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MessagePublié: 08 Aoû 2005, 07:34 
Swiss cheese & chocolate

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Le bon moment pour une Réformation islamique

Par Salman Rushdie
Washington Post, Dimanche 7 août 2005

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/co ... 01483.html

Adaptation française de Simon Pilczer, volontaire de l'IHC

Quand Sir Iqbal Sacranie, chef du conseil musulman de Grande-Bretagne, a admis que " nos propres enfants " avaient perpétré les attentats à la bombe du 7 juillet à Londres, c'était la première fois dans mon souvenir qu'un Musulman britannique avait accepté la responsabilité de sa communauté pour les attentats commis par ses membres. Au lieu d'accuser la politique étrangère des USA ou " l'islamophobie ", Sacranie a décrit les attentats à la bombe comme un " profond défi " pour la communauté musulmane. Cependant, c'est ce même Sacranie qui, en 1989, a déclaré que " la mort est peut-être trop douce " pour l'auteur des " Versets Sataniques ". La décision de Tony Blair de l'anoblir et de le traiter comme la face acceptable de l'Islam " modéré ", " traditionaliste ", est soit un signe du penchant de son gouvernement pour la conciliation religieuse, ou une démonstration des options limitées dont Blair dispose.

Sacranie est un puissant avocat de la très critiquée nouvelle loi de Blair sur la haine religieuse, qui rendra plus difficile de critiquer une religion, et il attend vraiment de la nouvelle loi de déclarer illégales des références au terrorisme islamique. Il a déclaré dès le 13 janvier : " Il n'existe rien de tel qu'un terroriste islamique. Cela est profondément injurieux. Dire que des Musulmans sont des terroristes serait couvert [c.a.d. interdit] par cette disposition. " Deux semaines plus tard, son organisation a boycotté une cérémonie du souvenir de l'Holocauste commémorant la libération du camp d'Auschwitz, survenue il y a 60 ans. Si Sir Iqbal Sacranie est le meilleur que Blair puisse offrir dans la voie du bon Musulman, nous avons un problème.

Le cas de Sacranie illustre la faiblesse de la stratégie du Gouvernement Blair reposant sur des Musulmans traditionalistes, essentiellement orthodoxes, pour aider à éradiquer le radicalisme islamiste. L'Islam traditionaliste est une large église qui comprend certainement des millions d'hommes et de femmes civilisés, tolérants, mais englobe aussi nombre de ceux dont les opinions sur les femmes sont antédiluviennes, qui considèrent que l'homosexualité est impie, qui ont peu de temps à consacrer à la vraie liberté d'expression, qui expriment couramment des opinions antisémites, et qui, dans le cas de la diaspora musulmane, sont - cela a été dit - de beaucoup de manières exposés aux risques des cultures chrétiennes, hindoues, athées ou juives au sein desquelles ils vivent.

A Leeds, ville d'où plusieurs des démocides à la bombe de Londres sont venus, beaucoup de Musulmans traditionalistes mènent une vie tournée vers le repli, proche de la ségrégation à l'égard de la population plus large. A partir de tels mondes séparés et défensifs, certains jeunes ont de façon inexcusable traversé une ligne morale et endossé leurs sacs à dos mortels.

Les plus profondes aliénations qui conduisent au terrorisme peuvent avoir leurs racines dans les objections de jeunes hommes face à des évènements en Irak ou ailleurs, mais les communautés fermées de certains Musulmans traditionalistes occidentaux sont des lieux dans lesquels les aliénations de jeunes hommes peuvent facilement s'approfondir. Ce qui est nécessaire est un mouvement au-delà de la tradition - rien moins qu'un mouvement de réforme pour transporter les concepts au cœur de l'Islam dans la modernité, une Réformation musulmane pour combattre non seulement les idéologues jihadistes, mais aussi les séminaires poussiéreux, étouffants des traditionalistes, en ouvrant les fenêtres pour laisser pénétrer l'air frais dont on a tant besoin.

Il serait bon de voir des gouvernements et des chefs de communauté au sein du monde musulman, aussi bien qu'en dehors de lui, mettre tout leur poids dans cette idée, parce que créer et soutenir un tel mouvement de réforme nécessitera par-dessus tout un nouvel élan dans l'éducation, dont les résultats peuvent prendre une génération avant d'être perçus, un nouvel enseignement pour remplacer les diktats du mot à mot, et des dogmatismes étroits qui empoisonnent la pensée musulmane de nos jours. Il est largement temps, pour ceux qui débutent, que des Musulmans soient capables d'étudier la révélation de leur religion comme un évènement inséré dans l'histoire, et non pas surnaturel au-dessus d'elle.

Ce devrait être une affaire d'intérêt intense pour tous les Musulmans que l'Islam soit la seule religion dont les origines aient été enregistrées historiquement, et soient donc fondées non dans la légende mais sur des faits. Le Coran a été révélé à une époque de grand changement dans le monde arabe, le glissement au septième siècle d'une culture nomade matriarcale vers un système urbain patriarcal. Mohammed, comme orphelin, a souffert personnellement les difficultés de cette transformation, et il est possible de lire le Coran comme un plaidoyer pour les anciennes valeurs matriarcales dans le nouveau monde patriarcal, un plaidoyer conservateur qui est devenu révolutionnaire du fait de son appel à tous ceux que le nouveau système à privé du droit de vote, les pauvres, les dénués de pouvoir, et oui, les orphelins.

Mohammed était aussi un commerçant prospère, et pendant ses voyages, il entendit des histoires de la Bible, narrations de Chrétiens nestoriens du désert, que le Coran reflète étroitement (le Christ, dans le Coran, est né dans une oasis, sous un palmier). Il devrait être fascinant pour les Musulmans de partout de constater combien leur livre adoré est un produit de son lieu et de son temps, et de combien de façons il reflète les propres expériences du prophète.

Cependant, peu de Musulmans ont été autorisés à étudier leur livre religieux de cette manière. L'insistance sur l'infaillibilité du texte coranique, le nom incréé de Dieu rend tout discours analytique impossible à tout érudit. Pourquoi Dieu serait-il influencé par les évènements socio-économiques du 7ème siècle en Arabie, après tout ? Pourquoi les circonstances personnelles du Messager ont-elles quelque chose à voir avec le message ?

Le refus de l'histoire des traditionalistes joue tout droit en faveur des islamo-fascistes du mot à mot, leur permettant d'emprisonner l'Islam dans leurs certitudes de fer, et leurs absolus inamovibles. Si, cependant, le Coran était considéré comme un document historique, alors il serait légitime de le réinterpréter pour l'appliquer aux nouvelles conditions des nouveaux âges successifs. Des lois faites au septième siècle pourraient finalement laisser passage aux besoins du 21ème siècle. La Réformation islamique commence ici, avec l'acceptation du concept que toutes les idées, même sacrées, doivent s'adapter aux réalités changeantes.

La largesse d'esprit est liée à la tolérance ; l'ouverture d'esprit est la sœur de la paix. C'est la manière de répondre au " profond défi " des démocides à la bombes. Est-ce que Sir Iqbal Sacranie et son espèce agréeront le besoin de moderniser l'Islam ? Cela ferait d'eux une partie de la solution. Autrement, ils demeurent seulement la partie " traditionnelle " du problème.

L'auteur est romancier et essayiste dont les œuvres comportent " Les Versets Sataniques ".
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 Sujet du message: Islam libéral ?
MessagePublié: 09 Aoû 2005, 12:32 

Enregistré le: 09 Aoû 2005, 12:18
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Bonjour,

N'étant pas spécialiste, je suppose que l'islam étant actuellement dans une phase des plus détestables, et pour les musulmans, et pour les non-musulmans, cette religion finira par accoucher d'un shiisme libéral.

Ce shiisme aurait du voir le jour en Europe, malheureusement ou heureusement, c'est, je crois, aux USA que cet islam va naître. Déjà, des femmes souhaitent devenir imame et officier.

On ne choisit pas d'être musulman à la naissance. Pour un certain nombre de croyants de cette religion, le choix n'est pas d'apostasier et de changer de religion. Mais pour certains, laïques, libres penseurs, la voie d'un islam libéral débarrassé de ce qui va à l'encontre des valeurs universelles, reste un choix auxquels ils devront travailler d'arrache-pied.

Je leur souhaite.

Mais je reste pessimiste. L'islam libéral n'est pas pour aujourd'hui.

Nous allons d'abord devoir affronter la violence. Et les musulmans libéraux vont devoir faire entendre leurs voix.

Vdsr

_________________
Qu'est-ce donc qu'une femme ? Un ange avec un sexe. Grégoire Lacroix


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MessagePublié: 09 Aoû 2005, 12:47 
Swiss cheese & chocolate

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C'est une bonne analyse, mais il y a deux problèmes.

Le premier est que l'Islam obscurantiste est l'Islam de base, celui vécu au quotidien par le Prophète des années durant. C'est lui, en personne, et en paroles, l'exemple des terroristes. Et l'Islam qu'on peut appeler traditionnel, dans le sens où il a été vécu par la plupart des Musulmans, en est une version en fait impure, presque dénaturée. Enfin c'est l'impression que ressentent systématiquement ceux qui s'identifient fortement à l'Islam originel.

Le second problème, qui découle du premier, est que l'Islam violent a besoin d'incuber dans une société islamique. Car il faut du temps, des milliers de récitations obtuses, concentrées sur les sonorités au lieu du sens, dès l'enfance, pour faire croire aux gens qu'il existe un dieu qui souhaite qu'une partie de ses créatures exterminent et dominent les autres. L'Islam traditionnel nourrit donc l'Islam terroriste, et vice-versa.

Et il en restera ainsi aussi longtemps que l'Islam, le vrai, celui de Mahomet, ne sera pas connu pour ce qu'il est par une écrasante majorité de gens. Et ce travail, il faudra le faire là où sont les Musulmans, au sein de l'Islam, pas en Europe, ni aux États-Unis. En Occident, il faut ériger des murailles.
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MessagePublié: 19 Aoû 2005, 02:24 

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Le dernier tombeau du Prophète Ou l’Islam en sursit

Voici ma petite contribution à ce sujet

L’Occident à ceci de magique, tout peut y naître et y prospérer mais tout peut y mourir. C’est chez nous que nous avons stoppé la convoitise du pouvoir de l’Eglise Catholique alors même que celle-ci disposait d’une assise fortifiée par des siècles de répression. C’est aussi en Occident que le nazisme est mort après y être né et y avoir prospéré.
Aujourd’hui c’est au tour de l’Islam de se frotter aux Lumières ; De les éprouver ; De tenter d’en saisir les faiblesses afin de contourner leurs forces !

Mais en vain ! Car l’Islam mène un faux combat qui peut lui être fatal. Les musulmans modérés plus que tous les autres porteront la responsabilité de la décrédibilisation définitive de leur religion, de la mise à mort pour la dernière fois de leur prophète, à qui ils préparent minutieusement le tombeau : Le dernier tombeau du Prophète.

Le mythe de l’âge d’or, réalité de l’âge de plomb
Nombre de thuriféraires assènent à coup d’articles dans de prestigieux journaux et de livres, l’existence par le passé d’une période où les musulmans dominateurs auraient considéré les adeptes d’autres religions comme leurs égaux. C’est bien entendu de l’Andalousie dont il s’agit.
Or, nous sommes aujourd’hui certains que s’il y’a eu cohabitation pacifique, elle n’était qu’épisodique, et conditionnée par la suprématie de l’Islam sur toute autre religion. La réduction à l’Etat de dhimmi des non-musulmans était la règle. Mais les califes ne s’arrêtaient pas là. Même les savants musulmans étaient sévèrement contrôlés, et bannis ou exécutés lorsque leurs travaux étaient supposés nuire au pouvoir confié par l’au-delà au despote local.

C’est ce mythe truqué, manipulé, édulcoré, que nous ressassent les islamistes pour endormir les consciences non musulmanes afin de leur présenter un supposé Islam des lumières. Ce même mythe culturellement réaménagé, sert d’argument de ralliement des populations musulmanes tièdes à la cause de la Oumma. Quoi de plus noble en effet qu’après un attentat revendiqué par les islamistes, d’entendre un Imam demander aux musulmans de participer aux retrouvailles de cet âge d’or où la paix régnerait comme elle aurait jadis régné ?

Or le moindre examen des faits depuis quelques décennies démontre que cette démarche est un pur chantage qui doit être interprété comme un choix forcé entre la peste et le choléra.

La charge de haine, de racisme et d’antisémitisme véhiculée par de nombreux prédicateurs, les attentats et meurtres exécutés par des musulmans aux quatre coins de la planète, ne peuvent que laisser supposer que le supposé âge d’or sera sanglant, ou ne sera pas. L’histoire des Lumières plaide pour la deuxième thèse, car la force et l’inertie de la raison a eu raison de bien plus puissant que l’Islam. Le malheur pour le musulman « sincère » est qu’il risque d’y perdre sa foi, car l’inertie de la raison est irréversible.

Les musulmans qui succombent à ce chantage seront dans ce cas tout aussi coupables de la fin programmée de l’Islam que leurs maîtres chanteurs, qui font miroiter un âge d’or futur, mais qui mettent en place un âge de plomb fatal pour l’Islam.

Islam et régression : L’analphabétisme guette la France
L’un des paradoxes de l’endoctrinement islamiste tient en ce qu’il ne peut survivre sans former une élite instruite, mais en même temps il se méfie de sa propre élite qui risque de croiser des œuvres humanistes et de cultiver le doute salvateur. Cette fois ce sont les islamistes qui sont pris à leur propre jeux, entre le marteau et l’enclume, et choisissent systématiquement les solutions favorables par défaut.
En d’autres termes, les islamistes ont besoin de l’instruction, mais la détestent au plus haut point, puisqu’elle porte en elle et objectivement, les germes de la fitna (la discorde). La solution par défaut consiste alors à limiter l’accès au savoir, en usant de la cooptation. Seul est « savant en Islam», celui qui est coopté, barrant le chemin à tout questionnement direct des paroles divines par le croyant lambda. Pour rassurer celui-ci –en réalité pour le maintenir dans la nécessaire ignorance-, le coopté présentera le cœur comme l’égal de la raison. En fait de cœur, c’est la foi qui est sacralisée, au point où le croyant ne peut plus, et ne doit plus agir qu’en fonction de sa foi.

L’intégrisme musulman se combat donc lui-même en prônant la non connaissance et l’analphabétisme pour préserver la frontière entre dominants et dominés en Islam, entre les cooptés qui guident et les guidés, entre les chefs de guerre et les fantassins.

Cette régression, par ailleurs qualifiable de préjudice à l’endroit de l’humanité est convoitée par les compagnons de route des islamistes. Les indigents promoteurs de l’indigénat, les assoiffés de prolétariats, les chercheurs en tiers-mondisme s’y sont engouffrés dès que la brèche depuis longtemps ouverte a été élargie par les islamistes tueurs d’Islam.

L’Islam régresse en « analphabétisant » la France, tous le savent, et ils en sont contents.

L’Occident : le dernier tombeau du Prophète ?
Bien avant l’arrivée d’Erdogan au pouvoir en Turquie, je m’opposais à l’hypothèse de Mohammed Charfi, qui prévoyait qu’en entrant dans l’Europe, la Turquie serait un vecteur de modernité pour tout l’Islam. La Turquie n’est toujours pas dans l’Europe, et je maintiens mon désaccord.

L’Islam est une bulle hermétique, ou plutôt unilatéralement perméable. Il prend et ne donne jamais. Sa raison d’être est de se complaire de et dans son circuit fermé. On entre dans le circuit, mais on ne peut en sortir, même temporairement, ce qui supprime d’emblée toute capacité d’œcuménisme sincère. En Islam, point de dialogue inter-religieux, seul le dialogue intra-religieux est valide, ou licite.

C’est ainsi que l’on peut qualifier l’appel international pour un moratoire sur la lapidation lancé par Tariq Ramadan, de monumentale supercherie. Il interdit à tout non musulman de se prononcer sur la question, afin de ne point briser le circuit fermé.

Nous sommes nombreux à penser que l’Islam ne peut se débarrasser de son archaïsme que s’il est confronté à la dure réalité temporelle. L’Occident, les occidentaux sont à ce propos les meilleurs alliés de l’Islam. Il est objectivement évident que si un Islam de paix devait voir le jour, ce serait en Occident, et grâce aux occidentaux. Il est tout aussi évident que si l’Islam devait être anéanti, il le sera en Occident, avec l’aide des musulmans qui creuseront le dernier tombeau du Prophète. L’Islam est en sursit.


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MessagePublié: 19 Aoû 2005, 07:31 
Swiss cheese & chocolate

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Je vous suis volontiers dans le développement, mais pas dans les conclusions.

Comment vous figurez-vous que l'Islam puisse être réformé en Occident? Par quel mécanisme? Et ensuite, quelle influence croyez-vous qu'aurait un tel Islam réformé en Occident sur le dar-al-Islam?

Et comment l'Occident pourrait-il détruire l'Islam en Occident? Cela me paraît tout à fait irréaliste: si l'Occident détruit «son» Islam, cela incitera l'«Islam-Islam» à réformer, dans une certaine mesure, mais cela ne le détruira pas.

Bien sûr, on peut espérer que la fin du pétrole, qui commence, d'ailleurs, va entraîner aussi le déclin du moteur «matériel» de l'Islam. Et c'est vrai. Il est vrai aussi que l'archaïsme barbare qu'est l'Islam de Mahomet est condamné à disparaître de toute manière devant les forces et l'élan de la vie. L'Islam, bâti sur le mensonge, disparait dès qu'on expose sa réalité, et cela sera fait. Tôt ou tard. Alors simplement patienter et parler tranquillement de réformettes pour passer le temps?

Mais ça peut prendre des décennies – des décennies de catastrophes. Il faut vraiment se demander quelle est la meilleure manière de procéder et agir là. Même si cela paraît trop difficile. Nous n'avons plus le temps. Maintenant, il faut vraiment faire le geste juste. Il faut frapper au cœur.
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MessagePublié: 19 Aoû 2005, 07:49 
Excellentes réflexions . Pourtant ce qui me gêne un peu c'est qu'on se focalise uniquement sur l'islam parce que ses conséquences en sont aujourd'hui caricaturales . Retourner aux textes c'est en effet retourner à l'Arabie du VIIème siècle.Ce qui s'est passé c'est que pour que ce soit "vivable" il faut s'éloigner des textes .Ce qui est théoriquement impossible et qui pourtant pratiquement s'est toujours un peu fait , d'où le retour de flamme d'"islamistes" qui veulent revenir à la pureté originelle . C'est la schizophrénie dont souffre l'islam !
Le catholicisme n'est pas le christianisme , on l'oublie trop souvent . Ce sont les Papes qui élaborent la doctrine de l'Eglise . Et je pense à Henri IV pauvre protestant assassiné par Ravaillac , qu'on qualifie de fanatique ! et je pense à toutes ces victimes de l'inquisition , et je pense à ce pauvre chevalier de la Barre, et je pense aux supplices réservés aux protestants , et je pense à toutes ces victimes coupables de n'être point nées dans le sein de l'Eglise catholique apostolique et romaine :arrow: "Hors de l'Eglise , point de salut" . .L'humanisme , la philosophie se sont développées EN DEHORS de la permission de l'Eglise , au début. Ayant longuement longuement étudié Saint Thomas , le Docteur angélique , pas si angélique que cela . Le puissant ordre des Dominicains n'a pas été tendre envers ses adversaires !les pauvres Franciscains !
C'est la laïcité qui a permis aux Juifs de pouvoir enfin respirer . Je me mets à leur place . En Espagne , en France , au Portugal , quand l'Eglise catholique était toute puissante , ils étaient à la merci d'une dénonciation . Ni en terre chrétienne , ni en terre musulmane ils n'avaient la tranquillité absolue . Pas plus dans la Cordoue du Xème , qu'avant ou après . C'est cela qu'il ne faut pas oublier . J'adore l'Espagne , j'ai dévoré en espagnol tout ce qui a trait à cette Espagne musulmane rêvée . Mais ce n'était pas pire que ce qui s'est produit à l'époque d'Isabelle la Catholique . Et le sort des " conversos" n'était pas meilleur que celui de los moros !!! Je veux parler des " marranes" , ces juifs d'Espagne et du Portugal , CONVERTIS DE FORCE AU CATHOLICISME , et qui continuaient à pratiquer clandestinement leur religion . Personne ne songe plus à cela car nous sommes dans une Europe qui n'est plus catholique et le catholicisme s'est repenti , a fait amende honorable , a battu sa coulpe . Mais qui redonnera la vie aux victimes " hérétiques" ? Toutes les religions peuvent être dangereuses car elles font intervenir des dieux . Alors les humains sont vaincus ! Il faut donner à l'Homme sa toute puissance , la religion de l'Homme comme le disait Jubrân !
Je suis d'accord pour dénoncer les textes de l'islam . Mais lisez ce que dit Voltaire à propos des textes de l'Eglise qui justifiaient les supplices de l'Inquisition . Il faut être juste . Sinon ce n'est plus de la recherche historique que l'on fait mais du combat politique . Il y a une légère différence . Dénoncer oui , occulter ce qui gêne , non .


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MessagePublié: 19 Aoû 2005, 08:08 
Ma réponse s'adressait à Kebir Djbil.
Je viens de lire le post de Ajm . Il a raison : il faut OSER DIRE que certaines prescriptions sont un tissu d'âneries ! Si le texte n'était pas religieux on le dirait sans problème !
Dites à quelqu'un : tu as baisé avec une femme qui n'est pas la tienne , tu seras condamné à recevoir cent coups de fouet , ou pire tu seras lapidé :!:
ou :arrow: tu as volé , donc tu auras la main coupée :!:
ou :arrow: "cache tes cheveux , enveloppe toute ta personne car tu m'excites trop :!:
Mais on vous délivre sur le champ un billet d'entrée pour l'asile de fous !
La même chose concernant les malédictions contre les" infidèles" : c'est une incitation à la haine , une incitation à tuer tous les pourris de la terre , à les traiter de " chiens " , de " porcs " , de " singes" , puisque LE TEXTE SACRE le dit . Si cela était écrit dans un texte profane , on mettrait cela à la poubelle .
La différence c'est que c'est un texte sacré et qu'on ne peut rien faire .
Aller toucher à une vache sacrée en Inde , et vous m'en direz des nouvelles . Piétiner autrefois des hosties consacrées devenues le corps du Christ . Je puis vous assurer que le résultat était garanti . Dès que l'on touche au sacré :arrow: :twisted:


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MessagePublié: 19 Aoû 2005, 08:20 
Swiss cheese & chocolate

Enregistré le: 06 Mai 2005, 09:35
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Oui, très bonne réaction. Il faut dépasser le niveau du respect à des textes, tout au moins pour ce qui concerne le temporel. Mais comment?

Les moyens existent, bien sûr. Les systèmes aussi. L'avènement des démocraties occidentales en a créé et testé des centaines, de la démocratie directe aux monarchies parlementaires en passant par les républiques et autres constructions intermédiaires. Même un calife (remplaçant de Dieu) est envisageable dès lors que lui aussi se soumet à certaines lois fondamentales dont on peut aujourd'hui démontrer, si les vieux cultes nous fichent la paix, qu'elles sont profitables à la communauté.

Mais il manque un moyen d'opérer la réforme, ou de l'accélérer. Il manque une institution, ou un système, permettant de faciliter le processus d'élévation au-dessus de l'autorité des textes. Il faut se demander par quel mécanisme l'esprit se libère des textes, de la foi rigide, pour évoluer vers la réalité, vers une foi vivante, en somme scientifique. Puis créer un environnement où ce mécanisme est aussi favorisé que possible. Et le créer là où sa nécessité est la plus évidente.

Et pour le reste, il faut lutter contre la rigidité, l'absence de compréhension qui plombe la réflexion dès lors qu'on se laisse fasciner par les idées d'autrui. Oui, il faut invoquer Voltaire, et tous les grands esprits de l'histoire, mais toujours pour nous encourager à penser aussi bien qu'eux, et jamais comme eux. Lorsque suffisamment de gens penseront vraiment par eux-mêmes, nous serons libérés des textes. Pas avant.
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MessagePublié: 19 Aoû 2005, 18:56 

Enregistré le: 22 Juin 2005, 00:16
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Pardonnez mes phôtes, et notamment le « sursit ». C’est bien « sursis » qu’il fallait lire. Mais bon, à force de fréquenter les forum d’Oumma, on devient chèvre.

Ajm, je n’ai aucune idée sur le mécanisme nécessaire à la réforme de l’Islam en Occident. Je ne suis même pas convaincu que l’essentiel soit de réformer l’Islam. La Thora n’a pas eu besoin d’être réécrite pour que les juifs abandonnent la lapidation et la polygamie.

D’autre part, il faut se méfier du raccourci prétendant que l’amenuisement des réserves de pétrole est essentiel dans le déclin du soutien matériel à l’Islam, même s’il est vrai en partie.

En effet, il ne faut pas oublier qu’en Islam sunnite, même s’il n’existe pas de clergé, il y’a une forte concurrence entre Etats musulmans pour l’accès à un pouvoir central, une forme de clergé déguisé, amalgamant islamité et arabité. Pour le musulman lambda, cette concurrence se manifeste le premier et le dernier jour du mois de Ramadan. Les uns adoptent la décision égyptienne, les autres la décision saoudienne.
Et c’est là que l’argument de l’affaiblissement de l’Islam par la disparition du pétrole s’avère léger, puisque l’Egypte n’use d’aucune ressource énergétique pour asseoir sa domination sur une partie des âmes musulmanes.
On oublie trop souvent que le conflit israélo-palestinien est un carburant probablement plus convaincant pour un musulman que la production de pétrole. Ils sont des centaines de milliers à être prêts à mourir en martyr en tuant un seul israélien, ou un seul juif, je n’en connais pas un seul qui soit mort en martyr pour protéger une raffinerie, au contraire, au Koweït et en Irak, ils y ont mis le feu.
C’est là que l’Egypte s’est positionnée. Elle est devenue l’un des intermédiaires essentiels dans le processus de paix, tout en instrumentalisant les palestiniens.

Ceci dit, je suis d’accord qu’il faille faire le geste juste, et frapper au cœur. Mais comment ? et Où ?


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MessagePublié: 19 Aoû 2005, 19:30 
jbil kébir a écrit:
Ceci dit, je suis d’accord qu’il faille faire le geste juste, et frapper au cœur. Mais comment ? et Où ?



G. Flaubert a écrit:
Je demande, au nom de l'humanité, à ce qu'on broie la Pierre-Noire, pour en jeter les cendres au vent, à ce qu'on détruise La Mecque, et que l'on souille la tombe de Mahomet. Ce serait le moyen de démoraliser le Fanatisme."

Voilà pour le où.

Le comment n'est qu'un problème de logistique accessible à quasiment n'importe quel état occidental.

S.G.


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MessagePublié: 19 Aoû 2005, 20:13 
Swiss cheese & chocolate

Enregistré le: 06 Mai 2005, 09:35
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Comment et où?

Le mécanisme de la réforme doit ici consister en une mise à plat complète. Pas simplement la reprise des ijtihads, mais la remise en question du bien-fondé du message du prophète. Et pas par des «experts», mais par la masse des Musulmans. Il faut informer les Musulmans sur les vraies bases de leur religion. Face aux faits, je pense qu'une écrasante majorité d'entre eux préféreront oublier le rêve coranique.

Aujourd'hui, l'Islam, aux yeux des Musulmans, est d'abord une chose en laquelle on croit. Ce n'est qu'ensuite, peut-être, en fait rarement, qu'on s'intéresse aux sources. Et ceux qui le font s'y engluent. Il n'y a certes pas de clergé (chez les Sunnites), mais il y a une très forte cooptation qui empêche de facto une recherche indépendante. Et lorsque le Musulman érudit l'est officiellement, érudit, il lui est devenu impossible de renier le message du groupe. Il faut briser cette chaîne.

Pour ce faire, il faut répandre la bonne compréhension de ce qu'a été l'Islam des origines d'une manière en même temps scientifique, c'est-à-dire fondée, inattaquable, et de nature à respecter la psyché du croyant, c'est-à-dire avec un certain sens du cérémonial sacré. Il faut bien sûr publier, dans de nombreuses langues, mais il faut surtout créer un «endroit sacré», un lieu où les Musulmans pourront toucher du doigt les sources de leur religion et constater par eux-mêmes si elle correspond à leurs rêves. Une sorte de musée moderne de l'Islam, où le coran et les autres textes des origines sont analysés scientifiquement et, tout de même, avec tout le respect que l'on doit à la foi authentique.

Par exemple, le coran: Il faut le présenter sous ses formes originales d'avant Othman, puis l'exposer dans différents ordres: chronologiques, par thèmes, par degré de lisibilité, par puissance d'évocation. Ensuite, il faut en visualiser les sourates dans leur contexte, montrer les liens souvent monstrueusement terre-à-terre de ces textes avec le temporel. Il faut aussi mettre en parallèle le coran, les hadiths, les événements et les interprétations les plus fréquentes qui en ont été faites (pas la peine d'aller dans le détail des ablutions – le djihad et le traitement des femmes et des membres d'autres religions suffiraient sans doute déjà). En deux mots, il faut présenter aux Musulmans le *sens* du message coranique dégagé de sa gangue de foi et de récitation obsédante.

Il faut aussi pouvoir en parler, en débattre, mais sans que cela tourne à l'affrontement. Il faut donc une interface, comparable à celle que nous utilisons ici, mais optimisée pour conduire à des décisions convaincantes. Il faut recréer électroniquement le processus décisionnel typique du divan, où une décision n'est bonne que lorsque tout le monde la trouve bonne. C'est la partie la plus créative et la plus captivante du projet (enfin à mon avis).

Et il faut réunir ces deux éléments – le musée interactif, sorte de monastère avec sa chapelle contenant les objets sacrés, et l'interface de discussion – dans un lieu qui revête une importance tout particulière dans notre contexte: La Mecque. Ou une oasis dans les environs. Un lieu isolé, atteignable seulement à pied ou à dos d'âne. De la place pour quelques dizaines de milliers de pèlerins. Et le tout sous surveillance constante (webcams), excepté dans les cellules (exigües) des pèlerins, qui débattraient et surtout constateraient les issues des débats précédents grâce à l'interface évoquée ci-dessus. Le monde entier observerait, fasciné. Et les pèlerins le sauraient, le sentiraient.

Voilà, en deux mots.

De quoi exposer l'Islam en direct à quelque chose comme un million de gens par an et à faire de cet endroit le centre ardent de réflexion des croyants du monde entier. De quoi éclairer suffisamment de gens pour que le message de haine du prophète soit devenu un «simple» événement historique pour une solide majorité de Musulmans d'ici deux ou trois décennies. De quoi mettre un terme définitif à l'islamisme. Si cela réussit.

Mais, si la religion de Mahomet s'y noiera, sans doute, la puissance de réflexion, elle, restera, et même fera école. Et le système de débats menant à des majorités totales, qui peut être compris aussi comme une spécificité de l'Islam, aura acquis ses lettres de noblesse. Et le monde musulman aura son système politique propre, sa pensée propre. Sa vraie pensée, vivante, créative, tournée vers l'avenir. En un mot: réformée.
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MessagePublié: 30 Aoû 2005, 11:48 
Swiss cheese & chocolate

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Islamistes – dehors!
par Daniel Pipes
New York Sun
30 août 2005

VO: http://www.danielpipes.org/article/2912

À mesure que sont comprises et assimilées toutes les implications des attentats terroristes de Londres, perpétrés par des djihadistes locaux, des Occidentaux abordent publiquement le problème de l'Islam radical avec une clarté et une fermeté nouvelles.

Le développement le plus profond est constitué du soudain besoin des Britanniques, entre autres, de définir la signification concrète de leur nationalité. Face au défi islamique, les identités historiques que l'on pensait acquises doivent être reformulées.

Le phénomène se fait jour là où, au cours des derniers mois, les affirmations des islamistes déclenchèrent un sursaut de volonté européen en faveur d'usages historiques, comme en témoignent l'interdiction de la burqa en Italie, l'obligation faite à un écolier allemand de participer à des cours de natation mixtes et aux hommes souhaitant obtenir la citoyenneté irlandaise de renoncer à la polygamie. Lorsqu'un important politicien belge annula un déjeuner avec un groupe iranien après que ses membres aient exigé que l'on n'y serve pas d'alcool, son porte-parole expliqua qu'«on ne peut pas forcer les autorités belges à boire de l'eau».

Comme le montrent deux déclarations faites le même jour de la semaine passée, le 24 août, des politiciens occidentaux de premier plan dépassèrent ce niveau anecdotique pour aborder le cœur de la question civilisationnelle.

David Cameron, porte-parole de l'opposition pour l'éducation nationale britannique et l'un des plus brillants espoirs du parti conservateur, définit l'essence de la conscience britannique comme étant «la liberté dans un État de droit» et ajouta que cette expression «explique la presque totalité de ce que vous devez savoir sur notre pays, nos institutions, notre histoire, notre culture – et jusqu'à notre économie». Peter Costello, ministre australien des finances considéré comme l'héritier du premier ministre Howard, déclara: «L'Australie attend de ses citoyens qu'ils partagent certaines convictions primordiales – la démocratie, l'État de droit, l'indépendance du pouvoir judiciaire, les libertés individuelles.»

M. Cameron s'exprima avec une franchise sans précédent en quatre ans de débats politiques depuis le 11 septembre 2001: «Le moteur de la menace terroriste actuelle est le fondamentalisme islamique. La lutte que nous avons engagée est d'essence idéologique. Au cours du siècle passé, un courant de pensée islamique s'est développé qui, comme d'autres totalitarismes tels que le nazisme et le communisme, offre à ses partisans une forme de rédemption par la violence.»

Plus impressionnants encore sont les appels croissants à l'exclusion des islamistes. Deux politiciens ont ainsi recommandé aux islamistes étrangers de rester hors de leur pays. Monique Gagnon-Tremblay, la ministre québécoise des relations internationales, refuse d'accueillir favorablement ceux «qui veulent se rendre au Québec sans respecter les droits des femmes ou de quelconques autres droits prévus par notre code civil». Bob Carr, premier ministre de l'État australien de New South Wales, souhaite que les candidats à l'immigration ne reçoivent pas de visa s'ils refusent de s'intégrer. «Je ne pense pas qu'ils devraient être admis», dit-il.

M. Costello s'avança plus avant: observant que l'Australie «est fondée sur une démocratie, selon les termes de notre Constitution, nous avons un État séculier. Nos lois sont formulées par le Parlement australien. Si ces valeurs ne sont pas les vôtres, si vous voulez vivre dans un pays soumis à la charia ou à un État théocratique, alors l'Australie n'est pas pour vous.» Les islamistes au bénéfice d'une double nationalité, poursuit-il, devraient être priés «d'exercer les droits de leur autre citoyenneté», c'est-à-dire de quitter l'Australie.

De même, Brendan Nelson, le ministre australien de l'éducation, enjoignait ce même 24 août aux immigrants de «se conformer à la constitution australienne, au droit australien». Sinon, «ils peuvent aussi bien ficher le camp». Geert Wilders, chef de son propre petit parti au parlement hollandais, appela lui aussi à l'expulsion des immigrants non naturalisés et qui refusent de s'intégrer.

Mais ce fut le chef de file britannique de l'opposition pour la défense nationale Gerald Howarth qui alla le plus loin, suggérant au début août que tous les islamistes britanniques devraient quitter le pays. «S'ils n'aiment pas notre mode de vie, le remède est simple: qu'ils aillent dans un autre pays, qu'ils s'en aillent.» Il souhaite appliquer ce principe également aux islamistes nés en Grande-Bretagne, comme l'étaient trois des quatre poseurs de bombe londoniens: «Si vous ne prêtez pas allégeance à ce pays, quittez-le.»

Ces déclarations, toutes prononcées au cours des six derniers mois, suscitent plusieurs remarques. D'abord, où sont les Américains? Aucun politicien américain majeur n'a évoqué l'idée de considérer les islamistes nés Américains comme des importuns. Qui sera le premier?

Ensuite, il faut relever l'accent constant placé sur la loi et les questions juridiques. Cela nous ramène très justement au fait qu'en définitive, le projet islamiste consiste à faire appliquer la loi islamique, la charia.
Enfin, ces commentaires sont de nature à devenir des indicateurs d'une campagne plus large visant à restreindre et à exclure les islamistes – un geste qui ne saurait venir trop tôt.
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MessagePublié: 30 Aoû 2005, 21:13 
Ajout :

Citation:
Lorsqu'un important politicien belge annula un déjeuner avec un groupe iranien après que ses membres aient exigé que l'on n'y serve pas d'alcool, son porte-parole expliqua qu'«on ne peut pas forcer les autorités belges à boire de l'eau.


Cela est un détail comparé à un autre évènement ayant eu lieu le jour même.

La présidente du senat, excusez du peu, Anne Marie Lizin (PS) refuse de rencontrer le président de la délégation iranienne, celui-ci ayant fait savoir qu'il ne lui serrerait pas la main au prétexte qu'elle est une femme (contact physique interdit entre hommes et femmes selon l'islam).

Partant du fait que nos représentants se comportent en respectant les usages des pays visités, le peuple belge en attend de même de la part de ses visiteurs étrangers.

La rencontre fut donc annulée.

Citation:
Ni vin ni femmes
Le Soir en ligne
jeudi 30 juin 2005, 19:35
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Un déjeuner prévu par Hermann De Croo à la Chambre, pour une délégation iranienne, a été annulé parce que les invités refusaient que de l'alcool soit à table. Ils n'ont par ailleurs pas daigné serrer la main d'Anne-Marie Lizin.
Le président de la Chambre, Herman De Croo, devait recevoir à déjeuner vendredi une délégation de parlementaires emmenée par le président du parlement conservateur, Gholam Ali Hadad Adel.

Je n'ai pas reçu de demande écrite, mais il m'est revenu indirectement qu'on demandait qu'aucun alcool ne soit servi, a expliqué M. De Croo, qui a l'habitude de faire accompagner de vin les repas offerts à ses hôtes. Même pour quelqu'un de tolérant comme Herman De Croo, c'est aller un peu loin, a déclaré le président de la Chambre. Les députés belges ont décidé qu'on se tenait aux usages des Occidentaux. Les invités ne sont pas obligés de boire de l'alcool, mais on ne voulait pas se plier aux règles de l'extérieur, a expliqué un porte-parole de la Chambre.

Le déroulement de la visite a dès lors été modifié. Les parlementaires iraniens devraient être reçus vendredi en fin de matinée au Palais de la nation, dans le centre de Bruxelles. Le programme prévoit un entretien d'une heure avec M. De Croo mais le déjeuner a été annulé, a expliqué le porte-parole.

Refus de serrer la main d'une femme

Par ailleurs, la présidente du Sénat, Anne-Marie Lizin, a annulé à la dernière minute une cérémonie d'accueil avec la délégation iranienne en raison du refus répétitif de serrer la main d'une femme exprimée par M. Hadad Adel, selon un communiqué diffusé peu avant l'heure prévue pour la rencontre.

La présidente du Sénat rappelle que les us et coutumes de chaque pays sont respectables et que les nôtres placent les hommes et les femmes sur un pied d'égalité, y compris dans la manière d'exprimer un accueil.

Anne-Marie Lizin regrette dès lors qu'il n'y aura pas d'accueil au Sénat, indique ce communiqué.

(D'après AFP)


S.G.


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MessagePublié: 31 Aoû 2005, 06:27 
Swiss cheese & chocolate

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http://www.danielpipes.org/blog/466

Citation:
[url=http://www.euobserver.com/?sid=9&aid=19472]EU brushes off Belgian Islam hand-shake spat[/url]: The main thrust of this article by Andrew Rettman in the EUobserver concerns the dhimmitude of the European Union's foreign affairs chief, Javier Solana, on receiving Iranian parliamentary delegates meeting in Brussels, serving coffee, fruit juice and water, and perfectly happy to accept that the Iranian males did not shake hands with the EU women ("The Iranians do not shake hands with women. It's their personal decision and they are our guests").

But Rettman also adds that one day earlier, on June 30, the president of Belgium's upper house, Anne-Marie Lizin, canceled her meeting with the same Iranian delegation because of the hand-shake dispute; and the speaker of the lower house, Herman de Croo, cancelled a lunch with the Iranian group after it insisted on there being no alcohol at all at the event. Instead, he briefly met with them in his parliamentary office. As a spokesman for the Belgian senate memorably commented to Rettman, "You can't force the authorities of Belgium to drink water." (July 1, 2005)

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MessagePublié: 10 Oct 2005, 11:48 
Swiss cheese & chocolate

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http://www.ajm.ch/#10.10.05

Réformer l'Islam de l'extérieur?
10.10.2005

C'est l'idée qui vient le plus naturellement à l'esprit des Musulmans ou ex-Musulmans d'Occident, bien sûr, à l'image de [url=http://www.google.com/search?hl=fr&c2coff=1&rls=GGLI%2CGGLI%3A2005-21%2CGGLI%3Afr&q=tariq-ramadan+r%C3%A9forme-de-l%27islam&lr=]Tariq Ramadan[/url], qui ne fait toutefois que jouer sur le terme, et les mots, sans proposer la moindre réforme concrète, au contraire, ou de [url=http://www.huffingtonpost.com/nathan-gardels/salman-rushdie-inside-th_b_8486.html]Salman Rushdie[/url], qui ne s'attend à l'émergence d'aucun mouvement de ce type depuis les pays arabo-musulmans.

L'idée paraît séduisante, facile surtout: au contact de l'Occident et des avantages évidents qu'offrent les droits démocratiques et la laïcité (sécurité, liberté, prospérité, progrès), les Musulmans devraient comprendre la nécessité d'adapter leur religion et d'en expurger les éléments agressifs, les exhortations au meurtre des infidèles, les ambitions de domination mondiale.

Mais c'est hélas tout à fait impossible, et il faut vraiment que Ramadan soit hypocrite jusqu'en son tréfonds et Rushdie bien fatigué par trop de jeux intellectuels pour croire en cette issue. Pourquoi?

D'abord et surtout, il y a un conflit sur l'essence même des concepts utilisés. L'Islam, comme toutes les idéologies, comporte certains éléments centraux et obligatoires et d'autres qu'il est possible de remettre en question, de discuter. Ainsi, l'Islam reste l'Islam, par exemple, même si l'on y change radicalement la manière de traiter les morts – oubliés sous un peu de sable et sans la moindre inscription pour [url=http://www.aujourdhui.ma/international-details38346.html]certains[/url], révérés dans de véritables villes-mausolées pour [url=http://www.benadorassociates.com/article/6890]d'autres[/url].

Mais l'Islam n'est pas l'Islam, par exemple, sans la foi en un dieu unique, exclusif et tout-puissant. Même si nous pouvions réunir des millions de Musulmans qui acceptent la légitimé de dieux divers au nom des [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Versets_sataniques]versets sataniques[/url], par lesquels Mahomet reconnut, brièvement, des déesses préislamiques au titre de «filles d'Allah», nous n'en ferions pas une religion réformée pour autant. Nous n'aurions guère créé qu'une secte de plus, à l'image, par exemple, des [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Alaouites]Alaouites[/url].

Or il faut, pour réformer l'Islam de manière à le rendre tolérable pour le non-Islam, changer des éléments qui, contrairement à la situation régnant dans les autres religions dites monothéistes, se situent au cœur même de la foi musulmane, qui en constituent l'essence, la flamme vive, l'origine centrale, le noyau dur.

Ainsi, le Coran, la parole de ce dieu unique et tout-puissant, est un message résolument centré sur l'exclusion de toute autre religion que l'Islam. Démonstration: le Coran classe ses sourates par ordre de taille décroissant, sauf quelques exceptions mineures (vers le milieu de l'ouvrage) et une exception majeure: la première sourate, qui ne compte que six (ou sept, le premier pouvant être considéré comme une introduction de portée générale) versets et qui est récitée à plusieurs reprises au cours au cours de chacune des cinq prières quotidiennes du Musulman moyen, dès l'enfance. Et que dit cette [url=http://www.intratext.com/IXT/FRA0015/_P1.HTM]première sourate[/url], si fortement mise en évidence? De bonnes choses, à première vue:

Citation:
1. Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
2. Louange à Allah, Seigneur de l'univers.
3. Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
4. Maître du Jour de la rétribution.
5. C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours.
6. Guide-nous dans le droit chemin,
7. le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

Mais quel est ce [url=http://www.intratext.com/IXT/FRA0015/45.HTM]chemin[/url], sinon le djihad? Et qui sont ces [url=http://www.intratext.com/IXT/FRA0015/GT.HTM]égarés[/url]? À qui pensent les Musulmans en répétant, des milliers de fois, cette sourate en apparence anodine? Ce sont les mêmes, car désignés par les mêmes termes, que ceux

Citation:
frappés de malheur, pour n'avoir pas cru aux signes d'Allah, et assassiné injustement les prophètes, et aussi pour avoir désobéi et transgressé. (3:112);

qu'Allah a maudit, qui [ont] encouru Sa colère, et ceux dont Il a fait des singes, des porcs, et de même, celui qui a adoré le Tagut, ceux-là ont la pire des places et sont les plus égarés du chemin droit. (5:60)

Oui, ce sont les «gens du Livre» à qui il faut dire, entre beaucoup d'autres choses,

Citation:
(…) n'exagérez pas en votre religion, s'opposant à la vérité. Ne suivez pas les passions des gens qui se sont égarés avant cela, qui ont égaré beaucoup de monde et qui se sont égarés du chemin droit. Ceux des Enfants d'Israël qui n'avaient pas cru ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie, parce qu'ils désobéissaient et transgressaient. Ils ne s'interdisaient pas les uns aux autres ce qu'ils faisaient de blâmable. Comme est mauvais, certes, ce qu'ils faisaient! Tu vois beaucoup d'entre eux s'allier aux mécréants. Comme est mauvais, certes, ce que leurs âmes ont préparé, pour eux-mêmes, de sorte qu'ils ont encouru le courroux d'Allah, et c'est dans le supplice qu'ils éterniseront. (5:77 et s.).

Et puis, vous, les égarés, qui traitiez (la Résurrection) de mensonge, vous mangerez certainement d'un arbre de Zaqqoum. Vous vous en remplirez le ventre, puis vous boirez par-dessus cela de l'eau bouillante, vous en boirez comme boivent les chameaux assoiffés. Voilà le repas d'accueil qui leur sera servi, au jour de la Rétribution. (56:51 et s.)

Et [url=http://www.intratext.com/IXT/FRA0015/89.HTM]cetera[/url], et [url=http://www.intratext.com/IXT/FRA0015/3S.HTM]cetera[/url], et [url=http://www.intratext.com/IXT/FRA0015/1Z.HTM]cetera [/url](il vaut la peine de cliquer sur ces liens). Quinze à vingt fois par jour, une vie durant. Et il y a des [url=http://www.ajm.ch/#Hajj]périodes autrement plus intensives[/url]. Comment réformer cela? En promouvant des «[url=http://www.quranicstudies.com/article65.html]interprétations[/url]» de ce type, qui se concentrent sur la grammaire, la prononciation, le sens méditatif ou spirituel?

Le seul moyen qui ait jamais fait ses preuves consiste à renoncer à la prière islamique, à [url=http://www.ajm.ch/islam]séculariser les Musulmans[/url]. Et cela peut marcher, en effet, pour les Musulmans d'Occident. Mais alors quel message de réforme pourront-ils transmettre aux Musulmans d'Islam, pour qui ils seront devenus des apostats, les pires des égarés?

Et puis il y a des aspects plus terre-à-terre, presque politiques. Des Musulmans apparemment réformés (qui ne haïssent pas trop vivement les non-Musulmans) peuvent être d'avis, tout de même, qu'il vaut la peine de jouer la carte de l'Islam dès lors qu'ils ont l'impression, par exemple, que l'Occident persécute l'Islam, ce que d'innombrables instances, notamment [url=http://www.pmw.org.il/]pro-palestiniennes[/url] s'essoufflent à mentir, ou que l'Islam a des chances de s'imposer, que ce soit par [url=http://infos.aol.fr/info/ADepeche?id=418067&cat_id=5]le terrorisme[/url], par [url=http://www.meforum.org/article/771]la guerre[/url] ou par [url=http://english.aljazeera.net/HomePage]la ruse[/url]. Comment aurions-nous la garantie que l'Islam se réforme bel et bien aussi longtemps qu'il se nomme l'Islam, qu'il pratique l'Islam, qu'il propage l'Islam?

Et même si les Musulmans étaient sincères à propos de cette réforme, et que, de surcroît, ils maîtrisent leur inconscient (car le message du Coran perdurerait), il nous resterait les terroristes convaincus, qui s'inspirent directement des actes du prophète et qui ne se soucient d'aucuns réformateurs. Et même si ceux-ci se calmaient, à cours de relève, d'argent, d'armement, de publicité, de hargne, il nous resterait le monde musulman – un désastre de conspirationnisme, d'échec industriel et social, de paupérisme, d'arriérisme et de médiocrité.

Et alors, ce serait «nos» Musulmans qui leur apporteraient la «réforme»? Et cette réforme consisterait à rejeter ce qui fait le cœur même de la conscience musulmane depuis des siècles? Ce serait le dernier affront. Et une telle humiliation n'est jamais tolérée sans un profond sentiment de défaite, infligée par un dominateur absolu. Ainsi, si l'Occident, la civilisation, veut réformer l'Islam de l'extérieur, sa seule voie est de le vaincre totalement, absolument, de l'écraser, comme il a vaincu les nazis ou les Japonais. Sans cela, l'Islam restera l'Islam et continuera de mener son éternelle guerre terroriste contre l'humanité.

Et c'est en vérité vers une telle issue que conduisent tant les adeptes de la réforme extérieure que ceux d'un Islam des lumières totalement imaginaire. Car l'Islam, de par sa nature même, de par ses rites, ses éléments fondateurs essentiels, nourrit la haine et la coercition à l'égard de tout ce qui n'est pas l'Islam. L'Islam est la sanctification des pires errements de la religion, de l'utilisation de l'énergie de la foi à des fins criminelles et sanglantes. Et c'est cette découverte, et cette découverte seulement, qui pourra lui apporter la réforme saine dont il a besoin.

La réforme de l'Islam doit appartenir à l'Islam en propre. C'est aux Musulmans de lancer, de nourrir, de mener à chef ce processus, de l'intérieur, du centre même de l'Islam. C'est à eux de résoudre ce terrible amoncellement d'erreurs, d'y mettre de l'ordre et d'en ramener, par une réflexion qui leur soit spécifique, les valeurs qui donneront à leur civilisation future des bases enfin raisonnables. C'est à eux de redéfinir leur foi. Alors, nous éviterons peut-être ce qui menace toujours davantage de devenir le pire des affrontements de l'histoire.
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Dernière édition par ajm le 14 Oct 2005, 14:21, édité 1 fois au total.

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