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Pour revenir au sujet (Rachida Dati…) qui finalement a servi de révélateur entre nous à l’insu de son plein gré, je vais faire la transition en parlant de son attitude relationnelle, puisque nous parlons de comportements dans les débats.
Dans ses premières interventions télévisées, elle paraissait timide, scolaire. Et surtout polie, ce qui l’empêchait de couper la parole aux journalistes et aux contradicteurs comme eux-mêmes le font sans arrêt pour monopoliser le crachoir. Si bien qu’elle avait peu de temps de parole, mais par contre, quand elle intervenait, c’était cinglant.
Elle s’est rapidement améliorée sur ces petits défauts, mais ses réponses étaient toujours courtoises et « dans le mille ». Des faits, des citations, de la précision, rien d’autre, et ça suffisait à démonter l’adversaire. Jamais de procès d’intention, d’attaques basses, etc.
Le plus remarquable fut sa participation à l’émission de Fogiel. Vous connaissez tous l’outrecuidance agressive cet animateur et de ses complices pas très futés. Or là, Fogiel n’a trouvé aucun point d’attaque, et les autres non plus. Ils n’en ont pas placé une, non pas que Rachida Dati ne les laisse pas parler, mais tout simplement parce qu’ils n’avaient strictement rien à lui opposer, et que s’ils entraient dans leur attitude haineuse habituelle, ils allaient se ramasser une gamelle.
Ces qualités de Rachida Dati, je les classe comme des « compétences » qui ont peut-être échappé à ses détracteurs mais pas à ceux qui l’ont « recrutée ». Elles démentent les ragots d’« arrivisme » voire de « charme » plus ou moins douteux. Ces qualités lui seront à mon avis fort utiles dans son job, et, tant pour négocier que pour affirmer de la fermeté, ou pour encore défendre son travail dans les médias ou face à des adversaires politiques.
Et là je me permets encore de faire un peu de psychologie. Les femmes élevées dans la tradition nord-africaine savent qu’elles ne peuvent utiliser le droit contre le mâle, père ou mari ou frère, puisqu’elles sont considérées comme inférieures et soumises. Elles doivent donc utiliser d’autres armes pour se défendre, et pour mener leurs barques. Il y a bien sûr le charme (et plus si affinité), mais rien ne dit que ce fut le cas de Rachida Dati. Par contre sa biographie et son comportement montrent qu’elle a utilisé d’autres armes qu’elle a peut-être tirées de sa condition, à savoir le travail (et sa mère lui a transmis cette valeur) et aussi la rigueur qui permet de convaincre par la raison, ce qu’on retrouve dans les débats auxquels elle participe.
Toujours sur les plateaux de télévision, je vois combien ses contradicteurs ont de la difficulté à contrer Rachida Dati, parce qu’elle ne joue pas avec les mêmes armes : attaques personnelles, rhétorique fumeuse, procès d’intention, etc. En plus on ne peut lui opposer ses actions politiques personnelles passées puisqu’elle est novice.
Tout ça, ce sont des bons points pour elle, mais aussi pour les réformes de la justice que nous souhaitons et qui sont au programmes de Sarkozy, et qu’elle vient de dire qu’elle appliquera d’une manière « intraitable », en particulier sur les mineurs et les récidivistes, sur l’impunité, etc.
Delcambre me chambre parce qu’elle s’irrite de ce qu’elle considère comme trop élogieux quand je parle de Rachida Dati. Delcambre ironise en disant que Rachida Dati doit être ma cousine pour que je la défende autant, que je serais tombé sous son charme, etc.
Rachida Dati n’est pas plus ma cousine que le faux avocat libanais Walid Darwich n’est son mari comme l’affirme le hoax qui a fait réagir Uncle et Delcambre qui pensait avoir trouvé le « scoop » du jour. Et je ne suis pas tombé sous le « charme » physique de Rachida Dati ; je ne la trouve pas extraordinairement « jeune » et « jolie » contrairement à ce qu’en dit Delcambre. Et puis je suis déjà casé. Mais je peux dire que je suis séduit par Rachida Dati, sans doute comme ont été séduits les gens qu’elle a spontanément contactés et qui l’ont aidée. Je suis séduit un peu comme un patron peut être séduit par les compétences humaines (et pas seulement techniques) d’un employé. Je ne crois pas que cela soit de la naïveté, ni que tous ceux qui lui ont fait confiance ont été naïfs. La meilleure preuve, c’est que parmi la galerie de gens qu’elle a connus, aucun (et même parmi ses opposants de gauche) n’a dit le moindre mot en mal sur elle.
Et je vous demande : pourquoi notre pays ne profiterait pas de ces qualités humaines pour réformer notre justice ? Moi je trouve que c’est une excellente nomination et que Sarkozy a eu du flair sur ce coup.
Je pense aussi que ça peut être un exemple pour notre travail militant, et même, pour le côté courtoisie et respect, pour nos discussions entre nous. En tout cas ça sera un exemple pour moi.
En voyant les fils précédents, on va encore me traiter de « sarkozyste » sournois, infiltré et manipulateur. Mais tant pis, j’assume mes idées, et finalement certaines attaques ne font que confirmer la nécessité de suivre l’exemple de Rachida Dati.
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