Depuis quelques temps, un groupuscule "la tribu K.A" afro-raciste anti-blanc et antijuif fait parler de lui et on ignore quasiment tout de ces gens, hormis le fait de découvrir des vidéos ça et là.
Voici une interview du demeuré étant le porte-parole des afros se sentant "ex-clus" de la mééééchante société blanche.
A noter un certain nombre de collusion/affiliation fort intéressant pouvant expliquer qui dirige en sous-main ces demeurés à la ptite semaine et par extension qui tire un profit de voir éclore un Dieudonné dans le débat politique françousse.
http://africamaat.com/article.php3?id_article=479
jeudi 24 novembre 2005
Interview de Kémi Séba, Fara de la Tribu KA
TRIBU KA
Kémi Séba est connu (surtout depuis les derniers événements ) de beaucoup de frères et sœurs kémites, en tant que leader de la Tribu KA, mouvement noir radical s’appuyant sur la spiritualité monothéiste kémitique.
Mais beaucoup moins connaissent son parcours. Suites aux nombreuses demandes de certains d’entre vous, Ka-Info, journal de rue a proposé au frère Kémi Séba de se plier à une interview afin d’éclairer les jeunes sympathisants sur son parcours.
Ka-Info : Ankh oudjat seneb Fara Kémi Séba.
Kémi Séba : Hotep y inedj her tjen frère.
Ka-Info : Frère Kémi, dans la communauté kémite d’aujourd’hui, de part votre combat, et vos déclarations, beaucoup vous connaissent en tant que leader de la Tribu KA, mouvement kémite aux idées radicales. Mais très peu connaissent votre parcours qui vous a amené à être l’homme que vous êtes aujourd’hui. Pouvez vous nous conter votre cheminement jusqu’à la Tribu KA ?
Kémi Séba : J’essayerai d’être le plus synthétique possible.
Pour commencer, je dirais que comme beaucoup de jeunes frères et sœurs, j’ai fait de la prison.( J’entends par prison absence de lumière, de connaissance de soi dans un environnement qui vous est hostile).
J’en suis sorti par le biais de plusieurs supports. Le feuilleton "Racines" notamment, fut le premier film véritablement déterminant dans ma vie.
En regardant ce feuilleton, à 14 ans, j’ai pu opérer un parallèle, avec ce qu’avait connu ma famille, lors de sa vie dans le "pays des droits de l’homme blanc", que ce soit dans les villages racistes de province où nous avions vécu, ou ailleurs.
Ce feuilleton a en quelque sorte internationalisé mon regard sur l’ homme "noir", dans le sens où j’ai compris que les discriminations, humiliations et exactions , n’étaient pas des procédés appliqués à ma seule famille, mais bel et bien à l’homme "noir" en général.
La deuxième étape a été celle qui a vu, loué soit le Suprême, ma destinée s’affirmer lorsque lors d’un voyage à Los Angeles, j’ai assisté à un meeting de la Nation Of Islam, à la mosquée 27, dirigé par le ministre Tony Muhammad.
J’avais entendu parler de cette organisation de par le film "Malcolm X", et surtout "la Million Man March" en 1995, à Washington, dont j’avais eu les échos quelques années plus tard.
Le fait d’être dans une assemblée peuplée uniquement de "noirs", écoutant un discours enflammé au regard des réactions du public me fit pleurer, bien que ne comprenant pas tout le discours , n’ étant pas bilingue. A la fin du meeting, me voyant extrêmement ému, et jeune, visiblement pas américain (j’étais ce jour là habillé en tenu africaine), une "maman" membre de la Nation Of Islam vint à ma rencontre, et me parla maternellement. Dans un anglais hésitant, mais compréhensible, je discutais avec elle quelques minutes, lui disant que j’habitais Paris, et que j’étais triste de ne pas avoir de N.O.I en France.
A ma grande surprise, elle m’informa du fait qu’il existait une antenne de la NOI à Paris, dirigé par Karim D. Muhammad.
De retour en France, j’assistais à un meeting de la NOI, à Paris, au Théâtre de la Main D’or. Le Théâtre était quasiment vide, mais ce n’était pas ce qui m’importait. Pour la première fois, j’ entendais un frère "noir" francophone traduire ma vision de l’homme blanc, et exprimer la douloureuse situation de l’homme "noir", avec une éloquence sans faille.
Le frère Karim était pour moi un monument.
Ka-Info : C’est à cette époque que vous avez intégré les Blacks Muslims en France ?
Kémi Séba : Oui. J’avais 18 ans. Scolairement, j’étais censé être en série scientifique, mais je n’allais plus au lycée. L’école ne me parlait plus. La Nation Of Islam sous l’égide de Karim Muhammad devint mon école. J’étais le plus jeune membre de l’organisation sur Paris. J’appris plus durant cette année et demie de NOI que pendant toute ma scolarité.
Ka-Info : Qu’avez vous appris ?
Kémi Séba : J’ai appris à lire (A) , à parler (B) , à débattre (C), à agir dans l’adversité.
(A) A lire en étudiant les thèses de l’honorable Elijah Muhammad (qui me permit d’exalter ma négritude). J’étudiais toute sorte de chose sous le prisme de son enseignement. De la philosophie à l’étude des religions, sans compter l’histoire, évidemment.
(B) A parler, parce qu’en temps qu’ apprenti Fruits d’Islam, comme tous les autres éléments masculins, je devais le Samedi, qu’il pleuve ou qu’il neige, aux "Halles" ou à "Chateau d’eau, vendre le "Final Call", l’organe officiel fondé par l’honorable ministre Louis Farrakhan. Le journal était en anglais, et je devais convaincre des frères et sœurs, (qui bien souvent ne connaissait pas la langue de Shakespeare) de l’acheter, ou encore de prendre les traductions en français des prêches de l’ honorable Elijah Muhammad, ou du ministre louis Farrakhan.
Cette expérience fut formidable parce que, dans la rue, à Châtelet ou à Château d’eau (NLDR : deux quartiers à dominante noire de Paris), il m’est arrivé de discuter aussi bien avec un avocat noir, qu’avec un dealer noir ou une call girl noire. Pour un noir, la rue reste la rue, et l’on doit s’adapter à chaque interlocuteur(trice) qui à un parcours différent, une vision différente, des aspirations différentes. La rue, c’est la loterie. Vous pouvez aussi bien tomber sur des vendus que des guerriers. Parce que le temps qui nous étaient imparti était généralement court, j’ai rapidement appris qu’il était nécessaire d’être incisif au bout de quelques secondes, afin de capter l’auditoire, alors que bien d’autres auraient laissé passer la proie de conscientisation.
Rapidement, bien qu’étant le plus jeune, je devins le meilleur vendeur du mouvement sur Paris, ce qui n’échappa bien sûr pas à mon mentor, le frère Karim D. Muhammad.
Ka-Info : Pourquoi alors être parti ?
Kémi Séba : Plusieurs raisons. La première est qu’au fur et à mesure que je dévorais les livres, je finis par comprendre que l’Islam n’était pas la solution, l’Égypte, maudite dans le Qu’ran, commençait sous son vrai nom ( "Kemet"), à trouver une grande place dans mon cœur.
La deuxième était que je me rendis compte que notre leader avait usurpé un titre qui n’était pas le sien. Il se présentait comme ministre de la NOI (titre extrêmement élevé dans la Nation) alors qu’il n’avait reçu du ministre Farrakhan que le titre de F.O.I. Différence de taille qui fit que nous n’étions membre de la NOI qu’au regard du frère Karim, et non au regard de Chicago (siège de la Nation d’Islam).
Ka-info : Pourquoi dans ce cas, ne pas être parti continuer votre formation en Angleterre ou aux USA, comme d’autres de vos frères l’ont fait ?
Kémi Séba : Parce que comme je viens de le dire, la connaissance de soi s’agrandissait à mesure que je lisais, et je ne pouvais pas faire semblant de ne pas voir que je prenais une direction allant à contrario de mon savoir.
En effet, auparavant, j’étais comme beaucoup de frère qui se convertissent à l’ Islam dans une attitude contestataire vis à vis de l’ Occident. Le problème, c’est que l’Islam fait partie de la matrice sémito-centriste et que cette matrice est de par son essence même contre nous.
Ka-info : C’est à dire ?
Kémi Séba : C’est à dire que, comme l’explique très bien mon père Doumbi Fakoly, ou encore Pierre Nillon, en 398 avant JC, par l’intermédiaire d’un scribe juif du nom d’Esdras, la Torah a été rédigé. Torah dans laquelle a été pour la 1ère fois énoncé la malédiction de Cham, autrement dit la malédiction de notre peuple.
De cette malédiction découlent l’esclavage, la colonisation et notre situation actuelle.
Et considérant que la Torah est un élément constitutif des deux autres religions, Christianisme notamment, et que dans le Qu’ran, certains éléments de la Torah sont repris comme étant des faits historiques (l’épopée de Moise etc..), tout cela entraîna au fur et à mesure à mes yeux qu’il serait difficile pour moi de me battre pour mon peuple avec comme profession de foi ces religions anti-kémites.
Ka-info : Vous voulez dire qu’ un noir chrétien, musulman et autres ne peut pas lutter correctement pour son peuple ?
Kémi Séba : Il faut être humble. Malcolm X, Marcus Garvey, Sankara, Lumumba était musulmans ou chrétiens , et ils ont fait avancer notre peuple. Mais la différence entre eux et nous, c’est que nous sommes leur continuité, et non pas leur copié collé. Nous devons étudier leurs trouvailles comme leurs erreurs, pour pouvoir avancer. Voilà pourquoi, parce que nous connaissons aujourd’hui nos philosophies originelles, ce qui n’était pas forcément le cas avant, nous devons faire honneur aux ancêtres, et non pas réitérer leurs erreurs.
Ka-Info : Qu’avez vous fait après votre départ de la Nation Of Islam ?
Kémi Séba : J’ai entamé des cours du soir (plus pour mes parents que pour moi) à la Fac de Nanterre, en Capacité en droit. La connaissance de soi en plus, j’y ai d’ailleurs acquis, moi l’éternel autodidacte, mon seul diplôme de l’homme blanc, en terminant 1er sur 300 inscrit la première année, et 5 ème sur 35 la 2 ème.
Cette à cette époque que j’ai rencontré les frères Evens, Raheem, Joce, avec lesquels j’allais fondé le Parti Kémite.
Ka-Info : Pourquoi avoir fondé le Parti Kémite ?
Kémi Séba : Parce que de part mon expérience passé chez les "Blacks muslims", je ressentais le besoin frénétique d’agir pour mon peuple en étant en accord avec mes convictions.
Les mois qui précédèrent la fondation du P.K furent riches en événement.
Je voyageais cette année là en Égypte et je devais visiter le temple de Karnak, d’Abou Simbel, le plateau de Gizeh, les pyramides de Khufu, Djoser, et tant d’autres trésor que seul Kemet pouvait contenir. Je devais aussi lire le livre "Moise l’Africain" de Pierre Nillon qui pour la première fois me mit en contact avec le nom d’Atona, dieu dans la conception amarnienne.
C’est encore à travers Pierre nillon que je pris conscience de la nécessité de nommer mon peuple par son nom originel, kémite, et non plus "noir", black, africains, antillais qui ne sont rien d’autres que les appellations des leucodermes nous concernant.
Ka-Info : En quoi consistaient les buts du P.K ?
Kémi Séba : Ils étaient variés, du fait des différents taux de conscience en son sein. J’étais en plein processus de kémitisation (c’est à cette époque que je pris le nom de "Kémi Séba", plus authentique pour moi que celui de Stellio Gilles Robert) .
D’autres venaient uniquement dans le P.K, parce qu’ils souhaitaient que les noirs existent dans ce pays, alors que mon but était que nous redevenions ce pourquoi le Suprême nous a mis là, c’est à dire les guides de l’Humanité. Je n’ai jamais voulu mendier aux blancs, car instinctivement, j’ai toujours senti que nous valions mieux que cela.
Ka-Info : Quelle était votre relation avec Pierre Nillon qui a été un des cadres du Parti Kémite ?
Kémi Séba : Une relation de père et de fils. Il y avait un respect réciproque. Il était le responsable culturel du P.K, et moi j’étais le porte parole. C’est lui qui m’a parlé pour la 1ère fois d’Atona. Je mentirais en disant qu’il m’a apprit beaucoup au niveau du contenu de cette spiritualité, mais il m’en a donner des bribes suffisantes, pour que, à mon tour, je puisse à moi seul l’explorer, et en voir le potentiel illimité.
Ka-Info : Pendant cette période de kémitisation accélérée, avez vous suivit des cours dans des instituts tels que Khepera Shabaka, ou Africamaat ?
Kémi Séba : Jamais. Ce que j’enseigne à mes frères et sœurs, je l’ai appris seul. Tout ce que je sais, je l’ai appris au travers des périodes que je vous raconte actuellement. La N.O.I, les livres, la rue, le Parti Kémite, voilà dans les grandes lignes les bases de mon éducation. Et c’est ce qui fait que humblement, comme je le dit souvent ironiquement à mes aînées d’Africamaat, je ne suis pas sûr que la connaissance de soi soit plus aiguisée chez eux que chez moi.
Néanmoins, je loue l’initiative d’Africamaat, car elle permet à une certaine partie de la jeunesse kémite de prendre conscience de son histoire, dans les grandes lignes. Mais il faut être aussi en phase avec la réalité. Beaucoup de jeunes frères et sœurs trop déconnectés du monde scolaire, ne trouveront pas leur place dans la vision d’africamaat. En ce sens, Moi et les miens avons un rôle complétif, et parfois même correctif à jouer dans le cadre de l’éducation, même si le but de la Tribu KA va au delà de la seule conscientisation, nécessaire, mais pas suffisante.
Ka-Info : Très bien. Mais pour reprendre là où nous en étions avant cette question, le Parti Kémite traînait l’image d’un mouvement noir radical, mais parfois immature dans le fond. Qu’en dites vous ?
Kémi Séba : Je dis que bien souvent, ceux qui nous décrivaient ainsi personnifiaient l’immaturité même.
Non. Le Parti Kémite était en avance sur la plupart des organisations kémites francophones. On éduquait les nôtres, et dérangeait "l ’establishment", c’est clair. Maintenant, en tant que co-fondateur, et ancien porte parole, si je dois porter un regard critique sur le P.K, ce serait au niveau de la cohérence. Comme je l’ai dit plus haut, le Parti regroupait des militants "pro-blacks" voulant s’intégrer au final à la France, des séparatistes (comme moi même) et enfin, comptait dans ses rangs aussi bien des musulmans, des chrétiens, et des atoniens.
Ka-Info : C’est cela qui a suscité votre départ du P.K, comme tant d’autres ?
Kémi Séba : Je n’étais pas contre le fait de travailler avec des musulmans, chrétiens, ou autres., mais beaucoup d’entre eux n’acceptaient pas que je déclare que leurs religions étaient anti-kémites. De plus, du fait de l’audience grandissante que nous prenions, et de mon discours jugé de plus en plus radical, il était devenu naturel que je quitte mon poste de porte parole national du P.K.
Ka-Info : Pourquoi ne pas avoir suivit Pierre Nillon, qui était parti avant vous du P.K ?
Kémi Séba : Parce que ses motivations n’étaient pas d’après moi les mêmes que le miennes. Notre vision de la philosophie atonienne et du combat était désormais trop antagoniste pour se réunir dans une même structure.
Malgré tout, c’est quelqu’un que je respecte profondément, quoi qu’on en dise, et qui a eu un impact sur ma vie.
Ka-Info : C’est ainsi que vous avez fondé, l’organisation "politico-mystique", que l’on connaît aujourd’hui, la Tribu KA ?
Kémi Séba : Je ne l’ai pas fondé, je l’ai reformé. Comme je l’enseigne aux frères et aux sœurs, la Tribu a vu le jour au moment où hérou (horus) a vaincu Seth. Il est pour nous le symbole de l’énergie créatrice, le Ka.
Selon ma vision de l’ennéade, Hérou a, en mélangeant des valeurs tels que la volonté de vérité et justice (Mâat), la colère, l’esprit de vengeance, permit à ses poursuivants (Shemsou hérou) de voir quel était le potentiel créateur, mais aussi destructeur (vis à vis du mal) du Ka.
Mais le temps passant, beaucoup s’éloignèrent des enseignements de l’ennéade, et oublièrent que pour Ausare, Aset et les siens, le créateur était unique, et qu’il n’y en avait d’autres que lui.
C’est en ce sens qu’Aknatoona, Fara de la 18 ème dynastie, rétablit lors de son règne la soumission à l’unique. Je dis bien "rétablir" car, contrairement à ce que disent les leucodermes et autres kamitologues ignares, il n’a fait que rappeler la tradition ancestrale de soumission au créateur.
Ka-Info : La Tribu Ka, si j’ai bien compris vos mots, est l’addition de la vitalité d’Horus (Hérou), et du mysticisme d’Aknatoona ?
Kémi Séba : Exactement. C’est en ce sens que KA de "Tribu KA" est à la fois initiale de "Kémite" "Atonien" et symbole de l’énergie créatrice.
Ka-Info : Beaucoup de choses sont dites sur la Tribu KA. Les médias notamment, contribue malgré eux, notamment à votre essor, en vous diabolisant. Mais il y a une idée reçue qui revient souvent lorsqu’on voit la Tribu KA, qu’on entends son discours. Cette idée veut qu’on voit en vous l’équivalent des nazis chez les noirs. Qu’en dites vous ?
Kémi Séba : Vous savez, si je devais prêter attention à tout ce qui se disait sur nous... Mais pour répondre à votre question, la seule chose qui nous rapproche des nazis, et que je ne renie pas, c’est qu’ils aimaient l’Allemagne, plus que l’Allemagne s’aimait elle même. Nous aimons notre peuple plus que lui même s’aime, c’est clair.
Maintenant, pour le reste, Hitler n’a rien à voir avec les kémites. Comme dit Césaire, c’est une affaire de blancs.
Ka-Info : Merci Fara.
Kémi Séba : Merci à vous.
Contact :
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Note d’Africamaat : Il est clair qu’Africamaat privilégie, avant tout autre chose, une formation rigoureuse et scientifique des Kamits. C’est pour cela qu’elle possède un Institut et qu’elle pousse ses spécialistes à écrire un maximum de livres (Éditions Menaibuc) ; et que les articles sur son site
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