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MessagePublié: 11 Fév 2006, 13:45 

Enregistré le: 03 Nov 2005, 21:29
Messages: 178
Localisation: Paris
Bonjour
il semble que ce site soit assez international.
Serait-il possible que chacun fasse un tour d'horizon, sur ce fil, de ce qui se passe en Europe autour des caricatures de Mahomet. Par exemple, que se passe-t-il en Belgique ? En Hollande ? En Allemagne ?
- réactions des politiques ;
- ampleur (ou non) du débat ;
- réactions des musulmans, modérés et autres (manifestent-ils ? etc.) ;
- réactions des intellectuels et médias...
Je crois qu'il serait utile de savoir si cette affaire crée une véritable onde de choc en Europe, avec des prises de positions inattendues, ainsi qu'une évolution ou des déclarations publiques des musulmans modérés...

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MessagePublié: 11 Fév 2006, 13:55 

Enregistré le: 10 Mai 2005, 11:02
Messages: 42
Localisation: Europe
:) Bonjour Loïc, mise à part la manif de dimanche dernier (4000 personnes et pas d'incidents) hier samedi 10/02/06, certains ont tenté un coup d'éclat.

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=91&art_id=268104

A Bruxelles, les dissidents font un flop
Martin Buxant Publié le samedi 11 février 2006 à 00h00 - Mis à jour le samedi 11 février 2006 à 00h00

Un rassemblement, non soutenu par les instances officielles de l'Islam belge, a drainé peu de monde. Un «boycott» avait été mis en place pour le contrer.

On dirait un bide. Pourtant, ce n'est pas faute d'y avoir mis du coeur. Une grosse centaine de manifestants (« 200 », estime un policier débonnaire) a défié la bruine, vendredi après-midi à Bruxelles, pour scander son indignation face à la publication de caricatures du prophète, ça et là, dans la presse.

Tenez, il y a Mourad (32 ans, ouvrier). Il dit: « Je ne suis pas d'accord avec l'image que ces dessins donnent de l'Islam ». Cintré dans son pull gris clair, petites lunettes, barbe courte, Mourad poursuit: « franchement, nous n'avons pas même eu droit à de vraies excuses face à ces insultes faites à notre religion». Il y a Mohamed, 42 ans. « C'est inadmissible de voir ces dessins insultants partout, se fâche-t-il, accroché à un petit panneau louant « la miséricorde du prophète ». « Il y a un «deux poids deux mesures» entre la liberté d'expression et le respect des religions », dit-il encore. Donc « Allah est grand », reprend Mohamed à la suite d'un meneur perché sur un monument, face au Palais de Justice.

«En campagne électorale»

Quelques corans sortent des poches, sont brandis au-dessus de la petite troupe. Le volume monte (faiblement). Il y a aussi «Abdullah Abu Abdulaziz Bastin», turban blanc vissé sur la tête. Engoncé dans une doudoune verte, le leader du Parti des jeunes musulmans peste - devant les caméras de télévision - contre «

les imams officiels » ou encore contre « Israël ». « Il est en campagne électorale », raille un observateur. Qui ajoute: « On dirait l'Iran. Les hommes d'un côté, les femmes de l'autre ». Car il y a des femmes. « Nous sommes pacifiques, écrivez-le!, pointe Nawal (24 ans). Ce dessin du prophète avec une bombe sur la tête, c'est de la provocation ». Autour de Nawal, les voiles acquiescent dans tous les sens. « Le Coran, c'est un livre de paix, intervient Amsa, une étudiante qui porte un hijab beige clair. Il faut changer cette vision que les gens ont de notre religion ». Arrive Zohra, membre de la plate-forme «Oumma» à l'origine du rassemblement. « Nous en avons assez des provocations, des amalgames entre Islam et terrorisme », rage-t-elle. Et «des journaux qui reproduisent les caricatures juste pour augmenter leurs ventes ».

«Elles voulaient un imam»

La mobilisation au compte-gouttes s'explique par le boycott mis en place par les «officiels» de l'Islam belge. Jeudi soir, lors d'une réunion «houleuse » dans les locaux de l'Exécutif des musulmans, les organisatrices ont claqué la porte devant le refus des cadres musulmans de s'associer à la manifestation. « Elles sont venues nous demander un imam pour prendre la parole, rapporte un participant, nous leur avons dit non. Elles n'ont aucun message clair à faire passer. Ces gens sont des francs-tireurs, des extrémistes ». De fait, l'Exécutif des musulmans de Belgique et l'Union des mosquées se sont désolidarisés du rassemblement. Un vrai boycott: aucune radio marocaine n'a relayé l'appel, aucun imam n'a transmis le message aux fidèles lors du prêche de vendredi midi dans les mosquées bruxelloises.

« Nous ne soutenions absolument pas ce rassemblement, confirme Coskun Beyazgul, président de l'Exécutif des musulmans. Nous réfléchissons plutôt à mettre en place des actions concertées de sensibilisation afin de mieux faire connaître les principes musulmans, mais tout cela dans le respect mutuel ». A l'occasion des fêtes de l'anniversaire de la naissance du prophète Mahomet, une série de personnalités non musulmanes devraient être invitées à prendre part aux réjouissances. « Le flop de cette manifestation crédibilise les instances officielles » de l'Islam, juge Radouane Bouhlal, le président du Mrax, le Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie. « Cela prouve qu'une fois que l'émotion s'est dissipée, les leaders de la communauté sont écoutés à l'heure de transformer la colère en une action constructive ». Dont acte.

© La Libre Belgique 2006


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MessagePublié: 11 Fév 2006, 15:02 
Bonjour Loïk, cela se rattache au sujet que vous proposez mais cela déborde l'Europe pour aller vers Eurabia ! C'est un ami qui m'envoie ces informations, ancien journaliste de journal français "Le Monde". :arrow: En fait il s'agit de la réaction de certains lettrés arabes.

Début du message réexpédié :

De: Tousensemble@algeriensemble.com
Date: Sam 11 fév 2006 01:09:27 Europe/Paris
À: undisclosed-recipients:

Stupeur, nous découvrons naïvement (?) qu'en octobre 2005, un journal d'Egypte avait publié les caricatures controversées (y compris avec la mèche). Voilà qui illustre la manipulation et la campagne perfide à laquelle se livres les islamo-fascistes et leurs associés. Les injonctions infâmes auxquels vient de se livrer le chef du Hamas à l'égard des gouvernants européens illustrent clairement les objectifs de cette machination. Il n'y a qu'une réponse possible à ces prétentions : la fermeté sur les valeurs de la République !

ci-dessous le courrier du correspondant qui nous a fait parvenir les informations. Vérification faite, en consultant les liens indiqués, la réalité éclate..

Nous recommandons vivement la consultation de ces liens

SB

Publiées dans la presse égyptienne le 17 octobre 2005

Les caricatures du prophète on été publiées par un journal égyptien (en première page pour l'une d'elles) le 17 octobre, en plein mois saint du Ramadan, ceci sans susciter le scandale ni ameuter les
foules musulmanes. Il faut croire que celles-ci ne sont pas aussi intolérantes qu'on veut bien nous le faire croire.

Les photos des pages d'Al Fager, le quotidien en question se trouvent sur le blog d'une Égyptienne, ici :
http://freedomforegyptians.blogspot.com ... newspaper-
En minilien au cas où: http://minilien.com/?evGXNiEaW6

Plus précis sur le sujet dans ce très bon billet d'Embruns:
http://embruns.net/actus-et-opinions/ca ... tions.html
Minilien: http://minilien.com/?ezhxHtSFCY

Sur le fond. Ces dessins ne sont pas amusants et plutôt insignifiants, alors pour plus d'efficacité à motiver les foules, de "bons" musulmans ont pris soin de fabriquer de "fausses" caricatures, plus objectivement insultantes à l'égard des fidèles comme par exemple celle du chien sodomisant un homme en train de prier. Je suis surpris que certains se laissent aller à prendre le parti d'une aussi grossière manipulation.

À plus.
Jean

Nous continuons à recevoir un abondant courrier et des contributions très intéressantes que nous nous réservons de publier incessamment. En document joint un article de Tarek Mira (militant algérien du RCD) sur la laïcité en Algérie, extrait du numéro de février de "Réchauffer la Banquise"


Dernière édition par Delcambre le 11 Fév 2006, 15:24, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 11 Fév 2006, 15:18 
 LA LAICITE, PREALABLE A LA DEMOCRATIE ?

Par Tarik Mira*

La laïcité comme préalable à la démocratie est un thème ambitieux et un défi au moment où, dans le monde, la résurgence du religieux politique devient une réalité. Dans le sud méditerranéen, la problématique relève d’un pari difficile mais exaltant. L’Algérie a échappé de peu à un Etat théocratique, sans pouvoir régler la question démocratique. Le replâtrage du régime qui a mené à sa reconduction relève de plusieurs causes. Cependant, il est intéressant de voir les liens d’instrumentalisation et de connivence entre le pouvoir et l’islamisme pour rejeter la démocratie et prévenir la laïcité. Comment en est-on arrivé là ? Les causes sont à la fois anciennes et récentes, liées au colonialisme, à la construction et à la nature de l’Etat national.

La Grande Révolution a incontestablement exercé sur l’ensemble du personnel politique algérien une influence considérable, à l’image de Messali Hadj (leader radical) et de Ferhat Abbas (leader modéré). Ces deux personnalités dominantes du nationalisme algérien durant un quart de siècle ont été fascinées par les idéaux de 1789. Ils le disent tous les deux dans leurs mémoires.(1) Ils mènent leur combat au nom de ses valeurs pour atteindre une émancipation collective en faveur des colonisés. Cependant, le naufrage de la République avec ses discriminations juridique et politique et la prégnance du religieux dans la société indigène jouant le rôle de référent identitaire n’ont pas amené ces deux leaders à adhérer à la laïcité. Si l’on peut résumer cette situation, on peut dire que la République est le vecteur du combat tandis que l’islam demeure la « patrie spirituelle ».

Cette posture va ainsi dominer le Mouvement national depuis sa naissance jusqu’à une tentative audacieuse soit formulée au Congrès de la Soummam, en Août 1956 (1ère charte du FLN) pour définir la nature du futur Etat national. Il est explicitement écrit que « il ne s’agit pas de restaurer une monarchie ou une théocratie désormais révolues. L’Etat sera démocratique et social ». Cette postulation franchement laïque, portée par la tête pensante du Congrès, Abane Ramdane, personnalité socialisée par l’école de la IIIème République, sera peu à peu ébranlée au lendemain de l’indépendance.

Débutée en 1962, l’ère de la construction nationale est inaugurée par un coup d’Etat pour la prise de pouvoir, opéré par l’armée des frontières contre l’autorité légale, le GPRA (Gouvernement provisoire de la république algérienne). La légitimation du pouvoir jusqu’à l’avènement du multipartisme en février 1989 se fera à coups de chartes octroyées et de référendums plébiscitaires sur base de négation des libertés publiques et de répression ouverte. Au plan idéologique, si des options sécularisées - arabisme et socialisme - sont mies en œuvre, toutes les constitutions de cette époque - trois au total - proclament dans leurs articles 2 : « L’islam est religion d’Etat ».

La confusion est telle entre l’option arabo-socialiste et l’islam qu’on parlait de « socialisme spécifique » pour mieux souligner que la laïcité n’a pas droit de cité. Durant le règne de Ben Bella (1962-65), la seule association autorisée en dehors des organisations de masse liées au parti unique était d’inspiration islamiste : « El-qiyam » ou les « Valeurs ». Après l’éviction du 1er président par un putsh, la clarification n’est pas nette. Houari Boumediene (1965 /78) dissous l’association « El-qiyam » mais opère un rapprochement avec les Ulémas (docteurs de la loi) qu’il intègre dans ses divers gouvernements et procède à une arabisation accélérée à partir de 1968. Des pans entiers dans les secteurs idéologiques - l’Enseignement et la Justice - sont confiés à des arabisants qui ne sont pas loin de l’islamisme. La frilosité en matière de laïcité, même si le discours est progressiste, se vérifie par l’incapacité des dirigeants de cette époque à doter le pays d’un code de la famille. La réforme du statut personnel opéré par Bourguiba en Tunisie ne verra pas naissance en Algérie. Cette question sera réglée en 1984 de manière réactionnaire lorsque l’APN (Assemblée populaire nationale) du parti unique va voter un code de la famille le plus régressif de l’aire arabo-islamique après le saoudien. Le règne de Chadli Bendjedid (1979) jusqu’à l’irruption du pluralisme est marqué pendant dix ans à la fois par un léger dégel politique et d’un coup de barre vers la conservation sur le plan sociétal. La génération de l’arabisation commence à arriver sur les champs politique et économique. Elle réclame une autre orientation pour sortir de la « laïcité islamique » si je reprends le titre d’un ouvrage écrit par Henri Sanson qui a analysé cette période de façon pertinente sur ce plan. Les agissements des islamistes apparaissent publiquement. Leur influence se caractérise symboliquement par le début du revoilement de la femme algérienne à partir des années 80. Pour la première fois depuis l’indépendance, la convergence entre l’autorité étatique et l’islamisme « non institutionnel » est établie concrètement durant cette période. Au plan politique, les Islamistes ne se satisfont pas de cette plus nette inflexion. Ils visent le pouvoir. Ils veulent l’entièreté du pouvoir.

Que dire de cette première tranche historique post-indépendance? On est tenté de dire abruptement que le constat est sans appel : l’absence de laïcité se conjugue avec l’autoritarisme et la dictature. Y a-t-il un lien de cause à effet ? La réalité est autrement plus complexe dans son vécu et même dans sa compréhension. Une chose est sûre : une grande partie du personnel politique a été formé dans et pour la modernité qui se confond avec l’autonomie de l’individu. Il aurait pu, par volontarisme, aller dans le sens d’une franche sécularisation. Par ailleurs, n’oublions pas que le concept de laïcité est quasiment propre à la France et qu’eu égard aux circonstances historiques, les adversaires de cette option se donnent à bas prix des brevets de patriotisme. La défaite du Groupe de Tizi-Ouzou, regroupement d’une partie des maquis de l’intérieur et de la Fédération de France du FLN, alignés derrière le GPRA, a compromis sérieusement les chances de cette philosophie. Sans faire dans la fiction, les virtualités d’un kémalisme à l’algérienne étaient réunies à l’indépendance mieux que celle de son promoteur historique, en son époque et dans son pays : la Turquie. Au final, j’oserai une première conclusion qui se situe à revers de la question posée : l’absence de démocratie en cette période a jugulé les potentialités laïques portées par le projet de libération nationale.

La deuxième partie historique s’ouvre avec le multipartisme en février 1989. La démocratie est entrée par effraction. Il est vrai que l’hégémonie du parti unique est ouvertement contestée depuis 1980 par les berbéristes se réclamant de la démocratie et de la laïcité et des islamistes qui revendiquent un Etat théocratique. La baisse brutale des prix du pétrole, l’année 1986, a fini par avoir raison du monopole politique du FLN en octobre 1988.

De ces deux groupes les plus actifs dans la contestation, ce sont les démocrates qui pâtissent le plus de l’absence de libertés publiques. A la différence des islamistes qui ont des mosquées pour sanctuaires propagandistes, les démocrates sont partout pourchassés. Les confusions idéologiques et constitutionnelles avaient créé une série de fictions politiques qui vont finir par renforcer les pires ennemis de la démocratie : les islamistes. Dés les premières élections, le FIS (Front islamique du salut)- municipales en juin 90 et législatives en décembre 91- sort majoritaire dans l’ensemble du pays, à l’exception notable de la Kabylie. S’ouvre alors une période extrêmement dangereuse, dont le prix payé en vies humaines est élevé : prés de 100.000 morts en une décennie. L’irruption brutale de l’armée pour arrêter le processus électoral entre les deux tours des législatives n’a pas clôturé le débat sur les bienfaits et les méfaits de cette action. Dans l’immédiat, cette dernière a accentué les divergences entre les deux principales formations politiques démocratiques : le FFS et le RCD. Se réclamant du message originel de novembre 1954, ces deux partis revendiquent la laïcité : le FFS essaye de forger un nouveau concept en parlant de « l’Etat civil » et de séparation des champs politique et religieux, tandis que le RCD fait ouvertement acclamer la laïcité avec séparation de l’Etat et du culte. Pour cette dernière formation, la laïcité n’est pas étrangère à l’Algérie si l’on puise dans nos référents traditionnels. En effet, dans les assemblées villageoises qui dominaient le monde rural, particulièrement en Kabylie, la séparation est nette entre les pouvoirs spirituel et politique. C’est cette expérience qu’il va falloir remettre au goût du jour et moderniser. Et si elle recoupe la notion française, c’est l’accès à l’universalité qu’il faudra non seulement accepter mais encourager. Pour la première fois en Algérie, le mot laïcité est explicitement revendiqué.

L’emballement des évènements depuis l’arrêt du processus électoral n’a pas permis d’aborder sereinement cette question si chargée émotionnellement et symboliquement. Dans ce désordre qui a failli emporter les fondations de l’Etat national, les intellectuels laïcs sont pris pour cibles par les terroristes. Quant aux femmes enlevées, elles servent de butin aux émirs. Du côté du pouvoir, le même cycle d’erreurs a recommencé. Le nouveau processus de légitimation commencé l’année 1995 par la première élection présidentielle pluraliste est entaché de fraude électorale alors que la participation populaire est importante malgré les menaces islamistes. Tout le processus qui s’ensuivra connaît un sort identique.

Les pesanteurs anciennes, combinées à la préservation du pouvoir quoi qu’il en coûte, vont donner naissance à cet immense paradoxe : l’islamisme est vaincu militairement grâce à la mobilisation de la société tandis qu’il n’a pas dit son dernier mot politiquement à cause des orientations du pouvoir. Le dernier référendum portant sur «la charte pour la paix et la réconciliation nationale », qui garantit l’impunité aux terroristes et l’amnistie aux militaires dans par une subtile simulation, est un indicateur supplémentaire de cette compromission entre le conservatisme et l’intégrisme qui, finalement, fait progresser l’islam social. Malheureusement, cette immense supercherie d’un triple point de vue - éthique, politique, idéologique et même électoral – est saluée par le Quai d’Orsay comme une « consultation démocratique ».

Pour conclure, je dirais que, malgré les apparences, la société algérienne recèle en son sein un immense potentiel démocratique et laïc qui ne demande qu’à émerger davantage. L’idée de laïcité est toujours neuve. Elle n’est pas épuisée. Si l’idée est manipulée ici et là pour instaurer des régimes autoritaires, elle reste la garantie d’une démocratie épanouie. Le chemin est long et difficile. Il commence par l’école qui forme le citoyen. Aussi avons-nous choisi cet acronyme symbolique : RCD avec culture au centre. Nous sommes persuadés que les Lumières passent par l’éducation et la formation, mais aussi par une rénovation de l’islam qui relève de la société entière et des théologiens en particulier. Le courage ne nous manque pas dans le sud, c’est l’absence d’intérêt du nord qui nous fait défaut. Ne soyez pas frileux face à l’intégrisme, à tous les intégrismes, où qu’ils soient. C’est au final l’idée de laïcité qui garantit l’équilibre entre vie publique et vie privée, une séparation salutaire pour l’harmonie sociale et politique. L’Algérie en a grandement besoin pour entrer de plain-pied et définitivement dans la modernité.

Tarik Mira est secrétaire national aux relations internationales du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (Algérie)

1) Mohamed Boudiaf également se réclamait des idéaux de la Révolution française de 1789 (note de Simon Blumental)

* :arrow: il se peut que ce tarik Mira soit anti-sioniste, voire négationniste. JE NE LE CONNAIS PAS. Alors pas de délire si par hasard ( comme beaucoup d'intellectuels arabes! ) il était connu des paranoïaques qui condamnent avant de s'informer.


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MessagePublié: 11 Fév 2006, 20:04 

Enregistré le: 10 Mai 2005, 11:02
Messages: 42
Localisation: Europe
Source: le vif/l'express

http://www.levif.be/CMArticles/ShowArti ... ectionID=2

avec l'histoire des caricatures et les manifestions qui ont suivis (à Anvers cet après midi incidents avec la police).
Certaines langues se délient, ainsi dans la revue le vif / l'express on peut lire ce qui suit :
Islam radical : ils prêchent la haine

Interdit de séjour en Grande-Bretagne, Omar Bakri avait félicité les auteurs des attentats du 11 septembre et annoncé ceux de Londres.
Alors qu'en Grande-Bretagne se poursuit le procès de Abou Hamza, le prédicateur manchot, l'un des plus enflammés du « Londonistan » des années 1990, tous les pays européens se demandent aujourd'hui comment empêcher les « prêcheurs de haine » de nuire sans toucher aux libertés et aux droits publics. La France a eu toutes les peines du monde à expulser l' « imam de Vénissieux » qui défendait le droit des hommes à corriger leurs épouses. Les Pays-Bas n'ont pas réussi à obtenir du Conseil des oulémas batave une condamnation sans fard de la violence terroriste. Et en Belgique ? Pendant plus de vingt ans, les autorités ont laissé se développer à Molenbeek une mouvance musulmane extrémiste qui a encouragé la ségrégation d'un quartier et de ses habitants. Avec des moyens répressifs sans cesse accrus, la police et la justice ont arrêté des militants tombant sous le coup de la loi. Mais la propagation d'idées extrémistes et la création d'un milieu favorable à leur mise en pratique n'ont pas bénéficié du même degré de priorité. Assez malin pour ne pas se mettre en délicatesse avec la loi, le Syrien Ayachi Bassam est devenu l'emblème d'une tendance politico-religieuse violemment réfractaire aux idéaux démocratiques. Le gouvernement a décidé de mettre fin au règne des « prêcheurs de haine », sans quitter les rails de la légalité. Il était temps.

Depuis 1992, un groupuscule extrémiste musulman a colonisé un quartier de Molenbeek (Bruxelles). Son gourou, le Franco-Syrien Bassam Ayachi, a toujours pêché en eau trouble. Récit d'une carrière éloquente

Depuis l'installation en Belgique de Bassam Ayachi, en 1992, l'extrémisme musulman a un visage. Tellement caricatural qu'on s'est longtemps abstenu de le regarder en face. Ce Syrien né à Alep, en 1946, se réjouit d'avoir les yeux bleus et les cheveux clairs d'un descendant de « roumi » (Romain). Mais, pas de doute, sous son keffieh rouge et blanc, c'est le gourou qui s'exprime, « cheikh Bassam », comme disent ses adeptes. Il est toujours entouré d'une garde rapprochée d'hommes de 30 à 40 ans, en combat shoes, parka et khamis, une tunique s'arrêtant à mi-mollets qui est supposée avoir été la tenue du prophète Mohammed. S'il ne serre pas la main des femmes, c'est qu'il reconnaît leur pouvoir de séduction, dit-il invariablement à celles-ci. C'était fin 2001, lors d'une interview au Centre islamique belge (CIB) de Molenbeek-Saint-Jean. Le 9 septembre, le chef de la résistance afghane, le commandant Massoud, avait été assassiné par un habitué du CIB, Abdessatar Dahmane, et un clandestin tunisien, Baraoui El-Ouaer, recrutés et formés en Belgique par Amor Sliti et Tarek Maaroufi. Ce dernier a été professeur de religion islamique payé, par la Communauté française de Belgique. En 2004, Sliti et Maaroufi ont été condamnés à sept et cinq ans de prison. Ayachi se défendait d'avoir rien su des projets de Dahmane, « un homme doux et gentil ». Il se répandait en bonnes paroles vis-à-vis de sa terre d'accueil, laquelle n'avait rien à craindre des musulmans rassurait-il, patelin. Pas comme les Américains.

Tarek Maaroufi, condamné en 2004. Une vieille connaissance de "Cheik Rassam".
De fait, dans le cadre de l'enquête sur l'aide à l'envoi de recrues dans la zone pakistano-afghane sous le régime des talibans, aucune charge n'a été retenue contre Ayachi. N'empêche. La personnalité de l'homme intrigue. Ayachi bénéficie de la double nationalité syrienne et française. Il débarque à Bruxelles après la faillite de son restaurant islamique d'Aix-en-Provence, poursuivi pour dettes fiscales. A peine arrivé dans la capitale, il tient des discours violemment antioccidentaux et contribue à faire connaître un lieu de prière nouvellement ouvert au 45 de la rue Vanderdussen, la mosquée al-Wa'î (la « prise de conscience », en arabe). Celle-ci est proche du Parti de la libération islamique (PLI), le Hezb Tahir Al Islami. Ce mouvement ultra-secret a été créé à Naplouse, en 1952, par un dissident des Frères musulmans palestiniens, Takieddine Al Nabhani. Il vise la conquête du pouvoir par les armes et l'établissement d'un régime théocratique dans les pays musulmans, puis dans le monde entier. Rien d'original par rapport au programme des Frères musulmans, matrice de l'islamisme international, tel qu'il a été pratiqué tout un temps en Egypte (et en Syrie : voir le soulèvement armé des Frères, à Hama, en 1984). Ces dernières années, le PLI s'est développé au Moyen-Orient mais aussi en Turquie, en Asie centrale et en Europe, dans l'immigration musulmane. Depuis la guerre des Balkans, le PIL est très actif dans le soutien financier, l'envoi de combattants et la mobilisation en faveur des musulmans en guerre. Mais il est aussi très discret, au point que le mystère qui l'entoure lui vaut régulièrement le soupçon d'être manipulé par des services secrets occidentaux. Comme Ayachi. L'explication est un peu facile. Mais sa longévité sur la scène islamiste belge, compte tenu de sa toxicité sociale, a quelque chose d'inexplicable.

Camps en Ardenne
Le recul historique permet d'établir un rapprochement entre son arrivée en Belgique et le développement d'une idéologie virulente et, dans le cas de certains individus, active dans le recrutement, l'assistance et la protection de terroristes. Depuis le début des années 1990, la justice belge égrène les affaires en rapport avec l'islamisme radical : démantèlement de cellules du GIA (Groupe islamique armé) algérien, recrutement de combattants afghans (« dossier Massoud »), préparation d'attentat contre la base américaine de Kleine Brogel (« dossier Trabelsi »), protection de militants étrangers soupçonnés d'avoir participé aux attentats de Riyad, de Casablanca et de Madrid (procès du Groupe islamique combattant marocain dont le jugement par le tribunal correctionnel de Bruxelles est attendu pour le 12 février prochain), envoi de kamikazes belges en Irak (affaire Muriel Degauque-Issam Goris, toujours à l'instruction), etc. Rien ne prouve que Ayachi ait trempé personnellement dans ces affaires. Néanmoins, il a été au cour d'un milieu idéologique qui n'y était pas - c'est le moins que l'on puisse dire - farouchement hostile.

Le Franco-Syrien a jeté son dévolu sur un quartier de Molenbeek, dans l'angle aigu formé par la gare de l'Ouest et la chaussée de Ninove. Deux ans après son arrivée en Belgique, Ayachi anime l'ASBL Jeunesse bruxelloise sans frontières (JBSF) et l'installe dans un immeuble voisin de la mosquée Al-Wa'î, laquelle, en 1996, sera remplacée par l'ASBL Association culturelle et de solidarité. JBSB recrute surtout parmi les jeunes. Les filles et les garçons militent dans des branches séparées. La non-mixité est de rigueur. Les garçons participent à des camps en Ardenne, comme le feraient des scouts politiquement très orientés. Ayachi leur sert d'aumônier. Un aumônier très remonté. En 1995, ses diatribes contre l'emprisonnement des membres du « réseau Zaoui », soupçonnés d'avoir offert un soutien logistique au Groupe islamique armé (GIA) algérien, font déjà l'objet d'un rapport de police.

Sécurité renforcée lors de l'arrestation de cinq suspects, suite à "l'affaire Muriel", la femme kamikaze belge en Irak.
Le Centre islamique belge (CIB) proprement dit apparaît en 1997. Son siège, au 41 de la rue Vanderdussen, est le même que celui de Jeunesse bruxelloise sans frontières. Un an plus tard, il sera déplacé au 20 de la rue Vanderkindere, toujours à Molenbeek. Le premier président du CIB est un policier en exercice converti à l'islam. Il démissionne assez vite, en désaccord avec le radicalisme d'un petit groupe formé essentiellement de convertis. Bien que son nom n'apparaisse nulle part dans la galaxie des ASBL créées en marge du CIB, le « cheikh Bassam » est leur chef incontestable. Ayachi ne tient pas le discours identitaire feutré des Frères musulmans, avec qui l'on peut « dealer » contre des voix aux élections ou la paix dans la rue. Médiation prétendue qui n'a rien donné en France lors des émeutes d'octobre 2005. Rien à voir, donc, avec la plus grande mosquée de Molenbeek, fondée par la branche syrienne des Frères musulmans, que le bourgmestre, Philippe Moureaux (PS), honore de ses visites. Ayachi n'a pas, non plus, la délicatesse des prêcheurs en cachemire moulés sur Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur de la Confrérie des Frères musulmans. Il n'est pas, semble-t-il, très versé en sciences théologiques. Ses préceptes à lui relèvent de la propagande basique que, depuis les années 1950, les wahhabites diffusent dans le monde avec toute la puissance de leurs pétrodollars. Ils sont plus connus sous le nom de salafistes.

En juin 2000, des informations font état de la participation de membres du Centre islamique belge à des stages de parachutisme à Temploux, de leur fréquentation assidue d'un stand de tir à Jette ainsi que de l'organisation de camps de type « survie » en Ardenne. Une information judiciaire a été ouverte au parquet de Bruxelles sur la base de la loi sur les milices privées. L'enquête est en cours. Mais nos « émirs » locaux continuent d'entretenir leur forme dans la forêt de Soignes. L'endoctrinement occupe une bonne partie de la vie des fidèles du CIB. Les conflits au Proche-Orient, en Tchétchénie ou en Irak fournissent aux télévisions satellitaires, aux radios de langue arabe et à Internet le motif d'un ressentiment sans fin. L'argent circule. Des bourses permettent à des jeunes gens d'aller se former dans les madrasas (écoles coraniques) les plus dures de Syrie ou de Médine (Arabie saoudite). A leur retour, leurs familles ne les reconnaissent plus. Ils refusent tout contact avec les femmes, leur mère exceptée, ce qui les rend encore plus dépendants du gourou qui leur fournira une épouse irréprochable sur le plan islamiste.

Le rôle des femmes
Le salafisme ne mène pas tout droit à la violence. Cependant, cette doctrine est un préalable au passage à l'acte. Depuis 2001, l'itinéraire du Tunisien Abdessatar Dahmane, l'un des deux assassins du commandant Massoud, est devenu un cas d'école. De son dossier, il ressort qu'après sa jeunesse estudiantine, il s'est « réislamisé sous l'influence de Tariq Ramadan, très présent à Bruxelles ces dernières années. Celui-ci dissuade ses auditoires de recourir à la violence, même en cas d'injustice manifeste, sauf pour reconquérir la Palestine. Mais, chez Dahmane, la petite « étincelle » s'est muée en feu de brousse au contact de militants purs et durs, du genre que l'on croise au CIB. Il éveille l'intérêt de la Sûreté de l'Etat au début des années 1990, lorsqu'il se met à fréquenter Tarek Maaroufi. Son départ pour l'Afghanistan, en 2000, ne passe pas inaperçu. A ce moment-là, Dahmane n'a commis aucun fait tombant sous le coup de la loi pénale et rien ne permettait de prédire qu'il accompagnerait une « bombe humaine », le jeune El-Ouaer, pour tuer Massoud. Où est l'erreur ?

Retrouvez l'intégralité de ce dossier dans la version papier.

Marie-Cécile Royen

Un extrait a particulièrement retenu mon attention

En juin 2000, des informations font état de la participation de membres du Centre islamique belge à des stages de parachutisme à Temploux, de leur fréquentation assidue d'un stand de tir à Jette ainsi que de l'organisation de camps de type « survie » en Ardenne. Une information judiciaire a été ouverte au parquet de Bruxelles sur la base de la loi sur les milices privées. L'enquête est en cours. Mais nos « émirs » locaux continuent d'entretenir leur forme dans la forêt de Soignes. L'endoctrinement occupe une bonne partie de la vie des fidèles du CIB. .

mais que fait la ministre de la justice ? :evil:


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MessagePublié: 11 Fév 2006, 20:17 

Enregistré le: 10 Mai 2005, 11:02
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A propos de l'article précédent voici ce que dit Abdullah abu abdullaziz Bastin mieux connu sous le nom de Jean François Bastin converti Belge et fondateur du parti politique MJM., suite aux perquisitions effectuées il y a quelques jours chez son complice et ami le cheik Bassam dont question dans le précedent article .


DEUX BREFS COMMENTAIRES DU PJM
SUR LES PERQUISITIONS DU 26/01/06

Dans la foulée des perquisitions surmédiatisées au CIB, qui répondaient au "plan d’action contre le radicalisme" (initialement intitulé "plan mosquées") discrètement institué au printemps dernier, et suite à un article de l’hebdomadaire LE VIF-L’EXPRESS du 20/01/06, lui-même "haineux", de 8 pages (constitué pour moitié de photos) intitulé "Islam radical. Ils prêchent la haine" (lequel article s’avère, comme la plupart des productions de la plumassière qui l’a pondu, n’être qu’un édifiant échantillon de fripouillerie journalistique), JEAN-FRANÇOIS BASTIN ABDULAH ABU ABDULAZIZ n’a pas hésité à répondre aux questions des envoyés des JT de 19 h. du 26/01/06 de VTM et de RTL-TVI.
Le PJM offre ici à ses lecteurs l’intégralité de l’interview accordé par M. BASTIN à VTM.

Avec le webside du PJM, tout est OK ?
Bien entendu. Dans le sens que c’est le site officiel d’un parti qui s’inscrit dans le cadre politique et démocratique de ce pays et qui représente les musulmans belges de confession musulmane au même titre que tous nos autres concitoyens.
Aujourd’hui, ce matin, il y avait plusieurs perquisitions ici à Bruxelles. Quelle est votre réaction ?
J’ai été assez étonné, affligé, qu’on en arrive toujours à ces extrémités en quelque sorte. Je suis convaincu personnellement, intimement, que de toutes ces gesticulations policières il ne sortira rien du tout, pratiquement rien du tout.
Je serais très étonné que ce genre de perquisitions permette des découvertes sensationnelles.
Vous connaissiez bien M. Bassam qui a été arrêté ( ?!). Est-ce que vous pensez qu’il est coupable ?
Écoutez, je ne le pense pas du tout. Ce n’est pas la première fois que, de toute façon, il fait l’objet d’investigations policières ou judiciaires. Non, je ne le pense pas du tout.
Je n’ai d’ailleurs pas du tout de lui l’image qu’on en donne dans la presse.
Je suis convaincu que c’est réellement un homme de paix, un homme tranquille, mais qui exprime de manière virulente, bien entendu, ses convictions religieuses, politico-religieuses, ce qui est permis, que je sache, à tout citoyen de ce pays.
Je suis persuadé qu’il ne lancerait pas un pétard dans les pattes d’un chien et encore...
C’est un homme qui rend service aux gens, qui est gentil. Je le vois, moi, comme ça, je l’ai connu comme ça.
Je ne parle pas ici de sa façon de communiquer, de ses moyens d’expression que je n’ai pas moi-même acceptés dans le cadre d’un parti politique que nous avions fait plus ou moins ensemble. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je m’en suis séparé.
Mais depuis lors il continue sa vie et je ne pense pas qu’il ait changé à son âge par rapport à l’image que j’avais de lui avant et qui, je le répète, est l’image d’un homme certainement virulent mais dans le sens d’une idéologie qui est tout à fait compréhensible, explicable et défendable. Tout le monde a le droit d’exprimer ses opinions, mais je n’ai jamais entendu cet homme demander, exiger, insister à commettre des actes illégaux ou violents et surtout pas en Belgique en tout cas.
Quelle est selon vous la réaction de la communauté musulmane sur l’action policière de ce matin ?
Oh ! Peut-être comme la mienne, affligée, triste de voir qu’on est toujours soupçonné, toujours condamné à l’avance.
Cette communauté en Belgique n’a pas d’activité politique très développée, que ce soit sur le plan belge ou même international, mais elle ressent dans son cœur très certainement l’injustice qui est faite à la communauté musulmane internationale et principalement en Palestine.
Et d’ailleurs tout vient de là et ce qu’on appelle les sermons de haine ou les discours qui sont propagés dans les mosquées ne s’appliquent jamais aux Belges ni aux Occidentaux en général mais à la situation de haine qui est donnée par les Israéliens dans les territoires occupés de Palestine.
Et là on comprend qu’on puisse s’enflammer. Moi aussi je pourrais le dire.
Il n’y a là aucune trace d’antisémitisme, je suis absolument convaincu de cela.
J’ai côtoyé Bassam et les musulmans en Belgique : je n’en ai jamais vu, jamais entendu un seul qui était antisémite, dans le sens où on l’entend comme une haine contre un peuple, une race quelconque de gens, au contraire : ce sont des réactions politiques – il faut bien le comprendre – à une situation politique.


1.

VIDEO (entre 3' et 4') ou AUDIO
2.

VIDEO (entre 4'55 et 6'40) ou AUDIO


http://www.mvjm.be/dossiers/PJM-MEDIAS/ ... 12006.html


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 Sujet du message: Polythéisme ou fétichisme ?
MessagePublié: 11 Fév 2006, 23:57 
POLYTHÉISME OU FÉTICHISME?

:arrow: Article envoyé par Josiane Sberro . Merci.

Par Albert Soued, écrivain - le 12 février 2006 pour http://www.nuitdorient.com



En lisant une page du Zohar liée à la proximité avec le divin qu'avait Abraham, le père des peuples et des 3 monothéismes, je me suis posé la question des rapports entre les Musulmans et Mahomet.

Je m'explique: en Islam Mahomet est le prophète "envoyé" par Allah pour transmettre la parole divine; c'est un homme qui a reçu la parole, à travers des rêves et des visions, pour la transmettre à l'humanité. Mais Mahomet n'est pas Allah.

Or l'interdiction de représentation en image ne concerne que Allah, inconnaissable, mais en aucune manière son prophète qui n'est qu'un envoyé-homme. D'ailleurs les preuves de représentation arabe et musulmane du prophète sont très nombreuses. Et la dernière que je connaisse, c'est la reproduction dans un journal égyptien connu et nommé "Al Fajr" (l'Aurore) des 12 caricatures danoises, sans que personne ne s'en offusque, c'était le 17 octobre 2006, quelques jours après leur parution au Danemark. Ces dessins étaient présentés avec humour par le célèbre journaliste A'del H'amouda.

Or depuis un temps certain déjà le dogme musulman semble déraper. En fait il semble s'adapter selon les circonstances, des fatwas et des contre-fatwas pleuvant au gré du vent socio-politique.

Parce que soyons sérieux, si l'Islam est un vrai monothéisme, il ne doit pas confondre Allah et son émissaire. Pas d'image d'Allah inconnaissable, on est d'accord. Mais si on ne peut pas représenter son émissaire, c'est que soit on l'a déifié, et nous sombrons dans le polythéisme, soit on vient d'inventer une règle nouvelle concernant un homme qui a vécu en chair et en os et le sacralisant, et là nous sommes en plein fétichisme. Mahomet deviendrait une relique sacrée, une fétiche.



L'hystérie collective anti-occidentale qui vient de s'emparer d'une partie de la population musulmane dans le monde ne me paraît pas très spontanée. Ceci étant, si autant de gens sérieux sont tombés dans le piège de l'indignation pour de vulgaires dessins souvent peu compréhensibles, c'est qu'il font sciemment le jeu de forces politiques puissantes qui cherchent à détourner l'attention du monde des problèmes qui les assaillent: la Syrie face à un procès d'assassinat d'une personnalité, l'Iran face au refus de l'Occident de le faire entrer dans le club nucléaire, le Hamas élu face à ses contradictions et tous les autres pays arabo-musulmans qui ont failli, face à leurs populations.

Il est vrai que l'Islam confronté à la modernité est comme devant un mur qu'il ne peut surmonter sans se réformer et, de ce fait, par certains côtés, sans se déformer et se déjuger. L'Islam est face à son avenir déjà depuis deux ou trois siècles et à chaque occasion qui se présentait pour se réformer devant l'évolution du monde, il a fait machine arrière. Aujourd'hui l'Islam dit intégriste a le vent en poupe car, mêlé à l'Occident depuis déjà plus de 80 ans, il a compris plusieurs choses. D'abord qu'il risquait de perdre son âme et sa puissance s'il s'adaptait aux valeurs occidentales de liberté, de libre-arbitre et de droits de la femme. Ensuite voyant que sur le plan spirituel et moral il n'avait rien à envier à l'Occident, il a mis en avant en les exagérant ses propres valeurs qui n'ont pourtant rien de mirobolant (1). Et puis par un magistral retour aux sources, il a trouvé l'inspiration dans les objectifs des pères fondateurs de l'Islam, conquérir le monde par le vrai jihad, reconstituer la nation-mère, la oumma et installer de nouveau le caliphat perdu en 1923. Çà c'est un programme alléchant pour des populations frustrées et en attente.

On leur promet de dépecer l'Occident une fois celui-ci conquis démocratiquement, par le nombre (2).



Alors, en attendant ce destin, l'affaire des caricatures permet de se compter, de se solidariser sur le plan international et surtout d'évaluer le niveau de "capitulation" de l'Occident, face à la volonté intégriste islamique. Et quand on est Occidental et décideur puissant, mais père (ou mère) ou grandpère (ou grandmère) d'un enfant musulman, on se dit qu'après tout pourquoi ne pas capituler déjà. Et peu importe si le raisonnement derrière le slogan tient du polythéisme ou du fétichisme, on répète à l'envi "l'image de Mahomet est un blasphème" (3).



Notes

Pour vous faire une opinion personnelle, je vous conseille d'acheter le Coran et de consacrer une journée à une lecture tranquille (je conseille le Coran, par J Grosjean, traduction et notes de D. Masson, éd NRF, collection la Pléiade – valeur env 25 e). Maintenant si vous voulez un raccourci, allez à la rubrique Islam de http://www.nuitdorient.com , ou http://www.nuitdorient.com/n2312.htm & http://www.nuitdorient.com/n233.htm
À titre d'exemple, le taux des naissances musulmanes en France est de 20/25%; il suffit d'un calcul approximatif simple pour savoir quand la France abandonnera ses valeurs.
Et même des dirigeants juifs qui n'on rien compris ou qui suivent le vent répètent que les caricatures danoises heurtent la sensibilité musulmane.


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MessagePublié: 15 Fév 2006, 13:53 
Dear friends,
I bought a little danish flag today I will wear it as sign of support to
Denmark. If our governments don't we, the people, should show support.
If many do that, much more will follow and it will give a very strong sign!

Today we should all be Danes....




PS no Norwegian flags! There was a loacl parliament that wanted to
boycott Israelis goods. Let them be boycotted ;-)


REACTIONS AUX CARICATURES.

APPEL A LA RESISTANCE :lol:

"Chers amis,
J'ai acheté un petit drapeau danois aujourd'hui que je porterai comme marque de soutien au Danemark . Si notre gouvernement ne le fait pas , nous le peuple , montrerons que nous le soutenons.
Si beaucoup le font, d'autres suivront et ce sera un signe fort.
Aujourd'hui nous devons tous être Danois.
Pas le drapeau norvégien. Il y avait eu un appel à boycotter les produits israéliens. Laissons-les être boycottés !


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MessagePublié: 15 Fév 2006, 15:07 
http://www.resiliencetv.fr "

Les associations et mouvements signataires appellent à une manifestation
devant l’ambassade du Danemark -
77, avenue Marceau à Paris -
le vendredi 24 février 2006 de 18 heures à 19 heures sur le thème suivant :

L’islam ne fera pas la LOI en France !

La situation grave dans laquelle l’Europe tout entière - et la France en particulier - se trouvent, nécessite que les citoyens lucides, déterminés à rester maîtres de leur destin, manifestent leur opposition à la négation des valeurs sur lesquelles leur pays est fondé:

Valeurs spirituelles
Valeurs démocratiques
Valeurs culturelles

Notre civilisation ne peut supporter les atteintes à notre liberté de penser et de s’exprimer, y compris envers une religion, par un islam conquérant. Les agressions physiques contre des ambassades, des bases militaires et les personnes de citoyens de pays d’Europe dans des pays musulmans ne sont pas à la mesure du débat qu’a pu susciter quelques dessins parus dans la presse danoise le 30 septembre 2005.

Pour les Français, il ne faut plus reculer d’un pouce. Nous sommes ici chez nous, tout comme un Danois est chez lui au Danemark. Notre souveraineté n’est pas à négocier ni notre honneur à vendre.

Massive, calme et déterminée, sera la manifestation des Français décidés à le rester.

«la minute du sablier» «Catholiques pour les Libertés» «Chrétienté Solidarité» «Voix des Français» «Europae Gentes» «Fédération des citoyens européens contre l’entrée de la Turquie» «Résistance et avenir» «réseau philocité» «mouvement néo-moderne» «résiliencetv.fr » «Via résistencia» «Occidentalis» «France-Echos» «Révolution Bleue» «Comité de Lépante»


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MessagePublié: 17 Fév 2006, 23:19 
http://www.la libre-be
Caricatures: Berlusconi demande la démission d'un ministre
Mis en ligne le 17/02/2006 à 22:47
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Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a demandé vendredi soir la démission de son ministre Roberto Calderoli (Ligue du Nord) qui a alimenté ces dernières semaines la tension avec le monde musulman, en se vantant notamment de porter un T-shirt avec les caricatures controversées de Mahomet. "Je crois que Calderoli se doit de démissionner immédiatement", a déclaré M. Berlusconi au cours d'un dîner avec des entrepreneurs à Pérouse, dans le centre de l'Italie, où il se trouvait en campagne électorale, selon l'agence Ansa. M. Calderoli, ministre chargé des Réformes institutionnelles et dirigeant du mouvement populiste et xénophobe de la Ligue du Nord, a multiplié ces dernières semaines de violentes attaques contre l'islam et les pays musulmans, et s'est mis à porter un T-shirt avec les caricatures controversées de Mahomet.(KEN)


© BELGA
ROME 17/02 (BELGA/AG)

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MessagePublié: 16 Mar 2006, 09:01 
Caricatures Mahomet: pas de poursuites contre le journal danois
Mis en ligne le 15/03/2006 à 19:03
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Le procureur général du Danemark a annoncé mercredi qu'il ne retenait aucune charge contre le quotidien danois Jyllands-Posten, premier à avoir publié les caricatures controversées du prophète Mahomet. Le procureur général Henning Fode a souligné qu'il existe des limites aux lois sur la liberté d'expression au Danemark mais a estimé que le journal n'avait pas violé ces lois. "J'ai décidé aujourd'hui (mercredi) de ne pas lancer de poursuites judiciaires dans l'affaire de l'article de Jyllands-Posten (intitulé) +Le visage de Mahomet+ qui a été publié le 30 septembre 2005 et a été l'objet de plaintes déposées pour violation des articles 140 et 266b du code pénal danois", écrit M. Fode dans un communiqué. M. Fode a cependant souligné que les deux articles du code pénal prévoient des restrictions à la liberté d'expression, le premier protégeant "les sentiments religieux des moqueries et du mépris", le second protégeant "des groupes de personnes exposés au mépris et du dénigrement causé, entre autre, par leur appartenance religieuse". (GFR)
http://www.lalibre.be/breaking_news_det ... urce=belga


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MessagePublié: 21 Mar 2006, 11:47 
:arrow: CE N'EST PAS MOI QUI AI TRADUIT MAIS MON TRADUCTEUR EN LIGNE PREFERE QUI N'A PAS L'INTELLIGENCE DE FFL. C'EST NORMAL (INTELLIGENCE ARTIFICIELLE! :lol: )
:arrow: Attention, ce n'est absolument pas correct , du point de vue de la langue française mais vous pouvez vous reporter à l'anglais :lol: :lol: )



Laila Freivalds a démissionné six mois avant une élection
Le Ministre des Affaires étrangères suédois Laila Freivalds a démissionné de suite rattaché aux bandes dessinées du Prophète Muhammad.
Elle a été fortement critiquée dans la presse après que le ministère des Affaires étrangères a ordonné au site Internet d'un parti juste-lointain d'être fermé.

Le site avait été dû de publier les bandes dessinées, qui ont suscité un enthousiasme après leur publication initiale au Danemark.

Elle a été aussi critiquée sur la réponse suédoise à tsunami asiatique, dans lequel environ 500 Suédois sont morts.

Mme Freivalds a démissionné juste six mois avant une élection en Suède, dans laquelle les Sociaux-démocrates dirigeants font face à une opposition renaissante.

"C'était sa propre décision," a dit le Premier ministre Goran Persson après l'annonce de son ministre des Affaires étrangères.

Il a dit que le Député du Premier ministre Bosse Ringholm commandera comme le ministre des Affaires étrangères temporairement.

Mme Freivalds a été contournée sur par la presse quand on a forcé qu'un site Internet juste-lointain ait fermé le 9 février, après qu'un fonctionnaire de ministère des Affaires étrangères a contacté la compagnie accueillante du site.

Les critiques ont dit que c'était une intrusion sur la liberté d'expression.

Le ministre a dit qu'elle n'a pas ordonné au fonctionnaire de contacter la compagnie, mais un rapport dernier du ministère a dit qu'elle a été impliquée dans la décision.

http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/europe/4828052.stm

[img]http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/41465000/jpg/_41465924_freivalds2-reu203.jpg[/img]

http://www.online-translator.com/translator.asp?lang=fr


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MessagePublié: 21 Mar 2006, 12:04 
De Poulet
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Enregistré le: 04 Mar 2006, 02:15
Messages: 6833
Delcambre a écrit:
:arrow: CE N'EST PAS MOI QUI AI TRADUIT MAIS MON TRADUCTEUR EN LIGNE PREFERE QUI N'A PAS L'INTELLIGENCE DE FFL. C'EST NORMAL (INTELLIGENCE ARTIFICIELLE! :lol: )


Vous êtes gentille Bombinette chérie, mais c'est quand même vous le cerveau. :)

Justement, je venais de le lire et j'avais posté le lien dans le "thread in English" d'Etabori.

FFL.


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MessagePublié: 21 Mar 2006, 13:25 
Bouldingue
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Enregistré le: 21 Sep 2005, 14:09
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Danemark: rejet de la plainte des imams
Lundi 20 mars 2006 par louis
Ainsi donc et en appel cette fois, la justice danoise a tenu bon. Elle a opposé une fin de non recevoir aux plaintes formées par 27 associations musulmannes danoises en janvier.

Qui est le premier à s’en plandre? Un imam danois converti: Abdul Wahid Pedersen (Et oui, “il va falloir s’habituer” comme disait Ramadan). Où s’apprète-t-il à s’en plaindre? A Barhein, à l’occasion d’une conférence organisée notamment par Gaston de Karda’hui, ancien prédicateur égyptien tout récemment converti au celtisme breton (si-si, je vous assure !!!)

Selon les oganisateurs de la petite sauterie, celle-ci vise à ”défendre le prophète et donner la vraie image (de l’islam) au monde occidental”. On brûle d’impatience de voir enfin l’image, la vraie (!), d’un feu d’enfer.


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MessagePublié: 28 Mar 2006, 18:05 

Enregistré le: 04 Mar 2006, 22:07
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Vu sur un forum scandinave. Traduction


Crise des caricatures: ou la colère sur commande

De nombreux occidentaux sont déconcertés: Pourquoi les Musulmans ne réagirent-ils aux caricatures qu’en février 2006, alors que celles-ci étaient déja publiées en septembre 2005?

Un citoyen danois, bien informé quant aux cultures du Moyen-Orient et à leurs modes de pensées, nous donne la réponse suivante:

L’Occident ne comprend pas que la tactique de la colère sur commande est une tactique de négociation classique au Moyen-Orient arabe. Elle est employée (en affaires et en politique) pour changer la dynamique des situations, de telle sorte que ce qui est perçu comme défavorable par l’Arabe puisse virer à son avantage.

a) Tu viens de faire preuve de compréhension face à ton contradicteur, ou tu lui as fait de véritables concessions. En Occident, on s’attend à recevoir au moins autant de compréhension, ou autant de concessions en retour. Mais pas au Moyen-Orient! Au lieu de cela, on cherche un prétexte pour être furieux, afin de jouer les offensés. De cette manière, la prétendue “offense” autorise à ne rien devoir en retour et permet même d’exiger encore plus d’avantages et de concessions.

Yasser Arafat était un maître en la matière. Chaque fois qu’Israël faisait des concessions importantes, par exemple lors des accords d’Oslo, Arafat y opposait immédiatement des actes inqualifiables qu’Israel était supposé avoir commis.

= L’ouverture du Tunnel Hasmonéen - laquelle réjouissait les commerçants de la Vieille Ville de Jérusalem, étant donné qu’elle allait leur donner plus de clients israéliens. Il fut décidé tout à coup que ces fouilles situées près du Mur des Lamentations étaient ”terre sacrée” pour les Musulmans.

= Les constructions juives sur la colline Har Homah, colline située au sud de Jérusalem et achetée dans les années 1890 par des Juifs pendant la période ottomane. Ces constructions furent soudainement déclarées appartenir à Jérusalem-Est; et

= Lorsque Ehud Barak, lors des accords de Camp David proposa aux Palestiniens plus que quiconque n’aurait pu imaginer, les Palestiniens inventèrent une provocation pour justifier la “seconde Intifada”. Bien que les touristes, Juifs et Israéliens et autres, aient continuellement et pendant des décennies visité ce lieu saint musulman de l’Esplanade des Mosquées, la seule et unique visite d’Ariel Sharon en ce lieu fut considérée comme une infâme provocation et une insulte. On exagéra le caractère provocatoire de cette visite et on en fit un prétexte pour commencer à manifester violemment et caillasser les Israéliens. En fait, cette intifada était déjà planifiée depuis des mois.

b) Tu es un homme d’affaires et un client vient de te proposer d’acheter ta marchandise plus cher que le prix de départ. La réaction normale de l’Arabe est de se fâcher, pour ensuite affirmer que ce serait une véritable insulte envers toi s’il devait payer si peu pour ta marchandise, étant donné que si tu acceptais, tu condamnerais ta famille à mourir de faim, toujours selon cet Arabe.

c) Tu as commis une faute pour laquelle tu risques une condamnation. Pas question alors de faire preuve de faiblesse! Au contraire tu dois manifester une vive indignation d’avoir été insulté, incompris, bafoué.

Dans toutes ces situations, si ta colère affectée est prise en considération tu as déjà gagné, parce que tu as redéfini le principe qui régit les négociations entre les hommes.

Venons en donc à ”cartoongate”, les caricatures danoises désormais célèbres. Quelles étaient donc les véritables raisons de cette ”colère sur commande”, et en relation avec quelles négociations?

Les Arabes et les Palestiniens venaient juste d’élire le Hamas au parlement palestinien. Dans tous les pays civilisés, le Hamas figure parmis les premières organisations terroristes du monde. C’est également le cas pour l’UE qui a déclaré refuser de prolonger l’aide financière aux Palestiniens, si celle-ci devait aller au Hamas.

L’argent de l’UE était la véritable raison pour laquelle les Arabes se mettaient à jouer les offensés face aux Européens devenus coupables - ceci comme stratégie destinée à les contenir dans une position de défense et leur faire perdre l’initiative.

Arrive en scène l’imam Ahmad Abu Laban, un Arabe palestinien et “guide spirituel” à Copenhague. Quatre mois auparavant, 12 dessins peu flatteurs du prophète Mohammed étaient parues dans le journal indépendant danois JyllandsPosten (ces dessins étaient bien innocents, comparés aux dessins violemment antisémites régulièrement publiés dans les journaux contrôlés par les états arabes).
Muni non seulement de ces dessins, mais aussi d’autres qui vraiment insultaient le prophète, mais qui n’avaient jamais été publiés nulle part en Europe (!), Abu Laban, ses amis et tous les imams “danois” affirmèrent donc précisément à ce moment que la “provocation” oubliée et vieille de quatre mois venait d’être publiée au Danemark.

Avec ce mensonge dans ses bagages, cet imam se dépêcha d’aller en Egypte rendre visite aux Frères Musulmans soutenus par le Hamas et à d’autres imams et leaders religieux, étant donné qu’il avait n’avait pas réussi à persuader le gouvernement danois de condamner la publication du JyllandsPosten. Les ”blasphémateurs” supposés étaient tous les pays de l’UE, dont tous les journaux auraient imprimé ou reproduit toutes ou une partie des caricatures. Le premier bâtiment que les Musulmans attaquèrent n’était pas danois, mais les bureaux de l’UE à Gaza!

Pour que la colère soit vraiment crédible, il fallait aussi convaincre l’Occident que les caricatures étaient la véritable raison de la colère des Musulmans. C’est pourquoi il était important de maintenir les Musulmans en colère un minimum de temps. Des dictatures régulièrement critiquées par l’Occident, comme la Syrie et l’Iran, toutes deux supporters du Hamas, virent vite l’occasion de renvoyer leur responsabilité vers les Européens. (Des émeutiers soutenus par le régime de Téhéran attaquèrent l’ambassade d’Autriche, alors qu’aucun journal autrichien n’avait publié de caricature. Par contre, l’IAEA, l’agence internationale de l’énergie atomique, avait son siège en Autriche et venait de soumettre le programme nucléaire iranien au Conseil de Sécurité de l’ONU!)

C’est donc une erreur énorme de croire que les agitateurs qui ont manipulé les foules musulmanes n’auraient fait que réagir aux caricatures. L’erreur serait une encore plus grave si la “culpabilité” européenne sur les caricatures devait signifier la poursuite de l’aide financière aux Palestiniens et au Hamas. Le risque de perdre la manne financière de l’UE à cause de la prise de pouvoir du Hamas était en fait la véritable raison des manifestations ”spontanées” contre ces caricatures.

Il faut avoir à l’esprit que cette crise tombait à point pour l’Iran, pays musulman sous pression américaine à cause de son programme nucléaire – et la Syrie, soupçonnée pour le meurtre de l’ancien premier-ministre libanais. Ne pas oublier non plus les prochaines négociations qui doivent décider du sort du Kosovo (musulman).

Considérons aussi comment le gouvernement egyptien s’appliqua à mettre l’affaire en route avant les élections. Ceci évidemment dans le but de s’attirer la sympathie des électeurs et de détourner leur attention des problèmes intérieurs.

Pensons aussi au besoin qu’ont les Arabes d’éblouir les Européens avec leur conception de l’islam dans le monde moderne. Ils eurent là l’occasion de faire connaître leur point de vue pour ce qui est du blasphème, au moment même où des millions de Musulmans sont en train de s’intaller en Europe. À bon entendeur…

Enfin, les Européens troublés par tant d’agitation au sujet des caricatures, seraient plus enclins à oublier les mauvais traitements infligés aux citoyens chrétiens et juifs des pays musulmans.


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