LibertyVox • Voir le sujet - PHILIPPE DE VILLIERS et E.BALLADUR LUCIDES SUR L'ISLAM !
 
 
Retour à l'accueil
Index du forum

LibertyVox

La voix est libre !
Nous sommes le 15 Juil 2019, 22:02

Heures au format UTC [ Heure d’été ]




Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 436 messages ]  Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5 ... 30  Suivant
Auteur Message
MessagePublié: 12 Nov 2005, 11:47 
http://certitudes.free.fr/nrc16/nrc16d.htm-15k

Nouvelle revue CERTITUDES- n° 16

(...) Si l'on considère que Balladur fait toujours partie de la classe politique et qu'il n'est pas simplement un retraité du combat électoral, il faut bien reconnaître que certaines de ses affirmations ne manquent pas de courage : “ L'islam fait peur parce qu'il est différent, écrit-il par exemple. De la politique, de la religion, il n'a pas une conception identique à la nôtre. Dans la conscience occidentale troublée, c'est là le plus grand sujet d'inquiétude ”. Et encore : “ Mahomet est-il seulement un prophète religieux ? Comme bien des chrétiens le rappellent, c'est par la violence guerrière, la ruse, l'assassinat, par des combats et des razzias qu'il a réussi à imposer sa religion dans la péninsule arabique ”. D'où vient ce souci du parler vrai chez l'ancien Premier ministre ? Il est curieux de noter que, dans son souci de vérité, Edouard Balladur cite à deux reprises les travaux d'Anne-Marie Delcambre. Il s'inspire manifestement de ce précieux petit livre qu'elle a intitulé sans complexe : L'islam des interdits (éd. DDB, 2003).

En arabisante chevronnée, Anna Marie Delcambre pose dans son livre la question dont dépend l'avenir de la civilisation : l'islam est-il capable de se réformer sans disparaître ? “ Aussi sincères qu'ils soient, écrit M. Balladur, les musulmans qui disent vouloir une réforme de l'islam ne peuvent aller jusqu'au bout. Pour beaucoup, se mettre à l'école de l'Occident risque d'aliéner l'identité musulmane (...)L'Occident est pour eux synonyme d'athéisme, de perversité, de stérilité. (...) Pour le musulman le plus ouvert, le plus désireux de voir évoluer la société, il existe un obstacle : le Coran, texte sacré, intouchable, éternel, dont l'interprétation reste figée. (...) Peut-on autoriser une interprétation nouvelle du Coran et de la Sunna, afin de les adapter au paysage mental de notre temps, c'est tout le problème. (...) Aux yeux d'Anne-Marie Delcambre, c'est une tâche impossible, l'islam ne peut que s'y refuser, c'est une loi qu'il faut appliquer à la lettre ” (pp. 32-34).

Il n'est pas sans intérêt de remonter de Balladur à sa source : Anne-Marie Delcambre. Sans polémique inutile, mais simplement en faisant état de son savoir d'arabisante spécialiste de l'islam, elle écrit dans l'introduction de son livre : “ Celui qui veut s'en tenir au texte, à la lettre, à la lecture littérale du Coran, peut trouver de quoi justifier une action guerrière et même terroriste. L'islam pose en effet problème parce qu'il est dans l'impossibilité d'échapper à ses textes fondateurs. (...) Il faut avoir le courage de dire que l'intégrisme n'est pas la maladie de l'islam. Il est l'intégralité de l'islam. Il est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs. (...) Il restera toujours et partout cet intégrisme diffus dans la société musulmane, qui n'est, en fait, que le désir d'application totale du Coran et de la Sunna à lettre (...) Cette culture islamique n'a que peu à voir avec la civilisation artistique brillante, qualifiée d'arabo-musulmane, qui est d'abord le fait des apports civilisationnels des peuples conquis comme les Byzantins et les Persans ” (pp. 10-12).

Il faut peser ce témoignage d'Anne-Marie Delcambre et souhaiter que beaucoup d'autres hommes politiques le fassent leur. Balladur a osé écrire : “ L'Occident vit sans doute la crise morale et politique la plus profonde qu'il ait traversé depuis les Grandes invasions ”... Il n'a sans doute pas tous les remèdes, mais il a posé le diagnostic !




Retourner à la page précédente
Reprise autorisée à condition de citer la source complète (auteur, revue, numéro, site)


Dernière édition par Delcambre le 11 Déc 2005, 20:35, édité 6 fois au total.

Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 12 Nov 2005, 16:04 
http://forum.la-croix.com/profile-php? bn=infos_lintgrationenfrance showuser=guest

:arrow: "Est-on sûr d'avoir bien entendu ?" : bien sûr , gros faux jeton du journal "La Croix" si favorable à l'islam ! :x


Balladur : vérités sur l'islam : de i.rioufol : le figaro de ce jour.

"Est-on sûr d'avoir bien entendu ? «Nulle part cette jalousie et cette volonté de revanche (NDLR : contre l'Occident) ne sont aussi accentuées que chez les musulmans.» Oui, c'est Edouard Balladur qui parle ainsi, dans un livre qui vient de sortir (1). L'ancien premier ministre dit aussi : «C'est par la violence guerrière, la ruse, l'assassinat, par des combats et des razzias aussi bien que par le prosélytisme et la parole qu'il (NDLR : Mahomet) a réussi à imposer sa religion (...).» Et encore : «Il n'y a aucune culture à laquelle l'Islam s'oppose avec autant de force qu'à la culture chrétienne.»

Cette succession de vérités interdites, venant d'un homme si peu provocateur, va affoler les bien-pensants. Même Nicolas Sarkozy, réputé briseur de tabous, n'ose désigner ainsi la culture islamique comme principal responsable du bouleversement identitaire annoncé de la société française. Le président de l'UMP voit même «une forme de racisme» chez ceux qui doutent de la comptabilité du Coran avec les valeurs de la République (2). Balladur, lui, parle de confrontation potentiellement «explosive», à cause d'un texte sacré «où l'apologie de la violence occupe tant de place».


Trente ans de discours corsetés ont rendu de telles opinions blasphématoires. Aussi faut-il saluer l'audace imprévue de cette personnalité pondérée, qui a décidé de braver les fatwas des maîtres censeurs. Prenant de court les médias, encore majoritairement réticents à décrire ces dérangeantes évidences, Balladur redonne à l'esprit critique sa liberté de ton, attendue par des citoyens en quête de sincérité chez leurs représentants. L'état de la société oblige à ne plus travestir les faits et à parler vrai.

Ce qui se laisse voir ne ressemble évidemment pas à la France rassemblée, cette sornette qui décrit une communauté musulmane intégrée et solidaire en tout. La réalité est plus complexe. Elle tient surtout au refus de l'islam de se plier à d'autres règles que celles du Coran, ce code qui exige d'être appliqué à la lettre. «L'islam affiche son originalité comme un drapeau ; ce n'est pas seulement une religion, mais une approche de la vie et une façon de penser qui imprègnent les comportements», rappelle Balladur.

Certes, il n'apporte pas de révélations à ceux qui suivent la montée en puissance de l'islamisme en France. Cette idéologie impérialiste, bien que minoritaire parmi les Français musulmans, incite à refuser l'assimilation. L'héritage des Lumières n'est plus considéré comme un modèle pour des populations nouvelles, portées par une immigration de peuplement soucieuse de garder ses propres codes et lois. Ce phénomène s'apparente d'ailleurs à une colonisation, n'en déplaise aux faussaires.


Les hommes politiques ne peuvent taire davantage cet affaiblissement prévisible d'un Occident critiqué, en s'abritant derrière le respect de l'autre et la lutte contre l'islamophobie."


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 12 Nov 2005, 17:19 
Pourquoi parler de Balladur? Parce que je me souviens d'un évènement: un avion détourné par des pirates. Et Balladur avait donné l'ordre de les abattre sur je ne sais plus quel aéroport. Et je lui donne entièrement raison . De plus j'ai découvert ses bonnes idées concernant l'islam. Alors sur ce site où certains ont mis des noms d'hommes politiques j'ai voulu mettre celui-ci. :D :D. En plus il aime ce que j'écris, cela change du roubaisien :x
Mais je suis ulcérée du laxisme des hommes politiques et surtout de leur PEUR de dénoncer les dangers de l'islam. On paiera un jour leur lâcheté TRES CHER. Le combat doit être au niveau mondial. Il n'y a pas de frontières pour le terrorisme, pas plus que pour la grippe aviaire et pour l' islam actif. La prévention scientifique par un vaccin approprié doit être , elle aussi, à l'échelle MONDIALE. Dénoncer les symptômes :idea: , montrer la progression du mal . C'est cela le travail de l'islamologue et de tout ceux qui sont attachés à la santé du corps social :D Ce n'est pas être islamophobe mais infidélophile.


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 12 Nov 2005, 18:01 
Masqué d'Al Aqsa
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 29 Oct 2005, 12:07
Messages: 2976
c'était l'airbus d'air france pris d'assaut par le gign à marseille.
pasqua était contre l'intervention, il préférait que les algériens réglent le problème.

une fois de plus le plus courageux n'était pas celui qui parlait le plus fort.
ceci est valable aujourd'hui avec le successeur de pasqua à l'intérieur


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 11 Déc 2005, 18:46 
.
http://mpf.hautefort.com

09.11.2005
La vaine polémique autour du mot jihad

Cette étude est tirée du livre "enquête sur l'islam" coécrit par des experts sous la supervision de la grande islamologue française Anne marie Delcambre. madame est Docteur d'Etat en droit, docteur en civilisation islamique,professeur d'arabe au lycée Louis-le-Grand à Paris. :roll: :wink:


La vaine polémique autour du mot djihad :

"Toujours dans une perspective d’accommodation de l’islam aux exigences de la modernité, il s’est nourri, ces dernières années, une polémique autour du sens à donner au terme jihâd. Tous s’entendent sur l’étymologie : jihâd dérive de la racine j .h .d et signifie « effort en une certaine direction ». Sans autre forme de procès, certains en déduisent que le sens primordial du mot serait « effort en vue du perfectionnement moral », d’autres allant jusqu’à conclure qu’il n’y a pas lieu de s’interroger sur le rapport du texte coranique à la violence ; chez l’un on lira que jihâd « ne comprend absolument pas la notion de sacralité de la guerre » (Ghaleb Bencheikh) ; chez un autre que cette même notion est « totalement étrangère à la mentalité musulmane » (Mohamed Talbi) ; chez un autre encore qu’elle n’a « aucune légitimité scripturaire » (Abdelwahab Meddeb) ; un dernier, enfin, signe un article intitulé « Aucune guerre n’est sainte en islam » ! (Malek Chebbel) ; cette polémique trouve sa raison d’être dans un triple manquement aux règles de la rigueur intellectuelle.

Tout d’abord , l’origine étymologique d’un mot ne suffit pas à rendre compte du sens pratique qu’il prend historiquement. Ensuite, commencer par évoquer l’effort en vue d’un perfectionnement moral pour définir le jihâd est un anachronisme. Enfin, le sens que revêt ce mot ne détermine pas à lui seul le rapport du Coran et de l’islam à la violence.







Avec le temps, le sens des mots évolue. C’est là une banalité de premier ordre ; dans un contexte culturel et historique particulier, un mot peut se figer sur un sens plus restreint que sa signification étymologique première,ou, à l’inverse la déborder complètement. Lorsqu’on dit d’une armée qu’elle a pacifiée un territoire, cela ne signifie pas qu’elle y ait fait œuvre que d’actions pacifiques. Pour ce qui est du jihâd, le sens étymologique est bien celui d’effort, mais le sens spécifique qu’il a pris historiquement en islam est d’abord lié aux prescriptions guerrières du Coran. Il n’y a là nul jugement de valeur, simplement un constat. C’est ensuite seulement que fut élaborée la notion d’un jihâd spirituel, ou « grand jihâd », mais pas avant le IXème siècle.

Avant d’en arriver là, revenons au VIIème siècle. Les conquêtes (futûh) font suite aux premières expéditions lancées par Muhammad, dont le succès est interprété comme un signe divin. Ces expéditions font l’objet de récits épiques : les maghâzi (expéditions guerrières) qui, avec le Coran, et les Hadîth , sont les textes musulmans les plus anciens. Y sont enregistrées les siyar (« conduites », pluriel de sîra), qui désignent les manières dont les premiers musulmans, au premier rang desquels Muhammad, se sont conduits, dans leur façon de mener les guerres de conquête et de décider du sort des populations conquises. C’est à la fin du VIIème siècle que sous le terme jihâd seront traités de façon juridique les procédés guerriers jusque-là enregistrés sous le terme siyar. Il y a là un changement de vocabulaire, mais le thème reste le même.

Et ce n’est donc qu’à partir du IXème siècle, dans le cadre de la mystique, que fut introduit et développé le thème du grand jihâd, conçu cette fois-ci comme un effort en vue d’un perfectionnement moral, une lutte intérieure contre les mauvais penchants, l’acceptation précédente de jihâd guerrier n’étant pas reniée mais requalifiée de « petit jihâd ». la création au IXème siècle de la notion de grand jihâd, ou jihâd majeur, est donc liée à l’avènement de la mystique musulmane, elle-même provenant de la fréquentation de la mystique chrétienne dont elle reprend certains aspects.

En outre, même si le terme jihâd avait désigné primordialement un effort en vue du perfectionnement moral, ce qui n’est donc pas le cas, la question des prescriptions violentes du Coran ne serait pas dissoute pour autant. Ces prescriptions emploient d’autres termes. Le vocable utilisé le plus souvent est celui de combat (qitâl). Le combat en question n’a rien d’abstrait, bien au contraire, puisque le verbe qâtala est une forme du verbe signifiant « tuer ». il s’agit d’un combat sans merci, à mort, jusqu’à la totale domination de l’islam sur le reste du monde. Alferd Morabia dresse la liste des verbes arabes utilisés. Ils signifient « combattre, tuer, razzier, attaquer, guerroyer, marquer de l’hostilité, frapper l’adversaire, partir en campagne ».

Notons à proppos des versets coraniques exhortant au combat que le contexte de leur formation, selon l’histoire sainte musulmane elle-même, est bien celui d’une guerre offensive lancée par l’islam naissant contre ce qui est en dehors de lui. La réalité décrite par le Coran est celle de razzias et de batailles lancées contre les non-musulmans, au prétexte qu’ils ne sont pas musulmans, à l’occasion desquelles sont tués des hommes, sont enlevées des femmes et des enfants pour être réduits en esclavages et partagés en butin. Et il est assez indifférent, finalement, de savoir si les injonctions guerrières du Coran y sont inscrites sous le terme jihâd ou sous un autre, puisqu’elles y sont inscrites. Qu’importe le mot puisque l’idée s’y trouve.

La règle de l’abrogation

Entre autres caractéristiques, le Coran présente celle de contenir des précisions sur la façon dont il soit être lu. On pourrait dire, avec le vocabulaire inélégant de la critique textuelle dernier cri, que c’est un texte autoréférent. Ainsi à plusieurs reprises (16, 103/101 ; 2, 100/106), Allah explique qu’il lui arrive de substituer un verset à un autre, en connaissance de cause, et que l’homme n’a pas à savoir ni à chercher pourquoi. De là naît la règle de l’abrogation.

Si deux versets contiennent des sentences ou des prescriptions contradictoires, l’ordre chronoloique tient lieu de critère décisif : c’est le dernier révélé qui a le dernier mot. Il arrive toutefois que des contradictions semblent apparaître au sein même d’une même sourate, à quelques versets d’intervalle, de telle façon qu’évoquer l’antériorité d’un verset sur l’autre devient difficile. Peut alors intervenir un critère interne à la formulation : celui de la plus grande précision.

Cela étant, dans la perspective coranique, l’existence des contradictions peut s’expliquer par le fait qu’Allah emploie des ruses avec les hommes. Au bout du compte, ce qui importe est que sa volonté soit précisée et observée à la lettre par les hommes. Il existe aujourd’hui un débat sur l’historicité des versets concernant l’abrogation, débat qui s’ajoute à celui concernant l’historicité du Coran en général.

Cependant, sur le plan de la violence coercitive,(…) la question importe peu puisqu’il n’y a pas vraiment de contradiction entre les différentes périodes reconnues, mais plutôt une progression. Les menaces que la tradition musulmane considère comme de la période dite mecquoise se traduisent par une violence bien concrète dans la période suivante, dite médinoise.

"Déploiement chronologique de la violence dans le Coran

Dans le Coran, tel qu’il se présente depuis que le corpus en a été fixé, les sourates sont classées non par ordre chronologique, mais par ordre décroissant de longueur, à l’exception de la première (la fatiha). La sourate 2 est ainsi la plus longue, puis vient la troisème, etc. cependant, la tradition islamique elle-même conduit à élaborer un ordre chronologique approximatif, notamment grâce à la biographie du Prophète( Sîra).


Considéré selon cette chronologie, le texte suit une progression au cours de laquelle le prophète de l’islam annonce tout d’abord l’imminence du jugement dernier. Il s’identifie aux personnages de la Bible tels qu’il les perçoit, appelle à la solidarité avec les pauvres, reprenant en cela un thème biblique ; il lance des diatribes contre ceux des habitants de la Mecque qui ne croient pas à son rôle d’Envoyé de Dieu. Muhammad déchaîne la colère divine contre eux, colère qui n’est encore que verbale :

"Ton Seigneur t’accordera bientôt ses dons et tu seras satisfait. Ne t-at-il pas trouvé orphelin et il t’a procuré un refuge. Il t’a trouvé errant et il t’a guidé. Il t’a trouvé pauvre et il t’a enrichi. Quant à l’orphelin, ne le brime pas. Quant au mendiants, ne le repousse pas. » (93, 5/11)

"Fais entendre la rappel ! Tu n’est que celui qui fait entendre le Rappel et tu n’es pas chargé de les surveiller. Quant à celui qui se sera détourné et qui était incrédule : Dieu le châtiera du châtiment le plus grand. » (88, 21/24)

Des histoires mettant en scène des personnages bibliques sont développées ; un rapprochement avec les Juifs et les Chrétiens est recherché :

« Ne discute avec les gens du Livre que de la manière la plus courtoise.-Sauf avec ceux d’entre eux qui ont été injustes-
Dites : nous cryons à ce qui est descendu vers vous. Notre Dieu qui est votre Dieu est unique et nous lui sommes soumis. » (29,46)

Mais les Juifs et les chrétiens refusant de reconnaître la prophétie de Muhammad, les voici accusés d’avoir été infidèles à ce que Dieu leur avait transmis, d’avoir opéré une falsification (tahrîf) du « message » que Dieu avait déjà « fait descendre » pour eux :

« Comment pouvez-vous désirer qu’ils croient avec vous, alors que certains d’entre eux ont altéré sciemment la Parole de Dieu, après l’avoir entendue ? ( 2,70/75)

« Ô gens du livre ! Pourquoi dissimulez-vous la vérité sous le mensonge ? Pourquoi cachez-vous la vérité, alors que vous savez ? » (3,71)

Pour se démarquer de juifs, la direction de la prière est modifiée, de Jérusalem vers la Mecque (2,139/144). Surtout, les menaces de la première période envers les Mecquois débouchent sur une violence bien concrète. Des razzias sont lancées contre les caravanes de la Mecque. De nombreuses diatribes sont adressées aux Hypocrites (Munâfiqûn), ceux des habitants de Médine qui ne suivent pas Muhammad dans ses entreprises de razzias.

« Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition et que le culte d’Allah soit rétabli » (2,189/193).

« Ils t’interrogent au sujet du butin. Dis : « Le butin appartient à Allah et à son Prophète. Craignez Allah ! Maintenez la concorde entre vous. Obéissez à Allah et à son Prophète, si vous êtes croyants ! » (8,1)

Selon les sources musulmanes elles-mêmes, deux des trois tribus juives de Médine –les Banu Qaynuqa et les Banu Nadhir- sont expulsées. La troisième tribu –les Banu Qurayzah- est accusée ensuite d’avoir voulu soutenir les ennemis mecquois, lors du siège que ceux-ci firent de Médine, en représailles aux razzias de Muhammad ; une fois le siège levé et le danger écarté, les membres de cette tribu sont sommé de se convertir à l’islam, ce qu’ils refusent de faire. Tous les hommes de la tribu, plusieurs centaines, sont alors décapités; les femmes et les enfants, réduits en esclavage, sont partagés entre le Prophète et ses fidèles.

Enfin, la violence se tourne contre tous les non-musulmans, sans exception, tous accusés de ne pas croire à l’Envoyé de Dieu, et d’être soit polythéistes, soit de mauvais monothéistes, c’est-à-dire d’associer à Dieu autre chose que lui-même (shirk). Le combat devient radical, toute non-appartenance à la communauté des croyants (Umma) étant perçue comme une agression à son encontre. Ordre est donné de combattre tous les non-musulmans et de leur faire payer le tribut (9,29). C’est en se fondant sur cet ordre que la domination politique de l’islam, qui se confond totalement avec sa domination religieuse, s’étendra bientôt à tout le Proche-Orient, dès le califat de ‘Umar.

De la lecture du Coran et de l’histoire sainte de l’islam, il ressort ainsi que les deux formes majeures de corruption (fasâd) qui appellent le courroux divin, sont la falsification des écritures (tahrîf) et l’« associationisme » (shirk). Nous allons nous attacher à comprendre plus précisément ce que l’une et l’autre de ces corruptions recouvrent, et quels châtiments elles méritent aux yeux du Coran.

« Pas de contrainte en religion » ?

Pourtant, nous répondra-t-on, on trouve dans le Coran l’interjection : « Pas de contrainte en religion ! » Cette citation, tirée du verset 257/256 de la sourate 2 est sans doute devenue aujourd’hui la plus célèbre du Coran, puisque très médiatisée, dans la presse, à la radio, à la télévision. Il importe ici de la prendre en compte et d’en percevoir le sens réel. Lorsqu’elle est citée, cette phrase est toujours sortie de son contexte, pour promouvoir l’idée que l’islam, à l’instar de Vatican II, prônerait la liberté religieuse et lui donnerait même force de loi. Or, une telle perception ne résiste pas à l’examen scrupuleux du texte. Si, en effet, le sens de ce verset était d’inciter à la liberté religieuse –ne contraignez pas les gens en matière religieuse !- alors, pourquoi dans la même sourate 2, juste auparavant (versets 193 et 216), puis plus encore dans des sourates considérées comme postérieures, rencontre-t-on tant d’appels à lancer la guerre contre les païens, les juifs et les chrétiens en vertu de ce qu’ils n’adhèrent pas à l’islam ? Comment comprendre alors cette fameuse formule sur la contrainte en religion, puisque tant de versets coraniques appellent à contraindre en matière religieuse ?

Selon Dominique Urvoy, cette exclamation n’a jamais signifié un appel à la tolérance : « Le verset lui-même ne fait référence qu’au droit des non-musulmans à embrasser l’islam sans qu’on les empêche. Et c’est bien comme cela qu’il a toujours été compris, du moins dans l’ordre de la pratique. »

La suite du verset –« celui qui est infidèle aux idoles et croit en Allah s’est saisi de l’anse la plus solide et sans fêlure »- montre que c’est d’islam dont il est question, et porte crédit à cette explication : c’est à l’islam qu’il ne faut pas empêcher quiconque de se convertir.

Nous proposons ici un complément d’explication.

La phrase sur la contrainte est précédée d’un hymne à la gloire de la toute-puissance divine :

« Allah ! Il n’y a de Dieu que lui : le Vivant ; celui qui subsiste par lui-même ! Ni l’assoupissement, ni le sommeil n’ont de prise sur lui ! Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre lui appartient ! Qui intercédera auprès de lui sans sa permission ? Il sait ce qui se trouve devant les hommes et derrière eux, alors que ceux-ci n’embrassent de sa Science que ce qu’il veut. Son trône s’étend sur les cieux et sur la terre : leur maintien dans l’existence ne lui est pas une charge ; il est Très-Haut, l’inaccessible. » (2,256/255)

« Pas de contrainte en religion ! La voie droite se distingue de l’erreur. Celui qui ne croit pas aux Taghout (rebelles, idoles)- et qui croit en Allah, a saisi l’anse la plus solide et sans fêlure.-Allah est celui qui entend et sait tout. » (2,257/256)

L’exclamation sur la contrainte en religion apparaît donc à la suite d’une exaltation incantatoire de la toute-puissance divine. Il semble nettement qu’il puisse y avoir un lien entre cela et la fameuse « absence de contrainte » : une fois entré en religion, c’est-à-dire ici en islam, il suffit de se laisser porter par la mouvance de la toute-puissance divine, et on ne ressent plus la moindre contrainte. La liberté adhère d’autant plus facilement à la religion , à la soumission en Allah, qu’elle se découvre alors dans la mouvance même de la volonté du Dieu tout-puissant à laquelle rien ne résiste et donc qui ne connaît pas de contrainte. Le croyant ne ressent pas de contrainte une fois entré dans la religion, il se sent libéré, il distingue aisément la droiture de l’égarement. Il devient « fils de la rectitude » (nom d’Averroès : Ibn Rushd, « fils de la rectitude ») solidement assuré de son chemin ; il ne ressent nulle division en lui-même.

Mais le fait qu’une fois soumis en Allah, on ne ressente pas de contrainte ne signifie nullement qu’il ne soit pas légitime d’user de contrainte en matière religieuse, pour faire entrer autrui dans la « vraie » religion ! Tant que l’homme est au seuil de l’islam, toutes les contraintes sont permises pour l’y faire entrer, mais une fois dedans, c’est là qu’il se sent libéré, sans affliction, sans contrainte, du moins selon le Coran. Voilà, en toute une interprétation possible de ce passage. On le sait, les éxégètes musulmans ont interprété la phrase : « Pas de contrainte en religion » de façons très diverses, ainsi que le rapporte al-Tabari (839-923), dans son commentaire du Coran. Néanmoins, lorsqu’un texte religieux contient une phrase qui fait litige, il est légitime de chercher la concordance avec le texte dans son ensemble.

"L’historicité des prescriptions violentes

Lorsqu’il étudie un système religieux, l’historien peut suivre deux voies distinctes mais complémentaires. La première est ce que l’on appelle la démarche historico critique, qui consiste à porter un regard critique sur les fondations de ce système dans leur rapport aux faits historiques avérés. En matière d’islam, les plus riches analyses de ce type sont dues notamment à Ignace Goldziher, Régis Blachère, Patricia Crone, ou encore à Christoph Luxemberg.

Cette démarche historico critique ne doit pas escamoter la seconde voie de recherche, qui consiste à penser la narration religieuse dans sa logique propre, au travers d’une grille d’analyse éthique et anthropologique. Il s’agit de prendre le texte pour ce qu’il prétend être, dans son corpus canonique, dans son histoire « officielle », pour saisir ce par quoi se construit l’édification. Toute narration religieuse, en effet, quel que soit le rapport de ses fondements scripturaires à la vérité historique, devient à son tour productrice d’histoire, marquant profondément de son empreinte les représentations humaines du monde sur lequel elle résonne. Parmi les spécialistes de l’islam qui pratiquent cette démarche de critique interne, citons Alfred Morabia, Roger Arnaldez, et le regretté Antoine Moussali.





Parmi les 63 expéditions militaires répertoriées par l’histoire sainte de l’islam, on compte quelques assassinats politiques, dont ceux de poètes dont les vers étaient irrévérencieux envers Muhammad. Des expéditions sont lancées contre les populations sédentaires, notamment juives et chrétiennes. Il apparaît aujourd’hui à l’historien que la Sîra a été écrite pour donner une cohérence narrative au Coran. Pas plus que pour le reste des éléments de cette biographie écrite deux siècles après les faits, la science historique ne retrouve trace de l’existence des tribus juives expulsées ou exterminées par Muhammad dont il est fait mention. Il n’en demeure pas moins que le Coran atteste bien que Muhammad a entrepris des expéditions militaires contre des populations juives et chrétiennes afin de les soumettre, ce qui en soit compte plus que de connaître leurs noms exacts.

Le dogme officiel considère que la reception du Coran fut terminée en 632 avec la mort de Muhammad et que sa collecte le fut sous le calife Othman (644-656). Le point de vue de l’historien diverge de cette version des choses. Muhammad est certainement mort après 632, mais surtout le règne de ‘Abd al-Malik (686-705) fut une étape manifestement décisive dans le processus de fixation du texte. Cependant, même si ‘’Abd al-Malik renforça vraisemblablement dans le texte coranique l’antagonisme contre les juifs et les chrétiens, il n’en demeure que les grandes lignes étaient données du vivant de Muhammad. « Il est ainsi évident que les premiers musulmans adhéraient à un culte qui comportait des pratiques et des croyances clairement définies, distinctes des autres religions existant alors. »

Parmi ces fondements, la légitimation théologique de la force physique des musulmans contre les non-musulmans, au motif qu’ils ne sont pas musulmans, est une donnée tout à fait déterminante, qui a valeur d’édification.

L’intérêt économique de la dhimma

Puisque tout musulman est en droit de tuer un non-musulman, le droit du musulman sur le non-musulman est un droit absolu. Lui épargner la mort est donc perçu comme l’expression d’une magnamité dont le prix pour le bénéficiaire sera la soumission politique dans le cadre d’une humiliation :

« Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes : vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allah. Si les détenteurs de l’Ecriture avaient cru, cela eût été mieux pour eux. Parmi eux, il est des Croyants, mais la plupart sont des pervers. » (3, 106/110)

« ( …) Combattez-les jusqu’à ce qu’ils paient directement le tribut après s’être humilié. » (9,29)

Assurément, l’élaboration du système de la dhimma relève d’un sang-froid exceptionnel. Qu’on veuille en effet prendre en compte ceci : ce seront essentiellement les foules chrétiennes soumises par l’islam qui financeront, par le paiement des impôts liés au statut de dhimmi, les nouvelles guerres de conquête contre leur propre coreligionaires organisées par l’islam. Alors se construira une civilisation urbaine très prospère, au sein de laquelle, à Bagdad, à Cordoue, un nouveau mode de vie citadin et raffiné supplantera assez rapidement les coutumes bédouines des cavaliers du désert, aux dépens de la paysannerie autochtone. Jamais empire ne s’était étendu aussi loin en Occident. Il héritera de la fine pointe culturelle de son temps, grâce aux chrétiens d’Orient qui traduiront vers l’arabe depuis le grec et le syriaque la majeure partie du savoir philosophique et scientifique d’alors.


Dans l’empire musulman du ou des premiers siècles, du moins dans la partie qui s’étend d’Andalousie jusqu’en Syrie, le monde paysan reste composé en large majorité de chrétiens, constituant dès lors la vache à lait d’un empire qui se destine, de façon organisée et patiente, à supplanter les références religieuses de ceux dont il exploite les forces vives. Au fil du temps, souvent pour échapper à un impôt qui devenait écrasant, les paysans se convertirent à la religion des dominateurs à tel point qu’à partir du VIIIème siècle, le pouvoir musulman, soucieux de préserver ses recettes fiscales, souhaita empêcher le mouvement de fuite vers les villes des paysans qui, accablés, adoptaient la nouvelle religion.

Il arrive encore aujourd’hui de lire par endroits que la dhimma, cet ensemble de règles mis en place par l’islam envers les membres des autres religions, était admirable pour son degré de tolérance et même que « l’islam a inventé la liberté religieuse ». En guise de liberté religieuse, il s’agit d’un système où les non-musulmans ont des droits civiques inférieurs par le fait même qu’ils ne sont pas musulmans, leur droit à la vie étant suspendu au fait qu’ils acceptent la domination politique des musulmans. Mais aussi et peut être surtout, il s’agit d’un système imposé par l’épée à des populations qui, dans un premier temps, ne constituent pas des minorités, comme on le lit sans cesse, mais bien l’immense majorité.

Lorsque les guerriers musulmans pénétrèrent sur le pourtour méditerranéen, ils eurent affaire à des populations plus lettrées et moins belliqueuses qu’eux-mêmes, ce qui représenta un défi spirituel, comme le rappelle Jacques Ellul. Immédiatement après les conquêtes, les maîtres musulmans représentaient peut être 1 ou 2% de la population totale ; peut être 5, ou 10% au bout d’une ou deux générations, grâce à la prise des femmes dans les butins de guerre et à la pratique assumée de la polygamie qui permettaient de procréer davantage, d’augmenter en nombre, et d’enraciner l’implantation. Les musulmans constitutaient en quelque sorte une caste dominante et militaire.

Dans ce contexte très particulier, c’était l’intérêt des musulmans d’être tolérants. Ils n’avaient pas les moyens de faire autrement que d’engager des ministres juifs ou chrétiens et d’appuyer leur organisation politique sur les populations indigènes. C’était là une condition à la possibilité même du pouvoir. Systématiquement ou presque, lorsqu’un auteur fait référence à la situation de « tolérance » où vécurent les populations non musulmanes dans le nouvel empire, la question se trouve dissociée de celle touchant au mode originel de son expansion. Saluons tout de même quelque exceptions.

Ainsi Bat Ye’or : « Il importe de préciser que la dhimmitude n’est à aucun niveau comparable à la condition des Juifs en Chrétienté. Si les califes arabes ou les sultans turcs avaient –comme les rois chrétiens du Moyen Âge, à l’égard des communautés juives clairesemées sur leur territoire- décrété l’expulsion des dhimmis, leurs contrées se seraient vidées de la totalité de leur population. La violence religieuse se manifesta par d’autres canaux, car le contexte démographique et idéologique de la dhimmitude diffère radicalement des relations entre l’Eglise et la Synaguogue. Précisions nécessaire pour éviter le piège de comparaisons fallacieuses. »

Ainsi Rémi Brague : « Comment les (conquérants) auraient-ils eu la possibilité physique , même s’ils l’avaient voulu, d’anéantir de telles masses ou de les contraindre à la conversion ? Le système de la dhimma était une solution très habile pour une situation paradoxale. »

Vouloir, dans les premiers temps des conquêtes appliquer à la lettre le Coran, interdire toute autre religion que l’islam, aurait donc supposé de tuer tout le monde, ce qui n’était ni payant, ni même faisable. La première condition pour qu’une population en persécute une autre, même si elle y aspire, c’est qu’elle en ait les moyens. La deuxième, c’est qu’elle y trouve un intérêt. Une stratégie qui se serait donné pour méthode d’interdire immédiatement tout autre religion que celle des envhaisseurs aurait abouti à l’assèchement productif des terres conquises et, renfant l’entreprises de conquête beaucoup plus difficile, l’aurait condamnée à un échec inévitable.Une véritable oppression politique sur les populations conquises n’a pu se mettre en place que lorsque le pouvoir était fermement implanté.

A quoi il faut ajouter que ce système s’articule avec l’éxecration dont font l’objet les non-musulmans. Ils sont même qualifiés « d’impureté » par le Livre de l’islam. Ainsi :

« Ô vous qui croyez !! Les infidèles ne sont qu’impureté. Qu’ils n’approchent donc point de la Mosquée sacrée après la présente année.(…) » (9,28)

S’il s’agissait d’une impureté morale, peu importerait leur présence physique en tel ou tel lieu. « Le kâfir du coran n’est cependant pas la copie de l’incrédule et de l’hérétique tel qu’il se présente dans le judaïsme et le christianisme. » Il s’agit ici d’une impureté matérielle, physique. Cette notion d’impureté renforce l’idée de ségrégation. De sorte que la nécessité de se distinguer des « infidèles » deviendra un thème de prédilection pour les premiers penseurs religieux de l’islam : « Distinguez-vous (khâlifû) des Associateurs », ou, plus précisément, des juifs, des chrétiens, ou des zoroastriens. Ainsi ces deux hadîth : « Agissez contrairement aux idolâtres, laissez poussez votre barbe et taillez vos moustaches. » « Les juifs et les chrétiens ne se teignent point ; faites le contraire. »

Sur l’interdiction du meurtre

Assez régulièrement, à la suite de tel ou tel événement dramatique, et notamment après les attentats (…) on entend citer le Coran en ces termes : « Quiconque tue une victime innocente, c’est comme s’il avait tué toute l’humanité. » Cette citation est alors abondamment relayée dans le médias et suscite une approbation unanime.
Or, le coran dit précisement :

« Quiconque tuerait une personne qui elle-même n’a pas tué ni commis de forfaiture ( fasâd) sur la terre, c’est comme s’il avait tué les hommes dans leur totalité » (Sourate 5, Verset 35/32)

Ainsi que nous allons le voir, la différence entre le texte coranique et la façon dont il est régulièrement cité est tout à fait déterminante.

Dans la forme où on le cite régulièrement, le verset qui nous occupe se rapproche d’une formule du judaïsme rabbinique, dans la Michna, qui précède de plusieurs siècles le Coran. On la trouve dans le Talmud de Babylone en ces mots : « celui qui détruit une seule vie humaine en Israël, cela lui est compté par l’Ecriture comme s’il avait détruit tout un monde. ». Par elle-même, cette sentence n’a de sens qu’en ce qu’elle confère à l’homicide un caractère d’infinie gravité, bien que le principe soit ici restreint à Israël.

Ainsi donc la phrase du Coran se distingue de celle de la Michna par une interpolation venant préciser ce qui fait exception au principe anti-homicide : il est interdit de tuer quiconque, SAUF si cette personnne est elle-même coupable de meurtre ou de fasâd, terme qui peut être traduit par « désordre, immoralité, corruption », ou encore par « forfaiture ». La notion, le substantif fasâd a été repris en droit musulman ainsi qu’en philosophie arabe.


Le Fasâd dans le droit musulman et en philosophie arabe

En droit musulman (fiqh), c’est Abû Hanîfa (mort en 767), le premier des fondateurs d’écoles juridiques musulmanes, qui emploie le mot fasâd pour désigner la nullité radicale qui frappe un acte juridique, non par manquement d’un des éléments indispensables à son existence, mais par violation « des conditions de validité stricto sensu exigées pour sa perfection ». Ce sens négatif du terme, dans son acceptation juridique et dans son usage pratique, est en conformité avec la signification qu’il reçoit dans le domaine de la philosophie.

En philosophie en effet, le terme fasâd est utilisé pour désigner la corruption, dans le sens de la phtora d’Aristote qui désigne, comme antonyme de génération, l’un des deux modes du changement selon la substance. Autrement dit, la corruption (fasâd) est un changement qui détruit. Une bonne partie des œuvres de la philosophie arabe (falsafa) consistant en commentaires d’Aristote, on comprend aisément que le terme y soit récurrent.

Le verset coranique que nous avons cité spécifie bien que peut mériter la mort le coupable d’un meurtre ou d’un fasâd.

A la lumière de son interprétation en philosophie comme processus destructeur, nous comprenons à présent que l’incirmination de fasâd soit directement liée à celle de meurtre. Or, étant donné l’usage extensif du terme tel que nous pouvons l’observer par exemple en droit, la fonction du fasâd dans ce verset paraît bien être d’estomper la frontière entre le meurtre et la simple forfaiture.

Dès lors comment interpréter les choses ? La permission de tuer le coupable d’un fasâd suppose-t-elle que le fasâd se limite au meurtre (interprétation restrictive), ou bien tout fasâd est-il assimilable à un meurtre (interprétation extensive) ? On ne saurait interpréter le Coran à partir d’un seul de ses versets ; il convient de saisir comment il s’inscrit dans l’ensemble du texte.

Néanmoins, une première observation s’impose : systématiquement, lorsque le Coran parle de l’interdiction du meurtre, comme un fil rouge, il introduit une exception ; Au verset 68 de la sourate 25, ainsi qu’au verset 35/33 de la sourate 17, ou encore 152/151 de la sourate 6, est écrit ceci : « Sinon en droit, ne tuez pas votre semblable qu’Allah a déclaré sacré ! »

.




Islamisation de la France :roll: :wink: :idea:


La gauche bien-pensante semble moins bien connaître le Coran que Philippe de Villiers. La religion musulmane est en effet prosélyte et c’est même une obligation religieuse que de prêcher la bonne parole auprès des égarés. Tous les exégètes reconnus l’admettent : L’islamisation de la France est une nécessité pour réaliser le projet ultime : la Oumma.
Il n’y a rien de choquant pour un musulman dans ces propos. C’est d’ailleurs l’argument essentiel qui fait que l’électorat musulman ne peut être conquis que par des partis soutenant les islamistes, à savoir, l’extrême droite qui opère depuis 1997 [1] des rapprochements au plan local avec l’islam politique, et depuis quelques années, l’extrême gauche qui a abandonné son athéisme pour grossir ses rangs d’un nouveau prolétariat [2] incarné par les musulmans.
Concernant les islamistes et l’extrême droite, libération titrait dans son édition du 17 janvier 2004 « Quand certains extrémistes de droite sont séduits par le look barbu », où l’on peut lire « Une conjonction d’intérêts rapproche aujourd’hui certaines franges (...) issues des milieux islamistes et de l’extrême droite la plus dure ».

Par ailleurs, les propos du Président du MPF sont tièdes en comparaison à la réalité prônée par les prédicateurs. Il s’agit, en parallèle de l’islamisation qui est un devoir de tout musulman et dont le but est d’agrandir la Oumma, de manière pacifique si possible, de réislamiser les populations nées ou de parents nés dans des pays musulmans. Là encore, le terme n’est aucunement choquant pour les exégètes les plus en vogue, puisque le courant musulman le plus actif étant de tendance fondamentaliste -Salafisme, Wahhabisme, et Frères musulmans-, le musulman de filiation maghrébine est considéré comme « mauvais musulman », et devant être ré-islamisé.

Aussi, s’il y’a des propos irresponsables et condamnables, ce sont ceux qui n’osent pas dénoncer « l’islamisation de la France ». Et ce, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, parce que l’islamisation est actée de manière générale -l’Islam étant expansionniste, il ne souffre aucune concurrence- depuis 14 siècles par la révélation, ne pas reconnaître son prosélytisme comme essentiel à son existence, revient à tenter de réviser les paroles divines. En d’autres termes, la gauche et l’extrême gauche se positionnent eux-mêmes en négateurs de Coran, et donc en blasphémateurs, qu’en Arabie Saoudite, au Soudan ou en Iran, on aurait promis à la lapidation publique. Il va sans dire que la France ne disposant pas encore de « Charia Court », les lapidations se feront aux urnes.

Ensuite, parce que nier la progression de l’Islam en France depuis 30 ans relève de l’amnésie, du mensonge ou de l’inconscience. La prolifération de burkas en région parisienne ne sont pas le fait du hasard, mais bien d’une stratégie programmée et réalisée avec une haute efficacité.
Il ne s’agit pas ici de condamner les musulmans, mais d’énoncer les faits. En France aucune région n’est épargnée, même si les records sont momentanément détenus par les grandes villes telles que Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg, Lille, les islamistes avouent d’eux-mêmes travailler afin de répandre l’Islam partout en France.
La même méthode est à l’œuvre chez nos voisins européens.

Et enfin, ne pas se préoccuper de l’islamisation rampante de la France revient à sacrifier des franges de populations non communautaristes, dans lesquels on trouve pêle-mêle des maghrébins musulmans, athées, agnostiques, sans compter la majorité « française de souche » qui se sentira trahie par cette préférence communautariste. Les français dans leur ensemble sont d’ailleurs choqués de voir nos élites laïques commettre de graves erreurs de spéculations démographiques. Entre les 5 millions de musulmans de Sarkozy et les 8 millions du FN, vient se positionner Delanoë en annonçant dans sa lettre à De Villiers, 10% de musulmans dans la population française [3], soit plus de 6 millions. A ce train là, pour endiguer le chômage, les gauches finiront par adopter le slogan non encore imaginé par l’extrême droite islamiste, mais que je vous livre en exclusivité : « Pour éradiquer le chômage c’est simple. Il y’a 10% de chômeurs et 90% de non musulmans » [4].

Islam et terrorisme
En tant que musulman, j’affirme que l’islamisme ne peut naître que de l’Islam. C’est même ridicule de penser le contraire.
En tant que musulman, j’affirme que l’intégrisme musulman ne peut naître que de l’Islam, et c’est tout aussi navrant que de savoir qu’il puisse y avoir polémique à ce sujet.
En tant que musulman, j’affirme que l’islamisme est générateur de terrorisme, et je défie quiconque de me démontrer le contraire.

Oui, l’Islam est le terreau de l’islamisme. Oui, l’islamisme est le terreau du terrorisme. Nier cette réalité est avant tout prendre position contre la majorité des musulmans lucides qui n’aspirent pas au jihad, et privilégier la takia largement utilisée par les islamistes : Faire la guerre en feignant de promouvoir la paix.

Aucun des meurtriers, aucun des terroristes au nom de l’Islam ne regrette son geste. La fidélité à la révélation est la règle. « Je suis un moudjahid. J’appartiens au GIA, avec un grand G, un grand I et un grand A. Un moudjahid n’a peur que d’Allah ", lançait Boualem Bensaïd au substitut du procureur, Irène Stoller, lors de son premier procès en juin 1999. » [5]
Plus près de nous, l’assassin de Théo Van Gogh a affirmé que son acte a été commandé par Dieu, et qu’il ne regrettait rien. Refusant de se défendre et menaçant de recommencer s’il était libéré, il a réclamé l’application de la peine de mort à son encontre afin de mourir en martyr.

L’assertion « l’Islam est le terreau de l’islamisme, et l’islamisme est le terreau du terrorisme » est vérifiée par le témoignage des musulmans. Comment peut-on la nier en prétendant défendre ceux qui la soutiennent ?

La prise de conscience s’impose aux politiques
C’est en réalité servir l’extrême droite que de ne pas s’approprier les problématiques concernant l’Islam. De même que pour l’immigration, c’est au contraire rendre service aux musulmans que de dénoncer les dérives liées plus ou moins directement à l’Islam. Nos élites ont l’obligation de prendre à bras le corps ces questions, et s’armer de courage pour leur apporter les réponses adéquates. La tâche n’est pas facile eu égard à l’amalgame entretenu par certains qui associent toute critique de l’Islam ou de l’islamisme au racisme et profèrent des fatwas anesthésiantes.

Le parti socialiste est hautement concerné par cette exigence de prise de conscience s’il ne veut pas reproduire les graves erreurs commises par Mitterrand en manipulant l’immigration pour créer un adversaire, précisément le Front National. L’électorat musulman n’est pas le même que l’électorat immigré des années 80. Moins fiable, il ne résonne pas en termes de racisme, il se positionne en faveur de celui qui lui garantit le plus d’éloignement possible des principes républicains, et le plus de rapprochement possible du communautarisme.
Le PS ne pourra donc que perdre son énergie, puisque cet électorat est une réserve naturelle de la droite dure, de l’extrême droite -à condition que les partis concernés modifient leur discours dans la forme-, ou de l’extrême gauche. Il est d’ailleurs regrettable que le rapport de Malek Boutih ait été enterré sans que la direction du parti socialiste ait pris la peine d’ouvrir un débat autour des questions judicieuses qu’il pose.

C’est la gauche de Malek que nous soutiendrons, et non un PS frileux, qui n’ose pas aborder les questions de fond.

* Ce texte a été communiqué au secrétaire général du parti socialiste


--------------------------------------------------------------------------------

[1] Cette année a vu la naissance du Parti Musulman de France à Strasbourg, présidé par Mohamed Latréche, proche des partis néo-nazis, ainsi que l’alliance aux municipales de Tourcoing entre la tête de liste RPR Christian Vaneste et Salim Achiba représentant la communauté musulmane. Voir http://www.mmlf.org/article.php3 ?id_article=219

[2] L’extrême gauche et une partie de la gauche socialiste ont favorisé l’entrisme des islamistes au sein du Forum Social Européen. Ainsi, en 2003 à Paris, l’Islam politique fut consacré. Puis en 2004, à Londres grâce au soutien des gauches et en particulier du Maire de Londres, les islamistes ont transformé le FSE en tribune de propagande où même ATTAC, initiateur du projet fut évincée. Voir à ce sujet notre article expliquant la stratégie d’une entre l’extrême gauche et les islamistes http://www.mmlf.org/article.php3 ?id_article=309

[3] « J’éprouve de la colère à l’idée qu’un député de notre République stigmatise publiquement 10% de la population de la France » : extrait de la lettre de Bertrand Delanoë à Philippe de Villiers datant du 25 juillet 2005

[4] Ce slogan ne reflète qu’une pure réal-fiction et n’engage d’aucune façon la gauche

[5] L’Humanité du 1er octobre 2002


10:15 Publié dans islam | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

12.09.2005
Mouloud Aounit a porté plainte contre Villiers, une blague?



Mouloud Aounit, a sursauté quand le président du MPF a dit à Claire Chazal le 14 Juillet

"nous , responsables politiques, savons que la troisième guerre mondiale est déclarée. C'est une guerre qui a été déclarée et déclanchée par l'islamisme radical. Et nous ne pouvons pas continuer à assister impuissants à l'islamisation progressive de la société française. « Il faut donc d'urgence (et moi c'est la proposition que je fais en profitant de votre antenne) créer une garde nationale qui aura trois missions : « La première : rétablir les frontières (tant pis pour l'Europe, tant pis si on doit dénoncer le traité de Schengen) et les contrôler. « Deuxième mission : investir les quartiers islamistes. « Troisième mission : contrôler les mosquées. Je ne comprends pas la proposition du Ministre de l'Intérieur (et je lui demande d'y renoncer) qui consiste à faire financer les mosquées par les contribuables français. « (...) Moi je crois que l'Islam est le terreau de l'islamisme, et l'islamisme le terreau du terrorisme, donc on ferait mieux de faire attention. »

Il s’est empressé de saisir le haut comité à la lutte contre les discrimination (HALDE), ainsi que de porter plainte pour « provocation à la haine raciale et à la discrimination ». voici le communiqué du mrap :

"Par cette déclaration, Philippe de Villiers se situe délibérément sur le même terrain et joue sur les mêmes ressorts que les terroristes, à savoir la haine et la peur pour distiller la violence et le racisme. Devant la gravité de ces propos publics, le MRAP saisit ce jour le Président de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, Louis Schweitzer."


Mouloud Aounit, président d’une coquille vide de quelques centaines d’ adhérents vivant grâce aux centaine


Dernière édition par Delcambre le 11 Déc 2005, 20:47, édité 1 fois au total.

Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 25 Déc 2005, 12:51 
CLICHY-SOUS-BOIS

Villiers soutient Raoult,
Emmanuelli veut des sanctions

NOUVELOBS.COM | 23.12.05 | 17:03

"Vous avez vu ce qui est arrivé à Alain Finkielkraut, maintenant c'est Eric Raoult, on ne peut pas exprimer la vérité sur ce qui s'est passé", affirme le président du MPF.


Philippe de Villiers (Sipa)

L e président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers a salué vendredi 23 décembre sur France-2 le "courage" d'Eric Raoult, député-maire UMP du Raincy (Seine-Saint-Denis), qui a affirmé que Clichy-sous-Bois faisait "honte" à la France. "Quand j'écoute Eric Raoult, je me dis: tiens, voilà un homme courageux qui brise la langue de bois", a déclaré Philippe de Villiers.
"Vous avez vu ce qui est arrivé à Alain Finkielkraut, maintenant c'est Eric Raoult, on ne peut pas exprimer la vérité sur ce qui s'est passé", a-t-il ajouté en faisant allusion à la crise des banlieues.
"On a eu affaire à une révolte ethnique et religieuse dans nos banlieues, non pas simplement une révolte sociale", a ajouté le président du MPF, indiquant qu'il "soutenait" Eric Raoult.
Dans une interview à l'hebdomadaire d'extrême droite Minute, Eric Raoult avait affirmé que Clichy-sous-bois "faisait honte à notre pays" et demandé que cette ville soit "mise sous tutelle".

L'intellectuel Alain Finkielkraut avait notamment estimé, dans un entretien paru dans le quotidien israélien Haaretz, que la crise des banlieues était "une révolte à caractère ethnico-religieux", des propos qui avaient suscité une vive polémique.

Emmanuelli interpelle Accoyer

Le député socialiste des Landes Henri Emmanuelli a insisté vendredi pour que la vice-présidence de l'Assemblée nationale soit retirée à Eric Raoult.
Eric Raoult "s'est disqualifié pour présider l'Assemblée nationale", et "le groupe socialiste ne peut laisser passer de tels propos sans en tirer les conséquences", a affirmé le député des Landes, dans un communiqué.
Henri Emmanuelli a demandé au président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui avait considéré jeudi que l'on ne devait pas condamner mais "débattre", de "tirer lui-même les conséquences quant à l'attitude de M. Raoult qui ne s'est pas privé, lui, de condamner une ville et son maire".[img]http://www.presidentielle-2007.net/candidats/de-villiers.jpg[/img]


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 11 Avr 2006, 13:15 
... La France, un passé regretté mais un passé quand même
-------------
Jean-Paul de Belmont © Primo-Europe

Les bonnes âmes et les brebis égarées

Juifs de France, vous êtes encore invités à bien vouloir rejoindre le troupeau du politiquement correct sur le sentier fléché par Catherine Coroller de Libération [Lire]. Certains d’entre vous ont été enivrés par le chant de sirène de Philippe de Villiers et ont été séduits par sa dénonciation de l’islamisation de la France.

C’est pas bien, mais alors pas bien du tout, et Mme Coroller est là pour vous le rappeler et pour vous ramener, brebis israélites égarées, au sein de la grande famille où l’on aime tant confondre racisme anti-arabe et lutte contre le fascisme islamiste.

Coroller titre "Quand les juifs radicaux se laissent séduire par Villiers", sûre de son effet culpabilisant. La cible est le Juif, radicalisé plutôt que radical, conscient de l’immense problème que représente la progression rapide d’un islam politique et hégémonique, désabusé de ne pas voir les partis politique "classiques" s’en saisir, et "divinement" surpris par les prises de position sur le sujet d'un chef de parti qui, lui, n’a jamais fait preuve de racisme ni d’antisémitisme. Ce Juif-là, Catherine Coroller veut en faire un contrit, un repentant qui est sommé d’exprimer ses regrets de s’être fourvoyé aux côtés du Lucifer vendéen.

Catherine Coroller montre à ce Juif, qu’elle imagine déjà rouge de honte, l’exemple à suivre, celui de Patrick Klugman, ex-président de l’Union des Étudiants Juifs de France, vice-président de SOS-Racisme, devenu également, depuis peu, une huile du CRIF, le Conseil Représentatif des Instituions juives de France. Klugman, lui, ne croit pas à "l’extrême droitisation" des Juifs de France, mais seulement à des "enragés" ou des "apeurés prêts à se tourner vers le premier discours venu". Les mêmes brebis égarées que celles évoquées par Catherine Coroller.

Le problème est que Coroller et Klugman se fourvoient largement en croyant provoquer un tel état de componction chez ce Juif-là.

En premier lieu parce qu'il est encore possible d'émettre un avis sur un homme politique sans adhérer à sa démarche. On peut être d'accord avec certains propos d'Henri Emmanuelli ou adhérer à certaines propositions de Sarkozy sans être ni Socialiste, ni UMP. C'est ce qui fait le propre du débat démocratique.

Ensuite, parce que le complexe de supériorité que confère au tandem Coroller-Klugman leur label d’anti-racistes officiels de la République les rend aveugles et leur fait croire que les hommes en général, les Juifs en particulier, sont au garde-à-vous devant leurs injonctions à suivre la bien-pensance. Ce temps-là, Madame, Monsieur, ne vous en déplaise, est révolu. On en est au Sauve qui peut, et pourra plus celui qui fera le bon diagnostic, taxé ou pas de racisme.

Enfin, parce que ce Juif-là raisonne désormais, encore plus depuis l’affaire Ilan Halimi, en termes de survie, et les circonlocutions de nos deux compères anti-racistes le laissent désormais de marbre. Des alternatives s’offrent à lui et il n’hésite pas, dans certains cas, à faire de la France son passé. Un passé regretté, mais un passé quand même.

En atteignant ce stade, le débat sur ce qui est raciste ou pas, hélas, ne le concerne plus.

Jean-Paul de Belmont © Primo-Europe, 11 avril 2006

------------------------------

et aussi http://www.primo-europe.org/showdocs.ph ... -260011180



--------------------------------------------------------------------------------


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 11 Avr 2006, 13:22 
Si ma tante
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
Delcambre a écrit:
CLICHY-SOUS-BOIS

Villiers soutient Raoult,


Sauf que Raoult est l'auteur d'une proposition de loi sur le blasphème similaire à celle de Roubaud... :cry:


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
MessagePublié: 11 Avr 2006, 14:00 

Enregistré le: 01 Avr 2006, 16:02
Messages: 90
Localisation: USA
En 1995, quelques mois avant les élections présidentielles, Michel Poniatovski, ancien ministre de l'Intérieur de Giscard (1974-1977) a déclaré préférer Balladur à Chirac comme futur président de la République car, je cite : "Il y a des gens en France qui préparent la guerre civile, et seul Balladur aura la trempe d'y faire face contrairement à Chirac, qui s’écroulera". A cette occasion il avait rappelé l'attitude de fuite de Chirac lors des attentats sanglants à Paris en Septembre 1986 :(
Rappelons que Mitterrand avait désigné Chirac comme son dauphin ; rien que cela ... :evil:

La suite des événements a confirmé hélas le pronostic de Poniatovski :( :
- grèves paralysantes de Décembre 1995 ; pour la première fois le gouvernement Chirac s'est refusé à faire appel à l'Armée, laissant les parisiens sans transports de secours.
- retour calamiteux de la Gauche de 1997 à 2002, période pendant laquelle Chirac leur a laissé tout casser et leur a permis de faire monter l'antisémitisme :evil:
- émeutes et incendies de Novembre 2005
- émeutes, pillages et destructions de Mars/Avril 2006


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
MessagePublié: 11 Avr 2006, 14:10 
Sonya a écrit:
En 1995, quelques mois avant les élections présidentielles, Michel Poniatovski, ancien ministre de l'Intérieur de Giscard (1974-1977) a déclaré préférer Balladur à Chirac comme futur président de la République car, je cite : "Il y a des gens en France qui préparent la guerre civile, et seul Balladur aura la trempe d'y faire face contrairement à Chirac, qui s’écroulera". A cette occasion il avait rappelé l'attitude de fuite de Chirac lors des attentats sanglants à Paris en Septembre 1986 :(
Rappelons que Mitterrand avait désigné Chirac comme son dauphin ; rien que cela ... :evil:

La suite des événements a confirmé hélas le pronostic de Poniatovski :( :
- grèves paralysantes de Décembre 1995 ; pour la première fois le gouvernement Chirac s'est refusé à faire appel à l'Armée, laissant les parisiens sans transports de secours.
- retour calamiteux de la Gauche de 1997 à 2002, période pendant laquelle Chirac leur a laissé tout casser et leur a permis de faire monter l'antisémitisme :evil:
- émeutes et incendies de Novembre 2005
- émeutes, pillages et destructions de Mars/Avril 2006


Si Balladur se présentait je voterais immédiatement pour lui. Né à Smyrne (Izmir) cet arménien d'origine ( Balladurian°) sait ce qu'est l'islam et il est hostile à l'islamisation.
Un réaliseur de TV , juif et israélien m'avait dit : "Surtout ne choisissez pas Chirac. C'est une girouette. Balladur est le bon cheval. Il est solide."
Comme je le disais plus haut , il n'hésite pas à agir. Jamais il n'aurait laissé la situation se dégrader comme avec le CPE. C'est une honte.


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 11 Avr 2006, 14:30 
http://liberation.fr

Ses propos anti-islamistes touchent la frange la plus à droite de la communauté.

Quand les juifs radicaux se laissent séduire par Villiers

par Catherine COROLLER
QUOTIDIEN : lundi 10 avril 2006




L'un a dérapé plus d'une fois, n'hésitant pas à réduire les chambres à gaz au rang de «point de détail», et a multiplié les saillies condamnées par la justice. L'autre met en avant ses «relations très anciennes avec la communauté juive». Dans la compétition acharnée qu'il livre pour arracher à Jean-Marie Le Pen son magot électoral en 2007, Philippe de Villiers avoue volontiers copier en tous points le leader du FN. Sauf en un domaine : son attitude à l'égard de la communauté juive.

Autant Le Pen flirte souvent avec l'antisémitisme, autant le président du Mouvement pour la France (MPF) a lancé une opération séduction en direction des juifs de France : «Mon père a été un héros de la Résistance et cette culture de fils de résistant et mes analyses m'amènent à comprendre la souffrance des juifs de France et à la partager», affirme-t-il.

Villiers a pioché dans une actualité plus récente le fonds de commerce de ce discours : il n'a de cesse de dénoncer «l'islamisation de la France». «Beaucoup de juifs m'ont entendu déclarer le 16 juillet 2005 sur TF1 que "l'islam est le terreau de l'islamisme, et l'islamisme le terreau du terrorisme"», rappelle le président du MPF. Si ces accusations lui valent une plainte du Mrap et de la mosquée de Lyon pour «provocation à la discrimination nationale, raciale et religieuse», elles pourraient aussi lui attirer des suffrages parmi la frange la plus radicale des juifs de France.

Ovations. Cette adhésion s'est bruyamment manifestée, selon lui, lors de sa visite à la synagoguepour la cérémonie en mémoire d'Ilan Halimi. «J'ai été ovationné, raconte-t-il à Libération. J'en étais même gêné parce que c'est un lieu de recueillement et que j'essayais de me glisser sans être vu. C'était extrêmement chaleureux.» Les juifs de France se droitiseraient-ils à l'extrême ? «Ils me disent : "Vous êtes le seul à parler clair"», affirme Villiers.

Le dimanche suivant la cérémonie en mémoire d'Ilan, le président du MPF avait prévu de participer à la manifestation contre le racisme et l'antisémitisme. «Entre le jeudi et le dimanche, nous avons eu des appels répétés du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), de William Goldnadel (président de l'association France-Israël), disant à Philippe de Villiers : "Bien sûr, viens, tu seras bien traité"», rapporte Guillaume Peltier, transfuge du Front national, aujourd'hui numéro deux du MPF. Villiers est venu, mais a été chassé de la tête du cortège par le service d'ordre de la manifestation. Les jours suivants, le MPF prétend avoir été assailli de messages de solidarité. «On a reçu un double soutien, de la part de la communauté juive officielle et de milliers d'anonymes», affirme Guillaume Peltier. Sur son bureau, il étale de bonne grâce les témoignages reçus : «Vous représentez un courant politique qui n'a jamais prôné le racisme antisémite, et, à ce titre au moins, on n'aurait jamais dû se comporter avec vous comme l'ont fait certains participants», écrit Jean Kahn, président du Consistoire central. «Nous n'oublions pas que vous êtes le fils d'un héros de la Résistance plusieurs fois torturé par les nazis au camp de représailles de Lübeck», écrit Yves Kamami, vice-président du B'nai B'rith France, qui se présente comme «la plus importante association humanitaire juive». D'autres correspondants vont plus loin, se déclarant en accord avec les idées du président du MPF. Selon Guillaume Peltier, «dans 90 % des courriers, il y avait un mot, une phrase saluant les prises de position de Philippe de Villiers sur l'islamisme».

Pour Henri Dahan, président du Collectif des associations et mouvements juifs de France, «Philippe de Villiers est aujourd'hui le seul homme politique français d'envergure nationale à dénoncer sans ambiguïté l'islamisation radicale de la France et ses conséquences». «Vos prises de position sur l'islamisme dans notre pays sont conformes à la pensée de nombreux juifs du pays», écrit Marc Stanislawski, secrétaire de la communauté juive de Vitry-sur-Seine. Pour Claude Barouch, président de l'Union des patrons et professionnels juifs de France, «il ne faut pas se tromper d'ennemis dans une période où la France doit faire face à des périls inquiétants».

«Perte de repères». Patrick Klugman, vice-président de SOS Racisme et membre du comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), fait partie de ceux qui ont chassé Villiers de la tête du cortège de la manifestation. Il déplore une «perte de repères» : «Il y a dans la communauté des gens un peu apeurés et égarés qui pensent être victimes des Arabes et sont prêts à se tourner vers le premier discours venu. Ils croient que Philippe de Villiers est leur allié, d'autant qu'il fait preuve d'une grande démagogie à l'endroit de la communauté juive». Pour autant, Patrick Klugman ne croit pas à une extrême droitisation massive des juifs de France : «Il y a des enragés, mais les opinions modérées sont les plus nourries.»

Du côté des responsables communautaires juifs, on joue l'ambiguïté. Villiers a-t-il été invité au dîner du Crif, événement politico-mondain qui rassemble le tout-Paris ? «Je n'en ai pas l'impression, louvoie Roger Cukierman. M. de Villiers est une personnalité politique connue, mais je crois qu'on n'a jamais pensé à l'inviter.» Oubli réparé dès l'an prochain : «Nous avons des relations avec tous les partis, à part ceux que nous considérons comme infréquentables. Je pense que l'année prochaine nous inviterons M. de Villiers» Sur ses affinités avec l'homme politique, le président du Crif n'est pas plus clair : «Nous ne sommes pas proches de ses idées, le souverainisme notamment, mais, à notre égard, il n'a jamais commis d'impairs, d'ailleurs il n'a jamais été condamné par les tribunaux.» Sur le fond, le président du Crif n'a rien à redire aux thèses du président du MPF : «Je me suis fait communiquer les expressions qui avaient paru choquer certains. On m'a cité la formule "l'islam est le terreau de l'islamisme et l'islamisme est le terreau du terrorisme". Cela ne me paraît pas raciste par nature».

http://www.liberation.fr/page.php?Article=373796


Dernière édition par Delcambre le 11 Avr 2006, 14:35, édité 1 fois au total.

Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 11 Avr 2006, 14:32 
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 10 Avr 2006, 17:34
Messages: 34
Citation:
La suite des événements a confirmé hélas le pronostic de Poniatovski Sad :
- grèves paralysantes de Décembre 1995 ; pour la première fois le gouvernement Chirac s'est refusé à faire appel à l'Armée, laissant les parisiens sans transports de secours.


Je ne savais pas que le rôle de l'Armée consistait, entre autre, à réprimer les mouvements sociaux :roll:
C'est très "orwellien" comme conception...


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 11 Avr 2006, 15:35 

Enregistré le: 01 Avr 2006, 16:02
Messages: 90
Localisation: USA
Methos a écrit:
Je ne savais pas que le rôle de l'Armée consistait, entre autre, à réprimer les mouvements sociaux :roll:
Il ne s'agit pas de répression ; dans toutes les grèves totales de transports précédentes, le gouvernement avait fait appel aux militaires pour qu'ils mettent leurs camions et des chauffeurs à la disposition des civils privés de train, de métro ou de bus. En 1995, il n'y a même pas eu cela ; des gens devaient se lever à 2 ou 3 heures du matin et mettre jusqu'à 4 heures pour se rendre à leur travail et ce pendant un mois :evil:
Loin de moi de contester le droit de grève, mais il y a des limites quand même :evil:
A l'époque Juppé était premier ministre :twisted:' Il est fautif comme Chirac, fautif pour avoir déclenché cette grève, fautif pour avoir laisser les gens dépendants des transports en commun en rade et fautif pour avoir laisser pourrir la situation pendant un mois, surtout, je crois, pour finir par céder :lol: (1)

Pour en terminer avec cela car cela devient hors fil, rapellons que le président PS Mitterrand avait fait appel aux chars lors d'une grève des camionneurs, non pour briser la grève mais parce qu'ils bloquaient totalement la circulation sur les autoroutes. Il avait dénoncé dans un discours "l'intolérable entrave à la liberté de circuler" :wink:

(1) tiens, maintenant que je me relis, cela me fait penser à quelque chose de très récent :lol: :lol:


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 11 Avr 2006, 17:36 
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 01 Jan 2006, 14:28
Messages: 234
Delcambre a écrit:
http://liberation.fr

Ses propos anti-islamistes touchent la frange la plus à droite de la communauté.

Quand les juifs radicaux se laissent séduire par Villiers...etc ...


Il faudra que j'aille voir mon psy pour savoir si j'appartiens à la catégorie de juifs radicaux. ( je tremble déjà à l'idée d'un verdict sans appel) .
Et pour autant que le bon docteur de l'âme arrive à me donner la description zoologique d'une telle espèce je pense qu'un article beaucoup plus interessant et à coup sûr plus courageux aurait été de traitrer la question "Quand les juifs NON radicaux se laissent séduire par Villiers".

Parler de Juif radicaux exonère en effet le sujet de se poser la vraie question : mais que dit PdV qui soit à tel point criticable qu'il lui est refusé tout débat démocratique autour des idées qu'il émet ?

PS : qui n'a rien à voir
J'aime beaucoup Henriette Walter. Je l'avais écouté lors d'une conférence organisée par Primo il y a quelques mois.
Mais ce matin elle m'a ENERVE :evil:
A propos d'un livre sur les échanges historiques entre la langue française et la langue arabe ( algorythme, kawa, cleps, toubib etc...) elle a eu cette phrase :"
.[..] c'est à cette époque que le prophète Mahomet a reçu la révélation apportée par l'ange Gabriel...[..]

Henriette, Henriette ...tu me fais très mal à la tête...

:evil:


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 11 Avr 2006, 17:46 
Citation:
Parler de Juif radicaux exonère en effet le sujet de se poser la vraie question : mais que dit PdV qui soit à tel point criticable qu'il lui est refusé tout débat démocratique autour des idées qu'il émet ?


en effet, sauf que dans son texte méprisant et paternaliste elle glisse vers toute la communauté juive...

Les juifs de France se droitiseraient-ils à l'extrême ?

Cet article est scandaleux.


Haut
  
Répondre en citant  
Afficher les messages depuis:  Trier par  
Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 436 messages ]  Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5 ... 30  Suivant

Heures au format UTC [ Heure d’été ]


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Google [Bot] et 6 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas modifier vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Rechercher pour:
Aller à:  
cron
POWERED_BY
Traduit par phpBB-fr.com