LibertyVox • Voir le sujet - ENSEIGNEMENT et méthodes pédagogiques...
 
 
Retour à l'accueil
Index du forum

LibertyVox

La voix est libre !
Nous sommes le 22 Aoû 2019, 06:17

Heures au format UTC [ Heure d’été ]




Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 503 messages ]  Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5 ... 34  Suivant
Auteur Message
MessagePublié: 29 Sep 2007, 20:36 
N'ayant trouvé "enseignement" nulle part (ni avec "rechercher", ni dans la liste alphabétique des fils) j'ouvre à tout hasard avec cet intitulé.


Dans l'apprentissage de la lecture, comme dans toute activité humaine et à plus forte raison dans des activités langagières, il y a un contexte. Ce contexte, ce sont les mots qui s'organisent dans des phrases qui ont un sens global en même temps que chaque mot a lui aussi un sens spécifique compte-tenu de contexte lui-même.

Je propose - pour changer un peu de cette conversation de type "café du commerce" qui s'est instaurée sur un fil inadapté - de lire (puisque nous sommes supposés savoir lire) ce court extrait de Stanislas DEHAENE et après on pourra peut-être discuter réellement de ce qu'est l'acte de lire en comprenant mieux les processus qu'il implique :

Stanislas DEHAENE a écrit:

Les bases cérébrales d’une acquisition culturelle : La lecture
Stanislas Dehaene

[.....]

La reconnaissance visuelle, l'accès au lexique mental, la récupération du sens de chaque mot, leur intégration dans le contexte de la phrase, et enfin leur prononciation mobilisent plus d'une dizaine d'aires cérébrales réparties dans les régions occipitales, temporales, pariétales et frontales.
Dans ce chapitre, nous nous concentrerons exclusivement sur une petite région qui intervient aux étapes les plus précoces de la lecture. Cette région, que l'on appelle l'aire de la forme visuelle des mots, fait
partie de la voie visuelle ventrale gauche, une bande de cortex qui s'étend à la base du cerveau depuis le pôle occipital, impliqué dans l'analyse des traits visuels, jusqu'à la région fusiforme antérieure où l'identité des objets est extraite.
[.....]

De nombreuses caractéristiques démontrent que cette région joue un rôle particulier dans l'identification visuelle des mots. Tout d'abord, elle ne s'active que pour des mots écrits, pas lorsque les mots sont
présentés à l'oral.
De plus, elle ne semble pas s'intéresser au sens des mots, mais uniquement à leur forme visuelle. Ainsi, l'on observe exactement la même quantité d'activation lorsque l'on présente des
mots qui existent en français ou ce que l'on appelle des pseudo-mots, c'est-à-dire des suites de lettres telles que « plougiston » qui sont prononçables et qui obéissent aux règles du français, mais qui
n'appartiennent pas au dictionnaire.
On estime donc que cette région effectue l’analyse des lettres qui composent les mots, et fournit aux autres régions cérébrales une représentation de leur identité et de leur ordonnancement. La lésion de
cette région, à la suite par exemple d’un accident vasculaire, entraîne d’ailleurs un syndrome singulier, l’alexie pure, décrite par Joseph- Jules Déjerine dès 1892. Le patient ne parvient plus à lire les mots avec
rapidité (a-lexie); tout au plus parvient-il à déchiffrer péniblement l’identité du mot lettre à lettre, souvent en les traçant du doigt. On parle d’alexie « pure » pour deux raisons. D’abord, parce que le patient parvient toujours à écrire les mots même qu’il ne parviendra pas à relire quelques instants plus tard (on parle donc aussi d’ « alexie sans agraphie ») ; il n’a également aucune difficulté particulière à comprendre ou à répéter des mots parlés. Ensuite, parce que d’autres formes de reconnaissance
visuelle, par exemple l’identification des visages ou la reconnaissance des objets de la vie quotidienne peuvent demeurer largement préservés. Tout ceci montre bien qu’une fraction de la région inférotemporale gauche joue un rôle très particulier dans l’identification visuelle des mots.


C'était un bref extrait. Pour en discuter il faut lire au moins la totalité de ce qui figure dans ce fichier pdf :

http://www.bienlire.education.fr/01-act ... ehaene.pdf




elisseievna a écrit:
laurence a écrit:
[.... Le problème c'est justement cette pensée "gôchiste" qui pourrit tout ... Il faut bien le dénoncer, non? Dois-je comprendre qu'il devient "tabou" de critiquer la pensée gauchiste, au même titre qu'il est tabou de critiquer l'islam ? :shock:
.
i

Laurence,

je suis peut etre encore plus furieuse que vous de cette trahison de la gauche, - je veux dire des gouvernements de gauche - vis à vis de cette cause essentielle qui est la transmission de la culture, qui commence par le savoir lire et ecrire,
mais cela m'agace d'en faire une question de "a qui la faute", étant donné que les gouvernements des deux camps, ont fait le meme crime, ( et crime pour moi n'est pas ici exagéré) , et etant donné qu'il y a bien des gens de gauche comme de droite qui en sont écoeurés.

Désolée Merlin, mais je crois que le savoir apprendre à lire et a écrire, et à compter, meme s'il est certainement mieux connu par des profs expérimentés ( a condition qu'ils n'aient pas toute leur vie appliqué des méthodes débiles), fait par définition l'objet d'une appropriation par ceux qui ont appris lire et à écrire,
je crois que savoir lire, ecrire et compter, c'est ",
et je crois que là plus n'importe où "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement".


1) Gôôôche ou droâte ne changent rien à l'affaire quand on veut mettre en oeuvre les éléments indispensables d'un bon apprentissage du lire-écrire, qui conditionne en effet tout le reste de l'accès à la culture. Plus que "crime", il y a inconscience totale des pouvoirs et notamment depuis 1977 alors c'est dire à quel point la gauche n'a fait que suivre le sabotage amorcé... Mais peut-être que X. DARCOS qui, lui, est un enseignant, saura briser ce dogme du collège unique ?

2) S'agissant de ce que vous dites Élie "savoir apprendre à son enfant à lire, écrire et compter, savoir l'expliquer comme si on avait 6 ans, 7 ans, 8ans fait par définition l'objet d'une appropriation par ceux qui ont appris lire et à écrire", je crois que vous faites une grossière erreur qui est à l'origine de tous les conflits cognitifs que vivent si mal ces enfants qui "ont des problèmes" avec l'apprentissage de la lecture. Car, en effet, ayant appris à lire TOUS les parents se jugent capables de reproduire ce qu'ils croient avoir vécu lors de leurs 8 ans. Si vous saviez les drames que cela engendre !
En particulier beaucoup de mères/pères bien disposés font "LIRE" à leurs petits des phrases qui figurent dans des documents de travail (livres ou photocopies) qui n'ont absolument pas vocation à être LUS puisque leur enfant n'en est par exemple qu'à la phase de reconnaissance et d'apprentissage de la voyelle "U". Les réunions d'information des enseignants s'imposent donc au préalable afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté quant à la démarche à suivre et à l'harmonisation des exigences.
Non ! Savoir lire n'est pas une garantie que l'on va savoir apprendre à lire à des enfants en reproduisant (de mémoire) ce que l'on a vécu soi-même à ce moment. Beaucoup le font, notamment avec la méthode BOSCHER comme support ou avec LÉO & LÉA et ça entraîne des drames et des catastrophes parfois durables.
"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément" ça c'est vrai aussi bien à l'oral qu'à l'écrit et Boileau parle là de l'art poétique. Or transmettre des savoirs opérationnels comme celui de pouvoir lire, c'est du ressort de la didactique et de la pédagogie. Certes, il y a des personnes qui sont naturellement douées pour cela et c'est génial pour leurs enfants. Mais une grande majorité mettent des obstacles et un bazar pas possible car ils ne sont pas capables de doser, de mesurer et au final de conduire un apprentissage structuré et efficace et ils créent des "réseaux neuronaux" remplis de doutes et d'hésitations chez leurs gamins et ça c'est souvent très dommageable !

À propos du doc de Stanislas DEHAENE, je veux bien discuter. Toute conversation à bâtons rompus me paraît parfaitement illusoire car les media ont matraqué grossièrement sur ce sujet depuis des lustres. Je sais donc quelles sont les représentations normalisées des Français parents ou pas parents d'ailleurs. http://www.sauv.net s'abstenir. J'ai déjà répondu à leurs billevesées sur plus de 300 pages bien pleines.

Et puis, n'oubliez surtout pas, chaque enfant est un cas unique et par son âge civil et par son état de développement psycho-affectif et par son câblage personnel. (Ne pas oublier les 9 % de dyslexiques !)

PS : Pour "la pensée gauchiste" j'aimerais savoir exactement ce que cela recouvre et à qui ça s'adresse. Le gauchisme, les gauchistes, ce n'est vraiment pas mon truc ! Beaucoup d'intoxication et d'amalgames derrière tous ces termes !

Une lecture saine :
Les neurones de la lecture
de Stanislas Dehaene , préface de Jean-Pierre Changeux
Chez Odile JACOB


Dernière édition par Merlin le 30 Sep 2007, 08:46, édité 1 fois au total.

Haut
  
Répondre en citant  
MessagePublié: 29 Sep 2007, 22:01 
Citation:

Chez les 18-25 ans (1989-1982) : 09 %
Chez les 26-35 ans (1981-1972) : 15 %
Chez les 36-45 ans (1971-1962) : 23 %
Chez les 46-55 ans (1961-1952) : 30 %
Chez les 56-65 ans (1951-1942) : 23 %


Plus de la moitié des personnes en situation d’illettrisme, soit plus d’ 1,5 million, est âgée de plus de 45 ans.

Quelles méthodes d'apprentissage de la lecture mettre en face de ces taux d'échec ?

Source : chiffres de l'Agence Nationale de Lutte Contre l'Illettrisme (ANLCI)


http://www.anlci.gouv.fr/
(Cliquer sur la couverture du document "Illettrisme : les chiffres -> p. 5)


Haut
  
Répondre en citant  
MessagePublié: 30 Sep 2007, 08:55 
Xerox
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 29 Mai 2007, 07:15
Messages: 3133
Merlin a écrit:

1) Gôôôche ou droâte ne changent rien à l'affaire. Quand on veut mettre en oeuvre les conditions indispensables d'un bon apprentissage du lire-écrire qui conditionne en effet tout le reste de l'accès à la culture. Plus que "crime", il y a inconscience totale des pouvoirs et notamment depuis 1977 alors c'est dire à quel point la gauche n'a fait que suivre le sabotage amorcé...

2) S'agissant de ce que vous dites Élie "savoir apprendre à son enfant à lire, écrire et compter, savoir l'expliquer comme si on avait 6 ans, 7 ans, 8ans fait par définition l'objet d'une appropriation par ceux qui ont appris lire et à écrire", je crois que vous faites une grossière erreur qui est à l'origine de tous les conflits cognitifs que vivent si mal ces enfants qui "ont des problèmes" avec l'apprentissage de la lecture. Car, en effet, ayant appris à lire TOUS les parents se jugent capables de reproduire ce qu'ils croient avoir vécu lors de leurs 8 ans. Si vous saviez les drames que cela engendre !En particulier beaucoup de mères/pères bien disposés font "LIRE" à leurs petits des phrases qui figurent dans des documents de travail (livres ou photocopies) qui n'ont absolument pas vocation à être LUS puisque leur enfant n'en est par exemple qu'à la phase de reconnaissance et d'apprentissage de la voyelle "U". Les réunions d'information des enseignants s'imposent donc au préalable afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté quant à la démarche à suivre et à l'harmonisation des exigences.Non ! Savoir lire n'est pas une garantie que l'on va savoir apprendre à lire à des enfants en reproduisant (de mémoire) ce que l'on a vécu soi-même à ce moment. Beaucoup le font, notamment avec la méthode BOSCHER comme support ou avec LÉO & LÉA et ça entraîne des drames et des catastrophes parfois durables."Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément" ça c'est vrai aussi bien à l'oral qu'à l'écrit et Boileau parle là de l'art poétique. Or transmettre des savoirs opérationnels comme celui de pouvoir lire, c'est du ressort de la didactique et de la pédagogie. Certes, il y a des personnes qui sont naturellement douées pour cela et c'est génial pour leurs enfants. Mais une grande majorité mettent des obstacles et un bazar pas possible car ils ne sont pas capables de doser, de mesurer et au final de conduire un apprentissage structuré et efficace et ils créent des "réseaux neuronaux" remplis de doutes et d'hésitations chez leurs gamins et ça c'est souvent très dommageable !

À propos du doc de Stanislas DEHAENE, je veux bien discuter. Toute conversation à bâtons rompus me paraît parfaitement illusoire car les media ont matraqué grossièrement sur ce sujet depuis des lustres. Je sais donc quelles sont les représentations normalisées des Français parents ou pas parents d'ailleurs. http://www.sauv.net s'abstenir. J'ai déjà répondu à leurs billevesées sur plus de 300 pages bien pleines.

Et puis, n'oubliez surtout pas, chaque enfant est un cas unique et par son âge civil et par son état de développement psycho-affectif et par son câblage personnel. (Ne pas oublier les 9 % de dyslexiques !)

PS : Pour "la pensée gauchiste" j'aimerais savoir exactement ce que cela recouvre et à qui ça s'adresse. Le gauchisme, les gauchistes, ce n'est vraiment pas mon truc ! Beaucoup d'intoxication et d'amalgames derrière tous ces termes !

Une lecture saine :
Les neurones de la lecture
de Stanislas Dehaene , préface de Jean-Pierre Changeux
Chez Odile JACOB


Et ça n'est pas une idée "gauchiste"? Ce n'est pas "gauchiste" que de vouloir enlever aux parents le droit d' apprendre à lire, écrire, compter" à son enfant? En passant, j'aime bien aussi la "culpablisation" .... :lol:

elisseievna, vous avez le droit de penser que vous êtes "plus" déçue de la "gauche" que moi, après tout c'est possible. Il se peut aussi que, ce que vous ressentiez aujourd'hui, je l'ai ressenti, moi, il y a 20 ans...

Dans tous les cas, quand on s'aperçoit qu'on a été trompé sur la machandise, on a le droit, et le devoir il me semble, de se révolter de dénoncer les abérrations et de traquer l'absurdité.

Chacun pense ce qu'il veut, mais je trouve, moi, qu'un "Libertynaute" a accès à suffisamment d'informations pour ne plus colporter toutes ces idées qui nous ont menées à notre perte.

Je voudrais aussi rappeler les limites de la génétique : je ne suis pas née avec un bulletin de vote de JMLP dans les mains ... :lol:

_________________
ImageImage

Libérale, libertarienne et même anarcap... ;)


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 30 Sep 2007, 09:09 
Ce que je crois c'est que Jaurès se retournerait dans sa tombe en voyant ce désastre

Dommage que la gauche actuelle n'ait pas peur des revenants

Ce que je crois c'est que la III avait besoin d'un peuple plus instruit pour acceder et se maintenir au pouvoir,
alors que la gauche d'aujourd'hui a bénéficié d'un acquis qu'elle a dilapidé en semant des idées de "revolution culturelle" désastreuse, et aujourd'hui, en cherchant à s'appuyant sur le sentiment d'injustice des
jeunes immigrés.

Mais la droite : a t elle jamais eu besoin de la culture sinon pour quelques uns ?

Alors bon, valent pas mieux les uns que les autres.


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 30 Sep 2007, 10:01 
Élie, dès le congrès d'ÉPINAY, j'étais dans le mouvement de reconstruction de cette gauche socialiste généreuse et profitable pour tous qui a donné JAURÈS, BLUM et surtout les conquêtes utiles de 1936. Malheureusement dès 1981, et particulièrement à partir de 1983 le pharaon MITTERRAND a repris les rênes du char à SON compte et - grâce à toute la perversité et la flouerie dont il était capable (en réalité c'était un homme de droite comme tous ces transfuges de la catholicité qui ont intégré massivement les rangs du PS dès 1974) - grâce à ce machiavélisme sournois et manipulateur donc, il a dévoyé le socialisme dont il s'était réclamé pour parvenir à ses fins : le pouvoir pour le pouvoir, la grandeur, émarger avec son nom dans l'HISTOIRE de la France. Dès 83 j'ai rendu ma carte et ne l'ai plus jamais reprise. Je reste pour ma part fidèle aux idéaux de JAURÈS et de ses vrais successeurs. Alors, parler de gôôôchisme à mon égard, je trouve ça particulièrement inadapté.

D'accord avec cette conclusion qu'ils ne valent pas mieux les uns que les autres car leur option politique n'est plus un choix de société ou même idéologique mais juste une opportunité stratégique, celle du moment, de l'occasion qui leur permettra d'accéder au pouvoir, enfin !

@Laurence
1)Juste un mot : je n'interdis rien, à personne. Pas même aux parents de saboter les apprentissages fondamentaux de leur progéniture. Je ne leur interdis même pas de les soigner eux-mêmes et de prescrire à l'occasion des médicaments qu'il ne faudrait surtout pas leur administrer... Si, si ça existe et ça se répand. Après le matraquage des enseignants (boucs émissaires pour tout ce qui va mal) c'est celui des soignants qui commence, qui a déjà commencé. :cry:
Je dis simplement qu'enseigner c'est le rôle des enseignants, soigner c'est le rôle des médecins* et après tout cela, il ne faut pas venir dire que tout va mal en lecture à cause des enseignants ignares ou gauchistes et que la santé fout le camp à cause des médecins incapables et endoctrinés par les lobbies pharmaceutiques (par exemple)...

* Le mien dit toujours et n'hésite pas à le mettre en application : "quand j'ai besoin d'un conseil, d'une information en matière d'éducation, de savoir-faire pédagogique c'est à vous que je m'adresse et vous, quand vous avez besoin d'un diagnostic ou d'un conseil pour votre santé, c'est moi que vous venez voir en priorité absolue..."
C'est même vrai pour l'informatique, le multimédia et internet : là c'est moi.
Pour les bateaux et les voitures, les animaux de compagnie : là c'est lui !
Chacun son truc Laurence. :lol:

2) Et puis, réduire les gens à "gauchistes" (même quand c'est faux) ou "de droite", tu ne trouves pas que c'est un peu manichéen et pour tout dire un peu... sommaire ou réducteur, non ?

3) Pour moi le malheur c'est que la gauche, de 81 à 95 a voulu ressembler à la droite en se donnant des allures de bon gestionnaire et que très vite, la droite a voulu développer des stratégies et des idées de gauche. Aujourd'hui, c'est un magma informe entremêlé et inextricable. Pour moi, les deux tendances sont coupables conjointement chacune en ce qui la concerne. Mais ce sont les responsables qui sont coupables, pas les militants de base de l'UDF, de l'UMP, du PS ou du FN qui ont été manipulés et floués tant de fois. Un festival de magouilles et de combinazziones !
Pour moi, gauche ou droite actuelles c'est kif kif. :mrgreen: Or, une vraie démocratie a besoin que de vraies idées de gouvernance soient confrontées et soumises aux suffrages des citoyens dans la clarté et la transparence les plus limpides qui soient. On en est si loin, d'un côté comme de l'autre !

Voir ce qu'en dit Marcel GAUCHET :

http://gauchet.blogspot.com/2007/09/le- ... nique.html
(On peut même écouter le podcast...)

4) Et si on en revenait au sujet ? Enseigner ; les méthodes pédagogiques...


Haut
  
Répondre en citant  
MessagePublié: 30 Sep 2007, 17:57 
De Poulet
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 04 Mar 2006, 02:15
Messages: 6833
Merlin a écrit:
Citation:

Chez les 18-25 ans (1989-1982) : 09 %
Chez les 26-35 ans (1981-1972) : 15 %
Chez les 36-45 ans (1971-1962) : 23 %
Chez les 46-55 ans (1961-1952) : 30 %
Chez les 56-65 ans (1951-1942) : 23 %


Plus de la moitié des personnes en situation d’illettrisme, soit plus d’ 1,5 million, est âgée de plus de 45 ans.

Quelles méthodes d'apprentissage de la lecture mettre en face de ces taux d'échec ?

Source : chiffres de l'Agence Nationale de Lutte Contre l'Illettrisme (ANLCI)


http://www.anlci.gouv.fr/
(Cliquer sur la couverture du document "Illettrisme : les chiffres -> p. 5)


Personnellement je ne crois pas à ces statistiques. Après tout, pourquoi leur accorderais-je plus de crédit qu'à celles de l'immigration ou du chômage?

Dans cette vidéo (merci Foroum), vous pouvez entendre un ex-ministre de l'Education Nationale qui n'y croit pas non plus, au niveau de l'entrée en sixième (référence à ses désaccords avec Jacques Langue):
[/quote]

_________________
François Eiffel (F. Eiffel / FFL).

""Un homme est grand dans la mesure où, placé entre l’illusion et la douleur, il choisit la douleur." Thibon


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 30 Sep 2007, 22:35 
Je rentre à l'instant d'une conférence sur la restauration des monuments Mayas. Si j'avais cru qu'il y avait 40 % d'illettrés ! :roll: Quelle galéjade :!:

J'ai déjà répondu à 19 h 20, sur ce fil :

viewtopic.php?p=118440&highlight=#118440


Oui FFL, c'est ce que disent Luc FERRY et un certain nombre d'hommes qui font (ou ont fait) de la politique en professionnels ou en amateurs.
Ce pourcentage de 40 % est extrait de quelle étude ? Quelles en sont les sources ? Quels protocoles ?

Je connais particulièrement bien ce milieu dont parle Luc FERRY avec une certaine... condescendance. Il est vrai que lui met ses filles à l'école privée alors qu'il a été ministre de la République. :cry:

Dans les nombreuses classes que je connaissais, il y avait tout au plus 6 à 7 % d'enfants de CM2 et de 6ème ayant de vrais problèmes dans la maîtrise de la langue : lecture peu efficace et orthographe insuffisante. Pas pas le moindre illettré fonctionnel ! Pas le moindre !
Ces 40 % annoncés abusivement doivent être issus de tests d'évaluation de 6ème pratiqués en Île de France et bien sûr notamment dans la périphérie, les banlieues, pas dans le XVIème, ni dans les écoles que fréquentent les enfants de M. FERRY.

1) http://pal.ac-versailles.fr/article.php3?id_article=299

2) http://www.ifrap.org/0-ouvrirlesite/ecole.html

Les chiffres obtenus par l'Agence Nationale de Lutte Contre l'Illettrisme sont obtenus sur un panel de 3 100 000 personnes. On peut imaginer aisément que la réalité actuelle est sensiblement plus faible que les 40 % de FERRY qui ne correspondent à aucune réalité connue.
Je suis cette affaire de très près et dès que le site sera de nouveau accessible... :evil: je vous préviendrai. En attendant, on peut utiliser ce lien :

http://www.google.fr/search?client=fire ... ionale+de+
Lutte+Contre+l%27Illettrisme&meta=&btnG=Recherche+Google
Puis cliquer sur le cache de Agence Nationale de Lutte contre l'Illettrisme.

Faut-il (pour les politiques) que la vérité sur le taux réel d'illettrisme soit à ce point gênante ? De la pure intoxication ! Il s'agit de casser l'outil pour le privatiser par la suite dans le cadre de l'AGCS, rien de plus.

Ceci dit, ça n'évite à personne d'être confronté aux problèmes globaux de l'éducation et de l'instruction des jeunes dont je rappelle - ça c'est MON point de vue - les raisons essentielles :

Citation:
ET SI LES VRAIES RAISONS ÉTAIENT AILLEURS ?

La société française actuelle, dominée par l'argent et les media, fabrique de toutes pièces un environnement artificiel nourri d'une information continue, inquiétante et mouvante à la fois qui fait en sorte que plus personne ne peut se reposer sur des valeurs ou événements stables et reconnus comme des repères de comportement social : la norme nouvelle semble être devenue par priorité ce qui est exceptionnel, rare et inquiétant plutôt que ce qui est courant, banal et rassurant. Mais n'est-ce pas l'intérêt commercial des groupes de presse et autres agences qui vivent de "l'actualité", qui dispensent les "mêmes informations" à tous, de se comporter ainsi ?

Les ressources, dans ce domaine, sont inépuisables tant la cupidité, le goût du macabre, du tragique et de l'insolite l'emportent sur la raison, le souci d'être informé objectivement et le désir de participer collectivement au devenir de son propre environnement politique et culturel...

Ainsi, les enfants et les adolescents qui nous sont confiés baignent dans cette profusion d'informations le plus souvent pour eux indéchiffrables car trop peu logiques par rapport à leur égocentrisme naturel et à leur approche économique du monde qui est la satisfaction la plus rapide possible des besoins et des envies les plus tenaces que génère chez eux la publicité dont ils sont, directement ou indirectement la cible favorite.

Quelles peuvent donc être leurs réactions de défense face à cette offensive des forces d'argent qui les assaillent, les agressent par des images insistantes, redondantes et le plus souvent nocives pour la sensibilité de leurs jeunes cerveaux en formation ?

Il semble bien que leur réponse soit à la fois modératrice et dommageable : modératrice en ce sens qu'ils s'efforcent de ne pas revenir excessivement sur ces informations et sollicitations qui encombreraient leur mémoire immédiate et même celle du long terme.

Par contre, ils semblent très imprégnés de certains messages de type publicitaire ainsi que par les scènes de violence, tant la répétition du "massage" est efficace. Seuls, les clips vidéo semblent donc avoir une emprise durable sur nos élèves car le contenu est suggéré par la forme même du montage soutenu par la musique et les voix "off", renforcées par le choix de la couleur, les effets spéciaux et l'humour. C'est le genre de message TOTAL et seuls, dorénavant, de tels messages peuvent avoir un impact durable et profond sur nos jeunes élèves de 14 mois à 18 ans et même peut-être au-delà...

Dans ces conditions, quel type de pédagogie, quel mode de relations et quels "traitements didactiques" pouvons-nous inventer à l'intention de ces générations futures auxquelles nous aurons la mission de dispenser des savoirs, des savoir-faire, des savoir-être et peut-être aussi, par le développement de compétences transversales variées et multidisciplinaires, des savoir-vivre au travail et dans la société en général ?

Dans quels domaines rencontre-t-on des difficultés ?

Ces difficultés un peu nouvelles depuis la fin des années 70 sont de plusieurs ordres mais toujours un peu de même nature :

- L'attention est de plus en plus fugace : écouter autrui ou regarder avec attention ainsi qu'observer avec minutie sont devenues des "corvées" pour les enfants d'aujourd'hui. La capacité de concentration sur une même tâche ne dépasse guère 15 mn pour un grand nombre.

- La capacité de se conformer à une règle rigoureuse, tant pour la prise de parole que pour l'ordre de déroulement d'un travail d'après un protocole semblent être pour eux des "calvaires" et des signes d'intolérance notoires vis à vis d'eux mêmes.

- La capacité à rester dans le sujet lors d'une discussion ou d'un débat est sujette à caution. Il y a effet de "papillonnage" ou tendance à "sauter du coq à l'âne".

- La possibilité de mobiliser sa mémoire immédiate pour retenir l'essentiel : trame, personnages, actions spécifiques se réduisent à une peau de chagrin.(Que les indices éclairants soient d'ailleurs fournis par l'image, le commentaire, les dialogues ou la musique.)

- La faculté de s'exprimer avec cohérence sur le sujet qui vient d'être traité s'amenuise d'année en année car de nouveaux mots vides, creux et assez peu polyvalents tout compte fait remplacent le vocabulaire que l'image télévisuelle ne fournit pas:(Super, génial, extra, géant, monstre bien, joli, nul, etcÉ!

- Le manque de rigueur et d'organisation est devenu patent dans une tâche qui nécessite un minimum de logique, d'ordre et de sens du calcul[2].

- L'invention ou la création de jeux nouveaux en récréation est devenue d'une pauvreté affligeante. Pensez donc, il n'y a pas de kiosque ni de super marché pour leur en proposer à la récré !

- Le goût et le sens de l'effort sont devenus des idées oubliées, d'une autre époque, à tel point que si vous essayez de stimuler ses possibilités, on vous regarde comme un Martien.

- La tenue du scripteur est devenue d'une telle fantaisie que je ne vois pas deux enfants qui ont la même prise "pince entre les trois doigts" dans un groupe classe de 25 élèves. Quant au déroulement de l'écriture cursive, il est le plus souvent aberrant, anarchique et inconfortable. En tout cas, il ne respecte pas les règles incontournables. Et en CM2, déjà, il est trop tard pour y remédier... Là encore, trop de liberté à l'enfant roi ! (Bravo DOLTO & Cie !)

En somme, les enfants sont aujourd'hui, globalement, beaucoup trop sollicités par des informations diverses qui ne les concernent pas, qui les perturbent parfois et qui ne leur laissent plus assez de place pour une disponibilité d'esprit propre à mettre en place chez eux des réseaux de neurones nombreux mais bien structurés, mobilisant les zones frontales du cortex et qui nécessitent des effort personnels. La stabilisation sélective des assemblées neuronales propres à une, à des tâches spécifiques ne peut se produire que si les neurones concernés sont activés par des efforts personnels de l'enfant. Et pour que ces réseaux spécialisés puissent s'interconnecter, il ne faut ABSOLUMENT pas compter sur la télévision qui constitue une "activité" passive réservée essentiellement aux aires occipitales du cerveau, les aires visuelles.

Le retour à l'écrit s'impose alors pour tous ceux qui veulent que les élèves retrouvent une capacité à analyser, à raisonner, à questionner les mots, à se réapproprier l'orthographe etc... Notre civilisation est encore celle de l'écrit, à bien des égards. Il ne faut surtout pas l'oublier...


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 01 Oct 2007, 22:24 
Posté le: 29 Sep 2007, 01:50
FFL a écrit:
Moi je n'ai jamais enseigné la langue française. Mais ma mère était enseignante.

Très classique. Bled etc.

Vers la fin de sa carrière, il y avait la méthode globale et toutes ces sortes de choses.


Je reprends ce message FFL dans un fil mieux adapté. Merci d'avoir personnalisé un peu, rendant ainsi la discussion plus réelle et plus pragmatique.

Votre maman a cessé d'enseigner vers quelle année ? Et vous dites qu'il y avait "la méthode globale" vers la fin de sa carrière... Vous êtes sûr de cela car la méthode globale n'a pas été pratiquée en France à part dans de rares écoles DECROLY. Je tombe des nues...

FFL a écrit:
Elle ne s'en occupait pas.

Quand l'inspecteur venait dans sa classe, elle lui annonçait froidement que sa visite ne servirait à rien et qu'il aurait aussi bien pu repartir parce qu'elle ne tiendrait aucun compte de ses remarques. :lol:


Elle avait bien raison. L'inspecteur ne pouvait rien contre elle du moment qu'elle assumait sa charge avec sérieux, motivation et qu'elle était impliquée dans sa tâche. Savez-vous bien que la force de résistance des enseignants a été très forte après mai 68 afin de ne pas sombrer ou dériver dans n'importe quelles aventures pédagogiques ?

FFL a écrit:
Mais toutes ses élèves l'appréciaient (il y en a suffisamment qui me l'ont dit). De même que sa directrice (une amie) et les parents d'élèves.

Les parents demandaient souvent à ce que leurs enfants soient dans sa classe, parce qu'elle avait des résultats.


Beaucoup d'entre nous connaissent cela. Je l'ai même entendu dans la bouche du préfet qui le tenait de l'IA lui-même le tenant de l'IEN etc... Mais il faut bien reconnaître qu'une "réputation" ne se crée pas en 1 an. Plus que des "résultats", qui sont indispensables, c'est une adhésion qui compte.

FFL a écrit:
Donc elle n'a jamais eu de problèmes avec les rapports d'inspection. Parce que cette méthode... fonctionnait, tout simplement. L'inspecteur s'écrasait.


Personne n'a jamais eu le moindre "problème" ou souci avec sa hiérarchie à propos de méthodes syllabiques d'apprentissage de la lecture. Les "ennuis ou tracasseries" des PE sortant de l'IUFM (comme le raconte Rachel BOUTONNET dans son bouquin) étaient plus des exigences des IUFM. Pas celles des corps d'inspection !

FFL a écrit:
A la maison, il y avait des livres partout. Moi j'adorais ça, je lisais beaucoup. Je crois que lire, jeune, est extrêmement important pour développer une affinité avec la langue. Les structures et les détails s'inscrivent dans la mémoire par un procédé inconscient, et je pense que lire beaucoup accélère le processus.


Qu'est-ce que ça me fait plaisir de vous voir écrire cela et que vous en ayez eu autant conscience ! C'est L'ESSENTIEL FFL ! Il n'a que cela de vrai et c'est UNIQUEMENT un environnement de lecture qui fait lire et apprendre à lire. C'est le carburant de toute méthode, encore qu'il y a des quantités de "méthodes". Je dirais pratiquement autant que d'élèves en apprentissage ! :wink:

FFL a écrit:
Oh je n'étais pas parfait. Mais si je ramenais un 9 sur 10 en dictée elle me regardait avec l'air inquiète et elle demandait: "Mais... pourquoi? Qu'est-ce qui s'est passé? Pourquoi tu n'as pas eu 10?"

Ca aide aussi. :lol: :lol: :lol:


Oui, la stimulation, l'encouragement, la gratification ! Un regard ou un simple sourire parfois sont des moteurs de progrès fabuleux chez les enfants et les adolescents. L'exigence adaptée à chaque cas est aussi une condition sine qua none de la meilleure réussite de chaque individualité, de chaque personnalité. Comme vous dites FFL, ça aide énormément !
Imaginez seulement les situations contraires ou... opposées : les cris, la panique, les exigences inadaptées, les critiques envers la maîtresse, de ses "méthodes", critiques renouvelées régulièrement etc...

Vous avez décrit un milieu favorable à l'épanouissement et à l'éveil à l'envie de lire. Là est LE problème n° 1 !

FFL a écrit:
Ceci dit mon père, qui lui ne lisait pratiquement pas (trop de travail, homme d'affaires), avait, et a toujours, une orthographe impeccable.


Rassurez-vous, il a eu son temps et au total je suis sûr que dans ses "affaires", il manipulait beaucoup d'écrit, comme le mien finalement... L'orthographe acquise ne se perd jamais si on ne perd pas le contact visuel avec l'écrit et si on reste en bonne santé au plan cérébral, neuronal.

FFL a écrit:
Les instituteurs et institutrices que j'ai eus en tant qu'élève étaient aussi de cette génération. C'était, dans les grandes lignes, la même attitude.

Donc forcément, le b a = ba, j'y crois.


Oui, moi aussi bien sûr ! C'est un passage obligé. L'IRMf et les travaux de neurosciences de Stanislas DEHAENE le montrent à l'évidence. Mais ils montrent aussi d'autres éléments qui doivent être pris en compte.
Citation:
Son dernier livre vient de paraître
Les neurones de la lecture
Stanislas DEHAENE
préface de Jean-Pierre Changeux
éd Odile JACOB

Ce qui s'est produit après les 50 glorieuses des méthodes dites purement syllabiques comme l'était la méthode BOSCHER, c'est que les corps d'inspection ont fait remonter au ministère les résultats "obtenus" sur le terrain. Il s'avérait que les gamins savaient "déchiffrer" mais que beaucoup d'entre eux ânonnaient encore longtemps et certains même trop nombreux ne parvenaient pas au sens, ne COMPRENAIENT PAS ce qu'ils proféraient phonétiquement. Des méthodes intermédiaires ont été mises au point comme le fameux "Daniel & Valérie" ou "Caroline & Bruno" voire "Poucet et son ami l'écureuil" etc...
La différence avec la pure syllabique style BOSCHER c'est qu'il fallait donner du sens à ce que l'on lisait. Le son ne suffisait plus. On partait donc d'un contexte (une courte phrase qui n'était pas à LIRE) dans laquelle on extrayait un mot (qui n'était pas à lire non plus) pour étudier les voyelles, puis au fur et à mesure, toutes les consonnes en effectuant une combinatoire qui donnait les syllabes. Pour "mécaniser" un peu le processus, on pratiquait une syllabation automatique (ça, c'est pour Élie) c'est à dire la lecture assez rapide de toutes les syllabes possibles, y compris les syllabes artificielles qui par définition ne font pas de sens. fa fe fi fo fu fy puis plus tard foi feu fou fon etc... puis fra fre fri fro fru fry etc...
Toutes les combinaisons étaient étudiées en même temps que quelques mots très brefs étaient mémorisés pour améliorer le débit et la compréhension du "récit". à, de, avec, par, pour, dans etc... Ce qui est loin d'en faire une "méthode globale". On l'a appelée "méthode mixte". D'autres disaient "méthode semi-globale". C'est un peu ridicule car c'est une méthode syllabique à 95 %.
J'arrête car je pourrais vous ennuyer et en écrire 100 pages. Pardonnez-moi.

FFL a écrit:
Pour évaluer les méthodes "modernes", je n'ai qu'à lire des blogs au hasard. Franchement, il y en a qui font peur. Parce que le langage conditionne la pensée. Donc si on ne le maîtrise pas, on ne peut pas pleinement penser.



Une grosse désinformation / intoxication a été faite par des sites comme http://www.sauv.net. C'est eux qui ont influencé de ROBIEN dans ses décisions, preuve que c'est un ignorant parfait en matière d'apprentissage de la lecture entre autres...
En gros, il n'y a pas de "méthode moderne" pas plus qu'il n'y a eu en France de "méthode globale". On apprendra toujours à lire en associant les consonnes et les voyelles puis les diphtongues et toutes les sonorités de notre belle langue française. Ce sont juste les entrées qui différent un peu. Par exemple "la méthode du sablier" a une entrée très phonétique à tel point qu'on lit plus des sons (des phonèmes) que des graphies. D'autres méthodes comme la méthode "BOREL-MAISONNY" associe davantage d'éléments d'entrée car elle était au départ destinée à des enfants porteurs d'un handicap. Elle est très efficace. Le Sablier aussi. Cependant ma crainte a toujours été que l'excès de stimulations à l'apprentissage ne crée des réseaux de neurones inutiles, voire parasites, en tout cas pour la vitesse de lecture plus tard, j'en suis convaincu. Or la vitesse est le signe le plus caractéristique de l'efficaité de la lecture-compréhension. La méthode du Sablier a de gros inconvénients pour les résultats globaux en orthographe (=> écriture phonétique). Donc B A => BA avec des présentations différentes, voilà tout ! Le reste est de la pure intoxication relayée complaisamment par les médias. La baisse de niveau en orthographe est réelle mais je l'attribue essentiellement aux méthodes dans lesquelles on a injecté trop de phonétique et à l'abandon coupable d'une grammaire simple et logique. Là aussi j'aurais des milliers de choses à dire... Le 40 % de FERRY c'est du pipeau !

FFL a écrit:
Alors... les résultats. C'est ce qui compte.

Comme dans les affaires.


Tout à fait d'accord FFL. Mes élèves de tous âges (de 6 à 20 ans) et même souvent de 17 à 77 ans m'ont toujours donné acte de cela, leurs parents aussi (pour les plus jeunes d'entre eux) er j'ai même eu, au début des années 80 des promotions entières de jeunes qui accédaient à un bac C ou D en totalité et l'obtenaient TOUS et même, beaucoup avec des mentions (de l'époque...)
C'est pourquoi je ne peux m'empêcher d'être scandalisé par ce qui se dit sur l'incurie totale de l'enseignement. Il y a des problèmes, certes. Mais ils sont structurels et environnementaux au sens de l'environnement hyper-sollicitant et hyper stimulant qui entoure nos jeunes. 80 % d'une tranche d'âge au niveau Bac, c'était une utopie stupide et démagogique. Les milieux scolaires dans lesquels on rencontre cela sont des milieux hyper-favorisés. Je les connais bien aussi.
Mais ça, je l'ai déjà dit.
L'écrit a été abandonné joyeusement au profit du cathodique, du LCD et du plasma qui ne produisent quand même que des images. Or c'est la Galaxie GUTEMBERG qui a façonné notre logique et tout le cadre de notre raisonnement ; la Galaxie MARCONI a fait tout partir en miettes car on a cru pouvoir faire l'impasse de la précédente version du "logiciel". :P
Les gens de mon âge (pas tous puisqu'il y a encore un fort pourcentage d'illettrés parmi mes "conscrits") n'ont pas eu cet inconvénient car ils ont complètement intégré le monde de l'écrit et n'ont emprunté le chemin de l'image et de l'information en temps réel que progressivement. Ils sont donc moins pointus en manipulation des NTIC mais conservent une base culturelle irremplaçable. De l'écrit, de l'écrit, de l'écrit s'il vous plaît.
Et ça va vous faire plaisir j'imagine : plusieurs langues vivantes, le plus tôt possible oralement d'abord puis très vite à l'écrit aussi. À mon époque, c'était l'inverse.

FFL a écrit:
Comme dans la politique aussi, d'ailleurs.


Il y en a... dans les mosquées. Le président ferme le ramadan d'honneur !

FFL a écrit:
Si un enseignant a des résultats avec une méthode "globale", ou d'ailleurs n'importe quelle autre méthode, je dis bravo.


Avec une méthode globale, c'est possible pour 2 à 4 % des élèves donc pas suffisamment performant. Pour les autres (avec la combinatoire sine qua none, quelles qu'en soient les modalités, ça marche !)

FFL a écrit:
Mais en tout cas je connais une méthode qui fonctionne. Et si -c'est vrai - il y avait parfois des élèves "pas très doués" dans les écoles par lesquelles je suis passé, en tout cas en sixième tout le monde savait lire.

Just my two cents.


Oui, les "pas doués" ce sont ceux que j'ai connus moi aussi hélas à 6 ans et à 10 ans qui certes savaient "lire" mais ce n'était qu'un déchiffrage phonétique. Un assemblage laborieux de lettres avec un code mais le passage de la boucle phonologique qui est créé par les sollicitations des aires du cortex visuel ne se faisait pas, jamais. Or, cette phase de liaison avec la base de données sémantique de notre jeune cerveau est indispensable et, comme pour l'écriture, ça doit se faire en même temps, simultanément. Si on fait cette impasse, c'est trop tard !

J'espère que vous réussirez à me lire sans peine FFL. Je ne crois pas être capable de le réécrire en Anglais. :lol: :P


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message: De ZEP à Ambition Réussite
MessagePublié: 03 Oct 2007, 16:30 
Africanus Rex
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 02 Avr 2006, 18:23
Messages: 6654
Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
Et que penser du changement de nom de collèges autrefois classés en ZEP(Zone d'Education Prioritaire) en collèges "Ambition Réussite" , ce changement de nom sera -t-il assorti également d'un véritable changement sérieux de contenu et de discipline ou ne s'agira -t-il une fois de plus que d'un cache misère?
Les parents avisés ne sont pas fous, à l'oreille ça fait bien , mais dans la réalité... Ambition Réussite résonne encore comme un Attention Racailles, danger. Ils ne vont pas se priver d'user de la suppression de la carte scolaire...

_________________
VIS ET HONOR
-Ne pas subir
-Frapper l'ennemi c'est bien. Frapper l'imagination c'est mieux (deux maximes attribuées au Maréchal de Lattre de Tassigny)


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 03 Oct 2007, 16:54 
De Poulet
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 04 Mar 2006, 02:15
Messages: 6833
Merlin a écrit:
Posté le: 29 Sep 2007, 01:50
FFL a écrit:
Moi je n'ai jamais enseigné la langue française. Mais ma mère était enseignante.

Très classique. Bled etc.

Vers la fin de sa carrière, il y avait la méthode globale et toutes ces sortes de choses.


Je reprends ce message FFL dans un fil mieux adapté. Merci d'avoir personnalisé un peu, rendant ainsi la discussion plus réelle et plus pragmatique.

Votre maman a cessé d'enseigner vers quelle année ? Et vous dites qu'il y avait "la méthode globale" vers la fin de sa carrière... Vous êtes sûr de cela car la méthode globale n'a pas été pratiquée en France à part dans de rares écoles DECROLY. Je tombe des nues...


Non je ne suis pas certain du nom. En tout cas sur la fin il y avait des choses qui n'étaient pas "le B-A BA", où il fallait reconnaître des mots entiers. Je me rappelle d'en avoir entendu parler. Et elle a arrêté dans la première moitié des années 90 mais je ne saurais pas dire en quelle année exactement.

Poucet et son ami l'écureuil me rappelle des souvenirs. Là c'est ma propre expérience d'écolier, en... CP si je me rappelle bien. Je me souviens aussi de Tit'Pom (orth?), en CM1 ou 2 je crois.

_________________
François Eiffel (F. Eiffel / FFL).

""Un homme est grand dans la mesure où, placé entre l’illusion et la douleur, il choisit la douleur." Thibon


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
MessagePublié: 03 Oct 2007, 19:00 
De Cromagnon

Enregistré le: 10 Sep 2005, 17:38
Messages: 1059
laurence a écrit:
Merlin a écrit:

1) Gôôôche ou droâte ne changent rien à l'affaire. Quand on veut mettre en oeuvre les conditions indispensables d'un bon apprentissage du lire-écrire qui conditionne en effet tout le reste de l'accès à la culture. Plus que "crime", il y a inconscience totale des pouvoirs et notamment depuis 1977 alors c'est dire à quel point la gauche n'a fait que suivre le sabotage amorcé...

2) S'agissant de ce que vous dites Élie "savoir apprendre à son enfant à lire, écrire et compter, savoir l'expliquer comme si on avait 6 ans, 7 ans, 8ans fait par définition l'objet d'une appropriation par ceux qui ont appris lire et à écrire", je crois que vous faites une grossière erreur qui est à l'origine de tous les conflits cognitifs que vivent si mal ces enfants qui "ont des problèmes" avec l'apprentissage de la lecture. Car, en effet, ayant appris à lire TOUS les parents se jugent capables de reproduire ce qu'ils croient avoir vécu lors de leurs 8 ans. Si vous saviez les drames que cela engendre !En particulier beaucoup de mères/pères bien disposés font "LIRE" à leurs petits des phrases qui figurent dans des documents de travail (livres ou photocopies) qui n'ont absolument pas vocation à être LUS puisque leur enfant n'en est par exemple qu'à la phase de reconnaissance et d'apprentissage de la voyelle "U". Les réunions d'information des enseignants s'imposent donc au préalable afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté quant à la démarche à suivre et à l'harmonisation des exigences.Non ! Savoir lire n'est pas une garantie que l'on va savoir apprendre à lire à des enfants en reproduisant (de mémoire) ce que l'on a vécu soi-même à ce moment. Beaucoup le font, notamment avec la méthode BOSCHER comme support ou avec LÉO & LÉA et ça entraîne des drames et des catastrophes parfois durables."Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément" ça c'est vrai aussi bien à l'oral qu'à l'écrit et Boileau parle là de l'art poétique. Or transmettre des savoirs opérationnels comme celui de pouvoir lire, c'est du ressort de la didactique et de la pédagogie. Certes, il y a des personnes qui sont naturellement douées pour cela et c'est génial pour leurs enfants. Mais une grande majorité mettent des obstacles et un bazar pas possible car ils ne sont pas capables de doser, de mesurer et au final de conduire un apprentissage structuré et efficace et ils créent des "réseaux neuronaux" remplis de doutes et d'hésitations chez leurs gamins et ça c'est souvent très dommageable !

À propos du doc de Stanislas DEHAENE, je veux bien discuter. Toute conversation à bâtons rompus me paraît parfaitement illusoire car les media ont matraqué grossièrement sur ce sujet depuis des lustres. Je sais donc quelles sont les représentations normalisées des Français parents ou pas parents d'ailleurs. http://www.sauv.net s'abstenir. J'ai déjà répondu à leurs billevesées sur plus de 300 pages bien pleines.

Et puis, n'oubliez surtout pas, chaque enfant est un cas unique et par son âge civil et par son état de développement psycho-affectif et par son câblage personnel. (Ne pas oublier les 9 % de dyslexiques !)

PS : Pour "la pensée gauchiste" j'aimerais savoir exactement ce que cela recouvre et à qui ça s'adresse. Le gauchisme, les gauchistes, ce n'est vraiment pas mon truc ! Beaucoup d'intoxication et d'amalgames derrière tous ces termes !

Une lecture saine :
Les neurones de la lecture
de Stanislas Dehaene , préface de Jean-Pierre Changeux
Chez Odile JACOB


Et ça n'est pas une idée "gauchiste"? Ce n'est pas "gauchiste" que de vouloir enlever aux parents le droit d' apprendre à lire, écrire, compter" à son enfant? En passant, j'aime bien aussi la "culpablisation" .... :lol:

elisseievna, vous avez le droit de penser que vous êtes "plus" déçue de la "gauche" que moi, après tout c'est possible. Il se peut aussi que, ce que vous ressentiez aujourd'hui, je l'ai ressenti, moi, il y a 20 ans...

Dans tous les cas, quand on s'aperçoit qu'on a été trompé sur la machandise, on a le droit, et le devoir il me semble, de se révolter de dénoncer les abérrations et de traquer l'absurdité.

Chacun pense ce qu'il veut, mais je trouve, moi, qu'un "Libertynaute" a accès à suffisamment d'informations pour ne plus colporter toutes ces idées qui nous ont menées à notre perte.

Je voudrais aussi rappeler les limites de la génétique : je ne suis pas née avec un bulletin de vote de JMLP dans les mains ... :lol:


L'éducation de ses enfants est une priorité pour la Nation et non pas une dérive gauchiste!

Prétendre le contraire c'est défendre tous les comunautarismes et toutes les dérives sectaires.

Faire partie de la Nation, c'est y participer pour la rendre meilleure en acceptant de participer à une collectivité humaine, seule alternative civilisée à la tribu.

bye

_________________
"You'd better start swimming or you'll sink like a stone for the times they are a changing"
Bob Dylan


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
MessagePublié: 03 Oct 2007, 20:45 
Gershom a écrit:


L'éducation de ses enfants est une priorité pour la Nation et non pas une dérive gauchiste!

Prétendre le contraire c'est défendre tous les communautarismes et toutes les dérives sectaires.

Faire partie de la Nation, c'est y participer pour la rendre meilleure en acceptant de participer à une collectivité humaine, seule alternative civilisée à la tribu.

bye


Oui Gershom, entièrement d'accord mot pour mot, y compris - outre les communautarismes & les dérives sectaires - les lubies étranges au sein de certaines familles nucléaires. Accepter de faire partie d'une collectivité humaine organisée et démocratique, en effet. C'est fondamental dans une société évoluée. C'est d'ailleurs aux citoyens de juguler, grâce à leur vigilance de tout instant, les dérives gauchistes ou droitistes fascisantes et/ou totalitaires.

Reste que l'éducation des enfants, de la jeunesse du pays, c'est l'affaire de tous car on peut en discuter, ici ou ailleurs. Mais l'exigence doit être grande, dans tous les cas.


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 03 Oct 2007, 21:08 
FFL a écrit:

Non je ne suis pas certain du nom. En tout cas sur la fin il y avait des choses qui n'étaient pas "le B-A BA", où il fallait reconnaître des mots entiers. Je me rappelle d'en avoir entendu parler. Et elle a arrêté dans la première moitié des années 90 mais je ne saurais pas dire en quelle année exactement.

Poucet et son ami l'écureuil me rappelle des souvenirs. Là c'est ma propre expérience d'écolier, en... CP si je me rappelle bien. Je me souviens aussi de Tit'Pom (orth?), en CM1 ou 2 je crois.


Votre mère a pris sa retraite un peu avant moi donc.

Je pense qu'il s'agit des méthodes d'apprentissage dites "mixtes" dans lesquelles il y avait une dose infinitésimale de mots abordés globalement juste au début.
Ces méthodes ont été dénommées par certains "semi-globales", ce qui est une imposture puisqu'il y avait dans celles-ci 95 % de pratiques purement syllabiques. Le ministre Gilles de ROBIEN - parfait ignorant en la matière - appelait cela des "méthodes globales". La vraie méthode globale est une invention belge du Dr Ovide DECROLY et elle avait sa justification auprès d'enfants qui avaient des problèmes spécifiques. Je n'ai jamais vu, connu aucune classe de CP qui pratiquait une méthode globale.

"Poucet et son ami l'écureuil" (CP) était une méthode mixte du même tonneau que "Daniel & Valérie" ou "Caroline & Bruno" et quelques autres qui ont donné de très bons résultats entre le milieu des années 60 et la fin des années 70, voire au-delà... Ce que je reprocherais personnellement à Poucet... c'est la trop grande utilisation d'images-vignettes pour certains mots, l'image se substituant au déchiffrage-repérage aboutissant à la reconnaissance du mot écrit. Avec l'image parlante, explicite c'était le concept qui prenait le pas sur la discrimination visuelle de l'ensemble des graphies.

Si ce n'est pas une méthode syllabique ça, moi je ne suis plus Normand !

[img]http://storage.canalblog.com/90/48/164551/6485650_p.jpg[/img]
Et pourtant, elle faisait partie des "méthodes semi-globales de l'époque.
Petit souvenir pour vous FFL


C'était un très joli livret, qui motivait les enfants par son histoire charmante et ses illustrations très soft...


Haut
  
Répondre en citant  
MessagePublié: 04 Oct 2007, 14:20 
Xerox
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 29 Mai 2007, 07:15
Messages: 3133
Gershom a écrit:
L'éducation de ses enfants est une priorité pour la Nation et non pas une dérive gauchiste!

Prétendre le contraire c'est défendre tous les comunautarismes et toutes les dérives sectaires.

Faire partie de la Nation, c'est y participer pour la rendre meilleure en acceptant de participer à une collectivité humaine, seule alternative civilisée à la tribu.

bye


:lol: Amen !
Allez dans la paix du Christ !

_________________
ImageImage

Libérale, libertarienne et même anarcap... ;)


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 04 Oct 2007, 14:40 
Xerox
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 29 Mai 2007, 07:15
Messages: 3133
La méthode syllabique c'est d'abord apprendre les voyelles.

a e i o u é è ê

Puis on apprend (par exemple) le p

Puis on apprend
p a pa
p e pe ........ ainsi de suite

Puis les mots (avec un léger espace entre les syllabes)

pi pe, pa pa, pi po, ......... ansi de suite

Puis on apprend un deuxième consonne par exemple "l"

l a, la, l o, lo etc ....

puis
pa li, po li, pa le, po le .......

puis
on apprend le ou, le oi .... et on recommence

p ou, pou, l ou lou,

En aucun cas on fait apprendre "par coeur" un mot entier (une "image" de mot ! :lol: )

Cette méthode premet d'apprendre, entre autre, dès le CP, la différence entre les accents ... Chose extrêmement rare de nos jours !

Voilà, c'était pour mettre les points sur les "i". :D

_________________
ImageImage

Libérale, libertarienne et même anarcap... ;)


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Afficher les messages depuis:  Trier par  
Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 503 messages ]  Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5 ... 34  Suivant

Heures au format UTC [ Heure d’été ]


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 8 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas modifier vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Rechercher pour:
Aller à:  
cron
POWERED_BY
Traduit par phpBB-fr.com