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 Sujet du message: Tribunal islamique & Canada
MessagePublié: 03 Juin 2005, 08:37 
Administrateur
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Enregistré le: 30 Avr 2005, 01:16
Messages: 6806
Un fidèle lecteur de Montréal porte à notre connaissance cette dépêche:

Sent: Thursday, June 02, 2005 2:17 PM
Subject: tribunal islamique


Canada-Islam-justice 06-02 0269

Une organisation islamique dénonce le refus du Québec d'autoriser la Charia

MONTREAL, 2 juin 2005 (AFP) - Une organisation musulmane canadienne a vivement dénoncé jeudi le refus du parlement québécois de permettre la création de tribunaux islamiques dans cette province pour arbitrer les différends personnels ou familiaux.

La semaine dernière, l'Assemblée nationale du Québec avait adopté unanimement une résolution "s'opposant à l'implantation des tribunaux dits islamiques au Québec et au Canada".

Le Québec avait ainsi pris ses distances avec sa voisine, l'Ontario, la province la plus peuplée du Canada, qui n'écarte pas la possibilité de permettre le recours à la charia (la loi islamique) pour régler de telles disputes.

Cette "condamnation des tribunaux islamiques par le Québec" est "raciste", "discrimatoire", "dangereuse" et "rétrograde", a tour à tour affirmé dans un communiqué le président du Congrès islamique canadien, Mohamed Elmasry.

"Pourrait-on imaginer l'adoption d'une telle résolution à l'endroit des juifs canadiens ou des chrétiens?", a-t-il ajouté en s'en prenant à la députée libérale Fatima Houda-Pépin, à l'origine de la résolution, ainsi qu'à l'assemblée québécoise.

Musulmane née au Maroc, Mme Houda-Pépin avait estimé la semaine dernière que "réclamer l'application de la Charia au Canada est un véritable coup de force qui vise à saper l'une des assises fondamentales de notre démocratie, notre système de justice".

En 2001, année du dernier recensement, le Canada comptait près de 600.000 musulmans, dont 108.000 au Québec.

jl/aje Canada-Islam-justice AFP 021812 GMT JUN 05


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MessagePublié: 03 Juin 2005, 09:34 

Enregistré le: 23 Mai 2005, 14:59
Messages: 76
"Pourrait-on imaginer l'adoption d'une telle résolution à l'endroit des juifs canadiens ou des chrétiens?"

Excellent... "Pourrait-on imaginer des juifs ou des chrétiens canadiens formuler des demandes aussi délirantes"?

Sinon, sérieusement, j'avais regardé le dossier d'un peu loin, et il m'avait semblé que c'était quand même un tout petit peu plus compliqué que "la Charia est reconnue en Ontario". Quelqu'un aurait-il des éléments juridiques concrets sur ce qui est proposé/ appliqué?


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MessagePublié: 19 Juin 2005, 07:13 
La chariâ appliquée aux musulmans du Canada

http://www.memopnha.com

Le Canada s'apprête à autoriser l'application de la Chariâ islamique dans ses tribunaux.

Cette innovation juridique qui vise à trancher dans des conflits entre les membres de la communauté musulmane au Canada, forte d'un million de personnes, est vivement critiquée.

Au nom des cultures différentes, le Canada se prépare à adopter une loi qui imposera des juges islamiques dans des tribunaux canadiens. Cette substitution de la justice civile canadienne par des cours islamiques a été lancée en Ontario, par un juriste musulman à la retraite, Syed Mumtaz Ali, qui a créé l'Institut islamique de la justice civile (IIJC), avec statut de tribunal judiciaire composé de 30 membres, rapportent les médias canadiens. Ces cours islamiques seront chargées de

"donner des sanctions légales aux conflits entre les musulmans habitant sur le territoire canadien", indique "Canadian Law Times".

Ces nouvelles dispositions de lois pourraient, à court terme, permettre à ces tribunaux islamiques, déjà habilités à traiter les affaires de droit commun, à appliquer purement et simplement la Chariâ dans toute son étendue: du divorce à l'héritage en passant par le tutorat, le mariage et l'application des peines.

Cette disposition discutée au Canada divise les milieux politiques canadiens. Car si elle est adoptée, le Canada qui est une terre d'immigration pour les musulmans de toutes obédiences, risque d'aller vers un régime juridique incompatible avec le droit canadien. Cette "géthoïsation" de la justice, instaurant un système juridique à deux vitesses, l'un pour les Canadiens pure souche (ou d'autres communautés juives et chrétiennes) et l'autre pour les Canadiens musulmans a été fermement dénoncée par des organisations de défense des femmes canadiennes musulmanes. Ainsi, le Conseil canadien des femmes musulmanes (CCFM) s'inquiète de l'introduction de la Chariâ dans le droit civil canadien par la voix de sa présidente Alia Hobgen qui se dit: "gravement concernée ( ... ) La loi de la Chariâ est vaste et complexe, et change dans son interprétation d'un pays à l'autre. La loi musulmane n'est ni monolithique, ni simple, ni appliquée uniformément".

C'est sous la poussée de ce juriste islamiste, Syed Mumtaz Ali, qui plaide pour la "variété de choix au sein de la société multiculturelle canadienne" que l'examen de cette disposition de loi est actuellement discuté. Représentant l'IIJC il dit vouloir généraliser les cours islamiques car "les procédures habituelles sont trop longues et trop coûteuses", pour les musulmans du Canada. L'arbitrage islamique de ces cours est également argumenté par le fait que: "les arbitres auraient l'avantage de comprendre la langue du couple et son environnement culturel". Déjà fonctionnels en Ontario, ces tribunaux tranchent déjà des conflits entre musulmans, notamment les couples, dans des litiges matrimoniaux pour la plupart. C'est cette pratique que le gouvernement canadien entend généraliser pour l'ensemble des musulmans créant ainsi un statut de citoyen à part, selon les uns, d'indigénat, selon d'autres.

Reste à savoir quelle mouche a piqué le gouvernement canadien pour vouloir introduire la Chariâ dans le droit pénal et civil canadien? Les effets des attentats du 11 septembre 2001 ont créé une sorte d'hystérie anti?communautaire aux Etats?Unis et au Canada notamment à l'égard des musulmans. Persécutions, surveillance accrue des polices, verrouillage des lois sur l'immigration, xénophobie latente, racisme ordinaire ont meublé, ces deux dernières années, le quotidien des musulmans d'Amérique provoquant un réflexe de protection communautariste assez sérieux. Les réseaux islamistes au Canada, au nom de la liberté du culte, se sont alors proposés comme alternative au dialogue comme Tariq Ramadane et les confréries des Frères musulmans l'ont fait, efficacement, en France. Parmi ces intermédiaires islamistes, on citera Tarek Fatah, du Congrès musulman canadien (CMC), qui s'est réjoui du principe du tribunal islamique. Pour rappel, le CMC avait applaudi à la victoire du FIS algérien en 1990 lors des élections locales et a coiffé plusieurs organisations caritatives proches des islamistes maghrébins. Enfin, la résurgence de ce type de débat dans une société démocratique telle que le Canada est inquiétant à plus d' un titre. Face à la montée de l'islamisme et des peurs communautaires, le Canada propose à "ses" musulmans de carrément s'enfermer entre eux pour régler leurs litiges avec leurs propres lois. Une mesure qui n'est pas sans rappeler les atermoiements du gouvernement Raffarin sur la question du voile islamique et les signes ostentatoires dans les écoles publiques françaises. Débat qui a fait la part belle aux adeptes de Tariq Ramadane et aux organisations extrémistes en France, tranché finalement par un Jacques Chirac revenu aux sources du républicanisme.

Certes, le gouvernement canadien indique que les jugements issus de ces tribunaux islamiques ne seront pas reconnus s'ils violent la Charte canadienne des droits et libertés, mais le tort semble avoir été fait. Alors que des pays musulmans, notamment du Maghreb, tentent de réformer les codes répressifs à l'égard des femmes, c'est une société démocratique et moderniste qui introduit la Chariâ dans son système juridique. Impensable!

Relevé par A.Kaberceli

Crédit Mounir B.
http://www.lequotidien?oran.com/quot2729/even.htm 24/12/2003




Vers Acce_dos
Vers piedsnoirs-aujourdhui


Copyright
(c) jpm-Martin


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MessagePublié: 26 Juin 2005, 13:14 
http://oumma.com/article.php 3?id_article=1590

Le Québec aurait-il peur de ses musulmans ?
Par Salah Basalamah
jeudi 23 juin 2005



( :cry: LE POINT DE VUE MUSULMAN :mrgreen: :roll: :roll: )




Les derniers mois furent difficiles pour les musulmans du Québec. En effet, les médias se sont fait l’écho de plusieurs positions à l’endroit de l’islam et des musulmans qui laissent perplexe. Que visent donc ces voix de l’observation objective et du témoignage professionnel ? Quelle est leur responsabilité, s’il en est, dans l’accentuation du déficit de confiance dans la société québécoise par rapport aux concitoyens de confession musulmane ? Quels interlocuteurs privilégient-ils lorsqu’ils souhaitent s’adresser aux musulmans ou parler d’eux ?


Lors des deux apparitions d’Irshad Manji sur l’écran des Francs-tireurs de Télé-Québec (lors de la sortie de la version originale de son livre puis de sa traduction française), et surtout celle d’Amir Khadir, Benoît Dutrizac se laisse aller à formuler ses ressentiments personnels à l’égard de l’islam « religion stupide » et de certaines de ses pratiques (jeûne du ramadan). Des mesures ont été prises, suite à une plainte déposée par le CRARR (Centre de recherche-action sur les relations raciales) au CRTC, puisque le journaliste a été finalement « remercié ». Faisant mine de ne pas connaître la raison de son congédiement, il évoque un conflit larvé avec la présidente de Télé-Québec qui aurait fini par éclater à l’occasion de cet incident...


Un peu plus tôt cette année, Pierre Reid, alors ministre de l’Education, annonçait la subvention à 100% des écoles privées juives. Les réactions ne se sont pas faites attendre. Dans un climat social de contestation des politiques économiques du gouvernement du Premier ministre Charest, les médias se sont fait l’écho d’un mécontentement généralisé de la part des citoyens québécois. Comment pouvait-on non seulement subventionner des écoles privées en totalité ou partie, mais encore subventionner des écoles confessionnelles dans un contexte laïc ? La place du religieux dans l’espace public était évidemment en cause. Mais pas seulement, puisque le réflexe de Radio-Canada fut de s’inquiéter de ce que les musulmans pouvaient en penser, au cas où il leur venait à l’idée de vouloir profiter des largesses du gouvernement québécois. C’est ainsi que l’on prit contact avec le directeur d’une école musulmane pour lui faire « avouer » ses intentions...


Alors que les débats sont au plus fort de leur intensité en Ontario autour de la demande déposée par un groupe de la communauté musulmane locale de recourir au droit familial musulman, au mois de décembre dernier, paraît le fameux rapport de l’ancienne procureur Marion Boyd qui arrive à la conclusion, que la loi ontarienne sur l’arbitrage doit continuer de permettre l’arbitrage religieux dans des causes de droit de la famille et de succession. Bien que l’enjeu soit confiné dans le cadre de la province voisine, il reste que la levée de bouclier au Québec fut pour le moins impressionnante. « Non à l’introduction de la charia au Québec ! » « L’opposition du Québec à la charia » « La charia au Canada : pour ou contre ? »... Malgré l’inconstitutionnalité des tribunaux d’arbitrage au Québec, l’expression de l’hostilité envers l’islam et les musulmans n’a pas fini de s’atténuer que la députée Fatima Houda-Pépin s’érige en spécialiste du droit musulman et fait une présentation au début du mois mars à l’Assemblée nationale pour « montrer le danger » que constitue l’implantation de la charia dans le droit canadien. L’émotion fut évidemment à la hauteur de la peur qu’un tel discours peut susciter. Et voilà que Mme Monique Gagnon-Tremblay, ministre des Relations internationales du Québec, « exhorte tous les partis politiques fédéraux et provinciaux à clamer leur opposition à la charia. [Elle] pense même que le Québec devrait rejeter toute demande d’immigration d’une personne qui adhère à la loi islamique. » Plutôt grave, mais surtout confinant à l’absurde, puisque pratiquer la prière rituelle, c’est adhérer à la charia, alors tous les citoyens musulmans accomplissant la prière sont en infraction...


Mais la députée libérale de La Pinière n’est pas en reste puisqu’elle fait adopter le 26 mai dernier, une motion par l’Assemblée nationale « contre l’implantation de tribunaux islamiques au Québec et au Canada » s’érigeant ainsi en tutrice de la communauté musulmane désormais infantilisée contre « une mouvance islamiste minoritaire mais agissante, qui cherche à imposer son système de valeurs, au nom d’une certaine idée de Dieu. » Or, il ne suffit pas de prendre acte du soutien de l’Assemblée à une motion peu amène à l’endroit de l’islam et de ses fidèles, il faut encore que le porte-voix radiophonique et télévisuel de l’intelligentsia bien-pensante du Québec, ainsi que la presse locale fassent tous les honneurs à la députée pourfendeuse des islamistes imaginaires, qui ne distingue pas entre charia, jurisprudence musulmane et ses multiples sous-catégories.


Non seulement la motion est discriminatoire à l’endroit des musulmans - puisqu’au nom d’une minorité inventée (pas un nom d’individu ou d’organisme au Québec n’a été mis en cause), elle les stigmatise dans leur ensemble - mais parce qu’en raison de l’opposition que l’on exprime à ce qui se passe en Ontario elle distingue l’islam des autres religions en présence. De plus, alors même que le recours à l’arbitrage religieux n’est pas permis par les lois du Québec, la motion enfonce deux portes ouvertes : la première est entendue puisqu’il n’y a pas lieu d’interdire pour les uns ce qui est déjà interdit pour tout le monde. La seconde en revanche consiste à interdire ce qui n’a jamais été réclamé, ni pour le seul aspect du droit familial, ni pour l’ensemble de la charia (incluant le code pénal), comme le laissent entendre la motion et la plupart des reportages médiatiques de ces derniers mois.


Ainsi, est-il manifeste que les réactions et les prises de position à l’endroit des citoyens musulmans de cette province, à la fois relayées, suscitées et appuyées par les médias québécois, ne constituent pas l’expression la plus « accueillante » pour les concitoyens musulmans qui, au mieux de leurs moyens, tentent d’intégrer positivement la société québécoise tout en restant musulmans. De fait, il est bien étrange que dans le Québec interculturel, souvent présenté comme modèle, la survivance d’un certain orientalisme, voire d’un ethnocentrisme post-européen, continuent à susciter des efforts aussi importants de la part d’une partie de la population pour faire valoir auprès d’une société d’immigration le droit à l’égalité (dont le traitement médiatique). Il serait peut-être temps que les consciences promouvant les valeurs universelles de justice et d’égalité se mobilisent pour retrouver un Québec ouvert, juste et serein, au-delà des complots des marchands de la peur et de la méfiance.



Salah Basalamah
Chargé de cours à l’Université de Montréal et membre de Présence musulmane


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MessagePublié: 29 Juil 2005, 19:20 
L'islamisation du Québec

http://www.amitiesquebec-israel.org-islamqc

Châtiment pour ceux qui abandonnent l'islam
Les islamistes sont déjà là


17 février 2005
Après la charia en droit familial, le châtiment pour apostasie ?

par David Ouellette
http://www.judeoscope.ca

(Apostasie = abandon de sa religion)

Alors que le Canada et les islamistes du monde entier attendent que le gouvernement ontarien rende sa décision sur l'introduction de cours fondées sur la charia, Syed Mumtaz Ali, l'initiateur de ce projet et le créateur de l'Institut islamique de justice civile, plaide en faveur de la punition des apostats musulmans au Canada dans un article intitulé « The Salman Rushdie Issue: A Synthesis of the Islamic Law of Blasphemy/Apostasy in the Context of Canadian Multiculturalism » [1].

En islam, l'apostat doit traditionnellement choisir entre l'islam et l'épée, rappelle en guise d'introduction Mumtaz Ali. Si l'exécution de la peine de mort n'est pratiquée que dans une poignée de pays [2], la persécution et l'ostracisme des apostats sont généralisés dans le monde arabo-musulman et débordent même de ses frontières.

Souvent, les accusations d'apostasie et les peines sévères voire capitales qu'elles entraînent sont une manière efficace pour les islamistes de réduire au silence les musulmans modérés et laïques.

Le cas de la fatwa de mort de l'Ayatollah Khomeini sur l'auteur des Versets sataniques, Salman Rushdie, n'est que le plus célèbre (Mumtaz Ali le compare à la condamnation de Madonna par le Pape). Le cas de Nasr Abu Zeid, un professeur de littérature égyptien qui s'était prononcé en 1995 en faveur de certaines réformes de l'islam, l'est moindre. Toujours est-il que, craignant pour sa vie, il dut s'exiler avec son épouse après qu'une cour égyptienne l'eut prononcé apostat et contraint au divorce. En Amérique du Nord, des dizaines de sites web créés par des apostats conservant l'anonymat décrivent les raisons pour lesquelles ils ont quitté l'islam et leur vie clandestine depuis[3].

La persécution des apostats a inspiré au Prince Charles lui-même l'organisation d'une rencontre oecuménique sur la question en décembre dernier à Clarence House. Avec peu de résultats. Les représentants musulmans ont dit en clair au futur gardien de la foi anglicane que le châtiment des apostats ne regarde que les musulmans.

Syed Mumtaz Ali croit lui aussi que la punition des apostats et des blasphémateurs est une affaire de musulmans et considère qu'en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés, le Canada ne peut s'opposer à ce que la communauté musulmane punisse le blasphème et l'apostasie.

Dans l'article cité plus haut, Mumtaz Ali établit que les principes fondamentaux de l'islam sont conformes aux principes du préambule à la Charte qui affirme que le Canada est fondé sur la « suprématie de Dieu » et la « primauté du droit ».

« En raison de la reconnaissance de la 'suprématie de Dieu' », écrit-il, « la loi islamique, qui puise son origine dans la source divine du législateur suprême, mérite d'être reconnue comme un code en fonction duquel les musulmans ont le droit constitutionnel légitime de vivre et devrait être reconnue en vertu de l'article 2 (a) » sur la liberté de conscience et de religion.

Mumtaz Ali cite aussi à l'appui l'article 27 de la Charte établissant que « Toute interprétation de la présente charte doit concorder avec l'objectif de promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens ».

Voyant donc dans le préambule de Charte (suprématie de Dieu) une consubstantialité avec le droit islamique de source divine et interprétant l'article 27 comme un droit absolu à la protection de toute pratique culturelle, Mumtaz Ali conclut qu'il serait discriminatoire envers les musulmans de ne pas les laisser punir l'apostasie et le blasphème, bien qu'il concède qu'en terre non islamique les musulmans ne réclament pas la peine capitale.

Les expédients de Mumtaz Ali ont certes de quoi faire sourire. Faut-il rappeler que son projet d'introduction de cours fondées sur la Charia avait lui aussi fait sourire il y a quelques années ? Or depuis, Marion Boyd a recommandé au gouvernement de cette province d'entériner le projet de Mumtaz Ali. Cet avocat n'a jamais caché que l'enjeu des cours d'arbitrage islamiques n'était pas de se prévaloir des mêmes droits accordés à d'autres fois &endash; dont le judaïsme &endash; mais de revendiquer au nom des musulmans le droit de vivre sous un régime de lois islamiques gouvernant tous les aspects de leur vie. Les cours islamiques d'Ontario, si elles finissent par voir le jour, ne seraient que la pierre de touche de l'édifice juridique islamique que souhaitent construire les islamistes au Canada.

------------------------------

[1] « The Salman Rushdie Issue: A Synthesis of the Islamic Law of Blasphemy/Apostasy in the Context of Canadian Multiculturalism » by Syed Mumtaz Ali, http://muslim-canada.org/apostasy.htm

[2] Îles Comores, Iran, Mauritanie, Pakistan, Arabie Saoudite, Soudan et Yemen.

[3] Notamment : http://www.apostatesofislam.com, http://www.secularislam.org/ de Ibn Warraq, auteur de « Why I am not a Muslim »

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Le 28 décembre 2004
Les islamistes sont déjà là

David Ouellette
Judeoscope.ca

Dans le flot d'encre qui s'est déversé sur les recommandations de Marion Boyd en faveur de l'introduction de cours d'arbitrage islamiques en Ontario, les médias ont soigneusement évité, tel un écueil, le terme pourtant central à cette affaire, l'islamisme.

Néanmoins, c'est à grands renforts d'« ismes » que les commentateurs québécois ont formulé des critiques acerbes à l'endroit du rapport de l'ancienne procureure générale d'Ontario : on lui a reproché son paternalisme envers les musulmanes, rappelé les victoires du féminisme en droit familial et décrié ce multiculturalisme canadien qui championne les droits collectifs au détriment des droits individuels. Tout cela est fort bien et juste. Reste que l'« isme » qui sert de locomotive à la conquête de la sphère publique par un islam rigoriste a été passé sous silence.

Tout se passe au Canada--et dans une plus forte mesure au Québec--comme si nous étions les meilleurs élèves de George W. Bush, qui, au lendemain des attentats du 11 septembre, appela ses concitoyens à ne pas amalgamer islamisme et islam. Le milieu politico-médiatique québécois semble avoir si bien retenu la leçon que l'islamisme lui est devenu étranger. Les visites de Tariq Ramadan au Québec suscitent moins d'émoi qu'une conférence d'un ambassadeur américain ou d'un ex-premier ministre israélien. On laisse sceptiquement entendre que ses détracteurs le qualifient d'islamiste alors qu'en Europe plus aucun média ou intellectuel sérieux n'entretient le moindre doute sur le projet politique du petit-fils du fondateur des Frères Musulmans. L'alliance entre islamistes et extrême-gauche « altermondialiste » qui inquiète tant l'Europe et dont les contours se définissent un peu plus après chaque visite du téléprédicateur islamique au Québec n'est même pas enregistrée par nos médias. Les grandes préoccupations sociétales de l'Occident nous laissent de glace.

C'est ainsi que par largesse d'esprit, caractéristique aussi chère aux Québécois qu'aux Canadiens, nous avons autorisé le port du hidjab, le voile islamique, dans nos établissements scolaires, cautionnant ainsi la ségrégation des sexes qui est toujours la première prescription imposée par les islamistes. Tout l'édifice de l'islam politique repose sur l'apartheid des sexes, la domination des hommes sur les femmes et la réduction de fillettes âgées de 12 ans à des objets sexuels sur le « marché du mariage ». Comme le décrit si bien l'essayiste Chahdortt Djavann, « Voiler les femmes, c'est diffuser la vision du monde islamiste, une vision du monde, de la société, de l'homme et de la femme que le voile islamique résume et que les femmes portent sur la tête ». Si l'on croit que l'islamisme a mis le pied dans la porte avec le rapport de Marion Boyd, qu'on se détrompe : notre libéralisme qui a perversement transformé en droit une contrainte imposée par la violence avait déjà ouvert en 1995 les portes à l'islam politique.

Et l'islam politique s'est empressé de franchir le seuil. Le chapitre canadien du Council on American-Islamic Relations (CAIR), fer de lance de l'islamisme en Amérique de Nord, réclame désormais que les écoles privées du Québec amendent leur code vestimentaire de manière à autoriser le port du voile. À l'Université de Montréal, des activistes font pression sur la direction de l'établissement, à grand renfort de chantage à l'islamophobie (néologisme iranien pour justifier la fatwa de mort contre Salman Rushdie), pour que celle-ci leur reconnaisse ce qu'elle n'a jamais reconnu aux fidèles d'autres religions : une salle de prière. Or si dans leur infinie complaisance politiquement correcte certains esprits trouvent la demande anodine, peut-être doit-on souligner que dans sa plus simple expression, de Kabul à Montréal, l'islamisme consiste à défier l'ordre social établi et à faire prendre racine à l'islam dans la sphère publique. Dans les pays islamiques, les islamistes prêchent la « ré-islamisation », en Occident, tout simplement l'« islamisation ».

Pour le mouvement Jeunes musulmans du Canada (JMC), par exemple, une organisation dédiée au « renouveau spirituel de la jeunesse musulmane » la ré-islamisation du monde musulman commence en Occident. La djâhiliya de l'Occident, c'est-à-dire l'obscur âge préislamique où les hommes vivent dans l'ignorance d'Allah, serait l'obstacle principal à la ré-islamisation des terres d'Islam. Pour mettre un terme à l'influence « anti-islamique » de l'Amérique et de l'Europe sur les dirigeants arabes et musulmans, il importe de faire un travail de Dawah, de prosélytisme, dans tous les secteurs de la société occidentale pour exporter en Orient un islam rigoriste. Dans un rare moment de candeur, le président du CAIR, Omar M. Ahmad, a même déclaré à un journaliste que « l'islam n'est pas en Amérique pour être l'égal de toute autre foi, mais pour devenir dominant. Le Coran devrait être la plus haute autorité en Amérique, et l'islam la seule religion acceptée sur toute la Terre ».

L'islamisation, ou la ré-islamisation, s'accomplit sur fond de violence et d'intimidation. Une des formes élémentaires d'intimidation utilisée par les islamistes est de définir qui est un bon musulman et qui ne l'est pas. Une institution telle que la cour d'arbitrage revendiquée par l'Institut islamique de justice civile (IIJC) renforcerait ce pouvoir d'intimidation. En fait, l'intimidation a déjà commencé. Le fondateur de l'IIJC, l'avocat Syed Ali Mumtaz, déclarait dès 1995 : « Voulez-vous vous gouverner selon la loi personnelle de votre religion ou préférez-vous la gouvernance du droit familial séculier canadien ? Si vous choisissez ce dernier, vous ne pouvez pas prétendre que vous croyez en l'islam comme religion ». Autrement dit, qui ne se soumettrait pas aux cours d'arbitrage islamiques sous la férule de l'IIJC se rendrait coupable d'apostasie, un crime punissable de mort en islam.

Syed Mumtaz, qui est aussi un essayiste prolifique, estime que le musulman n'a qu'une seule nationalité, la nationalité islamique. Position partagée par les islamistes du monde entier, eux qui rêvent de reconstituer la mythique oummah, ou communauté des croyants, de la vie du prophète pour restaurer la gloire perdue de l'islam. Notons que ce sont des groupes tels que le Council on American-Islamic Relations, le Congrès islamique du Canada ou le Conseil musulman de Montréal qui font du lobbying en faveur de cours islamiques et non pas, par exemple, la Fédération arabo-canadienne, Espace Maroc-Canada ou le Centre culturel algérien de Montréal. La raison est simple. La grande majorité des musulmans au Québec ne se définissent pas en première ligne comme tels. C'est pourquoi ils se regroupent en structures associatives ethno-culturelles et que parler de « la » communauté musulmane a autant de sens que parler de « la » communauté chrétienne. Lorsque nos médias décrivent, par exemple une Marocaine comme une « musulmane d'origine marocaine », ils accordent une importance prépondérante à sa foi. En somme, ils emploient le langage des islamistes, qui, pour atteindre l'unité politique « salvatrice » des musulmans, s'efforcent d'effacer les divisions ethno-culturelles entre musulmans. Le passage de « maghrébins » à « musulmans de France » dans le discours public auquel on assiste depuis quelques années en France pour y décrire la population immigrée souligne à quel point la terminologie islamiste a gagné du terrain.

Le rapport de Marion Boyd a été rendu nécessaire par le défi lancé par les islamistes à la société laïcisée du Canada. Le feu vert qu'il donne à la création de cours islamiques doit certes nous alarmer en raison de la menace qu'il représente pour le traitement équitable des femmes immigrées qui seront soumises à une pression sociale accrue et déjà formidable. Au-delà de cet aspect, il doit nous inquiéter parce que désormais les islamistes n'ont plus le pied dans la porte. Nous la leur tenons grand ouverte, ils sont déjà là, pour paraphraser l'enquête de Christophe Deloire et de Christophe Dubois sur la progression de l'islamisme en France, mais nous refusons de les voir. Et pourtant, au Canada, la bannière islamiste est déjà hissée à mi-mât.

***************************
Note des Amitiés Québec-Israël : dans un communiqué daté du 13 décembre 2004, le ministre de la Justice et Procureur général du Québec, Jacques P. Dupuis, déclare : « il n'est pas question de modifier le Code civil du Québec ou toute autre loi afin de permettre l'arbitrage religieux en droit de famille. L'instauration d'une instance d'arbitrage et de médiation qui rendrait des décisions en matière familiale, en vertu de la charia, n'est pas permise par la législation québécoise. »

« Le principe d'égalité devant la loi fait partie des principes et des valeurs fondamentales du Québec. Le Code civil s'applique à tous les résidents du Québec quelle que soit leur appartenance religieuse et aucun système d'arbitrage ne sera toléré dans les matières qui concernent la famille et l'ordre public », a précisé le ministre Dupuis.


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MessagePublié: 03 Aoû 2005, 22:17 
Les Malheurs de Soufi
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Enregistré le: 09 Mai 2005, 20:52
Messages: 457
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Je crois que cette article a sa place ici.

Regards de Femmes : Manifestation contre la « sharia court »

lundi 18 juillet 2005

Manifestation internationale contre la « sharia court » au Canada, pour les droits des femmes, la séparation du politique et du religieux et le respect de la dignité humaine
8septembre 2005 de 12h à 14h
Ambassade du Canada 35 avenue Montaigne, Paris 8°

A l’appel d’associations canadiennes dénonçant la mise en place de tribunaux shariatiques dans leur pays, Regards de femmes organise, avec de nombreuses personnalités et associations féministes et laïques, un rassemblement, pour apporter leur soutien aux associations canadiennes qui luttent pour la séparation du religieux et du politique, l’égalité des droits, les mêmes lois pour toutes les femmes, l’universalité des droits des femmes et contre l’instauration de tribunaux religieux.

Seront remis symboliquement ce jour-là des messages au Gouvernement canadien afin de marquer la solidarité des Françaises et des Français aux organisateurs de " International Campaign against sharia Court in Canada" dans leur combat pour le respect d’une égale dignité des hommes et des femmes.

Un grand nombre de lettres de soutien sont déjà parvenues à Regards de femmes (33 rue Bossuet 69006 Lyon, regardsdefemmes@chello.fr).

Premiers partenaires du rassemblement du 8 septembre devant l’ambassade du Canada à Paris :
parmi les personnalités : Corinne Lepage, ancienne ministre ; Yvette Roudy, ancienne ministre, Mohamed Abdi, secrétaire Ni putes ni soumises, Fadéla Amara, présidente de » Ni putes ni soumises », Nadia Amiri, Leïla Babès, écrivain, Elisabeth Badinter écrivain, Frédéric Bard Président "Collectif Respect", Daniel Bénichou, Président de l’association Le Chevalier de la Barre ; Maurice Charrier, Maire de Vaulx en Velin, vice-Président du Grand-Lyon ; Sophie Chauveau, écrivain, Driss Chraïbi, écrivain, Catherine Deudon, photographe, Docteure Michèle Dayras, présidente de SOS Sexisme, Lalia Ducos, Emmanuel Dupuy, Président de l’U2R, Morad El Hattab, Philosophe ; Nathalie Gautier Députée du Rhône, membre de la délégation parlementaire au Droits des femmes ; Jean-Luc Gonneau, conseiller de Paris ; Ziad Goudjil, Histoire de mémoire ; Abdelkébir Jbil, Président du MMLF ; Samia Labidi, présidente de AIME, Moncef Marzouky, président du Congrès pour la République (Tunisie), Juliette Minces, écrivaine ; Yazid Sadat, journaliste ; Sabine Salmon, présidente nationale de Femmes Solidaires, Annie Sugier, présidente de « Ligue du droit international des femmes » ; Michèle Vianès, écrivain ; Anne Zelensky, écrivaine, Arlette Zilberg, adjointe au maire du 20° arrondissement de Paris, élue Verte ...

parmi les associations : A.I.M.E (d’Ailleurs et d’Ici Mais Ensemble), association 20 ANS BARAKAT, Cactus républicain/la Gauche ! , Cap 21, Cercle d’Etude de Réformes Féministes (CERF), Collectif de Pratiques et de réflexions féministes RUPTURES, Collectif Respect, Comité Ornais de la défense de la laïcité (CODL), Coordination féministe et laïque, Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF, 76 associations membres), EGALE (Egalité, Laïcité, Europe), Femmes Solidaires, Laïcité, Ecologie Association, Le Chevalier de la Barre, Libre Pensée Nord, Libre Pensée Rhône, Ligue du Droit des Femmes, Ligue du Droit International des Femmes, Mouvement des Maghrébins Laïques de France (MMLF), Mouvement français pour le planning familial du Rhône, Mouvement pour la Paix et contre le terrorisme (MPCT), Ni putes ni soumises, Regards de Femmes, Réseaux Féministes RUPTURES, SOS Femmes de Meaux, SOS Sexisme, Talents de Femmes, Tous ensemble, Union des Familles Laïques (UFAL), Union des Républicains radicaux, ...

Des rassemblements analogues auront lieu, à la même heure, devant les Ambassades du Canada, en Grande-Bretagne, Allemagne, Hollande, Suède,...
Michèle Vianès
Présidente

Rappel de la situation au Canada
Depuis 2 ans, les femmes canadiennes de confession ou de filiation musulmanes alertent sur la création en Ontario d’un Institut islamique de justice civil (IIJC), chargé d’arbitrer les litiges familiaux relatifs aux droits des femmes et aux droits successoraux au sein de la communauté musulmane, selon les principes islamiques de la sharia.
Il s’appuie sur la loi canadienne « de l’arbitrage » datant de 1991. Cette loi autorise à régler à l’amiable les litiges de droit familial et successoral, en fonction des pratiques religieuses. Dès lors qu’un "arbitre religieux" tranche un litige, sa décision est finale et lie les parties qui s’adressent au tribunal séculier canadien local pour la faire exécuter.
Immédiatement les associations de femmes musulmanes canadiennes se sont insurgées contre ce désir de les enfermer dans des rapports sociaux de sexe archaïques patriarcaux. Une grande campagne nationale et internationale a été lancée à l’initiative de Homa Arjamand, canadienne d’origine iranienne. Regards de femmes a apporté son soutien immédiatement, comme de nombreuses associations de femmes, musulmanes ou non, canadiennes ou d’ailleurs.

Le gouvernement Canadien a demandé un rapport sur les tribunaux religieux en Ontario qui conclut :" aucune preuve ne ressort de l’étude pour suggérer que les femmes souffrent systématiquement de discriminations à la suite d’arbitrage en droit des familles". Alors que le barreau canadien a dénoncé de multiples vices dans les arbitrages, en particulier les décisions discrétionnaires, l’absence d’obligations de sentences arbitrales écrites, le secret de la procédure et de l’issue de l’affaire. Et surtout la non-conformité avec les principes d’égalité hommes/femmes, puisque selon la sharia, la femme n’est pas l’égale de l’homme, elle joue un rôle complémentaire, mais doit être traitée... de manière « équitable ».

Vous trouverez sur http://www.regardsdefemmes.com l’analyse et la réaction après la publication du rapport Boyd, dans la rubrique Articles "femmes sous lois musulmanes en Occident".

Le débat entourant le tribunal islamique en Ontario a conduit les Canadiens et Canadiennes à "réfléchir sur les limites du négociable face à l’expression de la diversité religieuse, notamment quand celle-ci vient compromettre les droits des femmes gagnés de haute lutte". Tarek Fatah du Conseil des musulmans du Canada affirme dans La Gazette des femmes nov-dec 2004 : "Le Canada doit imiter la France dans l’affaire du voile islamique : dire non à tout traitement différent".

Le Québec a refusé, le 26 mai 2005, à l’unanimité, l’usage de tribunaux islamiques en cas de conflit familiaux. C’est une victoire pour toutes les femmes et les hommes qui défendent les droits fondamentaux de la personne humaine.

Voici, pour ceux qui le souhaitent, un projet de « lettre-type » au

Prime Minister The Right Honourable Paul Martin

Justice Minister and Attorney General of Canada The Honourable Irwin Cotler

Minister responsible for Status of Women The Honourable Liza Frulla

Vous pouvez bien sur l’adapter, la diffuser le plus largement possible, éventuellement en faire une pétition (avec les adresses postales et/ou mails des signataires). Les lettres sont à envoyer à Regards de femmes 33 rue Bossuet 69006 Lyon ou regardsdefemmes@chello.fr et seront remises à l’Ambassade du Canada à Paris, le 8 septembre.


Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre de la Justice,
Madame la Ministre des droits des femmes,

Nous sommes solidaires de la campagne internationale contre la « sharia court » au Canada, pour l’égalité des droits des femmes, la séparation du politique et du religieux et le respect de la dignité humaine.

L’International Campaign against Sharia Court in Canada et les associations canadiennes partenaires résistent à l’utilisation de l’Acte d’arbitrage de 1991 par des « tribunaux appliquant la sharia » afin de résoudre les questions familiales, notamment en matière d’héritage, de divorce ou de garde des enfants. Elles alertent sur les limites du négociable face à l’expression de la diversité religieuse, notamment quand celle-ci vient compromettre les droits des femmes gagnés de haute lutte.

Les femmes musulmanes vivant sur le territoire canadiens refusent d’être discriminées en fonction de la religion de leur mari. Elles demandent à bénéficier des mêmes droits positifs, respectant les droits fondamentaux universels de la personne humaine, que toutes les autres femmes canadiennes

Légitimer des Instituts Islamiques de Justice Civile, c’est pervertir le droit à la différence en différence des droits. Le barreau canadien a dénoncé de multiples vices dans les arbitrages, en particulier les décisions discrétionnaires, l’absence d’obligations de sentences arbitrales écrites et du secret de la procédure. Et surtout la non-conformité avec les principes d’égalité hommes/femmes, puisque selon la sharia, la femme n’est pas l’égale de l’homme.

Avec les associations canadiennes, nous demandons que la loi soit la même pour toutes les personnes, indépendamment de leur sexe, religion ou origine ethnique et l’abolition de l’arbitrage par des tribunaux religieux en Ontario lors de conflits familiaux.

Source :
http://www.mmlf.org/article.php3?id_article=512

_________________
Un esprit noble s'adonne principalement à la sagesse et à l'amitié.


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MessagePublié: 29 Aoû 2005, 07:20 

Enregistré le: 29 Aoû 2005, 07:00
Messages: 1
Simple rappel : 8 septembre ... c'est dans 10 jours.

Deux articles de Vida Amirmokri publiés dans le journal canadien Le Devoir :
[url=http://www.ledevoir.com/2004/12/31/71755.html]' Charia, la négation de l'évidence '[/url]
[url=http://www.ledevoir.com/2004/12/17/70908.html]' Va-t-on permettre l'application d'un système répressif à l'endroit des musulmanes au Canada ? '[/url]


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MessagePublié: 29 Aoû 2005, 08:31 
J'interdis aux ""hommes"", qui pronent le viol reglementé des femmes dans la prostitution reglementée, d'instrumentaliser la cause des femmes, pour un soi-disant combat emancipateur,

et je dénonce leur comparaison élogieuse d'un systeme occidental opposé a un systeme islamique, alors qu'ils pronent la prostitution reglementée comme élément de la "liberté" occidentale, comme un discours encourageant le racisme anti-arabe et non la dignité et la liberté humaines.

Les acheteurs de prostitution et leurs defendeurs, n'ont rien a faire dans une manifestation s'opposant à l'institution de tribunaux islamiques, appelée par des organisations feministes
Qu'ils aillent rejoindre le lobby des proxenetes, dont ils defendent (objectivement) les interets. Qu'ils aillent se faire embaucher dans les eros-center, avec dix passes par jour, et sans choix du "client".

Lorsque l'on prone l'institutionalisation du viol, de l'atteinte pluriquotidienne a l'integrité de femmes, au benefice de profiteurs, dont le comportement sexuel a plus a voir avec celui des chiens qu'avec ce que l'on peut estimer humain, on n'a rien a dire sur le totalitarisme.


http://www.isabelle-alonso.com/article. ... article=14

: C’est la seule occasion où tu as été victime de violences ?
R : Non, il y en a eu bien d’autres. Il y a eu au moins une dizaine de viols ; je disais de ne pas me baiser sans capote, que j’avais le sida... Pour me protéger...
Q : Tu travaillais dans la rue ou dans des bars ?
R : La rue à M. et à S. mais dans des bars en Belgique.
Q : Tu avais une préférence pour l’un ou pour l’autre ?
R : Je préférais la rue pour la liberté mais les bars étaient mieux du point de vue de l’hygiène parce que si t’as pas d’appartement, tu ne peux pas te laver, c’est pas très propre.
Q : Dans la rue, tu pouvais refuser certains clients ? Tu te basais sur ton intuition pour juger si un client paraît inquiétant ? Avais-tu développé une sorte de sixième sens ?
R : Un client par exemple, j’ai refusé de le prendre, d’abord parce que je n’arrivais pas à ouvrir la porte de sa voiture, déjà... Et puis quand je l’ai vu, j’ai le cœur qui s’est mis à battre... Mais des fois, j’ai rien senti, je me suis quand même laissée prendre. J’ai eu beaucoup d’agressions, énormément.
Q : Penses-tu que la prostitution est inséparable des agressions, qu’on ne peut avoir l’un sans l’autre ?
R : Oui !
Q : Crois-tu que si on rouvrait les maisons et que tout ça soit géré et légalisé, on arriverait à faire de la prostitution un métier comme un autre ?
R : Sincèrement, je pense que c’est n’importe quoi et qu’il faut éradiquer la prostitution. C’est ignoble de profiter des putes et de se faire de l’argent sur leur dos. D’ailleurs, l’Etat est le plus grand proxénète puisque les prostituées payent des impôts. Je pense que l’abolition pure et simple de tout ça serait beaucoup mieux. Les pauvres filles de l’Est d’ailleurs, ce n’est pas de la prostitution, c’est de l’esclavage.


http://www.toxicoquebec.com/actus/index ... nne-a-dire

Témoignage troublant d'une ex-prostituée - Toute vérité est bonne à dire...
Proposé par Alain Dubois, samedi 22 janvier 2005 à 02:13 :: SOCIÉTÉ :: #211 :: rss
(Ce témoignage est une réaction à des échanges sur un média alternatif entre opposants et tenants de la légalisation de la prostitution) -Je lis vos échanges sur la prostitution depuis quelques semaines etça me fait bien réfléchir au point où on en est dans notre monde fucké.Je ne trouve pas que vous dites toute la vérité et avant que vous medisiez de me la fermer parce que je ne serais pas «du milieu», je meprésente. Je suis une ex, j'ai commencé à 13 ans initiée par mon petitami de 20 ans qui avait besoin d'argent pour sa dope et ses études.Pendant deux ans, j'ai été sa vache à lait si l'expression ne choquepas trop sur ce distingué site... En réalité j'ai commencé avant si oncompte la fin du primaire où des gars nous obligeaient à leur faire despipes pour ne pas être autrement «taxées».
Vous savez ce que c'est letaxage, on prend votre manteau, vos livres ou votre argent ou d'autrechose. Ça a toujours existé, mais on appelait ça autrement. À moi etd'autres filles, c'est des "services" sexuels qu'on demandait pour nouslaisser tranquilles. Services, ha! ha! faites-moi rire.

À 15 ans, mon ami m'a lâchée, il n'avait plus besoin de moi, il s'enétait trouvé une autre et j'étais trop droguée, ça lui coûtait pluscher de m'entretenir que ce que je lui rapportais. Je me suis essayéetoute seule dans la rue, et là, j'ai rencontré des travailleurs de rue,gars et filles. Vous savez ceux-là qui se fendent la gueule pourdéfendre les droits des prostituées contre la maudite société mais quine lèvent pas le petit doigt eux-mêmes pour les aider. Ils m'ont offertdes services, ha! ha! ha! encore des services, des seringues propres etdes capotes pour que je n'attrape pas le sida et l'hépatite C ou A, jene sais plus. Ils ne m'ont jamais demandé si je voulais m'en sortir,ils ne font que de l'accompagnement, qu'ils ont dit, ils ne sont pas des moralistes eux. Ils m'ont dit que je pouvaisleur parler parce qu'ils ne jugeaient pas. C'est bien ça le problème,tout le monde dit qu'il ne juge pas ou accuse les autres de trop jugeret, en réalité, il n'y a pas grand monde qui se sert de son jugement.Ça donne les folies que j'ai lus, que la prostitution est presqu'unservice social, les femmes ont bien le droit de donner du sexe auxhommes et les hommes d'en avoir, c'est un choix individuel, lasexualité est tabou, c'est une libération de se prostituer. Mon oeil.Vraiment y en a qui dérape. Dites-moi d'abord pourquoi vous ne lefaites pas vous-même si c'est si beau que ça de se prostituer.

Je continue mon histoire. Un des travailleurs de rue a remplacé monpetit ami puisque j'avais besoin de la coke, il m'en fournirait si jefaisais pour lui tant de "clients" par jour, et il me protégerait.J'étais pognée par la dope et en plus j'avais bien besoin d'attention,que quelqu'un s'occupe un peu de moi. N'ayez pas peur, le travailleurde rue s'est servi lui aussi, j'étais à sa disposition. Un de cesjours, il m'a parlé d'un pimp qui recrutait des filles de mon âge. Jepouvais pas continuer tout seule, qu'il me dit, il fallait que je sois"protégée" et lui ne pouvait plus. Je serais mieux dans le cheptel -excusez encore le mot - d'un caïd du milieu qui saurait me faire gagnerde l'argent vite. De l'argent, j'en avais bien besoin pour la droguequand le travailleur de rue m'a laissé tomber à son tour, j'ai acceptéla "protection" du pimp. Un gros cochon à cigare qui me prenait pour sachose et m'obligeait à toutes ses saletés.

Ça n'a pas été long qu'il m'a posé ses conditions, je devais acheter madope de lui, lui verser un montant par jour pour la location de lachambre, un autre pour sa protection et un pourcentage de l'argent queje faisais des clients. Il me restait pas grand-chose. C'était pour monbien, pour ma protection... En fait de protection j'ai eu plus de coupsdu pimp que des clients, une gang de désoeuvrés riches qui ne saventplus à quels divertissements se vouer. Il y avait dans ça desprofesseurs d'université et des juges pires encore que les petitsouvriers du coin. J'ai pas eu beaucoup de petits ouvriers, ils n'ontpas d'argent à gaspiller peut-être ou ils ont d'autres divertissements.J'ai passé 5 ans dans cette galère, le pimp m'envoyait à Vancouver, enOntario, à la Baie James, partout au Canada. Il avait été question dem'envoyer ailleurs, je serais plus là pour vous écrire s'il m'avaitenvoyée dans son réseau en Asie ou en Europe. Car vous savez peut-êtreque ces gens s'échangent des femmes comme de la marchandise.

En plus de la drogue, je me suis mise à l'alcool parce que je nepouvais pas me regarder en pleine face faire ce que je faisais. Vousdevez vous demander comment ça se fait que j'en suis sortie. Un jour mamère s'est suicidée et ça a été un choc, mon père, un gros bonnet desaffaires, ne voulait plus rien savoir de moi depuis longtemps. Touteseule pour vivre cet événement... Une fois j'ai dépassé les bornes etil y a quelqu'un qui m'a trouvée inconsciente sur la rue et m'aconduite au CLSC au lieu de la police. J'étais pas en mesure de déciderquelque chose par moi-même, ils m'ont mise dans une maison où untravailleur social me visitait régulièrement. C'est bien l'un des raresgars qui n'a pas essayé de profiter de la situation. Parfois, c'étaitune travailleuse sociale et parfois les deux à la fois, ilstravaillaient en équipe. Aussi bien vous dire qu'ils ne m'en ont pasfait accroire, ils m'ont donné l'heure juste. T'as 20 ans, qu'ils ontdit, t'es capable de te sortir de cet enfer - pas de philosophie sur letravail du sexe travail comme un autre, pas de propos complaisants pourm'amadouer et de grandes rationalisations pour que je ne pense pasqu'ils jugent. La vérité en pleine face. On peut t'aider, maisseulement si tu le veux, c'est ta vie, pas la nôtre, t'es en train dete détruire, mais si c'est ça que tu veux continuer, c'est ton affaire.Mais tu vas pas vivre vieille du train que t'es partie. Si tu veux t'ensortir, on va t'aider. T'es pas obligée de décider tout de suite, on varevenir et tu nous le diras. Mais fais-nous pas des accroire sur lasoi-disant libération dans la prostitution, on connaît la chanson, t'espas la première qu'on voit.

J'ai été dans cette maison de transition pendant des mois, j'étaisfuckée complètement, pour faire une histoire courte j'ai été endésintox et ai rechuté. Je me suis sauvée et je suis revenue, des alleret retour plusieurs fois. Les travailleurs sociaux étaient patients,pas surpris pantoute des rechutes et des retours. Un de ces jours j'aiété assez bien pour leur demander qu'est-ce que je pourrais bienenvisager dans l'avenir. Ils m'ont dit que c'est moi qui décidais,est-ce que je voulais trouver un travail, ils me mettraient en contactavec les centres de main-d'oeuvre, et on m'en trouverait, ou bien si jevoulais étudier. L'un ou l'autre me donnait une peur bleue mais au boutdu compte j'ai fini par étudier, j'avais bien du retard, j'ai fait lebout qui me manquait, il fallait que je traîne aussi les conséquencesde mes années de drogue, d'alcool, les coups, le sexe à répétition, çause. Mais j'ai fini par m'en sortir, un jour j'ai su qu'il y avait unpoint de non retour, c'est quand j'ai affronté dans un cours unprofesseur qui était un ancien client... Pour essayer de cacher sonmalaise, il était agressif contre moi et essayait de monter la classecontre moi. J'ai rien dit, pas révélé qu'il avait été client, etfinalement, c'est la classe qui s'est montée contre lui et lui ademandé quelle mouche le piquait.

Vous parlez de travail comme un autre. La prostitution n'est pas untravail du tout, c'est une forme d'esclavage, on peut difficilement ensortir. La prostitution, un choix libre. Mensonge. Je ne dis pas qu'iln'y en a pas quelques-unes - une bien petite minorité - qui décidentd'essayer ça et le font librement, sans sombrer dans la dope etl'alcool comme la plupart. Et dites-moi quelle liberté a un enfant de13 ans qui cherche l'amour, la reconnaissance de l'autre sexe - surtoutquand son père l'a toujours méprisée, et qui se retrouve entre lesmains de ces gens qui ne pensent qu'à l'argent et au sexe. Et la trèsgrande majorité des prostituées adultes ont commencé quand ils étaientdes enfants. Vous essayez de noyer le poisson dans toutes sortes deraisons édifiantes qui justifieraient la prostitution mais vous n'êtespas honnêtes. Vous parlez de libération sexuelle, de sexualité, et toutet tout, dites donc la vérité: c'est pour l'argent que vous faites çaet parce que vous avez été entraînées par d'autres ou avez voulu commemoi défier votre milieu familial ou social sans savoir ce quiarriverait ensuite. La grande majorité des prostituées que j'ai connuesn'étaient pas heureuses de leur situation mais ne savaient pas comments'en sortir, à cause de la drogue et des dettes qui s'en suivent. Quandon se parlait entre nous, j'en ai jamais entendu une dire que c'étaitun métier enviable. Il y en a qui avaient peur que leurs petites soeurssuivent leurs traces.

J'ai fait du progrès, à maintenant près de 40 ans, mes études m'ontamenée à consulter des recherches sur les prostituées, sur le traficdes femmes, l'exploitation des enfants. Je ne sais pas qui vousreprésentez ici mais vous parlez pour un bien petit nombre car lamajorité des prostituées, la très grande majorité ne voient pas laprostitution comme un métier, elles se sentent malprises et méprisées.Pas seulement à cause des préjugés de la société, par les clients etles proxénètes qui leur font sentir qu'elles sont de la marchandiseentre leurs mains. Parfois aussi par celles qui disent vouloir le biendes prostituées et qui travaillent à les maintenir dans leur situation.Vous comparez ça avec le travail en usine, le mariage, etc. Déconnage.En usine, vous êtes libre de partir, dans le mariage aussi, le divorceexiste mais dans la prostitution, souvent vous n'êtes pas libres parceque votre vie appartient à d'autres ou qu'on vous tient par la drogueou la menace de violence.

Celles qui disent que c'est un choix individuel, voulez-vous me direpourquoi vous voulez absolument que toute la société endosse votrechoix individuel et le propose comme un métier acceptable. Merde, jesuis contre. J'ai une fille de 12 ans et je ne veux absolument pasqu'on lui propose la prostitution ou satisfaire les besoins sexuels deshommes parmi ses choix de carrière. J'ai un gars de 9 ans et je ne veuxpas non plus qu'il se mette dans la tête qu'il est normal qu'un hommeconsidère les femmes comme des servantes sexuelles ou qu'il se mette àpenser qu'il pourrait s'enrichir plus vite s'il devient proxénèteplutôt que mécanicien ou ingénieur. Si vous étiez honnêtes, regarderezdans les pays qui ont légalisé la prostitution et vous verrez que çan'a pas changé la situation des prostituées, dans certains cas, ça l'aempiré, quand la prostitution est reconnue comme un service comme unautre, elles ne peuvent plus rien refuser et sont encore plus esclaves.Votre baratin qui chante les bienfaits de la prostitution est purmensonge, et les hypocrites et moralistes, c'est vous autres parce quevous voulez imposer de nouvelles règles ou lois à toute la société,comme si vous déteniez toute la vérité sur le sujet. J'ai lu: laissezparler les prostituées. Lesquelles et combien ? Seulement celles quipensent comme vous? Je ne vois pas ce qu'il y a d'évolué à demanderqu'on légalise cet esclavage. Il y a moyen d'offrir des services auxprostituées, y compris des services pour s'en sortir même si vous neles mentionnez jamais, ces services-là, il y a moyen de cesser de lestraiter comme des criminelles sans nous dire que la prostitution est unmétier ordinaire.

Je pensais que le féminisme travaillait pour la libération et l'égalitédes femmes, c'est pas dans la prostitution qu'on va trouver cela. Je nepeux pas dire que j'ai vu beaucoup de féministes aider des prostituéesà essayer de s'en sortir, il y a l'air à en avoir plus qui essaient deles maintenir en faisant croire que c'est le plus beau métier du monde.Les groupes qui représentent les prostituées, est-ce qu'ils en aident às'en sortir ou bien est-ce qu'ils se contentent de demander lalégalisation de la prostitution? Je me demande bien qui est derrière lapropagande intense pour faire changer les lois pour rendre laprostitution plus acceptable. Il doit y avoir de gros intérêtsfinanciers en jeux à voir comment on se débat pour justifierl'existence de la prostitution et il doit y avoir de gros bonnets quitirent les ficelles à quelque part.

Peut-être que vous m'avez rencontrée sans le savoir dans les couloirsd'une université quand je faisais mon bac ou ailleurs. C'est la preuvequ'on peut s'en sortir mais pas en se faisant accroire que laprostitution est un beau métier en essayant de se valoriser à nospropres yeux et pas en menant campagne pour légaliser la violence. Il yen a qui rappellent les meurtres des prostituées de l'Ouest et ellesont l'air de dire que c'est de la faute des féministes qui sont contrela légalisation. C'est ridicule. C'est pas parce que la prostitutionserait légale qu'il n'y aurait plus de violence envers les prostituées.Le mariage est bien légal et ça n'élimine pas la violence conjugale, leviol, etc. Il y a moins de gens qui aident les prostituées à s'ensortir que de discoureuses sur les supposés bienfaits de laprostitution. Et ça, c'est un vrai problème.
Sylviane

Le mercredi 27 juillet 2005 à 13:59, par vanessa
bonjour,j'identifie ton temoignage,et comme toi je me bat seule car meme les travailleurs n'ont rien compris,et de toutes façons nous sommes leurs business, à la fin du mois,ils ont leur salaire.....je souhaiterais qu un mouvement(feministe)se concretise,un vrai,le notre ...je n ai plus peur,seulement à 27 ans,je me sens seule et trés sale.aussi je me sens vielle alors que tout devrais etre le contraire.je souhaiterai m investir,ou créer une association,pour cela j ai besoin de personne comme toi qui a tout compris.merci,ton temoignage me donne de l' espoir!!!àbientot,je souhaite.


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MessagePublié: 29 Aoû 2005, 12:57 
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Enregistré le: 30 Avr 2005, 01:16
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Chère elisseievna, il existe déjà un fil consacré à ce thème de la prostitution et de la violence faite aux femmes: "dans l'enfer des tournantes"... :idea:


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MessagePublié: 29 Aoû 2005, 13:38 
je sais Liberty ,
c'est sur cet autre sujet que "j'" ai été accusee de recuperation de lutte anti-totalitaire pour une cause militante feministe etc...
or je trouve moi qu'il y a de la part de certains, recuperation de themes feministes pour une lutte soit disant anti-totalitaire, mais qui ne peut pas l'etre veritablement, ni efficacement, faute de criteres moraux de base :
c'est donc leur recuperation, que je denonce ici


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MessagePublié: 29 Aoû 2005, 18:20 
Je vois , en passant , qu'Eliessevna se bat toujours pour la même cause, mais dans d'autres rubriques de Liberty... et cette fois elle essaie de " recruter"...

J'ai appris qu"elle" a 27 ans...! c'est bien... ça promet...!!

En tous les cas elle ne se bat pas pour l'émancipation de la Femme par le féminisme...!

On peut le regretter...

Ce n'est pas une attaque personnelle de ma part ...je le répète


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MessagePublié: 29 Aoû 2005, 18:56 
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Enregistré le: 30 Avr 2005, 01:16
Messages: 6806
Respectez le thème des fils SVP... Il existe déjà un fil sur ce sujet.
viewtopic.php?t=156


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MessagePublié: 29 Aoû 2005, 19:52 
Pas de problème , vous avez raison.

J'ai deux messages qui suivaient qui ne sont pas passés...est-ce volontaire...?


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MessagePublié: 29 Aoû 2005, 22:10 
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Enregistré le: 30 Avr 2005, 01:16
Messages: 6806
HALGOR a écrit:
Pas de problème , vous avez raison.
J'ai deux messages qui suivaient qui ne sont pas passés...est-ce volontaire...?


Oui... afin de ne pas encombrer ce fil et apaiser un peu les esprits... :D


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MessagePublié: 27 Sep 2005, 11:23 
Swiss cheese & chocolate

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Appliquer la loi islamique au Canada?
par Daniel Pipes
New York Sun
27 septembre 2005

VO: http://www.danielpipes.org/article/2989

En 1991, la province canadienne de l'Ontario adopta une loi qui passa à l'époque pour un brillant instrument de législation multiculturelle. Cette [url=http://www.e-laws.gov.on.ca/DBLaws/Statutes/French/91a17_f.htm]loi sur l'arbitrage[/url] stipule que si deux parties conviennent de recourir à un médiateur commercial, religieux ou autre pour régler un litige civil, les autorités de la province feraient exécuter la décision dans la mesure où elle est en accord avec les lois canadiennes.

«Les gens peuvent faire appel au médiateur de leur choix et à des structures religieuses si les parties s'entendent à ce sujet», explique Brendan Crawley, porte-parole du ministère de la Justice de l'Ontario. «Si la décision n'est pas compatible avec les lois canadiennes, la cour ne la fera pas exécuter. On ne peut bien sûr pas accepter de violer les lois canadiennes.»

Avec les années, des Juifs, des Catholiques, des Témoins de Jehova, des Mennonites et des Aborigènes, entre autres, recoururent à un arbitrage pour régler des questions de loi familiale sans faire appel aux tribunaux de l'État de l'Ontario. Le système fonctionnait sans heurt. «Si les décisions de tribunaux rabbiniques ont donné lieu à de quelconques problèmes, je n'en ai pas été informé», déclara ainsi Joel Richler, responsable du Congrès juif canadien en Ontario.

Puis, en octobre 2003, une organisation nommée [url=http://muslim-canada.org/DARULQADAform.html]Institut islamique de justice civile[/url] proposa la création de tribunaux d'arbitrage musulmans (en interne, elle utilisa la désignation islamique – [url=http://muslim-canada.org/DARLQADAform2andhalf.html]Darul Qada[/url]). Comme l'explique le fondateur de l'institut, [url=http://muslim-canada.org/pfl.htm]Syed Mumtaz Ali[/url], les tribunaux arbitrant sur la base de la loi islamique, la charia, permettraient aux Musulmans de vivre en accord avec les «règles de vie intégrales» de l'Islam.

Un premier article consacré à cette initiative parut en novembre 2003; quelques jours plus tard, une énorme controverse était enflammée par WorldNetDaily.com («Le Canada se prépare à appliquer la loi islamique»). Une disposition légale jusqu'alors plutôt insignifiante de l'État de l'Ontario donna ainsi lieu à un débat national brûlant et à pas moins de douze manifestations dans les rues de villes canadiennes et européennes.

Il est intéressant de relever que la principale opposition vint de groupes de femmes musulmanes craignant que des femmes mal informées et isolées ne soient les victimes de la charia, notoirement misogyne. Cette loi permet en effet à des parents de marier de jeunes filles prépubères, à des hommes d'avoir plusieurs épouses à la fois, aux maris de divorcer unilatéralement, aux pères d'obtenir automatiquement la garde des enfants passé un certain âge et aux fils d'hériter davantage que les filles.

La campagne anti-charia fut un succès. Le 11 septembre dernier, à l'issue de près de deux ans de débat public, le premier ministre d'Ontario Dalton McGuinty affirma que les arbitrages fondés sur la religion «menacent nos bases communes». Et d'annoncer: «Il n'y aura pas de charia en Ontario. Il n'y aura pas d'arbitrage religieux en Ontario. Il n'y aura qu'une loi pour tous les citoyens de l'Ontario.»

Cela signifie concrètement que l'arbitrage religieux peut se poursuivre, comme depuis 1991, mais que le gouvernement ne fera plus exécuter ses verdicts.

Bien entendu, les opposants à la charia jubilèrent. «C'est la meilleure nouvelle que j'aie entendu depuis cinq ans», dit Homa Arjomand. «Nous n'y croyons pas encore vraiment. Mais c'est une si bonne nouvelle. C'est remarquable», commenta Nuzhat Jafri. «Je suis ravi!» s'écria Tarek Fatah (avant qu'il ne commence à recevoir des menaces de mort).

La décision de McGuinty’s présente toutefois un inconvénient. En se basant sur le principe, en soi correct, que [url=http://fr.danielpipes.org/article/2469]l'Islam doit être traité comme les autres religions[/url], il décida en fait que si les Musulmans ne pouvaient pas voir leur arbitrage religieux appliqué par l'État, personne d'autre non plus ne devait pouvoir en profiter. Ainsi, McGuinty déclara que son gouvernement allait introduire «dès que possible» des lois qui annuleraient la loi sur l'arbitrage de 1991.

Cet effet secondaire suscita une réaction affligée de la part de ceux qui vont perdre la force exécutoire de leurs décisions d'arbitrage. Richler parla ainsi de «réflexe superficiel contre le cas particulier de la charia». Le rabbin Reuben Poupko de Montréal ajouta avec tristesse: «Le gouvernement d'Ontario se croit contraint de jeter le bébé avec l'eau du bain.»

Le fait que des Juifs orthodoxes, et d'autres, puissent perdre de leurs acquis confirme la tendance qui se dessine actuellement et par laquelle les efforts d'intégration des Musulmans à l'Occident ont pour effet de bouleverser un statu quo bénéfique. Quelques exemples récents:

• [url=http://www.bethel-fr.com/afficher_info.php?id=8423.2]Des nonnes françaises[/url] durent pour la première fois enlever leur coiffe pour leur photographie de carte d'identité ou de passeport à la suite d'une loi anti-hijab. De même, les écoliers français ne peuvent plus porter de croix chrétiennes ou d'étoiles de David en classe.
• De larges populations – les usagers des métros britanniques, les passagers des aéroports américains, les amateurs de théâtre russes – doivent subir des contrôles de sécurité intensifs à cause des terroristes musulmans.
• [url=http://www.nytimes.com/2004/09/10/international/europe/10denmark.html]Les Danois(e) qui épousent des étrangers/ères[/url] sont confrontés à de graves difficultés pour les faire accepter au Danemark, en raison des abus d'immigration (le problème des «visas humains») impliquant des Musulmans.
• Le [url=http://app1.chinadaily.com.cn/star/2002/1219/fe20-1.html]Père Noël[/url], la [url=http://www.telegraphindia.com/1041210/asp/foreign/story_4109788.asp]Nativité jouée par les enfants[/url], les chants de Noël et les [url=http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2005/06/03/nbible03.xml]Bibles[/url] sont de plus en plus souvent bannis dans les pays occidentaux afin de ne pas heurter la sensibilité musulmane.

Ainsi, la présence de l'Islam a bel et bien commencé à modifier le style de vie des Occidentaux, sans que la plupart d'entre eux ne s'en rendent compte.
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