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MessagePublié: 14 Mar 2006, 10:13 
De Poulet
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Enregistré le: 04 Mar 2006, 02:15
Messages: 6833
http://www.figaro.fr/france/20060314.FI ... _irak.html

Ca étonne?

Les jihadistes des attentats de Londres étaient aussi intégrés.

http://news.bbc.co.uk/1/hi/magazine/4354858.stm

Qu'est-ce qu'ils croient les endormis du politiquement correct, que les jihadistes portent des badges pour qu'on les reconnaisse?

Fofana aussi était très gentil et normal. Un type adorable. A ce qu'on dit.

FFL.


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MessagePublié: 14 Mar 2006, 10:40 
Le problème c'est qu'il y a de plus en plus de convertis et converties européens ( par le biais du mariage) et la violence de l'islam les attire. Et eux on ne les soupçonne pas. Quant aux autres, ils sont aussi parfois très cultivés, éduqués. Et ils ne sont pas seulement Arabes. Ils peuvent être Pakistanais, Indiens, Indonésiens, Africains !!!!!!!!


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MessagePublié: 14 Mar 2006, 10:52 
Swiss cheese & chocolate

Enregistré le: 06 Mai 2005, 09:35
Messages: 866
Localisation: CH
Lien provisoire: http://www.ajm.ch/DP/14.html

Ces Musulmans paisibles qui tournent terroristes
par Daniel Pipes
New York Sun
14 mars 2006


Adaptation française: [url=http://www.ajm.ch]Alain Jean-Mairet[/url]

«Certains islamistes peuvent se montrer respectueux des lois et raisonnables, mais ils font partie d’un mouvement totalitariste et, à ce titre, doivent être considérés comme des meurtriers potentiels.» J’ai [url=http://www.danielpipes.org/article/79]rédigé[/url] cette phrase quelques jours après le 11 septembre 2001 et j’ai été constamment [url=http://www.google.com/search?as_q=Islamists&num=100&hl=en&ie=ISO-8859-1&btnG=Google+Search&as_epq=considered+potential+killers&as_oq=&as_eq=&lr=&as_ft=i&as_filetype=&as_qdr=all&as_occt=any&as_dt=i&as_sitesearch=&as_rights=&safe=images]critiqué[/url] pour cela depuis lors. Mais un incident survenu le 3 mars à l’université de Caroline du Nord (UNC), à Chapel Hill, indique plutôt que je n’étais pas allé assez loin.

Alors, un étudiant fraîchement diplômé nommé Mohammed Reza Taheriazar, 22 ans, immigrant iranien, dirigea un lourd SUV sur une zone piétonne fortement fréquentée. Il heurta neuf personnes, fort heureusement sans en blesser gravement aucune.

Jusqu’à cette tentative de tuerie, Taheriazar, dont les branches principales étaient la philosophie et la psychologie, semblait mener une existence normale et se diriger vers un avenir prometteur. Il présida le conseil des étudiants de [url=http://www.fayettevillenc.com/local/article_ap?id=81878]son lycée[/url] et était un membre de la National Honor Society. [url=http://www.latimes.com/news/nationworld/nation/la-na-plow7mar07,0,4805184.story?]Plusieurs étudiants de l’UNC[/url] le décrivirent au Los Angeles Times comme «un étudiant sérieux, timide mais aimable». Un étudiant proche de lui, Brian Copeland, «était impressionné par ses connaissances de la pensée occidentale classique», et ajouta: «Il était amical et gentil, pas agressif ni violent.» Le [url=http://www.newsobserver.com/102/story/416597.html]président de l’université[/url], James Moeser, le qualifia de bon étudiant, quoique «tout à fait solitaire, introverti, tourné sur lui-même».

En fait, aucune de ses connaissances n’eut le moindre mot critique à son endroit, ce qui est important, car cela signale qu’il n’était pas un membre d’une pègre, ni un maniaque à tendance meurtrière, ni un psychotique, mais un étudiant consciencieux et aimable. Ce qui appelle une question évidente: pourquoi une personne parfaitement normale tenterait-elle de tuer des étudiants au hasard? Les déclarations que Taheriazar [url=http://www.newsobserver.com/102/story/415421.html]fit après son arrestation[/url] nous donnent quelques éclaircissements.

- Il dit au standard de police-secours qu’il voulait «punir le gouvernement des États-Unis pour ce qu’il fait dans le monde».
- Il expliqua à un enquêteur que «les gens partout le monde se font tués dans des guerres et maintenant, c’est le tour des gens des États-Unis de se faire tuer».
- Il déclara avoir agi pour «venger la mort des Musulmans dans le monde».
- Il décrivit ses actes comme une application de la règle «œil pour œil».
- Une [url=http://www.fayettevillenc.com/local/article_ap?id=81878]déclaration sous serment[/url] de la police relève que «Taheri-azar dit à plusieurs reprises que le gouvernement des États-Unis avait tué les membres de son peuple outremer et qu’il avait décidé d’attaquer».
- Il déclara à un juge: «Je suis heureux que vous soyez là pour me faire ce procès et ainsi en apprendre davantage sur la volonté d’Allah.»

Bref, Taheriazar est le cauchemar islamiste absolu: un Musulman apparemment bien intégré dont la religion lui inspire, comme un éclair dans un ciel bleu, d’assassiner des non-Musulmans. Taheriazar reconnut avoir préparé son djihad pendant plus de deux ans, soit pendant son séjour à l’université. Il est aisé d’imaginer comment ses idées ont évolué, vu la cohérence de l’idéologie islamiste, son immense portée (jusqu’à une [url=http://www.uncmsa.org/]association d’étudiants musulmans à l’UNC[/url]) et son impact parmi de nombreux Musulmans.

Si Taheriazar faisait exception dans son adoption silencieuse de l’Islam radical, son cas pourrait être ignoré, mais il s’inscrit dans une [url=http://fr.danielpipes.org/article/1347]large tendance[/url] de Musulmans à vivre paisiblement avant de devenir des terroristes. Leurs rangs comprennent ainsi les pirates de l’air qui commirent les attentats du 11 septembre, les [url=http://news.independent.co.uk/uk/this_britain/article350613.ece]poseurs de bombe londoniens[/url] et l’ingénieur d’Intel arrêté avant qu’il ne puisse rejoindre les talibans en Afghanistan, [url=http://www.danielpipes.org/article/1195]Maher Hawash[/url].

[url=http://www.forward.com/issues/2004/04.01.23/news8.html]Mohammed Ali Alayed[/url], un Saoudien vivant à Houston, correspond également à ce schéma, car il poignarda et tua un Juif, Ariel Sellouk, qui fut son ami. Il faut inclure aussi certains [url=http://fr.danielpipes.org/article/3186]convertis à l’Islam[/url]: qui aurait suspecté Muriel Degauque, une Belge de 38 ans, de se préparer à commettre un attentat-suicide en Irak, contre une base militaire américaine?

C’est pourquoi je pense utile de parler d’un «syndrome du djihad subit», dans lequel des Musulmans d’apparence normale deviennent subitement violents. Cela a pour conséquence, affreuse mais légitime, de jeter la suspicion sur tous les Musulmans. Qui sait d’où surgira le prochain djihadiste? Comment être sûr qu’un Musulman respectueux des lois ne va pas soudain exploser de rage meurtrière? Oui, bien sûr, leur nombre est très restreint, mais il est extrêmement plus élevé que parmi les non-Musulmans.

Ce syndrome permet de mieux expliquer la crainte de l’Islam et la méfiance envers les Musulmans dont les sondages révèlent [url=http://fr.danielpipes.org/article/1840]l’augmentation depuis le 11 septembre 2001[/url].

La réplique des Musulmans qui consiste à dénoncer ces attitudes comme autant de préjugés, comme le «nouvel antisémitisme» ou encore comme une «[url=http://fr.danielpipes.org/article/3080]islamophobie[/url]» est aussi mal fondée que d’accuser les antinazis de «germanophobie» ou les anticommunistes de «russophobie». Au lieu de se présenter comme des victimes, les Musulmans feraient mieux de contrer ces craintes en développant une version modérée, moderne et fraternelle de l’Islam qui rejetterait l’Islam radical, le djihad et l’assujettissement des «infidèles».
-


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MessagePublié: 14 Mar 2006, 11:25 
De Poulet
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Messages: 6833
Delcambre a écrit:
Le problème c'est qu'il y a de plus en plus de convertis et converties européens ( par le biais du mariage) et la violence de l'islam les attire. Et eux on ne les soupçonne pas. Quant aux autres, ils sont aussi parfois très cultivés, éduqués. Et ils ne sont pas seulement Arabes. Ils peuvent être Pakistanais, Indiens, Indonésiens, Africains !!!!!!!!


Oui, en Grande-Bretagne il y en a beaucoup qui sont pakistanais. Et ici, il y a aussi un racisme anti-blancs et un totalitarisme islamiste en marche.

Il y a aussi un tabou du politiquement correct qui tente de cacher le racisme anti blancs. Et pourtant, la plupart des victimes de meurtres racistes sont blanches, alors même qu'on refuse de tenir compte du caractère raciste de certains de ces crimes.

22 meurtres racistes, 12 victimes blanches. Rapporté au % de population, les blancs sont donc moins criminogènes dans des proportions à peine mentionnables. Et donc... tirez vos conclusions.

Il y a une idéologie derrière ce racisme. Et des facteurs aggravants qu'il serait un peu fastidieux de détailler... disons que dans les victimes non blanches, il y a au moins deux grandes catégories, et qu'une des deux catégories peut être victime de l'autre...

C'est expliqué ici:

http://www.timesonline.co.uk/article/0, ... _1,00.html

Et certains de ces crimes sont comparables, peut-être même plus sauvages encore, que le meurtre d'Ilan.

Voici Kriss Donalds, tué à 15 ans par des musulmans pakistanais parce qu'il était blanc:

http://en.wikipedia.org/wiki/Kriss_Donald
http://www.racismeantiblanc.bizland.com ... d57bis.htm

"Kriss s'est finallement trouvé sur un chemin le long de la Clyde. Il a été maintenu contre un rondin et poignardé 12 fois avant d'être mis en flammes. Bien qu'ayant perdu la plus grande partie de son sang, il était encore en vie et il est parvenu à ramper sur 15 mêtres dans l'herbe avant de perdre conscience et de mourir le long du chemin, dans un caniveau plein d'eau de pluie."

Voilà. Et ça, c'était en 2004, je vis en Angleterre depuis 1990, et je n'en ai jamais entendu parler à la télévision. Pas intéressant. Trop blanc.

Il avait quinze ans. Un gamin. Il est en paix maintenant et il ne connaîtra pas les flammes de l'enfer dont le coran nous régale tant avec ses descriptions, mais il les a connues dans sa chair et dans son agonie.

RIP Kriss.

FFL.


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MessagePublié: 14 Mar 2006, 11:30 
De Poulet
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Enregistré le: 04 Mar 2006, 02:15
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ajm a écrit:
Lien provisoire: http://www.ajm.ch/DP/14.html

Ces Musulmans paisibles qui tournent terroristes
par Daniel Pipes
New York Sun
14 mars 2006


Adaptation française: [url=http://www.ajm.ch]Alain Jean-Mairet[/url]


Excellent article ajm, merci.

FFL.


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MessagePublié: 14 Mar 2006, 14:37 
Chamelle Trophy
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Je rappelle la fameuse phrase du Père Samuel, qu'il répète depuis qu'il est en Belgique (1974) et qui lui vaut des ennuis avec le Centre d' Egalité des Chances (no comment):

Tout enfant musulman né en Europe est une bombe à retardement contre les enfants européens.

Effectivement, les jihadistes sont des enfants marocains, pakistanais, ... nés en Europe, éduqués en Europe, civilisés en Europe, élevés dans la haine des européens.

Et je cite encore le Père Samuel (sur RTL, le 5mars 2006):

Tous les musulmans ne sont pas des terroristes mais tous les terroristes sont des musulmans...

Et à ceux qui rétorqueraient naïvement: "Pas d' amalgame !", je pose la question suivante:

Quelle est la différence entre un Coran islamiste et un Coran musulman-modéré?

Si quelqu'un trouve la moindre petite différence, je bouffe mon chameau !


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MessagePublié: 15 Mar 2006, 11:50 
Bouldingue
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Lu sur wwww.occidentalis.com

Parents aisés, études à l'étranger, avenir prometteur... En cet été 2005, la vie semblait sourire à un petit groupe d'étudiants marocains de Montpellier. Six mois plus tard, l'un a été arrêté en Algérie et les autres sont incarcérés au Maroc ou en France. Ils sont soupçonnés d'appartenir à un groupe islamiste enrôlant des volontaires pour l'Irak et soutenant des terroristes algériens.

Sur le campus de l'université de Montpellier-II («sciences et techniques du Languedoc»), la surprise est totale. Reda Barazzouk, 24 ans, et Hakil Chraibi, 23 ans, étaient des jeunes sans histoires. Un enseignant décrit «des étudiants excellents et très tranquilles» et parle de «professeurs sous le choc». Arrivé dans le sud de la France en 2002, Barazzouk, dont le père est un homme d'affaires prospère, venait d'entamer son cursus dans un institut universitaire professionnalisé en génie électrique et informatique industrielle. Sportif accompli, il occupait une chambre à la résidence universitaire de la Colombière, bloc de bâtiments plantés face à l'université au nord de la ville.

Note : La théorie qui explique que l'islamiste (l'intégrisme, le radicalisme) musulman naît de la misère sociale en prend un coup! Tout cela n'a qu'une seule source le Coran. Allah ne préfère-t-il pas les guerriers (les combattants)?
4.95. Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent chez eux - sauf ceux qui ont quelques infirmités - et ceux qui luttent corps et biens dans le sentier d'Allah. Allah donne à ceux qui luttent corps et biens un grade d'excellence sur ceux qui restent chez eux. Et à chacun Allah a promis la meilleure récompense; et Allah a mis les combattants au-dessus des non-combattants en leur accordant une rétribution immense ;


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MessagePublié: 15 Mar 2006, 12:08 
De Poulet
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L'islamisme n'est autre que l'islam littéral appliqué dans les faits. Ce qui m'a frappé en lisant le Coran, c'était que le 11 Septembre s'expliquait. Toute la violence s'expliquait. L'islam modéré n'est pas dans le coran.

Cependant, c'est vrai, on peut supposer que les gens satisfaits matériellement et qui se sentent intégrés seront moins portés à la violence. Qu'ils s'éloigneront des textes, relativiseront. On peut l'espérer en tout cas. Mais ce n'est pas prouvé et il y a énormément de contre-exemples.

Cela ne change pas le fait que les textes sont la source du mal.

Bin Laden lui-même n'est pas un pauvre défavorisé. C'est un homme extrêmement riche, issu d'une des familles les plus riches d'Arabie Saoudite.

Si le confort matériel guérissait à coup sur de la tentation jihadiste, Bin Laden ne serait jamais devenu ce qu'il est.

FFL.


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MessagePublié: 15 Mar 2006, 14:01 
Chamelle Trophy
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Enregistré le: 09 Mar 2006, 23:08
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Localisation: Bruxellistan
FFL a écrit:
L'islamisme n'est autre que l'islam littéral appliqué dans les faits. Ce qui m'a frappé en lisant le Coran, c'était que le 11 Septembre s'expliquait. Toute la violence s'expliquait. L'islam modéré n'est pas dans le coran.


Comme l' a écrit notre Vénérable Anne-Madhi, il y a des musulmans modérés, il n' y a pas d' islam modéré...

J' ajouterais "modérés pour le moment".


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 Sujet du message: La Takyia nous la conaissons
MessagePublié: 15 Mar 2006, 16:08 
Bouldingue
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Enregistré le: 21 Sep 2005, 14:09
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'L'affaire' des caricatures: une incompréhension générale?
Mohamed BECHARI* - L'affaire dite des « caricatures » a fait couler beaucoup d'encre. Elle a également suscité de vives réactions. C'est surtout l'émotion des musulmans qui semble avoir fait l'objet d'une attention toute particulière. Cela est tout à fait légitime dès lors que c'est la communauté musulmane qui se sentait visée par la publication de ces caricatures litigieuses.


Mohamed BECHARI Mais il faut surtout, à mon sens, revenir sur l'incompréhension qui règne au sein de certaines composantes de la société française, mais également dans les autres sociétés européennes.

Tout d'abord, revenons sur le sentiment d'indignation qui a parcouru l'ensemble de la communauté musulmane. Qu'il s'agisse de français de confession musulmane, mais également de tous les autres musulmans non-francophones, les sentiments ont été les mêmes : indignation, offuscation, colère. Nombreuses spéculations ont été faites sur la question. Certains avanceront la pseudo théorie d'un « choc des civilisations ». D'autres y verront la traduction de la radicalisation des musulmans. Ces deux justifications témoignent d'une incompréhension totale de la réaction des musulmans. Il est évidemment bien facile de céder à des explications aussi simplistes, mais qui sont fondamentalement erronées.

La réaction suscitée par la publication de ces caricatures doit être replacée dans un contexte plus global. Il est constant que depuis la commission des odieux attentats du 11 septembre 2001, toute l'attention s'est portée sur la communauté musulmane. Des critiques des plus vives, des approximations des plus simplistes, des jugements erronés, ont été formulés à l'endroit des musulmans en général, et de l'islam en particulier. Tout cela est à l'origine d'un sentiment d'indignation au sein de la communauté musulmane. Une chose est d'affirmer que certaines personnes utilisent l'islam à des fins guerrières, autre chose est d'assimiler l'ensemble des musulmans à cette « idéologie destructrice ». Les pratiques au sein de la communauté musulmane sont aussi diversifiées que la communauté compte des milliers de personnes. L'approche de l'islam n'est pas parfaitement homogène. Si bien que réduire la conception de l'Islam à une seule et unique est absolument inappropriée. Et cela est d'autant plus erroné lorsqu'il s'agit de faire adhérer l'ensemble des musulmans à une approche guerrière et destructrice, approche qui est le fait d'une infime minorité de personnes se réclamant de l'islam. Or, tel était précisément l'objet des caricatures publiées initialement par un journal danois, et reprises par d'autres journaux européens. Et là se pose précisément le problème. Il ne s'agit pas de la question de la représentation du Prophète Mohammed, laquelle est effectivement prohibée par l'Islam, mais qui ne saurait être transposée aux non-musulmans. La question ou plutôt le problème est celui de l'assimilation des musulmans au terrorisme. Ces caricatures avaient essentiellement pour objet, à travers le recours à l'image du Prophète Mohammed et de la retranscription de l'attestation de foi prononcée par l'ensemble des musulmans, de faire de chacun d'entre eux un terroriste potentiel, un terroriste en germe. Et cela est inacceptable pour plusieurs raisons. D'une part, ces caricatures contribuent à banaliser davantage l'idée selon laquelle l'islam se ferait l'apologie de la guerre et de la destruction. D'autre part, par la production de ces caricatures, l'idée simpliste qui transparaît est la suivante : vaincre le terrorisme, revient tout simplement à combattre l'islam, et donc a fortiori les musulmans. Et c'est précisément ce qui est dangereux dans la reproduction de ces caricatures. Et c'est également pris dans cet angle là que les caricatures ont affecté les musulmans, lesquels se sont vus érigés en « terroristes ».

Face à ces sentiments d'indignation, de colère, beaucoup sont ceux qui ont cédé à une analyse simpliste consistant à affirmer que l'islam est, en soi, incompatible avec les valeurs de la République, et notamment avec la liberté publique fondamentale qu'est la liberté d'expression. Une telle affirmation est totalement erronée. Elle a uniquement vocation à alimenter davantage l'impossible conciliation entre les principes de l'islam et les valeurs de la République. Or, nous ne pouvons adhérer à une telle vision des événements. Pis, nous ne pouvons que la condamner. A mon sens, et pour reprendre les termes tout à fait pertinents de Régis Debray, il s'agit davantage de la nécessaire « gestion des devoirs ».

Il convient de préciser que nous sommes totalement d'accord sur le principe de la primauté de la liberté d'expression, laquelle se trouve être même une des libertés les plus fondamentales. Mais une liberté ne permet pas tout. D'ailleurs, l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen reprend bien cette idée, puisqu'il dispose que « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l'exercice des droits naturels de chaque Homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits ».

Ainsi, dans l'esprit même des rédacteurs de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, l'exercice d'une liberté ne pouvait se concevoir sans que des limites soient posées. Cette conception des libertés, est également consacrée dans les articles 22 à 27 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, laquelle prévoit que des limites doivent être posées à l'exercice des droits et ce en vue d'assurer notamment « la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui ». Il existe donc bien des limites à l'exercice de la liberté d'expression, et celles-ci sont inhérentes à son existence.

C'est précisément la position du Législateur lorsqu'il a adopté la loi du 29 juillet 1881, en posant deux limites majeures à l'exercice de la liberté d'expression. Il s'agit d'une part de l'interdiction de la diffamation (définie comme « toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est ipmputé »), et d'autre part de celle de l'injure (qui consiste en « toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait »).

Le Législateur est tellement attaché à cette conception des libertés publiques, qu'il a renforcé le dispositif existant par l'adoption des lois du 1er juillet 1972 et du 13 juillet 1990, lesquelles instituent le délit de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale.

Il résulte de l'ensemble de ces précisions, que la réaction des musulmans s'inscrit bien dans le sentiment fort que les limites à l'exercice de la liberté d'expression ont été franchies. Et affirmer que ces limites ont été franchies, ne signifie pas que nous, musulmans, remettons en cause cette liberté fondamentale. Cela signifie tout simplement que nous exigeons que nos droits et nos libertés, tels qu'ils sont garantis par les lois de la République, soient également respectés. Nous nous plaçons donc dans une logique purement démocratique, et absolument pas théologique. La conciliation entre les principes musulmans et les principes républicains sont donc plus que jamais conciliables. Certains l'ont bien compris, et je ne peux donc que saluer chaleureusement l'intervention de Monsieur le Président de la République Jacques Chirac, de monsieur le Premier Ministre Dominique DE VILLEPIN et celle de Martine Aubry , Maire socialiste de Lille. La justesse de leurs propos ne peut être que vivement appréciée.

* Mohamed BECHARI
Vice- Président du conseil français du Culte Musulman ( CFCM)
Président de la fédération nationale des musulmans de France ( FNMF)
Secrétaire général de la Conférence islamique Européenne ( IEC/CIE)



Mohamed BECHARI
Vendredi 17 Février 2006 - 09:20


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MessagePublié: 15 Mar 2006, 18:25 
De Poulet
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Enregistré le: 04 Mar 2006, 02:15
Messages: 6833
Est-il besoin de démolir l'argumentation fallacieuse de ce terroriste de la pensée?

Citation:
Mohamed BECHARICes caricatures avaient essentiellement pour objet, à travers le recours à l'image du Prophète Mohammed et de la retranscription de l'attestation de foi prononcée par l'ensemble des musulmans, de faire de chacun d'entre eux un terroriste potentiel, un terroriste en germe.


C'est une interprétation. Il y en a d'autres. Les caricatures pouvaient ne rerésenter QUE le prophète. Ou la version du prophète de ceux qui soutiennent le terrorisme. En tout cas, j'affirme que ce n'est pas depuis les caricatures que je fais le lien islam/terrorisme. C'est depuis la lecture du coran.

De plus, France Soir est un journal d'information. La publication consistait à informer, dire aux Français "voilà pourquoi il y a des manifestations de musulmans, c'est à propos de ça".

Imaginons "la France d'après":

Dans le monde idéal de Mohamed Bechari, où la publication aurait été interdite en France, on verrait des musulmans brûler des églises, tuer des chrétiens dans plusieurs pays, et on ne verrait pas pourquoi ils sont indignés. On serait aussi désinformés que les musulmans "modérés" de certains pays qui tuent les chrétiens alors que la publication est interdite chez eux, qu'ils n'ont donc rien vu.

Tiens cet argument est tellement bon, les avocats de France Soir devraient le lire...

Dans le cas de Charlie Hebdo, il s'agit de toute façon d'un journal satirique, donc on n'est pas sensé tout prendre à la lettre.

Citation:
Et cela est inacceptable pour plusieurs raisons. D'une part, ces caricatures contribuent à banaliser davantage l'idée selon laquelle l'islam se ferait l'apologie de la guerre et de la destruction.


Et supposons que ce soit le cas... il faut interdire d'en parler?

Citation:
D'autre part, par la production de ces caricatures, l'idée simpliste qui transparaît est la suivante : vaincre le terrorisme, revient tout simplement à combattre l'islam, et donc a fortiori les musulmans.


Tous les musulmans ne sont pas des terroristes. Mais... beaucoup de terroristes sont des musulmans qui imitent tout simplement le prophète pratiquant le jihad. Personne ne dit "vaincre le terrorisme, revient tout simplement à combattre l'islam". Par contre, si personne ne croyait au prophète, les terroristes perdraient beaucoup d'influence. Si la religion musulmane perdait 10 000 adeptes, se déclarant apostats à chaque fois qu'un terroriste musulman tuait un innocent, les terroristes s'arrêteraient vite.

Citation:
Face à ces sentiments d'indignation, de colère


Non, face aux actes criminels: prêtre tué en Turquie (pays qu'on veut nous imposer dans l'Europe), meurtres de Chrétiens au Nigéria, violences au Pakistan, ambassades brûlées, etc, etc, etc...

Citation:
beaucoup sont ceux qui ont cédé à une analyse simpliste consistant à affirmer que l'islam est, en soi, incompatible avec les valeurs de la République, et notamment avec la liberté publique fondamentale qu'est la liberté d'expression.


C'est un argument qui détourne l'attention des vraies justifications de cette conclusion: la lecture du coran et autres textes religieux musulmans. Ce n'est tout de même pas à cause des caricatures que notre éminente islamologue et imam bien-aimée AMD a des réserves sur cette compatibilité. Et je n'appellerais pas les analyses de Bombinette "simplistes".

Citation:
Une telle affirmation est totalement erronée.


C'est surtout cette affirmation de Mohamed Bechari qui est totalement gratuite.

Citation:
Elle a uniquement vocation à alimenter davantage l'impossible conciliation entre les principes de l'islam et les valeurs de la République.


Alors ça, c'est grand.

Au détour d'une phrase, Mohamed Bechari, vice-président du CFCM, qualifie d'impossible la conciliation entre les principes de l'islam et les valeurs de la République.

Il faudrait médiatiser ça.

Citation:
Or, nous ne pouvons adhérer à une telle vision des événements. Pis, nous ne pouvons que la condamner.


Il se rattrape à la phrase d'après. N'empêche, il ne parlait pas de "vision". La taqyia s'est fissurée pendant un instant.

Citation:
Il convient de préciser que nous sommes totalement d'accord sur le principe de la primauté de la liberté d'expression, laquelle se trouve être même une des libertés les plus fondamentales.


C'est bien pour ça qu'on ne laissera pas disparaître, et c'est bien pour ça que le CFCM l'attaque en prétendant la respecter. Personnellement je serais ravi que Mohamed Bechari vienne discuter, s'exprimer, sur ce forum et qu'on voit un série de débats télévisés entre lui-même et, disons, notre bombe. Mais je n'ai pas l'impression que le débat public soit encouragé. Bien au contraire.

Citation:
Il existe donc bien des limites à l'exercice de la liberté d'expression, et celles-ci sont inhérentes à son existence.

C'est précisément la position du Législateur lorsqu'il a adopté la loi du 29 juillet 1881, en posant deux limites majeures à l'exercice de la liberté d'expression. Il s'agit d'une part de l'interdiction de la diffamation (définie comme « toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est ipmputé »), et d'autre part de celle de l'injure (qui consiste en « toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait »).


Très important de discuter de cela.

Justement...

Diffamation: porter atteinte à une réputation en répandant des informations FAUSSES.

Injure: une affirmation blessante.

Quand Louis Chagnon a qualifié le prophète de voleur et d'assassin, ce n'était pas de la "diffamation" mais de l'"histoire". "Injure" est un terme finalement assez vague, mais quand il ne s'agit pas d'une affirmation gratuite mais au contraire d'une affirmation fondée sur la réalité, ce n'est en fait qu'une "description".

Ce que le CFCM nous concocte, c'est un délit de blasphème, ce qui n'a RIEN à voir. Un outil de répression religieuse comme au temps de l'inquisition.

Et ça, c'est effectivement incompatible avec une république laïque parce que ça ne permet plus de critiquer une religion qui, "pour donner un exemple au hasard", aurait des visées politiques.

Citation:
Le Législateur est tellement attaché à cette conception des libertés publiques, qu'il a renforcé le dispositif existant par l'adoption des lois du 1er juillet 1972 et du 13 juillet 1990, lesquelles instituent le délit de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale.


Que l'on devrait appliquer au plus vite à de nombreux versets du coran, auquel cas elle justifierait sa propre existence.

Citation:
Il résulte de l'ensemble de ces précisions, que la réaction des musulmans s'inscrit bien dans le sentiment fort que les limites à l'exercice de la liberté d'expression ont été franchies. Et affirmer que ces limites ont été franchies, ne signifie pas que nous, musulmans, remettons en cause cette liberté fondamentale.


Si, justement. A trop resserrer les limites, on supprime cette liberté qui, comme le dit Mohamed Bechari, est fondamentale.


Citation:
Cela signifie tout simplement que nous exigeons que nos droits et nos libertés, tels qu'ils sont garantis par les lois de la République, soient également respectés. Nous nous plaçons donc dans une logique purement démocratique, et absolument pas théologique.


Si l'argumentation est pseudo légale, le sentiment d'être injurié provient bien du domaine de la foi. Personne n'a été obligé de lire Charlie Hebdo ou France Soir.

Citation:
La conciliation entre les principes musulmans et les principes républicains sont donc plus que jamais conciliables.


J'espère que cette syntaxe douteuse ne stigmatise pas un document officiel... d'où vient ce texte?

Citation:
Certains l'ont bien compris, et je ne peux donc que saluer chaleureusement l'intervention de Monsieur le Président de la République Jacques Chirac, de monsieur le Premier Ministre Dominique DE VILLEPIN et celle de Martine Aubry , Maire socialiste de Lille. La justesse de leurs propos ne peut être que vivement appréciée.


Et des jolis nonosses pour les petits chiens chiens.

Il devrait vraiment nous rendre visite, cet homme là. Ouvrir le dialogue au lieu de le refuser en faisant taire les Français.

Sinon, on perdra la liberté d'expression, et on pourra dire: "il y avait avant les musulmans, et il y a eu après les musulmans". Et ça, ce sera la source d'une haine qu'il n'imagine pas.

FFL.


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MessagePublié: 16 Mar 2006, 09:37 
Bouldingue
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FFL
Merci pour votre analyse minutieuse qui sera, j'en suis sûr, utile pour nous tous.


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 Sujet du message: Dalil Boubakeur
MessagePublié: 16 Mar 2006, 09:56 
Bouldingue
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http://www.iht.com

http://www.iht.com/articles/2006/03/15/news/islam.php



PAGE 1 : 5
Muslim, French - and proud to be both
By Katrin Bennhold International Herald Tribune

THURSDAY, MARCH 16, 2006


PARIS He was born in Algeria, heads the main mosque of Paris and is the most prominent Muslim in a predominantly Catholic country. But Dalil Boubakeur, president of France's officially sanctioned Muslim Council, can sound Frencher than the French.

"I am not in favor of multiculturalism," Boubakeur, 65, said recently at his ornate office at the mosque, a soaring structure surrounding a mosaic-lined courtyard on the Left Bank. In a secular country like France, he added matter- of-factly, "there is only one culture: French culture."

This may not play well with the entire five-million-member Muslim community here. But Boubakeur shrugs off criticism, explaining that he considers himself a forerunner of a modern, liberal, apolitical Islam - an Islam he reckons will take root this century in Europe and beyond.

"When you're ahead, you are lonely," he said. "I was born a Muslim, I am of French culture and I love Europe. There is no contradiction."

These are tricky times to be in charge of Western Europe's largest Muslim community. The war against terrorism and bloodshed in the Palestinian territories and Iraq have added a broader sense of global injustice to the exclusion many Muslims feel in France.

But Boubakeur does not believe in a clash of civilizations pitting Islam against the West. Rather, he sees a battle playing out among European Muslims, between those willing to adopt Western values and those hostile to assimilation.

His attitudes made Boubakeur a natural choice three years ago when the government was seeking a president for its newly formed council, an umbrella organization set up to represent France's Muslims at a time when Paris was waking up to the need to address the concerns of this community, rather than leaving that task to foreign governments.

Boubakeur's secularist vision of the state, his opposition to affirmative action, and his classical French education had won him the trust of France's political class, starting with President Jacques Chirac, who knew Boubakeur's father (a previous director of the Paris mosque) and calls Boubakeur a friend.

It also helped that Boubakeur oozes European sophistication. His attire is Western, his face clean-shaven. His secretary in the front office does not wear a head scarf. He cites Voltaire, speaks German and holds France's highest honor, the Légion d'Honneur. He is what the newspaper Le Monde last month dubbed "the ideal Muslim."

But many French Muslims, most of whom are descendants of working- class immigrants, feel resentment toward a man they say is not one of them. They say that Boubakeur, who has never lived in an immigrant suburb and rarely visits one, does not understand their plight and that he has bought into a Republican vision of integration that has left them in limbo between formal equality and de facto discrimination.

"He is a good person, but he is the antithesis of a Muslim representative," said Mohammed Henniche, leader of the Union of Muslim Associations in the Seine-Saint-Denis district north of Paris, which is home to many families of North African origin and was a hot spot in last year's riots. "He speaks the language of the French elites, not that of ordinary Muslims. The youth in the suburbs don't understand him, and he does not understand them."

Boubakeur replies that his acceptance of French values is the wave of the future.

"That for me is being a modern man," he said, "and that is the message I would like to pass on to my Muslim brothers and sisters. I want them to adapt European culture without fear and to embrace it wholeheartedly."

It is a message with a powerful biographical undertone. Born in 1940 in the Mediterranean port of Skikda, in northeast Algeria, Boubakeur spent most of his childhood in Algiers, where his father, a conservative Algerian lawmaker and theologian close to the French colonial administration, drilled into him the notion that studying hard and absorbing French culture was a way of overcoming prejudices.

Boubakeur was 16 when he came to Paris, the age of many of the rioters who burned cars in the suburbs last November. He attended the distinguished Louis-le-Grand high school and went on to study literature in Cairo and medicine in Paris, becoming a respected cardiologist. He married a mayor's daughter from a village in Auvergne who converted from Catholicism to Islam after they met.

Although Boubakeur recognizes that there are "socioeconomic reasons" why many young Muslims do not share his views, he has little time for young fundamentalists who reject Western values.

"I don't like the bearded ones very much," he said. "They are small- minded and dangerous. Political Islam is the illness of the modern state."

For Boubakeur, who has written several books on the issue, religion is not political identity but rather spirituality, even poetry, and a way of life.

He argues that Muslim youths need not just jobs but a stake in France's heritage, a point he will make publicly in June when he joins Chirac in Verdun at the unveiling of a memorial honoring Muslims who died fighting for France during World War I.

At the council, which oversees Islamic affairs from the training of imams to mosque construction and halal markets, and is supervised by the Interior Ministry, Boubakeur has been presiding over a fragile collection of Muslim organizations often in disagreement.

One of them is the main Paris mosque, his own fiefdom, which is funded mainly by the Algerian government. Others include the National Federation of French Muslims, supported by the Moroccan government, and the Union of Islamic Organizations of France, close to the Muslim Brotherhood.

Boubakeur has seen his authority challenged more than once. One test was a law passed two years ago that banned ostentatious religious garb, including head scarves for Muslim girls, in public schools. Most Muslim groups opposed the legislation. Boubakeur says that he, too, would have preferred to avoid a law, but when there was one he did not challenge the government.

Last year, when Iraqi militants kidnapped a French journalist, Florence Aubenas, and threatened to kill her unless the head-scarf ban was lifted, Boubakeur managed to forge a united stance among French Muslims rallying behind the government and rejecting such blackmail.

More recently, when several French newspapers reprinted Danish caricatures of the Prophet Muhammad, Boubakeur distanced himself from a protest march organized by some Muslim groups but eventually spearheaded legal action against two newspapers that published the cartoons.

For him, these three challenges were milestones, not only for his own legitimacy but also for the evolution of the Muslim community.

The fact that the cartoon controversy did not lead to any violence or sustained protests in France, Boubakeur says, "was a crucial moment, a real turning point."

"It was reassuring that in France we managed to channel the anger into the legal system," he said.

"Our communities are maturing; they are beginning to act like Europeans. Here you have Muslims appealing to European institutions not to be discriminated against."

On a personal level, Boubakeur refuses to say whether he feels Muslim first and then French, or vice versa.

"I am completely Muslim and I am completely French," he says. "There is perfect harmony."

If a day comes when such questions of identity are no longer asked, he adds, "we will have come a long way."


Dernière édition par etabori le 16 Mar 2006, 10:26, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 16 Mar 2006, 10:22 
De Poulet
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Enregistré le: 04 Mar 2006, 02:15
Messages: 6833
Etabori,

Thanks... though you pasted multiple copies of the same thing... takes up a lot of space.

Pardon... je disais merci... cependant vous avez posté plusieurs cppies de la même chose, ce qui prend beaucoup de place.

Boubakeur apparaît raisonnable et rassurant.

Dans "l'islam des interdits", AMD elle-même l'appelle "l'aimable recteur".

Mais sur Rockik, elle nous explique comme il omet des fragments embarrassants lorsqu'il cite le coran ("celui qui tue un homme, c'est comme si il tuait toute l'humanité", et il oublie une partie du verset: "sauf celui qui a tué ou semé le désordre" - celui-là on doit le tuer, nous dit le coran par ailleurs).

Alors qui est Boubakeur?

Un aimable menteur? Quelqu'un qui croit qu'il faut mentir pour apaiser, ou un méchant menteur, qui choisit de mentir en attendant que les musulmans soient assez nombreux pour commencer le nettoyage ethnique au profit des musulmans?

Comment faire confiance à quelqu'un dont la culture permet le mensonge (taqiya)?

Comment faire confiance à quelqu'un qui cite des versets tronqués?

Le personnage est d'un abord sympathique mais ma raison me dit attention, c'est un ennemi, il n'en est que plus dangereux.

FFL.


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MessagePublié: 16 Mar 2006, 10:28 
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Messages: 6806
Merci d'éviter les textes en anglais...


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