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MessagePublié: 06 Aoû 2005, 11:02 
Swiss cheese & chocolate

Enregistré le: 06 Mai 2005, 09:35
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Par exemple: Olivier Roy, qui barbouille aujourd'hui les esprits de la notion selon laquelle le terrorisme islamiste en Occident serait au fond causé par la mondialisation. Voyons ce que Roy disait il y a une douzaine d'années avec cette critique datant de 1995:

L'échec de l'Islam politique
par Olivier Roy

L'échec de l'Islam politique. Paris: Seuil, 1992. 255 p.
Traduction anglaise par Carol Volk: The Failure of Political Islam.
Cambridge, Mass.: Harvard University Press, 1994. 238 p.

Commentary
Juin 1995


Critique de Daniel Pipes

Version originale anglaise: [url=http://www.danielpipes.org/article/659]The failure of Political Islam[/url]

Depuis des décennies, le «conflit du Moyen-Orient» a fait référence à un affrontement israélo-arabe. Maintenant que cette dispute semble se calmer quelque peu, le conflit central de la région s'articule autour de l'Islam fondamentaliste: les Musulmans intégristes parviendront-ils à s'emparer du pouvoir, ou les autocrates actuellement en place, pour la plupart non fondamentalistes, parviendront-ils à se maintenir en selle?

La réponse a d'énormes implications d'abord pour les Musulmans concernés, mais aussi pour Israël et les États-Unis. Si les intégristes arrivent au pouvoir, l'avenir du Moyen-Orient s'assombrira pour longtemps. Les armes de destruction massive proliféreront, les affrontements militaires deviendront plus fréquents et les économies régresseront. Cela s'accompagnera probablement d'une guerre totale contre Israël, et les Américains seront pris pour cible par le terrorisme et d'autres formes de violence.

Les fondamentalistes pourraient fort bien s'emparer de plusieurs gouvernements en peu de temps. En Algérie, le Front islamique du Salut (FIS) a déclenché une guerre civile potentielle. En Égypte, les fondamentalistes radicaux contrôlent certaines parties des villes et des campagnes. Des partis intégristes ont réalisé des scores impressionnants dans presque tous les pays musulmans possédant un système électoral (Turquie, Liban, Jordanie, Koweït, Pakistan, Malaisie). Tout indique que le défi fondamentaliste lancé à l'ordre établi est train de croître. Une grande partie du monde musulman est menacée.

On peut donc s'étonner de découvrir qu'Olivier Roy, fameux analyste français des questions islamiques, ait publié un ouvrage intitulé «L'échec de l'Islam politique». L'Islam politique serait un échec? Roy n'ignore rien de ce qui se passe en Algérie et dans d'autres pays, bien sûr, de sorte que l'«échec» doit pour lui concerner autre chose que la puissance politique conventionnelle.

L'échec auquel il fait allusion découle d'un raisonnement subtil établissant une distinction entre islamisme et néofondamentalisme. Pour Roy, le premier désigne l'aspiration à la puissance politique et le second la concentration sur la famille et la mosquée. Au lieu de renverser l'État, les néofondamentalistes tentent de créer leurs propres versions miniatures de la société idéale. Ce que fait le gouvernement iranien est de l'islamisme, alors que les autorités saoudiennes parrainent le néofondamentalisme. Dans la vision de Roy, le néofondamentalisme constitue une «dégradation» et un «affaiblissement» de l'islamisme, car il n'en conteste «qu'en paroles» les aspects politiques, économiques et sociaux.

Roy affirme qu'hormis en Iran l'islamisme a échoué tandis que la version plus douce du néofondamentalisme s'est montré florissante. Cette image d'un Islam en dilution suggère que l'élan islamique n'a que peu de vigueur politique. Son impact, exception faire des parenthèses constituées par la Révolution iranienne et la guerre en Afghanistan, est essentiellement socioculturel: il laisse des traces dans les rues et les usages, mais n'a aucune relation solide avec le pouvoir au Moyen-Orient. Il n'influence ni les frontières, ni les intérêts des États. Il n'a pas créé un «troisième pouvoir» dans le monde. Il n'a même pas été capable d'offrir aux populations musulmanes une formule politique concrète pour exprimer leur anticolonialisme.

Bref, le défi de l'Islam politique est surestimé. Roy déclare avec grandeur que la révolution islamique est derrière nous. Ce serait même également le cas en Iran où «le Téhéran des mollahs», dit-il dans un passage stupéfiant, aurait des allures «très américaines» (je recommande à tous les Américains d'examiner soigneusement les prochaines images de Téhéran qui leur tomberont sous la main afin d'y chercher des analogies avec leur lieu d'origine).

Pour toutes ces raisons, Roy conclut que l'Islam fondamentaliste ne constitue pas un challenge important pour l'Occident. Ce ne serait «pas un facteur géostratégique»: il n'unifiera pas le monde musulman et ne modifiera pas l'équilibre des forces au Moyen-Orient. Nous pouvons nous détendre. Dans l'état de «dégradation» et d'«affaiblissement» où Roy le trouve, le fondamentalisme n'apporterait aucun changement notable même s'il chancelait jusqu'au pouvoir: aujourd'hui, selon lui, une victoire politique des islamistes dans un quelconque pays musulman n'entraînerait que des modifications mineures dans les usages et les lois.

Roy est un islamologue très érudit, et même brillant, dont le livre regorge de vues perspicaces et d'épigrammes mémorables (mon préféré: «Il y a des Musulmans heureux; il n'y a pas d'islamistes heureux»). Son analyse contient d'importants éléments de vérité. Il relève ainsi avec justesse que l'Islam fondamentaliste est une forme de modernisation. Contrairement à une supposition courante, ce fondamentalisme n'est pas médiéval dans l'esprit mais constitue bien une forme de protestation résolument moderne. Pour reprendre la formulation élégante de Roy, c'est «la charia plus l'électricité».

Roy constate également avec raison que l'Islam fondamentaliste ne peut pas fonctionner: il n'y a aucune chance que son programme se révèle utile aux Musulmans ou qu'ils s'y accrochent durablement. À mesure que les Musulmans reconnaîtront le dysfonctionnement élémentaire du fondamentalisme, ils l'abandonneront. Ici, toutefois, Roy rate le coche: la réalisation du fait que le fondamentalisme ne fonctionne pas pourrait prendre des années, voire des décennies. Entre-temps, comme le montre l'exemple antérieur du marxisme-léninisme, les régimes touchés peuvent infliger des sévices terribles à leurs propres populations et au reste du monde. Les mollahs iraniens ont goûté au pouvoir et semblent l'apprécier; nous devons nous attendre à ce qu'ils fournissent de gros efforts pour conserver le contrôle de leur pays.

Mais la notion la plus incroyablement faussée du livre de Roy est contenue dans sa thèse sur l'échec de l'Islam fondamentaliste. Il semble croire que parce que les fondamentalistes n'ont pas encore envahi le monde musulman, il est exclu qu'ils y parviennent jamais. C'est un peu comme un analyste de 1933 qui aurait affirmé, 16 ans après le coup bolchevique, que «la révolution est derrière nous» parce que le communisme n'avait encore pu prendre le pouvoir que dans deux pays (le deuxième étant la Mongolie), et n'y avait même pas encore réalisé ses idéaux socialistes. Cette conclusion, bien sûr, aurait constitué une profonde erreur. Une erreur que Roy commet aujourd'hui, 16 ans après la révolution iranienne.

En fait, l'erreur de Roy est d'ores et déjà manifeste. La version française de son livre a été publiée en octobre 1992 [la présente critique porte sur la traduction anglaise de 1995 – NdT], et les trois dernières années ont bien montré à quel point il avait totalement mésestimé la situation en Algérie. Il s'attendait à une dilution du mouvement dans l'insignifiance. Si le FIS arrive au pouvoir en Algérie, prédisait-il, il «n'inventera pas une nouvelle société (…) l'Algérie du FIS ne fera rien d'autre que d'ajouter un tchador à l'Algérie du FLN».

Aujourd'hui, le FIS a été dépassé par le Groupe islamique armé (GIA). Comme son nom l'indique, le GIA n'est pas constitué d'une réunion de prêcheurs aimables appelant à un réveil des valeurs morales personnelles, mais d'une bande d'assassins. Les nouvelles de leurs méfaits nous parviennent presque quotidiennement d'Alger. Ils sont spécialisés dans le meurtre d'enfants d'officiers de police, de femmes sans voile, de journalistes non accommodants et d'étrangers non musulmans. Ils tuent leurs victimes par des procédés particulièrement horribles, tels que l'égorgement et la décapitation. Comme au Cambodge, où les Khmers rouges s'attaquaient à toutes les personnes instruites et occidentalisées, en Algérie, parler le français ou porter un costume à l'occidentale transforme quiconque en une victime potentielle. Comparée aux exactions de la guerre culturelle algérienne, la révolution iranienne était un jeu d'enfant. Le GIA et les siens apportent un désaveu irrémédiable à la prédiction de Roy selon laquelle le fondamentalisme serait en cours d'apprivoisement.

Ce qui incite à se demander comment quelqu'un d'aussi érudit peut se tromper à tel point? Roy semble écrire dans la tradition française de la virtuosité intellectuelle, où l'on tente de faire triompher un argument peu plausible grâce à un plaidoyer magistral. Il se complaît aussi dans ce péché d'intellectuel consistant à épater la bourgeoisie [en français dans le texte – NdT]; la crainte de l'Islam fondamentaliste étant particulièrement marquée dans la classe moyenne française, il se sent porté par quelque perversion à la prétendre tout à fait illusoire.

Mais quel que soit le jeu auquel Roy veut s'adonner dans son propre milieu, son livre revêt une importance bien réelle aux États-Unis. Diverses opinions supposées éclairées nous disent déjà de ne pas redouter l'Islam fondamentaliste: des experts américains de premier plan tels que John Entelis, John Esposito et John Voll affirment que nous ne devrions pas nous arrêter aux angles aigus et à la rhétorique belliqueuse du fondamentalisme, qu'au-delà de cette première impression, nous trouverions un mouvement d'esprit démocratique et d'orientation capitaliste tout à fait disposé à coexister avec l'Occident. À cela, Roy vient ajouter que le fondamentalisme a maintenant dégénéré en un mouvement quiétiste visant uniquement à créer de simples «microsociétés musulmanes authentiques».

En arrivant ici au moment où le FIS et le GIA sont à portée du pouvoir, cet ouvrage suggère aux Américains de ne pas se soucier des événements en cours en Algérie. Malheureusement, Roy et consort ont l'oreille attentive de nos décideurs politiques. En effet, la politique des États-Unis en Algérie (plus qu'en Égypte et en Iran) consiste à éviter ostensiblement de condamner les idées et les objectifs des fondamentalistes, voire de chercher à engager le dialogue avec eux.

Alors que l'Algérie est sur le point de devenir le théâtre de l'une des pires tragédies du XXe siècle, des intellectuels de haut vol trouvent ainsi une nouvelle fois le moyen de mystifier les Occidentaux par de faux espoirs. Tâchons au moins de tirer les enseignements de l'histoire, et évitons de nous laisser tromper encore une fois.
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MessagePublié: 06 Aoû 2005, 11:30 
Olivier Roy , "brillant islamologue " :!: :!: Il n'est pas du tout , du tout islamologue , IL EST POLITOLOGUE . Je continuerais bien mais je ne veux pas avoir un procès!


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MessagePublié: 06 Aoû 2005, 12:20 
http://www.primo-europe.org

Un ami de la cause islamiste

bientôt directeur de recherche au CNRS !

François Burgat — qui a toujours soutenu ouvertement le FIS, Tariq Ramadan et l'UOIF — vient d'être classé premier pour le poste de directeur de recherche au CNRS de la section 40 (Sciences Politiques).

On ne peut que s'étonner et s'inquiéter de ce choix pour l'avenir de la recherche française. S'il venait à se confirmer, cette nomination aurait pour effet l'emergence d'une génération de jeunes chercheurs pro-islamistes, à l'image de Vincent Geisser, un de ses disciples.

François Burgat a pourtant le mérite d'être clair...

• Il fait partie de ces universitaires français non seulement complaisants mais fascinés par l’islamisme. Dans un livre intitulé "L’Islamisme en face", réédité au lendemain du 11 septembre, il prend ouvertement le parti du FIS et dénonce comme une propagande anti-démocratique les « manipulations médiatiques » tendant à accréditer « son recours supposé à la violence ».

• Burgat n'hésite pas non plus a vanter les mérites démocratiques du régime iranien : « Avec la victoire en Iran du président Khatami en 1997 et le renouvellement de sa majorité, la « dictature théocratique » fondée par Khomeyni a tout de même fini par déboucher — a-t-on jamais pris le temps de le remarquer ? — sur la toute première alternance politique sortie des urnes de cette région du monde, à des années lumières de la pratique de tous ces généraux « modernistes » qui président aux destinées de l’Algérie, de l’Egypte ou de la Tunisie « laïque ». A ses yeux, le régime laïque tunisien est jugé bien pire que la dictature divine iranienne.

• Vieil ami de Tariq Ramadan, il a plusieurs fois silloné l'Egypte à ses côtés : « nos points de chute étaient souvent des Frères musulmans. » a-t-il confié au Nouvel Observateur (29 janvier-4 février 2004.) Dans une chronique qu'il consacre a Tariq Ramadan, Burgat ira même jusqu'a déclarer que Ramadan est comme l’« une de ces précieuses 'interfaces', qui, en informatique permettent d'établir la communication, avec un univers qui sans elles, nous demeureraient étranger ».

• En 1993, François Burgat participe en compagnie de Tariq Ramadan à la grande messe islamiste organisée par Hassan al-Tourabi au Soudan. A l'époque même où l'éminence grise du régime soudanais intégriste organisait le retour à la charia, hébergeait Ben Laden et Carlos, massacrait et réduisait en esclavage les chrétiens et les amimistes du Sud.

A son retour, toujours aux côtés de Tariq Ramadan, François Burgat utilisait sa caution universitaire pour vantait les vertus modératrices d’Hassan al-Tourabi : « Son rôle a été de modérer constamment les expressions les plus radicales ». (Entretien donné par François Burgat et Tariq Ramadan dans Islam : un autre nationalisme ?, Luiza Toscane, L’Harmattan, 1995, p. 204.)

• Il a signé l'appel des indigènes de la république. Appel dans lequel on peut lire : " Discriminatoire, sexiste, raciste, la loi anti-foulard est une loi d’exception aux relents coloniaux. "

• François Burgat n'a pas hésité à signer pas moins de sept articles sur le site oumma.com. Site sur lequel on peut lire que Taslima Nasreen est une "inculte mythomane" et que les membres de SOS racisme sont des arabes "passés à la machine à laver".

Parmi ses 7 articles, on ne pourra que conseiller à ceux qui voient en François Burgat un scientifique apte à diriger de jeunes chercheurs le texte suivant : "La génération Al-Qaida : de l’imposition d’un ordre mondial contesté à l’internationalisation d’une résistance « islamique »". Un texte disponible donc... sur oumma.

• François Burgat fait partie des rares universitaires à cautionner des rassemblement comme le Congrès du Bourget de l'UOIF. En avril 2004, il y incitait Abdelali Baghezza, un membre exalté de cette organisation, à faire un livre contre la laicité. Le résultat s'appelle "Entrée interdite aux chiens et aux femmes voilées". Il est sous titré : "Lettre ouverte aux nouveaux hussards noirs de la République".

Un pamphlet affligeant, préfacé par François Brugat, laissant tout particulièrement présager de quelle veine sera faite les étudiants formés par lui.

Dans ce livre, il est expliqué que la laicité constitue le "viol légalisé des filles aux mille et uns foulards'. Dans sa préface même, Burgat écrit à propos de la loi contre les signes religieux à l'école publique : "Sous d'identiques dehors humanistes, elle exhale les relents malodorants de la vieille réthorique coloniale".

Il s'en prend vivement aux féministes laïques opposées au voile pour leur préférer ouvertement le féminisme islamique : "Les plus médiatisées et, malheureusement, les plus écoutées des militantes de notre « féminisme national » (il en existe heureusement d'autres, y compris « islamique ») peinent à admettre qu'elles ne sont pas les seules à écrire l'Histoire. Elles semblent tout particulièrement incapables d'imaginer et a fortiori d'accepter qu'une page de la modernisation puisse s'écrire sans elles".

Avant de s'en prendre tout simplement à la République : "A loi petite, petite République. Nous n'appartenons pas à celle-ci. Il y en a une autre." Les lecteurs attentifs du reste de ce livre, un monument de propagande pro-islamiste, comprendront de quelle république il s'agit.

• En avril 2005, François Burgat sera même invité comme orateur au congrès du Bourget de l'UOIF. Il y a notamment déclaré : « Le sens actuel du mot islamiste sert à disqualifier ». Intéressante déclaration quand on connaît la nature idéologique de l'UOIF : une organisation dont la référence idéologique et théologique deumeure Youssef al-Qaradhawi, le prédicateur adoré des Frères musulmans en Europe, prédicateur sur Al-Jazira, l'homme qui justifie les attentats-kamikazes (sa fatwa est revendiquée par le Hamas), l'homme qui prône l'excision ("surtout à notre époque"), l'homme qui se demande comment résoudre le problème de l'homosexualité (cette "plongée dans le cloaque de la saleté", cette "dépravation de la virilité et un crime contre les droits de la féminité", "ces êtres nocifs qui ne conduisent qu'à la perte de l'humanité » (Voir al-Qaradhawi, « L’homosexualité » et « Que dire de la masturbation », Le Licite et l'illicite, al Qalam, p. 175.)

• Il est interessant de relire ce que Burgat a déclaré à propos du 11 septembre au journal l'Humanité. A la question est-ce au nom de l'islam et "de cette prétendue résistance qu’ont été commis les attentats du 11 septembre ?" posée par le journal, voici sa réponse de chercheur : "On se contente trop souvent en Occident de délégitimer indistinctement tout ceux qui emploient le lexique religieux, sans prendre le temps de constater que le contenu des demandes qu’il véhicule est souvent parfaitement profane et exprime une attente plus largement identitaire que strictement religieuse. Si monstrueuses qu’aient été les attaques portées au coeur symbolique de la première puissance du monde, elles restent largement perçues par l’opinion arabe, toutes opinions politiques confondues, sur le mode d’une réaction "anti-impérialiste ".

A mes yeux, ce comportement s’explique bien moins par l’influence d’une lecture réactive de l’islam qui ferait aujourd’hui tache d’huile, que par l’arrogance de la domination d’un camp, par le sentiment d’être collectivement victimes de politiques systématiquement alignées sur les seuls intérêts des États-Unis et les postures les plus intransigeantes de l’État d’Israël. A cet égard, que les pires violences soient d’autant plus tolérées qu’elles se targuent de lutter contre des " islamistes " n’est évidemment pas fait pour calmer les esprits.

Il est extrêmement pratique de faire passer tous ceux qui vous résistent pour des " intégristes " — que l’on soit un général algérien s’accrochant au pouvoir, un président russe face aux revendications nationalistes tchétchènes ou un politicien israélien voulant faire oublier au monde les réalités de la colonisation et de l’occupation militaire. Dans ces conditions, la lutte " contre la terreur " permet de mettre " hors service " certains ennemis immédiats des États-Unis, mais elle en fabrique des milliers d’autres à chaque instant.

Et elle affecte un peu plus encore la crédibilité des valeurs sur lesquelles l’Occident, en perte accélérée d’universalisme, prétend fonder ses politiques."
Source : http://www.humanite.presse.fr/popup_pri ... icle=41165

L'affaire Burgat signe-t-elle la mort de la jurisprudence Serge Thion ?

© Jean-François Chalot

Auteur : Jean-François Chalot
Rubrique : Documents
Sous Rubrique : Monde arabe et Islam
Date d'enregistrement : 15-05-2005


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MessagePublié: 26 Aoû 2005, 16:23 
Swiss cheese & chocolate

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[url=http://www.infoweb-j.net]http://www.infoweb-j.net[/url]

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_elem ... 848,0.html

L'intellectuel musulman Tariq Ramadan est invité par l'université d'Oxford
LE MONDE | 26.08.05

L'intellectuel musulman Tariq Ramadan a été choisi comme universitaire-invité par le prestigieux Saint Antony's College pour l'année universitaire 2005-2006.

Il ne devrait pas avoir d'activité d'enseignement et devrait s'installer en Grande-Bretagne, en octobre. Sollicité par Le Monde , M. Ramadan n'a pas souhaité s'exprimer sur cette nomination.

Dans un communiqué, l'établissement d'enseignement supérieur, qui fait partie de l'université d'Oxford, justifie son choix. "Le professeur Ramadan est un intellectuel reconnu dans le monde entier. (...) Le collège Saint Antony's est un forum de débat universitaire sur les problèmes contemporains. Il est opposé à tout discours de haine et à toute intimidation qui viseraient à réprimer la liberté universitaire" , indique ce communiqué.

Le collège répond ainsi par avance aux critiques que risque de soulever la venue de M. Ramadan. "Nous sommes heureux de l'accueillir , insiste Polly Friedhoff, chargée de communication de Saint Antony's. C'est une personnalité largement respectée."

M. Ramadan a séjourné en Grande-Bretagne peu après les attentats du 7 juillet et il a donné une conférence, le 24 juillet, à l'invitation de la police métropolitaine de Londres.

Le Sun avait publié sa photo en "une", assortie de ce commentaire : "Interdit aux Etats-Unis pour terrorisme, interdit en France, accueilli en Grande-Bretagne après les attentats d'Al-Qaida !" Le journal présentait M. Ramadan comme offrant "un visage aimable de la terreur afin de séduire les jeunes musulmans" . Au contraire, The Independent l'avait décrit, le 25 juillet, comme "l'un des plus brillants espoirs de réconciliation entre les musulmans et le reste de la société".

Cependant, le ministre britannique de l'intérieur, Charles Clarke, a présenté, mercredi 24 août, les nouvelles "règles du jeu" contre le terrorisme. Elles permettent d'empêcher l'entrée sur le territoire britannique de prédicateurs aux "comportements inacceptables" . On y trouve notamment le fait de "fomenter, justifier ou glorifier la violence terroriste" ou, encore, de "fomenter la haine pouvant mener à des violences intercommunautaires ".

Selon Jane Parsons, porte-parole au Home Office, "le ministère ne communique pas sur les cas individuels" et statuera "en se fondant sur des preuves" . Le collège Saint Antony's a refusé de dire s'il avait agi en concertation avec les autorités gouvernementales. Il était donc impossible, vendredi matin, de savoir si M. Ramadan sera admis en Grande-Bretagne.

En 2004, M. Ramadan, de nationalité suisse, avait été engagé par l'université américaine Notre-Dame, dans l'Indiana, pour occuper une chaire intitulée : "Religion, conflit et promotion de la paix". Cependant, le département d'Etat avait révoqué son visa de travail pour des raisons de sécurité.

M. Ramadan, qui avait démissionné de son poste de professeur de philosophie au lycée de Saussure, à Genève, s'était retrouvé sans emploi.

Xavier Ternisien
Article paru dans l'édition du 27.08.05
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MessagePublié: 26 Aoû 2005, 17:42 
Décidément nos systèmes de sociétés ne sont on ne peut dire plus suicidaires pour octroyer des naturalisations à toute personne résidant quelques années ,et ayant un comportement et une "volonté" de s'intégrer parmi le peuple autochtone.
Des naturalisations qui un jour seront le boomerang avec les conséquences que l'on sait .
Car comme beaucoup le savent mais très peu s'en préoccupent et s'en fichent, dans nos pays la naturalisation d"un individu ne demande pas trop de contraintes car atteinte aux droits de l'homme...
Par contre dans certains pays extra-européens la demande de naturalisation ne dépend que du lien sanguin que la personne serait porteuse via un parent et de préférence du père puisque la mère n'est bonne que pour pondre et se taire.
Un Tarik Ramadan se promenant librement dans l'espace européen n'est que le sommet de l'iceberg par rapport à l'invasion mentale dont les décervelés et vulnérables de notre système économique sont victimes.
Ce qui ne m'étonne pas aussi le fait que les descendants des Angles malgré les gifles et baffes qu"ils ont reçus continueront sur la lignée traditionelle du Foreign Office en caressant le monde musulman à des fins uniquement économistes.


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MessagePublié: 14 Oct 2005, 16:52 
Swiss cheese & chocolate

Enregistré le: 06 Mai 2005, 09:35
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http://www.lefigaro.fr/societe/20051014.FIG0069.html

Quand les livres scolaires «expliquent» le terrorisme

ÉDUCATION Les auteurs de Élèves sous influence démontrent que les manuels d'histoire présentent un monde sous domination américaine et réduisent le djihad islamique à une contestation de l'Oncle Sam.

Cécilia Gabizon
[14 octobre 2005]

QUE MET-ON dans la tête de nos enfants ? La lecture assidue des manuels d'histoire du secondaire laisse perplexe. Le terrorisme, au programme de terminale depuis 2002, se présente comme une forme aiguë d'antiaméricanisme. Rien ou presque n'est dit sur le projet fondamentaliste, ni sur les États théocratiques musulmans. Les attentats du 11 septembre ne sont qu'une contestation de l'hégémonie américaine, tandis que le fanatisme religieux n'est pas évoqué. Les attentats kamikazes des Palestiniens figurent au chapitre Moyen-Orient de préférence aux pages consacrées au terrorisme. Voilà ce qu'il ressort d'une analyse roborative des manuels scolaires intitulée Élèves sous influence (1).

Dans cet ouvrage de 350 pages transparaît une acceptation du recours à la violence, présentée dans les manuels scolaires comme une «forme de résistance». Presque tous suggèrent ce que l'éditeur de livres scolaires Magnard écrit noir sur blanc : le terrorisme «est l'arme des faibles, qui dans l'incapacité d'attaquer frontalement une grande puissance, cherchent à la déstabiliser en s'en prenant à des cibles symboliques».

Refus de la mondialisation à l'américaine

Plus qu'un dogmatisme, explique Barbara Lefebvre, enseignante d'histoire géographie dans les Hauts-de-Seine et coauteur de l'ouvrage, la vision de l'histoire récente présentée par les manuels reflète une «une mollesse idéologique débouchant sur la dénonciation d'un seul coupable aux yeux de la planète» : l'Amérique. L'altermondialisme devient une forme de lutte, avec des héros comme José Bové. Les djihadistes sont des «protestataires» qui, selon le manuel d'histoire Bordas à destination des terminales, trouvent une audience accrue «dans le contexte d'opposition à Israël et aux États-Unis». L'islamisme séduit aussi par son refus de «la prépondérance occidentale et la mondialisation du modèle américain», insiste ce manuel. Quant aux livres d'histoire de Nathan et Belin, ils écrivent : «La présence de troupes occidentales dans la région du Golfe accroît le sentiment d'humiliation de l'opinion arabe.» Un autre qualifie le régime des talibans «d'ordre moral islamiste très rigoureux»...

Les professeurs ne sont pas tenus de suivre précisément les manuels. Mais sur ces sujets, le livre de classe fait souvent référence. Par ailleurs, «la plupart des élèves ne font pas d'effort pour s'informer et c'est à l'école qu'ils reçoivent une explication raisonnée du monde», assure Barbara Lefebvre.

(1) [url=http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2847490647/qid%3D1129304968/171-1134295-3993026]Élèves sous influence[/url], Barbara Lefebvre et Eve Bonnivard (Éditions Audibert).


en complément:
http://www.lefigaro.fr/societe/20051014.FIG0068.html

«Le djihad, forme extrême de l'antiaméricanisme»

[14 octobre 2005]

Voici quelques extraits du livre [url=http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2847490647/qid%3D1129304968/171-1134295-3993026]Élèves sous influence[/url]:

* Magnard : «La forme extrême des poussées d'antiaméricanisme prend le nom de «guerre sainte» ou djihad lancé par Ben Laden.»

* Propos d'une inspectrice d'histoire de l'Académie de Créteil présentant le nouveau programme de terminale : «Prudence dans l'utilisation du terme «terrorisme», en particulier devant un certain type de public car une notion de résistance peut parfois être incluse dans le terrorisme.»

* Hachette propose un texte de journaliste écrit avant l'intervention en Irak : «Les États-Unis veulent imposer par la force leur loi. Cet ordre-là n'en est pas un. (...) Un ordre imposé de la sorte au mépris des alliés, fait le lit de l'antiaméricanisme le plus primaire. Il devient urgent de contenir la puissance américaine.»

* Article de lycéens de l'Isère sur le thème : «A quoi sert le terrorisme ?» Réponse : «Ils se révoltent contre l'agresseur, ça, c'est pas vraiment con. Qu'ont fait les résistants pendant l'Occupation de 39-45 ? (...) Le terrorisme apparaît quant un peuple souffre et qu'il n'y a plus d'autre solution que de se faire exploser la tronche.»
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