LibertyVox • Voir le sujet - TARIQ RAMADAN & GHALEB BENCHEIKH
 
 
Retour à l'accueil
Index du forum

LibertyVox

La voix est libre !
Nous sommes le 21 Juil 2019, 03:14

Heures au format UTC [ Heure d’été ]




Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 122 messages ]  Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5 ... 9  Suivant
Auteur Message
MessagePublié: 22 Sep 2005, 08:47 
Bouldingue
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 21 Sep 2005, 14:09
Messages: 6219
Localisation: Londres
Tariq Ramadan un Islamiste Infiltre Oxford.

Caroline Fourest, auteur de Frère Tariq (Grasset)(2004), décrypte la stratégie politique du prédicateur

Vous avez disséqué les discours, fouillé la pensée de Tariq Ramadan. Représente-t-il une réelle menace pour la démocratie?

Tariq Ramadan est non pas un poseur de bombes, mais un poseur d'idées particulièrement nocives pour les libertés publiques. Sa plus grande force est de ne pas être un intégriste caricatural, immédiatement repérable. On ressent une sorte de malaise en lisant ses livres, mais on en a le cœur net après avoir écouté ses cassettes, dans lesquelles Tariq Ramadan s'adresse à son public - souvent de jeunes diplômés sensibles aux thèses islamistes. On y découvre le Ramadan chef de guerre, qui donne ses consignes et livre ses objectifs politiques: modifier la laïcité et faire évoluer les choses vers «plus d'islam». Malheureusement, il s'agit de diffuser non pas un islam éclairé et moderne, mais, tout au contraire, un islam fondamentaliste et réactionnaire, intégriste, que Tariq Ramadan souhaite voir grandir au détriment de l'islam libéral grâce à la dawa (le prosélytisme). Il faut reconnaître qu'il sait mieux que quiconque inciter les jeunes musulmans à agir et à en finir avec leur posture de victimes. Malheureusement, c'est pour mieux les transformer en petits soldats de l'intégrisme.

«Il affaiblit la résistance laïque face à l'intégrisme en tissant des alliances avec des associations laïques et antiracistes»

Ramadan veut «plus d'islam», dites-vous. Mais cela ne signifie pas qu'il veuille islamiser la société tout entière, non-musulmans compris.

Je ne vois personne d'aussi efficace que Tariq Ramadan, aujourd'hui, pour faire avancer l'intégrisme en France. Il radicalise les musulmans sous son influence en les initiant à la pensée de Hassan al-Banna (c'est l'introduction de ses séminaires enregistrés sur cassette), puis il les met en contact avec les idéologues actuels des Frères musulmans: Youssef al-Qaradhawi, l'un des rares théologiens musulmans à approuver ouvertement les attentats des kamikazes, ou Fayçal Mawlawi, qui est non seulement un Frère musulman, mais aussi le principal chef d'une organisation terroriste libanaise. Et ce n'est pas tout. Il affaiblit la résistance laïque face à l'intégrisme en tissant des alliances avec des associations laïques et antiracistes. Il a réussi un tour de force: rendre l'islamisme séduisant aux yeux de certains militants de la gauche alter-mondialiste! Sa tactique est simple: envoyer des jeunes acquis à sa cause s'inscrire dans des associations antiracistes et dans des partis de gauche. Ils proposent des tables rondes, comme au Forum social européen de Saint-Denis, en novembre 2003, et il vient faire son numéro.

Comment a-t-il pu pénétrer la gauche laïque?

En 1995, Tariq Ramadan est apparu comme un martyr lorsque Jean-Louis Debré [alors ministre de l'Intérieur] l'a interdit de séjour pour «menace à l'ordre public» à cause de ses discours et de ses fréquentations. En l'occurrence, on le soupçonnait de fréquenter des anciens du Fida, le groupe du GIA chargé du meurtre des intellectuels en Algérie, à une époque où la France était visée par le GIA... Honnêtement, il y avait de quoi être inquiet en voyant un prédicateur aussi sulfureux gagner du terrain en France. Mais la droite pouvait légitimement être soupçonnée de faire du «délit de faciès». Sitôt réautorisé à entrer en France, il a été sollicité par la Ligue de l'enseignement pour figurer, en vedette, dans la commission Islam et laïcité, dont la Ligue des droits de l'homme a ensuite repris le flambeau. Les musulmans libéraux membres de cette commission ont eu beau claquer la porte face aux prises de position de Ramadan, certains intellectuels laïques, tel Michel Tubiana, président de la Ligue des droits de l'homme, ont pris fait et cause pour Ramadan, persuadés qu'ils avaient affaire à un vrai réformateur.

Comment expliquer un tel aveuglement?

L'un des boucliers qui protègent le plus Tariq Ramadan de la critique lucide, c'est le différentialisme culturel. Par souci de tolérance, et surtout par peur d'être accusés de racisme antimusulman, voire d' «islamophobie» - terme chéri des islamistes - ses interlocuteurs lui pardonnent des propos qu'ils ne pardonneraient pas une seconde à un intégriste chrétien. Si un prédicateur chrétien venait vous dire: «Je pense que l'homosexualité, l'adultère et la sexualité hors mariage sont des crimes devant Dieu», ou: «Je suis pour que les femmes se voilent, en signe de sujétion, comme saint Paul le demandait», personne ne croirait une seconde qu'il s'agit d'un chrétien libéral! Pourquoi s'obstine-t-on à présenter Ramadan comme un musulman libéral alors qu'il tient des propos similaires? Nous sommes tellement habitués à l'idée que l'islam est une religion archaïque que, lorsqu'un représentant musulman parle gentiment ou propose un moratoire sur la lapidation, nous percevons cela comme une formidable avancée! L'islam, qui est une religion beaucoup moins rigide qu'on ne le croit, laisse tout à fait la place à l'ijtihad (l'interprétation) et à la choura (la délibération), donc à l'esprit critique. Pourquoi n'entend-on pas les vrais musulmans libéraux, qui souhaitent réellement moderniser l'islam? Parce que Tariq Ramadan parle à leur place sur les plateaux de télévision.

Que reproche-t-il aux musulmans laïques?

Aux yeux de Ramadan, les musulmans qui s'avisent de vouloir réformer leur religion dans le sens du progrès et de la modernité, ou qui souhaitent tout simplement évoluer vers une foi individuelle, plus culturelle que politique, sont de faux musulmans, accusés d'avoir vendu leur âme à l'Occident. Il les méprise et les combat à partir du camp adverse: celui des fondamentalistes, plus exactement des salafistes réformistes. Il ne faut pas se méprendre sur l'adjectif. Contrairement aux salafistes littéralistes, les salafistes réformistes disent vouloir replacer les enseignements du Prophète dans leur contexte. Mais, même chez eux, «contextualiser» ne veut jamais dire «actualiser». Pour Ramadan, réexaminer un principe du Coran au nom des droits de l'homme, par exemple abandonner le port du voile, revient à trahir l'islam. Ramadan a joué un rôle majeur dans l'éclosion des voiles dans les banlieues. Il veut bien que les filles prennent leur temps pour se faire à l'idée de porter le foulard - c'est ce qu'il appelle le temps du «cheminement». Mais son but est de leur faire comprendre qu'une bonne musulmane est une musulmane pudique et discrète, donc voilée.

Tariq Ramadan est le petit-fils du fondateur des Frères musulmans, Hassan al-Banna, ce dont on peut difficilement le tenir pour responsable. En revanche, vous affirmez qu'il est bien l'héritier politique de son grand-père. Pourquoi en êtes-vous si sûre?

Pour avoir étudié ses propos et ses écrits, j'ai été frappée de constater à quel point le discours de Tariq Ramadan n'est souvent qu'une répétition de celui que tenait Banna au début du XXe siècle en Egypte. Il ne critique jamais son grand-père. Au contraire, il le présente comme le modèle à suivre, un homme irréprochable, non violent et injustement critiqué à cause du «lobby sioniste»! Ce qui fait froid dans le dos quand on sait à quel point Banna était fanatique, qu'il a accouché d'un mouvement dont sont issus les pires jihadistes (comme Ayman al-Zawahiri, n° 2 d'Al-Qaeda) et qu'il voulait établir une théocratie dans chaque pays comptant un musulman!

Tariq Ramadan soutient qu'il n'est pas un Frère musulman. Comme tous les Frères musulmans... puisqu'il s'agit d'une confrérie aux trois quarts secrète, où il est permis de nier tout lien organique pour éviter d'être repéré. Un Frère musulman est avant tout quelqu'un qui adopte la méthode et la pensée de Banna. Or Ramadan est l'homme qui a le plus fait pour diffuser cette pensée et cette méthode. Qui plus est, il ment lorsqu'il nie tout lien organique avec la confrérie: il occupe le poste d'administrateur au QG de sa branche européenne, le Centre islamique de Genève!

Quel enseignement tirer de l'ascension d'un personnage comme Tariq Ramadan?

Il va bien falloir que l'on fasse le bilan de la complicité de tous ceux - intellectuels et politiques - qui ont facilité l'emprise de prédicateurs tels que lui. Depuis dix ans, les pouvoirs publics ont abandonné les quartiers populaires à des prêcheurs censés ramener les jeunes dans le droit chemin grâce à la religion. Tariq Ramadan est le produit de cette démission.
L'Express du 18/10/2004, Entretien, «Ramadan est un chef de guerre», propos recueillis par Claire Chartier

-------


Caroline Fourest, auteur de Frère Tariq (Grasset)(2004), décrypte la stratégie politique du prédicateur

Vous avez disséqué les discours, fouillé la pensée de Tariq Ramadan. Représente-t-il une réelle menace pour la démocratie?

Tariq Ramadan est non pas un poseur de bombes, mais un poseur d'idées particulièrement nocives pour les libertés publiques. Sa plus grande force est de ne pas être un intégriste caricatural, immédiatement repérable. On ressent une sorte de malaise en lisant ses livres, mais on en a le cœur net après avoir écouté ses cassettes, dans lesquelles Tariq Ramadan s'adresse à son public - souvent de jeunes diplômés sensibles aux thèses islamistes. On y découvre le Ramadan chef de guerre, qui donne ses consignes et livre ses objectifs politiques: modifier la laïcité et faire évoluer les choses vers «plus d'islam». Malheureusement, il s'agit de diffuser non pas un islam éclairé et moderne, mais, tout au contraire, un islam fondamentaliste et réactionnaire, intégriste, que Tariq Ramadan souhaite voir grandir au détriment de l'islam libéral grâce à la dawa (le prosélytisme). Il faut reconnaître qu'il sait mieux que quiconque inciter les jeunes musulmans à agir et à en finir avec leur posture de victimes. Malheureusement, c'est pour mieux les transformer en petits soldats de l'intégrisme.

«Il affaiblit la résistance laïque face à l'intégrisme en tissant des alliances avec des associations laïques et antiracistes»

Ramadan veut «plus d'islam», dites-vous. Mais cela ne signifie pas qu'il veuille islamiser la société tout entière, non-musulmans compris.

Je ne vois personne d'aussi efficace que Tariq Ramadan, aujourd'hui, pour faire avancer l'intégrisme en France. Il radicalise les musulmans sous son influence en les initiant à la pensée de Hassan al-Banna (c'est l'introduction de ses séminaires enregistrés sur cassette), puis il les met en contact avec les idéologues actuels des Frères musulmans: Youssef al-Qaradhawi, l'un des rares théologiens musulmans à approuver ouvertement les attentats des kamikazes, ou Fayçal Mawlawi, qui est non seulement un Frère musulman, mais aussi le principal chef d'une organisation terroriste libanaise. Et ce n'est pas tout. Il affaiblit la résistance laïque face à l'intégrisme en tissant des alliances avec des associations laïques et antiracistes. Il a réussi un tour de force: rendre l'islamisme séduisant aux yeux de certains militants de la gauche alter-mondialiste! Sa tactique est simple: envoyer des jeunes acquis à sa cause s'inscrire dans des associations antiracistes et dans des partis de gauche. Ils proposent des tables rondes, comme au Forum social européen de Saint-Denis, en novembre 2003, et il vient faire son numéro.

Comment a-t-il pu pénétrer la gauche laïque?

En 1995, Tariq Ramadan est apparu comme un martyr lorsque Jean-Louis Debré [alors ministre de l'Intérieur] l'a interdit de séjour pour «menace à l'ordre public» à cause de ses discours et de ses fréquentations. En l'occurrence, on le soupçonnait de fréquenter des anciens du Fida, le groupe du GIA chargé du meurtre des intellectuels en Algérie, à une époque où la France était visée par le GIA... Honnêtement, il y avait de quoi être inquiet en voyant un prédicateur aussi sulfureux gagner du terrain en France. Mais la droite pouvait légitimement être soupçonnée de faire du «délit de faciès». Sitôt réautorisé à entrer en France, il a été sollicité par la Ligue de l'enseignement pour figurer, en vedette, dans la commission Islam et laïcité, dont la Ligue des droits de l'homme a ensuite repris le flambeau. Les musulmans libéraux membres de cette commission ont eu beau claquer la porte face aux prises de position de Ramadan, certains intellectuels laïques, tel Michel Tubiana, président de la Ligue des droits de l'homme, ont pris fait et cause pour Ramadan, persuadés qu'ils avaient affaire à un vrai réformateur.

Comment expliquer un tel aveuglement?

L'un des boucliers qui protègent le plus Tariq Ramadan de la critique lucide, c'est le différentialisme culturel. Par souci de tolérance, et surtout par peur d'être accusés de racisme antimusulman, voire d' «islamophobie» - terme chéri des islamistes - ses interlocuteurs lui pardonnent des propos qu'ils ne pardonneraient pas une seconde à un intégriste chrétien. Si un prédicateur chrétien venait vous dire: «Je pense que l'homosexualité, l'adultère et la sexualité hors mariage sont des crimes devant Dieu», ou: «Je suis pour que les femmes se voilent, en signe de sujétion, comme saint Paul le demandait», personne ne croirait une seconde qu'il s'agit d'un chrétien libéral! Pourquoi s'obstine-t-on à présenter Ramadan comme un musulman libéral alors qu'il tient des propos similaires? Nous sommes tellement habitués à l'idée que l'islam est une religion archaïque que, lorsqu'un représentant musulman parle gentiment ou propose un moratoire sur la lapidation, nous percevons cela comme une formidable avancée! L'islam, qui est une religion beaucoup moins rigide qu'on ne le croit, laisse tout à fait la place à l'ijtihad (l'interprétation) et à la choura (la délibération), donc à l'esprit critique. Pourquoi n'entend-on pas les vrais musulmans libéraux, qui souhaitent réellement moderniser l'islam? Parce que Tariq Ramadan parle à leur place sur les plateaux de télévision.

Que reproche-t-il aux musulmans laïques?

Aux yeux de Ramadan, les musulmans qui s'avisent de vouloir réformer leur religion dans le sens du progrès et de la modernité, ou qui souhaitent tout simplement évoluer vers une foi individuelle, plus culturelle que politique, sont de faux musulmans, accusés d'avoir vendu leur âme à l'Occident. Il les méprise et les combat à partir du camp adverse: celui des fondamentalistes, plus exactement des salafistes réformistes. Il ne faut pas se méprendre sur l'adjectif. Contrairement aux salafistes littéralistes, les salafistes réformistes disent vouloir replacer les enseignements du Prophète dans leur contexte. Mais, même chez eux, «contextualiser» ne veut jamais dire «actualiser». Pour Ramadan, réexaminer un principe du Coran au nom des droits de l'homme, par exemple abandonner le port du voile, revient à trahir l'islam. Ramadan a joué un rôle majeur dans l'éclosion des voiles dans les banlieues. Il veut bien que les filles prennent leur temps pour se faire à l'idée de porter le foulard - c'est ce qu'il appelle le temps du «cheminement». Mais son but est de leur faire comprendre qu'une bonne musulmane est une musulmane pudique et discrète, donc voilée.

Tariq Ramadan est le petit-fils du fondateur des Frères musulmans, Hassan al-Banna, ce dont on peut difficilement le tenir pour responsable. En revanche, vous affirmez qu'il est bien l'héritier politique de son grand-père. Pourquoi en êtes-vous si sûre?

Pour avoir étudié ses propos et ses écrits, j'ai été frappée de constater à quel point le discours de Tariq Ramadan n'est souvent qu'une répétition de celui que tenait Banna au début du XXe siècle en Egypte. Il ne critique jamais son grand-père. Au contraire, il le présente comme le modèle à suivre, un homme irréprochable, non violent et injustement critiqué à cause du «lobby sioniste»! Ce qui fait froid dans le dos quand on sait à quel point Banna était fanatique, qu'il a accouché d'un mouvement dont sont issus les pires jihadistes (comme Ayman al-Zawahiri, n° 2 d'Al-Qaeda) et qu'il voulait établir une théocratie dans chaque pays comptant un musulman!

Tariq Ramadan soutient qu'il n'est pas un Frère musulman. Comme tous les Frères musulmans... puisqu'il s'agit d'une confrérie aux trois quarts secrète, où il est permis de nier tout lien organique pour éviter d'être repéré. Un Frère musulman est avant tout quelqu'un qui adopte la méthode et la pensée de Banna. Or Ramadan est l'homme qui a le plus fait pour diffuser cette pensée et cette méthode. Qui plus est, il ment lorsqu'il nie tout lien organique avec la confrérie: il occupe le poste d'administrateur au QG de sa branche européenne, le Centre islamique de Genève!

Quel enseignement tirer de l'ascension d'un personnage comme Tariq Ramadan?

Il va bien falloir que l'on fasse le bilan de la complicité de tous ceux - intellectuels et politiques - qui ont facilité l'emprise de prédicateurs tels que lui. Depuis dix ans, les pouvoirs publics ont abandonné les quartiers populaires à des prêcheurs censés ramener les jeunes dans le droit chemin grâce à la religion. Tariq Ramadan est le produit de cette démission.
L'Express du 18/10/2004, Entretien, «Ramadan est un chef de guerre», propos recueillis par Claire Chartier

-------


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 01 Oct 2005, 09:54 
http://lnmf.net

Tariq Ramadan est invité par l'université d'Oxford
Transmis par lnmf le 29 August 2005 à 08:27:59 CEST (118 lectures)
Sujet NEWS du monde musulman

Tariq Ramadan a été choisi comme universitaire-invité par le prestigieux Saint Antony's College pour l'année universitaire 2005-2006.
Source Le Monde

Il ne devrait pas avoir d'activité d'enseignement et devrait s'installer en Grande-Bretagne, en octobre. Sollicité par Le Monde , M. Ramadan n'a pas souhaité s'exprimer sur cette nomination. Dans un communiqué, l'établissement d'enseignement supérieur, qui fait partie de l'université d'Oxford, justifie son choix. "Le professeur Ramadan est un intellectuel reconnu dans le monde entier. (...) Le collège Saint Antony's est un forum de débat universitaire sur les problèmes contemporains. Il est opposé à tout discours de haine et à toute intimidation qui viseraient à réprimer la liberté universitaire" , indique ce communiqué. Le collège répond ainsi par avance aux critiques que risque de soulever la venue de M. Ramadan. "Nous sommes heureux de l'accueillir , insiste Polly Friedhoff, chargée de communication de Saint Antony's. C'est une personnalité largement respectée." M. Ramadan a séjourné en Grande-Bretagne peu après les attentats du 7 juillet et il a donné une conférence, le 24 juillet, à l'invitation de la police métropolitaine de Londres. Le Sun avait publié sa photo en "une", assortie de ce commentaire : "Interdit aux Etats-Unis pour terrorisme, interdit en France, accueilli en Grande-Bretagne après les attentats d'Al-Qaida !" Le journal présentait M. Ramadan comme offrant "un visage aimable de la terreur afin de séduire les jeunes musulmans" . Au contraire, The Independent l'avait décrit, le 25 juillet, comme "l'un des plus brillants espoirs de réconciliation entre les musulmans et le reste de la société". Cependant, le ministre britannique de l'intérieur, Charles Clarke, a présenté, mercredi 24 août, les nouvelles "règles du jeu" contre le terrorisme. Elles permettent d'empêcher l'entrée sur le territoire britannique de prédicateurs aux "comportements inacceptables" . On y trouve notamment le fait de "fomenter, justifier ou glorifier la violence terroriste" ou, encore, de "fomenter la haine pouvant mener à des violences intercommunautaires ". Selon Jane Parsons, porte-parole au Home Office, "le ministère ne communique pas sur les cas individuels" et statuera "en se fondant sur des preuves" . Le collège Saint Antony's a refusé de dire s'il avait agi en concertation avec les autorités gouvernementales. Il était donc impossible, vendredi matin, de savoir si M. Ramadan sera admis en Grande-Bretagne. En 2004, M. Ramadan, de nationalité suisse, avait été engagé par l'université américaine Notre-Dame, dans l'Indiana, pour occuper une chaire intitulée : "Religion, conflit et promotion de la paix". Cependant, le département d'Etat avait révoqué son visa de travail pour des raisons de sécurité. M. Ramadan, qui avait démissionné de son poste de professeur de philosophie au lycée de Saussure, à Genève, s'était retrouvé sans emploi.


(


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 05 Fév 2006, 23:55 
http://islamiya.info

Plainte aux Etats-Unis contre le refus d'entrée à Tariq Ramadan

Islamiya.info | Le 31 janvier 2006 à 23:31:45 CET
(Islamiya/Agences) - L'intellectuel musulman suisse Tariq Ramadan est au coeur d'une action légale lancée aux Etats-Unis pour attaquer le Patriot Act. L'Union américaine des libertés civiles (ACLU) a lancé une plainte fédérale en lien avec le refus de son visa d'entrée dans le pays.

Plusieurs organisations d'intellectuels et d'universitaires sont également associées à cette action, engagée mercredi contre la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice. Tariq Ramadan figure parmi les plaignants.

Selon les instigateurs de la plainte, une clause du Patriot Act, citée en 2004 pour refuser un visa américain à Tariq Ramadan, est inconstitutionnelle. Cette clause autorise les autorités américaines à refuser l'entrée des Etats-Unis à des personnes ayant "épousé la cause de terroristes" ou "faisant la promotion de leur cause".

L'intellectuel suisse n'a jamais soutenu le terrorisme, estime l'ACLU, dénonçant dans un communiqué une "exclusion idéologique". "Exclure des gens du pays à cause de leurs idées biaise et appauvrit le débat politique aux Etats-Unis", explique un avocat de l'association, Jameel Jaffer.

La décision des autorités contrevient au 1er Amendement de la Constitution américaine, précise l'ACLU: il viole le droit des intellectuels à rencontrer et écouter cette sommité du monde musulman. Selon la presse américaine, qui relatait les faits jeudi, le Suisse aurait reçu une quarantaine d'invitations à venir s'exprimer aux Etats-Unis l'an dernier.

Les portes des Etats-Unis se sont fermées en juillet 2004 devant lui. L'intellectuel avait fait une demande de visa pour prendre un poste de professeur dans un institut d'étude de paix internationale, au sein de l'Université catholique de Notre Dame (Indiana). Resté sans réponse durant cinq mois, il a dû renoncer au poste.

Tariq Ramadan réside actuellement à Londres, où il est chargé de cours à l'Université d'Oxford. Il participe également, à la demande du premier ministre anglais Tony Blair, à un groupe de réflexion sur l'extrémisme islamiste violent.


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 08 Fév 2006, 01:18 
pour le fil Ramadan
------
Les frères Ramadan font une descente à Bruxelles
----
Date 11/02/2006
Lieu Ligue Islamique Interculturelle
A partir de 20h00
Adresse Rue Joseph Claes 68, 1060 Saint-Gilles, Bruxelles
Activité Conférence
Organisée par Ligue Islamique Interculturelle
Intervenants et sujet Hani RAMADAN - Les priorités dans l'engagement islamique
PAF gratuit
----
Date 12/02/2006
Lieu salle Helder Camara (ACV Syndicat chrétien!)
A partir de 13h30
Adresse rue Pletinckx
Activité conférence
Organisée par collectif présence musulmane
Intervenants et sujet Tariq Ramadan
PAF 5 euros
-----
Trouvé sur:
http://www.islam-belgique.com/agenda.cfm

Les frères:
http://www.denistouret.net/textes/Ramadan.html


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 13 Fév 2006, 17:46 
[img]http://www.spiegel.de/img/0,1020,541944,00.jpg[/img]
Deux fils pour le même sujet . On pourrait consacrer ce fil à ...Hani Ramadan , son frère :lol:


Haut
  
Répondre en citant  
MessagePublié: 16 Mai 2006, 14:57 
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 16 Fév 2006, 03:50
Messages: 294
Localisation: France
Je viens de découvrir sur http://www.wluml.org dans Actualités et points de vue un article de TC (Témoignage chrétien) relatant une "rencontre " entre Ghaleb Bencheikh et Tariq Ramadan du ...25 février 2004.
Je sais...je sais....ça date
mais c'est quand même utile d'être informé...

Mondial: Ramadan et Bencheikh s’expliquent
15/05/2006: Annoncée comme le débat musulman de l’année, la première confrontation entre Tariq Ramadan et Ghaleb Bencheikh a bien eu lieu. (Témoignage chrétien)

Mercredi 25 février 2004, l’amphithéâtre II de l’Unesco à Paris a pris des allures de salle de boxe. Le Suisse Tariq Ramadan affrontait le Français Ghaleb Bencheikh, animateur de l’émission Islam sur France 2, en conclusion d’un colloque sur « Religions et démocratie ».

Une rencontre en guise de séance de rattrapage pour tant d’occasions manquées. Depuis des années, le débat entre le chantre de l’islam néo-orthodoxe européen et les représentants de l’islam libéral est sans cesse reporté. « L’idée de ce débat, raconte Ghaleb Bencheikh, est née de la volonté de rattraper un rendez-vous manqué. » Le 23 novembre 2001, TC et Beur FM invitaient Tariq Ramadan et Soheib Bencheikh, grand mufti de Marseille et frère de Ghaleb, pour un débat en direct à la radio. Ce dernier ne vint pas. Oubli ou impasse ? Aux libéraux qui lui reprochent de ne pas accepter le débat, Tariq Ramadan parle de « six occasions où Soheib Bencheikh n’est pas venu. Ce n’est pas moi qui refuse le débat ! »

Pour autant, le 25 février, Tariq Ramadan ne semblait pas s’être préparé à la vivacité du ton qui l’a accueilli. Le compagnon de route des altermondialistes avait ouvert la discussion par une inter- vention modérée, créative mais engagée, sur la nécessité d’un rapport critique des croyants à leur culture, à leur religion et à la laïcité pour que les trois sphères puissent se « féconder mutuellement », contre les « simplifications et les binarités qu’on nous propose aujourd’hui ». Ghaleb Bencheikh lui a répondu par un virulent réquisitoire. Sans notes, l’animateur télé a ouvert un feu nourri contre son contradicteur appelé « Saïd Tariq Ramadan » - accolant ainsi le prénom de son père, beau-fils du fondateur des Frères musulmans en Égypte - rythmant son intervention d’interpellations contre les « sermonnaires, doctrinaires, prescrip- teurs de bonne conduite ». Il a accusé son débatteur de soutenir la lapidation, le port du voile qui « enlaidit la beauté de ce que Dieu a fait », et de refuser le droit de changer de religion : « Nous devons sortir de cette logique qui consiste à faire le bonheur des gens malgré eux, à penser que nous sommes seuls à disposer du salut. » Le propos enflammé était applaudi à tout rompre par les deux tiers de la salle. Reprenant la parole, Tariq Ramadan s’est dit « blessé » par Ghaleb Bencheikh, considérant que cette intervention n’avait rien à voir ni avec le sujet de la conférence, ni avec son exposé initial.

Puis, il a répondu point par point, niant les opinions qui lui étaient prêtées. Ainsi, sur la lapidation, il a rappelé que depuis 1999, dans un texte public, il « s’oppose absolument » à tous les châtiments corporels et la peine de mort, dont la lapidation. « On peut être à Paris, assis sur une chaise et se faire applaudir en disant c’est inadmissible. Ou aller d’Arabie saoudite à l’Indonésie pour dire : il faut un moratoire absolu sur leur application pour faire discuter les gens dans le monde musulman, et aller vers l’abolition. Comme le demande Amnesty international pour la peine de mort. » Il a conclu à l’adresse de Ghaleb Bencheikh : « À force d’entendre un discours qui se moque d’elles, les communautés musulmanes d’Europe se moqueront de ce que vous voulez faire d’elles. »

Quelle conclusion tirer de l’échange ? Dans une version optimiste, Émile Moatti, délégué général de la Fraternité d’Abraham, tout en rappelant son « immense estime » pour Ghaleb Bencheikh, s’est dit « très heureux » d’avoir entendu Tariq Ramadan : « Dans tout ce que j’avais lu sur vous, je ne vous avais pas perçu comme je vous ai entendu aujourd’hui. » Et de conclure qu’ils sont faits « pour s’entendre » !

Dans une version sans doute plus réaliste, René Zapata, pour l’Unesco, a regretté « qu’on en soit encore aux conditions de préparation de l’instauration d’un débat et encore très loin du dialogue et a fortiori du vivre-ensemble... »

Ghaleb Bencheikh : « L’humanisme arabo-musulman plutôt que les pratiques tatillonnes »

« J’insiste sur la dimension d’amour et de miséricorde, je fais mienne cette tradition sainte qui dit : Dieu préfèrerait qu’on vienne à sa rencontre le jour du jugement dernier après avoir cherché après lui plutôt qu’en ayant cru en lui en le méconnaissant. Qu’est-ce que méconnaître Dieu ? C’est de ne pas l’honorer dans son icône et son vicaire sur terre, l’homme. Il faut être au service de l’homme, tout l’homme, dans une vision humaniste et de paix. Apprécier un Ave Maria, un Kyrie Eleison, n’est pas incompatible avec une psalmodie du Coran. La dimension esthétique, les belles lettres, les beaux-arts sont là pour aussi polir l’âme humaine. Spiritualité vivante, beauté, intelligence sont là pour que le citoyen, qui se trouve être de confession musulmane, ait à remplir son rôle en Europe, à renouer avec l’humanisme arabo-islamique. Pas en étant tatillon sur tel ou tel point de pratique mais en s’élevant à l’élévation spirituelle réincorporée dans ces sociétés sécularisées. »

Tariq Ramadan : « Religieux et social : distinguer, pas divorcer »

« Pour la quasi-unanimité des savants en islam, il n’a jamais été fait de confusion dans la façon dont je suis avec Dieu, de l’ordre des affaires du culte qui regarde ma vie personnelle, et la façon dont je suis avec les hommes, de l’ordre du social. On ne divorce pas les choses mais on les distingue. Je suis avec Dieu d’une certaine façon et j’agis dans la rationalité pratique avec les hommes d’une autre façon. En islam, ne pas faire de différence, dire “tout est ensemble”, c’est une approche littéraliste, biaisée, fausse. Mais faire la distinction ne m’empêche pas de développer à partir de cette relation au divin une éthique, une façon de concevoir le bien et le mal. Si ma conscience devant le divin est de dire : “Essaye de cesser de mentir ; quand tu essayes d’être avec l’autre, respecte le pour sa dignité humaine et ne le condamne pas pour sa faute humaine, etc”. Si je vis avec ça, si je peux lire saint Augustin qui dit : “Aime et fait ce que tu veux”, comment pourrais-je laisser l’amour dont il me parle dans la vie privée et entrer avec la haine dans la vie publique ? »

par Stéphane Lavignotte
édition du 2004-03-04
Copyright © Témoignage chrétien 2005


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 16 Mai 2006, 21:37 
Ghaleb Bencheikh, l'illustration parfaite du tartuffe musulman.
MENTEUR, MENTEUR, MENTEUR. A sa décharge c'est un physicien. Il connaît l'arabe mais ..rien en droit musulman. Absolument rien.Quelle tristesse :cry: :cry: :cry:


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 16 Mai 2006, 21:44 
Polémique : le Coran et la violence
« C'est un appel pathétique à la mansuétude »

Ghaleb Bencheikh El-Hocine*

De prime abord, je m'incline avec humilité et affliction devant les victimes des attentats new-yorkais. Ce sont des actes que je condamne sans réserve. Aucune cause, si noble soit-elle, n'autorise une telle barbarie. Et on ne doit se prévaloir d'aucun idéal religieux pour tuer des innocents.


Toutefois, par souci de probité intellectuelle, je dois admettre qu'il y a dans le Coran des passages qui, tout comme dans la Bible, disent « tuez l'infidèle ». Il est possible qu'un voyou manipulateur y lise « tuez l'Amérique ». Aux hiérarques musulmans, dont je déplore la frilosité qui frise la lâcheté, d'en appeler à une exégèse qui aille dans le sens de la promotion de la dignité humaine et de la fraternité universelle. Ces passages violents du Coran sont toutefois éclipsés par pléthore d'autres passages qui, tel le verset 31-33 de la sourate 41, disent : « La bonne action et la mauvaise ne sauraient aller de pair. Repousse le mal par le bien... »

Je dirai qu'un trentième du Coran, est de type prescriptif. Son écriture s'est échelonnée dans un contexte historique très hostile et guerrier. Afin de ne pas se borner à une lecture littéraliste telle que la pratiquent les pourfendeurs du Livre et les extrémistes fanatiques, il faut disposer d'un outillage intellectuel, qui permet de relativiser ces quelques phrases, qui ne sont en rien une innovation coranique. Encore une fois, aux exégètes musulmans d'assumer leur responsabilité. Ils doivent affirmer que ces passages coraniques sont temporels et circonscrits.

Prenons ainsi la sourate 18, verset 29 : « Nous avons préparé pour les coupables un feu dont les flammes les envelopperont. S'ils crient au secours, nous les secourrons avec une eau comme du bronze en fusion pour leur brûler la face. » Ce verset est destiné à frapper l'imaginaire des Bédouins en leur livrant cette description allégorique de la Géhenne.

Ces quelques passages violents nous posent problème. Car ils sont instrumentalisés par un Ben Laden et ses fanatiques ignares et incultes, qui omettent volontairement de lire la suite. Les passages de type talionesque sont systématiquement suivis d'appels à la miséricorde et au pardon. Je citerai pour exemple « Dieu qui aime et pardonne », ou « Dieu suscitera un peuple qu'Il aimera et qui L'aimera », « Dis-leur si vous aimez Dieu, suivez-moi. Il vous aimera et vous pardonnera vos fautes ».

Comment ces extrémistes peuvent-ils justifier leur ignominie par leur dévotion ? Le Coran ne dit-il pas (sourate 2, verset 177) « La piété ne consiste nullement à tourner votre face du côté de l'Orient et de l'Occident. La piété véritable est de croire en Dieu au jour dernier [...], de donner de son bien pour l'amour de Dieu, aux proches, aux orphelins, aux pauvres... » ? Le Coran ne justifie pas les châtiments infligés aux « Infidèles ». Je mets au défi quiconque de trouver dans le Coran l'épithète « sainte » accolée à « guerre ». Je rappelle que djihad signifie uniquement effort, effort sur soi et effort envers les autres dans un but d'élévation spirituelle. Il est vrai que cet effort a été déployé souvent dans des actions militaires et a été théorisé comme tel, notamment lors des croisades.

Le Coran est un chant d'amour oblatif, un appel pathétique à la mansuétude et la magnanimité, continuateur des préceptes nobles et moraux de l'Ancien et du Nouveau Testament. Pour les musulmans, aimer Dieu doit se traduire par des actes concrets auprès des hommes, récipiendaires de l'effusion sainte émanant de Lui. Le musulman que je suis aime impérativement l'autre, car il est écrit (sourate 49, verset 13) « O vous, les gens, nous vous avons créés d'un homme et d'une femme, et nous vous avons constitués en peuples et tribus afin que vous vous reconnaissiez les uns les autres ». Nous, les musulmans, particulièrement arabes, souffrons aujourd'hui, car les criminels sont de notre côté. Nous souffrons aussi de l'idiotie, de l'ineptie qui émanent de la flopée d'analystes, stratèges et autres observateurs avisés. Le Coran, Verbe de Dieu qui s'est fait Livre, est un appel à l'amour et à la compassion, une invitation au mystère. Nous en appelons simplement à un débat serein dans la probité et la rigueur. « Ne désespérez pas de la Miséricorde de Dieu », est-il encore écrit

*Ghaleb Bencheikh, 41 ans, est physicien, docteur ès sciences. Il est l'auteur d' « Alors, c'est quoi l'islam ? » (à paraître le 25 octobre aux Presses de la Renaissance).



© le point 05/10/01 - N°1516 - Page 78 - 754 mots


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message: ha ! ce tarik quelle verve
MessagePublié: 17 Mai 2006, 13:51 
Bouldingue
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 21 Sep 2005, 14:09
Messages: 6219
Localisation: Londres
Ha ! ce Tarik quelle verve ! quel héros des rappeurs et des incendiaires de banlieues, chacune de ses interventions sont des actes punissables et son entêtement à vouloir un monde soumis a la féodalité la plus rétrograde (à l’image des pays Arabes qu’il nous présente comme des paradisiaques contrées où tout est bon et gentil ; son heure viendra quand dans les forums de démocrates conscients du danger islamiste, regarderont à deux fois avant de laisser diffuser des sourates meurtriéres. Ses théses sont liberticides et assistent les terroristes en puissance , comment les services européens ne stoppent-ils pas ce sinistre individu aux allures candides et narquoises .


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 25 Mai 2006, 09:49 
:arrow: merci . Mais attention de ne pas attraper de "virus" :lol: en allant sur ce site !!


LibertyVox Index du Forum
Boîte de réception :: Message
De: etabori
A: Delcambre
Posté le: 25 Mai 2006, 09:36
Sujet: Il continue de sophistiquer
Lu sur Tariqramdan.com

Salam,

De Dr. KB

1-« Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. » (II/193)

2/190 : Combattez dans la Voie de Dieu (C’est le premier verset ordonnant de repousser toute agression contre les musulmans) ceux qui vous combattent, sans jamais outrepasser les limites permises, car Dieu n’aiment pas ceux qui transgressent. Le verset que vous citez est la suite logique du n°190. Ce bouquet va du v 190 au 194 inclus.. Pourquoi vous n’avez pas cité le v 192 avec le 193 ? Sils cessent de vous attaquer, sachez que Dieu est Clément et Miséricordieux.

2-La sourate 9 (Le Repentir Attawba : ) est l’une des rares sourates révélées « d’un seul tenant » (descendue complètes) (vers la fin de la révélation Post Hégire n°113 sauf versets 128-129) . Chiadmi Mohammed : note 1-p 187 : Cette sourate, avant-dernière à être révélée, est connue sous différents noms, dont at-Tawba et al-Barâ’a. Elle est nommée at-Tawba parcequ’elle énonce la nature de la Tawba (le repentir) et les conditions de son acceptation(v.102,118) ; le nom d’ al-Barâ’a est, lui, tiré du premier mot barâ’a (le désavoeu, l’avis de rupture) de la sourate. Sa particularité réside dans le fait qu’elle est l’unique sourate à ne pas commencer par la basmalah (« Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux » . Les commentateurs ont donné diverses raisons à cette exception. $$$$$$$ Cette sourate a été révélée « en bloc » la vingt-deuxième année à l’occasion de la rupture par les Qurashites et les tribus alliées du pacte de Hudaybiyya conclu avec le Prophète (PBSL) en l’an 6 de l’Hégire/628. 3- (III/118) -(V/51) : 3-118 : Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas de confidents en dehors de votre communauté, qui feraient tout pour vous corrompre, car rien ne leur ferait plus plaisir que de vous voir en difficulté. La haine qu’ils vous portent perce déjà dans leurs propos. Que dire alors de celle qu’ils cachent dans leurs cœurs ? Vous voilà donc suffisamment avertis ! À vous d’en juger !

Chiadmi Mohammed : Le sens de ce verset (voir aussi 5/51-52) n’est pas absolu . Il n’englobe pas tout juif, tout chrétien ou tout négateur, sinon il contredirait les autres versets (60/8-9) dans lesquels Dieu appelle les musulmans à être bienfaisants et équitables envers eux. Tous ces versets font clairement la distinction entre les non-musulmans pacifiques et les non-musulmans belliqueux (harbî) . Les versets 118-120 concernent donc les non-musulmans qui combattent les musulmans. Dans ce cas, il n’est pas permis aux musulmans de les aider, de les soutenir et de les prendre pour confidents auxquels on livre des secrets . * 4- 47/35 Ne soyez pas pusillanimes en offrant la paix à l’ennemi quand vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous ! (Selon certains commentateurs, ce verset est abrogé par le verset 8/61 : S’ils te proposent la paix, accepte-la en te confiant à Dieu, car Il est l’Audient et l’Omniscient. ; pour d’autres, il n’en est rien) Dieu ne vous frustrera jamais du fruit de vos œuvres.

Sourate de La Famille d’Imran (ste 3) 61 À ceux qui engagent avec toi une polémique au sujet de Jésus, à présent que tu es bien informé, propose ce qui suit : « Appelons nos enfants et les vôtres, nos femmes et les vôtres, joignons -nous tous à eux et adjurons Dieu de maudire ceux d’entre-nous qui sont des menteurs. » 17 62 C’est là le version la plus authentique. En vérité, il n’est d’autre divinité que Dieu. Lui seul est le Tout-Puissant, le Sage 63 S’ils persistent cependant dans leur erreur, Dieu connaît bien les corrupteurs. 64 Dis : « Ô gens des Ecritures ! Mettons-nous d’accord sur une formule valable pour nous et pour vous, à savoir de n’adorer que Dieu Seul, de ne rien Lui associer et de ne pas nous prendre les uns les autres pour des maîtres en dehors de Dieu . » S’ils s’y refusent, dites-leur : « Soyez témoins que , en ce qui nous concerne, notre soumission à Dieu est totale et entière. » +++++++++ 17 : Révélée à Médine en l’an 9 de l’Hégire, cette sourate est mise en relation avec la visite d’ une délégation de chrétiens de Najrân . Ces chrétiens, menés par un évêque , furent reçus par le Prophète Muhammad (PBSL) dans la mosquée et furent même autorisés à y célébrer la messe. Les discussions portèrent sur la question de la « divinité » de Jésus et, devant les subtilités dialectiques des chrétiens , le Prophète (PBSL) proposa d’avoir recours à le mubâhala ( ordalie ; voir verset 61). C’était là une ancienne coutume en vertu de laquelle les deux parties soumettaient leur différend au jugement de Dieu, en invoquant la malédiction divine sur celui qui avait tort . Afin d’être plus intense, l’ordalie impliquait les personnes que les adversaires aimaient le plus : donc les épouses et les enfants des deux parties étaient appelés. L’histoire nous dit que les chrétiens refusèrent de s’y soumettre, et qu’ils acceptèrent de verser un tribut en échange de leur liberté de culte et du respect de leurs personnes et de leurs biens. Le Prophète (PBSL) accepta cet accord , et ils furent les premiers à bénéficier du statut de dhimmî (protégés) .

Il serait utile de visiter le forum à propos de :

http://www.tariqramadan.com/article.php3 ?id_article=497

Répondre à ce message

> « L’Islam est devenu une religion européenne »


24 mai 2006 [Retour au début des forums]

--------------------------------------------------------------------------------

Dr Kb, merci pour votre texte. Il est vrai que certains versets m’ont beaucoup choqué et personne, dans mon entourage, ne pouvait me donner qques réponses qui auraient pu me satisfaire. Mais reconnaissez tout de même qu’il y a peut-être de quoi s’interroger. Je vais vous soumettre qques versets : merci si vous pouvez me donner une réponse, qques "éclaircissements" parce que j’ai bien du mal à comprendre cette violence ! (et merci aussi pour la tolérance de ce site) : "Qques extraits : II,187 : Tuez-les partout où vous les trouverez, et chassez-les d’où ils vous auront chassés. La tentation à l’idolâtrie est pire que le carnage à la guerre. Ne leur livrez point de combat auprès de l’oratoire sacré, à moins qu’ils ne vous y attaquent. S’ils le font, tuez-les. Telle est la récompense des infidèles. II,189 : Combattez-les jusqu’à ce que vous n’ayez point à craindre la tentation, et que tout culte soit uniquement celui d’Allah. S’ils mettent un terme à leurs actions, plus d’hostilités. Les hostilités ne seront dirigées que contre les impies. IV,59 : Ceux qui refuseront de croire à nos signes, nous les approcherons du feu ardent. Aussitôt que leur peau sera brûlée, nous les revêtirons d’une autre, pour leur faire éprouver un supplice cruel. Allah est puissant et sage. IV,90 : Pourquoi êtes-vous divisés en deux partis au sujet des hypocrites ? Allah les a anéantis pour prix de leurs méfaits. Voulez-vous conduire ceux qu’Allah a égarés ? Tu ne trouveras point de sentier pour celui qu’Allah égare. IV,91 : Ils ont voulu vous rendre infidèles comme eux, afin que vous soyez tous égaux. Ne formez point de liaisons avec eux jusqu’à ce qu’ils aient quitté leur pays pour la cause de Dieu. S’ils retournaient à l’infidélité, saisissez-les et mettez-les à mort partout où vous les trouverez. Ne cherchez parmi eux ni protecteur ni ami. IV,143 : O croyants ! ne prenez point d’amis parmi les infidèles plutôt que parmi les croyants. Voulez-vous fournir à Allah un argument contre vous, un argument irréfragable ? V,37 : Voici quelle sera la récompense de ceux qui combattent Allah et Mahomet son apôtre, et qui emploient toutes leurs forces à commettre des désordres sur la Terre : vous les mettrez à mort ou vous leur ferez subir le supplice de la Croix ; vous leur couperez les mains et les pieds alternés ; ils seront chassés de leur pays. L’ignominie les couvrira dans ce monde, et un châtiment cruel dans l’autre. V,56 : O croyants ! ne prenez point pour amis les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns les autres. Celui qui les prendra pour amis finira par leur ressembler, et Dieu ne sera point le guide des pervers. V,69 : Les mains d’Allah sont liées, disent les Juifs. Que leurs mains soient liées à leur cou ; qu’ils soient maudits pour prix de leurs blasphèmes. Loin de là, les mains d’Allah sont ouvertes ; il distribue ses dons comme il veut, et le don qu’Allah t’a fait descendre d’en haut ne fera qu’ accroître leur révolte et leur infidélité. Mais nous avons jeté au milieu d’eux l’inimitié et la haine, qui durera jusqu’au jour de la résurrection. Toutes les fois qu’ils allumeront le feu de la guerre, Allah l’éteindra. Ils parcourent le pays pour le ravager et y commettre des désordres. Mais Allah n’aime point ceux qui commettent le désordre.

V,92 : O croyants ! le Vin, les jeux de hasard, les statues et le sort des flèches sont une abomination inventée par Satan ; abstenez-vous en et vous serez heureux !



***********************************************************
AMD,
Si vous avez une reponse covenable je vais la poster sur son site.


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 25 Mai 2006, 10:06 
Chers Collègues,

J'apprends par le document dont je vous transmets copie ci-dessous, que Tarek Ramadan est invité, cette année encore, par le bureau des Etudiants administrateurs de l'Ulb, à participer à un débat dans l'enceinte de notre Université.

Je me propose d'écrire à notre Recteur ainsi qu'au Président de notre Université pour demander que cette invitation ne soit pas maintenue. Je précise ci-dessous quelques raisons expliquant cette demande.

Si vous êtes d'accord avec cette initiative, pouvez-vous transférer l'information à d'autres collègues et me faire savoir si vous acceptez de joindre votre signature à cette demande ?

Avec mes meilleures salutations,
XXX (enlevé pour protection de la vie privée)
----

Tarek Ramadan est ce Musulman " réformiste " qui proposait tranquillement récemment un moratoire sur...la lapidation.

Tarek Ramadan est ce Musulman " réformiste " qui taxe d'islamophobie toute critique du fondamentalisme ou de l'intégrisme musulman, c'est-à-dire tout discours de solidarisation avec les Musulmans progressistes ou simplement modérés, premières victimes de cet intégrisme.

Les discours de Tarek Ramadan se démultiplient et se ressemblent, sans que nous arrivions à savoir où il veut en venir concernant les questions fondamentales de la laîcité et de la démocratie.

En effet, les discours de T.Ramadan sont faits d'équivoque, d'esquive, d'allusions, d'ellipses et autres affirmations paradoxales.

Tarek Ramadan élude en particulier toute question concernant le principe fondamental de la laïcité politique, c'est-à-dire le principe de la division des pouvoirs politique et religieux, principe garant de l'égalité des citoyens, et de la liberté de conscience, y compris la liberté de conscience religieuse.

Tarek Ramadan défend les positions les plus rétrogrades et les plus anti-démocratiques sous couvert de défendre les principes fondateurs de nos démocraties.

Tarek Ramadan est administrateur du Centre islamique de Genève, un Centre connu pour être la plaque tournante de l'intégrisme islamiste en Europe.

Les renseignements généraux de différents pays européens, mais également arabes et américains, suspectent très sérieusement depuis des années Tarek Ramadan d'entretenir des contacts réguliers avec des terroristes.

Notre Université a décerné le titre de docteur honoris causa au juge Baltazar Garzon. Ce juge est en possession lui aussi de renseignements plus que troublants concernant des contacts de Tarek Ramadan avec des agents du terrorisme.

Notre Université a décerné le titre de docteur honoris causa à Fadela Amara.

Accueillir dans son enceinte Tarek Ramadan ce serait, en même temps que manquer totalement de cohérence, faire outrage à cette femme courageuse et à tous ceux et celles qui partagent son combat, à tous ces Musulmans et Musulmanes qui sont la première cible de la mouvance islamo-intégriste dans laquelle s'inscrit Tarek Ramadan.

Nous pensons que notre Université du libre-examen ne peut accepter que soit à nouveau offerte en ses murs une tribune à un adversaire déclaré de tous les Musulmans et non-Musulmans qui défendent la liberté de l'esprit.

Le dialogue des civilisations est un thème bien trop important pour le laisser défendre par quelqu'un qui ne dialogue pas même avec ceux qui dans sa propre communauté ne pensent pas comme lui.

Il existe en Europe suffisamment de Musulmans éclairés, libres-penseurs tels Mohammed Arkhoun, Leila Babès, Slimane Zeghibour, Malek Chebel, et tant d'autres bien plus susceptibles que Tarek Ramadan d'entamer un véritable débat sur le dialogue des civilisations.
-----
European Muslim Network

en partenariat avec

le Bureau des Etudiants Administrateurs de l'Université Libre de Bruxelles

organise une conférence - débat qui aura pour thème

" Le dialogue des civilisations :

défis présents pour un monde nouveau"

Le lundi 12 juin 2006 à 19h00

à l'Université Libre de Bruxelles

Avenue F. D. Roosevelt 50

B - 1050 Bruxelles

avec la participation (entre autres) de :

- Corentin de SALLE ( Directeur de l'Atlantis Institute, Docteur en philosophie et licencié en droit - BELGIQUE)

- François BURGAT ( Directeur de recherche au CNRS et à l'Institut de Recherche et d'Etudes sur le Monde Arabe et Musulman - FRANCE)

- Tariq RAMADAN ( Président de "European Muslim Network", professeur invité à l'Université d'Oxford et chercheur à la Lokahi Foundation -ANGLETERRE)

P.A.F : 5 euros ( 3 euros sur présentation de la carte d'étudiant)

Contact : 0485 467 827

Notes :

L'association European Muslim Network est une plateforme de réflexion et d'action de divers actrices et acteurs musulmans européens créee en 2002 et qui s'est structurée en 2005. Ces musulmanes et musulmans européens ont en commun des préoccupations et des engagements ancrés tout à la fois dans la tradition musulmane et les sociétés européennes. Un des principaux axes de réflexion d'EMN concerne actuellement la question de "l'instrumentalisation de la peur de l'Islam comme stratégie?" dans les différents pays d'Europe. Un important travail de réflexion sur ce sujet sera présenté publiquement au cours d'une rencontre publique qui se tiendra au Pays Bas le vendredi 17 juin 2006.


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 25 Mai 2006, 10:11 
http://www.primo-europe.org/showdocs.ph ... -385887218

A la une : Au CNRS : un ami des islamistes Jean-François Chalot
Un ami de la cause islamiste bientôt directeur de recherche au CNRS !

François Burgat — qui a toujours soutenu ouvertement le FIS, Tariq Ramadan et l'UOIF — vient d'être classé premier pour le poste de directeur de recherche au CNRS de la section 40 (Sciences Politiques).

On ne peut que s'étonner et s'inquiéter de ce choix pour l'avenir de la recherche française. S'il venait à se confirmer, cette nomination aurait pour effet l'emergence d'une génération de jeunes chercheurs pro-islamistes, à l'image de Vincent Geisser, un de ses disciples.

François Burgat a pourtant le mérite d'être clair...

• Il fait partie de ces universitaires français non seulement complaisants mais fascinés par l’islamisme. Dans un livre intitulé "L’Islamisme en face", réédité au lendemain du 11 septembre, il prend ouvertement le parti du FIS et dénonce comme une propagande anti-démocratique les « manipulations médiatiques » tendant à accréditer « son recours supposé à la violence ».

• Burgat n'hésite pas non plus a vanter les mérites démocratiques du régime iranien : « Avec la victoire en Iran du président Khatami en 1997 et le renouvellement de sa majorité, la « dictature théocratique » fondée par Khomeyni a tout de même fini par déboucher — a-t-on jamais pris le temps de le remarquer ? — sur la toute première alternance politique sortie des urnes de cette région du monde, à des années lumières de la pratique de tous ces généraux « modernistes » qui président aux destinées de l’Algérie, de l’Egypte ou de la Tunisie « laïque ». A ses yeux, le régime laïque tunisien est jugé bien pire que la dictature divine iranienne.

• Vieil ami de Tariq Ramadan, il a plusieurs fois silloné l'Egypte à ses côtés : « nos points de chute étaient souvent des Frères musulmans. » a-t-il confié au Nouvel Observateur (29 janvier-4 février 2004.) Dans une chronique qu'il consacre a Tariq Ramadan, Burgat ira même jusqu'a déclarer que Ramadan est comme l’« une de ces précieuses 'interfaces', qui, en informatique permettent d'établir la communication, avec un univers qui sans elles, nous demeureraient étranger ».

• En 1993, François Burgat participe en compagnie de Tariq Ramadan à la grande messe islamiste organisée par Hassan al-Tourabi au Soudan. A l'époque même où l'éminence grise du régime soudanais intégriste organisait le retour à la charia, hébergeait Ben Laden et Carlos, massacrait et réduisait en esclavage les chrétiens et les amimistes du Sud.

A son retour, toujours aux côtés de Tariq Ramadan, François Burgat utilisait sa caution universitaire pour vantait les vertus modératrices d’Hassan al-Tourabi : « Son rôle a été de modérer constamment les expressions les plus radicales ». (Entretien donné par François Burgat et Tariq Ramadan dans Islam : un autre nationalisme ?, Luiza Toscane, L’Harmattan, 1995, p. 204.)

• Il a signé l'appel des indigènes de la république. Appel dans lequel on peut lire : " Discriminatoire, sexiste, raciste, la loi anti-foulard est une loi d’exception aux relents coloniaux. "

• François Burgat n'a pas hésité à signer pas moins de sept articles sur le site oumma.com. Site sur lequel on peut lire que Taslima Nasreen est une "inculte mythomane" et que les membres de SOS racisme sont des arabes "passés à la machine à laver".

Parmi ses 7 articles, on ne pourra que conseiller à ceux qui voient en François Burgat un scientifique apte à diriger de jeunes chercheurs le texte suivant : "La génération Al-Qaida : de l’imposition d’un ordre mondial contesté à l’internationalisation d’une résistance « islamique »". Un texte disponible donc... sur oumma.

• François Burgat fait partie des rares universitaires à cautionner des rassemblement comme le Congrès du Bourget de l'UOIF. En avril 2004, il y incitait Abdelali Baghezza, un membre exalté de cette organisation, à faire un livre contre la laicité. Le résultat s'appelle "Entrée interdite aux chiens et aux femmes voilées". Il est sous titré : "Lettre ouverte aux nouveaux hussards noirs de la République".

Un pamphlet affligeant, préfacé par François Brugat, laissant tout particulièrement présager de quelle veine sera faite les étudiants formés par lui.

Dans ce livre, il est expliqué que la laicité constitue le "viol légalisé des filles aux mille et uns foulards'. Dans sa préface même, Burgat écrit à propos de la loi contre les signes religieux à l'école publique : "Sous d'identiques dehors humanistes, elle exhale les relents malodorants de la vieille réthorique coloniale".

Il s'en prend vivement aux féministes laïques opposées au voile pour leur préférer ouvertement le féminisme islamique : "Les plus médiatisées et, malheureusement, les plus écoutées des militantes de notre « féminisme national » (il en existe heureusement d'autres, y compris « islamique ») peinent à admettre qu'elles ne sont pas les seules à écrire l'Histoire. Elles semblent tout particulièrement incapables d'imaginer et a fortiori d'accepter qu'une page de la modernisation puisse s'écrire sans elles".

Avant de s'en prendre tout simplement à la République : "A loi petite, petite République. Nous n'appartenons pas à celle-ci. Il y en a une autre." Les lecteurs attentifs du reste de ce livre, un monument de propagande pro-islamiste, comprendront de quelle république il s'agit.

• En avril 2005, François Burgat sera même invité comme orateur au congrès du Bourget de l'UOIF. Il y a notamment déclaré : « Le sens actuel du mot islamiste sert à disqualifier ». Intéressante déclaration quand on connaît la nature idéologique de l'UOIF : une organisation dont la référence idéologique et théologique deumeure Youssef al-Qaradhawi, le prédicateur adoré des Frères musulmans en Europe, prédicateur sur Al-Jazira, l'homme qui justifie les attentats-kamikazes (sa fatwa est revendiquée par le Hamas), l'homme qui prône l'excision ("surtout à notre époque"), l'homme qui se demande comment résoudre le problème de l'homosexualité (cette "plongée dans le cloaque de la saleté", cette "dépravation de la virilité et un crime contre les droits de la féminité", "ces êtres nocifs qui ne conduisent qu'à la perte de l'humanité » (Voir al-Qaradhawi, « L’homosexualité » et « Que dire de la masturbation », Le Licite et l'illicite, al Qalam, p. 175.)

• Il est interessant de relire ce que Burgat a déclaré à propos du 11 septembre au journal l'Humanité. A la question est-ce au nom de l'islam et "de cette prétendue résistance qu’ont été commis les attentats du 11 septembre ?" posée par le journal, voici sa réponse de chercheur : "On se contente trop souvent en Occident de délégitimer indistinctement tout ceux qui emploient le lexique religieux, sans prendre le temps de constater que le contenu des demandes qu’il véhicule est souvent parfaitement profane et exprime une attente plus largement identitaire que strictement religieuse. Si monstrueuses qu’aient été les attaques portées au coeur symbolique de la première puissance du monde, elles restent largement perçues par l’opinion arabe, toutes opinions politiques confondues, sur le mode d’une réaction "anti-impérialiste ".

A mes yeux, ce comportement s’explique bien moins par l’influence d’une lecture réactive de l’islam qui ferait aujourd’hui tache d’huile, que par l’arrogance de la domination d’un camp, par le sentiment d’être collectivement victimes de politiques systématiquement alignées sur les seuls intérêts des États-Unis et les postures les plus intransigeantes de l’État d’Israël. A cet égard, que les pires violences soient d’autant plus tolérées qu’elles se targuent de lutter contre des " islamistes " n’est évidemment pas fait pour calmer les esprits.

Il est extrêmement pratique de faire passer tous ceux qui vous résistent pour des " intégristes " — que l’on soit un général algérien s’accrochant au pouvoir, un président russe face aux revendications nationalistes tchétchènes ou un politicien israélien voulant faire oublier au monde les réalités de la colonisation et de l’occupation militaire. Dans ces conditions, la lutte " contre la terreur " permet de mettre " hors service " certains ennemis immédiats des États-Unis, mais elle en fabrique des milliers d’autres à chaque instant.

Et elle affecte un peu plus encore la crédibilité des valeurs sur lesquelles l’Occident, en perte accélérée d’universalisme, prétend fonder ses politiques."
Source : http://www.humanite.presse.fr/popup_pri ... icle=41165

L'affaire Burgat signe-t-elle la mort de la jurisprudence Serge Thion ?

© Jean-François Chalot


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 25 Mai 2006, 10:35 
Les Malheurs de Soufi
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 09 Mai 2005, 20:52
Messages: 457
Localisation: Belgique
Un président islamiste ce sera pour bientôt...

Au fou [img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Surpris/surpris-choc-pale-.gif[/img]

Delcambre a écrit:
http://www.primo-europe.org/showdocs.php?rub=7.php&numdoc=Do-385887218

_________________
Un esprit noble s'adonne principalement à la sagesse et à l'amitié.


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 03 Juin 2006, 11:17 
http://www.metransparent.com/texts/bouz ... cheikh.htm

Middle East Transparent
21 sept. 2004
شفــــاف الشــــرق الأوســــط

Interview de GHALEB BENCHEIKH (THEOLOGIEN)
par N. Bouzeghrane

Ghaleb Bencheikh est vice-président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, responsable et animateur de l’émission « Connaissance de l’Islam » de France 2. Il est l’auteur d’un ouvrage intitulé Alors c’est quoi l’Islam (éditions presses de la Renaissance, 2001) qu’il a écrit à la suite des attentats du 11 septembre et qui a été réédité en 2002.
--------------------------------------------------------------------------------
La charia s’oppose-t-elle au fait que la femme soit un être majeur ?

L’appellation charia en tant que telle ne veut rien dire d’autre que loi. C’est simplement une législation qui se trouve, en l’occurrence, et notamment chez les islamistes :idea: , considérée comme une codification d’inspiration coranique. Cette législation n’a pris corps que quasiment 92 ans après la mort du Prophète, et c’est avant tout une œuvre humaine. C’est une ineptie inacceptable et intolérable que de justifier le maintien de la femme dans un statut de mineure par la charia islamique. Un mensonge et une atteinte gravissime à la dignité humaine dans sa composante féminine. Non seulement rien dans le Coran ne s’oppose à des réformes, mais plus encore, c’est l’esprit du Coran qui nous pousse à la réactualisiation :idea: , à la réforme de la loi islamique pour qu’il demeure valable sous tous les cieux, toutes les latitudes et pour tous les temps, sinon on le fige. S’il devait y avoir une quelconque minorité de la femme, il n’y aurait pas eu un discours divin s’adressant au duel, à l’homme et à la femme, sur les considérations de l’observance liturgique. On pourrait plutôt parler de ce que d’autans présentent comme une prééminence de l’homme sur la femme. Ce sont trois ou quatre dispositions qui, encore une fois, sont frappées de caducité, sont tombées en désuétude :idea: et les raisons qui ont fait que cela ait été énoncé ainsi ne sont plus valables. Pour l’époque, c’est-à-dire le VIIe siècle dans la péninsule arabique, cela pouvait être compris comme un progrès spectaculaire. :idea: :idea: :idea:

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit globalement de l’héritage, du témoignage et de la tétragamie ou de la polygamie. En matière d’héritage, la fille hérite d’une demi part alors que le garçon reçoit une part entière. C’était l’époque où la femme faisait partie du butin, du patrimoine allégué. Non seulement elle n’était pas héritière mais en plus elle était un bien transmissible. Faire passer un individu qui était objet à sujet capable d’hériter, pour l’époque c’était un progrès spectaculaire que nulle autre civilisation n’avait donné :idea: . La part de la fille, qui jouissait d’une autonomie financière, pouvait être augmentée de ce qu’on appelait le douaire. Cet argument aujourd’hui tombe, puisque l’épouse et l’époux tous deux, ensemble, subviennent aux besoins du foyer, et une législation positive, respectueuse de l’esprit d’équité entre les deux époux fera en sorte qu’on n’ait plus à tenir compte du contexte du VIIe siècle. Pour ce qui est de la polygamie ou de la tétragamie, il est dit dans le Coran « Dans le cadre de la prise en charge des veuves et des orphelines, il vous est possible d’épouser parmi celles qui vous plairont une, deux, trois ou quatre épouses à condition que vous soyez équitable et comme vous ne pourrez être équitable, alors une seule épouse vous est meilleure. » C’est la conduite la plus proche de justice. Un peu plus loin il est dit « mais Dieu n’a pas placé deux cœurs dans la poitrine de l’homme, vous ne pourrez être équitables envers vos épouses, même si tel était votre désir le plus ardent ».

Autrement dit c’est dissuasif ?

C’est même une invitation claire à la stricte monogamie. Le Coran ne se découpe pas, il se lit de manière globale :idea: :idea: :idea: . En cas de témoignage, on nous dit qu’il faut deux femmes pour un homme. C’est faux, ce n’est pas dans tous les cas. C’est simplement dans les cas de contrat de vente et de négociation entre caravaniers que le verset a été révélé, parce qu’à l’époque les femmes étaient exclues de ce type de contrats. C’était un progrès spectaculaire :idea: :idea: et pour quelque société que ce fût ce n’était pas possible à l’époque. Il y a des passages dans le Coran dont la portée sociale est tombée en désuétude par elle-même. Il faut que l’on cesse de vouloir la réactualiser à chaque instant, c’est fait par une mauvaise foi manifeste et par une méconnaissance gravissime du sujet lui-même. Je ne comprends pas pourquoi les choix sélectifs des islamistes.

Les islamistes, opposés à la réforme du code de la famille, ont avancé que la tutelle matrimoniale est consacrée par la parole divine ? Y a-t-il des dispositions dans le Coran, les hadiths, la sunna qui déterminent cela ?

Dans un Etat démocratique, dans un Etat qui se respecte, les députés, qui sont l’émanation de la volonté populaire, n’ont pas à se référer à un quelconque discours sacralisé, divinisé, ils ont ensemble à voir ce qui est le mieux pour gérer la Cité et ce qui est le mieux dans une législation qui soit positive, comme cela a été à travers les siècles, pour pouvoir répondre aux exigences de notre temps. Dans la société patriarcale, sémite, de la péninsule arabique, on demandait à la jeune fille son avis, cela relevait d’un contexte social. La femme déjà mariée, devenue veuve ou divorcée n’avait besoin de personne pour parler en son nom.

Une femme majeure peut donc très bien se marier sans tuteur ?

Ce n’est antinomique ni avec l’esprit ni avec la lettre du Coran. Ce pourrait être antinomique avec la lettre de ce qu’ont compris certains messieurs misogynes, sexistes et machos à travers les siècles. A ma connaissance il n’y a pas dans le Coran de manière aussi nette, aussi tranchée, une mise sous tutelle de la femme. De par la Constitution algérienne, une femme peut postuler à la magistrature suprême. Comment un individu qui est chef des armées, qui est à la tête de l’Etat, qui engage et incarne la nation, puisse être, en cas de considération privée, sous la tutelle d’un autre citoyen ?

C’est donc une question d’interprétation ?

Raison de plus pour que nous nous arrogions le droit d’interpréter. Aucune des quatre grandes écoles de l’Islam, et même les autres, n’ont engagé les musulmans de leur époque pour des siècles ultérieurs. L’appréciation du droit était différente d’une société à l’autre, a fortiori quand il s’agit d’une distance de plusieurs siècles. On ne peut pas en 2004 accepter les archaïsmes d’une interprétation éculée :idea: . C’est contraire aux fondements de la civilisation et du progrès universels et ce n’est pas antinomique avec le fait d’être musulman. Sur quoi ceux qui s’opposent à la réforme du statut de la femme et du code de la famille en Algérie fondent-ils leurs arguments quand ils invoquent l’Islam, quand ils disent que cette réforme porte atteinte à l’harmonie familiale ?

Il y a une extraordinaire erreur au départ, celle de considérer que l’Islam est un tout monolithique :idea: . Le fait de dire « ceci n’est pas conforme à l’Islam » est déjà en soi problématique. De quel Islam s’agit-il ? Il nous incombe d’ouvrir tout un chantier de réinterprétation. Il incombe aussi bien à l’épouse qu’à l’époux la responsabilité de l’éducation des enfants, comme il leur incombe d’investir le champ social extérieur au foyer, ensemble de manière égale. C’est cela l’harmonie familiale.

L’obéissance d’une épouse à son époux n’a rien d’une obligation religieuse ?

Nous devrions plutôt parler d’amour et d’entente au sein du couple que d’une relation de dominant à dominé. Obéir à quoi ? Si c’est pour les choses de la vie quotidienne cela doit se faire par le dialogue et la concertation. Et cette harmonie chère aux islamistes ne saurait se réaliser dans une relation de coercition et de domination. La Tunisie, pays musulman, a codifié l’égalité entre l’homme et la femme au sein de la famille. Le Maroc s’engage à réformer la Moudawana. L’Islam ne semble pas poser à nos voisins de problèmes. Cela montre encore une fois que la charia islamique est sujette à des interprétations humaines. L’unique jauge à l’aune de laquelle on mesure le progrès ou la régression d’une nation, c’est ce qu’elle fait de ses citoyens et citoyennes. Les écoles de la réforme du temps de Ben Badis n’ont jamais demandé, y compris Ben Badis lui-même, aux filles de se voiler. Aujourd’hui on revient à un uniforme, qui n’a pas de fondement théologique, coranique. Le voile n’est pas une prescription religieuse ? Le voile n’est pas une innovation coranique et dans la religion musulmane, il est simplement une recommandation à la pudeur. Certains versets du Coran doivent être compris comme une jurisprudence pour une société tribale. La visée qu’il y a dans l’interprétation c’est celle de la pudeur, de l’acquisition du savoir, de la culture et de la vertu, ce n’est pas le fait de tenir mordicus au voile en tant que tel. En plus ce n’est pas une obligation immuable et inamovible comme les cinq piliers. L’Islam est dans les pays musulmans religion d’Etat... L’Etat n’a pas à être doté d’une religion, l’Etat doit être le garant du libre exercice des cultes. C’est tout le débat sur la laïcité et la séparation de l’Etat et de la religion. Des trois traditions religieuses dites monothéistes, celle qui s’adapte le mieux à l’espace et à l’idéal laïques, c’est bien l’Islam. Seulement, il y a un paradoxe. La tradition musulmane n’a pas de structure cléricale et d’autorité centrale, de caste sacerdotale. Le califat est une innovation, il n’a pas de valeur religieuse. La tradition islamique est une tradition on ne peut plus laïque au sens étymologique et au sens théologique. Simplement parce que nous n’avons pas d’église nous n’arrivons pas à séparer les deux pouvoirs. C’est pour cela qu’il faut quelques institutions laïques mais qui soient indépendantes du pouvoir en place. Les deux slogans qui prétendent que l’Islam c’est la solution, et que l’Islam est religion et Etat sont malhonnêtes et non fondés théologiquement. Ni dans le Coran, ni dans les hadiths du Prophète, ni chez les fouqahas l’Islam est dinn oua dawla. » Ce slogan est très récent, il remonte à Hassan el Bana et d’autres. Le mot dawla en tant que tel n’est pas coranique. En arabe, il ne veut rien dire d’autre, dans son sens étymologique, qu’alternance, et dans son sens politique, dynastie. On pourrait nous avancer que dans le Coran on ne trouve pas de mention de séparation de l’église et de l’Etat et on ne trouve pas l’équivalent du denier de César. C’est une question d’interprétation. Nous n’avons nulle part, ni dans le Coran ni dans la Sunna la moindre allusion faite à la collusion entre les deux ordres, temporel et spirituel. Le Prophète lui-même n’était pas chef d’Etat comme certains le disent. On avait affaire à un arbitre, à un médiateur, à un juge, à un référent moral et spirituel et temporel, pour cette époque là et pour cette communauté-là.

*Parue dans le quotidien d’information algérien El Watan du 21/09/2004


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 03 Juin 2006, 11:22 
http://www.african-geopolitics.org/show ... cleId=3350


Haut
  
Répondre en citant  
Afficher les messages depuis:  Trier par  
Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 122 messages ]  Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5 ... 9  Suivant

Heures au format UTC [ Heure d’été ]


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Exabot [Bot], Google [Bot] et 4 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas modifier vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Rechercher pour:
Aller à:  
cron
POWERED_BY
Traduit par phpBB-fr.com