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MessagePublié: 18 Déc 2005, 18:54 
INTERDITS ALIMENTAIRES CHEZ LES JUIFS

Casher, cashrout , ces termes peu connus des chrétiens, concernent les interdits alimentaires dans le judaïsme, les nombreuses prescriptions alimentaires qui s'imposent aux juifs pratiquants concernant les aliments et leur préparation.
Les interdits alimentaires sont beaucoup plus lourds chez les Juifs que chez les musulmans, même s'il y a des ouvertures chez les juifs qui n'existent pas chez les musulmans . A l'inverse certains interdits juifs sont absolument inconnus des musulmans.
On peut manger du lapin, des fruits de mer, du chevreau cuit dans du lait et du chameau chez les musulmans.Quant aux animaux au sabot fendu , c'était trop compliqué. L'islam n'a pas retenu.
On peut boire du vin chez les Juifs et même du cognac .


Lévitique 11 (Traduction Oecuménique de la Bible, 1988)

1 Le SEIGNEUR adressa la parole à Moïse et à Aaron et leur dit: 2 «Parlez aux fils d'Israël: Parmi tous les animaux terrestres, voici ceux que vous pouvez manger: 3 ceux qui ont le sabot fendu et qui ruminent, ceux-là vous pouvez les manger. 4 Ainsi, parmi les ruminants et parmi les animaux ayant des sabots, vous ne devez pas manger ceux-ci: le chameau, car il rumine, mais n'a pas de sabots: pour vous il est impur; 5 le daman, car il rumine, mais n'a pas de sabots: pour vous il est impur; 6 le lièvre, car il rumine, mais n'a pas de sabots: pour vous il est impur; 7 le porc, car il a le sabot fendu, mais ne rumine pas: pour vous il est impur. 8 Vous ne devez manger de leur chair, ni toucher leur cadavre ; pour vous ils sont impurs.

9 Parmi tous les animaux aquatiques, voici ceux que vous pouvez manger: tout animal aquatique, de mer ou de rivière, qui a nageoires et écailles, vous pouvez le manger; 10 mais tous ceux qui n'ont pas de nageoires ni d'écailles - bestioles aquatiques ou êtres vivant dans l'eau, en mer ou en rivière - vous sont interdits 11 et vous resteront interdits; vous ne devez pas manger de leur chair, et vous mettez l'interdit sur leur cadavre; 12 tout animal aquatique sans nageoires ni écailles vous est interdit.

13 Parmi les oiseaux, voici ceux sur lesquels vous devez mettre l'interdit; on ne les mange pas, ils sont interdits: l'aigle, le gypaète, l'aigle marin, 14 le milan, les différentes espèces de vautours, 15 toutes les espèces de corbeaux, 16 l'autruche, la chouette, la mouette, les différentes espèces d'éperviers, 17 le hibou, le cormoran, le chat-huant, 18 l'effraie, la corneille, le charognard, 19 la cigogne, les différentes espèces de hérons, la huppe et la chauve-souris.

20 Toute bestiole ailée qui marche sur quatre pattes vous est interdite. 21 Toutefois, de toutes les bestioles ailées marchant sur quatre pattes, voici celles que vous pouvez manger: celles qui, en plus des pattes, ont des jambes leurs permettant de sauter sur la terre ferme. 22 Voici donc celles que vous pouvez manger: les différentes espèces de sauterelles, criquets, grillons et locustes. 23 Mais toute bestiole ailée qui a simplement quatre pattes vous est interdite.

24 De plus, ces animaux vous rendent impurs - quiconque touche leur cadavre est impur jusqu'au soir, 25 et quiconque porte leur cadavre doit laver ses vêtements et il est impur jusqu'au soir -; 26 toutes les bêtes qui ont le sabot non fendu ou qui ne ruminent pas - pour vous elles sont impures; quiconque les touche est impur. 27 De même tous les quadrupèdes qui marchent sur la plante des pieds sont impurs pour vous; quiconque touche leur cadavre est impur jusqu'au soir, 28 et quiconque porte leur cadavre doit laver ses vêtements et il est impur jusqu'au soir, car pour vous ils sont impurs.

29 Des bestioles qui pullulent sur la terre ferme, voici celles qui, pour vous, sont impures: la taupe, la souris, les différentes espèces de grands lézards, 30 le gecko, le lézard ocellé, le lézard vert, le lézard des sables et le caméléon. 31 Telles sont parmi toutes les bestioles celles que vous tiendrez pour impures. Quiconque les touche quand elles sont crevées est impur jusqu'au soir. 32 Qu'une telle bestiole tombe, en crevant, sur n'importe quel objet, celui-ci devient impur, que ce soit un ustensile de bois, un vêtement, une peau ou un sac, bref un ustensile servant à n'importe quel usage; on le passe à l'eau, il est impur jusqu'au soir, puis il est pur. 33 Si la bestiole tombe dans un quelconque récipient d'argile, tout le contenu devient impur et vous brisez le récipient; 34 si l'on répand de cette eau sur n'importe quel aliment comestible, il devient impur; et de même une boisson potable devient impure, quel que soit le récipient qui la contient. 35 Si le cadavre d'une de ces bestioles tombe sur quelque objet, celui-ci devient impur; un four ou un réchaud, vous les démolissez, car ils sont impurs et vous les tiendrez donc pour impurs ; 36 pourtant en ce qui concerne source et citerne, la masse d'eau reste pure, mais celui qui touche le cadavre devient impur; 37 s'il tombe un de leurs cadavres sur du grain destiné aux semailles, le grain reste pur; 38 mais si l'on a déjà mis de l'eau sur du grain et qu'il y tombe un de ces cadavres, vous tiendrez le grain pour impur.

39 Si une bête qui sert à votre nourriture vient à crever, celui qui touche son cadavre est impur jusqu'au soir; 40 celui qui mange de ce cadavre doit laver ses vêtements et il est impur jusqu'au soir; celui qui transporte ce cadavre doit laver ses vêtements et il est impur jusqu'au soir.

41 Toutes les bestioles qui pullulent sur la terre ferme sont interdites: on ne les mange pas. 42 Toutes ces bestioles qui pullulent sur la terre ferme, qu'elles se déplacent sur le ventre, ou qu'elles se déplacent sur quatre pattes ou davantage, vous ne les mangez pas, car elles sont interdites. 43 Ne mettez donc pas l'interdit sur vous-mêmes, avec toutes ces bestioles qui pullulent, vous ne vous rendrez pas impurs avec elles et ne serez jamais impurs à cause d'elles. 44 Car c'est moi le SEIGNEUR votre Dieu; vous vous sanctifierez donc pour être saints, car je suis saint; vous ne vous rendrez pas vous-mêmes impurs avec toutes ces bestioles qui remuent sur la terre ferme. 45 Car c'est moi le SEIGNEUR qui vous ai fait monter du pays d'Égypte, afin que, pour vous, je sois Dieu; vous devez donc être saints, puisque je suis saint.»

46 Telles sont les instructions concernant les animaux, les oiseaux et tous les êtres vivants qui remuent dans les eaux ou qui pullulent sur la terre ferme. 47 Elles servent à distinguer ce qui est impur de ce qui est pur, et les animaux qui se mangent de ceux qui ne se mangent pas.


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 Sujet du message:
MessagePublié: 18 Déc 2005, 19:54 
Ce qui est interdit par le judaïsme, liste qu'il est permis de modifier et de contester.


Porc
Chameau
Lapin
Aigle
Autruche
Pélican
Cigogne
Hibou
Oiseaux de proie
Poissons sans écailles et sans nageoires
Crustacés
Coquillages
Fruits de mer
Espadon ?
Rongeurs
Reptiles
Batraciens
Insectes
Abeilles
Lait d'ânesse
LE SANG
Le mélange de viande et de lait


Ce qui est interdit par l'islam, liste qu'il est possible d'enrichir :D [

]Porc
Bête morte non égorgée
SANG
Aliments pour idoles
Ane
Mulet
Lion
Tigre
Loup
Hyène
Renard
Ours
Chat
Chien
Elephant
Singe
Rat
Grenouille
Anguille
Crocodile
Tortue de mer
Dauphin de mer
Requin
Anguille
Chauve-souris
Vin
Alcool
Drogue
Tabac
Lait d'ANESSE
Boissons fermentées
Graisse
Oeufs de tortue ou d'aigle
Glandes
Vésicule
Gélatine de porc
Vanille
Vanilline


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 Sujet du message:
MessagePublié: 18 Déc 2005, 20:31 
http://www.cheela.org-
"J'aimerais savoir pourquoi les musulmans peuvent manger de la viande cachère alors que nous, il nous est interdit de manger de la viande hallal (..) ?

"Parce que les règles du hallal et du cacher NE SONT PAS DU TOUT LES MEMES :roll: :roll:


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 Sujet du message:
MessagePublié: 18 Déc 2005, 20:50 
:arrow: Eh bien, la Torah a certes influencé l'islam mais l'islam est beaucoup plus simple . Je comprends maintenant pourquoi certains islamophiles gauchistes juifs pratiquants n'osent pas trop attaquer les interdits alimentaires des musulmans. Quant aux chrétiens connaissent-ils les interdits alimentaires du judaïsme? :roll: :roll:
Mais en fait c'est très proche ..et en même temps loin, comme une mauvaise copie dont on n'aurait pas saisi le véritable sens et la profondeur !

http://www.alliancefr.com- Alliance Cacherout

Alimentation dans la tradition juive
Sous le terme de tradition juive se cachent plusieurs idées:
Ce qui est loi pure, émanation de la volonté de D.ieu telle qu'exprimée dans la Torah, loi écrite révélée à Moïse sur le Mont Sinaï, ou loi orale également révélée au Sinaï mais transmise oralement depuis Moïse jusqu'à sa codification dans le Talmud.
Ce qui est ordonnance rabbinique.
Ce qui est folklore et tradition locale.
Nous laisserons ce dernier chapitre aux spécialistes des recettes de cuisine, pour dégager les points essentiels de ce qui est prescrit par la Torah ou institué par nos Rabbins.

Mise à jour Décembre 2005.

Les lois alimentaires : En guise d'introduction
L'interdiction de consommer tout sang. - L'interdiction de consommer la chair des animaux impurs. - L'interdiction de consommer la chair d'un animal vivant. - L'abattage rituel. - La cachérisation. - Lait et viandes. - Vins. - Végétaux. - Cuisson par un juif. - Le pain - Laitages. - Chimie alimentaire. - Immersion de la vaisselle - Médicaments et cachrouth - L'alimentation au fil de l'année - Pessa'h - Laits maternisés et alimentation du jeune enfant

Les lois alimentaires : grandes lignes

Edictées dès la promulgation de la loi au Mont Sinaï, en l’an 2448 de la Création, elles sont basées sur le principe de la sanctification de la vie intérieure par le "manger saint".
L'éviction des animaux impurs doit donner à l'homme une pureté de l'esprit, sensible dans ses pensées, ses paroles et ses actions. A cette sanctification du contenu de l'assiette doit se joindre une sanctification de celui qui mange, par une retenue dans son comportement, et par les diverses bénédictions qui encadrent le repas.
A l'époque du Temple de Jérusalem, l'essentiel du Culte Juif était basé sur les sacrifices d'animaux, dont une part importante était consommée tant par les prêtres que par le propriétaire de l'offrande.
C'est dire la sainteté que recouvrait l'acte de manger. Les Sages disent que depuis la destruction du Temple nos tables remplacent l'Autel d'autrefois, et que c'est avec ce même recueillement qu'un juif doit se mettre à table.
S'agissant de manger pour en retirer les forces nécessaires à notre vie et au service de D.ieu, il faut que le "carburant" soit adéquat, au point que nos Sages enseignent que la prière de celui qui mange non Cachère, même involontairement, ne saurait monter devant D.ieu.
Les principes de la diététique juive ont étés conçus pour aider l'homme à contrôler ses instincts naturels. Il lui faut pour cela, prendre soin de son corps, instrument de l'âme, par une alimentation choisie. Une limite est cependant donnée: se borner à ce qui est le plus utile et avoir en vue le seul besoin de se nourrir, mais non le plaisir de la table...
Il est pour cela conseillé de ne manger que si on a faim, et non pour se rassasier l'œil ou le palais, de manger - ou boire - assis (au point que nos Sages disent que celui qui reste longtemps à table prolonge ses jours, et discutent du temps qu'il faut attendre avant de se lever de table une fois le repas terminé). Une solution simple étant de parler de sujets d'étude de la Loi avant de terminer le repas. Il est aussi recommandé de ne pas parler en mangeant, pour ne pas faire de fausse route alimentaire. Enfin de s'exonérer, si besoin, avant le repas et dans tous les cas ne jamais retenir ses besoins.
Cette hygiène spirituelle-alimentaire commence dès le plus jeune âge, et conditionne le développement harmonieux des facultés spirituelles de l'enfant. C'est pourquoi nous veillons dès que possible à ce que l'alimentation de nos enfants soit en conformité avec les exigences alimentaires que le Créateur nous a données.

La loi écrite, Torah, nous enseigne:

1 L'interdiction de consommer tout sang .
C'est une interdiction absolue, étendue depuis le sang humain (s'il était besoin de le dire), au sang de tous les animaux terrestres ou ailés, jusqu'au sang contenu dans les oeufs. C'est ce qui justifie la saignée de la viande lors de l'abattage, et la cachérisation de la viande pour en extirper les dernières gouttes de sang. Pour les oeufs, la moindre tache dans le jaune, et a fortiori un début de fécondation, fait jeter l'oeuf; les taches de sang dans le blanc pouvant théoriquement être ôtées: en fait les oeufs tachés sont inutilisés.
C'est pourquoi il est d'usage d'utiliser des oeufs blancs, provenant d'élevages intensifs, dont la qualité gustative perdue est remplacée par la rareté des taches donc une plus grande tranquillité et moins de gâchis pour la maîtresse de maison.

2 L'interdiction de consommer la chair des animaux impurs
ou tout ce qui en dérive, comme leur lait ou leurs oeufs. La définition des animaux impurs émane de la seule volonté du Créateur. Elle ne se recoupe ni avec des critères sanitaires, ni des qualités nutritionnelles. Elle était déjà connue de Noé, qui fit entrer dans l'Arche un couple d'animaux impurs et sept représentants de chacune des espèces pures. Ce n'est pourtant que mille cinq cent ans plus tard que la définition exacte est livrée dans le texte écrit au Sinaï, et la voici:


Pour les quadrupèdes, seuls les mammifères qui ruminent et ont le sabot fendu sont autorisés. Donc les bovins, les ovins, les caprins, les cerfs, chevreuils et daims, et diverses espèces exotiques qui possèdent ces deux critères de pureté.


Maïmonide fait remarquer qu'en présence d'un animal dont ont ne sait pas reconnaître les pieds, la présence de dents sur la seule mâchoire inférieure est le critère de cachrout, à condition d'avoir exclu le chameau. Tous les autres animaux possèdent des dents sur la mâchoire supérieure.
La Torah énumère quatre espèces animales portant un des signes de pureté et non l'autre dont le porc, non cacher car il a le sabot fendu mais il ne rumine pas. Nos Sages font remarquer que son nom, le 'hazir, qui évoque la notion de retour, laisse entendre qu'un jour cet animal redeviendra un animal cacher. On remarquera les pattes tendues en avant de l'animal, cou enfoncé: il nous tend ses sabots fendus, porteurs du "bon signe" prêt à jurer qu'il est cacher.
Trois autres espèces ruminent mais n'ont pas le sabot fendu: ils s'asseyent en tendant le cou en avant pour montrer leur continuelle rumination, mais cachent les pattes au sabot non fendu, pour cacher leur impureté. Il s'agit du chameau, et de deux espèces mal identifiées qui pourraient être le dromadaire et le lama. Les traductions françaises les identifient à tort au lapin et au lièvre, qui sont des rongeurs et non des ruminants, parfois au daman, à la gerboise.

Pour les oiseaux, la loi énumère nommément ceux qui sont interdits, sans en donner une règle générale. Il est vrai que la plupart des volatiles interdits sont des prédateurs et des carnassiers.

La traduction exacte de ces noms s'est perdue au fil des siècles et des exils qui ont causé une rupture dans certaines traditions orales, et nous ne consommons actuellement que ceux des volatiles consommés traditionnellement dans les communautés juives, à savoir poules, dindes, oies, colombes, tourterelles. Certains canards et pigeons sont consommés après identification de l'espèce par un connaisseur.
Seuls les oeufs des espèces comestibles sont permis.
Parmi les animaux marins, seuls les poissons recouverts d'écaille et munis de nageoires sont permis par la Torah. Les autres poissons, crustacés, fruits de mer et animaux marins sont interdits. A noter que les algues, même lavées, séchées et lyophilisées peuvent contenir des petits crustacés, ou leurs restes, et que la surveillance rabbinique même la plus attentive ne permet pas d'examiner feuille à feuille une production à l'échelle industrielle.
Un auteur raconte que durant la seconde guerre mondiale, la marine américaine avait interdit à ses troupes la consommation d'animaux marins ne possédant pas d'écailles et de nageoires pour éviter les toxi infections alimentaires.
Les insectes, rongeurs, reptiles sont interdits. En conséquence, la farine doit être tamisée avant préparation, pour en extraire les divers insectes et larves, et les salades, légumes et fruits, comme les bons camemberts d'antan doivent être inspectés avant consommation pour en ôter les hôtes indésirables. Les eaux de puits ou de rivière doivent être filtrées avant consommation.
Retenons l'exception de certaines espèces de sauterelles, nommées par la loi, et qui sont autorisées; mais la tradition exacte permettant de les identifier s'est perdue dans les communautés européennes.
La règle qui veut que "tout ce qui sort d'un animal impur est non cacher" interdit en conséquence les oeufs des volailles interdites, le lait des mammifères interdits. En ce qui concerne le miel, qui n'est pas secrété par les abeilles mais collecté par les abeilles puis déposé par elles dans la ruche, il n'y a aucune interdiction. Par contre, la gelée royale qui peut contenir des fragments d'insecte est interdite.
3 L'interdiction de consommer la chair d'un animal vivant.
Cette interdiction est d'ailleurs donnée dès Noé, ce qui signifie qu'à la différence des autres lois de la Torah, elle concerne également les non juifs. Selon notre tradition, c'est effectivement vers toute l'Humanité que le Créateur s'est tourné, pour lui donner une règle de vie, façon de l'aimer et de le servir, les sept lois que D.ieu donna à la génération de Noa'h, à l'intention de tous les peuples de la terre, et qui s'imposent à toutes les nations, en tous temps, y compris de nos jours.
Ces lois, implicites dans le texte de la Torah sont détaillées dans le dernier livre (lois des Rois) de Maïmonide:

1 l'interdiction de l'idolâtrie
2 l'interdiction du meurtre.
3 l'interdiction du vol.
4 l'interdiction de l'inceste.
5 l'interdiction de blasphémer.
6 l'interdiction de consommer la chair d'un animal vivant.
7 l'obligation de se doter de tribunaux et de lois régissant la cité.

4 Abattage

Excepté les poissons (et les sauterelles...), les animaux doivent être abattus par section de la trachée et/ou de l'oesophage, pratiquée par un rabbin consciencieux et entraîné, le Cho'het, avec un couteau parfaitement aiguisé et sans dentelure. Cette che'hita cause une saignée immédiate, une mort cérébrale instantanée. Elle est sans doute la méthode d'abattage la moins douloureuse.

S'il est vrai que nous n'avons pas connaissance de méthodes en double aveugle pour vérifier scientifiquement la chose, nous en avons quelques approches. D'une part de bouchers, qui admettent que la viande cachère contient un sang moins noir que les autres, et d'autre part une constatation inattendue lors des mises au point de scanner: les cervelles d'animaux abattus par des rabbins étaient en parfait état, alors que celles des animaux préalablement étourdis étaient fort délabrées.


Un bref regard sur la littérature, ou une promenade dans les campagnes rappellera à certains les conditions d'abattage, pour ne pas dire d'exécutions des lapins, porcs et autres animaux domestiques, et à défaut les scènes de chasse: nos conditions d'abattage sont infiniment plus rapides et moins traumatisantes que l'usage des Nations.
La che'hita est suivie d'un examen anatomique de la bête, notamment au niveau pulmonaire, et toute lésion est discutée pour savoir si elle rend ou non l'animal impropre à la consommation. Cet examen vétérinaire obligatoire avant la lettre est mené avec une méthodologie extrêmement codifiée.
Rappelons que cet examen vétérinaire est pratiqué depuis plus de 3000 ans, alors qu'il ne s'est imposé en Occident que depuis la fin du 19ème siècle.
On consultera avec intérêt un dossier Che'hita en français: http://www.col.fr/espaces/shehita.htm et notre chapitre controverse sur la che'hita.
Dans les milieux orthodoxes, on préfère ne consommer que les bêtes n'ayant aucune lésion, même tolérée, et examinées par un rabbin orthodoxe; c'est pourquoi certains plats préparés par les circuits usuels de cachrout seront considérés pour certains comme "pas assez cachers".
Ne peuvent être abattus que des animaux ayant certains critères de santé, et à ce titre l'anesthésie préalable par électrocution, ou l'étourdissement à la masse ou au pistolet sont incompatibles avec l'abattage rituel.
Ceci ne va pas sans soulever des problèmes légaux, notamment avec l'uniformisation des normes au sein de l'Europe, qui a cependant reconnu le droit de che'hita, mais plus encore en Suisse où la che'hita est interdite. La Suède rend obligatoire depuis 1937 l'étourdissement préalable des animaux, et de ce fait l'abattage rituel du gros bétail n'y a plus cours.
Certaines parties des pièces de bétail sont interdites à la consommation: certaines graisses du péritoine et péri-rénales, autrefois réservées aux offrandes, le nerf sciatique, que l'on doit ôter depuis une fameuse dispute entre Jacob et un ange, sous peine de ne pouvoir consommer les quartiers arrières.
Notons encore que la girafe, emmanchée d'un long cou serait un ruminant au sabot fendu, et que le seul obstacle à sa consommation serait que l'on ne sait à quel endroit du cou sectionner l'oesophage et la trachée.


5 Cachérisation

Après avoir été tué, l'animal s'est vidé naturellement de son sang, mais il est obligatoire de compléter cette saignée vasculaire par une saignée tissulaire: soit par grillade de la viande directement sur la flamme, et le jus ne peut alors être récupéré, soit par salage de la viande au gros sel, durant une heure, après trempage préalable: la viande est ensuite rincée plusieurs fois pour ôter toute trace du sang ainsi hémolysé, puis permise à la cuisson et à la consommation. Compte tenu de ces préparatifs, il est rare dans les communautés européennes de consommer de la viande crue. La teneur en sel de cette viande peut par contre être élevée, et dépend du doigté de la ménagère ou du boucher choisi. Le salage de la viande par grosses pièces, en boucherie même, ou le recours direct à la grillade doit être suggéré lors d'un régime désodé.
Le foie ne peut être cachérisé que par grillade, comme certains autres abats.

6 Mélanges interdits

La loi interdit encore la cuisson de lait et de viande mélangés: tant à la préparation, qu'à la consommation voire à la vente.
Nos Sages ont étendu ceci aux mélanges sans cuisson. C'est à ce titre que toute cuisine juive comporte des ustensiles voire un évier et une plaque de cuisson, réservés à la consommation et à la préparation de la viande, et un jeu destiné aux laitages.
Après des laitages on attend une demi heure à une heure pour consommer des viandes, parfois six heures après la consommation de certains fromages à pâte dure, ou cuite. Après la viande on attend six heures pour consommer du lait: le temps de digestion est estimé plus long. Une réduction de ces délais peut être envisagée pour des malades, ou pour des nourrissons en cas de besoin.
Nos sages ont recommandé de ne pas mélanger dans un même aliment poisson et viande, et poisson et lait. Cependant, le poisson peut être mangé indifféremment dans une vaisselle de lait ou de viande.
Les vaisselles ne sont pas interchangeables, sauf à les "cachériser", afin d'enlever jusqu'au reste de goût des mets contenus précédemment dans l'ustensile. Ceci se fait en chauffant au rouge les ustensiles métalliques utilisés à chaud, ou en ébouillantant les autres ustensiles. Il est prudent de consulter une personne compétente avant toute tentative de cachérisation.
C'est cette même obligation de vaisselle spécifique qui ne permet pas de consommer des aliments cuits ou servis dans une vaisselle servant aussi à des mets non cachers, ou réchauffés dans un four en même temps que ces mets.
Il vous sera parfois demandé, à vous agents hospitaliers ou hôtesses de l'air, de réchauffer au four des aliments enveloppés dans une feuille d'aluminium, ou sans en ôter le couvercle pour éviter le contact avec les parties du four utilisées pour des aliments non cacher, des projections ou des mélanges.
Certaines règles de tolérance peuvent tempérer les mélanges accidentels lorsqu'un aliment interdit a pu être mélangé à un aliment permis, ou que du lait et de la viande ont pu être mélangés dans un plat. Parfois la quantité sera considérée comme insignifiante si le mélange porte sur une toute petite partie dans une grande partie, parfois on tiendra compte que le goût de l'interdit est ou non passé dans le mélange, et si cela représente une amélioration ou au contraire une dénaturation du plat d'origine. Ces considérations ne doivent pas être prises en compte a priori, et sont d'un domaine rabbinique complexe.

7 Vins

Depuis les temps les plus reculés, le vin a été utilisé par toutes les religions pour le culte. A ce titre, pour ne pas utiliser de vin destiné à un culte autre, la Torah a interdit l'usage et la consommation des boissons à base de raisin ou d'alcool de raisin, et tout produit du pressoir qui n'auraient pas été fabriqués sous le contrôle d'un rabbin compétent, ou qui auraient été manipulés par un non juif. Ceci s'étend jusqu'au vinaigre, l'huile de pépins de raisin ou le sucre de raisins.
Bien que cette situation ne soit plus valable aujourd'hui, les règlements concernant le vin et ses dérivés restent toujours en vigueur.
La fabrication du vin cacher commence par une cueillette manuelle, car grappes peuvent subir un processus de serrage (donc de pression, déclenchée hors surveillance rabbinique) prévu dans les bennes de cueillette automatisées. Cachérisation des circuits des pressoirs, pompes, tuyauteries, cuves de fermentation, stockage. Les robinets et tuyauteries doivent être "plombées" durant: la fermentation qui peut prendre près de trois semaines, en l'absence des surveillants de cacherout.
L'étape de fermentation fait appel à divers additifs, parmi lesquels on peut trouver: sulfites, sucres …, milieux nutritifs, clarifiants, conservateurs, enzymes, alcools divers (non cachers ou hamets). Mais aussi; colle de poisson, gélatine, poudre de sang, acide tartrique, glycérine, tous produits incompatibles avec l'art du cacher (Source: S. Msika, Cachère Magazine n°7, Oct 1991).
Lire un extrait de "La Maison Juive" consacré aux vins.

8 Certaines restrictions dans le domaine végétal:

Les productions de la terre d'Israël sont soumises à la dîme, à l'interdiction du travail agricole durant l'année sabbatique, à l'interdiction des fruits de l'arbre durant les trois premières années de sa plantation, à l'interdiction de mêler dans un même champ de la vigne et des céréales ou des légumes. Il est encore interdit de consommer des céréales (plantées après l'offrande traditionnelle du Omer, le second jour de Pessa'h) avant l'offrande du Omer de l'année suivante ('hadach"). Cette interdiction n'a pas d'objet sous le climat d'Europe de l'Ouest où les blés ne sont pas récoltés avant la fête.

9 Cuisson par un juif

Pour toutes les raisons énumérées, l'usage veut de ne consommer que des aliments cuisinés par un juif ou en présence d'un juif.(Bichoul Israël).

9 bis Le pain
Ceci est également valable pour le pain (Afiyat Israël). Il est d'usage que l'allumage du four ou des plaques soit fait par un juif, juif conscient de l'importance de la Mitsvah en guise de participation à la préparation des mets. On ne notera que la France est actuellement un des rares pays au monde où l'on peut consommer du pain du coin de la rue sans trop de risques. Ailleurs, les législations permettent l'ajout de graisses animales ou lactiques et de divers composants non permis.
A noter que des modifications récentes des procédés de fabrication - et les fluctuations du cours des matières premières- font que la plupart des levures de panification, dans leur présentation pour la ménagère, sont, en France et à ce jour, fabriquées à partir d'un alcool vinique qui les rend interdit.
La seule usine en France fabricant une levure sans problème est l'usine LESSAFFRE-FOULD-SPRINGER de Maisons Alfort. L'emballage porte le code emballeur EMB 94046C. Les levures en petit paquet de 42gr ne doivent être achetées que sous surveillance rabbinique.
La législation autorise également l'adjonction à la farine de divers additifs et l'usage de procédés enzymatiques parfois troubles aux yeux du spécialiste en cacherout.
10 Laitages

De même on ne consomme que des laitages traits ou préparés en présence d'un juif. Cet usage remonte à l'époque où se vendait du lait d'ânesse, de truie ou de chamelle. Il est resté de règle dans de nombreuses communautés.
Les fromages doivent également être élaborés sous surveillance rabbinique pour exclure l'usage de présure d'origine interdite. Les présures actuellement utilisées pour les fromages cachères sont chimiques ou végétales (par fermentation de moisissures végétales cultivées sur milieu biologique cacher), voire obtenu par génie génétique, ou proviennent d'animaux abattus rituellement.
Certains fromages réputés ou d'appellation ne peuvent être fabriqués qu'avec de la présure animale et le producteur doit alors avoir recours à une présure provenant d'animaux abattus rituellement.
De plus, certaines moisissures qui recouvrent le fromage (voire le bleu à l'intérieur) peuvent parfois avoir été cultivées sur milieu de blé, donc poser problème pour une garantie à Pessa'h.
Les résidus de fabrication du fromage sont également interdits pour les mêmes raisons: crème de lait extraite du petit lait pour en faire du "beurre" de second choix, lactosérum.
Une tolérance a toujours été donnée au beurre, qui ne peut être fait qu'à partir de lait de vache. Toutefois depuis la modification de la législation, seul le beurre "extra fin" est admis par ceux qui n'exigent pas du lait sous surveillance.
La mention lait écrémé sur une composition peut encore masquer un lactosérum décomposé en poudre de lait et lactose, là encore non admissible.


11 Chimie alimentaire:

La composition des aliments comprend souvent des additifs alimentaires, il est important de vérifier le statut de cacherout de ces additifs.
La glycérine, à la base de nombreux additifs des corps gras, est elle même d'origine très complexe, et elle fait peser des doutes sur tous les produits contenant des monoglycérides, diglycérides, voire triglycérides.
Les fruits secs sont souvent enduits d'un corps gras qui les rend brillants et ne modifie pas la saveur sucrée: là encore une attention est demandée au consommateur soucieux de la cacherout.
En ce qui concerne les corps gras, toute huile strictement végétale aurait dû être acceptable. Or l'huile ne doit pas avoir été "polluée" par des graisses animales, comme cela peut se produire lors du transfert de l'huile brute à partir du pays producteur vers l'usine où la matière brute sera "travaillée": extraction à froid, ou "trituration" à chaud, raffinage. Les conditions des transferts dans des bateaux tankers doivent être prises en compte par tout rabbinat qui voudrait certifier une huile, tout comme les conditions de stockage, et les circuits de pompage. Au stade du raffinage, il y a encore plus de problèmes, car à la différence du transfert, qui ne peut se faire que dans des bateaux citernes affectés exclusivement au transport d'huiles d'origine constante, les usines de raffinage utilisent des circuits communs à toutes les sortes de matière grasse végétales et animales, sans obligation légale de purger les circuits. On comprendra que l'appellation 100% végétale ne signifie dès lors plus rien.Seules quelques grandes marques d'huile, genre Lesieur ou Maurel, qui ont fait l'objet d'enquêtes approfondies, bénéficient de la confiance des autorités rabbiniques.
Les huiles frelatées qui ont sévi ces dernières années en Espagne et au Maghreb sont là pour nous rappeler que si on peut mettre de l'huile minérale dans une production, on peut aussi y mettre de l'huile animale, malgré les législations et les contrôles sanitaires.
Les détergents de lavage de la vaisselle, manuel ou en machine doivent également avoir fait l'objet d'une vérification qui aboutit à la certification d'un produit grand public ou à la production ponctuelle de lots sous surveillance rabbinique.
Qui irait penser qu'une panure peut contenir des dérivés du lait? Encore une merveille de l'alchimie industrielle qui a pu tromper plus d'un consommateur sinon un rabbin peu au fait de la chose.


12 Immersion de la vaisselle (Tevila):

Les ustensiles de cuisine et les services de table doivent être immergés dans un Mikvé (bain rituel) lorsqu'ils ont été fabriqués ou vendus par des non juifs. Et ce même s'ils n'ont jamais été utilisés. (L'utilisation antérieure pour des produits non cachers amènera à procéder à une cachérisation, puis à l'immersion au Mikvé).
Doivent être trempés dans le Mikvé: les ustensiles en métal, en verre, certains plastiques réutilisables.
Cette règle ne s'applique pas aux ustensiles à usage unique, ou aux ustensiles dont le juif ne serait pas propriétaire.
13 Les lois alimentaires, comme d'ailleurs toutes les lois de la Torah, étant destinées à procurer la vie à ceux qui les observe et non les en priver, elles s'effacent totalement devant une nécessité vitale. C'est le cas notamment en cas de maladie mortelle, et dont le seul traitement serait l'absorption de nourritures ou de médicaments à base d'ingrédients non cachers.
Devant une maladie moins grave, et lorsqu'on a le choix thérapeutique, on s'efforcera de choisir des médicaments aux composants permis.
Ainsi sont exclus les fortifiants de type extraits hépatiques ou tout autre tissu animal, humain ou placentaire, les apports de fer à base de sang animal, le calcium d'origine osseuse, les extraits pancréatiques. La limitation de ces produits, depuis que les vaches britanniques sont devenues folles, et que l’on traque les virus suspects dans tous les tissus vivants, a grandement soulagé nos prescriptions, de ce point de vue.
Notons que l'administration d'enzymes pancréatiques à des enfants atteints de mucoviscidose ne saurait être interdite, compte tenu de la gravité de la maladie.
A éviter aussi les produits liquides à base de glycérine : elle y est utilisée non seulement pour ses qualités physiques et chimiques, mais aussi pour sa saveur sucrée. Par contre des comprimés contenant un peu de glycérine sont utilisables, car la saveur sucrée n'est pas perçue, et les quantités sont suffisamment faibles pour être considérées comme nulles ou annulées.
Bien qu'une tolérance soit accordée pour les gélules, la gélatine, qui est fabriquée à partir d'os d'animaux ou de poisson, doit également être évitée dans les médicaments.
Les interdictions concernant le vin et les alcools suspects de provenir du vin, comme c'est le cas en France, pèseront sur certains sirops, gouttes et ampoules buvables, sur des préparations de phytothérapie à base de macérations alcooliques.
Noter l'apparition récente d'une surveillance rabbinique sur une certaine gamme homéopathique.
Les excipients à base de lactose sont tolérés, voire considérés comme "non laits" pour la préparation de médicaments. Dans les sucrettes ou certaines pastilles à la limite de la friandise, par contre, ils sont admis sous la rubrique produits lactés, et évités par ceux qui ne consomment pas le lait d'un non juif, et pour tous, évités après un repas carné.
Les voies autres qu'orales, injections, suppositoires, pommades, spray ne posent par contre aucun problème.

14 Le temps :

Nombre de fêtes, à commencer par le Sabbat, sont célébrées autour d'une table, voire par la préparation de mets particuliers tirant leur origine dans l'histoire juive ou des coutumes locales. La plupart commencent par une sanctification de la fête sur un verre de vin, suivi de l'ablution des mains et la consommation de pain au prélude au repas. Faut il dire qu'il est obligatoire de se laver les mains avant de manger ?
S'il est interdit de faire du feu le Sabbat, et de cuire des aliments, rien ne s'oppose à la consommation de plats chauds, gardés à feu doux depuis l'entrée de la fête.
Les fêtes commencent depuis la veille avant le coucher du soleil, et se terminent le soir suivant, après la sortie des étoiles.

Le nouvel An (Roch Hachana) se situe en Automne, et vient préparer à la fête de Kippour dit le Grand Pardon, où nous jeûnons et demandons à D. , avec tous les préparatifs adéquats, de nous pardonner pour les fautes que nous avons pu commettre, et lui demandons de renouveler sur nous et le monde entier une année de bénédictions et de progrès dans le service divin. Ces deux fêtes sont des jours fériés, à l'exemple de chabbat. Il est d'usage de consommer certains mets dont les noms ou la nature sont évocateurs de bien: du poisson, réputé pour sa fertilité, dont on consomme la tête, ou pour d'autres une tête de mouton, en demandant à D.ieu de nous mettre en tête et non à la queue..., des carottes tant pour leur nom hébreu que leur nom en yddish, une pomme trempée dans du miel, pour souhaiter une bonne année, divers légumes ou fruits dont la façon de pousser, ou les noms en Yddish, ou en judéo arabe, évoquent des bénédictions. (Karta, salka, tamré, kra, roubia, rimon, daguim, ). Sans omettre le rituel poisson farci, ou gefillte fish des communautés ashkenazes, le couscous des communautés maghrébine etc.
Vient la fête de Souccot, dite fête des Cabanes, nous rappelant la sortie d'Egypte, la traversée du désert où nous résidions dans de telles cabanes, et l'entrée dans une terre promise, que seules nos fautes nous ont fait perdre. L'usage est de vivre, ou au minimum prendre certains repas, dans une cabane de branchages sous le ciel. Les neuf jours de cette fête sont très joyeux, et comporte deux premiers et deux derniers jours fériés.
La fête de 'Hannoucah ou fête des Lumières, non fériée, marquée durant ses huit jours par l'allumage successif de une à huit bougies vient commémorer le souvenir de la libération du Temple par les (Hasmonéens) Macchabées, et sa remise en service pour le culte de D. Il est d'usage de consommer des plats lactés durant 'Hannoucah.
La fête de Pourim, vient rappeler la délivrance des juifs du Royaume perse d'une extermination physique, à l'époque de la reine Esther et de Mardochée, sous le règne du Roi Assuérus. Racine vous l'a certainement raconté. On y consomme des gâteaux particuliers, volontiers appelés "oreilles d'Haman" le méchant de l'histoire.

15 La Pâque:

La Pâque, qui dure huit jours, est une célébration de la sortie d'Egypte, en tant qu'événement "fondateur" du peuple juif. Elle symbolise la libération des descendants d'Abraham, Isaac et Jacob de leur premier exil, annonce l'union de ce petit peuple au Créateur par la Révélation du Sinaï, le don de la Loi, leur mise en route vers la Terre promise.
Elle préfigure au travers des générations et des divers exils successifs la promesse d'une délivrance imminente qui apportera à la totalité des Nations une connaissance de la nature divine du monde et un épanouissement spirituel et matériel.
Les deux premiers et les deux derniers jours sont fériés, et il est interdit de consommer ou posséder chez soi, ou ailleurs, un tant soit peu de levain ou de dérivé de céréales susceptibles d'avoir levé au contact de l'eau, et qui seraient comestibles.
Les céréales concernées sont le blé, l'orge, l'avoine, l'épeautre, le seigle. Les communautés ashkénazes s'abstiennent également de diverses graines, telles que le maïs, le riz, le millet, la moutarde, le soja, etc...
Les deux premiers soirs sont marqués par le Séder, cérémonie familiale où l'on évoque la sortie d'Egypte et l'importance qu'elle a prise comme symbole de la délivrance future -c'est bientôt ! On y consomme la Matsah ou pain azyme, avec des herbes amères, en évoquant le souvenir du Temple à l'époque où l'on y consommait l'agneau pascal.

Les interdits de Pessa'h:

Ceci inclue certes le pain et les gâteaux, mais aussi les pâtes, tout alcool de grain -et ce sont les meilleurs-, et parmi les médications à base de farine, celles que nos ministres qualifieraient de confort.
A noter que des farines à base de pain azyme pilé peuvent être utilisées par de nombreuses communautés, et que les farines de riz sont consommées par les communautés sépharades.
La vaisselle utilisée à Pessa'h doit être une vaisselle spécialement cachérisée pour la fête, selon un protocole strict, qui vise à en ôter tous les restes de 'Hamets incrustés dans les parois des récipients et ustensiles, des fours et plaques de cuisson. Il est parfois plus simple d'avoir un service réservé à Pessa'h.

On consultera avec intérêt un site consacré à la cachérisation en vue de Pessa'h http://www.kashrut.com/Passover/kashering/
ainsi que le site des fêtes d'Alliance (index de Pessa'h) http://www.alliancefr.com/users/zmanim/ et le site du Beth Loubavitch http://www.loubavitch.fr/actupessa.html
16 En pédiatrie:
En ce qui concerne le domaine de la pédiatrie, les laits pour enfants sont le fait d'une recherche poussée pour mieux cerner les besoins de chaque nouveau né, en fonction de ses besoins spécifiques de chaque situation. On a cherché à mieux adapter le lait de vache pour le rendre le plus proche possible en quantité, puis en qualité, du lait maternel, à le rendre plus digeste, moins allergènique.
Voici les principaux problèmes rencontrés par des juifs pratiquant en matière de diététique infantile:
a - En premier lieu, l'utilisation de lipides animaux non laitiers et tout d'abord l'huile oléo, apparue dans les années 70, avec le SMA. C'est un obstacle incontournable. Rien ne peut autoriser une maman à nourrir ainsi son nourrisson, sauf à se trouver en plein désert avec ce seul produit.
Les ovolipides, tout récents, à partir d'oeufs, ne devraient pas poser de difficultés, si ce n'est des secrets de fabrication qui risquent de nous cacher assez longtemps les éventuels additifs utilisés.
Les triglycérides, même qualifiés de végétaux, comportent une fraction glycérine d'origine imprécisable. A défaut d'être franchement permis, ils sont tolérés en alimentation du tout premier né, dans la mesure où ils ne se cumulent pas avec d'autres ajouts suspects. Dans le second âge, malgré les effets bénéfiques accordés par les nutritionnistes, les rabbins préféreront éviter ces produits.
Les huiles végétales leur seront donc préférées.
La présence d'émulsifiants de type mono ou diglycérides devra être évitée.

b - En matière de protéines:
Les protéines extraites de lactosérum sont a priori interdites en alimentation courante. S'agissant de jeunes nourrissons, une tolérance est cependant accordée. De même que pour la caséine. Lorsque par contre ces produits sont fractionnés par hydrolyse enzymatique par des trypsines d'origine animale, plus rien ne va: même si l'enzyme est dégradée ou inactivée, il y a pour nous mélange d'un produit laitier avec un produit animal, et interdiction. Sauf si les indications de ces laits ont été pesées, et réservées aux seuls enfants suspects d'allergie, aux intolérances aux protéines du lait, aux troubles du métabolisme, aux prématurés et petit poids de naissance. C'est dans ces indications que le recours au Nutramigen, Pregestimil, pour citer les pionniers, a toujours été permis. Tout comme le recours aux laits spéciaux (type Lofénalac).
Les fractionnements par procédés mécaniques, comme l'ultra centrifugation, qui n'aboutissent pas au même type de résultat, ne posent par contre aucun problème.
En matière d'acides aminés, l'apport de produits synthétiques est tout à fait toléré, encore se soucie-t-on de l'origine de ces produits de synthèse: origine de la cystine, de la taurine, de la carnitine: le plus souvent on ignore chez le fabricant l'origine exacte et on craint de dévoiler des secrets industriels en "vendant" les fournisseurs.
c - Le sucrage des laits
Le dextrine maltose est le plus employé. Il pose pour Pâque des problèmes délicats, puisque même s'il est fabriqué à partir de l'hydrolyse du maïs, il n'est jamais garanti hors blé, par les rabbins mêmes qui attestent de sa conformité toute l'année. En pratique, il faut dès décembre, voire avant, suggérer aux parents un lait qu'ils n'auront pas à changer avant la fête, et sinon substituer une quinzaine de jours auparavant le lait choisi, pour en vérifier la tolérance.
Le lactose pose peu de questions, si ce n'est qu'en tant que résidu de fromagerie, mais il est toléré pour les nourrissons.
d - Les farines pour enfants
Les farines pour enfants ne posent pas de problèmes hors Pessa'h, lorsqu'elles sont sans lait. Certaines contenant des graisses dite végétales seront à éviter de principe, dans la mesure où nous disposons de farines sans lait et sans matières grasses.
Durant la Pâque, elles pourront être remplacées provisoirement par des préparations à base de riz, voire de farine de pain azyme, chez un nourrisson sans problèmes particuliers. J'ai toujours demandé à mes amis de "tenir" encore un peu, plutôt qu'introduire trop tôt des farines juste avant la fête.

e - Les petits pots pour enfants
Les petits pots pour enfants, doivent bien sûr exclure tout produit à la viande pour des raisons évidentes, et au poisson, compte tenu de la difficulté d'identifier avec précision la nature cachère de ces poissons. Ils posent de plus la difficulté de savoir avec certitude que les cuves de préparation ne servent pas à cuire des produits non cachers.

f - Les boissons pour enfants, jus de raisin exclus, ne posent pas plus de problèmes.

g - Les apports de vitamine posent peu de problèmes actuellement. Tout au plus durant la fête de la Pâque, les processus complexes de leur fabrication, notamment lors des productions par levures font craindre l'emploi, c'est à dire l'ajout, de milieux de culture à base de farines. Une bonne part des produits Roche sont ainsi fabriqués sous licence rabbinique, qui mentionne l'adéquation ou non pour la fête de Pessa'h.

h - Le recours au lait de lactarium est traditionnellement évité, mais le don au lactarium des laits excédentaires ne pose aucun problème.
Rapportons à ce sujet une histoire empruntée du livre VEYKARE CHEMO (Recueil sur la naissance et la circoncision) :

Midrach, cité par Tosfot (Avodah Zarah 10, b)..

"Le lait rend impur, le lait purifie".
A l’époque où Rabbi Yéhoudah Hanassi naquit, les Romains avaient décrété l’interdiction de circoncire. Son père et sa mère le firent cependant circoncire.
(Par suite d’une dénonciation) Rabbi et sa mère furent emmenés pour être présentés devant l’Empereur. En route, elle lui substitua le bébé Antonin, qu’elle allaita jusqu’à leur comparution devant l’Empereur. Constatant que le nourrisson était incirconcis, celui ci les libéra.
Le gouverneur de Judée s’exclama" j’ai vu de mes propres yeux qu’il était circoncis, mais je vois à quel point leur D.ieu leur fait des miracles!".
Le décret fut alors annulé. Le Talmud de Jérusalem nous apprend que par la suite, Antonin apprit la Torah, se convertit et se fit circoncire.

Nous voyons que l'Empereur Antonin avait retiré du lait d'une maman juive une attirance vers la Sainteté de la Torah. On comprend que c'est pour prévenir l'inverse que nos Sages ont recommandé de ne pas donner un nourrisson à une nourrice non juive.



Un dossier préparé par K. Acher

A l'attention de Gag: c'est pour moi que je fais ce gros(?) dossier car je ne connais absolument rien au judaïsme et aux fêtes juives. Eh oui! :( :( Or pour parler de l'islam ce n'est pas mauvais de connaître un peu le judaïsme :P


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MessagePublié: 18 Déc 2005, 22:41 
http://www.airislam.com
Ce qui est autorisé pour le musulman

Sont autorisés pour le musulman
- tous les types de poissons,
- tous les types de volailles, pigeons, perdrix, etc,
- les chèvre, mouton, veau, chameau, boeuf, buffle, et autres ruminants,
- les lapins et lièvres .

Les animaux ci-dessus (sauf le poisson) doivent être égorgés selon les règles islamiques, sinon leur viande n'est pas halal. Un poisson mort de mort naturelle ne doit pas être mangé (seuls les poissons vivants au moment de la pêche sont halal).


Ont été interdits par Allah (swt) et Son envoyé (pbsl)
- Le porc
- Le sang

- Tous les animaux carnivores (y compris les oiseaux carnivores). Exemples : lion, tigre, vautours, aigles, etc.
- Anes, singes, éléphants, etc.
- Tout animal mort naturellement, tué par un autre animal, mort à cause d'une chute ou tué par un non-musulman.
- Tout animal sacrifié au nom d'un autre dieu ou déesse qu'Allah.
- Toutes les formes d'impuretés
- Drogues/Produits toxiques (alcool, tabac..)
- Les produits contenant des ingrédients haram, comme du poisson cuisiné au vin, des glaces ou gâteaux contenant du rhum, ou autre liqueur.

La contamination d'un produit halal par quelque chose de haram n'est pas acceptable.

Il n'y a de Puissance ni de Force qu'en Allah.
Wassalamou Alaikoum,
Abdurrachid.


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MessagePublié: 19 Déc 2005, 00:03 
http://www.tariq-al-halal.com-

halal : qu’est-ce-que c’est ?
Tariq-al-halal.com -


Définition du halal, un mode alimentaire suivi par près d’un milliard de musulmans dans le monde.


Depuis 14 siècles, les musulmans se nourrissent uniquement par des produits autorisés par Allah dans le Coran.
Tout musulman se doit de connaître les aliments licites (halal) dont il peut se nourrir et ceux dont il doit s’écarter car interdits (haram).
Quels sont ces produits que l’on qualifie de halal ou haram, qui gèrent le quotidien des musulmans et les unifient à travers le monde ?

Qu’est ce que le Halal ?

Le halal est avant tout un mode de consommation ; il s’agit pour le musulman de se nourrir uniquement par les aliments autorisés par Allah.
Halal s’oppose à Haram, illicite ou interdit. Le musulman ne doit ni consommer ni fabriquer ou transporter ces produits interdits. Et comme nous l’a rappelé une de nos lectrices (que nous remercions au passage) « Il faut y ajouter en plus de la consommation , de la fabrication , du transport , l’essentiel qui est : la VENTE quelque soit l’acheteur ».
Toutefois, la conception Halal ou Haram s’étend au delà de l’aspect alimentaire. Ils s’appliquent également dans d’autres éléments de la vie quotidienne : le comportement avec sa famille, son voisin, ses amis, les relations commerciales, etc.

Ici, nous nous attarderons simplement sur l’aspect purement alimentaire.

les aliments halal ?

Par définition, les aliments halal sont ceux qui ne sont pas haram.
Donc pour connaître ce qui est halal, observons donc la liste des produits Haram :

le porc et ses dérivées.
Le cheval (selon certaines sources).
Les animaux non abattus selon le rite islamique ou mort avant l’abattage.
Les animaux abattus au nom d’un autre dieu qu’Allah.
L’alcool et les substances intoxicantes.
Les animaux carnivores, les oiseaux de proie et les animaux terrestres sans oreille apparente (exemple les serpents, insectes).
Le sang et ses dérivés.
Les aliments contaminés par l’un des produits ci-dessus.

Certains aliments contiennent des produits dont l’origine est inconnue voir douteux. Ces produits sont qualifiés de Musboah (douteux). Ces aliments rendent plus difficile l’identification des produits halal dans notre consommation au quotidien

Donc en dehors de ces produits, le musulman peut tout manger.

Le Rite Islamique

Le rite islamique est donc très précis sur le caractère halal d’un aliment et en particulier d’une viande.
Pour que cette dernière soit halal, certaines conditions doivent être respectées :
L’animal doit être autorisé selon les conditions précitées, et en bonne santé
Le sacrificateur doit être musulman pratiquant.
La tête de l’animal doit être dirigée vers la Mecque.
L’égorgement s’effectue en tranchant la carotide et les jugulaires et en prononçant les mots « Bismillah Arrahman Arrahim, Allahou Akbar » (Au Nom de Dieu Le Clément Le Miséricordieux, Dieu est Grand).

Si l’une des conditions n’est pas respectée, la viande est considérée interdite à la consommation.

Cachèr = Halal ?

La nourriture Cachèr est normalement acceptée par le musulman du moins si celle-ci rentre dans le cadre de ce qui a été cité préalablement.
Or, la pratique rituelle contemporaine Cachèr peut ne pas correspondre aux exigences du Halal.
En effet, aujourd’hui, le concept Cachèr semble intégrer certains éléments ou pratiques tels que :

les vins.
les gélatines.
les enzymes quelles que soient leurs origines.
la non-prononciation du nom de Dieu lors de l’abattage.

Il existe un doute réel quant à la possibilité de consommer ces produits.
C’est donc à chaque musulman de réaliser son cas de conscience.

Les Additifs

Certains additifs sont élaborés à partir d’aliments interdits pour le musulman. Il convient donc de connaître la liste de ces additifs pour éviter l’achat de produits qui en contiennent.
Toutefois ces additifs ne sont parfois pas signalés dans la composition du produit.
On peut prendre l’exemple des yaourts Danone dont la composition contient des produits gélatineux à bases de viandes de porcs ou de viandes non-halals, et qui pourtant n’est pas signalé parmi les ingrédients sur le paquet.
Cette mésinformation complique donc la recherche de produits halal.

100% halal ?

Beaucoup, parmi les consommateurs musulmans, s’interrogent sur le caractère halal des produits qui leurs sont proposés.
Et ce malgré la confiance qu’ils peuvent porter à leurs bouchers.
Cette interrogation est soutenue par l’affirmation de responsables musulmans qui jugent que seuls 5 à 10 % des viandes vendues aux musulmans sont véritablement Halal.
Ajoutons à cela les poursuites pour tromperie et falsification et les avertissements prononcés par la DNERF ( Direction Nationale des Enquêtes de la Répression des Fraudes) à l’encontre de certains opérateurs spécialisés qui sans scrupules, exploitent la confiance des musulmans.
Pour les consommateurs musulmans qui visitent les 5500 boucheries spécialisées de France, le doute s’avère donc légitime.
C’est pourquoi il est nécessaire de mettre en place un véritable Label Halal concernant toute la chaîne de production, allant de l’élevage, à l’abattage et la production, jusqu’à la distribution.


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MessagePublié: 19 Déc 2005, 21:39 
http://atn-riae.agr.ca

distinctions entre kascher et halal

Certaines personnes croient à tort que kascher est semblable à halal. Bien que les rites juifs ressemblent aux musulmans, kascher et halal sont deux termes différents qui véhiculent des idées distinctes. Selon la doctrine islamique, personne hormis Allah ne peut faire en sorte que les aliments interdits (haram) deviennent permis (halal). Halal est un concept propre à l'islam qui fait partie de l'identité distincte des musulmans. Voici quelques-unes des principales différences entre kascher et halal :

Halal // Kascher // Explication

Halal // Toutes les substances intoxicantes, à savoir l'alcool, le vin et les drogues, sont interdites.

Kascher // Tous les vins sont permis.

Explication // Les produits alimentaires et les boissons qui portent le symbole kascher et qui contiennent de l'alcool ne sont pas halal.



Halal // La gélatine est interdite si elle vient du porc.

Kascher // La gélatine est permise.*

Explication // Les produits alimentaires comme la guimauve et le yogourt qui portent le symbole kascher ne sont pas halal.




Halal // Les musulmans doivent déterminer l'origine de l'enzyme utilisée dans la fabrication du fromage. Si l'enzyme provient du porc, elle est interdite.

Kascher // Tous les fromages sont permis.

Explication // Les fromages qui portent le symbole kascher ne sont pas nécessairement halal.





Halal // Lors de l'abattage, il faut plusieurs fois répéter « Bismillah wa allah Akbar ».


Kascher // On ne prononce pas le nom de Dieu lors de l'abattage de chaque animal.


Explication // Les processus d'abattage kascher et halal diffèrent quelque peu.

*Le consistoire juif a décidé que les bonbons Krema et Mintho étaient interdits car ils sont à base de gélatine et émulsifiants animaux.


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 Sujet du message:
MessagePublié: 19 Déc 2005, 23:48 
Je constate un oubli énorme dans votre liste de la casherout. ;)

C'est celui du veau (permis, ruminant à sabot fendu) cuit ou accompagné du lait de sa mère selon la Torah, mais étendu par le Talmud à toute viande accompagnée de produit lacté.

Cheesburger pas casher !

Quant au vin, il nécessite une surveillance par les autorités rabbinique pour mériter le cachet de la cacherout et tous ne sont pas permis, contrairement aux bières.

Je ne sais pas pourquoi pour le vin, mais je tiens ces information d'une amie qui suit précisément la cacherout; peut- à la propension des vendangeurs à se nourrir de saucisson, il est alors plus que probable que les vins contiennent des molécules provenant d'un animal interdit.

S.G.
Le retour :mrgreen:


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 Sujet du message:
MessagePublié: 20 Déc 2005, 00:48 
Sin Good a écrit:
Je constate un oubli énorme dans votre liste de la casherout. ;)

C'est celui du veau (permis, ruminant à sabot fendu) cuit ou accompagné du lait de sa mère selon la Torah, mais étendu par le Talmud à toute viande accompagnée de produit lacté.

Cheesburger pas casher !

Quant au vin, il nécessite une surveillance par les autorités rabbinique pour mériter le cachet de la cacherout et tous ne sont pas permis, contrairement aux bières.

Je ne sais pas pourquoi pour le vin, mais je tiens ces information d'une amie qui suit précisément la cacherout; peut- à la propension des vendangeurs à se nourrir de saucisson, il est alors plus que probable que les vins contiennent des molécules provenant d'un animal interdit.

S.G.
Le retour :mrgreen:


C'est un vrai plaisir de vous revoir, péché mignon.

Quant à la comparaison un peu bidon, opérée par les canadiens, entre halâl et casher , vous faites bien de signaler les oublis.
En ce qui me concerne je ne connais absolument rien des traditions juives et quand Gag m'a parlé des interdictions alimentaires du chevreau dans le lait de sa mère et des bêtes à sabot fendu , j'ai dû faire des recherches. Je n'avais jamais entendu parler. L'islam n'a absolument pas retenu ce genre d'interdits. Veuillez donc excuser mon ignorance . Enfin ce week-end j'ai été rôder dans les consistoires et je ne savais pas qu'il y avait autant d'interdits. C'est rudement compliqué et une double vaisselle aussi. Du coup j'ai mis un post sur les interdits chez les chrétiens .. pas d'interdits ou peu d'interdits. C'est pourquoi nous sommes SI ignorants du judaïsme . :( :( :( . Merci d'avoir rectifié. Quelle science , ce Sin Good :wink:


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MessagePublié: 20 Déc 2005, 02:02 
Mme Delcambre vous me flattez. :oops:

Moi qui ne suis pas juif, j'aime à me réjouir le palais, alors vu que la liberté de blasphèmer existe encore, malgré les tentatives iniques de Mouloud Aounit, je ne résiste pas au plaisir de vous offir cette recette.

http://damon.citeardente.be/SF/Recettes ... E%20SA%20MÈRE
Citation:
BLAVEAU CUIT DANS LE LAIT DE SA MÈRE
Références : Talmud Thora. Robert Silverberg, Le Château de lord Valentin
Mondes : Sol III, Majipoor

Ingrédients : 1 kg d'épaule d'agneau coupée en cubes, 1l de lait de brebis, 100 g de beurre, 180 g de farine, 8 oeufs, 100 g d'olives vertes dénoyautées, quelques feuilles de menthe séchées, 1 pincée de cannelle, 1 cuillerée à café de fenouil en poudre, 2 gousses d'ail, 2 cuillerées à soupe de jus de citron, sel, poivre.

Dans une sauteuse, faire revenir les morceaux d'agneau avec la moitié du beurre.
Y ajouter le jus de citron, d'ail, le sel et les épices.
Faire mijoter 15 minutes à couvert
Dans une casserole, faire fondre l'autre moitié du beurre. Ajouter la farine, remuer, verser le litre de lait en tournant pour bien mélanger.
En même temps, saler et poivrer.
Verser cette préparation dans un moule à gratin.
Sur le dessus, étaler les morceaux de viande revenus, parsemer de fenouil et de menthe, et terminer en garnissant la surface des olives vertes dénoyautées.
Faire cuire le tout à 180 degrés environ pendant 45 minutes.

Lorsque la préparation est suffisamment ferme au toucher et bien dorée, le plat est prêt. Il se mange froid.

A noter que le principe blasphématoire de l'agneau cuit dans le lait de sa mère se retrouve dans d'autres préparations interdites, où il se conjugue avec des déviations dogmatiques issues de mentalités différentes, voire antagonistes, telles que la graine de Tatila, ou la vaca tandoorisée, l'agneau étant ici substitué au boeuf...


Et pour d'autre recettes :

http://damon.citeardente.be/Biere/recettes_biere.htm

Attention que l'index des recettes au fromage n'est pas rédigé, mais le site en contient tout de même, il suffit de cliquer sur les différentes sous-rubriques.

S.G.


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MessagePublié: 20 Déc 2005, 20:44 

Enregistré le: 14 Juin 2005, 14:07
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A l'occasion d'un voyage en Syrie, j'ai pu déguster un excellent plat, dont j'ignore le nom mais qui était préparé à base d'agneau et de lait , j'ai alors réalisé que l'interdiction de faire cuire l'agneau dans le lait de sa mère devait être une façon, pour la population juive, de se démarquer des traditions culinaires proche orientales, enfin, c'est une supposition !
Quant à la blanquette de veau, un délice...interdite alors !...
heureusement que je n'ai aucun lien avec une quelconque religion, cela m'évitera de me poser des questions sur les interdits divers et variés qui doivent plonger parfois les pratiquants dans la plus grande perplexité !
Merci à Madame Delcambre d'avoir évoqué ce sujet particulièrement étonnant pour l'agnostique que je suis !


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MessagePublié: 22 Déc 2005, 15:58 
Société
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NICE

L'extrême droite
s'adresse aux SDF

NOUVELOBS.COM | 22.12.05 | 12:08

Une association d'extrême droite proche du Bloc identitaire crée la polémique en distribuant une soupe populaire "exclusivement" au porc afin d'exclure les musulmans et juifs.


Le logo de l'asssociation Solidarité avec les Français, dont est issue Soulidarietà

L e milieu caritatif niçois dénonce l'organisation d'une soupe populaire avec du porc servie aux SDF par une association d'extrême droite, qui de fait, exclu les musulmans et juifs. Pour les associations il s'agit d'une initiative "discriminatoire" alors que les pouvoirs publics se disent pour l'instant impuissants.
Depuis trois semaines, chaque mercredi soir, devant l'église Lympia sur le port, une dizaine de militants de l'association Soulidarietà, proche du groupuscule nationaliste Bloc identitaire, distribue aux sans-abri une soupe incorporant du porc. "Nous tenons à incorporer du lard dans cette soupe populaire parce que nous vivons en France, pays dans lequel le cochon a toujours tenu une place prépondérante dans l'alimentation traditionnelle de ses habitants", explique un tract diffusé par l'association, qui a installé sa camionnette juste à côté d'une soupe diocésaine. Chaque mercredi soir, un cordon de policiers sépare la camionnette de la "soupe au lard" de celles des autres organisations caritatives et de quelques manifestants de gauche situés sur la chaussée d'en face.

Pour le Dr Noël Ayrault, adjoint au maire de Nice chargé de la santé et de l'action humanitaire, la mairie est impuissante: "Ils ont des comportements discriminatoires et provocateurs mais on attend qu'il y ait une infraction", explique-t-il. Il reconnaît pourtant que l'association n'a pas déposé de demande d'autorisation administrative.
"J'ai dialogué avec eux pour leur dire qu'on doit aider toute personne indigente, quelle que soit sa race ou sa religion", ajoute-t-il.

"Un tri xénophobe"

Pour Bruno Dubouloz, président d'Intersecours Nice, qui regroupe une quarantaine d'associations d'entraide, il s'agit là d'un tri xénophobe inacceptable.
"Comme il y a discrimination et que cela se passe sur un espace public, nous avons saisi l'Etat et la ville de Nice. Il leur appartient de réagir", a-t-il affirmé.
Mais, comme la mairie, la préfecture des Alpes-Maritimes dit ne rien pouvoir faire: "Aucune loi n'interdit de distribuer de l'aide alimentaire aux gens dans le besoin. Nous sommes conscients que la soupe exclut des malheureux pour leur religion.
Mais tant qu'il n'y a pas d'obligation pour les SDF de la prendre ni de trouble à l'ordre public, nous ne pouvons pas intervenir", indique-t-on au cabinet du préfet.
Les "identitaires" n'en sont pas à leur coup d'essai. La préfecture de Paris, sur demande du conseil municipal de la capitale, avait interdit en janvier une distribution de "soupe au lard", au motif que le Bloc identitaire ne disposait pas d'autorisation administrative.


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MessagePublié: 22 Déc 2005, 16:06 
:D La soupe au lard est interdite pour les musulmans ..et pour les juifs. N'est-ce pas Sin Good ? Je n'ose développer car au-delà d'un certain nombre de lignes , cela devient , pour certains, illisible. C'est pour cela que je m'adresse à un Belge. Ils sont moins con cis ! :D


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MessagePublié: 12 Fév 2006, 23:07 
Je n'avais pas de connexion au net lorsque vous m'avez posé cette question et je biens seulement de la découvrir.

Eh bien en fait la réponse est oui et non !

Le juif (le croyant) comme le musulman ne peuvent consommer de viande de porc, mais tous deux sont autorisés à pratiquer l'adage "nécessité fait loi". Ils sont donc autorisés à consommer de la nourriture non casher ou non halal, voire haram, s'il se trouve que ce soit la seule nourriture disponible.

Il en va de même pour la pratique du shabbat pour les juifs, où l'urgence ou la nécessité, permettent de ne pas respecter les nombreux interdits lié au jour de repos.

Ainsi cela permet à Israel de continuer à avoir des hôpitaux et une économie (électricité, industrie, services etc) qui fonctionnent le samedi.
Ce sans violer les décrets divins.

S.G.


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MessagePublié: 12 Fév 2006, 23:45 
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Merci Sin Good , soyez béni :lol: :lol:


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