans le but délibéré de dénigrer l'Islam).

L'Islam s'adresse à toute l'humanité, sans distinction de peuple, de couleur de peau, de pays, de tribu, etc. Il est très facile de le constater, que ce soit à Jakarta ou en Amérique, en passant par Istanbul, Le Caire, Paris, etc. L'Islam est présent partout et est universel.






Je demande humblement à Allahou ta^ala de m'accorder la sincérité dans l'intention et Sa Clémence et d'unir tous les musulmans sous la bannière du prophète Mouhammad afin que nous soyons parmi les gagnants le Jour du Jugement.




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MessagePublié: 26 Mar 2006, 21:00 
Une célèbre féministe égyptienne poursuivie pour apostasie par les islamistes, Alexandre Buccianti, Le Monde, 27/28 mai 2001, p. 4
La saison de la chasse aux sorcières est à nouveau ouverte en Egypte. L'écrivain féministe et psychiatre égyptienne Nawal El Saadawi (70 ans) - auteur de trente ouvrages traduits en vingt-huit langues - est en effet poursuivie en justice par un avocat islamiste pour apostasie. Me Nabih El Wahch demande au tribunal des affaires du statut personnel du Caire de "la séparer légalement" de son époux, Chérif Hétata, sur la base de la hisba, un concept tiré de la charia (la loi musulmane), et en vertu duquel il est du devoir de tout musulman d'"ordonner le convenable et d'interdire le blâmable".

L'affaire a commencé le 6 mars, lorsque l'hebdomadaire à scandale El Midan a publié un entretien avec Mme El Saadawi - congédiée de son emploi en 1972 à cause de ses idées féministes et emprisonnée en 1981 pour son engagement à gauche - dans lequel elle expliquait ses vues sur les droits de la femme et la justice sociale. Le journaliste qui, selon celle qui a été pionnière dans la dénonciation de l'excision (dans Les Femmes et le sexe,1972), devait au départ parler de l'interdiction de plusieurs de ses ouvrages à la Foire internationale du livre du Caire, a extrapolé ses déclarations, affirmant qu'elle était hostile au port du voile et aux règles de l'héritage islamique. Le quotidien à scandale affirmait, en titre, que Mme El Saadawy qualifiait le pèlerinage de coutume païenne.

De quoi provoquer l'ire du grand mufti d'Egypte, Nasr Farid Wassel, qui a exhorté l'auteur de La Face cachée d'Eveà renier ses propos. Le 27 mars, Nawal El Saadawi ayant refusé de le faire et affirmé que ses déclarations ont été déformées, le grand mufti publiait un communiqué la désignant comme "sortie des préceptes de l'islam". Elle était ainsi frappée de l'accusation d'apostasie.

PROTESTATIONS
La machine islamiste s'est alors mise en branle, réclamant des poursuites judiciaires. Le procureur général, dont l'accord est indispensable, a donné son feu vert début avril, signe, selon des analystes, de la volonté du gouvernement d'éviter tout affrontement avec les islamistes "sur des questions secondaires" d'ordre littéraire. La première audience du procès a été fixée au 18 juin, malgré les protestations de dizaines d'organisations féministes et de défense des droits de l'homme, arabes et internationales.

Un procès similaire intenté contre le professeur et écrivain Hamid Nasr Abou Zeid avait obligé ce dernier, ainsi que son épouse, le professeur Ibtihal Younès, à s'exiler, après que le tribunal eut prononcé leur séparation sur la base du principe de la charia stipulant qu'un musulman ou une musulmane ne peuvent épouser des apostats. Au-delà de la séparation légale (les lois du statut personnel étant fondées sur la religion en Egypte), les deux époux risquaient la même fin que l'écrivain anti-islamiste Farag Foda, décrété apostat par de hauts responsables religieux, et qui avait été assassiné en 1992 par un commando extrémiste musulman affirmant appliquer la peine prévue par la charia pour les renégats.

En 1994, le Prix Nobel égyptien de littérature, Naguib Mahfouz, avait été poignardé par un islamiste, pour avoir refusé de renier son roman Les Enfants de la médina,jugé anti-islamique par le cheikh d'El-Azhar, une des plus hautes autorités morales de l'islam sunnite. Toutefois, Mme El Saadawi, qui a déjà figuré sur les listes des personnes condamnées à mort par les extrémistes musulmans, a affirmé qu'elle ne se séparera pas de son époux (trente-sept ans de mariage) et qu'elle ne fuira pas l'Egypte, quelle que soit l'issue du procès. Une manière d'illustrer par les actes la phrase qui ouvre son site (geocities.com/nawalsaadawi): "Aux femmes qui ont choisi de payer le prix de la liberté plutôt que de verser le tribut de l'esclavage !"
http://www.denistouret.fr/constitalien/apostasie.html


Dernière édition par Delcambre le 26 Mar 2006, 21:04, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 26 Mar 2006, 21:12 
QUAND LES SAVANTS MUSULMANS UTILISENT LA RUSE POUR PROPAGER LEUR RELIGION.


Dans le paragraphe 440, Hamidoullah nous parle de l'apostasie (renoncer à l'Islam après avoir été Musulman). Il nous parle de sanctions à l'encontre de ces Musulmans qui ont renoncé à leur foi. Mais il se garde bien de dire en quoi consistent ces sanctions. Ensuite il nous dit que de toute façon, ces sanctions n'ont pas été employées dans les états islamiques, car les Musulmans tiennent tellement à leur religion que les cas d'apostasie sont à peu près inexistants. Les sanctions à l'encontre des apostats ne seraient là qu'à titre dissuasif. Quand on lit cela, on se sent rassuré.

Voir le scan du paragraphe 440

Mais au fait, quelle est la sanction que l'Islam prescrit à l'encontre des apostats? La mort (cf mon article sur l'apostasie en Islam). Ah ça fait tout drôle d'un coup. Ca fait en tout cas pas le même effet qu'après avoir lu le paragraphe 440 du livre d'Hamidoullah! Ce dernier sait pourquoi il parle de "sanctions" sans dire plus précisément de quoi il s'agit... Par ailleurs, il est faux de dire que les apostasies à l'Islam sont notoirement inexistantes. A la mort de Mohammed (le "prophète"), le premier calife, Abou Bakr, a dû faire face à l'apostasie d'une grande partie des tribus arabes. En conséquence de quoi il les a combattues. Les tribus ont été obligées, par la force, d'embrasser à nouveau l'Islam. Celles qui n'ont pas accepté ont été exterminées. Sans la peine de mort en cas d'apostasie, nous n'aurions jamais entendu parlé de l'Islam. Même aujourd'hui, tout croyant musulman qui aurait tendance à se poser des questions sur l'Islam, par amour de la vérité, est dissuadé aussi bien par des menaces divines que par des menaces de mort (peine de mort s'il apostasie). Si malgré tout certains perdent leur foi, ils ne le diront pas, ou très rarement, afin de ne pas prendre de risques. Résultat: le gros du peuple n'est pas au courant de ces apostasies et a l'illusion que tout le monde croit sans problème, ce qui a un effet de pub. Si on ne voit que des gens très croyants, convaincus, autour de nous (et si les statistiques nous disent qu'une grande partie de la population croit), quelque part, on a l'impression que la religion concernée est plus crédible. Alors que si on voit des gens qui quittent cette religion, ça fait réfléchir. L'Islam non seulement est une secte qui a réussie grâce à la peine de mort en cas d'apostasie, mais même actuellement elle se maintient grâce à cette loi.



http://www.anti-religion.net/hamidoullah.htm


Dernière édition par Delcambre le 27 Mar 2006, 10:07, édité 3 fois au total.

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MessagePublié: 26 Mar 2006, 21:27 
:arrow: PAS LE DROIT D'APOSTASIER !!!!!! :twisted:




Quelle liberté de conscience ?
Par Leïla Babès, Michel Hilal Renard
lundi 26 juin 2000





La religion musulmane, deuxième confession en France par le nombre de ses fidèles, est peut-être en passe de surmonter l’éclatement qui nuisait à la normalisation de l’exercice de son culte dans le cadre des lois de la République. Le coup d’accélérateur a été fourni par Jean-Pierre Chevènement qui a lancé, en novembre 1999, une consultation officielle des principaux organismes islamiques en France. Il a soumis à ses interlocuteurs un texte qui ne pouvait « faire l’objet d’une négociation », mais qui a cependant été amendé et signé le 28 janvier dernier.

Aujourd’hui, un point de ce texte retient notre attention. Celui qui stipule que les groupements et associations de musulmans reconnaissent « sans restriction » les dispositions, dont celles relatives à la liberté de pensée, de conscience ou de religion, confirmées par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 décembre 1950 (ratifiée par la France le 31 décembre 1973).

:arrow: Or il y a bien une restriction, puisque le texte initial ajoutait que cette convention « consacre notamment le droit de toute personne à changer de religion ou de conviction ». Assimilée à un acte d’apostasie, cette précision sur le droit à changer de religion ou de conviction a été retirée à la demande des musulmans. :twisted: :twisted: :twisted: :twisted:

Rappelons que si le Coran réprouve l’incroyance et l’apostasie, il n’accompagne cette condamnation d’aucune peine particulière, en vertu du principe selon lequel la foi, comme tout ce qui concerne le for intérieur, est du domaine exclusif de Dieu. Mais le droit musulman prévoit la peine de mort pour l’apostat en s’appuyant sur un dire controversé du Prophète. Le retrait de cette phrase est donc lourd de conséquences.

La modification laisse entendre que les musulmans déclarent adhérer au principe de la liberté de pensée et de conscience, alors qu’il n’en est rien puisqu’il est amputé ; ou qu’ils y acquiescent pour les non-musulmans, mais pas pour eux. Faut-il rappeler que ce principe s’adresse à tous les citoyens ? Qu’en l’adoptant, les musulmans ne sont pas tenus de considérer apostats et libres-penseurs comme des musulmans, mais de reconnaître que, dans le principe, ils ont ce droit ?

Cette ambiguïté place les concepteurs et les signataires de ce document en situation de porte-à-faux à l’égard des droits de l’homme, au nom d’un implicite droit musulman plus que contestable :

- les pouvoirs publics, en acceptant d’altérer un texte présenté comme « non négociable », introduisent un état d’exception qui pourrait se révéler préjudiciable pour l’intégration de l’islam dans le cadre du droit.

Le ministère a même arabisé la consultation, la nommant al-’istishâra, se justifiant par la portée et la signification de ce terme en islam, référence au concept coranique de shûra (consultation). Cette « islamisation » sous-tend, sans mobile juridique sérieux, que le principe de consultation avait besoin d’une légitimation spécifiquement islamique pour être accepté. Le consentement à la restriction sur « l’apostasie » confirme bien l’idée que l’Etat admet des ajustements au nom d’une sensibilité propre à ses interlocuteurs ;

- les musulmans, en introduisant explicitement des réticences à ce principe, rejettent clairement une composante fondamentale de la liberté de conscience, rappelant que des questions aussi cruciales que celle de l’apostasie sont loin d’être résolues par ceux qui affirment depuis des années la compatibilité de leurs convictions religieuses avec les lois de la République. Faut-il préciser que cette sensibilité est loin de représenter l’ensemble des musulmans de notre pays ?

Il ne s’agit pas de faire entrer, dans ce rappel de la loi, des débats sur le statut de l’apostasie, mais de séparer les deux registres. En opérant cette rectification, ces musulmans et, à leur suite, la puissance publique - garante du respect plénier des libertés fondamentales - légitiment l’éventualité d’une interprétation « islamique » du cadre de droit commun.

Le ministère disait pourtant : « Chaque organisation sera ainsi placée devant ses responsabilités. En effet, le refus de celles-ci - qu’il soit individuel ou collectif - de ratifier ce document signifierait clairement l’impossibilité au stade actuel de voir naître un islam intégré selon les principes de la laïcité. Les pouvoirs publics auraient à le faire savoir publiquement et à dégager leur responsabilité. » Admettons que les musulmans, peu préparés à réfléchir aux bases juridiques d’un tel projet d’organisation, aient eu besoin de temps pour mener une large consultation, ne convenait-il pas d’attendre que la discussion soit étendue à d’autres voix et sensibilités ?

Comme citoyens et musulmans, nous affirmons que le principe de liberté de pensée et de conscience est trop précieux pour être sacrifié sur l’autel de « l’organisation du culte ». L’adhésion à la loi ne peut être conditionnée à son interprétation sélective : « Si vous ne faites tout pour la liberté, vous n’avez rien fait » (Robespierre). Cet incident augure mal du devenir de l’islam dans ce pays. Quel sort serait réservé à ceux, apostats (nous disons bien apostats) ou musulmans, qui exercent leur droit à la libre-pensée, ou dont les convictions sur l’observance religieuse, les normes juridiques ou toute autre question peuvent être jugées condamnables ? Combien de penseurs musulmans ont été accusés d’apostasie pour avoir seulement défendu les droits de l’homme ou une analyse différente ?

Si les représentants des organisations musulmanes considèrent le droit à changer de religion ou de conviction comme un acte d’apostasie, donc passible de la peine de mort, qu’arriverait-il concrètement si des musulmans déclaraient leur sortie de la religion ou simplement exprimaient une opinion différente ?

Convaincus que l’islam de France peut s’intégrer dans la République, nous souhaitons que toute ambiguïté soit levée et que le principe du droit à changer de religion ou de conviction soit réaffirmé, par une claire adhésion à la suprématie du droit commun sur tout droit communautaire.


Leïla Babès
Leïla Babès est professeur de sociologie des religions à l’université catholique de Lille, directrice du département de sciences des religions ; auteur de « l’Islam positif. La religion des jeunes musulmans de France », Ed. de l’Atelier, 1997 ; et « l’Islam intérieur. Passion et désenchantement », Ed. Al-Bouraq, septembre 2000



L’ISLAM INTERIEUR, PASSION ET DESENCHANTEMENT
de Leila Babès

Michel Hilal Renard
Michel Renard est directeur de la revue « Islam de France »
http://www.oumma.com/article.php3?id_article=1


Dernière édition par Delcambre le 26 Mar 2006, 21:33, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 26 Mar 2006, 21:39 
http://www.amitiesquebec-israel.org/textes/islamqc.htm


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MessagePublié: 26 Mar 2006, 21:41 
L'islamisation du Québec


Québec dit non à la charia
Châtiment pour ceux qui abandonnent l'islam
Les islamistes sont déjà là


Le 27 mai 2005
Québec dit non à la charia

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/
Diffusé par Le Centre d'Information et de Documentation sur la Démocratie au Moyen-Orient, Bruxelles.
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-De ... yenOrient/



Dans une motion votée à l'unanimité, jeudi 26 mai 2005, l'Assemblée nationale du Québec a estimé que les tribunaux islamiques n'ont pas leur place au Québec ni ailleurs au Canada.

La résolution s'oppose « à l'implantation des tribunaux dits islamiques au Québec et au Canada ». Elle a été présentée conjointement par la députée libérale de La Pinière, Fatima Houda-Pépin, elle-même musulmane, et la députée péquiste de Terrebonne, Jocelyne Caron.

La motion n'ayant soulevé aucun débat, le Québec s'éloigne clairement de la position de l'Ontario, qui a ouvert la voie à ce type de législation.

En décembre 2004, un rapport déposé par l'ancienne ministre déléguée à la Condition féminine de l'Ontario, Marion Boyd, était favorable à des tribunaux basés sur la charia, la loi islamique, en vue d'arbitrer des litiges familiaux. L'idée remonte à une quinzaine d'années au pays.

Mme Houda-Pépin craint que l'implantation de tribunaux islamiques ne soustraie les citoyens de confession musulmane aux lois canadiennes et québécoises. Elle fait valoir qu'il faut combattre les groupes minoritaires qui cherchent à se servir de la Charte canadienne des droits et libertés « pour s'attaquer aux fondements mêmes de nos institutions démocratiques ».



« Une mouvance islamiste minoritaire mais agissante »
La députée libérale Fatima Houda-Pépin

Selon la députée, le débat n'est aucunement lié à la liberté religieuse, les musulmans du pays ayant tout le loisir de bâtir leurs mosquées et de gérer leurs écoles musulmanes.

Elle refuse que les efforts d'intégration des musulmans soient « anéantis par une mouvance islamiste minoritaire, mais agissante, qui cherche à imposer son système de valeurs au nom d'une certaine idée de Dieu ».

Dans le monde, a-t-elle expliqué, des femmes sont violées impunément, lapidées si elles ont des relations sexuelles hors mariage, tandis que des voleurs ont les mains et les jambes coupées au nom de la charia. La députée craint aussi que ces tribunaux n'institutionnalisent la polygamie et la répudiation des femmes.

« Les victimes de la charia ont un visage humain, et ce sont les femmes musulmanes, a-t-elle ajouté. Souhaitons que leur voix trouvera une meilleure écoute auprès du Procureur général de l'Ontario, qui doit disposer de ce rapport. »

Selon le dernier recensement, le Canada comptait un peu moins de 600 000 musulmans en 2001, dont 108 000 au Québec.



Rappel de la situation au Canada

Depuis 2 ans, les femmes canadiennes de confession ou de filiation musulmanes alertent sur la création en Ontario d'un Institut islamique de justice civil (IIJC), chargé d'arbitrer les litiges familiaux relatifs aux droits des femmes et aux droits successoraux au sein de la communauté musulmane, selon les principes islamiques de la sharia.

Il s'appuie sur la loi canadienne « de l'arbitrage » datant de 1991. Cette loi autorise à régler à l'amiable les litiges de droit familial et successoral, en fonction de pratiques religieuses. Dès lors qu'un «arbitre religieux» tranche un litige, sa décision est finale et lie les parties qui s'adressent au tribunal séculier canadien local pour la faire exécuter.

Immédiatement les associations de femmes musulmanes canadiennes se sont insurgées contre ce désir de les enfermer dans des rapports sociaux de sexe archaïques patriarcaux. Les femmes musulmanes qui subissent l'arbitrage sont pour la plupart récemment immigrées en Ontario, ne maîtrisent pas la langue et ignorent les droits des femmes au Canada.

Une grande campagne nationale et internationale a été lancée à l'initiative de Homa Arjamand, canadienne d'origine iranienne. Regards de femmes a apporté son soutien immédiatement, comme de nombreuses associations de femmes, musulmanes ou non, canadiennes ou d'ailleurs.

Le gouvernement Canadien a demandé un rapport (rapport Boyd) sur les tribunaux religieux en Ontario qui conclut : «aucune preuve ne ressort de l'étude pour suggérer que les femmes souffrent systématiquement de discriminations à la suite d'arbitrage en droit des familles». Alors que le barreau canadien a dénoncé de multiples vices dans les arbitrages, en particulier les décisions discrétionnaires, l'absence d'obligations de sentences arbitrales écrites, le secret de la procédure et de l'issue de l'affaire. Et surtout la non-conformité avec les principes d'égalité hommes/femmes, puisque selon la sharia, la femme n'est pas l'égale de l'homme, elle joue un rôle complémentaire, mais doit être traitée. de manière «équitable».

Vous trouverez sur http://www.regardsdefemmes.com l'analyse et la réaction après la publication du rapport Boyd, dans la rubrique « Articles » Femmes sous lois musulmanes en Occident.

Le débat entourant le tribunal islamique en Ontario a conduit les Canadiens et Canadiennes à «réfléchir sur les limites du négociable face à l'expression de la diversité religieuse, notamment quand celle-ci vient compromettre les droits des femmes gagnés de haute lutte». Tarek Fatah du Conseil des musulmans du Canada affirme dans « La Gazette des femmes », nov-dec 2004 : «Le Canada doit imiter la France dans l'affaire du voile islamique: dire non à tout traitement différent».

Le Parlement du Québec a refusé, le 26 mai 2005, à l'unanimité, l'usage de tribunaux islamiques en cas de conflit familiaux. C'est une victoire pour toutes les femmes et les hommes qui défendent les droits fondamentaux de la personne humaine.

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17 février 2005
Après la charia en droit familial, le châtiment pour apostasie ?

par David Ouellette
http://www.judeoscope.ca

(Apostasie = abandon de sa religion)

Alors que le Canada et les islamistes du monde entier attendent que le gouvernement ontarien rende sa décision sur l'introduction de cours fondées sur la charia, Syed Mumtaz Ali, l'initiateur de ce projet et le créateur de l'Institut islamique de justice civile, plaide en faveur de la punition des apostats musulmans au Canada dans un article intitulé « The Salman Rushdie Issue: A Synthesis of the Islamic Law of Blasphemy/Apostasy in the Context of Canadian Multiculturalism » [1].

En islam, l'apostat doit traditionnellement choisir entre l'islam et l'épée, rappelle en guise d'introduction Mumtaz Ali. Si l'exécution de la peine de mort n'est pratiquée que dans une poignée de pays [2], la persécution et l'ostracisme des apostats sont généralisés dans le monde arabo-musulman et débordent même de ses frontières.

Souvent, les accusations d'apostasie et les peines sévères voire capitales qu'elles entraînent sont une manière efficace pour les islamistes de réduire au silence les musulmans modérés et laïques.

Le cas de la fatwa de mort de l'Ayatollah Khomeini sur l'auteur des Versets sataniques, Salman Rushdie, n'est que le plus célèbre (Mumtaz Ali le compare à la condamnation de Madonna par le Pape). Le cas de Nasr Abu Zeid, un professeur de littérature égyptien qui s'était prononcé en 1995 en faveur de certaines réformes de l'islam, l'est moindre. Toujours est-il que, craignant pour sa vie, il dut s'exiler avec son épouse après qu'une cour égyptienne l'eut prononcé apostat et contraint au divorce. En Amérique du Nord, des dizaines de sites web créés par des apostats conservant l'anonymat décrivent les raisons pour lesquelles ils ont quitté l'islam et leur vie clandestine depuis[3].

La persécution des apostats a inspiré au Prince Charles lui-même l'organisation d'une rencontre oecuménique sur la question en décembre dernier à Clarence House. Avec peu de résultats. Les représentants musulmans ont dit en clair au futur gardien de la foi anglicane que le châtiment des apostats ne regarde que les musulmans.

Syed Mumtaz Ali croit lui aussi que la punition des apostats et des blasphémateurs est une affaire de musulmans et considère qu'en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés, le Canada ne peut s'opposer à ce que la communauté musulmane punisse le blasphème et l'apostasie.

Dans l'article cité plus haut, Mumtaz Ali établit que les principes fondamentaux de l'islam sont conformes aux principes du préambule à la Charte qui affirme que le Canada est fondé sur la « suprématie de Dieu » et la « primauté du droit ».

« En raison de la reconnaissance de la 'suprématie de Dieu' », écrit-il, « la loi islamique, qui puise son origine dans la source divine du législateur suprême, mérite d'être reconnue comme un code en fonction duquel les musulmans ont le droit constitutionnel légitime de vivre et devrait être reconnue en vertu de l'article 2 (a) » sur la liberté de conscience et de religion.

Mumtaz Ali cite aussi à l'appui l'article 27 de la Charte établissant que « Toute interprétation de la présente charte doit concorder avec l'objectif de promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens ».

Voyant donc dans le préambule de Charte (suprématie de Dieu) une consubstantialité avec le droit islamique de source divine et interprétant l'article 27 comme un droit absolu à la protection de toute pratique culturelle, Mumtaz Ali conclut qu'il serait discriminatoire envers les musulmans de ne pas les laisser punir l'apostasie et le blasphème, bien qu'il concède qu'en terre non islamique les musulmans ne réclament pas la peine capitale.

Les expédients de Mumtaz Ali ont certes de quoi faire sourire. Faut-il rappeler que son projet d'introduction de cours fondées sur la Charia avait lui aussi fait sourire il y a quelques années ? Or depuis, Marion Boyd a recommandé au gouvernement de cette province d'entériner le projet de Mumtaz Ali. Cet avocat n'a jamais caché que l'enjeu des cours d'arbitrage islamiques n'était pas de se prévaloir des mêmes droits accordés à d'autres fois &endash; dont le judaïsme &endash; mais de revendiquer au nom des musulmans le droit de vivre sous un régime de lois islamiques gouvernant tous les aspects de leur vie. Les cours islamiques d'Ontario, si elles finissent par voir le jour, ne seraient que la pierre de touche de l'édifice juridique islamique que souhaitent construire les islamistes au Canada.

------------------------------

[1] « The Salman Rushdie Issue: A Synthesis of the Islamic Law of Blasphemy/Apostasy in the Context of Canadian Multiculturalism » by Syed Mumtaz Ali, http://muslim-canada.org/apostasy.htm

[2] Îles Comores, Iran, Mauritanie, Pakistan, Arabie Saoudite, Soudan et Yemen.

[3] Notamment : http://www.apostatesofislam.com, http://www.secularislam.org/ de Ibn Warraq, auteur de « Why I am not a Muslim »

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Le 28 décembre 2004
Les islamistes sont déjà là

David Ouellette
Judeoscope.ca

Dans le flot d'encre qui s'est déversé sur les recommandations de Marion Boyd en faveur de l'introduction de cours d'arbitrage islamiques en Ontario, les médias ont soigneusement évité, tel un écueil, le terme pourtant central à cette affaire, l'islamisme.

Néanmoins, c'est à grands renforts d'« ismes » que les commentateurs québécois ont formulé des critiques acerbes à l'endroit du rapport de l'ancienne procureure générale d'Ontario : on lui a reproché son paternalisme envers les musulmanes, rappelé les victoires du féminisme en droit familial et décrié ce multiculturalisme canadien qui championne les droits collectifs au détriment des droits individuels. Tout cela est fort bien et juste. Reste que l'« isme » qui sert de locomotive à la conquête de la sphère publique par un islam rigoriste a été passé sous silence.

Tout se passe au Canada--et dans une plus forte mesure au Québec--comme si nous étions les meilleurs élèves de George W. Bush, qui, au lendemain des attentats du 11 septembre, appela ses concitoyens à ne pas amalgamer islamisme et islam. Le milieu politico-médiatique québécois semble avoir si bien retenu la leçon que l'islamisme lui est devenu étranger. Les visites de Tariq Ramadan au Québec suscitent moins d'émoi qu'une conférence d'un ambassadeur américain ou d'un ex-premier ministre israélien. On laisse sceptiquement entendre que ses détracteurs le qualifient d'islamiste alors qu'en Europe plus aucun média ou intellectuel sérieux n'entretient le moindre doute sur le projet politique du petit-fils du fondateur des Frères Musulmans. L'alliance entre islamistes et extrême-gauche « altermondialiste » qui inquiète tant l'Europe et dont les contours se définissent un peu plus après chaque visite du téléprédicateur islamique au Québec n'est même pas enregistrée par nos médias. Les grandes préoccupations sociétales de l'Occident nous laissent de glace.

C'est ainsi que par largesse d'esprit, caractéristique aussi chère aux Québécois qu'aux Canadiens, nous avons autorisé le port du hidjab, le voile islamique, dans nos établissements scolaires, cautionnant ainsi la ségrégation des sexes qui est toujours la première prescription imposée par les islamistes. Tout l'édifice de l'islam politique repose sur l'apartheid des sexes, la domination des hommes sur les femmes et la réduction de fillettes âgées de 12 ans à des objets sexuels sur le « marché du mariage ». Comme le décrit si bien l'essayiste Chahdortt Djavann, « Voiler les femmes, c'est diffuser la vision du monde islamiste, une vision du monde, de la société, de l'homme et de la femme que le voile islamique résume et que les femmes portent sur la tête ». Si l'on croit que l'islamisme a mis le pied dans la porte avec le rapport de Marion Boyd, qu'on se détrompe : notre libéralisme qui a perversement transformé en droit une contrainte imposée par la violence avait déjà ouvert en 1995 les portes à l'islam politique.

Et l'islam politique s'est empressé de franchir le seuil. Le chapitre canadien du Council on American-Islamic Relations (CAIR), fer de lance de l'islamisme en Amérique de Nord, réclame désormais que les écoles privées du Québec amendent leur code vestimentaire de manière à autoriser le port du voile. À l'Université de Montréal, des activistes font pression sur la direction de l'établissement, à grand renfort de chantage à l'islamophobie (néologisme iranien pour justifier la fatwa de mort contre Salman Rushdie), pour que celle-ci leur reconnaisse ce qu'elle n'a jamais reconnu aux fidèles d'autres religions : une salle de prière. Or si dans leur infinie complaisance politiquement correcte certains esprits trouvent la demande anodine, peut-être doit-on souligner que dans sa plus simple expression, de Kabul à Montréal, l'islamisme consiste à défier l'ordre social établi et à faire prendre racine à l'islam dans la sphère publique. Dans les pays islamiques, les islamistes prêchent la « ré-islamisation », en Occident, tout simplement l'« islamisation ».

Pour le mouvement Jeunes musulmans du Canada (JMC), par exemple, une organisation dédiée au « renouveau spirituel de la jeunesse musulmane » la ré-islamisation du monde musulman commence en Occident. La djâhiliya de l'Occident, c'est-à-dire l'obscur âge préislamique où les hommes vivent dans l'ignorance d'Allah, serait l'obstacle principal à la ré-islamisation des terres d'Islam. Pour mettre un terme à l'influence « anti-islamique » de l'Amérique et de l'Europe sur les dirigeants arabes et musulmans, il importe de faire un travail de Dawah, de prosélytisme, dans tous les secteurs de la société occidentale pour exporter en Orient un islam rigoriste. Dans un rare moment de candeur, le président du CAIR, Omar M. Ahmad, a même déclaré à un journaliste que « l'islam n'est pas en Amérique pour être l'égal de toute autre foi, mais pour devenir dominant. Le Coran devrait être la plus haute autorité en Amérique, et l'islam la seule religion acceptée sur toute la Terre ».

L'islamisation, ou la ré-islamisation, s'accomplit sur fond de violence et d'intimidation. Une des formes élémentaires d'intimidation utilisée par les islamistes est de définir qui est un bon musulman et qui ne l'est pas. Une institution telle que la cour d'arbitrage revendiquée par l'Institut islamique de justice civile (IIJC) renforcerait ce pouvoir d'intimidation. En fait, l'intimidation a déjà commencé. Le fondateur de l'IIJC, l'avocat Syed Ali Mumtaz, déclarait dès 1995 : « Voulez-vous vous gouverner selon la loi personnelle de votre religion ou préférez-vous la gouvernance du droit familial séculier canadien ? Si vous choisissez ce dernier, vous ne pouvez pas prétendre que vous croyez en l'islam comme religion ». Autrement dit, qui ne se soumettrait pas aux cours d'arbitrage islamiques sous la férule de l'IIJC se rendrait coupable d'apostasie, un crime punissable de mort en islam.

Syed Mumtaz, qui est aussi un essayiste prolifique, estime que le musulman n'a qu'une seule nationalité, la nationalité islamique. Position partagée par les islamistes du monde entier, eux qui rêvent de reconstituer la mythique oummah, ou communauté des croyants, de la vie du prophète pour restaurer la gloire perdue de l'islam. Notons que ce sont des groupes tels que le Council on American-Islamic Relations, le Congrès islamique du Canada ou le Conseil musulman de Montréal qui font du lobbying en faveur de cours islamiques et non pas, par exemple, la Fédération arabo-canadienne, Espace Maroc-Canada ou le Centre culturel algérien de Montréal. La raison est simple. La grande majorité des musulmans au Québec ne se définissent pas en première ligne comme tels. C'est pourquoi ils se regroupent en structures associatives ethno-culturelles et que parler de « la » communauté musulmane a autant de sens que parler de « la » communauté chrétienne. Lorsque nos médias décrivent, par exemple une Marocaine comme une « musulmane d'origine marocaine », ils accordent une importance prépondérante à sa foi. En somme, ils emploient le langage des islamistes, qui, pour atteindre l'unité politique « salvatrice » des musulmans, s'efforcent d'effacer les divisions ethno-culturelles entre musulmans. Le passage de « maghrébins » à « musulmans de France » dans le discours public auquel on assiste depuis quelques années en France pour y décrire la population immigrée souligne à quel point la terminologie islamiste a gagné du terrain.

Le rapport de Marion Boyd a été rendu nécessaire par le défi lancé par les islamistes à la société laïcisée du Canada. Le feu vert qu'il donne à la création de cours islamiques doit certes nous alarmer en raison de la menace qu'il représente pour le traitement équitable des femmes immigrées qui seront soumises à une pression sociale accrue et déjà formidable. Au-delà de cet aspect, il doit nous inquiéter parce que désormais les islamistes n'ont plus le pied dans la porte. Nous la leur tenons grand ouverte, ils sont déjà là, pour paraphraser l'enquête de Christophe Deloire et de Christophe Dubois sur la progression de l'islamisme en France, mais nous refusons de les voir. Et pourtant, au Canada, la bannière islamiste est déjà hissée à mi-mât.

***************************
Note des Amitiés Québec-Israël : dans un communiqué daté du 13 décembre 2004, le ministre de la Justice et Procureur général du Québec, Jacques P. Dupuis, déclare : « il n'est pas question de modifier le Code civil du Québec ou toute autre loi afin de permettre l'arbitrage religieux en droit de famille. L'instauration d'une instance d'arbitrage et de médiation qui rendrait des décisions en matière familiale, en vertu de la charia, n'est pas permise par la législation québécoise. »

« Le principe d'égalité devant la loi fait partie des principes et des valeurs fondamentales du Québec. Le Code civil s'applique à tous les résidents du Québec quelle que soit leur appartenance religieuse et aucun système d'arbitrage ne sera toléré dans les matières qui concernent la famille et l'ordre public », a précisé le ministre Dupuis.

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MessagePublié: 26 Mar 2006, 21:55 
Procès de l’«Afghan Chrétien» : la folie, la conversion ou la mort
lefigaro.fr (Avec AP)
23 mars 2006, (Rubrique International) L’accuser de folie pour qu’il échappe à la peine de mort : c’est l’une des solutions envisagées par Kaboul pour apaiser la crise internationale déclenchée par le procès d'un Afghan condamné à la peine capitale pour s’être converti au christianisme.




Kaboul cherche à trouver une issue à la crise déclenchée par le procès d'un Afghan converti au christianisme. Alors qu'Abdul Rahman, 41 ans, risque la peine de mort en vertu de la loi islamique, on évoque désormais de plus en plus son état psychique, qui pourrait lui éviter les poursuites.


La dénonciation internationale de cette affaire a connu mercredi un point culminant: le président américain George W. Bush a exprimé son inquiétude, se disant « profondément troublé », et attendant de Kaboul qu'il « respecte le principe universel de la liberté », et protège la liberté religieuse. La Grande-Bretagne et d'autres pays présents en Afghanistan ont eu-aussi réagi et le secrétaire général de l'OTAN a l’intention de demander au président Karzaï d'abandonner les poursuites.


Le dilemme afghan


Selon Khaleeq Ahmed, porte-parole de Karzaï, Kaboul ne compte pas intervenir dans une affaire judiciaire. Mais le gouvernement veut garantir que les droits de l'homme seront respectés. En effet, le gouvernement afghan, qui survit sous perfusion internationale, cherche une porte de sortie à cette crise.


Selon un diplomate occidental et un responsable humanitaire s'exprimant sous le couvert de l’anonymat, Kaboul cherche à mettre un point final à la polémique tout en ménageant les Afghans, dont bon nombre veut voir Abdul Rahman sévèrement puni.


Ce dernier est poursuivi pour apostasie, un crime au regard de la charia, la loi islamique. Cet ancien travailleur médical avait abandonné l'Islam il y a 16 ans, se convertissant au christianisme alors qu'il travaillait dans les camps de réfugiés du Pakistan. Son procès s'est ouvert la semaine dernière, et l'accusation a réclamé la peine de mort, le prévenu refusant de se convertir à nouveau à l'Islam, comme on le lui proposait pour y échapper.


« Ce n'est pas un homme normal »


Mais mercredi, le procureur Sarinwal Zamari semblait baisser la garde et changer de ligne. « Nous pensons qu'il pourrait être fou. Ce n'est pas un homme normal, il ne parle pas comme un homme normal », a-t-il expliqué.

Selon Moayuddin Baluch, conseiller ès religion du président Hamid Karzai, Abdul Rahman va faire l'objet d'une expertise psychologique. « Les médecins doivent l'examiner. S'il est mentalement inapte, de toute évidence l'Islam ne peut pas le punir. Il doit être pardonné, et les poursuites abandonnées ».


On ne sait pas exactement quand cette expertise médicale doit avoir lieu, ni quand le procès doit reprendre, alors que les autorités interdisent à la presse tout contact avec le prisonnier.

L’accuser de folie pour qu’il échappe à la peine de mort : c’est l’une des solutions envisagées par Kaboul pour apaiser la crise internationale déclenchée par le procès d'un Afghan condamné à la peine capitale pour s’être converti au christianisme.


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MessagePublié: 26 Mar 2006, 21:59 
Masqué d'Al Aqsa
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Enregistré le: 29 Oct 2005, 12:07
Messages: 2976
au fait on n'a pas entendu les représentants de l'islam de france (marque déposée sarkomik) sur ce dossier.

ils n'ont rien à dire?


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MessagePublié: 26 Mar 2006, 22:10 
Vous plaisantez! Lisez l'article de Michel Renard et Leïla Babès :arrow:
interdiction d'apostasier pour les musulmans !!!


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MessagePublié: 26 Mar 2006, 22:29 
Masqué d'Al Aqsa
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 29 Oct 2005, 12:07
Messages: 2976
je parlais sur le cas de l'afghan, jusqu'ici rien des boubakeur' s boys


Dernière édition par fantomas le 27 Mar 2006, 05:54, édité 1 fois au total.

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 Sujet du message:
MessagePublié: 26 Mar 2006, 22:37 
Alexandre del Valle avait signalé le rejet du droit de changer de religion dans les declarations internationales ( le Totalitarisme islamique a l'assaut des démocraties)

cf le detail de ce grignotage :

http://www.c-e-r-f.org/fao-106.htm


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