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 Sujet du message: Hezbollah
MessagePublié: 11 Mai 2005, 03:37 
Salut Johnny !! :wink:
Bienvenue chez nous ...
Je t'avais dit qu'ici tu serais accueilli comme il faut :wink:


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 Sujet du message:
MessagePublié: 11 Mai 2005, 05:56 
GAG a écrit:
Salut Johnny !! :wink:
Bienvenue chez nous ...
Je t'avais dit qu'ici tu serais accueilli comme il faut :wink:


Salut GAG !!!

On se sent moins surveillé ici que chez le cadavre virtuel "subversiv".
Et j'aime bien la ligne du site...

Johnny


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 Sujet du message: Re: pétition anti-Hezbollah
MessagePublié: 11 Mai 2005, 11:09 
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Enregistré le: 10 Mai 2005, 00:38
Messages: 17
Anonymous a écrit:
La liberté est un risque, soit on se la raconte entre un confort Ikéa et le bouquet satellite, soit on agit. Et ces choses sont une question d'attitude.


Attitude dictée par 50 ans de culpabilisme forcené, d'ethnomasochisme de bon ton, de repentance unilatérale, de politiquement correct de circonstance, de droidelômisme tous azimuths, de discrimination positive et j'en passe...
Quelle est cette caricature de démocrassouille qu'on nous vend entre deux spots publicitaires pour les produits à récurer les ch.... et qui forcerait les citoyens à réagir aux dérives de cet état providence, garant de la sécurité de ses ouailles, dont on me vante les intentions depuis tant d'années ?
Le fait même que cette pétition surgisse de la volonté populaire démontre pleinement que cet état ne remplit plus son rôle, et dans bien des domaines.
Alors que nos gouvernants auraient dû décréter l'ordre de mobilisation général contre cet envahisseur qui menace nos valeurs démocratiques et républicaines, ce sont les citoyens qui lui montrent la voie à suivre.
Imaginez le même phénomène face à un autre péril, il y a 66 ans...
Mon précédent post ne visait en fait qu'à faire réagir en ce sens mais n'a manifestement pas été perçu de la même façon.
Il est bien évident qu'il faut développer tous les (pauvres) moyens qui sont à notre disposition pour combattre TOUS les totalitarismes, qu'ils soient étatiques, terroristes, religieux ou autres (c'est le crédo que j'ai semblé déceler sur ce site).
Sur ce, bon vote du 29 mai... :lol:

_________________
La Fin du Monde est pour demain...c'est embêtant ça, j'avais rencart après-demain...


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 Sujet du message:
MessagePublié: 19 Juin 2005, 07:58 
Med Intelligence Le Hezbollah

Le journal du Hezbollah

Le Hezbollah sur la sellette - Il est nécessaire de se demander dans quelle mesure les Etats-Unis et l'Europe sont prêts à "dialoguer" avec le Liban, notamment au sujet du Hezbollah, dont certaines structures sont liées, selon eux, au terrorisme. De toute évidence, à ce stade de la campagne des Etats-Unis, et en attendant le «nettoyage» de l'Afghanistan, c'est la lutte diplomatique et financière contre le terrorisme qui semble prendre le dessus (...) Les services de sécurité libanais, après avoir fait preuve de coopération là où c'est possible [notamment en gelant des comptes liés au terrorisme] ont informé leurs homologues occidentaux qu'il existe une dimension du terrorisme qu'ils sont tout à fait incapables de maîtriser tous seuls. Le Liban a fait savoir, en particulier, qu'il n'est pas en mesure d'infiltrer les camps palestiniens pour en neutraliser la menace. Les dirigeants libanais, a-t-on révélé de même source, ont également assuré à leurs homologues américains, ainsi qu'à l'Onu, dans le cadre de leur réponse à la résolution 1373, que le Hezbollah n'a aucune activité paramilitaire en dehors du Liban. (Magazine, 11 janvier 2002)

23 hommes à abattre La CIA et le Mossad ont conjointement établi une liste de 23 chiites considérés comme dangereux, parmi lesquels figurent le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Il s'agit notamment de Hassan Ezzeddine, patron des réseaux du Hezbollah en Europe, Abdul Hadi Hamade, chef d'une unité spéciale, Mohamed et Ali Hamade qui ont exécuté des attentats, Imad Moghnie, spécialiste des enlèvements à l'étranger, Wafic Safa et Abou Hassan Fayyad, responsable de services de sécurité et Hussein Moussawi qui dirige Amal dans la plaine de la Beeka.

Lors du congrès du Hezbollah qui se tiendra fin janvier, Hassan Nasrallah devrait être réélu pour un quatrième mandat de trois ans. Il a été soutenu par les conservateurs de Téhéran et particulièrement le grand ayatollah Khameneï, le général Rahin Safavi, chef des Pasdarans et Hassan Rouhani, président du Conseil national de sécurité. Cheikh Nasrallah a également bénéficié de l'appui de Damas, notamment du général Khalil, chef du renseignement militaire. (Le Monde du renseignement, 11 janvier 2001)

Liban : mort de cheikh Chamseddine Agé de 68 ans, cheikh Mohamed Chamseddine, leader spirituel des chiites du Liban, est mort mercredi d'une longue maladie. Après avoir suivi un enseignement religieux à Najda en Irak, puis y avoir enseigné, cheikh Chamseddine s'est installé au Liban en 1968 où il a collaboré avec l'imam Musa Sadr, disparu par la suite dans des conditions mystérieuses en Libye. Nommé président du Haut conseil chiite le 18 mars 1993, cheikh Chamseddine était considéré comme un homme modéré. (Daily Stars, 11 janvier 2001)

Le Hezbollah

L'organisation civile
Le financement
L'activité militaire
Les conceptions de politique extérieure du Hezbollah

Introduction

Le Hezbollah a été rayé par Washington de la liste des mouvements terroristes et placé sur celle des mouvements de libération nationale. Mais il a été réinscrit sur cette liste noire en 2001 à la suite des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. Selon son secrétaire général, l'hodjatoleslam Hassan Nasrallah, "Hezbollah …est la conséquence de l'invasion israélienne au Liban en 1982" (1). C'est effectivement le 16 septembre 1982 que les organisations de gauche constituent un Front de la résistance nationale libanaise, rapidement rejoint par le mouvement chiite Amal. A l'origine, ce Front s'implante dans la banlieue sud de Beyrouth mais peu à peu, profitant du vide laissé par l'Etat, il essaime dans la Bekaa et surtout dans le Sud du pays. Pour les journalistes Walid Charara et Marina Da Silva, "situé dans la même continuité géographique, le Liban-sud forme avec la Palestine une même zone culturelle et économique" d'où il résulte "une extrême sensibilité des habitants à la tragédie de 1948" et aujourd'hui, une grande fermeté face à l'occupation israélienne (2). Mais si l'on connaît essentiellement la guérilla des hesbollahi, le Hezbollah est aussi un mouvement politique avec ses réseaux sociaux et caritatifs grâce auxquels il s'est attiré la sympathie puis le soutien de la population. Le Parti de Dieu s'est ainsi assuré une implantation par le bas, non une islamisation qui serait sans doute inopérante au Liban.

Le Hezbollah, rayé par Washington de la liste des mouvements terroristes et placé sur celle des mouvements de libération nationale a été à nouveau inscrit comme organisation terroriste à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Selon son secrétaire général, l'hodjatoleslam Hassan Nasrallah, "Hezbollah …est la conséquence de l'invasion israélienne au Liban en 1982" (1). C'est effectivement le 16 septembre 1982 que les organisations de gauche constituent un Front de la résistance nationale libanaise, rapidement rejoint par le mouvement chiite Amal. A l'origine, ce Front s'implante dans la banlieue sud de Beyrouth mais peu à peu, profitant du vide laissé par l'Etat, il essaime dans la Bekaa et surtout dans le Sud du pays. Pour les journalistes Walid Charara et Marina Da Silva, "situé dans la même continuité géographique, le Liban-sud forme avec la Palestine une même zone culturelle et économique" d'où il résulte "une extrême sensibilité des habitants à la tragédie de 1948" et aujourd'hui, une grande fermeté face à l'occupation israélienne (2). Mais si l'on connaît essentiellement la guérilla des hesbollahi, le Hezbollah est aussi un mouvement politique avec ses réseaux sociaux et caritatifs grâce auxquels il s'est attiré la sympathie puis le soutien de la population. Le Parti de Dieu s'est ainsi assuré une implantation par le bas, non une islamisation qui serait sans doute inopérante au Liban.

L'organisation civile

Au sommet, se trouve le Conseil du Jihad, formé dans les années 1990 - 1991. Le parti est représenté à la Chambre par neuf députés parmi lesquels un sunnite et un chrétien. Il gère de nombreuses associations à caractère social et caritatif parmi lesquelles on peut citer :

- L'association el-Jarih (aide aux blessés et handicapés de la guerre contre Israël) qui assure la rééducation physique et psychologique des blessés et organise leur réinsertion en leur offrant études ou formations professionnelles. Depuis 1989, ce sont ainsi 3 000 blessés et 500 handicapés qui ont été pris en charge. L'association fabrique également les prothèses qui permettent d'appareiller les handicapés par fait de guerre.

- L'association el Shahid (le martyr) a pour vocation l'assistance aux familles des hesbollahis morts au champ d'honneur et celles des prisonniers de guerre. Actuellement, l'association prend en charge 1900 familles qui perçoivent chacune une indemnité mensuelle de $ 200, ainsi que la scolarisation de1500 enfants pour un coût annuel et par enfant de $ 1500.

- L'association Jihad et Binaa, destinée à la reconstruction ou la réhabilitation des sites détruits par les bombardements israéliens.

Le Hezbollah entretient aussi un vaste réseau d'écoles, de dispensaires et d'hôpitaux dont la fréquentation est ouverte à toutes les communautés, gratuitement ou pour un prix symbolique. Une station de radio, une chaîne de télévision et une activité éditoriale complètent le dispositif.

Un membre du bureau politique, Ali Fayed a ainsi exprimé la philosophie politique de l'organisation : "Le problème avec certains mouvements islamistes, c'est l'absence de vision géopolitique du monde contemporain. Ces mouvements doivent accepter l'idée du pluralisme politique, de la divergence, et renoncer à la transformer en conflits antagonistes. Ils doivent aussi abandonner l'usage de la violence dans la lutte pour le pouvoir et éviter de sombrer dans la logique de la guerre civile qui menace l'unité des sociétés arabo-musulmanes" (2).

Le financement

Le Hezbollah ne fournit pas les chiffres de son budget qui a été évalué par des journaux libanais de 20 à 160 millions de dollars par an. Les recettes proviennent du zakat (l'aumône musulmane obligatoire) mais aussi des dons de particuliers, résident ou non au Liban et des contributions de la Syrie et de l'Iran.

L'activité militaire

La branche militaire est actuellement considérée comme l'une des unités de guérilla parmi les plus efficaces au monde. La Résistance islamique, branche militaire initiale du Hezbollah recrute en principe parmi les chiites. Ses effectifs ne sont pas connus mais elle est implantée dans la population et opère en commando : coups de main et embuscades sont ses modus operandi habituels. Hassan Nasrallah explique ainsi : "La Résistance islamique au Liban ne dispose pas de bases militaires, ni de casernes. Nous portons les armes lorsque nous combattons l'ennemi dans les portions occupées de notre territoire" (1). Et pour bien démontrer l'efficacité des méthodes employées, il ajoute que le Hezbollah a neutralisé le dispositif radar installé par la société israélienne ELBIT, destiné à repérer les infiltrations en zone frontalière ainsi que le système anti-obus Nautilus fourni à Tsahal par les Américains.

Les Brigades libanaises de défense ouvertes à tous les Libanais, quelles que soient leur confession ou leur conviction, ont été créées en 1997. Selon le secrétaire général, le recrutement de ces brigades aurait dépassé les espérances et leurs effectifs se situeraient aux environs de 2000 combattants. Du 14 mars 1998 au 9 mars 1999, ces brigades auraient participé à 84 affrontements avec Tsahal mais il semble qu'elles agissent en appui des commandos de la Résistance, leur entraînement n'étant pas encore jugé suffisant.

Les services de renseignement du Hezbollah s'avèrent très redoutables. Le contre-espionnage a permis de démanteler des réseaux israéliens ou pro-israéliens dont les membres ont été déférés à la justice militaire de l'Etat. L'infiltration de l'adversaire se montre également efficace comme l'a montré l'affaire d'Ansariyah où un commando israélien venu de la mer était attendu et a été détruit. Ces services collaborent au demeurant avec les services officiels libanais, qu'ils soient civils ou militaires.

Les conceptions de politique extérieure du Hezbollah

Le Hezbollah se défend d'être uniquement le bras de la Syrie et de l'Iran. Son alliance avec Damas et Téhéran ne résulte que de la conjonction des objectifs - le refoulement du sionisme - et de la crédibilité qu'il a acquise dans sa lutte armée contre l'adversaire. Car les dirigeants du Parti de Dieu estiment que leur stratégie a fait douter Israël qui ne saurait plus maintenant envisager d'actions aussi importantes que l'opération "Raisin de la colère". Ainsi Hassan Nasrallah observe : "l'opération des Grappes de la colère n'a-t-elle pas provoqué l'échec de Shimon Pères et du Parti du travail (aux élections de 1996) … L'ennemi réalise que toute opération militaire de sa part au Liban est désormais vouée à l'échec" (1).

Le Hezbollah laisse cependant planer le doute quant à ses intentions si Israël se retirait du Sud-Liban. Ce qui est certain, c'est que si le président Assad lui retirait son soutien à la suite d'un accord de paix avec Jérusalem, la Résistance ne pourrait que très difficilement poursuivre son action. Sa composante politique continuerait néanmoins à jouer un rôle majeur dans la vie publique libanaise : "Lorsque viendra, néanmoins, l'heure des bilans, une fois qu'Israël aura évacué le Liban sud, il ne fait pratiquement pas de doute que le Hezbollah fera payer le prix politique de sa popularité et, surtout, de sa contribution capitale à la libération du pays" (3).

Les Etats-Unis qui font timidement la différence entre le terrorismes et les mouvements de libération nationale placent incontestablement le Hezbollah parmi cette dernière catégorie. En témoigne le parrainage américain de l'arrangement d'avril 1996 et la présence de représentants de Washington à la Commission de surveillance.

Arrangement d'avril 1996

Cet arrangement conclu entre l'Etat hébreu et le gouvernement libanais sous l'égide des Etats-Unis et de la France après l'opération raison de la colère, établit un certain nombre de règles entre le Hezbollah et Tsahal.

En ce qui concerne les civils :

1 Les groupes armés au Liban n'effectueront pas d'attaques contre Israël à l'aide de katiouchas ou d'aucun type d'armement.

2 Israël et ceux qui coopèrent avec lui ne procéderont pas à des tirs avec aucun type d'armement contre des civils ou des objectifs civils au Liban.

3 Plus généralement, les deux partis s'engagent à faire en sorte qu'en aucune circonstance, des civils ne soient la cible d'attaques et que les zones habitées par des civils et les installations industrielles et électriques ne soient utilisées comme point de lancement pour des attaques.

4 Sans que cela viole cet arrangement, aucune disposition de cet arrangement ne pourra empêcher une partie d'exercer le droit de légitime défense.

En ce qui concerne la surveillance du cessez-le-feu :

Un groupe de surveillance est établi, formé des Etats-Unis, de la France et de la Syrie, ainsi que des parties, le Liban et Israël. Sa tâche consistera à surveiller la mise en oeuvre de l'arrangement... Les plaintes seront soumises au Groupe de surveillance. En cas d'allégation de violation de l'arrangement, la partie soumettant la plainte devra le faire dans les vingt quatre heures. Les procédures du traitement des plaintes seront établies par le groupe de surveillance.

En ce qui concerne la reprise des négociations

L'arrangement ne saurait se substituer à une position permanente. Les Etats-Unis affirment l'importance d'une paix globale dans la région. A cette fin, les Etats-Unis proposent la reprise des négociations entre la Syrie et Israël et entre le Liban et Israël, à une date qui doit être agréée, avec pour objectif d'atteindre une paix globale.

Le Hezbollah entretient aussi une réflexion sur la politique régionale et internationale. Ainsi, sur le plan extérieur, Mohamed Fadlallah, leader spirituel des hezbollahis s'exprime ainsi " Je pense que la région du Golfe cohabitera longtemps encore avec ce conflit ( Iles Moussa, grande et petite Tomb)… dans le même temps, la conjoncture régionale et internationale ne favorise pas l'émergence d'une tension dans les relations entre la République islamique et les pays du CCG. Cependant et comme c'est souvent le cas, lorsque l'Amérique se retire d'une zone déterminée en n'importe quel point du globe, elle y maintient des bombes à retardement qu'elle fait exploser au moment opportun…. Cette crise est donc appelée à durer pendant quelque temps, comme c'est le cas de Chypre…" Et en ce qui concerne l'Irak : " Nous pensons que les pays arabes auraient pu atténuer le blocus et exercer des pressions à l'effet de favoriser une solution réaliste de la crise. D'autant que trois membres permanents du Conseil de sécurité : la France, la Russie et la Chine, font montre de détermination en vue de pousser vers cette voie, davantage que le monde arabe. L'attitude des pays arabes étonne d'autant plus quand on sait que l'Amérique œuvre dans le cadre d'une stratégie ayant pour but de servir ses propres intérêts et ceux d'Israël. C'est pourquoi nous affirmons que les zones d'exclusion en Irak où l'Amérique prétend opérer les frappes aériennes, sous le prétexte de protéger les Kurdes et les chiites, ont plutôt pour objectif de soutenir le régime irakien contre toute action qu'entreprendrait l'opposition, contrairement à ce qu'on laisse croire à Washington…" le but étant "d'affaiblir, financièrement, les pays du Golfe ; de permettre aux USA de faire prédominer sa politique et de servir ses intérêts en même temps que ceux de l'Etat hébreu" (3).

Le Hezbollah entretient aussi une réflexion sur la politique régionale et internationale. Ainsi, sur le plan extérieur, Mohamed Fadlallah, leader spirituel des hezbollahis s'exprime ainsi " Je pense que la région du Golfe cohabitera longtemps encore avec ce conflit ( Iles Moussa, grande et petite Tomb)… dans le même temps, la conjoncture régionale et internationale ne favorise pas l'émergence d'une tension dans les relations entre la République islamique et les pays du CCG. Cependant et comme c'est souvent le cas, lorsque l'Amérique se retire d'une zone déterminée en n'importe quel point du globe, elle y maintient des bombes à retardement qu'elle fait exploser au moment opportun…. Cette crise est donc appelée à durer pendant quelque temps, comme c'est le cas de Chypre…" Et en ce qui concerne l'Irak : " Nous pensons que les pays arabes auraient pu atténuer le blocus et exercer des pressions à l'effet de favoriser une solution réaliste de la crise. D'autant que trois membres permanents du Conseil de sécurité : la France, la Russie et la Chine, font montre de détermination en vue de pousser vers cette voie, davantage que le monde arabe. L'attitude des pays arabes étonne d'autant plus quand on sait que l'Amérique œuvre dans le cadre d'une stratégie ayant pour but de servir ses propres intérêts et ceux d'Israël. C'est pourquoi nous affirmons que les zones d'exclusion en Irak où l'Amérique prétend opérer les frappes aériennes, sous le prétexte de protéger les Kurdes et les chiites, ont plutôt pour objectif de soutenir le régime irakien contre toute action qu'entreprendrait l'opposition, contrairement à ce qu'on laisse croire à Washington…" le but étant "d'affaiblir, financièrement, les pays du Golfe ; de permettre aux USA de faire prédominer sa politique et de servir ses intérêts en même temps que ceux de l'Etat hébreu" (4).

1 Interview de Hassan Nasrallah, propos recueillis par Joseph Melkane. La Revue du Liban, 20 - 27 mars 1999.

2 Walid Charara et Marina Da Silva : résistance obstinée au Liban sud. Le Monde diplomatique, novembre 1999.

3 Mouna Naïm. Le Monde, 26 juin 1999.

4 Interview de Mohamed Fadlallah, propos recueillis par Nadim Abou-Ghannam. La Revue du Liban, 3 - 10 avril 1999.

Quelques biographies

Fadlallah, Sayed, Mohamed, Hussein : Né en 1936 en Irak, Ayatollah, formé à Nadjaf, il s'est installé au Liban en 1996 où il a créé le Cercle de la Fraternité et l'Institut légal islamique. Il est le chef spirituel du Hezbollah.

Ses idées politiques

Sur l'assainissement du Liban : " Je ne me montre ni optimiste, ni pessimiste. Je suis plutôt réaliste. Quoi qu'il en soit, le début de l'opération d'assainissement est prometteur ; il reste à savoir si toutes les parties appuieront le nouveau régime ou lui mettront des bâtons dans les roues. La conjoncture régionale pourrait ne pas permettre l'ouverture des dossiers de la corruption de manière totale. Le Liban, nous ne le savons que trop, vit encore en période de convalescence au plan politique et ne supporte pas encore les fortes secousses. "

Sur le plan extérieur : " Je pense que la région du Golfe cohabitera longtemps encore avec ce conflit ( Iles Moussa, grande et petite Tomb)… dans le même temps, la conjoncture régionale et internationale ne favorise pas l'émergence d'une tension dans les relations entre la République islamique et les pays du CCG. Cependant et comme c'est souvent le cas, lorsque l'Amérique se retire d'une zone déterminée en n'importe quel point du globe, elle y maintient des bombes à retardement qu'elle fait exploser au moment opportun…. Cette crise est donc appelée à durer pendant quelque temps, comme c'est le cas de Chypre…"

Et en ce qui concerne l'Irak : " Nous pensons que les pays arabes auraient pu atténuer le blocus et exercer des pressions à l'effet de favoriser une solution réaliste de la crise. D'autant que trois membres permanents du Conseil de sécurité : la France, la Russie et la Chine, font montre de détermination en vue de pousser vers cette voie, davantage que le monde arabe. L'attitude des pays arabes étonne d'autant plus quand on sait que l'Amérique œuvre dans le cadre d'une stratégie ayant pour but de servir ses propres intérêts et ceux d'Israël. C'est pourquoi nous affirmons que les zones d'exclusion en Irak où l'Amérique prétend opérer les frappes aériennes, sous le prétexte de protéger les Kurdes et les chiites, ont plutôt pour objectif de soutenir le régime irakien contre toute action qu'entreprendrait l'opposition, contrairement à ce qu'on laisse croire à Washington…" le but étant "d'affaiblir, financièrement, les pays du Golfe ; de permettre aux USA de faire prédominer sa politique et de servir ses intérêts en même temps que ceux de l'Etat hébreu".

Interview de Mohamed Fadlallah, propos recueillis par Nadim Abou-Ghannam. La Revue du Liban, 3 - 10 avril 1999.

Nasrallah, Sayyed, Hassan, secrétaire-général du Hezbollah, M. Nasrallah bénéficie d'une certaine reconnaissance du monde politique pour sa résistance à Israël.


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 Sujet du message: pétition anti-hezbollah
MessagePublié: 24 Juil 2005, 09:29 
Londres sous le feu et pétition citoyenne en contre-feu à http://WWW.AUXSOURCESDUMAL.COM

Réactualisation annonçant en préambule une refonte de http://WWW.AUXSOURCESDUMAL.COM pour créer une fenêtre virtuelle portant sur le terrorisme islamique et tout ce qui s'y greffe.

Pétition désormais centré sur ce site.

En attendant.... va jeter un coup d'oeil.

(Effacé à sa demande)


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 Sujet du message:
MessagePublié: 28 Juil 2005, 08:25 
Nouvel Observateur Hebdo N° 2107 - 24/3/2005

Après la déclaration de Kofi Annan à Madrid

Il n'y a pas de terrorisme «juste»

Certaines causes méritent que l'on se batte pour elles, aucune que l'on tue aveuglément en son nom

ROBERT BADINTER DENONCE LE TERRORISME , QUEL QU'IL SOIT!
IL N'Y A PAS DE TERRORISME "JUSTE" :!:
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Il n'y a pas de terrorisme «juste»Parlant à Madrid lors de la commémoration de l'attentat du 11 mars 2004, le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a voulu mettre en lumière la dimension morale de la lutte contre le terrorisme.
Il a rappelé que le terrorisme trouve dans la misère qui accable certaines régions du monde un prétexte ou une justification à la violence mortelle qu'il exerce. La lutte contre le sous-développement, les pandémies, l'ignorance s'inscrit donc dans une stratégie globale de lutte contre le terrorisme. Mais ce combat nécessaire n'est pas en soi un facteur suffisant. La misère engendre des jacqueries plus que du terrorisme, dont l'essence demeure idéologique. Il ne s'agit pas de se rallier aux propos manichéens du président Bush sur le combat du Bien contre le Mal. Il s'agit de marquer que le terrorisme organisé, lorsqu'il frappe aveuglément des populations civiles, est toujours criminel et doit être traité comme tel.
Aucune cause ne saurait en effet justifier le massacre aveugle de civils innocents par des terroristes. Les actes que les conventions internationales interdisent aux Etats de commettre, on ne saurait les accepter de groupements organisés. Le moment est venu pour la communauté internationale de s'accorder sur une définition qui permettrait de mieux combattre le terrorisme, à l'instar de l'esclavage ou de la piraterie, ces fléaux universellement condamnés.
Certains Etats font des réserves. Ils rappellent que les terroristes des uns sont les héros des autres. Ils invoquent le droit à la résistance face à une occupation étrangère ou à un pouvoir totalitaire. Mais même ces causes-là ne sauraient justifier la tuerie délibérée de civils innocents anonymement voués à la mort par leur seule présence sur les lieux de l'attentat. Pour prendre le cas des Palestiniens face à l'occupation israélienne de Gaza ou de la Cisjordanie, des attaques de groupes armés contre les forces israéliennes s'inscrivent dans le cadre du conflit Israël-Palestine. En revanche, des attentats aveugles commis contre des civils israéliens ou étrangers, dans des autobus, des restaurants ou dans la rue, à Tel-Aviv ou Jérusalem, ces actes-là sont criminels et devraient être considérés et poursuivis comme tels, non seulement en Israël mais dans toute la communauté internationale.
A la condamnation universelle du terrorisme frappant les civils doivent s'ajouter la rigueur des poursuites et la force des lois. Mais cette rigueur ne doit jamais s'exercer au mépris des droits de l'homme et des principes de l'Etat de droit. La Cour suprême des Etats-Unis l'a rappelé à propos des détenus de Guantanamo. Et la Chambre des Lords, qui est la plus haute juridiction britannique, l'a rappelé également à propos de personnes retenues par les autorités britanniques comme suspects d'appartenir à Al-Qaida, sans que des juges britanniques aient eu à connaître des charges et à se prononcer sur leur détention. La démocratie est un tout et ne saurait user de procédés qui sont incompatibles avec ses principes. Comme l'a rappelé Kofi Annan: «Porter atteinte aux droits de l'homme ne saurait contribuer à la lutte contre le terrorisme. Au contraire, cela permet aux terroristes d'atteindre plus facilement leur objectif en donnant l'impression que la morale est dans leur camp [...] et en suscitant la haine et la méfiance précisément chez ceux parmi lesquels les terroristes sont le plus susceptibles de trouver de nouvelles recrues.»
Ainsi, la voie tracée est claire: compassion et aide aux victimes du terrorisme, condamnation universelle et sans équivoque du terrorisme organisé qui prend pour cible des civils innocents, fermeté et solidarité des Etats dans la lutte. Mais respect absolu des droits de l'homme et des libertés qui fondent la démocratie. A Madrid, ville martyre du terrorisme, le roi, le gouvernement et le peuple espagnol, au-delà de la peine et du souvenir, étaient unanimes à partager ces résolutions. Puisse la communauté internationale s'inspirer de leur attitude!

Robert Badinter


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 Sujet du message: Re: pétition anti-Hezbollah
MessagePublié: 18 Nov 2005, 01:38 
Site : http://www.auxsourcesdumal.com
Contact : xxx@aol.com

Communiqué final.

Le 31 Mars 2005, j'ai lancé en mon nom une pétition exigeant le placement du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes par l'Union Européenne afin de la présenter à l'Elysée, à Matignon, au Ministère des Affaires Etrangères et à la même Union Européenne.

Au 1er Novembre 2005 (fin de la pétition), sous l'effet d'une diffusion très limitée, ciblée et cloisonnée pour diverses raisons, cette pétition a réuni 55 signataires de France, d'Israël et du Maroc et bénéficié de soutiens de sites internet ouvertement anti-terroristes et autres organismes (ou plutôt groupuscule aux yeux du public français).

Cette pétition a été présentée à certains journalistes/éditorialistes/écrivains, à des organismes se présentant comme étant favorables à Israël et ces catégories, pouvant potentiellement diffuser cette pétition à l'échelle nationale afin de créer un débat, ont brillé par leurs non-contributions à combattre le terrorisme dans un souci de clientélisme politique et de réputation pour les uns et de sauvegarder des subventions étatiques pour les autres.
En clair : ils ont ignoré cette pétition.
Certains ont tenté de me récupérer politiquement (sans signer cette pétition), d'autres ont sollicité ma contribution financière en échange d'une diffusion.

Sachant que cette pétition est un échec et qu'elle finirait au fond d'une corbeille, je ne la présenterai pas aux autorités concernées.

Toutefois, cette pétition m'a donné l'espoir que le combat contre le terrorisme doit être l'affaire des citoyens de ce monde en premier lieu et non l'espace privilégié des politiciens, des organismes se contentant d'être dans une case, des journalistes ou autres engagés de pacotille.

En vertu de ces choses, une association verra prochainement le jour "Entité en Veille sur l'Information et le Terrorisme" afin d'ouvrir de nouvelles perspectives citoyennes et structurelles dans la lutte contre le terrorisme (et le Hezbollah et les outils s'y greffant...) et aider les musulmans libertaires à lutter contre l'idéologie religieuse extrémiste; je reste ouvert aux propositions.

Aux pétitionnaires, aux sites et aux organismes m'ayant soutenu.

xxxx, le 16 Novembre 2005

ps. pour réagir : http://www.auxsourcesdumal.com


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 Sujet du message: Hizbollah
MessagePublié: 18 Nov 2005, 12:36 
Bouldingue
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Messages: 6219
Localisation: Londres
Mieux connaître votre ennemie:


http://www.moqawama.net/english/index.php
http://www.almanar.com.lb/news.aspx?Language=en
http://www.hezbollah.org/
http://www.irna.com/en/
http://www.palestine-info.cc/french/


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MessagePublié: 18 Nov 2005, 13:08 
Bouldingue
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Enregistré le: 21 Sep 2005, 14:09
Messages: 6219
Localisation: Londres
http://www.lorientlejour.lb
Vendredi, 18 novembre 2005
Le Conseil des ministres décide de soutenir le prix du combustible
Privé de l’arme du mazout, le Hezbollah se rabat à nouveau sur la 1559
La formation intégriste s’en prend à Gambari, accusé d’œuvrerà l’établissement d’une « tutelle étrangère sur le Liban »
L’équation était simple : utiliser une revendication socio-économique pour faire tomber un Premier ministre et son gouvernement en raison de leurs options bien trop souverainistes et libanaises pour plaire à la Syrie. Damas en rêvait, le quotidien Techrine avait harangué les foules, le Hezbollah et le mouvement Amal auraient pu être l’instrument parfait de l’opération, et la crise du mazout constituait l’arme parfaite pour que le stratagème se déroule à la perfection…


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MessagePublié: 19 Nov 2005, 21:34 
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Qui est le HEZBOLLAH ?

http://paris1.mfa.gov.il/mfm/Data/84678.pdf


Hezbollah signifie en arabe « parti de Dieu ».

Le Hezbollah est une milice chiite islamiste soutenue par l’Iran et violemment opposée à l’Occident.

Le 10 mars 2005, le Parlement européen a adopté une résolution dans laquelle il « demande à la Syrie de ne tolérer aucune forme de terrorisme, y compris l'appui à l'activité du Hezbollah ainsi que d'autres groupes armés », et il « considère qu'il existe des preuves irréfutables de l'action terroriste du Hezbollah et qu'il convient que le Conseil prenne toutes les mesures qui s'imposent pour mettre un terme à cette action ».

L’inscription du Hezbollah sur la liste européenne des organisations terroristes serait un signal clair de la détermination européenne à aller vers la paix et la stabilité de cette région.

l'Ambassade d'Israël vous présente une note de synthèse sur le Hezbollah. Cliquez sur le lien suivant pour le lire :


Lire tout le dossier
Qui est le Hezbollah ?
http://paris1.mfa.gov.il/mfm/Data/84678.pdf


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MessagePublié: 20 Nov 2005, 16:22 
C'est marrant, j'ai reçu un mail d'un mec (pas très malin concernant le camouflage de son identité...) dit "labanais laïc" me présentant comme un inculte car je dis Hezbollah=organisation terroriste et que l'Islam politique est un gros problème.

Pour un libanais dit laïc, la suite rejoignait le discours de ces extrémistes hypocrites qui utilisent les mêmes sémantiques (mais le propos : c'est "pas touche à l'Islam" et "va voyager" ha ha s'il savait....) et les mêmes théories à deux dinars voulant à-tout-prix éviter de parler de la pratique islamique qui régit politiquement les pays musulmans.

Le gars insistait sur "mais j'ai des amis juifs moi" mais pas un mot sur la reconnaissance ou non de l'Etat israélien, ni sur ces chrétiens libanais vivant sous la psychose (c'est le cas de le dire...) et la crainte sachant que si "ça recommence", ils vont morfler.

Etrange ces gens, très étrange.... dans leur façon de concevoir le non-terrorisme : en fait, il n'y a aucune conception, juste dans le fait de "respecte moi car je tiens à te tenir en respect." Voici leur conception.

John


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MessagePublié: 16 Juil 2006, 22:24 
:oops: ce fil est très bien et malheureusement toujours actuel!


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MessagePublié: 28 Sep 2007, 17:02 
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MAXIMUS a écrit:
Qu'en pensez-vous, est-ce tenable?
La trève , de toute façon ce n'est pas la paix et Israël a bien dû céder à la pression internationale, la capacité de nuisance du Hezbollah et de son chef local(l'autre le grand manitou se trouvant à Téhéran) reste intacte et il est à craindre de nouveaux tirs de roquettes sur le Nord d'Israël.
Cette "trève" est une victoire politique pour le Hezbollah, même si , militairement il allait être définitivement réduit puis anéanti, similaire à la défaite militaire du FLN qui en 1962 se transformait en succès politique.

La sixième armée du monde tenue en échec par une milice là où toutes les armées régulières arabes furent défaites en moins d'une semaine, quelles conséquences dans l'inconscient collectif arabo-musulman, un désastre, surtout pour l'Occident!
La guerre va être longue, après tout la victoire contre le nazisme et ses alliés survint après six ans d'épreuves; celle-ci est asymétrique , faite de ruses et de contournements , de propagande et de manipulations, c'est bien une guerre de cinquante ans qui s'annonce.
Mais pourquoi donc E.OLMERT a -t-il cédé?

frank a écrit:
LE HEZBOLLAH A SUBI DE LOURDES PERTES ET N'A PAS GAGNÉ. «POLITIQUEMENT ET MILITAIREMENT, LE HEZBOLLAH NE PEUT DÉSORMAIS PLUS FAIRE CE QU'IL VEUT AU LIBAN ».

Sur le plan humain, la milice chiite a perdu de trés nombreux combattants pendant 32 jours de conflits. Initialement fort de quelques milliers de combattants,le hezbollah a été “réduit de moitié” selon Tsahal.

Le hezbollah est à présent condamné par les Nations Unies et défait partiellement sur les plans humains, territoriaux, militaires et financiers.
Selon Ehud Olmert, “la situation stratégique à la frontière Nord d’Israël signe une victoire de fait pour Tsahal”, malgré une opinion publique israélienne reprochant à Ehud Olmert de s’être arrêté en chemin.

Sur le plan territorial, le hezbollah a perdu une grande partie de ses territoires eta été repoussé au-delà de la rivière Litanie.

Malgré 6 ans de préparations minutieuses depuis le retrait unilatéral israélien du Sud Liban, les réseaux de bunkers et les tapis de mines antipersonnelles et antichars n’ont finalement pas résisté à Tsahal.

Le hezbollah perd, au moins pour le moment un “Etat dans l’Etat”.
Sur un arsenal original de plus de 12,000 missiles, l’essentiel a été utilisé contre Israël ou détruit par Tsahal.

Sur plus de 6000 missiles lancés par le hezbollah, seuls 3970 ont touché le sol israélien, dont 901 dans des secteurs urbains. Donc plus de 3000 missiles(>50%) ont atterris dans des secteurs isolés en campagne, et plus de 2000(>30%) n’ont pas passé la frontière.

Sur le plan international, la résolution 1701 des Nations Unies reconnaît clairement la responsabilité du hezbollah comme à l’origine du conflit :
“The Security Council, expressing its utmost concern at thecontinuing escalation of hostilities in Lebanon and in Israel sinceHezbollah’s attack on Israel on 12 July 2006, which has alreadycaused hundreds of deaths and injuries on both sides”

Sur le plan financier, une grande partie du trésor de guerre du hezbollah a été brûlé par les intenses combats. L’ONU devra vérifier que les dons et oeuvres charitables de la communauté internationale ne soient pas pertiellement détournées vers le hezbollah.

Quant à l’avenir de la branche politique du hezbollah au Liban, seul l’avenir pourra nous dire ce qu’il adviendra. Les Chrétiens Libanais joueront certainement ici un rôle crucial.
On souligne en Israël que «le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, est tenu de présenter dans les 30 jours des propositions concrètes pour appliquer la résolution 1559, jusqu’ici restée lettre morte, qui exige le désarmement duHezbollah».

Le Figaro résume bien la situation du Hezbollah :
“Le Hezbollah est «sous la loupe» des instances internationales, ce qui confère à Israël «un avantage diplomatique», a affirmé un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor.

«Le cadre juridique international se resserre sur Hassan Nasrallah», le chef de la milice chiite, a-t-il déclaré. Selon lui, «la nature de Nasrallah et du Hezbollah n’apas changé. Mais ils vont devoir respecter la résolution 1701» des Nations unies sur la cessation des hostilités.

«Israël respectera les termes de cette résolution», a assuré le porte-parole en notant que «politiquement et militairement, le Hezbollah ne peut désormais plus faire ce qu’il veut au Liban ».

Enfin les Israéliens ne sont pas si fou que ça . Il ne permettront pas le moindre faux pas a ceux qui se sont engagés dans cette derniére résolution de l' ONU .
Le piège islamique se referme sur la France qui a prés avoir outrageusement pris position pour le groupe terroriste islamochiite Hezbolla (Parti d'Allah) au détriment de la légitimité Israélienne, la France, à cause de son Président Jacques Chirac, va devoir s'investir militairement au Liban et accomplir la mission impossible édictée par l'ONU : désarmer les terroristes.
Quand on sait que l' armée Libanaise est composée à 80% de musulmans pro-hezbolla,ça tient du grand guignol.
Israél ne fait que repasser le baton merdeux aux autres ceux qui criaient si fort au scandale . quand aux faux cul de libanais il faudras bien qu'il choissisent leur camps .. Les US et British compteront les points aussi de loin .. Pauvre France !!

Uncle a écrit:
Source: http://www.menapress.com

Ca va pas à la tête (info # 011608/6) [Analyse]
Par Jean Tsadik © Metula News Agency

Les habitants du nord d’Israël ont su serrer les dents durant la guerre qui s’est arrêtée lundi matin. Ils ont vu les miliciens islamistes détruire leurs demeures et leurs villes, tuer leurs voisins, de manière stoïque, sans se plaindre et sans maugréer. Les soldats de Tsahal ont fait ce que l’état-major leur a commandé d’effectuer, sans poser de questions. Avec une motivation, une discipline et un professionnalisme qui ont surpassé ceux des glorieux vétérans des précédentes guerres d’Israël.

Nous, qui sommes à la fois des habitants du Nord et qui avons partagé, 33 jours durant, la vie de ces militaires, dont trois commandements de brigades s’étaient installés dans un rayon de cent mètres autour de notre rédaction, sommes là pour témoigner de ces choses.

Mais cette abnégation et ce courage étaient assortis d’une condition posée aux gouvernants de ce pays et à l’état-major de l’armée : "nous tiendrons le coup et ferons ce que vous nous demandez de faire à la condition que vous ne cessiez les hostilités qu’au moment où nous aurons été définitivement débarrassés de la menace des Katiouchas islamistes et que vous aurez obtenu le rapatriement de nos deux militaires otages de Nasrallah".

Aujourd’hui, alors que nous remettons en état nos maisons abîmées et que nous nettoyons nos biens de la suie poisseuse qui colle à tout, alors que nous constatons que nos rues et nos routes ont été transformées en des espèces de pistes de ski recouvertes de neige brune, que nos voitures, persillées de trous de shrapnels, sont si sales qu’il faut en moyenne quatre heures pour les laver, nous sommes amenés à constater que l’engagement d’Ehoud Olmert et de Dan Khaloutz n’a pas été tenu.

Lors, bien humainement, nous nous demandons avec quoi riment toutes nos souffrances et, mille fois pis encore, à quelle fin nos 166 compatriotes – civils et militaires – ont donné leur vie.

Sans parler de la promesse non tenue de l’éradication de la menace intégriste, nous observons depuis hier que l’engagement le plus basique d’Olmert et de Peretz n’a pas été, lui non plus, respecté. Ils nous avaient assuré qu’Israël ne laisserait plus jamais le Hezbollah se réinstaller sur notre frontière, à l’intérieur d’une bande de sécurité de 4 à 6 kilomètres. Le 1er ministre de l’Etat hébreu a réitéré cet engagement il y a à peine deux jours ; or, il suffit de consulter la photo de Kfar Kileh, que j’ai prise aujourd’hui, à 380 mètres de l’endroit d’où j’écris ces lignes, pour se convaincre qu’ils disent n’importe quoi et que leurs paroles ont moins de poids qu’une pelure d’ail.

[img]http://img110.imageshack.us/img110/6347/hezbwt0.jpg[/img]
Kfar Kileh, face à nous, les drapeaux et les terroristes sont déjà revenus

D’après Olmert, les forces israéliennes ne sont pas censées laisser les réfugiés libanais se réinstaller chez eux tant que l’armée libanaise, assistée de la FINUL, n’assurera pas l’exécution des provisions de la résolution 1559 du Conseil de Sécurité. Cette résolution-clé qui prévoit que l’armée de Beyrouth se déploie sur la frontière et qu’elle désarme le Hezbollah. En réalité, les soldats hébreux assistent sans broncher au retour des Libanais qui passent devant leurs positions. Sans broncher et sans même contrôler les milliers de véhicules qui déferlent de Beyrouth vers le Sud.

C’est incompréhensible, même et surtout pour les analystes stratégiques que nous sommes. Nous, d’avouer, en toute humilité, que nous ne comprenons RIEN à ce qui se déroule sous nos yeux. Le muezzin de Kfar Kileh s’est remis, grâce à un générateur électrique, dès hier mardi, à appeler la population à la prière, mais aussi au viol de nos femmes et de nos filles, et à notre éradication de la surface de la terre. La circulation automobile, dans la ville d’en face, n’a jamais été aussi dense…

Et qu’on ne s’y trompe pas, ce qui est en question, ce n’est en aucune manière la capacité des soldats de Tsahal à faire respecter des décisions de leur gouvernement. Nous avons été admis, à notre guise, dans le "Khamal" (khéder milkhama), le QG de l’un des régiments de tanks qui jouxtait notre maison : aux heures les plus chaudes du conflit, tout a fonctionné à la perfection. Dans la sérénité, avec conviction, en sachant précisément ce qu’on faisait. Tous les objectifs commandés aux unités ont été atteints, en dépit de nos pertes et de la résistance de l’ennemi. Chaque engagement direct entre les soldats de Tsahal et les combattants intégristes s’est invariablement soldé par une victoire de nos gars. Avec un rapport de tués de l’ordre de 1 pour 20 au pire.

Alors, dans ces conditions, qu’est-ce qui ne tourne pas rond ? A question claire réponse simple : lorsque l’on demande à des soldats de s’emparer d’une montagne ou de chasser les Hezbollani d’un village, il faut savoir pourquoi on donne ces ordres. Il faut savoir ce qu’on va en faire ensuite et, finalement, intégrer ces succès dans une réflexion stratégique et politique globale. Or plus on monte dans la hiérarchie de l’armée et de la politique, plus on s’éloigne des hommes qui agissent sur le champ de bataille, et plus on va vers la médiocrité !

L’état-major, son chef Khaloutz, le commandant du front nord et le gouvernement, à la notable exception de l’étonnante ministre des affaires Etrangères Tsipi Livni, se montrent en dessous de tout. Absolument inconsistants dans leurs décisions, sans vision d’ensemble, exempts d’objectifs réalistes qu’ils poursuivraient de manière durable et ferme. Israël traverse sa plus grave crise de leadership depuis sa création, tant au sein de l’appareil militaire que gouvernemental, voilà la vérité, livrée dans son plus simple appareil.

Au niveau opérationnel, sur le terrain, les choses ont bien fonctionné. Avec un accessit pour toutes les troupes au sol, l’aviation et la marine, qui ont brillamment rempli leurs contrats. Avec un gros point noir, toutefois, pour le renseignement militaire des opérations terrestres : il a totalement failli à évaluer l’ampleur du danger, la capacité de résistance et la dotation de l’ennemi quant à la qualité et la quantité de son armement. De plus, le renseignement militaire s’est montré défaillant dans sa tâche consistant à décrire, à l’intention des forces sur le terrain, l’environnement spécifique qu’elles rencontraient et les objectifs qu’elles devaient détruire. Cela comptait d’habitude parmi les avantages relatifs les plus précieux pour les guerriers d’Israël, mais cette fois, dans la plupart des cas, les soldats ont dû improviser.

Un responsable des renseignements militaires auquel je rapportais ces critiques m’a rétorqué que ses services avaient alerté l’autorité politique à de nombreuses reprises, mais que celle-ci n’avait pas pris en compte leurs avertissements. Quant au manque d’informations relatives aux dispositions de l’adversaire en temps réel, au moment des combats, mon locuteur admet des déficiences. Il reconnaît que ses hommes ont fréquemment été bluffés par les experts iraniens en charge du dispositif d’en face et admet la gravité de ces défaillances.

Autre point noir, mais dans une mesure moindre : la logistique. Des unités de réservistes se sont retrouvées en manque de moyens adaptés sur le champ de bataille et l’approvisionnement est mal parvenu à certaines unités de première ligne. Mais ces carences-là n’ont pesé d’aucun poids sur l’issue du conflit.

A propos du résultat tactique de cette guerre, je me porte en faux contre les bilans défaitistes qui font florès, surtout dans les media français, d’ailleurs, mais cela n’est plus une surprise. Hassan Nasrallah n’a pas de quoi pavoiser. La meilleure preuve c’est qu’il doit lire ses communiqués de "victoire" terré dans l’anonymat d’un bunker… Son organisation, Le parti de Dieu, comptait 3'500 hommes armés au moment où il a agressé la patrouille sur la frontière israélienne. Ces personnels se divisaient en trois groupes distincts : 750 soldats, 600 individus chargés exclusivement de lancer des roquettes et des missiles, 1'200 miliciens armés sans capacité de combat et le reste en supplétifs et en hommes chargés de la coordination, de la communication, de l’administration et du commandement.

Selon Michaël Béhé, dont on se rappelle la précision des bilans qu’il avait donnés au faîte des combats, trois jours avant les autorités israéliennes et libanaises, il y aurait eu 1'950 tués au Liban durant cette guerre sans nom. 350 victimes, au grand maximum, sont des civils qui n’avaient aucun lien avec les combats ; tous les autres faisaient partie du Hezbollah et des forces qui s’étaient jointes à lui. Sur les 750 combattants dignes de ce nom, entre 670 et 690 ont été soit éliminés par Tsahal, soit faits prisonniers. 350 lanceurs de projectiles islamistes sont également au nombre des victimes. De plus, il y aurait environ 800 blessés au sein des Fous de Dieu. Pas étonnant, au vu de ces chiffres, que les communiqués libanais ne comportent aucune mention des pertes intégristes…

Une sacrée "victoire" pour Nasrallah et ses sponsors iraniens et syriens… Les commanditaires de Téhéran n’hésitant d’ailleurs pas à critiquer ouvertement Nasrallah pour ce quasi anéantissement du Hezbollah.

Et c’est encore sans compter les dégâts en matériel militaire. La ligne Maginot, construite à coups de centaines de millions de pétrodollars perses le long de la frontière israélienne, est aux mains de l’ennemi ou entièrement dynamitée. Le Hezb a perdu 28 missiles balistiques de type Zilzal (20 selon Tsahal), sur les 30 que les ayatollahs lui avaient livrés. Tous les servants de ces engins sont soit morts soit hors de combat.

Ce qui reste à l’organisation terroriste chiite ?

– Ses leaders politiques, qui ont, pour la plupart, échappé à la chasse qui leur a été donnée par le Mossad et le Khel Avir. Ceci dit, je ne connais pas de compagnie d’assurance qui se risquerait à assurer Nasrallah sur la vie.

– Environ 2'000 Katiouchas, surtout celles de faible portée. Quelques centaines de roquettes plus lourdes et une quarantaine de Fager de moyenne portée. On considère, à la Ména, que le Hezbollah, en cas de reprise des hostilités, serait capable de faire encore usage de la moitié de ces armes.

Hormis ces maigres résultats, le Hezbollah a le mérite stratégique – c’est sans doute ce que son chef appelle une victoire stratégique – de continuer d’exister et de jouir du soutien de la majorité de la population chiite libanaise. Le Parti de Dieu n’a pas été rayé de la carte, comme le prophétisait Olmert, même s’il est devenu itinérant, après que toutes ses bases de commandement au Liban aient été pulvérisées. De plus, on ne distingue pas de forces armées présentes au Liban, qui possèderaient l’intention ou la capacité de compléter le désarmement de la milice intégriste. Ceci présente assurément le risque de la voir se réarmer à courte ou moyenne échéance.

Retour en Israël. Pour poser LA question incontournable : pourquoi Olmert a-t-il attendu que le Conseil de Sécurité passe sa résolution appelant à la cessation des hostilités pour donner l’ordre à son armée d’effectuer l’Opération Litani ? Une opération parfaitement décrite par Stéphane Juffa, dans ses moindres détails, dans son article [Gueule de bois stratégique], que nous avions publié dès le 31 juillet dernier. Dans son analyse, Juffa pousse la précision prospectiviste jusqu’à mentionner le nombre de morts qu’a effectivement coûté à Tsahal, 13 jours plus tard, l’opération qu’il avait décrite.

Israël avait les moyens de déclencher cette campagne quatre jours après l’agression perpétrée par le Hezbollah. En 3 à 4 jours, elle aurait mis la Galilée à l’abri des roquettes de Nasrallah, épargnant des dizaines de civils et des dommages s’élevant à des milliards de dollars.

Je n’ai pas de réponse à cette interrogation, mais je sais qu’elle va mobiliser le débat politique israélien dans les semaines qui viennent. Dan Khaloutz – ex-pilote – avait-il affirmé au chef du gouvernement que l’aviation pouvait à elle seule venir à bout des Katiouchas ? Est-ce que Condoleezza Rice avait demandé à Olmert de "sauver le soldat Siniora", allié présumé de Washington, en n’écrasant pas le Hezb ? Bush qui pousse, Condi qui retient ? Est-ce qu’Olmert craignait à ce point le risque des pertes parmi les soldats, qu’il a préféré soumettre un million et demi de ses administrés à 30 jours de bombardements terroristes incessants (plus de 3'600 projectiles tirés) ?

Quitte à me répéter, je n’en sais rien, même si je considère que ceux qui ont pris cette décision de retarder l’action terrestre se sont rendus coupables d’une faute inexcusable, qui réclame qu’ils présentent, collégialement, leur démission au Président Katsav. Mais pour être remplacés par qui ? Dans le leadership existant, je n’aperçois personne qui soit moins mauvais que les membres de l’équipe dirigeante, elle-même désastreuse. C’est cela un problème de leadership ; un problème lié à la corruption, aux liaisons dangereuses avec des familles mafieuses, au copinage… Un sujet que la Ména avait abondamment abordé bien avant la guerre et dont nous avions présenté les périls, sous le regard parfois circonspect de certains lecteurs.

Ce qui est certain, en revanche, c’est que l’Opération Litani a été déclenchée trop tard pour pouvoir être menée à terme. Il restait trop à faire pour que le plan Juffa puisse être réalisé. Pour que Tsahal soit suffisamment présente entre la frontière et le Litani pour entreprendre le nettoyage des poches de résistance. En 48 heures de combats uniquement, c’est plus de poches d’implantation de l’armée israélienne qu’il convient de parler que de poches de résistance intégristes. C’est toute une région qu’il faudrait nettoyer, une entreprise beaucoup trop grande pour ne pas passer pour une violation du cessez-le-feu.

Stratégiquement, le feu vert de vendredi soir dernier fut une autre et monumentale bévue du gouvernement et de l’état-major. Je sais que ce que je vais écrire est à peine supportable mais les morts de cette opération bâclée sont tombés pour rien.

Preuve en est que, depuis hier, Tsahal retire des brigades entières de réservistes et les démobilise. Et ce n’est pas à l’armée libanaise ni aux pensionnés de la FINUL que l’armée israélienne transfère ces territoires qu’elle abandonne mais à personne. Ou pire, au Hezbollah ! Si !

On revit la situation de mai 2000, lorsque l’armée avait quitté le Liban-Sud, croisant les miliciens chiites qui venaient récupérer ses positions. Ce, avant même que Tsahal n’ait quitté le Liban.

Remake : les soldats hébreux et les terroristes se côtoient sans se combattre. La force d’intervention internationale est apparue telle qu’en elle-même : un mirage. Le général français Alain Pellegrini, chef de la FINUL, a déclaré hier que cela prendrait au moins un an avant que l’ONU ne parvienne à déployer les 15'000 hommes qui doivent assurer la souveraineté libanaise le long de la frontière. Cocasse : Douste-Blazy, au Conseil de Sécurité, avait déclaré, la semaine dernière, que la France était prête à déployer ses soldats immédiatement à la place des Israéliens. C’est cette déclaration, pour le moins intempestive, qui avait remis la question de l’urgence d’un cessez-le-feu sur le tapis. Douste-Blazy ou Pellegrini, lequel des deux, à votre avis, est un menteur animé d’intentions inavouables ?

La France, Koffi Annan et l’ONU n’ont eu de cesse, un mois durant, de parler de la nécessité absolue d’instaurer la paix le long de cette frontière et de rendre son contrôle au gouvernement libanais.

Tout ce qu’ils sont parvenus à faire, c’est de sauver le Hezbollah in extremis de l’écrasement. Ce faisant, les dirigeants de ces pays sont au moins aussi irresponsables qu’Ehoud Olmert. Pourquoi ce dernier s’est-il empressé à ce point de sonner la débandade sur le territoire qu’Israël contrôlait ? Du moins dans la mini-zone de sécurité de 4 à 6 kilomètres ? Que n’a-t-il attendu le temps nécessaire pour qu’il se trouve, en face, une force crédible à laquelle remettre cette terre pour laquelle l’Etat hébreu a si cher payé ? Qu’est-ce qui urgeait à ce point ? Et pourquoi Olmert n’a-t-il pas conditionné notre départ à la libération de nos deux otages ? Pourquoi ressusciter Nasrallah en lui faisant du bouche-à-bouche ?

Une seule réponse à tous ces questionnements : incompréhensible et inconcevable !

La réalité c’est qu’il n’y a pas de paix, pas de force internationale, pas de souveraineté libanaise, pas de désarmement des milices et qu’on est revenu à la situation ante. Celle qui prévalait avant l’agression du Hezb il y a 34 jours et avant nos 166 morts.

Si l’on connaît une pause temporaire dans les combats, c’est uniquement parce que l’Iran n’a plus de séides libanais disponibles à sacrifier à sa place.

Et le Conseil de Sécurité de l’ONU, après avoir sauvé les islamistes, hypothéqué l’avenir du Liban et condamné la région à la perduration de la violence, a cessé de siéger sans interruption. Comme si l’urgence était passée…

Metula News
Agency ©

MAXIMUS a écrit:
IRRESPONSABLE CET ARRÊT, C'EST BIEN LE TERME.

Les perfusions au Hezbollah vont reprendre(déjà il canalise l'essentiel des aides) , dans six mois il aura retrouvé sa capacité de nuisance.
Un semaine trop tôt!

Hermione a écrit:
frank a écrit:
Sur le plan humain, la milice chiite a perdu de trés nombreux combattants pendant 32 jours de conflits. Initialement fort de quelques milliers de combattants,le hezbollah a été “réduit de moitié” selon Tsahal.


Sur le plan humain, le Hezbollah peut remplacer ses troupes sans souci : les fanatiques ne manquent pas dans le coin.

Financièrement, le banquier Iran lui fera des avances conséquentes.

Militairement, les ivraisons d'armes vont reprendre.

Moralité : Israël a chié...

charles a écrit:
Malheureusement, on a l'impression que maintenant, il faut surtout gagner la "guerre de l'image", essayer de diaboliser l'autre camp, faire pleurer les Occidentaux (les islamistes vont dans les hopitaux filment des enfants blessés, soulèvent les draps ou mettent au point des mises en scène macabres). Le reste semble avoir moins d'importance, le gagnant est celui qui a réussi à émouvoir le plus grand nombre de personnes.

La loi et l'ordre a écrit:
Je ne comprends pas pourquoi nous acceptons d'envoyer ces soldats francais et de sans doute voir des dizaines d'entre eux tués par les terroristes libanais, si nous n'acceptons pas d'être des alliés exemplaires des Etats-Unis, Grande-Bretagne et Israël?

Ou bien est-ce que l'Armée francais a décidé d'envoyer que des soldats d'origine musulmane pour tester leur loyauté?

Citation:
PARIS (AFP) - Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, a affirmé mercredi que la France serait prête à assurer le "commandement" de la Finul élargie jusqu'en février prochain, tout en mettant en garde contre une mission "floue" de cette force qui risquerait d'entraîner une "catastrophe".

"La France est dans la Finul actuelle depuis 1978 et nous en assurons aujourd'hui le commandement", a déclaré la ministre sur France 2.

"Nous allons continuer d'assurer ce commandement, nous sommes prêts à le faire jusqu'au mois de février prochain, y compris pour la Finul élargie", a ajouté Mme Alliot-Marie.

Février est le terme prévu du mandat du général français Alain Pellegrini à la tête de la force d'interposition de l'ONU, a-t-on rappelé au ministère de la Défense.

Interrogée sur les effectifs que la France serait prête à envoyer au sud Liban pour renforcer une Finul élargie, la ministre a refusé de répondre: "la question aujourd'hui, ce n'est pas combien et quand. C'est pour quoi faire et comment".

"Quand on envoie une force sans que sa mission soit très précise, sans que ses moyens soient adaptés et soient suffisamment importants, cela peut se transformer en catastrophe, y compris pour les militaires que nous envoyons", a-t-elle prévenu.

Or, selon elle, le mandat de l'ONU au sud Liban est "quelque chose de flou", il "doit être décomposé en missions, en règles de commandements, en règles d'interventions, en capacité juridique et matérielle".

"La France demande plus de moyens", a-t-elle ajouté. "Quand nous donnons des missions difficiles à des militaires", il faut "leur donner aussi les moyens matériels et juridiques qui vont avec", a souligné Mme Alliot-Marie.

Par ailleurs, selon elle, "il est indispensable qu'il y ait le maximum de pays européens et de représentants de pays musulmans" qui participent à cette Finul élargie. "Il ne faut qu'à aucun moment on puisse avoir l'impression que cette action va être celle du monde occidental contre le monde musulman", a argué la ministre.

Parmi les pays qui ont donné leur "accord de principe" pour prendre part à la Finul, la ministre a cité la Malaisie, l'Indonésie, Brunei et l'Australie. Selon elle, la Turquie "envisageait" aussi d'y participer, "ce qui serait une très bonne chose".

Quarante-neuf pays doivent participer jeudi à une réunion avec les experts de l'Onu destinée à préciser les termes d'engagement de la future force de l'Onu au Liban, avant que certains d'entre eux décident de lui fournir des contingents, a-t-on appris mercredi de source onusienne.

Cette réunion, prévue dans l'après-midi au siège de l'Onu, doit permettre "d'éclaircir les termes d'engagement de la Finul renforcée prévue par la résolution 1701 du Conseil de sécurité, et d'en définir clairement les implications légales", a déclaré cette source à l'AFP, sous couvert de l'anonymat.

Elle doit être aussi l'occasion pour le département de maintien de la paix de l'Onu d'exposer avec précision les besoins logistiques et financiers liés au déploiement d'une telle force.

Après cette réunion, les différentes délégations recontacteront leurs capitales avant de faire d'éventuelles offres de contribution, a ajouté cette source. Elle a précisé que sur les 49 pays invités, seuls une vingtaine étaient susceptibles de faire des offres, soit de troupes, soit de contributions logistiques, les autres participant à titre d'observateurs.

La résolution 1701 prévoit le déploiement au Liban sud d'une Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) renforcée de 15.000 hommes (contre 2.000 actuellement), en appui de 15.000 soldats de l'armée libanaise promis par Beyrouth, parallèlement au retrait progressif de l'armée israélienne.

Les termes d'engagement sont un élément crucial dans la prise de décision des contributeurs potentiels de troupes, qui veulent notamment savoir si les Casques bleus seront en mesure de se défendre en cas d'attaque et quel rôle ils pourraient être amenés à jouer dans le désarmement du Hezbollah.

Plusieurs pays, dont la France sur laquelle l'Onu compte pour fournir l'ossature de la future force, ont souhaité obtenir des précisions sur ces termes avant de s'engager.

Selon des sources françaises, Paris pourrait fournir entre 2.000 et 4.000 hommes.

http://fr.news.yahoo.com/17082006/202/l ... finul.html

MAXIMUS a écrit:
Et avec quel équipage sera l'armée française, quelle compagnie, la Malaisie, l'Indonésie , l'Egypte!... même les israéliens doivent se marrer!
Et ce n'est pas les italiens qui vont équilibrer la balance.
200hommes pour renforcer la FINUL, la FINULLE, cette force d'interposition qui rime déjà avec NULLE et RIDICULE.

Et si nos banlieues s'enflamment à nouveau, il n'yaura même pas d'armée, celle-ci étant de plus en plus déployée aux quatre coin du monde, Côte-d'Ivoire, Afghanistan etc...

awawa bikana caïna a écrit:
Hugh,

Monsieur OLMERT vous êtes un très fin réaliste diplomate maniant la carotte et le bâton!

L'ONU par BUSH interposé a permis à TSAHAL, de mettre un terme à ce conflit, au moment où TSAHAL avait envie de s'arrêter!

TSAHAL a mis à jour ses connaissances du terrain pour l'avenir, celà ne mange pas de pain!

Bilan, tout le ban et l'arrière ban terroriste est mis en lumière onusienne!

Le big very big winner is ISRAËL!

La plupart des libanais me déçoivent, en ayant des comportements assujettis au HEZBOLLAH!

Le LIBAN deviendra t-il un jour une puissance à part entière ?
Oui à coup sûr si le HEZBOLLAH est définitivement exclus de ce pays aidé par les autres nations démocratiques et pseudo-laïques!

LibertyVox a écrit:
Un article de Louis Chagnon "à la Une": http://www.libertyvox.com/article.php?id=206

MAXIMUS a écrit:
L'Italie inspire plus de confiance que la France encalminée il est vrai en Côte d'Ivoire et son pré carré africain de moins en moins crédible.
Un comble! et dire qu'autrefois on se foutait des "ritals" , ces rigolos , cette armée de "tartarins sautillants"(je me souviens d'un de mes supérieurs à la Royale qui qualifiait l'armée italienne ainsi).
La France qui bombe le torse et se targue de ses initiatives diplomatiques tous azimuths, remplacée par l'Italie, quelle honte!
Même sans Berlusconi , les cousins de la botte continuent à nous tailler des croûpières dans tout le bassin méditerranéen, l'affront est surtout que les arabes comme les israëliens préfèrent s'en remettre à une Italie devenue plus crédible que la France de Jacquot le nouveau Brancaléone du Fort DE Brégançon.
J'ai vraiment honte pour mon pays.

Uncle a écrit:
Pour ceux qui prennent le Hezbollah pour un mouvement de "résistance" non terroriste...

11:29
Selon l'hebdomadaire égyptien ''Roz Al-Yusuf'', le Hezbollah a créé des milices armées composées de 2000 enfants de shahids (martyrs) âgés de 10 à 15 ans. L'organisation des ''Mahadi Boys Scout'' apparentée à la milice chiite, les entraîne à sacrifier leur vie et à devenir les futures ''bombes vivantes''. (Guysen.Israël.News)

Le Hezbollah n'a pas démenti l'information, et le numéro deux de l'organisation cheikh Naïm Qassam a déclaré sur les ondes de radio Canada : ''Une nation avec des enfants-suicide est une nation victorieuse. Israël ne peut nous conquérir ou désacraliser nos terres car nous avons des shahids qui repousseront les immondices sionistes. Ce sera fait par le sang de nos candidats au suicide''.
http://www.guysen.com/

zwickar a écrit:
11/02/07 22:00 ( Source: BELGA)

Israël: essai réussi d'un tir de missile antimissile Hetz

(Belga) L'armée de l'Air israélienne a procédé avec succès dimanche à un tir d'essai nocturne de missile antimissile Hetz, a indiqué le ministère de la Défense.

"Ce tir d'essai visait à vérifier le bon fonctionnement du Hetz de nuit et dans des conditions extrêmes contre un missile balistique (...) Toutes les composantes du système ont parfaitement fonctionné", a précisé le ministère. Selon la télévision publique israélienne, un missile balistique tiré à partir d'un avion volant à haute altitude a été repéré par le système radar "Pin vert", puis intercepté au-dessus de la Méditerranée par un missile Hetz tiré à partir de la base de Palmahim, au sud de Tel-Aviv. (NLE)
http://newsbox.fr.msn.be/article.aspx

etabori a écrit:
De la Bekaa au Sud-Liban, voyage au cœur du Hezbollah

LE TEMPS.CH | 27.08.07 | 08h17

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 721,0.html

Sayyid n'est pas dans la maison?" C'est une question pour rire. Aicha, la cousine, sourit en poussant la grille. La mère est là, sur ses gardes, dans l'ombre de la terrasse qu'on atteint par trois marches. Sa robe est noire, son voile gris sombre, avec des petits cœurs brodés, plus clairs. Ce qu'on voit de son visage est très brun, buriné. Des yeux malins, qui ne fuient pas. Elle sait ce qu'elle vaut. Cinq filles, quatre garçons, dont Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah, que tout le monde ici appelle sayyid, profonde marque de respect puisque le mot désigne un membre de la large descendance du Prophète.

Naturellement, le chef charismatique du Parti de Dieu (hizb allah) n'est pas dans la maison. Sa dernière apparition publique remonte à un an. L'occultation de ce chiite-là est dictée par la prudence. En février 1992, un missile israélien avait trouvé dans une colonne de voitures le véhicule dans lequel avait pris place son prédécesseur, Abbas Moussaoui. Depuis l'été dernier, Hassan Nasrallah n'intervient devant les foules que par vidéo. Comme la veille, sur grand écran, devant des milliers de militants chauffés à blanc à Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth. Et sur la terrasse de la maison de Bazouriye, où le cercle des parents et des amis s'est élargi autour de la mère, il n'est question que de ça : le fils au turban noir célébrant le premier anniversaire d'Harb al-Tummuz, la guerre de juillet contre Israël, qu'il nomme "divine victoire".

Le Hezbollah a appris le "spin". Malgré les destructions dans le sud du Liban, malgré la semi-clandestinité à laquelle est contrainte maintenant la milice chiite, la guerre est perçue ici, bien plus qu'en Europe, comme une défaite de Tsahal. Et chacun commente avec une mine gourmande l'énigmatique "grosse surprise" que sayyid Hassan a promise en cas de nouveau conflit : elle pourrait, s'est-il exclamé, "changer le cours de la guerre et le sort de la région, avec l'aide de Dieu". Sur la terrasse, ce ton offensif délie les langues. La cousine farouche, qui traduit l'arabe de la mère et des autres, dit durement qu'Israël ne doit pas exister : "La Palestine n'est pas la patrie des juifs. Ils doivent retourner d'où ils viennent." Chacun approuve de la tête. Nasrallah, même dans sa flamme, n'ose pas dire cela.

Bazouriye est un gros bourg à l'est de Tyr, à l'entrée du Jabal Aamel, cœur du pays chiite. L'été dernier, l'aviation israélienne a détruit trois petits immeubles au bout de la rue, juste avant la profonde dépression qui plonge vers le lit sec de la rivière. La maison où a grandi Hassan Nasrallah est à moins de 50 m. Elle paraît intacte. La mère était là pendant le bombardement. Sans peur, dit-elle. "Je ne craignais que pour mon fils."
Le bruit de sourdes explosions vient des collines de l'est. Des démineurs chinois détruisent quelques-unes des centaines de milliers de bombes à fragmentation que les Israéliens ont disséminées dans le sud.

Le père, Abdul Karim, que la mère annonçait, finit par arriver. Il était marchand de légumes. Aujourd'hui, barbe blanche taillée très court, il gère une fondation du parti que dirige son fils. La charité fait partie du mobilier urbain du pays hezbollah. Dans tous les territoires qu'il contrôle, de la frontière israélienne à Baalbek, dans les villes et au bord des routes, sont plantées des dizaines de milliers de tirelires décorées de deux mains, jaunes sur fond bleu, prêtes à prier, à protéger ou à recevoir.

Le peuple paie donc la reconstruction? Le peuple a d'autres soucis. En plusieurs centaines de kilomètres parcourus du sud au nord, on n'a jamais vu une main se tendre vers la crousille. L'assistant-chauffeur d'un religieux chiite, testé sur sa générosité au moment où il sortait une épaisse liasse de livres libanaises pour payer un plein d'essence, s'est échappé philosophiquement : "La vraie richesse est dans la tête, pas dans la poche." Et sa fortune a disparu dans son pantalon.

En fait, l'Iran paie. L'autre jour, Baalbek, fief du Hezbollah au nord, était décorée d'oriflammes qui montraient l'emblème de la République islamique enlaçant le fragile cèdre du Liban. D'un camion près du souk débarquaient des hommes, pelles et pioches à la main, dont le tee-shirt portait le même signe d'amitié irano-libanaise. Téhéran débourse par millions pour développer son influence dans le pays chiite, et Hassan Nasrallah, qui bénéficie de cette manne, dénonçait dans son discours de l'An 1 les lenteurs du gouvernement qu'il combat à Beyrouth.

Il y a beaucoup à faire. Près de la frontière sud, Bent Jbail, place forte du Hezbollah dont les Israéliens n'ont pas pu s'emparer l'an passé, est encore dans plusieurs quartiers un paysage de ruines. Le Parti de Dieu a commencé par ce qui lui paraissait le plus important : le cimetière des martyrs, en haut de la ville. Et il a publié une brochure luxueuse à la gloire de sa milice, qu'Oussama Bazzi, le gérant de l'unique hôtel de la ville, remet gracieusement aux clients de son établissement vide.

Les bombardements israéliens, le plus souvent, n'ont pas été aveugles. Dans la banlieue sud de Beyrouth, des immeubles d'une dizaine d'étages que le Mossad avait désignés comme centres du Hezbollah ont été détruits. Mais les tours voisines sont debout, déjà rénovées. Dans le sud, les avions se sont acharnés sur les routes pour paralyser les déplacements. Une année après, rouler sur le réseau secondaire est encore une aventure. Atteindre Cana par le sud, par exemple, est presque impossible. De longues portions de chaussée ne sont que des pistes jamais planes, et les cratères de bombes n'ont pas tous été comblés.

Au bout de cette épreuve, Cana est le nom qui permet au Hezbollah de retourner contre Tsahal l'accusation de terrorisme. Le 30 juillet 2006, un missile a détruit une maison isolée dans la périphérie de cette petite ville : 28 civils tués, des enfants pour la plupart. La faute est d'autant plus lourde que c'était une récidive. Dix ans auparavant, lors d'une autre incursion punitive, l'artillerie israélienne avait pris pour cible un baraquement de la Finul, la force d'observation de l'ONU, dans lequel des Canéens avaient cru trouver un refuge sûr : 106 morts. Les deux lieux de massacre sont aujourd'hui des mausolées. Le plus ancien est confisqué par Amal, le mouvement chiite naguère rival, maintenant allié du Hezbollah. Dans l'autre, le drapeau jaune du Parti de Dieu domine les tombes et les photos des enfants tués.
Aujourd'hui, il n'y a plus deux partis, dit Hassan Bourgui. Il n'y a qu'une Résistance!" Hassan est le visage de l'inépuisable hospitalité du Sud. Il n'y a pas d'hôtel à Cana? "Prends mon lit, il a une bonne moustiquaire." Refuser serait une insulte. Dans la grande pièce nue du bas, la grand-mère, cassée en deux, prie sous un voile blanc.

Au matin, un autre cercle se forme autour du café et des galettes. Il y a Hassan, ses amis Ali et Hussein, et la génération des parents. Les premiers sont enflammés, les seconds plus circonspects. La tante est arrivée de Beyrouth, où elle a un appartement, après avoir vécu à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Cana est à l'image du Sud chiite : un tiers (7000 habitants) dans la ville, deux tiers dans la diaspora. Le père explique : "Les propriétaires terriens chrétiens et sunnites embauchaient les chiites pour travailler la terre. A la fin de l'Empire ottoman, ces ouvriers étaient enrôlés pour servir de chair à canon dans la Première Guerre mondiale, et les impôts étaient lourds." L'émigration massive a commencé à ce moment, vers les Amériques, l'Europe, l'Afrique surtout. "Ça nous a appris la mobilité, dit la tante. Les sunnites ne bougent pas, et quand nous nous installons à Beyrouth, ce qui est bien notre droit, ils parlent d'invasion!"

Dans l'émigration, beaucoup de Canéens se sont enrichis. Ils envoient de l'argent, construisent au pays des villas très ornées, viennent chaque année en vacances. Ils aident la Résistance. "Une autre guerre ne nous fait pas peur, dit Ali qui rentre de Dakar. Nous ne partirons pas, nous ne céderons pas notre terre, nous ne vendrons pas nos maisons", ajoute-t-il avec un peu de rancœur contre les Palestiniens, dont les chiites tolèrent mal la présence dans des camps au Liban, et auxquels ils reprochent d'avoir été de piètres résistants il y a 60 ans.

Soudain, un policier en civil est dans le cercle. Il vient voir ce que fait là l'étranger. Un détour chez un adjoint au maire barbu s'impose. Long examen de laissez-passer, petit interrogatoire, sous l'œil de la télévision bloquée sur Al-Manar, la chaîne du Hezbollah. On mesure chez les plus jeunes l'effet de ce matraquage cathodique : le Proche-Orient devient dans leur tête le carrefour de tous les complots pour faire crever l'islam; la guerre de 2006 était une agression des Etats-Unis manipulés par le lobby juif...

Dans la rue, deux blindés légers des Italiens de la Finul se sont arrêtés pour acheter les excellents sandwichs roulés du café du coin. Des gamins s'amusent en arabe et en anglais de la lourdeur de leur harnachement. Les soldats répondent sur le ton de la plaisanterie. Mais il y a de la distance. Pour les chiites, l'ONU n'est pas une amie. Sa mission n'est pas de désarmer le Hezbollah, mais elle le paralyse. "Quand nous tombons sur une cache, un fortin, une installation souterraine, nous l'inspectons, et nous en tenons le répertoire", explique le capitaine Arnaud Rudelle, un officier français.

Les Italiens repartent en direction des Noces. Le Christ s'est-il arrêté là? Les Canéens montrent près de la ville la colline où ont eu lieu les Noces de Cana (Jean 2 : 1-11), et la transformation de l'eau en vin. Ils montrent même la grotte où Jésus s'est reposé avec ses disciples. Les archéologues pensent plutôt que le Cana de Jean était proche de Nazareth. Les Libanais, du Metn à Ain Ebel, veulent croire à leur part d'Evangile.

Ain Ebel est un gros bourg chrétien, juste à côté de Bent Jbail, le Fort Alamo du Hezbollah, et tout près de la frontière israélienne. Le village est célèbre pour sa procession de l'Assomption de Marie. Les fidèles étaient venus cette année de toute la région. En 2006, la cérémonie n'avait pas eu lieu. Le cortège des cierges ressemblait à une prière contre la guerre. Adressée à qui? A Israël? Au Hezbollah? Dans la foule, des spectateurs continuaient de reprocher aux miliciens de Dieu d'avoir tiré l'an passé des roquettes vers Israël d'entre leurs maisons aujourd'hui détruites.

Au Comptoir de la guerre
Les soldats israéliens sont des poltrons qui ont peur de mourir, les combattants du Hezbollah des guerriers qui ne redoutent rien. Dans la banlieue sud de Beyrouth, où il est maître, le Parti de Dieu a organisé sur l'emplacement d'un immeuble détruit une exposition dont c'est le message. Ça s'appelle la Toile d'Araignée : autrement dit, l'ennemi pris au piège. Les propagandistes d'Hassan Nasrallah n'ont pas lésiné sur les moyens : ils ont amené des chars et beaucoup d'armement pris à Tsahal, et reconstitué des installations souterraines de la milice de Dieu au Sud. Scènes de bataille, bruit assourdissant, musique martiale. On peut même acheter un jeu vidéo, très violent, qui se termine par la destruction de l'étoile de David. Les familles chiites se bousculent entre les stands avec des enfants dans les bras, comme au Comptoir. Au Comptoir de la guerre. (A. C.)

Alain Campiotti, envoyé spécial au Liban (Le Temps.CH
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L'arsenal du Hezbollah plus important qu'avant la guerre du Liban, selon Ehoud Barak

http://fr.news.yahoo.com/ap/20070827/tw ... 1b410.html

JERUSALEM - Le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak a affirmé lundi que le Hezbollah libanais disposait désormais d'un arsenal de 20.000 roquettes, soit bien plus que l'année dernière avant le début de la guerre lancée par Israël au pays du Cèdre contre la milice chiite pro-iranienne.

Ces projectiles sont installés loin de la frontière de l'Etat hébreu, au-delà du Litani, mais restent en mesure de frapper Israël, a déclaré le ministre devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, selon des participants à cette réunion à huis clos.

Selon Yuval Steinitz, membre de cette commission, le chiffre avancé par Barak représenterait une augmentation de 40 à 50% par rapport aux estimations d'avant la guerre.

Au cours des 34 jours de ce conflit, l'été dernier, le Hezbollah a tiré près de 4.000 projectiles sur le nord d'Israël. La guerre a causé des dégâts considérables dans tout le Liban, et fait plus d'un millier de morts côté libanais et 158 côté israélien. AP

nc/v

etabori a écrit:
Le Hezbollah créé son réseau interne de téléphonie sans fil

13:11 | 30 août, 2007

Selon des rapports libanais, le Hezbollah serait en train d'installer un réseau indépendant de téléphonie sans fil à travers le sud du Liban et à Beyrouth.

Des câbles sous-terrains ont été récemment découverts à côté de ceux qui sont gérés par les systèmes de télécommunications appartenant à l'Etat, près de Nabatiya dans le sud du Liban.

Mercredi 29 août, le ministre libanais des Télécommunications, Marouane Hamadesh, a fortement critiqué le Hezbollah, considérant que cela viole la loi libanaise.

Un tel système pose un réel problème pour les services secrets qui tentent régulièrement d'intercepter les conversations des terroristes du Hezbollah.

Tsahal bénéficie également d'un système de réseau téléphonique interne et crypté appelé Vered Harim.

© Jerusalem Post édition française

http://www.fr.jpost.com/bin/en.jsp?enDi ... Nouvelles&

Josée Morin a écrit:
Le début de l'affaire c'est quand Barbara Kay a fait un lien entre les indépendantistes québécois, les partisans de la gauche et les partisans du terrorisme dans cet article du National Post:

http://www.canada.com/nationalpost/news ... 61&k=91928

La fureur! S'ensuivi une tonne de plaintes à ce journal traditionnellement critique des québécois, incluant une plainte de la Société St-Jean-Baptiste (société de protection de la langue et culture québécoise et fièrement indépendantiste).

Le hic c'est que hier est sorti sur internet une belle photo de Pierre Falardeau et son ami Julien Poulin, deux figures majeures de la souveraineté au Québec, faisant flotter un gros drapeau du Hezbollah lors de la manifestation du 7 août dernier à Montréal:

http://www.voir.ca/blogue/billet.aspx?i ... IDBlogue=1

Pierre Falardeau est celui que Dantec dit qu'il parle par l'anus dans son récent article (voir le fil sur Dantec). Si vous voulez entendre comment il parle, je vous conseille de télécharger l'entrevue de LCN que Falardeau a donné: http://www.independance-quebec.com/fala ... ccueil.php (dans le milieu de la page)

De toute beauté, n'est-ce-pas? Ça vous donne une idée du personnage. À noter qu'il parle toujours comme ça, qu'il a l'air visuellement de ce qu'il a l'air auditivement et qu'il N'EST PAS REPRÉSENTATIF DE LA MANIÈRE DE PARLER DE TOUS LES QUÉBÉCOIS!

Donc, même si ce n'était pas flatteur pour les québécois, je pense que tout ce qu'a dit Barbara Kay dans son article du National Post était pertinent et basé sur des faits et cette photo le démontre de manière très claire.


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MessagePublié: 06 Oct 2007, 18:18 
Ministre du moratoire

Enregistré le: 03 Juil 2006, 17:18
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Qui veut se marrer? :lol:

-T'as le bonjour d'Alfred.



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MessagePublié: 06 Oct 2007, 18:40 
Boucher
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Enregistré le: 13 Aoû 2006, 23:39
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Dailyallahcon n'a pas zenzuré zette vidéo??? :roll: Etonnant!
En tout cas, z'est très politikement incorrekt: ich liebe ! J'aime bien Alfred, mais des comme lui, ça ne court plus les rues :lol: !
Optimus, sors de ce corps :lol: :lol:
:wink:

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