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 Sujet du message: DRUZES
MessagePublié: 15 Juin 2007, 06:21 
Les Druzes

J'ai regardé la liste des fils, ce fil n'existe pas. Or les Druzes, c'est très important car pour l'islam aussi bien sunnite que chiite imamite duodécimain (le chiisme d'Iran et du Liban Sud pour simplifier, lequel est le chiisme considéré comme majoritaire et orthodoxe*) les Druzes sont des hérétiques. :( Or les Druzes sont présents au Liban (dans la montagne libanaise), en Syrie et en Israël où ils servent dans l'armée israélienne. Ils se trouvent en Galilée et les Israéliens leur font entièrement confiance.

Ce que personne ne dit, aussi bien du côté juif que du côté arabe, et ce n'est pas juste, c'est que les soldats Druzes ont un courage remarquable et ]ils ne font pas dans la dentelle. Qui avouera , parmi les "kamikazes" palestiniens, qu'ils ont la terreur de tomber sur les soldats druzes !!! Eh oui , ce ne sont pas des tendres !! Comme n'étaient pas des tendres les bédouins jordaniens qui, en septembre noir, ont laminé les Palestiniens avec une violence qui reste marquée dans l'inconscient palestinien.

Les Palestiniens sont des citadins. Ce qu'ont fait les soldats bédouins est inimaginable. L'élite palestinienne est parmi les Arabes les plus cultivés du monde arabe (car il y a aussi des Palestiniens chrétiens, on l'oublie toujours). A Amman, une banque que je ne citerai pas était tenue par un Palestinien. Les bédouins jordaniens, dévoués à leur roi comme il ne nous est pas possible d'imaginer, sont entrés dans la banque. Ils n'ont pas tué le banquier, non. Ils ont pris son père, un vieillard, et ils l'ont déculotté. Oui je sais, nous, cela ne nous semble pas très grave. Mais pour un Arabe, c'est la honte suprême. Le roi lui-même a dû présenter ses excuses au banquier palestinien qui menaçait de retirer les fonds et d'agir et patati et patata.

Des histoires comme cela, j'en ai des centaines qui prouvent le mépris total des Jordaniens pour les Palestiniens. Ce que l'on ne dit jamais en effet c'est la haine des Bédouins jordaniens, ces Arabes qui suivent encore les coutumes bédouines, pour les Palestiniens. Pour les Druzes qui vivent en Galilée le mépris pour les Palestiniens est intense. Aussi grand que la haine des Arméniens pour les Turcs. :lol: Alors quand avec une ignorance totale de l'Orient notre France soixante-huitarde soutient les Palestiniens avec des accents intenses d'émotion, comme cette Française juive et communiste qui attaque Redeker et se sent plus proche du regard de l'enfant palestinien... que d'un Israélien "nazi :roll: :!: :!: Elle, elle considère les Israéliens comme des bourreaux. Pauvre femme, encore une mutilée du regard.

Qui, en 1975 est allé tuer les Palestiniens réfugiés dans un des camps palestiniens, autour de Beyrouth ? Les Chrétiens libanais de la Phalange, les Kataeb. Ils ont fait tuer les Palestiniens par leurs jeunes enfants (de 13 et 14 ans !!!!). "Michou", le 3ème enfant de mon propriétaire, dans le quartier chrétien d'Achrafiyyeh d'en bas (taHt)* [car il y a Achrafiyyeh den haut (fo'= fawqa),le plus chic], était tout fier de me dire qu'il avait abattu surtout les femmes palestiniennes enceintes, car cela fait d'une pierre deux coups. Les soldats Israéliens n'ont pas bougé. Ils ont laissé la responsabilité de cette tuerie aux chrétiens. Et mon propriétaire m'a avoué que l'un des chefs israéliens avait dit : "Eh ben, on ne savait pas que les chrétiens libanais avaient une telle haine des Palestiniens". Un vrai carnage, paraît-il !!!! Alors j'ai lu, sur ce forum, que cela était attribué aux Israéliens. Non. Grosse désinformation.

Alors, pour en revenir aux Druzes, c'est très intéressant comme sujet car les Druzes, au Liban, ont au cours de l'histoire, sous la domination turque, massacré les chrétiens. Ce fut fait avec une extraordinaire sauvagerie. Ce qui est intéressant c'est ce proverbe libanais qui conseille de ne pas dormir chez un Druze. :roll: En fait les Druzes font peur, ils intriguent, ils inquiètent car si on révèle leur secret, ils vous tuent. C'est vrai. Ils pratiquent la taqiyya, c'est-à-dire la dissimulation mentale, croient à la réincarnation et sont un peu les francs-maçons de l'Orient. Ils aiment les juifs plus qu'ils n'aiment les chrétiens et les musulmans.

Pour lutter contre le terrorisme, en France, des Druzes libanais, comme K.A.D (c'est pour Etabori :lol: ) sont utilisés : ils connaissent l'arabe, ils sont peu enclins à l'indulgence envers l'ennemi. Et surtout ils sont plus "rationnels". Dans la religions des Druzes, la "raison" a un rôle primordial :wink:

*Les chiites sont 10% du monde musulman. Les chiites qui croient aux 12 imams sont 90% de ces 10%. :lol:


Dernière édition par Delcambre le 15 Juin 2007, 07:16, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 15 Juin 2007, 07:00 
En fait je vais, sur ce forum, (contrairement au site Resiliencetv qui va pondre des articles dignes d'une grosse poule maladroite, et avec les articles de Brutus on est assuré d'un mal de crâne si l'on cherche à tout comprendre :lol: ) moi je vais faire une information islamologique drôle sur les chiites, les Druzes, les Nosaïris de Syrie, :wink: les Kémalistes de Turquie, etc. etc. Ce sera à la fois ludique (marrant pour ceux qui préfèrent) et très compréhensible. Tout le monde pourra comprendre. Pas d'intellectualisme, non de la simplicité, de la drôlerie, de l'humour et de l'impertinence. :lol: :lol: un pied-de-nez aux c... qui s'imaginent détenir le savoir et ne le distribuent qu'avec parcimonie :(

Et c'est ainsi que le forum de Liberty Vox sera de plus en plus lu car j'ai une arme dont je compte me servir. Ayant vécu au Liban, en milieu libanais, pendant la guerre de 1975, en tout pendant six ans, j'ai capitalisé une masse d'informations pratiques. C'est cela l'avantage de l'âge, madame Nina, c'est d'avoir une solide expérience de l'orient.

Non, je ne suis pas une islamologue de salon. Je suis une islamologue qui a eu la chance de pouvoir confronter la théorie et la pratique. Et je connais bien les villes libanaises du Liban sud, comme celles du Liban Nord. Vous savez, quand on est enseignant à l'université jésuite (Saint-Joseph) de Beyrouth, très considérée au Liban, on est invité partout. Encore plus quand on est "orientaliste". :lol: Et quand on parle la langue libanaise, cela vous ouvre énormément de portes, madame Nina. On vous déroule le tapis rouge. Et c'est pourquoi, maintenant, je souffre de mégalomanie. Mais nous sommes quittes, car vous, de votre côté vous êtes un peu paranoïaques. :lol: :lol: :lol:


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MessagePublié: 15 Juin 2007, 07:26 
Article qui permet de "picorer" quelques infos. A l'attention de l'inquisiteur Brzustowski. lol: Cet article, a priori je ne l'approuve ni ne l'approuve pas, je le soumets simplement à la sagacité des libertynautes... pour qu'ils comparent avec mes informations Maintenant s'il me faut donner mon avis personnel sur cet article, je dis qu'il est confus pour des gens qui ne connaissent pas le contexte. Aussi ai-je mis en couleur ce qui peut "servir" pour l'information. :wink:

http://www.menapress.com/article.php?sid=1279

Un Golan, des Druzes (2ème partie)
(info # 011401/6) Par Stéphane Juffa. Rédacteur en chef

Il fallait urgemment que nous cessions de nous impliquer dans un conflit qui ne nous regarde pas Au cours du soulèvement contre l’occupation française (1925-1927), aussi appelé la Grande révolte et la Grande révolte syrienne, les troupes de Paris tentèrent, dans le Golan, de s’emparer d’Ein Kenya, après avoir pris Majdal Shams. Tandis que Majdal Shams est sise au point culminant de la chaîne du Golan, à 1'200 mètres d’altitude, juste au pied de l’imposant Mont Hermon, le village d’Ein Kenya se situe à mi-hauteur entre la vallée du Jourdain et le sommet de la chaîne.

Les Français, refroidis par l’âpreté des combats pour prendre Majdal et par leur durée, décidèrent de ramollir Ein Kenya par de conséquents bombardements d’artillerie, avant d’envisager un assaut de l’infanterie. Ainsi mirent-ils en batterie leurs pièces sur un replat campé entre le village de Bukata et leur objectif. Hamza me raconte qu’un habitant de Majdal, écoeuré de voir l’occupant canarder ses frères sans défense, décida de tenter quelque chose. Il prit son fusil et se mis dévaler la déclivité en direction des combats. En chemin, il tomba nez à nez avec un bûcheron de Bukata en train de faire du bois pour l’hiver. Après avoir été informé des intentions de son interlocuteur, le bûcheron posa sa scie, alla lui aussi décrocher sa pétoire, et vint ainsi doubler les effectifs du commando druze contre le siège d’Ein Kenya.

Parvenus en un point surplombant l’artillerie tricolore, les deux compères ouvrirent le feu sur icelle, en prenant soin de changer fréquemment de positions de tir, pour faire croire à l’ennemi qu’il était attaqué par une force supérieure en nombre. Le subterfuge fonctionna si bien que les soldats prirent la fuite vers le Liban, abandonnant leurs canons sur le champ de bataille. S’il nous fut bien sûr impossible de vérifier les détails de la légende qui précède, nous sommes cependant en mesure de confirmer que les pièces d’artillerie furent saisies par les défenseurs d’Ein Kenya. Ceux-ci les conservèrent durant plus de vingt ans et finirent par les remettre à l’armée syrienne, qui les braqua aussitôt contre les kibboutzim israéliens en contrebas. Et ça, c’est de l’Histoire.

Au cœur de la Syrie, quelques années plus tard, les Druzes s’illustrèrent également dans la guerre contre l’occupant français. En 1945, le Sultan Pacha Al Atrach, celui dont la statue trône à Majdal Shams, souleva la Montagne druze contre l’armée française alliée du troisième Reich. Ce fut le premier et le seul épisode de la libération de la Syrie qui fut couronné de succès sans l’aide de l’armée anglaise. Suite à ce succès, et à celui, non moins remarquable, d’avoir réuni derrière la crinière de son cheval la plupart des composantes ethniques peuplant la Syrie, Al Atrach désira transformer ses contributions en avantages pour son peuple.

Conscient que les Druzes étaient insuffisamment nombreux – moins de 200'000 à l’époque, éparpillés dans 4 Etats du Moyen-Orient – pour former un Etat à eux seuls, Atrach se contenta de réclamer pour les siens une sorte d’autonomie administrative. Une autonomie qui existait d’ailleurs dans les faits. Pour soutenir ses requêtes, Atrach disposait de deux arguments majeurs : les meilleurs guerriers de la région et la menace voilée d’œuvrer pour le rattachement du Jebel Druze à la Jordanie.

Avant même la déclaration officielle de l’indépendance de la Syrie, le pouvoir damascène ne goûtait que très modérément aux velléités communautaristes des Druzes. Dans un journal, en cette même année 1945, le président syrien Kouwalti fit l’erreur de déclarer que les Druzes constituaient une minorité dangereuse dans le pays. Atrach répondit du tac au tac à cette affirmation en exigeant que Kouwalti la retire, sous peine d’investir Damas avec 4'000 de ses hommes et "de devenir effectivement une minorité dangereuse". Informé par son ministre de la Défense que le Sultan Pacha était effectivement capable d’enlever la capitale "en un souffle", le président retira ses propos et fit l’éloge du rôle déterminant d’Al Atrach dans la libération de la Syrie.

Certes, la Montagne druze fut finalement intégrée dans le nouvel Etat syrien, mais les péripéties que je viens de relater instaurèrent une défiance durable entre les gouvernements siégeant à Damas et la minorité druze. Cet axiome se faisant d’autant plus influant que c’est une autre minorité, les Alaouites, représentant sept à huit pourcents de la population, qui allait s’emparer du pouvoir et le garder jusqu’à nos jours. Pour ce faire, les Alaouites doivent, d’une part, composer avec les minorités druze et chrétienne pour tenir l’armée et l’économie, et de l’autre, ils sont amenés à se méfier sans cesse d’elles et de leur fidélité.

Quant aux Druzes, ils comprirent des mêmes évènements que s’ils n’avaient pas les moyens de faire sécession ou de s’emparer du pouvoir, ils devaient placer leur intérêt particulier avant celui de n’importe quel allié potentiellement éphémère.

La proclamation de l’Etat d’Israël en mai 48 allait éprouver les dispositions des uns et des autres. Tout d’abord parce que les Juifs composaient une autre minorité régionale rejetée, comme les Druzes, par l’ensemble du monde musulman ; ensuite, parce que, forts de cette conclusion et d’autres atomes crochus, les Druzes établis en Israël décidèrent dès son commencement de s’allier à l’aventure sioniste. Or, d’une part l’alliance Juifs-Druzes en Israël n’a jamais connu de faille, assurant aux Druzes une sécurité et une prospérité dont ils ne disposent nulle part ailleurs, et d’autre part, les Druzes israéliens étant volontairement astreints au service militaire obligatoire, ils ne tardèrent pas à occuper des postes d’officiers supérieurs dans les rangs de Tsahal. Beaucoup des Druzes israéliens trouvant leurs origines parmi les exilés de la campagne française de 1925 sur le Golan, il est très fréquent qu’ils aient des liens de sang directs avec leurs frères du Golan. Qui plus est, les mariages hors religion étant proscrits par la religion druze, ils se produisent en très grand nombre entre les Druzes du Golan et ceux de Galilée.

Cette situation donna parfois lieu à des situations cocasses, puisqu’on a vu des colonels, cousins germains, s’affronter durant les conflits arabo-israéliens, l’un sous l’uniforme de Tsahal, l’autre dans l’armée des Al Assad. Entre 1947 et 1950 en particulier, alors que le Mufti de Jérusalem, encadré par des officiers nazis en fuite s’était installé avec son armée à Damas et qu’il préparait l’anéantissement du réduit national juif, Israël eut largement recours aux Druzes du Golan pour lui fournir des renseignements indispensables afin de préparer sa défense. Ces Druzes étaient-ils portés par un intérêt vénal ou par un sentiment idéologique de sympathie à l’égard d’Israël, il est difficile aujourd’hui de se prononcer. Pour Hamza, c’était un mélange de ces deux motivations qui poussa nombre de ses frères à trahir Damas au profit d’Israël. Toujours est-il qu’une vingtaine de ces espions furent arrêtés et emprisonnés par les Al Assad.

Hafez Al Assad, habile tacticien s’il en fut, tira le plus grand profit de ces arrestations. Leur donnant la publicité nécessaire, il parvint grâce à elles à transformer l’image des Druzes en Syrie. Des Al Atrach, héros nationaux, unificateurs du pays et concurrents dérangeants à la direction des affaires, la mise en évidence des traîtres au profit d’Israël marginalisa tous les Druzes et les obligea à baisser la tête. La vie ne fut pas facile pour les Druzes syriens durant cette période, c’est le moins que l’on puisse en dire. Face à cette dégradation de leur statut, la communauté décida d’encourager les Druzes du Golan à un nouveau type d’espionnage : au profit de la Syrie et contre Israël, cette fois-ci. C’est à un coup de filet du contre-espionnage israélien que les Druzes syriens durent leur réhabilitation ; entre la Guerre des Six Jours et celle de Kippour, les services de l’Etat hébreu démantelèrent un réseau d’agents sur le Golan comptant des dizaines d’individus. Ceux-ci furent échangés, à l’issue de la guerre de 1973, lors de l’imposant troc des prisonniers de guerre, contre les agents pro israéliens arrêtés à la fin des années quarante. Ces derniers avaient passé vingt-cinq ans de leur vie dans la geôle alaouite.

Les espions syriens ainsi libérés eurent le choix de passer en Syrie ou de retourner dans l’un des quatre villages druzes du Golan. On était quitte, souligne Hamza, et nous avions appris deux leçons que nous n’étions pas près d’oublier : 1. Quelles que soient notre sympathie pour Israël et les nombreuses attaches qui nous lient à elle, la sécurité de nos frères en Syrie exige que nous marquions publiquement notre distance avec Jérusalem et 2. Il fallait urgemment que nous cessions de nous impliquer dans un conflit qui ne nous regarde pas. En 1967, lors de la Guerre des Six Jours, les Druzes du Golan avaient déjà largement mis en application la doctrine qui précède. Toutefois, en mai et en juin de cette année-là, ils ne se comportèrent pas comme les résidents syriens musulmans du Golan. Les mahométans s’enfuirent avec l’armée syrienne en déroute, abandonnant leurs villages et leurs biens, tandis que tous les Druzes demeurèrent chez eux.

Hamza, qui avait quatorze ans à l’époque, se souvient de la fuite des gendarmes syriens de Majdal Shams et des soldats, fatigués et défaits, qui se repliaient vers l’Est en désordre. Il se rappelle aussi les Mirages qui striaient le ciel et leurs tirs contre les positions de l’armée syrienne et ses colonnes de ravitaillement. Mais plus que tout, Hamza se souvient qu’il avait peur. "La radio syrienne nous avait tant bourré l’esprit avec le comportement prétendument monstrueux des soldats d’Israël, que cette trouille était très naturelle", commente-t-il.

Tsahal s’était arrêtée un peu en dessous de Majdal, à l’intersection où il faut choisir si l’on va à Massadé, à droite ou chez Hamza en prenant à gauche. Les Israéliens avaient dépassé de deux kilomètres le village musulman de J’bata Zeit, dont tous les habitants avaient pris la fuite et qui est devenu depuis la station de ski israélienne, d’abord sous le nom de Ramat Shalom, puis sous son appellation actuelle : Névé Ativ. Je me rappelle, dans mes propres souvenirs d’enfance, le minaret de feu J’bata Zeit, que les nouveaux arrivants mirent longtemps avant de se décider à détruire.

Les militaires israéliens craignaient que les Syriens ne se soient retranchés dans Majdal Shams, ce qui explique qu’ils s’arrêtèrent pour se regrouper en aval du village. Ils se trompaient, l’armée de Damas ne pensait plus à se battre, elle était décimée. Aussi, pour prévenir des effusions de sang par méprise, les autorités religieuses – qui jouent un rôle primordial dans la société druze – de Majdal s’étaient rendues au-devant des Israéliens. "Ils les y attendaient déjà depuis trois jours", me confie Hamza, qui n’est pas chaud pour que je retranscrive cet épisode de l’histoire des Druzes du Golan. De mon côté j’insiste : "on écrit tout ou rien, c’est toi qui choisis. On n’est pas en train de composer un dépliant touristique mais un article de la Ména". "Tu as raison", se reprend Hamza, "il faut tout écrire, il faut que les gens sachent ce qui s’est passé !".

La délégation de religieux, c’était un peu un remake des Bourgeois de Calais ; ils étaient venus déclarer Majdal Shams ouverte à l’armée israélienne. Les soldats formèrent une colonne, avec leurs jeeps munies d’un grand canon, et ils traversèrent l’artère principale de la bourgade, en lançant des friandises aux enfants. Hamza, pas encore rassuré, se tenait à cent mètres de là, regardant le spectacle avec ses deux yeux grands ouverts.

Il n’y eut cependant aucun coup de feu tiré à Majdal Shams durant la Guerre des Six Jours, entre Druzes et soldats hébreux. Ni dans aucun des trois autres villages druzes du Golan, d’ailleurs. Pas plus que durant la Guerre de Kippour. Ni jamais entre ces deux communautés.


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 Sujet du message: Re: DRUZES
MessagePublié: 26 Avr 2009, 12:21 

Enregistré le: 01 Mai 2006, 15:35
Messages: 998
http://www.drzz.info/article-30645534-6.html#anchorComment

Les Druzes d'Israël célèbrent la fête du prophète ‘’ Shouaïb’’
Samedi 25 avril 2009

La communauté druze d’Israël a célébré ce vendredi 24 avril la fête du Nevi Shouaïb. Il s’agit d’un prophète mentionné par le Coran et qui a été identifié comme étant Jéthro, le beau-père de Moïse.

C’est au XIe siècle que la religion druze est née d’un mouvement de réforme de l’islam chiite. En Israël, le plus important site de pèlerinage est celui de Nebi Shouaïb situé à proximité des Cornes de Hittin, non loin de Tibériade.

A cette occasion, le président israélien M. Shimon Pérès s’est rendu hier dans le nord d’Israël pour participer aux festivités de la fête druze. Il a rendu hommage aux soldats druzes tombés au combat dans les rangs de Tsahal, les Druzes étant les seuls non juifs qui sont soumis au service militaire.

Au début de 2009, la communauté druze d’Israël comptait 122.000 membres, soit 1,7% de la population israélienne et 8,3% de la population arabe d’Israël. Le taux de croissance annuel de la population druze (1,8%) est inférieur à celui de la population musulmane (2,8%), mais supérieur à la croissance démographique des Juifs (1,6%) et des Chrétiens (1,6%).

Les Druzes israéliens préfèrent vivrent entre eux pour préserver leur mode de vie traditionnel. Ils se répartissent entre deux grands villages de Galilée à majorité druze: Ir-Carmel (23.000 habitants) et Yarka (13.000 habitants). Les autres habitent dans des villages mixtes avec des musulmans et des chrétiens.

Traditionnellement, les Druzes vivent de l’agriculture qui représente encore une de leurs principales sources de subsistance. Depuis quelques années, les villages druzes se développent considérablement, en particulier en matière de commerce, d’industrie et de tourisme.

La conférence dite « Durban II » qui a prit des proportions obsessionnelles et conspirasionnistes hallucinantes contre Israël n’a pas une idée sur les libertés de cultes dans ce pays .Dans cette unique démocratie du Proche Orient, les Druzes, communauté arabophone forte de plus de 122 000 âmes et réparties dans 22 localités, sont reconnus officiellement comme une entité religieuse distincte avec leurs leaders spirituels, possédant leurs propres tribunaux (comprenant leur juridiction concernant les affaires de statut personnel, mariage, divorce, adoption…). De plus, ils possèdent une autonomie sociale et cultuelle. Ce sont des citoyens israéliens.

Parlant l’arabe, professant une foi issue d’un islam très hétérodoxe, les Druzes ont adopté la ligne officielle de la majorité juive de la fidélité à l’Etat. C’est une tradition chez les Druzes d’être fidèles au pays dans lequel ils vivent. L’identité druze est une appartenance individuelle, mais leur identité collective, c’est d’être Israéliens.

Certains prétendent qu’un Etat ne peut être à la fois juif et démocratique. C’est faux. Un Etat peut être démocratique sans qu’il y ait complète neutralité quant à son identité culturelle, ethnique et religieuse. Le modèle de l’intégration réussie des Druzes est un exemple. Israël n'est ni un monopole de rabbins ni un Etat religieux. Israël promeut, comme beaucoup d’autres Etats, une identité nationale spécifique sans qu’il y ait pour autant discrimination entre ses citoyens, Juifs ou Arabes ou Druzes.

Ftouh Souhail

_________________
" Quelles que soient les mauvaises nouvelles, vous devez continuer de vivre, même si cela vous tue."
Cholem Aleikhem


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 Sujet du message: Re: DRUZES
MessagePublié: 24 Juin 2013, 13:41 
Si ma tante
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Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
Orient compliqué... :sif:

http://www.israel-infos.net/Les-Druzes-demandent-a-Israel-d-accueillir-des-Druzes-syriens--10540.html

Les Druzes demandent à Israël d'accueillir des Druzes syriens
Numéro 1248 - 24.06.2013 - par Gerard Fredj

Ultime signe de la dégradation de la situation humanitaire en Syrie, les dirigeants de la communauté druze israélienne interviennent auprès du gouvernement israélien pour qu'il prenne en charge des druzes syriens, qui combattent pourtant l'état hébreu.

La demande a été faite par l'intermédiaire d'un courrier transmis au Premier ministre, Benjamin Netanyahou, lors d'une réunion entre le directeur général du bureau du Premier ministre et les dirigeants de la communauté druze. Ceux-ci demandent notamment à Israël d'autoriser le retour de plusieurs dizaines d'étudiants druzes qui, après avoir étudié en Israël, sont partis s'installer en Syrie.

"Nous parlons d'autorisations pour des étudiants originaires du Golan qui se sont établis en Syrie, se sont mariés et ont fondé une famille; en raison des problèmes sécuritaires, nous demandons qu'ils puissent revenir en Israël", explique l'avocat qui a transmis le courrier au Premier ministre. "La loi israélienne ne permet pas aujourd'hui leur retour car, après plusieurs années de résidence en Syrie, le ministère de l'Intérieur supprime leurs noms du registre de la population. Nous demandons qu'une exception soit faite afin qu'ils puissent revenir en Israël avec leurs familles".

La rencontre s'est déroulée au domicile du Cheikh Taher Abu Salah, le chef spirituel des quatre villages druzes du plateau du Golan, Majdal Shams, Mas'ade, Buq'ata et Ein Qiniyye. Plus de 100 leaders druzes ont assisté à la réunion, dont le dirigeant de la communauté en Israël Sheikh Muafak Tarif, l'ancien ministre Salah Tarif, des élus locaux, dont le président du Conseil régional du Golan, Eli Malka.

Bien que la lettre ne concerne, officiellement, que le cas de ces étudiants, es représentants de Sheikh Abu Salah ont soulevé plus largement avec le directeur du bureau du Premier ministre la question des familles druzes prises au piège dans la guerre civile syrienne. Une question délicate pour Israël car pour la plupart, ces druzes installés en Syrie ont servi dans l'armée syrienne, combattu l'état hébreu, et sont parfois fonctionnaires du régime syrien.

Secte religieuse minoritaire née de l'Islam, les Druzes sont un groupe ethnique et religieuse bien présent dans le nord d'Israël. Leur religion, secrète, remonte aux traditions ésotériques du Moyen âge, mais elle est marquée par le commandement d'obéissance à l'état dans lequel ils vivent. Ainsi, les Druzes d'Israël servent fidèlement dans l'armée israélienne, alors que les druzes syriens servent le régime de Bashar el-Assad.
Cette demande pourrait marquer le début d'un bouleversement régional à travers les populations druzes, déchirées, de chaque côté du plateau du Golan, entre leur appartenance initiale à la nation syrienne, leur fidélité à l'état d'Israël ou à l'état syrien.

Les chiffres du gouvernement israélien montrent une forte poussée des demandes de citoyenneté israélienne chez les jeunes druzes. 20.000 druzes vivent sur la partie israélienne du plateau du Golan, 133.000 autres vivent dans d'autres régions du pays.


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 Sujet du message: Re: DRUZES
MessagePublié: 12 Juin 2015, 08:48 
Si ma tante
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Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
Je sais que la situation est plus que compliquée, mais je me demande si Israël pourra rester relativement neutre longtemps. Les Druzes israéliens ont prouvé leur fidélité... mais peuvent-ils laisser les Druzes syriens exposés aux fous furieux islamistes sans rien faire ? :roll:

http://jforum.fr/2015/06/le-dilemme-druze-disrael-les-armer-ou-accueillir-les-refugies/?utm_source=activetrail&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter%20du%2011-06-2015-ordi

Le dilemme druze d’Israël : les armer ou accueillir les réfugiés ?
11/06/2015

Le Dilemme druze d’Israël : faut-il armer la communauté druze en péril ou ouvrir les portes à un afflux massif de réfugiés?

Hier : Au moins 20 villageois druzes ont été assassinés par un groupe du Front al-Nusra, appartenant à Al Qaïda, dans le nord-ouest de la Syrie, selon des militants de l’opposition syrienne. Selon l’ODHS, des hommes âgés et un enfant figurent parmi ceux qui ont été tués sommairement à Qalb Lawzah, dans la province d’Idlib, mercredi après-midi.

La religion druze est dérivée de l’Islam, considéré comme hérétique par les Djihadistes. Cependant, le dirigeant du Front al-Nusra avait juré, le mois dernier, de ne pas porter atteinte aux membres des minorités religieuses qui ne combattent pas contre cette organisation. Ce mouvement fait partie de l’alliance rebelle, dite l’Armée de la Conquête, qui a pris le contrôle de la majorité de la région d’Idlib, au cours des trois derniers mois, en en chassant les forces gouvernementales.

Selon l’Observatoire syrien, un groupe d’observation des droits de l’homme basé au Royaume-Uni, cette fusillade meurtrière est survenue, à la suite de la tentative de confiscation, par un Commandant tunisien d’Al Nusra, d’une maison appartenant à un Druze, qu’il a prétendu être fidèle au régime syrien. Les parents du propriétaire de la maison ont, évidemment, protesté et tenté d’empêcher ce chef djihadiste de se saisir de ses biens. Or, comme on le sait, les Druzes vivent à cheval sur plusieurs frontières, en Syrie, Liban, et Israël, notamment…

Extrait de : http://www.bbc.com/news/world-middle-east-33092902
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Israël a un devoir et un engagement historique unique envers ses citoyens druzes. De ce point de vue, les dangers qui encerclent plus d’un demi-million de leurs frères en Syrie, sur le Jabal (Jebel) Druze, à 88 kms de la frontière d’Israël et à 38 kms de celle de la Jordanie, met le gouvernement Netanyahu face à un grave dilemme. Les dirigeants durzes israéliens pressent le gouvernement de fournir des armes aux villes et villages du Jebel druze pour se défendre contre leurs ennemis qui se rapprochent dangereusement d’eux : l’armée syrienne et le Hezbollah ; la coalition de l’opposition syrienne, dont le Front al Nusra – qui contrôle désormais de vastes secteurs du sud de la Syrie ; et l’Etat Islamique (Daesh),qui a envoyé une petite force de reconnaissance jusqu’aux abords de l’Est de la montagne.

Lors d’une réception du Chef d’Etat-Major conhjoint américain, en visite en Israël, le Général Martin Dempsey, mercredi 10 juin, le Président Reuven Rivlin a déclaré : Ce à quoi on assiste, juste en ce moment, c’est à de l’intimidation et à des menaces contre l’existence même d’un demi-million de Druzes sur le Mont Druze, qui est très proche de la frontière israélienne ». Mais, les responsables du Pentagone ont préféré démentir que ce problème soit parvenu jusqu’aux oreilles du Général Dempsey, lors des discussions, en visite cette semaine, au moment de faire ses adieux, bien qu’ils reconnaissent qu’on ait pu évoquer la Syrie. Un haut responsable tient à souligner : « Ce sont les Druzes qui demande à tout le monde de les armer.Les Druzes en Israël ont soulevé le problème, auprès du gouvernement israélien, des Etats-Unis et de Jordanie – ils l’ont demandé à tout le monde ».

Les sources militaires de Debkafile insistent pour dire que ce dilemme est le plus difficile auquel Israël ait été confronté depuis le début du conflit en Syrie, il y a plus de quatre ans. Envoyer des armes aux Druzes de Syrie signifierait un abandon de la politique constante de neutralité, qui consiste à s’abstenir de tout engagement direct dans cette guerre. Cela entraînerait, de plus, de mettre en oeuvre une machinerie complexe pour former, entraîner et armer une armée druze de 20.000 à 30.000 combattants druzes. En revanche, en suspendant toute forme de soutien, Israël se rendrait responsable de toutes les calamités qui pourraient s’abattre sur la communauté druze syrienne assiégée, y compris des cas prévisibles d’exécutions massives, de la part des extrémistes islamistes de Daesh, à cause uniquement de leur religion.

On doit aussi prendre en compte la proposition faite par Téhéran, Damas et le Hezbollah et mise devant les responsables druzes cette semaine : les aider à bâtir une armée et leur fournir des armes, contre un serment de ne jamais pointer ces armes contre le Président syrien Bachar al Assad ni ses troupes et alliés. Aucune autre condition ou grosse ficelle n’est liée à cette offre. L’armée druze ne se verrait donner aucune autre mission que de défendre le Jebel Druze et ses centaines de petites villes et villages. L’acceptation de cette proposition de Téhéran par les Druzes aurait pour effet de renforcer l’emprise de l’Iran sur Damas et d’affaiblir les forces de l’opposition syrienne combattant dans le Sud, sans aucune garantie sur le résultat final de cette équation, en termes de nouvelles menaces contre la sécurité d’Israël.

Le Premier Ministre Binyamin Netanyahu,le Ministre de la Défense Moshe Ya’alon et le Chef d’Etat-Major Gady Eisenkott sont sous la pression d’un lobbying intensif de la part des leaders de la communauté druze d’Israël, certains d’entre eux étant des officiers supérieurs de Tsahal et des unités de la police des frontières, pour qu’Israël vienne en aide à leurs frères syriens en détresse. Ils mettent en avant leur contribution de haute valeur à la sécurité nationale de l’Etat juif, comme méritant une réciprocité, et que celui-ci réponde présent lorsque leur communauté est en péril. Personne ne le dit clairement, mais la prise de conscience est forte que de nombreux Druzes servant dans les unités de combat israéliennes les plus dures puissent, simplement, décider de traverser la frontière du Golan et prendre les armes pour défendre le Jebel Druze.

La situation critique de la communauté druze syrienne est compliquée, du fait des graves divisions internes entre ses dirigeants : un des groupes exhorte à saisir l’offre iranienne, une autre voudrait plutôt joindre ses forces aux rebelles syriens et une troisième cherche à s’en tenir à coller à leur neutralité traditionnelle, qui a été la norme, dans l’arène syrienne. D’autre part, le dirigeant des Druzes libanais, Walid Joumblatt, souvent reconnu comme tel par l’ensemble de la communauté toute entière,exhorte les habitants du Jebel Druze à tenter le tout pour le tout aux côtés des rebelles syriens combattant dans le but de renverser Assad.

Certaines sources druzes affirment qu’Israël a promis d’accepter l’entrée de tout Druze se présentant à la barrière de sécurité de la frontière israélienne du Golan, une assurance également offerte, de son côté par la Jordanie. Mais cela n’a été confirmé par aucun haut-responsable d’aucun de ces deux gouvernements. Cependant, il est difficile d’envisager qu’Israël puisse interdire le passage de sa frontière, si des milliers de réfugiés druzes se tiennent à la barrière de sécurité et réclament l’asile – pas plus que la Jordanie ne pourrait le faire. Et cela peut tout-à-fait se produire, même si Jérusalem et Amman décidaient de fournir des armes aux Druzes syriens.

DEBKAfile Reportage Spécial 11 juin 2015, 9:37 AM (IDT) Adaptation : Marc Brzustowski. http://www.debka.com/article/24656/Israel%E2%80%99s-Druze-dilemma-To-arm-imperiled-Syrian-Druze-community-or-open-door-to-a-flood-of-refugees-
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Israël doit aider les Druzes en Syrie à créer un Etat indépendant

La guerre civile en Syrie a finalement atteint les frontières d’Israël. Les rebelles, quel que soit leur camp, contrôlent désormais presque toute la zone frontalière avec Israël, exceptés le passage de Quneitra et le village druze Al-Khader, situé à environ 3-4 km du village de Majdal al- Shams sur le plateau du Golan. Les forces de l’ONU, présentes depuis des décennies, ont pratiquement déserté la région, libérant ainsi le no man’s land, qui sépare Israël et la Syrie, rendant la confrontation entre les deux pays plus probable que jamais. Certaines zones contrôlées ou assiégées par les rebelles sont davantage source de préoccupation pour Israël que d’autres. C’est le cas du Jabal al-Duruz (montagne des Druzes), du sud de Damas et du nord de la frontière avec la Jordanie.

Située à environ 80-100 km de la frontière entre Israël et la Syrie, cette zone compte plus d’un million de Druzes et un petit nombre de Chrétiens. A l’issue de la Première Guerre Mondiale, la région a été intégrée dans le mandat français sur la Syrie, et reconnu par les Français comme Etat indépendant en 1921. Mais en 1939, les Français ont ré-annexé le petit Etat au sein de la Syrie mandataire, en particulier à cause de la rebellion druze anti-française de 1925. Prendre les armes en 1925 n’était pas nouveau pour les Druzes.Pendant des siècles, la communauté druze était réputée pour son courage et son amour de l’indépendance, mais surtout, les Druzes sont très loyaux envers le pouvoir légitime. C’est ainsi que la communauté druze d’Israël, soit 1,5% de la population totale, a juré fidélité à Israël en 1948, et dès 1957, elle a été représentée dans toutes les branches de l’armée israélienne. Leur fidélité a permis à Israël de pouvoir compter sur eux, même au sein d’unités d’élite et au cours d’opérations hautement sensibles. Aujourd’hui, cette petite communauté extrêmement loyale se trouve dans une situation désespérée. Leurs frères druzes de Syrie sont en grave danger: ils sont quasiment tous encerclés par les rebelles syriens dont mes plus sinistres sont les membres de l’Etat islamique(EI).

Le monde a appris que ceux qui ne sont pas acceptés par l’EI sont anéantis. C’est le sort qui attend les Druzes s’ils ne réussissent pas à affirmer leur présence dans la montagne. Cependant, ils manquent de denrées alimentaires de base, d’aide humanitaire, d’armements lourd et léger et d’une protection aérienne. La situation est telle que l’Etat d’Israël doit décider d’une démarche audacieuse et absolument indispensable: sauver la communauté druze de [l’ex] Syrie et l’aider à échapper au sort des Yézidis irakiens. Israël doit commencer par parachuter l’essentiel, et si nécessaire, intensifier son implication en s’impliquant dans des opérations militaires

Ce n’est un secret pour personne qu’Israël a aidé les Kurdes irakiens dans des conditions similaires, et qu’il est capable de fournir une aide d’urgence au Népal et à d’autres régions pour sauver des vies humaines.L’humanitaire, voilà ce qui devrait être le premier intérêt de l’Etat juif. Cependant, c’est bien plus important qu’il n’y parait: les citoyens israéliens druzes sont en contact avec leurs frères au-delà de la frontière et il est de notre devoir d’aider ces citoyens. Encore une fois, Israël a toujours pris soin des Juifs partout dans le monde lorsqu’il le fallait. Il n’y a aucune différence entre les deux cas. En outre, sur le plan diplomatique: Israël a abandonné ses alliés au sud-Liban il y a environ 15 ans, les laissant dans la souffrance. C’est donc une occasion unique de corriger le retrait du Liban qui avait fait mauvaise impression dans la région en 2000, par un mouvement humanitaire. Les habitants du Moyen-Orient doivent réaliser que travailler main dans la main avec Israël leur apporte le soutien dont ils peuvent un jour avoir besoin.

Personne ne contestera le fait qu’en ce moment, le Moyen-Orient est en proie à des changements majeurs. Les anciennes frontières sont retirées de la carte et de nouvelles entités apparaissent. La plupart d’entre elles sont basées sur le primordialisme tribal et religieux. Dans ce contexte, les Druzes ont l’opportunité et le devoir d’établir leur propre entité qui garantirait leur survie dans un environnement hostile. En effet, cette idée a été soulevée pour la première fois lors de la guerre de 1967, mais à l’époque les dirigeants druzes l’avaient rejetée par loyauté envers l’Etat national syrien. Cet obstacle n’existe plus aujourd’hui. La communauté druze est en danger, une situation que les Juifs connaissent si bien. Mais étant donné l’ampleur du soutien israélien, les Druzes pourraient connaître leur heure de gloire en créant leur propre entité nationale souveraine et indépendante au Moyen-Orient.

Le professeur Alexander Bligh dirige le centre des études sur le Moyen-Orient à l’université d’Ariel. Il a servi comme conseiller du Premier ministre pour les affaires arabes de 1987 à 1992.

i24news.tv http://www.i24news.tv/fr/opinions/74448-150610-israel-doit-aider-les-druzes-en-syrie-a-creer-un-etat-independant


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 Sujet du message: Re: DRUZES
MessagePublié: 13 Juin 2015, 23:39 
L'Oeil

Enregistré le: 15 Déc 2008, 18:58
Messages: 2641
Il y avait une forme d'alliance entre les Druzes et les Alaouites. Ceux-ci balayés, ils subiront le même sort, sauf s'ils prennent les armes. Mais Israël est-il décidé à attaquer l'Eil ? Voilà le dilemme. Quel est l'ennemi prioritaire : l'Iran ou l'Eil ? Perso, je trouve que l'Iran est encore loin... L'Eil est le pire ennemi d'Israël. Ou, en tout cas, le deviendra...


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 Sujet du message: Re: DRUZES
MessagePublié: 22 Juin 2015, 23:06 

Enregistré le: 28 Nov 2008, 12:30
Messages: 286
Lors des années précédant la création d'Israël, les Druzes ont joué la carte juive, faisant partie de l'Irgoun et la Hagganah ; résultat, en Israël, ce sont les uniques arabes à faire le service militaire et à disposer des mêmes droits que les Israéliens. La situation se complique car, en Syrie, Israël soutient les terroristes islamistes qui considèrent les Druzes comme d'horribles hérétiques. En effet, ils croient à la métempsychose (réincarnation) entre autre, ce qui les condamne à la disparition pure et simple. En même temps, la position des Druzes libanais est douteuse, comme la position des Druzes en général qui sont spécialistes dans les changements d'alliance... Cela promet.

Entretemps, les Druzes israéliens ont attaqué une ambulance israélienne transportant des terroristes syriens, lesquels sont morts... :D

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4671371,00.html


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 Sujet du message: Re: DRUZES
MessagePublié: 23 Juin 2015, 10:11 
River
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Enregistré le: 02 Juin 2005, 21:02
Messages: 3795
Les Druzes ne font aucune différence entre l’Armée Syrienne Libre (ASL) et les groupuscules islamistes, en particulier al Nosra, l’expression d’al Qaeda dans la Guerre Civile Syrienne...

Ceci dit, c'est je pense une grosse connerie de la part d'Israël d'aider l'ASL qui ne représente rien et de mettre en danger l'alliance historique avec les Druzes. L'ASL se dit israélo-compatible et a été abandonnée depuis longtemps par Obama (qui soutient une alliance avec Al Qaida et surtout Daech).

Israël prévoit même une possible guerre triangulaire avec Daech et le Hezbollah. Aucune alliance possible avec la merde islamiste, le mieux de son point de vue serait que les islamistes sunnites et chiites continuent à se massacrer....

_________________
La politique fut d'abord l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. A une époque suivante, on y adjoignit l'art de contraindre les gens à décider sur ce qu'ils n'entendent pas. Paul Valéry.


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 Sujet du message: Re: DRUZES
MessagePublié: 24 Juin 2015, 04:00 
Acerbe
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Enregistré le: 20 Juin 2006, 04:20
Messages: 4763
Serge a écrit:
Ceci dit, c'est je pense une grosse connerie de la part d'Israël d'aider l'ASL qui ne représente rien et de mettre en danger l'alliance historique avec les Druzes. L'ASL se dit israélo-compatible et a été abandonnée depuis longtemps par Obama (qui soutient une alliance avec Al Qaida et surtout Daech).

A trop côtoyer les Anglo-Saxons cela donne de drôles de résultats.

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 Sujet du message: Re: DRUZES
MessagePublié: 24 Juin 2015, 08:44 
River
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Enregistré le: 02 Juin 2005, 21:02
Messages: 3795
Tu veux savoir, chacun joue son jeu. Assad est aussi bien content quand Daech massacre .Al Nosra. On le soupconne d'avoir soutenu Daech au début pour cette raison...

C'est un vrai panier de crabes. Les Saoudiens soutiennent Al Nosra, Obama favorise Daech en faisant semblant de leur taper dessus, tout en en cherchant une alliance avec l'Iran contre la Russie. Finalement, Israël, acteur marginal dans ce conflit, pensait que l'ASL pourrait faire tampon sur le Golan syrien contre les islamistes sunnites et chiites. Mais aujourd'hui, Israël se recentre sur son alliance avec les Druzes.

En fait, je pense que seul Poutine pourrait jouer un vrai jeu diplomatique : mettre au point un axe Le Caire-Moscou-Jerusalem-Damas. Surtout en ce moment quand le Hezbollah s'extermine avec Daech. Les Druzes libanais et Syriens pourraient remplacer le Hezbollah comme soutiens d'Assad eux qui lui sont favorables. Malheureusement, Poutine est trop pris en Ukraine et sur le front Ouest pour s'occuper de cela. Et pourtant, cela pourrait être un joli coup...

Il y a aussi l'Iran qui s'allierait probablement avec les USA comme Obama le veut, mais on ne peut pas tout avoir... A moins de faire un coup d'Etat en Iran comme le KGB savait le faire dans le temps....

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 Sujet du message: Re: DRUZES
MessagePublié: 28 Juin 2015, 14:59 
Africanus Rex
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Les Alaouites d'Assad ne sont pas très différents des Druzes, il semble bien qu'ils ne font pas de différence ni entre Daesh, ni Al Nosra (islamistes prétendument plus modérés que les premiers, tu parles !), le régime syrien est encore dirigé par des alaouites associés à des chrétiens qui savent très bien ce qu'il valent dans l'idéologie religieuse des ISIS-DAESH-AL NOSRA et consorts.

Il est prévisible que des druzes sont déjà entrés dans le jeu à côté des alaouites, plus encore que le hezbollah et qu'il y aura tôt ou tard une certaine forme de contre-offensive.

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-Frapper l'ennemi c'est bien. Frapper l'imagination c'est mieux (deux maximes attribuées au Maréchal de Lattre de Tassigny)


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