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 Sujet du message: BIRMANIE
MessagePublié: 28 Sep 2007, 19:24 
Africanus Rex
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Enregistré le: 02 Avr 2006, 18:23
Messages: 6654
Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
J'avais un peu commencé à oublier qu'il n'y pas que les pays musulmans qui vomissent la démocratie comme le démontrent les derniers évènements de Birmanie, de son nom birman Myanmar (bouddhiste à 98% mais au régime militariste hyper répressif).

Le comble c'est de voir comment Al Jazeera couvre ces évènements (sans doute histoire de dédouaner les pays sous domination RATP et de dire "vous voyez, il n'y a pas que nous, voyez chez les chrétiens ou les bouddhistes, là aussi ça tue et ça réprime".

Je rappelle au passage l'existence d'une petite ethnie chrétienne, les Karens, qui depuis des décennies résiste au régime en place soutenu par la Chine (et l'Inde).

Eh oui, en Asie, seuls le Japon, les Philippines, la Corée du Sud, Singapour et Taïwan semblent avoir un embryon de démocratie parlementaire (bien remise en cause à Hong-Kong et Macau) et encore, pour le reste, c'est l'islamisme malais et indonésien, l'hyper-national communisme de la Corée du Nord ou le socialismo-militarisme de la junte birmane.

A propos, y a-t-il des zumus en Birmanie, comme en Thaïlande ? Au moins ils se tiennent tranquilles pour le moment.

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-Frapper l'ennemi c'est bien. Frapper l'imagination c'est mieux (deux maximes attribuées au Maréchal de Lattre de Tassigny)


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MessagePublié: 28 Sep 2007, 21:27 
Duc

Enregistré le: 01 Mai 2006, 19:10
Messages: 3166
Localisation: Bayonne
...ou le Stalino-capitalisme de la Chine.


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MessagePublié: 04 Oct 2007, 23:17 
Africanus Rex
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Enregistré le: 02 Avr 2006, 18:23
Messages: 6654
Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
Le négociateur musulman (Ibrahim quelque chose, celui qui rencontra personnellement Madame Aun Suu Kyi au non des Nations-Unies), ce n'est pas là aussi, comme avec M. Mohamed El Baradeï sur un autre sujet, un coup de propagande pour nous montrer qu'il y a aussi des musulmans de "bonne volonté" attachés à la paix dans le monde, prêts à éteindre des incendies dans des pays... bien entendu non musulmans, comme la Birmanie.

Cet Ibrahim là, on ne l'a pas vu en tout cas en négociateur pour le Darfour, mais il sera là pour les dossiers colombiens ou péruviens.

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MessagePublié: 04 Oct 2007, 23:57 
Acerbe
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Enregistré le: 20 Juin 2006, 04:20
Messages: 4763
Je viens d'apprendre que la Serbie vendait du matériel de guerre à la Birmanie, notamment des canons automoteur comme celui-ci :

Image

Apparemment les USA ne s'y sont pas opposés, mais bon, là c'est vraiment limite comme business.

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Roma Æterna / Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice. George Orwell.


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MessagePublié: 04 Oct 2007, 23:59 
Ministre des Colonies
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Enregistré le: 26 Juin 2006, 12:09
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Localisation: au sud du progrès
L'argent n'a tout simplement pas d'odeur cher Nikola! :wink:

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MessagePublié: 05 Oct 2007, 00:13 
Acerbe
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Enregistré le: 20 Juin 2006, 04:20
Messages: 4763
Ca la fout mal quand même, surtout en ce moment.

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MessagePublié: 05 Oct 2007, 01:43 
Acerbe
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Enregistré le: 20 Juin 2006, 04:20
Messages: 4763
Par contre je vois bien ces mêmes canons automoteurs tirer sur des Karens. Enfin bon pour quelle raison je m'étonne, vu que certains pays occidentaux vendent des armes à l'Arabie Saoudite.

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 Sujet du message: LES BIRMANS COUPÉS DU MONDE
MessagePublié: 05 Jan 2008, 03:29 
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Enregistré le: 29 Avr 2006, 10:00
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Birmanie oubliée. Les Birmans coupés du monde

La junte birmane multiplie par 166 la redevance de la TV par satellite


http://www.lepetitjournal.com/content/view/22513/1013/

Les utilisateurs de la télévision par satellite habitant en Birmanie ont eu la désagréable surprise mercredi d’apprendre que la junte avait multiplié la redevance annuelle par… 166.

Cette hausse pour le moins astronomique n’a pourtant été annoncée par aucun média. Ce n’est que lorsque les propriétaires de paraboles se sont présentés pour payer leur redevance qu’ils ont appris la nouvelle. Ainsi, la licence annuelle sur les paraboles passe de 6.000 kyats (environ 3,50 euros) a un million de kyats (environ 670 euros), soit trois fois le salaire annuel moyen au Myanmar alors que de nombreux foyers de classe moyenne sont abonnés au satellite pour capter des chaînes étrangères.

Les médias publics birmans sont sous contrôle de la junte et les quelques chaînes privées diffusent uniquement des divertissements, n’évoquant jamais l’actualité.

Selon des agents des services des Postes et Télécommunications, la décision aurait été prise par les hautes autorités afin d'empêcher les habitants de suivre les programmes des chaînes dissidentes et internationales qui ont critiqué la répression des manifestations pro-démocratie en septembre.

Source : http://www.lepetitjournal.com - Bangkok - vendredi 4 janvier 2008

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Mery


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MessagePublié: 13 Jan 2008, 11:07 
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Les Karens birmans rêvent d'une Terre promise

Les Karens birmans rêvent d'une Terre promise

http://www.la-croix.com/article/index.j ... ubId=4078#

Ces réfugiés en Thaïlande, majoritairement chrétiens, sans possibilité de retour en Birmanie ni reconnaissance légale, aspirent à l'émigration et gardent la foi

Image La prière du matin

Le camp des « milles marches », telle est la traduction du mot karen « oumpieng ». Dès que l’on arrive dans ce camp de 15 000 réfugiés, à moins de 5 kilomètres de la frontière birmane, on comprend ce nom.

Le camp d’Oumpieng, qui compte parmi les neuf camps de réfugiés karens installés le long de la frontière birmane (le plus important, le camp de Mae La, abrite 40 000 réfugiés) s’étend sur plusieurs centaines d’hectares de petite montagne.

Les premiers arrivés là, après la grande offensive de l’armée birmane de 1984, se sont installés sur les hauteurs, dans des masures de bois et de bambous sur pilotis. Au fur et à mesure des arrivées, des bicoques de paille et de plastique se sont construites de plus en plus bas dans les vallons, pour remonter ensuite à flanc de collines tout autour.

Image

Bangkok interdit toute construction en dur

Les habitants passent donc leurs journées à monter et descendre, sur des marches taillées dans la terre, et à enjamber des égouts grâce à des passerelles en bambou. En saison sèche (c’est le cas en cette période de Noël), passe encore – si ce n’est toutefois le risque d’incendie, car il suffirait d’une bougie mal éteinte pour que les toits en paille et feuilles sèches s’embrasent…

Mais à la saison des pluies, les pentes escarpées se transforment en torrents de boue malodorante où se mélangent déchets et excréments des porcs parqués sous les maisons…

Il faut dire que le gouvernement thaïlandais interdit strictement aux réfugiés d’Oumpieng toute construction en dur : ni goudron, ni ciment, donc dans ce camp, si ce n’est pour les bâtiments des ONG – notamment Handicap International et Médecins sans frontières – et pour les constructions servant à stocker le riz et autres denrées alimentaires gérées par l’Union européenne.

Bangkok interdit aussi tout raccordement au réseau électrique et toute canalisation d’eau, si bien que les familles font tourner des petits groupes électrogènes et viennent se laver et chercher l’eau aux rares robinets du camp.

Ces 250 000 Karens « illégaux » ont un seul espoir

Au-delà de ces conditions de vie dégradées et dégradantes, comparables à celles de tous les bidonvilles, c’est l’absence de statut des Karens dans les camps de Thaïlande qui scandalise, Bangkok refusant de reconnaître ces réfugiés.

Sans état civil, les Karens birmans (à la différence des Karens thaïlandais) sont dans l’impossibilité d’ouvrir un compte en banque, de s’inscrire à l’école ou à l’université, de travailler, bref de vivre ailleurs que dans leurs camps-prisons.

Et s’ils veulent aller à Mae Sod, seule ville à plus d’une heure de voiture où ils sont autorisés à se rendre, ils doivent s’acquitter d’un ticket de 100 baths (environ 2 €) auprès des policiers en faction à chaque entrée du camp. Une somme dissuasive quand on ne possède rien !

Le seul espoir de ces 250 000 Karens « illégaux » dans les neuf camps de Thaïlande et oubliés de tous réside dans l’obtention par l’ONU d’une « carte de personne déplacée ». Celle-ci donne droit aux rations alimentaires mensuelles de l’Union européenne et surtout d’entamer les démarches d’immigration (trois entretiens, examen de santé…) vers l’un des pays accueillant les réfugiés karens, à savoir le Canada, les États-Unis, l’Australie, la Suède et la Norvège.

Mais l’attente de ces papiers autorisant le départ peut durer longtemps. Philipp, père de famille de 53 ans, réfugié en Thaïlande depuis 1984 et à Oumpieng depuis 1999, les espère toujours…

«La génération karen née dans les camps est anesthésiée»

Comme lui, bon nombre de Karens fuyant la Birmanie pour la Thaïlande s’installent d’abord à Mae Sod où ils trouvent des petits boulots mal payés, dans la construction ou l’agriculture. Au bout de quelques années, comprenant qu’« ils n’auront pas d’avenir tant qu’ils n’auront pas de papiers » – selon la formule de Philipp –, ils viennent dans un camp où, là, ils pourront demander à immigrer.

« Nous voulons partir à l’étranger, car ici nous n’avons pas de liberté, nous ne pouvons rien faire », ajoute Santinus Soiwaneung, arrivé à Oumpieng en 1999 avec sa femme et ses quatre filles, après avoir vécu plus de treize ans dans un autre camp thaïlandais.

Si la génération des Santinus et Philipp parle anglais, ce n’est pas le cas des jeunes d’Oumpieng. Mal scolarisés (en karen et birman) dans les deux écoles gouvernementales du camp et peu stimulés par l’extérieur, la plupart d’entre eux sont incapables de répondre en anglais, ni même en thaï, langues pourtant essentielles pour émigrer ou travailler en Thaïlande.

« J’ai envie de secouer ces jeunes et de leur dire ‘‘réveillez-vous’’ », insiste Sebastian Tinhter, 47 ans, arrivé ici en 2005 après dix ans à Mae Sod et qui attend l’autorisation d’immigrer aux États-Unis avec son épouse et sa fille. Sebastian, qui a jadis travaillé comme technicien de télévision à Rangoun, met un point d’honneur à enseigner l’électricité et la radio à quelques adolescents.

Mais, constate-t-il, consterné, « la génération karen née dans les camps est anesthésiée », et se contente du quotidien routinier et apparemment protégé du camp. Sans parler des « 5 à 10 % » de ces réfugiés – selon les estimations de Santinus – qui fuient dans l’alcool de riz une vie apparemment sans issue.

«Les Karens s’identifient au peuple hébreu de la Bible»

Plus de la moitié de ces réfugiés karens sont chrétiens (3 % sont musulmans, les autres sont bouddhistes et animistes) et leur foi semble vive. Pour la messe de Noël, célébrée dès le soir du 21 décembre pour raison administrative, la petite église de la Trinité, l’une des deux chapelles catholiques du camp, est bondée.

« Les Karens s’identifient facilement au peuple hébreu de la Bible », confie le P. Olivier Prodhomme, jeune prêtre français des Missions étrangères de Paris (MEP), nommé en 2001 dans cette région par l’évêque de Nakhon Sawan (diocèse le plus étendu de Thaïlande, au nord-ouest du pays).

Il se rend très régulièrement dans les camps de réfugiés karens « parce qu’aucun prêtre thaïlandais ne veut y aller ». Comme les Hébreux, poursuit le prêtre des MEP, « les Karens n’ont ni terre, ni roi et attendent un ‘‘Moïse’’ qui les fera sortir de captivité ».

Et quand on demande à Philipp, Santinus ou Sebastian s’ils rêvent de pouvoir, un jour, revenir dans leur pays, la Birmanie, ils répondent aussitôt : « La Birmanie n’est pas une nation ; elle a été créée artificiellement en regroupant par la force différentes ethnies ; notre pays c’est l’État karen »… Et d’insister : « Nous aussi nous espérons la Terre promise, depuis plus de soixante ans ! »

Claire LESEGRETAIN, au camp d'Oumpieng (Thaïlande)

Un blogue consacré aux Karens birmans :

Image

http://amitieskaren.over-blog.com/

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MessagePublié: 13 Jan 2008, 11:31 
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Les Missions étrangères de Paris, 350 ans de présence en Asie

http://www.la-croix.com/article/index.j ... ubId=4078#

http://amitieskaren.over-blog.com/

Trois cent cinquante ans après l'arrivée de leurs premiers prêtres en Asie, les Missions étrangères de Paris envisagent l'avenir avec confiance

Silom Road, l’une des grandes artères les plus animées du bruyant quartier des affaires de Bangkok. C’est là, au 254, derrière un mur bordé d’arbres, que les Missions étrangères de Paris (MEP) ont leur maison provinciale pour la Thaïlande. Un emplacement central qui n’est pas sans intéresser les promoteurs : « Plusieurs fois, on nous en a proposé un très bon prix », sourit le P. Jean Dantonel, supérieur provincial depuis un an.

Au fond du parking, pourtant, les bâtiments ne paient pas de mine, si ce n’est la chapelle, construite il y a dix ans à la demande des « expats » (expatriés) francophones, lassés de se retrouver chaque dimanche dans un rez-de-chaussée sans âme.

Le visiteur pourrait en déduire que les bureaux et salles, aménagés dans les années 1960 sont à l’image des 23 missionnaires des MEP en Thaïlande : vieillissants. Parmi eux, en effet, six seulement ont moins de 70 ans et trois moins de 60 ans…

Le P. Dantonel est arrivé à Bangkok en 1972, après sept années d’enseignement au grand séminaire de Pinang (Malaisie). Il se souvient de l’époque, jusqu’en 1980, où ils étaient encore 50 missionnaires français en Thaïlande.

Les MEP sont nées il y a 350 ans

Mais cette diminution et ce vieillissement des effectifs peuvent aussi se lire comme une preuve de réussite : « Le but que les MEP s’étaient fixé, à savoir permettre à l’Église locale en Thaïlande de se prendre en charge, a été pleinement réalisé », dit-il. Mgr Joseph Chamnien Kitcharoen, vicaire général du diocèse de Bangkok, confirme : « Ce sont les pères des MEP qui ont bâti les fondations de l’Église en Thaïlande ; nous leur devons tout. »

Ces fondations coïncident avec la naissance même des MEP, il y a trois cent cinquante ans. Car c’est ici, dans ce qui s’appelait alors le Siam, que s’étaient installés les deux premiers vicaires apostoliques envoyés en Asie par le pape Innocent X. Ensemble, ils établirent un collège général pour former le clergé indigène. Et dans la banlieue d’Ayuthaya, Mgr Pierre Lambert de La Motte construit la première église des MEP à l’étranger.

« Cette église Saint-Joseph a été reconstruite il y a un siècle dans un style ancien », précise le P. Dantonel. Et de rappeler qu’après l’ordination de Mgr Louis Laneau en 1668 pour tout le Siam, la succession d’évêques issus des Missions étrangères de Paris en Thaïlande fut ininterrompue… jusqu’en 1962, quand le premier évêque thaïlandais, Mgr Joseph Khiamsun Nittayo, fut nommé à Bangkok.

Peu de prêtres thaïlandais s'engagent auprès des karens

Aujourd’hui, les 10 sièges épiscopaux du pays sont tous pourvus par des Thaïlandais. Les 23 prêtres des MEP de Thaïlande, présents dans quatre diocèses, travaillent sous leur autorité. Les plus âgés de ces missionnaires poursuivent leur service pastoral en paroisse : trois dans le diocèse de Bangkok, deux dans celui de Nakhon Ratchasima (au centre), huit dans celui de Nakon Sawan (ouest) et neuf dans celui d’Ubon Ratchathani (est).

Les deux plus jeunes, les PP. Olivier Prodhomme (lire La Croix du 26 décembre 2007) et Alain Bourdery, travaillent respectivement auprès des Karens birmans illégaux et des Karens thaïlandais dans le vaste diocèse de Nakhon Sawan. Quant au P. Nicolas Lefébure, ordonné à Rouen en 2005, il finit de se former à Bangkok aux langues thaïe et karène, afin de s’engager lui aussi au service de cette ethnie pauvre et délaissée.

Image Le père Alain Bourdery

« Très peu de prêtres thaïlandais acceptent de travailler auprès des Karens et des populations les plus pauvres », constate le P. Dantonel, qui voit là une des trois « missions » que les MEP peuvent continuer d’assumer au sein de l’Église en Thaïlande, à savoir une « ouverture à l’esprit missionnaire ».

Image

C’est en ce sens qu’il a créé il y a quelques années, alors qu’il était enseignant au grand séminaire de Bangkok (il l’est resté pendant trente-cinq ans !), la Thaï Missionary Society (TMS) qui rassemble déjà 10 prêtres thaïlandais et 7 religieuses. « L’Église en Thaïlande doit prendre en main la première évangélisation », estime le P. Dantonel.

Image

Paradoxalement, c’est cette présence auprès des plus démunis qui attire les missionnaires occidentaux, ainsi que les jeunes volontaires laïcs envoyés chaque année par les Missions étrangères : ils sont cinq actuellement à enseigner l’anglais, l’agriculture ou l’informatique dans les missions des P. Prodhomme et Bourdery.

500 prêtres pour 300 000 catholiques

Certes, c’est bien le clergé thaïlandais qui administre les 300 000 catholiques du pays (pour 62 millions d’habitants, soit 0,5 % de la population) à travers son réseau de paroisses, d’écoles privées, de mouvements de jeunesse et d’hôpitaux réputés : « Avec 500 prêtres pour 300 000 catholiques, le clergé est largement suffisant, poursuit Jean Dantonel. Il est donc inutile d’envoyer un missionnaire français prendre la charge d’une paroisse. »

En revanche, il manque à ce clergé local une certaine audace pour évangéliser « hors des sacristies ». Il est vrai que le bouddhisme étant religion majoritaire, un Thaïlandais qui se convertit craint de « renoncer à son identité nationale », rappelle Mgr Kitcharoen.

Autre rôle que les MEP peuvent jouer dans l’Église de Thaïlande : l’incitation au dialogue interreligieux (outre l’immense majorité de bouddhistes, on compte 2 à 3 % de musulmans) qui n’existe guère encore. Un jeune des MEP, qui termine actuellement à Paris un doctorat en théologie des religions, est destiné à la Thaïlande : une perspective « très intéressante », selon le P. Dantonel, mais pas avant quatre ou cinq ans, le temps qu’il ait terminé ses études et appris le thaïlandais.

Enfin, les Missions étrangères de Paris peuvent aider ici à la formation des prêtres et laïcs : un « enjeu capital », selon le P. Dantonel, pour que l’Église de Thaïlande découvre une vraie « profondeur pastorale et spirituelle » qui, pour le moment, manque encore.

Les MEP sont bien placées pour aider à cet approfondissement : « À la différence d’autres congrégations qui ont leurs programmes propres, souligne Mgr Kitcharoen, les MEP sont vraiment en lien avec les évêques et l’Église locale. » Et de signaler que l’actuel archevêque de Bangkok, le cardinal Michael Kitbunchu, qui fut longtemps en paroisse près d’Ayuthaya, n’a cessé d’entretenir d’« excellents liens » avec les MEP.

Claire LESEGRETAIN

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 Sujet du message: Re: BIRMANIE
MessagePublié: 01 Aoû 2009, 19:02 
Si ma tante
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Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
Si même les Birmans veulent la bombe, l'avenir s'annonce joyeux et "irradieux" :mrgreen: Il serait quand même temps de calmer les Nord-coréens... :roll: C'est dans de telles périodes qu'on regrette la faiblesse du leadership américain.... L'autre couille molle d'Obama n'est décidément pas l'homme de la situation.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/01/01011-20090801FILWWW00391-birmanie-la-bombe-a-dans-cinq-ans-.php

Birmanie: la bombe A dans cinq ans ?
AFP 01/08/2009 | Mise à jour : 12:32

La Birmanie pourrait se doter de la bombe atomique d'ici cinq ans grâce à la Corée du Nord qui l'aide secrètement à construire un réacteur nucléaire et à extraire du plutonium, assure le Sydney Morning Herald citant des dissidents birmans. Les installations nucléaires secrètes birmanes sont camouflées à l'intérieur d'une montagne à Naung Laing dans le nord de la Birmanie et fonctionnent en parallèle avec un réacteur civil construit par la Russie sur un autre site, précise le quotidien australien.

Ces affirmations interviennent une dizaine de jours après que la Secrétaire d'Etat américaine Hilary Clinton a exprimé l'inquiétude des Etats-Unis au sujet d'un transfert d'armes et de technologie nucléaire de la Corée du Nord à la Birmanie. Les dissidents, cités par le journal sous les noms de Moe Jo et Tin Min, ont affirmé à l'enquêteur australien Desmond Ball que la junte militaire au pouvoir en Birmanie a des ambitions en matière nucléaire qui vont bien au-delà de ce qui est annoncé officiellement.

"Selon eux (la junte) il s'agit de produire des isotopes pour les hôpitaux à des fins de traitement médical, mais combien d'hôpitaux birmans pourraient disposer d'une pareille technologie alors que la plupart des hôpitaux du pays ont à peine assez d'électricité pour fonctionner. C'est absurde!", ont déclaré à l'enquêteur australien les deux dissidents birmans.


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 Sujet du message: Re: BIRMANIE
MessagePublié: 26 Mar 2013, 20:04 
Si ma tante
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Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
Désolé, c'est dramatique, mais je ne peux m'empêcher de sourire... Faut dire que ce reportage est "multi-couches" 8) Je pense à Jane Birkin et à tous les droitsdelhommistes... etc.

http://www.fdesouche.com/360278-la-birmanie-au-bord-de-lapartheid-video

La Birmanie au bord de l’apartheid ?
Publié le 26 mars 2013 par Francois

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=QkspFfEloQs


Source article publié par FDS : http://www.marianne.net/La-Birmanie-au-bord-de-l-apartheid_a227710.html


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 Sujet du message: Re: BIRMANIE
MessagePublié: 26 Mar 2013, 22:18 
Vicious
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Enregistré le: 09 Mar 2011, 17:44
Messages: 4332
Localisation: Dans la Caverne
J'ai une grande affinité avec le bouddhisme. :ok:

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J'ai plus peur de nos propres erreurs que des plans de nos ennemis. Périclés


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