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MessagePublié: 07 Jan 2007, 22:34 
River
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On en parle souvent mais on ne sait pas qui c'est. Il est la preuve vivante qu'on peut-être de droite, ultranationaliste et résistant. Cela reste très moderne.

François de la Rocque

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_de_la_Rocque

Le comte François de La Rocque de Severac (1885-1946) était un militaire (colonel) et un homme politique français, président des Croix-de-feu issu des anciens combattants de la Grande Guerre, puis du Parti social français, premier parti de masse de la droite française, résistant fondateur du réseau Klan, déporté.

1 Officier d'active et ancien combattant
2 L'aventure des Croix de Feu (1931-1936)
3 Le fondateur du Parti Social Français (1936-1940)
4 Vichy, Résistance et déportation (1940-1946)
5 Polémiques sur le colonel de La Rocque
6 Sources
6.1 Ecrits de La Rocque et du PSF
6.2 Autres documents d'époque
6.3 Sources d'historiens
6.4 Sources Internet

Officier d'active et ancien combattant
Combattant durant la Grande Guerre, il est en 1918 à l'age de 33 ans le plus jeune commandant de l'armée française.

Patriote et traditionaliste, le lieutenant-colonel de La Rocque milite en faveur du Catholicisme social (créé par Félicité Robert de Lamennais au début du XIXème siècle) et rejoint les Croix de Feu, fondés par Maurice Hanot dit d'Hartoy.

L'aventure des Croix de Feu (1931-1936)
Le lieutenant-colonel François de La Rocque dirige les Croix de Feu de 1931 jusqu'à leur dissolution en juin 1936 (voir article consacré aux Croix de Feu pour précisions).

La Rocque distingue les Croix de Feu des autres ligues par son respect de la légalité républicaine (refus de participer aux violences du 6 février 1934), son rejet de l'antisémitisme, un nationalisme mystique et non raciste (dans le même lignée que Charles Péguy et Charles de Gaulle). Un exemple : il envisage favorablement la perspective d'Etats-Unis d'Europe construits progressivement et démocratiquement : "L'union des États de l'Europe semble donc devoir débuter sous l'aspect d'un accord, d'une combinaison d'accords commerciaux. Elle s'amorcerait de la sorte par un régime simplificateur des relations réciproques entre les peuples et par un commencement de stabilité dans les échanges commerciaux. Les Etats-Unis d'Europe ne sauraient être que l'élargissement d'une entente économique préliminaire." (Service public, Grasset, Paris 1934, page 171).

Le fondateur du Parti Social Français (1936-1940)
La Rocque se lança alors dans la politique en fondant le Parti social français, dont la devise fut reprise sans lui demander son avis par Vichy : Travail, Famille, Patrie. Dans son livre "Service Public", La Rocque préconise un régime présidentiel, la "participation -association du capital et du travail" et le vote des femmes.

A la veille de la guerre, le PSF est le premier parti de France (plus de un million d'adhérents).

Vichy, Résistance et déportation (1940-1946)
Le 16 juin 1940, La Rocque, directeur du Petit Journal, lance le premier appel à la "Résistance". Quand survient l'armistice, La Rocque rappelle que cette situation dramatique ne suspend nullement les hostilités et dénonce la collaboration avec l'Allemagne. A l'égard du régime de Vichy, il précise: "loyalisme à l'égard de Pétain, mais réserve absolue à l'égard du gouvernement de Vichy".

Si certaines idées du régime de Vichy (les plus modérées) pouvaient se rapprocher des siennes (corporatisme, politique de la jeunesse et des sports, politique sociale, politique de la famille, etc.), François de la Rocque réprouvait à la fois la dictature (qui l'empêchait de s'exprimer librement), le principe de réformer la France sous occupation ennemie, la collaboration (condamnation du STO, de la Milice, de la LVF) et plus encore le fascisme et le nazisme dans lequel il voyait depuis plusieurs années une résurgence du paganisme.

La Rocque finit par entrer en Résistance dès août 1940 en collectant des renseignements, formant ainsi le réseau Klan qui se branchera en mai 1942 sur l'Intelligence service britannique via le colonel Charandeau à Madrid (réseau Alibi). Le réseau Klan, considéré comme un sous-réseau du réseau Alibi, sera félicité deux fois par l'Intelligence Service britannique. Il semble qu'à la demande des britanniques, la Rocque ait dû, pour ne pas éveiller les soupçons, garder officiellement une attitude extérieurement bienveillante à l'égard du maréchal Pétain.

François de La Rocque est arrêté par la police allemande le 9 mars 1943, ainsi que, dans les deux jours qui suivent, 152 dirigeants du Parti social français. Selon certains historiens, cette arrestation proviendrait des tentatives faites par le colonel de La Rocque pour convaincre le maréchal Pétain de partir en Afrique du nord.

Arrêté et déporté en 1943 en Tchécoslovaquie puis en Autriche. Il parvient à fuir l'internement en camps de concentration après une opération chirurgicale et rentre en contact avec des parachutistes américains.

Il revient en France libérée le 9 mai 1945 et se voit placé en internement administratif jusqu'au 31 décembre 1945 afin de l'éloigner des affaires politiques, notamment des négociations du Conseil National de la Résistance. La commission de vérification des internements administratifs réclame sa libération, mais le gouvernement ne tient pas compte de cet avis. A sa sortie d'internement administratif il est assigné à résidence et décède quelques mois plus tard le 28 avril 1946 des suites de plusieurs années de détention et d'une opération chirurgicale. Ses proches ont toutefois pu créer un Parti républicain social de la réconciliation française qui évoque le défunt PSF.

Le lieutenant-colonel François de La Rocque fut décoré à titre posthume, en 1961, de la médaille des déportés et se vit attribuer la carte de résistant, qui lui avait été refusée de son vivant. De Gaulle voulait alors de "réparer une grave injustice" selon ses propres termes. A l'issue de sa carrière militaire, François de La Rocque possédait 12 citations.

Polémiques sur le colonel de La Rocque
Le colonel de la Rocque est devenu, à tort, l'image du fascisme dans une partie de l'opinion publique française. Celà provient du fait que :

Les Croix de Feu étaient au départ très nationalistes et cette mauvaise réputation leur restera auprès de leurs adversaires. Mais l'attitude de La Rocque a progressivement expurgé les Croix de Feu de leurs éléments extrêmes, jusqu'au flirt du PSF avec le parti radical (centriste) à la fin des années 1930.
La Rocque soutenait une ligne antiparlementaire, en faveur d'un régime présidentiel, ce qui, dans l'esprit des républicains de gauche, suffisait à le faire passer pour un fasciste (la même chose est arrivée à Gaulle en 1947 ou 1958).
Le PSF était devenu le premier parti de droite de masse, ce qui était suspect au yeux de ses opposants.
L'attitude complexe de La Rocque face au régime de Vichy (proche de celle du maréchal de Lattre ou de François Mitterrand, par exemple) fut incomprise en 1945 lorsque les choses se devaient d'être toutes blanches ou toutes noires.
L'image du colonel de La Rocque souffrira longtemps est également due aux injures et aux calomnies venues tout autant de l'extrême-gauche que de l'extrême-droite.

Les plus durs furent finalement l'extrême-droite, qui ne pardonna jamais à La Rocque d'avoir refusé de soutenir une prise de la Chambre des députés le 6 février 1934, d'avoir refusé de se joindre aux coalitions nationalistes (Front de la Liberté, etc.) dans les années 1930, d'avoir refusé de rejoindre le régime de Vichy et la Collaboration (La Rocque était traité d'"enjuivé").

Ecrits de La Rocque et du PSF
François de la Rocque, Pour la conférence du désarmement. La Sécurité française, Impr. De Chaix, 1932.
François de la Rocque,Service public, Grasset, 1934.
François de la Rocque,Le Mouvement Croix de feu au secours de l'agriculture française, Mouvement Croix de feu, 1935.
François de la Rocque, Pourquoi j'ai adhéré au Parti social français, Société d'éditions et d'abonnements, Paris, décembre 1936.
Mouvement social français de Croix-de-Feu, Pourquoi nous sommes devenus Croix de Feu (manifeste), Siège des groupes, Clermont, 1937.
François de la Rocque, Union, esprit, famille, discours prononcé par La Rocque au Vél'd'hiv, Paris, 28 janvier 1938, Impr. Commerciale, 1938.
François de la Rocque, Paix ou guerre (discours prononcé au Conseil national du P.S.F., suivi de l'ordre du jour voté au Conseil ; Paris, 22 avril 1939), S.E.D.A., Paris, 1939.
François de la Rocque, Discours, Parti social français. Ier Congrès national agricole. 17-18 février 1939., SEDA, 1939.
François de la Rocque, Disciplines d'action, Editions du Petit Journal, Clermont-Ferrand, 1941.
François de la Rocque,Au service de l'avenir, réflexions en montagne, Société d'édition et d'abonnement, 1949.
Amis de la Rocque (ALR), Pour mémoire : La Rocque, les Croix de feu et le Parti social français, Association des amis de La Rocque, Paris, 1985.
Amis de La Rocque (ALR), Bulletin de l'association.

Autres documents d'époque
Croix-de-Feu, Le Complot communo-socialiste, l'insurrection armée dans l'unité d'action, Grasset, 1935.
Paul Creyssel, La Rocque contre Tardieu, F. Sorlot, Paris, Février 1939.

Sources d'historiens
René Rémond, La droite en France, Aubier-Montaigne, 1968.
Jacques Nobécourt, Le Colonel de la Rocque, ou les pièges du nationalisme chrétien, Fayard, Paris, 1996.
Kevin Passmore, From liberalism to fascism : the right in a French province, 1928-1939, Cambridge university press, 1997.
Michel Winock, Le siècle des intellectuels, Seuil, 1999.
Michel Winock, "La Rocque et les Croix de Feu", Vingtième Siècle, Presses de la Fondation des Sciences Politiques, avril juin 2006 n°90 (avec en annexe le témoignage de Jean Boissonnat : "mon père était Croix de Feu"
Albert Kéchichian, "Les Croix de Feu à l'âge des fascismes", Epoques Champ Vallon

Sources Internet
Biographie : http://www.guerre-mondiale.org/Biograph ... rocque.htm et [1]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_de_la_Rocque


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MessagePublié: 08 Jan 2007, 00:33 
Je découvre avec curiosité ces informations sur le Colonel de La Rocque dont je n'avais que l'image d'une obscure ligue d'extrême droite dans la mouvance du Pétainisme.

Les informations sont un peu squelettiques pour qu'on puisse se faire une idée de ses programmes de réforme.
En avait-il?

La situation de la France et de l'Europe de cette époque (les années trente) et d'actuellement me semblent complètement différentes:
nous ne somme pas menacés par des puissances nationales qui tentent d'étendre sur nous l'appareil militaire d'une emprise étatique et qui cherche à exterminer des peuples rivaux pour recentrer l'humanité autour de sa race supposée. (ou alors ce seraient les USA ?).

C'est presque la situation inverse: une désagrégation de toutes les autorités politiques, un mélange de toutes les nations, une confusion de toutes les activités, de toutes les cultures, de toutes les institutions et de tous les genres. Une dissolution de toutes les organisations stables.

Est-ce qu'on pourrait vraiment tirer quelque chose d'utile pour aujourd'hui en se plongeant dans ses oeuvres?

J'en profite pour signaler que le programme de réforme des professions libérales et des métiers qu'avait fait Pétain sur le mode improprement appellé "corporatiste", était un projet de Jean Zay (socialiste) qui a continué à y participer de son lieu d'emprisonnement à Riom.

Il s'agissait d'organiser la concurrence entre les différents agents d'une profession ou d'un secteur économique en établissant des règles qui soient équitables et qui favorisent une amélioration des pratiques et un progrès général.

Cette question me semble redevenir d'actualité puisque c'est au nom de la "concurrence pure et parfaite" que l'UE impose l'abolition de tout les secteurs règlementés en ne retenant que le seul critère du prix.
Toutes les professions ou activités civiles (médecine, agriculture, assurance, baux locatifs, etc..) tombant dans le régime de droit commun du commerce.


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MessagePublié: 09 Jan 2007, 21:34 
River
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Enregistré le: 02 Juin 2005, 21:02
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Je ne suggérais aucunement de se servir des idées de De La Rocque... je voulais juste souligner que les vrais nationalistes comme De la Rocque et D'estienne d'Orves par exemple ont été les premiers résistants(anti-boches..). Qu'il n y a pas de tropisme à la collaboration à droite et je dirais même le contraire puisque les socialistes et radicaux ont voté très majoritairement les pleins pouvoirs à Pétain lui fournissant les pires collaborationnistes de Vichy comme Doriot et Déat.
On a même eu Emmanuel Berl, écrivain juif pacifiste et gauchiste qui s'est mis à soutenir Pétain pendant un premier temps et lui écrire ses discours par PACIFISME. Et connerie comme il le regretta amérement plus tard.

http://www.histoire.fr/bleu/html/archiv ... hiberl.htm
Biographie

Emmanuel Berl est né le 2 août 1892 au Vésinet.
Bien que pacifiste, il s'engage en 1914 dans la guerre. Il passe trois mois au front, puis un an dans les tranchées, durant lequel il échange une abondante correspondance avec Marcel Proust. Il reçoit la Croix de guerre puis est, en 1917, réformé pour maladie respiratoire.
En 1927, Emmanuel Berl dirige avec Pierre Drieu la Rochelle un hebdomadaire d'idées consacré au malaise du temps, "Les derniers jours". Ce journal ne remporte pas un grand succès mais il attire l'attention de Léon Blum qui suivra la carrière de Berl.
A partir de 1930, Emmanuel Berl se mêle de plus en plus de politique : il travaille à la rédaction du Monde d'Henri Barbusse et fait pendant un an des conférences contre le fascisme et la guerre. Il est cependant radical, dans la lignée d'Edouard Herriot.
En 1940, il est appelé à Bordeaux où on lui demande de travailler aux discours du nouveau président du Conseil, le maréchal Pétain. C'est lui, de fait, qui rédigera les deux discours des 23 et 25 juin et qui trouvera les formules devenues célèbres : "Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal" et "La terre, elle, ne ment pas". Cette collaboration ne dure que quelques semaines. Emmanuel Berl, ayant vu la tournure que prenaient les choses, quitte Vichy.
Après la guerre, Emmanuel Berl quitte la vie politique pour se consacrer à la littérature. En 1967, l'Académie française lui décerne son Grand prix de littérature.
Il meurt le 22 septembre 1976.

Et j'en tire la leçon actuelle: si je devais écrire des discours pour un nationaliste,je les écrirais pour PDV et non pas pour JMLP. Compenne qui pourra :D .


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MessagePublié: 18 Nov 2008, 20:05 
Ministre du moratoire

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Bravo Serge!

Voilà un homme qui a été scandaleusement mis à l'écart en 1945 et que le Président Sarkozy devrait immédiatement réhabiliter, si par-ailleurs il fait lire la lettre de Guy Mocquet!!


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MessagePublié: 18 Nov 2008, 21:01 
River
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Enregistré le: 02 Juin 2005, 21:02
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Oui, mais je vois mal Sarkozy réhabiliter De La Rocque, il aurait bien trop peur d'être traité de sale facho et de perdre des points d'audimat ainsi que ses nouvelles entrées dans les dîners de gauche. :mrgreen:
C'est quand même un comble que De la Rocque, un des rares patriotes à appeler à s'armer contre contre l'Allemagne (contre l'avis général des pacifistes bêlants) et qui n'a jamais succombé à la maladie antisémite, soit considéré aujourd'hui comme un odieux fasciste. Sauf par les spécialistes de l'histoire, mais c'est trop restreint.

_________________
La politique fut d'abord l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. A une époque suivante, on y adjoignit l'art de contraindre les gens à décider sur ce qu'ils n'entendent pas. Paul Valéry.


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MessagePublié: 18 Nov 2008, 23:16 
De Poulet
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Enregistré le: 04 Mar 2006, 02:15
Messages: 6833
serge goldman a écrit:
On en parle souvent mais on ne sait pas qui c'est. Il est la preuve vivante qu'on peut-être de droite, ultranationaliste et résistant. Cela reste très moderne.


Merci Serge, je ne connaissais pas.

Il n'est pas le seul résistant nationaliste.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Holeindre

Citation:
Roger Holeindre est un homme politique et journaliste français, né le 21 mars 1929 à Corrano (Corse).

Biographie

Il passe son enfance dans les Vosges puis en Seine-Saint-Denis. En août 1944 [à quinze ans donc. Pas mal...], il enlève deux mitrailleuses jumelées aux Allemands et devient ainsi un des plus jeunes résistants de France. Ouvrier métallurgiste, il est ensuite volontaire pour la guerre d'Indochine, puis la guerre d'Algérie.

Engagé dans l'OAS, il effectue une peine de prison avant d'être gracié. Roger Holeindre mène ensuite une carrière d'écrivain et de journaliste, devenant grand reporter à Paris-Match. Il continue parallèlement son engagement à l'extrême-droite, conseillant les jeunes militants du mouvement Occident. Pour l'élection présidentielle française de 1965, il fait partie du service d'ordre de Jean-Louis Tixier-Vignancour.

Dans la période précédant mai 68, il dirige le Front Uni de Soutien au Sud-Vietnam, qui fédère plusieurs mouvements d'extrême-droite (dont Occident, le REL et le MJR), pratiquant le coup de poing contre les militants d'extrême-gauche, et disposant d'un « quartier général » au Cercle du Panthéon, rue Quincampoix. Il sera grièvement blessé lors d'un bagarre avec les maoïstes des Comités Vietnam de Base (CVB), qui voulaient empêcher l'organisation d'une exposition sur les « crimes » des Vietcongs. Après mai 68, il fondera d'autres mouvements nationalistes et antigaullistes, dont les Jeunesses Patriotes et Sociales (JPS), et le Parti national populaire, tout en dirigeant la revue Contre-poison.

Personnalité haute en couleur, Roger Holeindre est connu pour son caractère de "baroudeur". Roger Holeindre participe à la fondation du Front national, aux côtés de Jean-Marie Le Pen en 1972, et est élu député de la Seine Saint Denis (1986-1988). Il sera par la suite l'un des vice-présidents du parti. Il préside le "Cercle national des combattants", regroupant d'anciens combattants favorables au Front national.

Il joua un rôle considérable lors de la crise mégretiste en mobilisant les foules autour de Le Pen notamment en regroupant le plus possible de cadres du FN autour de son président. Par ailleurs, il est l'un des artisans de la percée de Jean-Marie Le Pen dans l'électorat ouvrier. Au sein du FN il vise à poursuivre l'œuvre de Jean-Pierre Stirbois en incarnant le courant nationaliste et solidariste du FN.

Ami de Jean-Marie Le Pen, il se prononce en faveur du non lors de la campagne référendaire de 2005 qui vise à instaurer le traité constitutionnel pour l'Europe. Il est actuellement membre du Bureau politique du FN en occupant le poste de premier vice-président du Front national. En 2007, il se déclare favorable a ce que Marine Le Pen succede à son père à la tête du FN.

[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/de/200109_Roger_Holeindre_153.jpg/230px-200109_Roger_Holeindre_153.jpg[/img] [img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/80/200109_Jean-Marie_Le_Pen_et_Roger_Holeindre.jpg/300px-200109_Jean-Marie_Le_Pen_et_Roger_Holeindre.jpg[/img]


Mais il y a aussi Rolande Birgy:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rolande_Birgy

Citation:
Rolande Birgy (née le 12 avril 1913 à Paris et décédée le 21 avril 2002 à l'hôpital Villemain à Lieucourt) est une résistante francaise surnommée « Béret bleu » et, plus tard, une militante contre l'avortement.

Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 Résistance
1.2 Engagement pour la vie
2 Liens externes



Biographie [modifier]

Résistance [modifier]
Membre de la Jeunesse ouvrière chrétienne vers 1928, membre du Sillon dans les années 1930, de la CFTC à partir de 1929, elle démissionne de son travail en 1940, lorsque son employeur commence à travailler pour les Allemands.

Sollicitée pour cacher des enfants juifs, elle se met à la disposition de l'Œuvre de secours aux enfants. Arrêtée par les gendarmes français en 1942 pour le motif d'avoir fait passer des Israélites en Suisse, Rolande Birgy est libérée un mois plus tard, et reprend aussitôt une activité clandestine. Engagée par Georges Garel, elle envoie des enfants jusqu'à Annemasse où elle les confie à Georges Loinger, assurant leur suivi. Pour ces actions la médaille des « Justes entre les nations » (Yad Vashem), lui est décernée en 1984, ainsi que la croix du Combattant volontaire de la résistance. Elle adhère au MRP en 1945.


Engagement pour la vie [modifier]
Devenue membre de l'association SOS tout-petits, elle comparaît le 9 décembre 1997 aux côtés de Ludovic Eymerie et du docteur Xavier Dor, devant la sixième chambre du tribunal de Versailles, pour un délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) survenu le 7 juin de la même année devant le centre hospitalier du Chesnay. Lors de ses condamnations elle avait coutume de déclarer aux magistrats : « J'ai sauvé des enfants juifs, maintenant j'essaie d'en sauver d'autres… »

Militante du Front national, alors qu'elle apportait la contradiction lors d'un meeting « antifasciste » qui se déroulait à la mairie du IIIe arrondissement, et qu’elle était chahutée par des militants autoproclamés « antifascistes », elle avait présenté son diplôme de Yad Vashem[1] : le président du meeting, Pierre Aïdenbaum, maire socialiste de l’arrondissement et ancien président de la LICRA, s‘était incliné cérémonieusement devant elle et avait préféré clore la réunion.

Ses obsèques ont eu lieu a l'Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Le soir du 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen déclarait : « Comme il n'y a pas de joie parfaite, je veux saluer aussi la mémoire de Rolande Birgy, que vous connaissez sous le nom de Béret bleu, grande résistante, patriote qui avait reçu le titre de Juste après la seconde Guerre mondiale et qui s'est éteinte ce matin, au moment où elle allait quitter l'hôpital pour voter. »


Voir aussi: http://www.veritesurlefn.org/modules/xf ... icleid=169

[img]http://img316.imageshack.us/img316/6238/rolandebirgy1ts6.jpg[/img]

Voilà. Évidemment après ça, on a une vue plus nuancée quand des nationalistes se font traiter de nazis...

Il y a toutes sortes de gens qui sont nationalistes.

_________________
François Eiffel (F. Eiffel / FFL).

""Un homme est grand dans la mesure où, placé entre l’illusion et la douleur, il choisit la douleur." Thibon


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MessagePublié: 18 Nov 2008, 23:53 
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Enregistré le: 03 Mar 2006, 18:08
Messages: 1120
Citation:
L'attitude complexe de La Rocque face au régime de Vichy (proche de celle du maréchal de Lattre ou de François Mitterrand, par exemple) fut incomprise en 1945 lorsque les choses se devaient d'être toutes blanches ou toutes noires.


François Mitterrand ???? ... mais c'est un ancien membre des croix de feu... !!!

A l'âge de 18 ans, François Mitterrand débarque à Paris pour suivre des études supérieures après avoir obtenu son baccalauréat. Un mois à peine après son arrivée à Paris, il s'engage dans... les Croix de feux. Il devient Volontaire national au 3ème secteur et il y milite pendant trois années.

Longtemps, François Mitterrand a nié avoir appartenu à cette ligue nationaliste, mais le hasard a fait que plusieurs photos de lui ont été publiées par la presse de l'époque (Le populaire ou Paris-Midi).

Et voici la version officielle de chez officielle. Une version mémorielle light ...
Source ? Rien moins que l'Institut François Mitterrand... :mrgreen:

http://www.mitterrand.org/Engagement-re ... ement.html

Citation:
L’engagement catholique, et finalement politique, de Joseph Mitterrand a-t-il eu une quelconque influence sur son fils ? Là encore on en est réduit à des hypothèses. Dans le livre qu’il a consacré à la jeunesse du futur Président de la République, Pierre Péan rappelle par exemple que ce dernier, une fois à Paris, a été pendant un temps adhérent aux Volontaires nationaux, c’est-à-dire la branche jeunesse des Croix-de-feu. Or, les thèmes politiques développés par les Croix-de-feu - dont le mot d’ordre est « le social d’abord ! » - sont quasi identiques à ceux de la FNC (Fédération nationale catholique). Corrine Bonnafoux-Verrax, historienne et spécialiste de cette question constate la « convergence indubitable entre les idées propagées par la Ligue du colonel La Rocque et celles diffusées à la FNC [ce qui] dut favoriser une “double appartenance”.

Ainsi, c’est certainement son éducation religieuse qui le conduit à rejoindre les V.N., voire, comme il le soulignera plus tard, l’importance qu’il accorde aux thèmes sociaux.
(...)
Rappelons que la FNC comme les Croix-de-feu sont profondément en désaccord avec l’Action française. Surtout, comme le rappelle Pierre Péan, François Mitterrand, très croyant, ne peut ignorer la condamnation prononcée par Rome du mouvement monarchiste.


Appartenance que l'on trouve aussi ici sur le site de notre Assemblée nationale qui lui aussi est très politiquement correct :

http://www.assemblee-nationale.fr/histo ... 101916.asp

Citation:
Peu absorbé par les joutes politiques de l'époque, il a néanmoins adhéré un temps aux Volontaires nationaux, mouvement de jeunesse des Croix de Feu du colonel de la Rocque.
:lol: :lol: :lol:

Ceci dit, plus sérieusement, je confirme que contrairement à d'autres ligues de l'époque, les Croix de feu ne sont ni fascistes, ni antisémites.

_________________
Tantaene animis caelestibus irae ?


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MessagePublié: 19 Nov 2008, 00:42 
River
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Messages: 3795
Une petite différence : De la Rocque est entré en résistance dès août 1940 , et a toujours refusé de rejoindre le régime de Vichy et la Collaboration
alors que Mitterrand était à Vichy jusqu'en janvier 43... De la Rocque a aussi été arrêté et déporté par les Allemands. Alors que le Mitterrand était toujours où il faut quand il faut avec les maîtres du moment... :mrgreen:

FFL, pour Holeindre, je suis au courant. Il est bien dommage que lui et la tendance que je surnomme "Pierre Sergent" n'ait jamais eu beaucoup de pouvoir au sein du FN et que même quand JMLP s'en va, on met en avant les Soral et compagnie...

_________________
La politique fut d'abord l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. A une époque suivante, on y adjoignit l'art de contraindre les gens à décider sur ce qu'ils n'entendent pas. Paul Valéry.


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