LibertyVox • Voir le sujet - La guerre contre l'Islam radical
 
 
Retour à l'accueil
Index du forum

LibertyVox

La voix est libre !
Nous sommes le 21 Juil 2019, 10:21

Heures au format UTC [ Heure d’été ]




Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 5 messages ] 
Auteur Message
MessagePublié: 11 Oct 2005, 10:18 
Swiss cheese & chocolate

Enregistré le: 06 Mai 2005, 09:35
Messages: 866
Localisation: CH
Le président Bush déclare la guerre à l'Islam radical
par Daniel Pipes
New York Sun
11 octobre 2005


Le discours courageux prononcé par le président Bush la semaine dernière marque l'entrée dans une nouvelle phase de ce qu'il appelle la «guerre contre la terreur».

Pour bien en saisir toute la signification, il faut comprendre son contexte. Les islamistes (supporters de l'islam radical) entamèrent leur guerre contre l'Amérique en 1979, lorsque l'ayatollah Khomeiny prit le pouvoir en Iran et que, cette même année, ses partisans s'emparèrent de l'ambassade américaine à Téhéran.

Mais, pendant les 22 années qui suivirent, les Américains pensèrent faire face à un simple problème criminel et ignorèrent le fait qu'on leur avait déclaré la guerre. Par exemple, lorsque les islamistes attaquèrent deux ambassades américaines d'Afrique de l'est, en 1998, Washington envoya des enquêteurs, arrêta les auteurs, les fit transporter à New York, leur fournit des avocats, puis les condamna et les fit mettre en prison.

[url=http://www.danielpipes.org/blog/124]La deuxième phase[/url] débuta le 11 septembre 2001. Ce soir-là, George Bush [url=http://www.whitehouse.gov/news/releases/2001/09/20010911-16.html]déclara une «guerre contre le terrorisme»[/url] et le gouvernement américain adopta rapidement une attitude martiale, par exemple en introduisant le Patriot Act. Je saluai cette évolution mais, [url=http://fr.danielpipes.org/article/1699]quatre ans durant[/url], je critiquai la notion de guerre contre une tactique militaire – que j'estime euphémistique, incorrecte et [url=http://fr.danielpipes.org/article/2108]obstructionniste[/url]. Ainsi, j'appelai à maintes reprises le président à lancer une troisième phase en admettant que nous avons ici une [url=http://fr.danielpipes.org/article/1731]guerre contre l'Islam radical[/url].

George Bush [url=http://fr.danielpipes.org/article/2024]mentionna parfois l'Islam radical[/url] – et cela même neuf jours seulement après le 11 septembre 2001 – mais avec trop peu d'insistance ou de manière trop peu détaillée pour modifier les opinions. Le premier ministre britannique, [url=http://www.nytimes.com/2005/07/16/international/europe/17text-blair.html?ex%3d1128830400%26amp;en%3dd7be5365c6912991%26amp;ei%3d5070%26amp;pagewanted%3dprint]Tony Blair[/url], fit également progresser la discussion en juillet, à la suite des attentats à la bombe perpétrés à Londres, lorsqu'il mit l'accent sur «une idéologie religieuse, une tendance évoluant au sein de la religion mondiale de l'islam».

Mais la troisième époque ne débuta vraiment que le 6 octobre, avec le [url=http://www.whitehouse.gov/news/releases/2005/10/20051006-3.html]discours de George Bush[/url] devant la Fondation nationale pour la démocratie. Non seulement il prononça plusieurs des noms de la force qui nourrit le terrorisme («certains l'appelle le radicalisme islamique; d'autres parlent de djihadisme militant; d'autres encore d'islamo-fascisme»), mais il ajouta de nombreux détails:

• Il qualifia l'«idéologie meurtrière» des radicaux islamiques de «grand défi de ce siècle».
• Il établit la distinction avec la religion islamique.
• Il tira des parallèles entre l'Islam radical et le communisme (tous deux sont élitistes, sans pitié, totalitaires, sans respect pour les peuples libres et mortellement contradictoires), puis il releva la large mesure dans laquelle la guerre des États-Unis contre l'Islam radical «ressemble à la lutte du siècle passé contre le communisme».
• Il évoqua l'aspiration des islamistes à accéder au pouvoir en trois étapes: supprimer l'influence occidentale sur le monde musulman, prendre le contrôle des gouvernements musulmans et établir «un empire islamique radical s'étendant de l'Espagne à l'Indonésie».
• Il expliqua que la «vision politique agressive» de l'islam radical consistait à «développer des armes de destruction massive, détruire Israël, intimider l'Europe, attaquer le peuple américain et isoler notre gouvernement par le chantage».
• Il définit son objectif ultime comme étant «de réduire en esclavage des nations entières et d'intimider le monde».
• Il remarqua qu'il appartient aux Musulmans eux-mêmes de fournir la «partie la plus intensive de l'effort» de lutte contre l'islamisme.
• Il appela «tous les leaders islamiques à dénoncer» avec lui cette idéologie et à prendre des mesures contre elle.

La forme détaillée du discours de George Bush transforme la perception officielle américaine de l'ennemi, la faisant évoluer de la notion superficielle et inappropriée de «terrorisme» vers celle, beaucoup plus profonde, de «radicalisme islamique». Ce changement peut se révéler de portée considérable s'il parvient, après 26 ans, à convaincre la bonne société de nommer l'ennemi par son nom.

Cela permettrait par exemple aux [url=http://www.danielpipes.org/article/490]autorités d'immigration[/url] et aux [url=http://fr.danielpipes.org/article/2094]forces de l'ordre[/url] de tenir compte du facteur Islam pour décider à qui permettre d'entrer dans le pays ou auprès de qui enquêter en matière d'actes terroristes. Se concentrer ainsi sur les Musulmans, l'unique origine des islamistes, leur permettrait enfin de faire leur travail correctement.

Cependant, malgré ces nombreux progrès, le discours de M. Bush était loin d'être parfait. Sa citation du Coran rappelle son attitude de 2001, lorsqu'il expliquait aux Musulmans [url=http://fr.danielpipes.org/article/1730]la vraie nature de leur foi[/url]; son commentaire sur le fait que les extrémistes dénatureraient «l'idée du djihad» ne va hélas pas sans impliquer que le [url=http://fr.danielpipes.org/article/1008]djihad [/url]est une bonne chose.

Mais son erreur la plus sérieuse consiste à limiter l'«empire islamique radical» (ou le [url=http://fr.danielpipes.org/article/2802]califat[/url]) à la seule région reliant l'Espagne à l'Indonésie, car les islamistes poursuivent une vision mondiale, supposant également la domination des pays non musulmans – [url=http://fr.danielpipes.org/article/2319]les États-Unis[/url] notamment. Bien sûr, leurs ambitions universelles peuvent être stoppées, mais il faut pour cela commencer par les [url=http://fr.danielpipes.org/article/2892]comprendre[/url] et leur [url=http://www.danielpipes.org/blog/466]opposer une résistance[/url]. Il reste aux Américains à réaliser que les islamistes veulent remplacer la Constitution des États-Unis par la charia – ce n'est qu'alors qu'ils entreront dans la quatrième et dernière phase de cette guerre.
-


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 17 Oct 2005, 10:01 
Écoutons le discours du Hezbollah, que le gouvernement français se refuse
de classer parmi les organisations terroristes : "Cette guerre est une
guerre mondiale contre les Juifs" dit le Hezbollah. Ce discours n'est qu'un
"copier coller" du discours d'un dénommé Adolf Hitler. Lui aussi s'est servi
du même discours comme moyen de dominer le monde en le mettant
préalablement à feu et à sang.

D.D


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 21 Oct 2005, 20:22 
Si ma tante
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
Source: http://www.lefigaro.fr/debats/20051021. ... tml?072639

Irak : l'autre réalité

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol [21 octobre 2005]

Dur à avaler pour les anti-Bush : les Irakiens acceptent la démocratie offerte par les Etats-Unis. Samedi, ils ont été 61% à participer au référendum sur la Constitution. Le 30 janvier, ils s'étaient pareillement mobilisés, malgré les menaces, pour élire leurs députés. Alors que la pensée monolithique voit en George W. Bush l'expression d'un «esprit totalitaire» (Jack Lang, 2003), l'histoire est en train de corriger cette caricature. Il n'est pas dit que la France en sorte à son avantage.

En bravant les intimidations des islamistes qui interdisent ces consultations électorales, les Irakiens disent leur refus d'une société soumise. Construiront-ils la démocratie musulmane espérée des néoconservateurs américains et que le choeur médiatique juge inatteignable ? Le prochain scrutin du 15 décembre (élection du parlement) complétera la réponse. Il est peu probable que sorte des urnes la régression intégriste prophétisée par les recopieurs.

L'antiaméricanisme rend borgne. Le chaos entretenu par les terroristes fait répéter que le pays est en guerre civile ; or les chiites ne répondent pas aux attentats de la rébellion sunnite. Si l'insécurité persiste au Moyen-Orient, elle n'a pas empêché, depuis 2005, la relance du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, le réveil des Libanais (en attendant celui des Syriens), le désarmement de la Libye, l'apaisement en Afghanistan, la réconciliation du Pakistan avec l'Inde.

Le peuple sait qui est son ennemi. Il le désigne en votant : le totalitarisme coranique, qui défigure l'islam et qui déteste la démocratie. C'est lui qui a commis les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis, qui envoie ses bombes humaines dans les foules de Bagdad ou de Tel Aviv, fait exploser des trains à Madrid ou à Londres. Des Occidentaux complaisants voient dans ces fascistes des «résistants» ou des «humiliés». Ainsi s'installe la capitulation devant une barbarie.

En persistant à désigner Bush comme fauteur de guerre, les «pacifistes» se trompent d'adversaire. Il a commis des fautes en Irak, que lui reprochent à juste titre ses compatriotes. Mais lui et ses alliés ont déboulonné un tyran et engagé le fer contre l'impérialisme islamique. Les Américains ont également inspiré, dans le même temps, la démocratisation de la Géorgie, de l'Ukraine, du Kirghizstan. Hormis l'Afghanistan, où est la France dans ces mouvements de libération ?

Question d'honneur

Le désordre irakien – qui n'a pas empêché le scrutin de se dérouler – a donné l'occasion au premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, d'exprimer, lundi, à son homologue français, Dominique de Villepin, «son admiration et sa gratitude pour avoir défendu l'honneur de l'Espagne, de l'Europe et du monde dans l'affaire irakienne» (voir nos éditions de mardi). Mais l'honneur se discute, quand il conduit à venir en aide à un admirateur de Staline, assassin de son peuple (deux millions de morts), généreux soutien du terrorisme palestinien. Saddam Hussein sévirait encore, dans un Moyen-Orient pétrifié, si la France avait été suivie.

La «politique arabe» de Paris se contentait de ce statu quo, en dépit du 11-septembre. Or l'actualité est cruelle qui vient étaler, outre des comportements corruptibles à l'ONU, les liens affairistes ayant existé entre d'anciens hauts diplomates et le dictateur déchu. Après Serge Boidevaix, ancien secrétaire général du Quai et conseiller d'Etat, Jean-Bernard Mérimée, ancien représentant de la France au conseil de sécurité de l'ONU, vient d'être mis en examen pour corruption et trafic d'influence avec le régime bassiste.

Le porte-parole du Quai d'Orsay a précisé que les deux ambassadeurs à vie avaient agi «au titre de leurs activités privées, engagées après leur départ à la retraite». Mais Boidevaix a indiqué au juge : «L'administration française connaissait l'existence de mon contrat» (Le Monde, 13 octobre). Cette affaire, peu médiatisée, fait évidemment peser les pires soupçons sur les dessous de la diplomatie pro-arabe, conduite au détriment de l'allié américain lors de la crise irakienne. L'honneur, vraiment ?

Le procès de Saddam

Les activités commerciales illicites de Serge Boidevaix et de Jean-Bernard Mérimée ne peuvent se comprendre qu'à la lumière des relations intimes et fructueuses consolidées entre la France et l'Irak depuis les années 80. Aussi le procès public de Saddam Hussein, qui s'est ouvert mercredi à Bagdad, pourrait être l'occasion de déballages embarrassants, y compris pour les Américains qui n'eurent pas toujours la même hargne à l'égard du despote. Que Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, ait été choisi pour le défendre, avec d'autres avocats, vient souligner un peu plus la connivence d'un pays défenseur des droits de l'homme avec une dictature.

Maîtres à penser

Cette réponse de Raymond Aron à Jean-Pierre Elkabbach, peu de temps avant sa mort il y a vingt-deux ans (entretien rediffusé lundi dernier sur Europe 1) : «On appelle maîtres à penser des hommes très remarquables dans leur discipline et que l'on prend au sérieux là où ils n'y connaissent rien.» Sur George W. Bush, tous l'auront décrit comme un intégriste illuminé et bas de plafond. Les mêmes avaient vu en Ronald Reagan un acteur limité de série B. Aujourd'hui, les historiens rendent hommage à ce dernier, tandis que les défenseurs de Bush se comptent encore. Parmi eux : Guy Millière, qui vient d'écrire «Le Futur selon George W. Bush» (Éditions page après page). A lire, pour l'autre son de cloche.

irioufol@lefigaro.fr


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 01 Jan 2006, 02:49 
N'oublions pas les anciens fils qui disent des choses intéressantes !!


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 01 Jan 2006, 09:53 
Swiss cheese & chocolate

Enregistré le: 06 Mai 2005, 09:35
Messages: 866
Localisation: CH
Delcambre a écrit:
N'oublions pas les anciens fils qui disent des choses intéressantes !!

Oui, dans la langue des fora, cela s'appelle un bump. :D


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Afficher les messages depuis:  Trier par  
Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 5 messages ] 

Heures au format UTC [ Heure d’été ]


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Google [Bot] et 7 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas modifier vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Rechercher pour:
Aller à:  
cron
POWERED_BY
Traduit par phpBB-fr.com