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Depuis trois semaines, nos quotidiens parlent du scandale de Charleroi: gestion dispendieuse de logements sociaux par des membres de parti socialiste carolorégien; 4 échevins socialistes de la ville impliqués dans des affaires de faux en écriture et abus de biens sociaux. Et cela ne semble pas terminé, La Libre Belgique rapportait ce samedi 7 octobre que Michel Daerden, ministre wallon du budget et des finances serait aussi en mauvaise posture à cause de l'implication de son ex-cabinet d'audit dans 150 sociétés et organismes à capitaux publics.
Que le Duce du PS conçoive, après cette hécatombe, qu'il faut épurer les rangs de son parti est une très bonne chose. Si on ne refait pas le passé (le PS traine de cuisants scandales: affaires Cools, Mathot, Coeme, Spitaels, Lizin, Arena et maintenant Van Cauwenberghe et consort, Daerden etc) on peut néanmoins créer un futur. Grâce à son processus de « rénovation », le PS pourrait s'en sortir renforcé. Mais encore faut-il qu'il aille jusqu'au bout et vraiment qu'il rompe avec les pratiques de clientélisme éhonté ou d’abus de biens sociaux qui lui collent à la peau depuis des décennies.
Par exemple, qu'en est-il du placement de Mr Abbès Guenned au sein du ministère de la justice en tant que conseiller aux cultes, à la politique multiculturelle et des grandes villes, par son ex-épouse, Laurette Onkelinx? Il est en effet connu, au sein du gouvernement qu'Abbès Guenned n'a pas le diplôme nécessaire pour occuper cette fonction. Il est aussi connu qu'il avait été placé sous mandat d'arrêt international par le Maroc pour trafic de drogue et association de malfaiteurs. Lisez les faits dans le journal Turc Milliyet du 15 août 1998, et du Soir du 19 septembre 1997, 25 juillet 1998 et 22 novembre 1999. Vous verrez aussi que le mari actuel de Madame Onkelinx, Marc Uyttendaele, défendait Abbès Guenned.
Coïncidence? ou affaire de privilège? Le Duce aura-t-il le courage de mener le processus de « rénovation » du PS jusqu'au bout? Nous le découvrirons dans les faits.
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