LibertyVox • Voir le sujet - Les Juifs utiles
 
 
Retour à l'accueil
Index du forum

LibertyVox

La voix est libre !
Nous sommes le 24 Aoû 2019, 18:38

Heures au format UTC [ Heure d’été ]




Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 195 messages ]  Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5 ... 13  Suivant
Auteur Message
 Sujet du message: Les Juifs utiles
MessagePublié: 30 Juil 2005, 19:22 
Je m'y perds dans tous ces articles. Union des Juifs pour la Paix... Jean Daniel... on dirait qu'ils se sentent attaqués ... !? Je pense sincèrement qu'ils auraient raison, car pour moi ils font partie de ces "Juifs Utiles" et ce depuis bien longtemps... !

Quel Juif depuis les Hébreux n'est pas pour la paix ?! Tous les juifs sont pour la paix et ils l'ont montré au cour des siècles et cela leur a d'ailleurs coûté assez cher, par rapport aux autres peuples qui ne se gênaient pas pour massacrer, envahir, conquérir, convertir et annexer.... Ces "Juifs utiles" ont déjà, comme je l'ai rappelé, défendu de bonne foi des causes qui se sont avérées être des causes pourries. Ont-ils fait leur méaculpa... ? Si peu. Puis ils repartent dans d'autres associations ou font d'autres éditoriaux et... hop.. ça repart ! Il n'y a qu'eux qui sont pour la paix... et l'ennemi ne se prive pas pour se servir de leur talent à toutes fins utiles.

Le "Grand Israël"... ne me faites pas rire... ! Il suffit de regarder une carte... Un petit coin de terre avec en son milieu une largeur de 12 km ! Et les Palestiniens me direz-vous, ils étaient là avant les Juifs... Je vous répondrais oui pour certains et encore car il y a toujours eu des Juifs en "Palestine" car la Palestine n'a jamais été un État mais une région (sauf au temps du Royaume de David). Ces fameux "Palestiniens" étaient Égyptiens ou Jordaniens et ils sont venus de plus en plus nombreux pour trouver le travail que leur fournissaient les Juifs qui défrichaient et construisaient le Pays. Le problème de Nationalité et d'Etat Palestinien n'existe que depuis 1967, quand les pays arabes, après avoir voulu se partager Israël et massacrer les Juifs, ont perdu la guerre qu'ils préparaient avec les milliards engloutis dans leurs armées... Eux, ils n'avaient pas l'intention de créer un État palestinien.

Par contre et pour finir je rappellerai que la Palestine a été partagée en 1922 par la création de la Transjordanie (3/4 de la Palestine). 60 % de la population jordanienne est palestinienne. Question posée aux "Juifs Utiles" à Jean Daniel et aux autres : Quel futur État sera en deux parties séparées par 250 km... ? Réponse : le Futur Etat Palestinien. Question posée aux mêmes"stratèges" : Quel est le pays qui sera coupé en deux par une route, le rail ou un tunnel et qui aura une capitale pour deux états... ? Réponse : Israël ! Si ça marche... ce sera un miracle !

A Bali, Karachi, Charm-el-Cheik ou Londres... etc. il n'y a pas de problème palestinien... ! Alors...


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 31 Juil 2005, 08:02 
Le problème des "juifs utiles" devient extrêmement grave quand ils cautionnent un "islam des lumières" qui n'existe pas pour la majorité des musulmans, quand ils soutiennent les Palestiniens en "sacralisant" leur cause et en diabolisant les Israéliens. :twisted:

Parmi les Arabisants connus et reconnus :Claude Cahen, Maxime Rodinson furent les plus violents ennemis de Bat Ye'Or. Le journal " le Point" ouvre ses colonnes à Malek Chebel et refuse le droit de réponse à Bat Ye'Or. Esther Benbassa cautionne ! Les " juifs utiles" connaissent bien cet islam juridique fondé sur le respect des interdits, de même qu'ils connaissent la situation d'Israël. Ils ont choisi sciemment le parti de l'ennemi, comme certains le firent à l'époque d'Hitler, comme certains le firent à l'époque de Staline. C'est cela le côté véritablement révolutionnaire de l'article de David Dawidowicz : Il dénonce, noms à l'appui, ces "juifs utiles" qui ont aidé l'ennemi et l'ont cautionné. Ils continuent aujourd'hui dans le domaine de l'islam et pour le problème israélo-palestinien. Mais à part David Dawidowicz, qui ose aujourd'hui dénoncer publiquement ces "salauds" ? Il y a toujours des gens pour les défendre ! :cry: :cry: :mrgreen:


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 31 Juil 2005, 17:59 
Je suis bien d'accord avec vous madame Delcambre, ces "gens là" sont très dangereux surtout parce qu'ils se mettent en avant sur la scène médiatique. C'est original, des Juifs pour Hitler, des Juifs pour Staline, qui ne manifestent jamais contre les atrocités des Vietcongs ou de Pol Pot... Les attentats contre des civils Israéliens dans les discothèques, les bus, des bars... Ils n'en parlent pas et ça ne change pas leur conviction ! Benoit XVI, le Pape, oubli (comme par hasard), l'attentat de Natanya, dans son dernier Angélus où il condamne les derniers attentats meurtriers de civils à Londres, Charm-el-Cheik... etc.

C'est normal car pour eux et beaucoup d'autres ils sont justifiés car c'est un peuple opprimé qui fait de la "résistance" comme le faisaient les Français ! A la différence, les Français faisaient des attentats contre des militaires et les israéliens ne sont pas des nazis... bien que si l'on en croit la presse qui couvrait les événements durant la "campagne de Djénin", "Djénin ville martyre", "Djénin rasée" pour laquelle le fameux mot génocide fut prononcé. Génocide pour 56 palestiniens tués (souvent par l'explosion des maisons qu'ils avaient piégées). Imaginez quelles auraient été les réactions des "défenseurs des Droits de l'Homme" si Israël avait pratiqué à la manière des Russes à Grozni ou des forces musulmanes au Darfour, au Kurdistan ou ailleurs !

De toute façon ils vont dans le sens de la pensée et de l'incompréhension mondiale d'une méconnaissance volontaire ou involontaire du conflit mondial actuel. Comme au temps de "Munich", on ne veut pas comprendre ou on fait "l'autruche" pour garder ses privilèges et par peur. Ca en devient presque à avoir le "Syndrome de Stockholm". Les Démocraties vont et commencent à payer. Je citerai pour finir la citation célèbre de W. Churchill après les accords de Munich : "Vous avez voulu la paix dans le déshonneur, vous aurez la guerre et le déshonneur !"


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 02 Aoû 2005, 06:22 

Enregistré le: 02 Aoû 2005, 06:21
Messages: 9
Il y a aussi les "israéliens utiles"... et ils font autant de mal que les "juifs utiles".


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message: les Juifs utiles (suite)
MessagePublié: 02 Aoû 2005, 10:30 
Vous avez "plus que" raison Annie !!! Les "Israéliens utiles" sont redoutables et nombreux. La bêtise n'a ni frontières, ni couleur ni religion. Merci à vous.


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 04 Aoû 2005, 20:42 
En attendant, vous avez soulevé un problème très important Halgor ! Etant sioniste moi-même et juive, j'imagine combien il est douloureux de constater que parmi mon peuple les pires gauchiottes pro-palestiniens font comme mal !!! Je reste confondue parfois par cette cécité, cette haine de soi, cette incroyable intolérance à l'égard des israéliens ! Cette gauche israélienne est la pire qui soit ! A l'origine des implantations, elle fut aussi à l'origine des horreurs comme :

- Donner le pouvoir après la guerre des 6 jours sur les sites religieux comme le Mont du Temple aux arabes, Moshé Dayan, grand général, mauvais politicien (tiens tiens... faut croire que pour tous les généraux... c'est ainsi... :lol: ), donnant la nationalité israélienne aux Palestiniens, merci pour la cinquième colonne qui fournit maintenant près de 20% de la population israélienne !

- Donner par la même occasion le droit de vote et la députation pour ces arabes "israéliens"... laissant ces députés sortir d'Israël pour aller embrasser l'ennemi djihadiste sans être inquiétés par ce qui serait tout simplement de la "haute trahison" !!! :evil:

NON... Décidément, ils n'écoutent pas Bat Ye'Or, ils peuvent être des génies scientifiques... mais la haine... ils ne la voient pas venir avec son lot de catastrophes... même si les attentats suicides si nombreux... sont encore d'actualité !!! Qu'on ne s'y trompe pas, les tentatives d'attentats ont lieu tous les jours, heureusement arrêtés grâce au Shin Beth !


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 05 Aoû 2005, 20:00 
Merci pour votre point de vue Nina. J'ai toujours pensé qu'Ariel Sharon est non seulement un grand stratège militaire mais également un grand Homme politique ! Croyez-moi ce n'est pas facile d'être 1er Ministre en Israël ! Avec les Juifs et avec un Occident aveugle et hostile ! J'ai toujours eu confiance en Sharon, alors que Nethanyahu me fait un peu peur sur le plan personnel. Je le crois carriériste et "businessman". Perez, lui, ne pensait qu'à son Image par rapport à l'Histoire et à "l'amour" que lui portaient les hommes d'état tant qu'il allait dans leur sens.

Quant à la "Cinquième Colonne", c'est vrai qu' elle représente 20 % de la population et on l'a vue à l'oeuvre lors du dernier lynchage suite à ce qui s'est passé dans le bus et suite à la mort de quatre Arabes Israéliens. Je veux dire par là qu'on ne sait pas ce qu'il s'est réellement passé dans ce bus et que je ne pense pas que le jeune Israélien, même s'il est déserteur et extrémiste, soit monté dans ce bus pour tuer. Si ça avait été le cas il aurait pu tirer dans la foule et faire un massacre comme l'avait fait Goldstein. L'enquête nous le dira peut-être, mais je pense qu'il y est allé pour faire de la "povoc" et que ça a mal tourné.

Je condamne bien évidemment son acte, mais je condamne le lynchage dont les Arabes sont "plus que" coutumiers. Et pour terminer je dirai qu'il existe dans les pays occidentaux la même "Cinquième Colonne".


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 06 Aoû 2005, 00:24 
Vraiment Nina a de ces formules expressives : "les pires gauchiottes", très bon. Quand je constate le sale travail qu'il font, l'expression est plus que justifiée. Les juifs, cathos, gauchos, islamophiles sont une vraie m.... et avec la question palestinienne on a un vrai cocktail de tous ces malades. Il paraît qu'on appelle "pot belge" un cocktail de produits dopants (cocaïne, amphétamines, analgésiques etc.) utilisé par certains cyclistes !? Alors là c'est un cocktail de louftingues !

Les cathos pleurent pour les palestiniens crucifiés, :cry: de nouveaux Jésus persécutés, mais les Chrétiens pleurent tout le temps et demandent qu'on leur botte le c.. Ah non, c'est autre chose, une question de joue ! Les gauchos voient dans les Palestiniens les nouveaux prolétaires et ils chialent aussi pour être dans le camp des nantis ; quant aux "juifs utiles", eux ils se sentent honteux et coupables devant les Palestiniens devenus les nouveaux juifs. Mais on est où ? Théologie de la substitution ou plutôt théologie de la loufoquerie, de la "maboulerie".


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message: "Juifs Utiles"
MessagePublié: 13 Jan 2006, 14:26 
Bouldingue
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 21 Sep 2005, 14:09
Messages: 6219
Localisation: Londres
"Juifs Utiles". Vous voulez la liste (partielle) ?

Eric Rouleau (67 ans) renoue avec le journalisme pour sa retraite. L'ancien éditorialiste du "Monde" (1955-1985) ancien responsable du Proche-Orient au journal « Le Monde », ancien ambassadeur de France en Tunisie, Turquie. Nommé et maintenu par les gouvernements socialistes successifs, ardent défenseur inconditionnel et notoire de la cause des musulmans, y compris des plus extrémistes, affichant toujours un antisémitisme militant très actif. Juif égyptien.

Pierre Vidal-Naquet dont le père a été torturé par la Gestapo à Marseille avant d'être déporté. 75 ans, historien et helléniste. Pourfendeur de la torture pendant la guerre d'Algérie, il n'a jamais cessé depuis de combattre toutes les falsifications. Ami de Leila Shahid. Il se vante même d'avoir été classé parmi les trois plus grands ennemis d'Israël en France.

Jean Daniel (directeur-fondateur du Nouvel Observateur). Né Jean Bensaïd le 21 juillet 1920 à Blida (Algérie). Il est le 11e et dernier enfant d'une famille juive pieuse.

Edgar Morin 84 ans, une "crapule" ? Edgar Morin condamné pour un texte sur Israël, est désormais traité de "juif honteux"

Jean-Pierre Elkabbach

Sylvain Cypel (dont le père était éditeur d'un journal Yiddish)

Gisèle Halimi (La meilleure preuve : les déclarations de Mme Gisèle Halimi, sur le procès de Marwan Barghouti.) Ex-ambassadeur de France socialiste à l'Unesco. Née le 27 juillet 1927 à la Goulette en Tunisie. Son vrai nom est Zeiza, Giselle, Elise Taïeb.

Esther Benbassa née en Istanbul, Turquie, écrit "Quel avenir pour le Juifs ?" ( avec Jean-Christophe Attias). Défend Edgar Morin. Directrice d'études à l'Ecole pratique de hautes études (EPHE). Edgar Morin, juste d’Israël ? (Le Monde Diplomatique)

Non Juif : Pascal Boniface


Dernière édition par etabori le 14 Jan 2006, 15:30, édité 11 fois au total.

Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 14 Jan 2006, 00:19 
:D Le Mossad est un service de renseignements israéliens, créé en 1951. Eh bien, même eux sont moins forts que Etabori :lol: :lol:

Il y a une étrange affaire qui m'a laissée perplexe ! Je suis quasiment la seule Française à avoir passé la licence d'arabe au Liban... et j'ai eu comme professeur et ensuite comme collègue, le professeur Docteur Jabbour Abd en Nour, chrétien orthodoxe de Beyrouth. Or, rentrée en France en 1976, j'ai rencontré son fils Tony (car il avait un autre fils qui s'est suicidé. Il s'est jeté par la fenêtre). Ce dernier était farouchement pour la cause palestinienne. Il détestait les Israéliens. Et un jour, Tony qui faisait une thèse sous la direction de Dominique Chevallier, a été tué. Farouk Madam Bey, un bon ami à lui, m'a dit qu'il avait été descendu par les services secrets israéliens :( :(

Abdel Nour avait une fille, divorcée qui m'a contactée, de la part de son père, pour faire un dictionnaire Arabe/Français. J'ai refusé, car je me suis toujours interrogée sur le mystère Tony Abdel Nour. Qu'avait-il donc fait pour être ainsi tué à 26 ou 27 ans :roll: :roll: Terrifiant, même à la Valette, capitale de l'île de Malte, les services secrets ont réussi à descendre un leader palestinien qui se croyait bien à l'abri. :roll: :wink: Pourquoi ne pas "liquider" le président fou de l'Iran ? :twisted: Il menace vraiment la sécurité d'Israël.


Dernière édition par Delcambre le 14 Jan 2006, 00:35, édité 3 fois au total.

Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 14 Jan 2006, 00:27 
Si ma tante
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
Les services israéliens font globalement du bon boulot... Quelques échecs ou bavures aussi... Mais vous n'avez rien à craindre :D :D


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 09 Juin 2006, 19:11 
Grand Pope
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 23 Fév 2006, 00:47
Messages: 14749
"Les patriotes", Avec Sandrine Kiberlain et Yvan Atal. Excellent film :)

_________________
Plus Ultra


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 05 Fév 2007, 10:32 
Un Juif utile : David Bentata

Citation:
CONNAITRE LE BIEN ET LE MAL
par David Bentata

Certains grands noms de l’Université et des orientalistes, non musulmans, réputés, s’attaquent régulièrement à l’Islam et aux Musulmans globalement. Cette attitude comporte une erreur fondamentale : sont condamnés « l’Islam » et les Musulmans dont certains se livrent au terrorisme, voulant par ce biais imposer au monde leur religion et leur forme de justice (la Charia). Ils prétendent que leur action est justifiée par les versets du Coran. Or de nombreux Musulmans, méprisés par les personnalités précédentes, lisent le Coran autrement et considèrent comme hérétiques ceux d’entre eux qui se livrent au terrorisme.

En 2002, Aryeh Galin écrivait un article intitulé "Du Bosphore aux frontières de Chine, 128 millions de Musulmans amis d’Israël" ; il citait notamment : le Kasakhstan, l’Uzbikistan… et des personnalités comme le Sheikh Bukhari, descendant de Mohammed, le Sheikh Professeur Abdul Hadi Palazzi, co-fondateur de Islam-Israel Fellowship et Imam à Rome…

Pourquoi rejeter le ‘bien’ comme le ‘mal’ sans les distinguer et risquer de transformer nos amis en ennemis ? Pourtant dès que l’homme (Adam) a paru sur terre, il a été confronté à la tentation de goûter le fruit de la connaissance ‘du bien et du mal’ (Genèse II-17). Il céda avec sa femme, Eve, à cette tentation en mangeant le fruit défendu et Dieu constate que l’homme a pris conscience effectivement des constituants des problèmes de la vie auxquels il sera confronté : ‘le bien et le mal’ (Genèse III-22). L’Homme étant libre, il doit choisir en permanence sa voie entre ‘le bien et le mal’ et porte l’entière responsabilité de son jugement. Cependant la plupart de nos orientalistes, bien qu’héritiers du don d’appréciation, ne font pas la différence entre ‘le bien et le mal’, c’est-à-dire entre ceux qui veulent comprendre logiquement et humainement le Coran et les autres.

L’absurdité de la démarche crie d’injustice et entraîne des conséquences négatives graves. Le Professeur Khalid Duran, de l’université de Philadelphie, peut-être pour faciliter le langage et distinguer nettement le ‘bien du mal’, introduisait le terme Islamisme pour définir l’idéologie du terrorisme et le qualifiait de Islamo-fascisme le séparant ainsi de l’Islam. L’Islamisme est une forme de totalitarisme (vert), semblable au totalitarisme hitlérien (brun) ou au totalitarisme communiste (rouge). Il utilise des moyens en marge de toute morale : l’assassinat permet l’élimination des contradicteurs activistes et la menace sert à la ‘persuasion’ des indifférents. La difficulté à laquelle le Professeur Duran se heurte, consiste dans le fait que les Islamistes, suivant sa conception, se définissent eux-mêmes comme le vrai Islam.

1 – Comment se développe l’Islamisme ?

Face à l’Islam pacifiste se dresse l’Islamisme militant qui entraîne dans son sillage de nombreux adeptes pour plusieurs raisons :
- Les Musulmans islamistes (d’esprit primitif en général) et les nouveaux convertis (souvent des Chrétiens qui ont perdu la foi et qui cherchent désespérément une voie spirituelle !) ne lisent pas le Coran ou seulement les versets qui leur sont recommandés.

- La lecture déformée et partielle du Coran et surtout les discours tendancieux et mensongers débités dans de nombreuses mosquées enflamment les fidèles et sèment la graine de la haine. Ce goût de la haine, qui mène au meurtre, a des racines plongeant dans le lointain passé, et s’appuie sur la violence que Mohammed se croyait obligé d’employer pour convertir les peuplades arabes païennes en monothéistes, transformant Allah, leur dieu doté de trois filles, en Dieu Un.

- Les Frères Musulmans, association fondée en Egypte en 1928 par Hassan el Bana, qui s’est développée en Palestine sous le nom du Hamas, tirent leurs origines idéologiques du Wahhabisme de Mohammed Ibn al-Wahhab (1703-1792), dérivé du Handalisme, qui ‘refuse toute approche rationnelle du Coran’ (selon Alexandre Del Valle). Ce fait semble tenter de nombreux candidats qui cherchent leur voie.

- Depuis le développement des richesses pétrolières, qui se trouvent en abondance dans les territoires arabes, les pétrodollars sont déversés sur les pays musulmans. Grâce au chantage exercé sur les pays modernes assoiffés d’or noir, ils ont trouvé les moyens financiers pour développer leur vision de l’Islam(isme) qui progresse à pas de géant dans le monde grâce au nombre considérable de militants qui disposent de fonds illimités.

Comment sur la base de leur livre saint, le Coran, les Musulmans se sont-ils divisés en deux blocs, l’Islam et l’Islamisme ? Ce dernier bloc menace le premier qu’il désire entraîner dans ses conceptions directement par la force ou indirectement par des moyens démocratiques qui lui permettent d’éliminer la démocratie et d’appliquer alors ses règles théocratiques de gouvernement.

2 – Le Coran est-il le Livre Saint parfait ?

Le Coran ne constitue pas, à nos yeux, le livre parfait : il donne prise à une critique élémentaire donc évidente et objective. Nous citerons, pour illustrer notre propos, quatre critiques entre bien d’autres qui sautent aux yeux du lecteur :

1- Versions différentes du même évènement : Le Coran raconte plusieurs fois l’histoire de D.ieu qui désigne Moïse pour se présenter devant Pharaon et plaider la cause du Peuple Hébreu. Pour le même dialogue, le Coran fournit deux versions différentes : Sourate 20 versets 25-:-32 : « … Et Moïse se mit à prier : ‘Seigneur ! Elargis-moi le cœur, facilite-moi ma tache, libère-moi de la lourdeur de ma langue afin que les gens saisissent mes paroles ; Nomme parmi les miens Aaron, mon frère, en tant qu’adjoint, renforce-moi et aide-moi par sa coopération… ». Sourate 26 versets10-:-14 : « Moïse demande : ‘Seigneur, délègue mon frère, Aaron, Car je crains qu’ils ne croient pas en mes paroles. Mon cœur m’oppresse et ma langue se bloque ; car ils m’accusent [d’un crime] et je crains qu’ils ne me tuent’… » L’épisode du meurtre de l’Egyptien commis par Moïse n’avait nullement sa place à cet instant. Ce phénomène se retrouve dans le Nouveau Testament du fait qu’existent quatre Evangiles, racontant la vie de Jésus, qui diffèrent: ceux de Matthieu, Marc et Luc (les Synoptiques) varient assez peu mais celui de Jean crée un fossé qui risque d’ébranler la foi des croyants.

2 – Imprécision des textes : Le sacrifice d’Isaac est raconté dans la Sourate 37 versets 101-:-113 sans que soit prononcé le nom de celui qu’Abraham s’apprêtait à immoler. Dans les deux derniers versets le nom d’Isaac est rappelé par deux fois et ils proclament qu’en conséquence du sacrifice il est promu prophète. Les Musulmans (tous) ont admis qu’il s’agissait du sacrifice d’Ishmaël dont… Isaac a été le bénéficiaire ! De plus pour concilier cette interprétation avec la Tora, ils admettent que deux sacrifices identiques ont eu lieu !

3 – Annulation de versets : Nous lisons dans la Sourate 2 verset 106 : « En lieu de tout verset [du Coran] que Nous annulerons ou que Nous écarterons, Nous ferons descendre un verset meilleur ou lui ressemblant. » Le verset 16-101 signale la critique qu’une telle démarche provoque dans le peuple et la rejette. Cependant comment admettre qu’Allah, parfait et omnipotent, hésite et change des commandements ?

4 – Imprécision dans l’emploi des termes : L’analyse logique du Coran montre que, pour l’auteur, existent deux sortes de Chrétiens et deux sortes de Juifs : Les Chrétiens : Ceux croyant en Jésus, Fils de D.ieu=Allah, sont des hérétiques et sont donc condamnés à l’Enfer : Sourate 9 verset 30. Ceux qui croient en Jésus, prophète, sont associés aux Juifs dans des expressions comme les ‘Gens du Livre’ qui montrent une certaine considération. Les Juifs : Ceux qui croient, ‘respectent le Shabbat et le sanctifient’ sont tenus en haute estime : Sourate 4 verset 154, et les Musulmans doivent être tolérants à leur égard. C’est le Peuple Elu (Sourate 44 versets 29-:-33). Ceux qui se sont éloignés de la Tora ‘ressemblent à l’âne chargés de livres’, D.ieu ‘ne montre pas le chemin aux pécheurs’ : Sourate 62 verset 5. Nous citerons la Sourate 98 versets 6-:-8 qui résument la position du Coran : « Ainsi Nous punirons les hérétiques parmi les Gens du Livre [Juifs et Chrétiens, favorables à Jésus prophète, incroyants] et les unissants [idolâtres] : ils seront dirigés vers le feu de la Géhenne pour l’éternité… tandis que ceux qui croient et font le bien, constituent les meilleures des créatures et leur salaire leur est réservé par leur Seigneur au Paradis. »

En dehors des versets qui spécifient les caractéristiques de ceux qui sont condamnés, Chrétiens croyant en la déité de Jésus et les Gens du Livre incroyants, le Coran emploie les termes de Chrétiens et Juifs sans préciser de qui il s’agit. D’où une confusion totale qui ne peut-être levée que par le contexte ou l’interprétation logique du Coran. Ce fut de tout temps la porte ouverte dans laquelle se sont engouffrés les Islamistes (et les spécialistes dont nous faisions allusion ci-dessus) pour justifier leur haine globale des Chrétiens et des Juifs sans distinction ‘des bons et des mauvais’. Ils se dispensaient ainsi de les trier croyants et incroyants et, par cette tactique de généralisation, les couvraient de haine à tous : cette haine se traduisait ou par le mépris qui transformait l’objet de leur haine en sous-hommes (Dhimmis) ou par des pogroms comportant massacres, viols, et vols. La solution ne rendait-t-elle pas possible l’exercice de la haine ?

3 - Quelle est donc la compréhension du Coran par les Islamistes ?

Ce qui sépare l’Islam de l’Islamisme consiste en une compréhension différente du Coran. Nous citerons le verset ‘célèbre’ repris si souvent par les Islamistes : Sourate 5 versets 59,60 : « Hommes du peuple du Livre ! Vous vengez-vous de nous parce que nous croyons en Allah et dans ce qu’Il a fait descendre sur nous et sur vous bien avant ou parce que vous êtes pour la plupart des pécheurs ? Dois-je vous informer de la punition qui vous attend ? C’est la punition de ceux sur qui la malédiction d’Allah est tombée, ils sont semblables aux singes, aux porcs et aux païens… »
Les deux mots en italique éclairent déjà sur le fait qu’il s’agit de Gens du Livre hérétiques mais pour se convaincre il suffit de lire la suite dans la Sourate 5 verset 65 : « Si les Gens du Livre croyaient, Nous leur pardonnerions leurs péchés et Nous les amènerions dans d’agréables Jardins et si ils mettaient en application la Tora et le Nouveau Testament… ils recevraient d’abondantes nourritures ». Le fossé qui apparaît dans le Coran entre croyants et incroyants est inspiré de la Tora qui détaille largement les bienfaits que le Seigneur accorde au Juif qui ‘observe et pratique ses commandements’ (Deutéronome XVIII-1-:-14) et toutes les malédictions qui l’atteindront s’il ne les exécute pas (Deutéronome XVIII-15-:-68). Bien sûr, les Islamistes ne retiennent que la ‘malédiction’ de tous les Gens du Livre. Cette généralisation mensongère, car ignorée du Coran, facilite le développement de la haine et satisfait leur goût du sang.

- D’autre part leur tactique comporte de nombreux mensonges par omission ; voici ce que nous découvrons dans le Coran :
A – Le D.ieu des Juifs est identique à Allah pour les Musulmans : « Nôtre D.ieu et le vôtre ne font qu’un… » Sourate 29 verset 46….
B – La Tora est considérée comme livre saint par le Coran : « Nous avons donné à Moïse le Livre complet … à ceux qui croient en la rencontre avec leur Seigneur. Ce Livre est béni. » Sourate 6 verset 154,155…
C – La sainteté du Tanah (il comprend la Tora, les cinq livres de Moïse, plus 19 Livres autres) : elle s’exprime par l’admiration du Coran pour les épreuves subies par Job et par Jonas et surtout pour les Psaumes de David : Sourate 17 verset 55….
D – Le Peuple Juif est le Peuple Elu : « Enfants d’Israël ! Souvenez-vous des bontés que Je [Allah] vous ai accordées au temps où Je vous ai élus parmi tous les Peuples… » Sourate 2 verset 47….
E – Le Peuple Juif et sa terre d’Israël : « … Après, Nous avons fait hériter au peuple [d’Israël], opprimé, la Terre Sainte depuis l’Orient jusqu’à l’Occident, et se sont réalisées toutes les promesses de ton Seigneur aux Enfants d’Israël. » Sourate 7 verset 137….
F – La tolérance dans le Coran (envers les croyants) est un sujet qui revient souvent : « Allah est Notre Seigneur ainsi que le vôtre. Cependant à nous notre culte et à vous le vôtre. Pas de discussion entre vous et nous ! Car c’est D.ieu=Allah qui nous unira tous : Lui est la fin de tout. » Sourate 42 verset 15 ; voir Sourate 29 verset 46… Dans le ‘Contrat National’, le seul document authentique de Mohammed, est écrit : « … aux Juifs leur religion et aux Musulmans la leur… »
G – Signalons la modestie de Mohammed qui avoue : « Je ne suis pas venu renouveler quoique ce soit qui ne fut révélé dans le passé par les Envoyés qui m’ont précédé. » Sourate 46 verset 9… Citons également Sourate 3 verset 50 : « Je viens simplement accomplir la Tora que vous détenez, mais je rendrai licites certaines choses qui vous avez été interdites. »

Ceux parmi les Islamistes, qui connaissent le Coran, occultent les très nombreux versets précédents que créent le rapprochement entre l’Islam et le Judaïsme. Ce sont ces versets que les Musulmans, qui se réclament de l’Islam, mettent en valeur. Nous ne dissimulons pas que (pour nous !) certains versets restent sans explication qui pourrait les rendre acceptables. Ainsi dans la vision des religions qu’a le Coran, les Juifs, bien que croyants, sont condamnés pour le rejet de Jésus, prophète : « …en tant qu’Envoyé [Jésus] aux Fils d’Israël, il est chargé de leur annoncer : ‘Je [Jésus} viens vers vous avec un signe de votre Seigneur…’ Mais quand Jésus eut conscience de leur reniement, il dit : ‘Qui est pour Dieu-Allah me suive !’ Les Apôtres acceptèrent … Quant aux dénégateurs, eh bien ! Je les châtierai… » Sourate 3 versets 49-52-:-56 ; voir Sourate 2 versets 89- :-91. Le Coran exige des Juifs de se convertir à l’Islam en adoptant Mohammad comme prophète : « Fils d’Israël… craignez-Moi … croyez dans le Livre que J’ai fait descendre pour confirmer la Tora. Ne soyez pas les premiers à le renier… » Sourate 2 versets 40,41 ; voir Sourate 4 verset 47 : le Coran met sur le même plan les Juifs croyants et incroyants ! Ces versets, peu nombreux, sont, semble-t-il, en contradiction avec les paroles de tolérance et de haute considération envers les Gens du Livre, cités ci-dessus. L’Islam, se démarquant de l’Islamisme, les minimise.

4 – Quelles sont les grandes lignes directrices de la pensée coranique ?

Si nous voulons faire la synthèse du Coran et connaître les grandes lignes directrices de la pensée coranique, il nous faut adopter une approche logique du Livre Saint de l’Islam. Tentons de faire le bilan des propos du Coran :

1 – Mohammed lutte contre les Arabes païens adeptes de l’idolâtrie qui avait cour pendant la période de la Djahilyiah (temps de l’ignorance qui avait précédé l’Islam). Il n’hésite devant aucun moyen et donne libre cour à la violence sur le terrain. Dans le Coran, il multiplie les descriptions des ‘signes’ prouvant l’œuvre d’Allah ; parmi les signes cités, se trouvent en abondance les signes de la nature avec ses merveilles qui permettent à l’homme de vivre, mais aussi les signes fournis par l’histoire de Peuples Arabes, par le Nouveau Testament et l’Ancien Testament (=le Tanah ; plus de 1000 versets y sont consacrés). Tous ces signes sont destinés à convaincre les Arabes païens à se joindre à l’Islam naissant. Il assortit ces descriptions de signes de tout un système de punitions destinées à dissuader les récalcitrants et de récompenses à ceux qui accepteront sa Vérité.

2 – Mohammed prêche la tolérance religieuse non seulement envers les religions monothéistes mais encore envers les hérétiques (Sourate 109). Mohammed a été désigné pour « prêcher et avertir un peuple vers lequel n’est venu aucun prédicateur avant toi. » : Sourate 28 verset 46. Donc il semble qu’il n’aurait pas l’intention de faire du prosélytisme auprès des autres croyants monothéistes.

3 – Mohammed admire et respecte les Gens du Livre (même ceux qui rejettent la chaîne souhaitable : voir critère 6) c’est-à-dire Juifs et Chrétiens pour autant qu’ils soient croyants et religieux : Sourate 29 verset 46 ; voir Sourate 10 verset 94. Rappelons que les Chrétiens dont il s’agit sont ceux pour qui Jésus est considéré comme prophète ; les autres, fidèles à Jésus, Fils de D.ieu-Allah, sont des hérétiques.

4 – Mohammed condamne sévèrement les Gens du Livre qui s’éloignent de leur religion. Il ne conçoit pas l’athéisme : tout être doit croire. Ceux qui s’éloignent de leur religion doivent comme les païens se convertir à l’Islam. Il ne pouvait concevoir que les Juifs, qui avaient vécu tant de miracles et qui avaient la chance d’appartenir au Peuple Elu, héritier de la Tora, trahissent les Commandements et se rangent parmi les incroyants ; d’où sa volonté de leur faire accepter l’Islam (moins rigoureux) ou… de les punir.

5 – Mohammed combat tout ceux qui le combattent ou qui s’opposent à sa volonté de faire progresser sa nouvelle religion qu’ils soient païens ou Gens du Livre, croyants ou incroyants. Le Djihad, quand il est proclamé en tant de guerre, transforme la guerre en guerre sainte ; mais elle ne peut-être que défensive, rejetant toute expansion : Sourate 22 versets 39,40.

6 – Pour Mohammed, l’évolution idéale des monothéistes devrait consister dans la conversion des Juifs au Christianisme (conçu comme religion juive adoptant un prophète supplémentaire) et dans l’adoption par les Chrétiens (anciens et Juifs convertis) de l’Islam fondé par celui qui est le ‘dernier prophète’ (Mohammed lui-même). Nous présentons cette chaîne, souhaitée par Mohammed, au conditionnel de façon à la mettre en accord avec les paroles de tolérance citées par ailleurs ; son rêve était une reconnaissance générale de sa position de dernier Envoyé, lui accordant ainsi une position éternelle, sans concurrence.

5 – Comment combattre la haine ?

La morale ressortant des Livres Saints doit être interprétée suivant une logique interne et adaptée à la morale et à la Société modernes. Ainsi la Tora nous propose des Commandements que l’on essaye de ne pas appliquer ou qui sont interprétés de façon à respecter les lois modernes : le Guett qu’un époux doit donner à son ex-femme pour lui permettre de se remarier ouvre la porte à des abus qui sont largement combattus pour convaincre les récalcitrants. L’application de ce commandement est assortie de grandes précautions. Celui dont le parent proche a été tué par mégarde a un droit de vengeance personnel. Aujourd’hui, dans de telles circonstances, personne ne s’arroge le droit de se faire justice. La Tora a défini les relations sexuelles permises ; les transgresseurs selon le Lévitique XX-10-:-21 encourent la mort. Nous laissons à D.ieu le soin d’appliquer Sa justice pour ne pas transgresser le commandement : « Tu ne tueras point. ». De même les Musulmans doivent trier les versets du Coran et réinterpréter ceux dont découle une morale douteuse : le Djihad, dans le sens connu et admis par beaucoup, symbole de péchés graves, puisqu’il justifie le crime et les guerres d’expansion, doit revenir à son sens premier : un effort sur soi-même. La vengeance personnelle doit être interdite. Le terrorisme, qui permet par sa cruauté de frapper au hasard, doit être proscrit.

Les Juifs ont adopté une politique de soumission aux impératifs modernes de la morale dans le respect des lois nationales et internationales. Malheureusement, les Islamistes procèdent inversement : ils ne retiennent que les versets cruels quand ils sont sortis de leur contexte ou les versets douteux, et les appliquent, se montrant ainsi dignes d’Ishmaël, ce ‘sauvage d’homme’, dit la Tora. Cependant, ce triste fait, qui mène à la Troisième Guerre Mondiale, justifie de ne pas confondre Islam et Islamisme, une telle confusion risquant de tuer l’espoir de convertir les Islamistes à l’Islam. La confusion précédente démoralise les Musulmans, assoiffés de paix, quand elle ne les rejette pas dans le camp adverse.
Nous avons connu la haine des Chrétiens à l’égard des Juifs, semblable à celle des Islamistes et nous avons assisté au retournement de la situation provoqué par le livre de Jules Isaac « Jésus et Israël » de 1948 : il prouvait aux Chrétiens que leur haine n’avait aucune base dans le Nouveau Testament que pour la plupart ils n’avaient jamais lu. Il amena le Pape à décider de modifier les prières qui prenaient à partie violemment les Juifs : les Chrétiens avaient découvert que Jésus était un bon Juif ! Le rapprochement judéo-chrétien eut lieu alors… après la Shoah ! Personne n’avait tenté de faire abandonner aux Chrétiens leur religion, mais simplement de leur enseigner les vérités occultées pendant près de 2000 ans.

Nous revivons aujourd’hui la même haine avec les Islamistes, basée sur une compréhension tendancieuse du Coran que les masses ne prennent pas la peine de lire. Nous n’essaierons pas de convertir 1.3 milliard de Musulmans à une autre religion, mais de ramener 1.17 milliard, infectés plus ou moins par l’Islamisme, à l’Islam des 130 autres millions de Musulmans, Islam basé sur une lecture logique et humaine du Coran qui leur permettra de différencier le ‘bien du mal’.

6 - Conclusion

Nous proposons, en guise de conclusion, une comparaison entre la situation régnant à la veille de la Deuxième Guerre mondiale en 1939 et s’étendant jusqu’en 1948 et la situation actuelle face à la menace islamique : En 1939, régnait un antisémitisme intense (sans la participation active des Juifs !), qui s’était traduit en Allemagne par la Nuit de Cristal du 9/10-11-1938 et en Europe par des publications violemment antisémites. Cependant personne n’encourageait l’Allemagne dans sa politique d’expansion et de pogromes. Le danger de l’expansionnisme hitlérien apparaissait à tous ; la France et l’Angleterre dans une démarche désespérée avaient tenté à Munich par les accords du 30-9-1938 de freiner la marche en avant du fascisme. ‘Le déshonneur et la guerre’ (selon l’expression de Churchill) furent le salaire des signataires de ces accords, Daladier (Président du Conseil des Ministres français) et Chamberlain (Premier Ministre britannique). La Shoah, fut la conclusion logique de la montée de l’antisémitisme. Le livre de Jules Isaac, cherchant les causes profondes de l’holocauste, n’a pu que démontrer ‘l’erreur’ criminelle, dans l’interprétation du Nouveau Testament, qui avait motivé la participation active des peuples Chrétiens. Le hiérarchie chrétienne, pendant près de 2000 ans, avait enseigné le mépris et la haine des Juifs et avait provoqué la Shoah qui n’était que le dernier désastre frappant le Peuple Juif.

- Aujourd’hui, l’antisémitisme envahit le monde et est renforcé par nombre de Juifs, inconscients, qui aident ceux qui rêvent d’une nouvelle Shoah. De nombreux Juifs livrent un combat sans merci contre le Judaïsme et renforcent l’antisémitisme, au lieu de proclamer les droits du Peuple Juif sur sa Terre, comme le reconnaît le Coran. Nombre d’orientalistes non musulmans ont une compréhension du Coran qui s’identifie à celle des Islamistes, renforçant ainsi leurs ennemis fondamentalistes et ils se sont lancés dans la lutte contre l’Islam et le Coran sans aucun espoir. Rabin (zal), Premier Ministre israélien, a signé en 1993 les Accords d’Oslo malgré l’évidence qu’il recueillerait ‘le déshonneur et la guerre’ qui se poursuivent depuis plus de 13 ans. Alors nous devons espérer qu’un nouvel ‘Jules Isaac’ publie un livre qui démontrera les faiblesses du Coran, faisant de lui un Livre Saint seulement pour les Musulmans et qui l’interprètera logiquement comme l’Islam, rejetant les fantaisies criminelles de l’Islamisme, et ceci avant que la Troisième Guerre Mondiale n’éclate et avant qu’une nouvelle Shoah ne se produise (Que D.ieu nous protège !) dont nos Juifs inconscients seraient également victimes. Les thèmes développés dans ce livre devraient être repris et développés par les radios et télévisions du monde pour que sa descente au fond du gouffre soit freinée par la prise de conscience de la Vérité par les Islamistes.

David Bentata
10-12-2006

David Bentata ne connaît ni l'arabe ni l'islam. Pas très bien les Evangiles et parfaitement la Thora et bien sûr l'hébreu. Et c'est cela qui lui fait commettre d'énormes contresens. Il pioche dans le Coran au hasard, IGNORANT TOTALEMENT L'ORDRE CHRONOLOGIQUE DE LA REVELATION, et les musulmans sentant la peur de cet homme lui racontent n'importe quoi.

Le cheikh Palazzi est un farceur. Non, pardon il est peut-être sincère mais dans l'islam c'est la loi qui l'a toujours emporté et cette loi se fonde sur les DERNIERES SOURATES REVELEES A MEDINE.

Mais bon sang de bonsoir, que tous ces gens, détracteurs ou laudateurs de l'islam prennent le temps d'apprendre l'arabe (en partant de l'hébreu cela sera facile), qu'ils achètent un Coran bilingue et tous les commentaires et ils verront. Mais moi les juifs utiles et les juifs cons, je n'ai aucune pitié pour eux. Que monsieur Bentata, qui par son nom vient certainement d'un pays arabe (fils du caméléon ?), arrête de stigmatiser les gens qui ne sont pas de son avis.

Dans la société algérienne, à laquelle ses ancêtres ont appartenu, allez dans le peuple demander l'opinion que les musulmans ont des juifs. Des chiens, des gens vils, des poltrons qui ont peur de mourir. Et où se trouvent les racines de ces charmants jugements. Dans le Coran, dans la Sunna, dans le fiqh : DANS TOUS LES TEXTES FONDATEURS. Alors arrêtez de faire la morale à ceux qui analysent les textes d'une façon qui vous fait peur. Je n'ai même pas lu cet article. Je ne perds pas mon temps à lire les bêtises. Mais réflexion faite, il faut tout lire

Et là Bentata fait le rapprochement entre christianisme et islam dans leur attitude envers les Juifs. Cela n'a rien à voir. Le Coran est considéré par les musulmans comme la parole de Dieu et Mahomet comme un beau modèle. L'ordre chronologique de la révélation prouve que le prophète de l'islam est allé d'un amour des Juifs... à la stigmatisation des juifs de Médine.

Pauvre Bentata, pour le Coran les "bons" juifs sont ceux qui croient à ce que Muhammad a apporté ! la "vraie" Thora, le "vrai" Evangile c'est ce qui est contenu dans le Coran. Juifs et chrétiens ont falsifié leurs Ecritures. Quand le Coran parle de Thora et d'Evangile, il ne parle pas des livres lus par les Juifs et les chrétiens aujourd'hui mais de la Thora et de l'Evangile AVANT LA REVELATION DE L'ISLAM. Le vrai Israël doit appartenir aux musulmans car ce sont eux les vrais fils d'Israël, eux qui ont repris la "vraie "Thora, le "vrai" évangile. Ce sont eux les "vrais" fils d'Israël :idea:

René Girard a parfaitement compris ce raisonnement, un peu "tordu", il faut l'avouer, qui dépossède totalement juifs et chrétiens de leur identité et de leur origine, de leurs textes donc et en font des gens sans "Livre" et ... sans "terre". Fasse que le Dieu de Bentata (qu'il craint tellement qu'il met un point après le D :roll: ), lui mette un peu de plomb dans la tête. :roll:

N'en déplaise à Pavel qui juge les textes des intellectuels musulmans stupides, mais celui-ci qui émane d'un juif n'a rien à leur envier. J'ai envie de dire "Quel c..."

PS : Profondément choquée par l'article de Bentata, qui manifeste une grande méconnaissance de l'islam, j'ai envoyé la copie de ce fil à Bat Ye'Or comprenant l'article de D.B et mes propres commentaires. Bat Ye'or m'envoie ce soir sa réponse qui me rassure : Très bien argumenté. Et avec humour et piment. Même moi qui ne suis pas un grand connaisseur de l’islam, je suis ahurie par les lacunes de M. Bentata. Et Palazzi est très ambigüe au sujet du jihad, dont il refuse de reconnaître les excès génocidaires. Amitiés et bon courage


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 06 Fév 2007, 00:19 
Ministre des Colonies
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 26 Juin 2006, 12:09
Messages: 2840
Localisation: au sud du progrès
Ah pauvre M. Bentata qui prend ses désirs pour des réalités. S'il pense que par les contorsions d'une rhétorique totalement insensée et d'un raisonnement de cour de recréation, il trouvera une solution au problème de ce siècle, il se trompe lourdement. Il existe autour de 1,3 milliards de "musulmans" sur Terre. Ils ne disparaîtront pas de sitôt !!!

Il fut un temps, pas si éloigné que ça (à peine quelques décennies) où le type de problème que nous vivons actuellement était moins, voire pas présent. Il fut un temps où les "musulmans" rêvaient vraiment de l'occident et de ses valeurs. Avec comme seul objectif de pouvoir croquer du gâteau à leur tour et non d'islamiser la terre entière. Il fut un temps où les "musulmans" ne devenaient pratiquants que lorsqu'ils commençaient à "sentir le sapin", pour sauver leur âme dirons-nous. Nous sommes loin de cette époque. A présent les mosquées sont bondées par les plus jeunes...

Vouloir faire croire que le coran ne contient pas d'appels à la violence, à la haine et à la destruction de tout ce qui n'est pas musulman est une folie. Il est incontestable que ce livre contient tout ça. Le fait est que par le passé récent (autour des décolonisations) le modèle à suivre était le modèle occidental. Cela ne faisait aucun doute. Rappelez-vous les immigrés de première génération ! Le problème c'est que les luttes de pouvoir, les ambitions personnelles privilégiées au bien commun, les deux blocs (oui bien des gouvernements arabes ont favorisé les islamistes pour faire barrage aux communistes), les problèmes sociaux, économiques etc. ont permis à l'idéologie islamiste de se développer et de mettre en avant la pratique réelle de l'islam.

Muselons les islamistes. Ne les laissons pas s'exprimer et se développer. Faisons quelques lois bien senties et progressistes. Ne nous laissons pas aller à des sentimentalismes droit de l'hommistes qui ne sont que des moyens pour eux de parvenir à leurs fins. Je suis convaincu pour avoir vécu ces périodes d'accalmies, que la seule solution qui se présente à nous est de combattre l'islam politique. Car c'est lui qui rappelle aux musulmans ce qu'est vraiment l'islam. Autrement, les musulmans sont comme les autres êtres humains et finissent par prendre les mêmes libertés que tout autre être humain.

Je ne dis pas que cela serait pour demain. Je suis même convaincu que cela ne se fera pas de mon vivant. Mais prenons au moins ce genre d'options et de stratégies. Autrement...

_________________
L'islamisme c'est l'islam appliqué dans sa totalité.


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 20 Fév 2007, 21:18 
River
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 02 Juin 2005, 21:02
Messages: 3795
Gabizon, du niveau de Morin. Hystérique anti-Del valle et Millière. Une vraie S. J'ai assisté à une vive discussion entre elle et Del valle dans un salon du livre... Millière est mal barré avec cette hystéro gaucho sur le dos. NB Le "jeune journaliste sans éthique auquel Millière fait allusion est Johan Weisz, coauteur avec Cecilia Gabizon du brûlot antisémite et complotiste "OPA sur les Juifs de France", qui poursuit Millière en diffamation pour s'être défendu contre leurs accusations...

http://www.resiliencetv.fr/?p=1875

Le testament d’un dissident français
Date 15/02/2007 | Sujet : Exprimer

Dans le numéro de janvier de la revue Commentary figure un bel article de Christian Delacampagne sur l’affaire Redeker et sa signification. L’auteur y décrit le climat douteux et délétère qui règne en France. Pour l’essentiel, écrit-il, « la classe politique se tient à l’écart de tout ce qui touche à l’islam » : au moins cinq millions de musulmans résident en France et nombre d’entre eux ont le droit de vote. « Les médias sont complices », poursuit-il, de l’attitude de la classe politique. Lorsqu’on considère le domaine universitaire et intellectuel, ajoute-t-il encore, « l’histoire est plus compliquée : aujourd’hui, en France, aborder certains sujets relève du tabou, peut vous valoir l’exclusion et l’inscription sur une « liste noire » pour peu que vous ne teniez pas le « bon » discours politique ». Et celui-ci implique, bien sûr, de «dénoncer la politique américaine au Proche-Orient comme un exercice de « cruauté barbare ».

Les origines de tout cela, poursuit Delacampagne, tiennent aux relations entre la France et le monde arabe depuis des décennies, à la volonté de la France d’être une « puissance arabe », aux épisodes coloniaux, aux rapports du gaullisme au mouvement des « non alignés ». Aujourd’hui, précise-t-il, « la gauche, en raison de sa haine irraisonnée d’Israël, est devenue bien plus antisémite que l’extrême droite, malgré la longue histoire de l’animosité de celle-ci envers les Juifs ». Les origines tiennent aussi à l’orientalisme français, de Louis Massignon qui, au temps de l’affaire Dreyfus, circulait dans des « cercles ouvertement antisémites, à Gilles Kepel, Olivier Roy et François Burgat aujourd’hui qui, chacun à sa manière », explique Delacampagne, « se sont lourdement trompés dans certaines de leurs analyses ». « Une république fondée sur les idées de liberté et d’égalité », conclut-il, « ne peut s’accommoder d’idées aussi nocives ».

Cette description, et la conclusion à laquelle il parvient, correspondent bel et bien à la réalité. J’irai un peu plus loin : en France, la république est très malade. Delacampagne précise qu’il a vu les portes de l’Université française se fermer devant lui, et il décrit les déconvenues de Robert Redeker. Pourtant, Redeker n’est pas seul dans son cas. J’ai défendu, voici quelques années, l’écrivain et géopolitologue Alexandre Del Valle, bien que je ne partage pas toutes ses idées et analyses : simplement pour une question de principe. Parce qu’il n’est pas admissible que quelqu’un qui accomplit un travail intellectuel dans une société censée être une société de liberté puisse être harcelé, persécuté, menacé de mort et traîné dans la boue. J’ai défendu Rachid Kaci pour les mêmes raisons.

Mon attitude était motivée par des principes éthiques, mais également par mon parcours personnel et, une fois n’est pas coutume, je vais parler de moi dans ces colonnes. Pour exprimer d’abord que je ne me plains pas. Je ne regrette rien. Je pense simplement que mon parcours est significatif de la façon dont la société française, en raison de lâchetés et de pathologies diverses, peut broyer un être humain. Simplement parce qu’il ne pratique pas la pensée correcte et parce que ses idées, considérées comme dignes et nobles partout ailleurs dans le monde civilisé, n’ont pas, en France, droit de cité.

J’ai commencé à enseigner à l’université en 1971 ; à l’époque, mes activités touchaient aux domaines du théâtre, du cinéma et de la chanson. Je n’avais pas encore réfléchi en profondeur aux problèmes du monde. Certaines circonstances m’ont conduit à entrer en relation étroite avec une famille juive. J’y ai été confronté aux horreurs de la Shoah vues par des survivants. J’ai découvert la réalité d’Israël dans sa diversité, sa richesse, sa fécondité. Je me suis aussi rendu de « l’autre côté » : en Syrie, au Liban, dans les camps de l’OLP qui venait d’être chassée de Jordanie. Là-bas, j’ai vu la propagande palestinienne et la façon dont on apprenait aux enfants à égorger. A Damas et un peu plus tard à Bagdad, j’ai constaté la culture vivace du négationnisme, de l’antisémitisme, les complaisances et les complicités avec le nazisme. J’ai remarqué, à mon retour en France, que ceux à qui je m’adressais pour témoigner adoptaient une attitude d’hostilité dogmatique, voire haineuse. Peu à peu, j’ai commencé à comprendre l’aveuglement idéologique qui les guidait et comment le racisme et le totalitarisme pouvaient s’emparer d’esprits qui se pensaient éclairés et qui, au nom d’une idée frelatée de la « justice », pouvaient nier les faits, les documents et la réalité historique. C’est à cette époque que j’ai lu Orwell, Huxley, Arthur Koestler.

Quelques années plus tard, d’autres circonstances m’ont amené à rencontrer et à nouer des contacts proches avec des Vietnamiens. Je n’ai pu me rendre au Vietnam car c’était la guerre et peu après la débâcle, le système concentrationnaire, et la tragédie des boat people. J’ai connu de près des rescapés, des gens qui avaient survécu à un véritable enfer et qui sont arrivés en Occident dépouillés de tout, témoins d’atrocités, maigres et tremblants. J’ai entendu Alexandre Soljenitsyne parler de la tragédie que serait une victoire communiste. De beaux esprits le considéraient avec horreur et dégoût, et lui répondaient qu’il s’agissait d’une « libération ». Quant à moi, je doutais de cette « libération » déjà bien avant que le doute ne soit rendu légitime par la repentance de Jean-Paul Sartre. J’ai tenté de parler aux amis qui me restaient de ce qui arrivait aux peuples vietnamien, laotien et cambodgien, mais l’hostilité dogmatique à mon égard a redoublé.

Je ne savais pas encore qu’il pouvait y avoir pire, dans une société qui se dit civilisée, que de perdre tous ses amis. Après la publication d’un livre où je m’interrogeais sur la France de l’époque, j’ai été assigné à un procès en sorcellerie. Il a été question de m’exclure de l’Université, de me faire condamner pour manquement aux règles professionnelles et pour « propagande fasciste » au sein de l’institution. J’ai été menacé, par téléphone, mais aussi physiquement, jusqu’à mon domicile. Des dossiers emplis de faux témoignages ont été montés contre moi. On a fait courir des rumeurs nauséabondes sur mon compte, et ceux que je tentais de prendre à témoin n’avaient rien vu ni entendu. Les seules personnes qui ne m’ont pas traité comme un pestiféré étaient des libéraux, au temps où ce terme n’était pas encore devenu, en France, un mot obscène.

Au cours de mes voyages, j’ai commencé à m’attacher aux Etats-Unis. Malgré tout, j’étais blessé. Au plus profond de moi. Je parlais de droits de l’homme, de liberté de parole, de liberté individuelle, et on me traitait de « fasciste ». Je me situais sur le terrain de la connaissance et on me traitait de « propagandiste ». On menaçait de me tuer physiquement et intellectuellement. Insidieusement, j’ai glissé vers une dépression que j’ai laissé s’aggraver parce que je la niais. Dans l’incapacité d’écrire et de me défendre, presque de penser, je n’ai pu honorer divers contrats et j’ai quasiment tout perdu, bien que j’aie continué à enseigner, je ne sais comment, à vrai dire. Je ne me suis pas adressé à la police ou à la justice, ce qui, j’en conviens maintenant, a peut-être été un tort.

Après presque une décennie de descente aux enfers, grâce à des amis à San Francisco ainsi qu’à deux psychiatres, je me suis reconstruit. J’ai pris en charge une revue et ai traduit plusieurs livres. Puis j’ai retrouvé la capacité d’écrire, de donner des conférences. Ma vie personnelle était en lambeaux, mais j’ai reconstruit une famille. Quelques années plus tard, refaisant surface, je découvre que rien n’a changé dans ce pays, strictement rien. Ceux qui crachaient sur Israël et sur les Juifs « sionistes » continuent à le faire, et je ne suis toujours pas du « bon côté ». Je vois toujours en Israël une démocratie confrontée à des haines totalitaires et fanatiques : faut-il être incorrigible ! Ceux qui vomissaient les Etats-Unis continuent à le faire, et moi qui connais les Etats-Unis et leurs valeurs fondamentales, je persiste à voir en l’Amérique un pays le plus souvent exemplaire en matière de liberté. Je pense, par ailleurs, que Reagan a été un grand président, et j’ai même eu l’ « indélicatesse » de le rencontrer et de traduire ses écrits.

J’ai poussé le « mauvais goût » jusqu’à trouver des qualités à George Walker Bush et à penser que défendre les droits de l’homme, la liberté et la démocratie face au totalitarisme islamique était une bonne chose. Comme si cela ne suffisait pas à mon malheur, j’ai adopté les thèses de Daniel Pipes sur la « bataille pour le cœur de l’islam ». J’aurais mieux fait, pour mes affaires, de devenir un peu antisémite, « pro-palestinien » et anti-américain... Le fait est que je subis, de nouveau, l’exclusion et le désagrément d’être sur une liste noire. D’être traîné dans la boue. Le MRAP m’a dénoncé comme « raciste » au prétexte que l’islam radical serait une race – on est inventif en France ! –, de jeunes journalistes sans éthique ni scrupules m’ont assimilé au Front National, avec lequel, est-il besoin de le souligner, je n’ai pas la moindre parcelle d’affinités. Parce que je me suis indigné de ce genre d’amalgame, ils me traînent à nouveau en justice. Je suis censé les avoir diffamé, alors qu’eux, bien sûr…

J’ai publié un best seller, mais l’éditeur, pour des raisons impénétrables, n’a pas voulu prendre le risque de diffuser un autre de mes livres. Deux de mes ouvrages sont parus chez un autre éditeur, et ils se sont bien vendus, mais ce dernier ne me répond plus au téléphone. La dernière fois que je l’ai vu, il m’a avoué qu’on lui avait murmuré dans les salons parisiens que j’étais « le diable ». J’ai publié encore deux livres dans une petite maison qui a, depuis, déposé son bilan. J’ai achevé plusieurs ouvrages, mais aucun grand éditeur n’en veut. Je fais courir, semble-t-il, aux grands éditeurs un risque bien plus grave que celui de publier des livres indigents et qui ne se vendent pas : celui de publier des livres incorrects qui se vendraient sans doute !

Brutalement, et suite à la circulation d’un dossier expliquant que je suis un « sioniste islamophobe », j’ai, en un an, perdu tous les contrats que j’avais pour des conférences. A une ou deux très honorables exceptions près, plus aucune radio ou télévision française ne m’invite, aucun journal ne me publie, sauf en Israël et aux Etats-Unis. Je pourrais utiliser un pseudonyme, me déguiser pour dissimuler le personnage incorrect que je suis, édulcorer le contenu de mes écrits. Je n’en ai pas envie. Les sociétés totalitaires, comme l’Union Soviétique il y a vingt ans, pratiquaient ouvertement la censure et la déportation. Ceux qui les subissaient étaient publiés à l’extérieur et appelés dissidents. Je me sens aujourd’hui dans la peau d’un dissident, dans un pays qui n’est pas défini comme totalitaire, mais dont le fonctionnement relève pourtant d’un totalitarisme sournois qui tait son nom. Je peux parfois publier de façon marginale, mais je ne peux pas parler. On me traite presque comme si j’étais mort ou comme si je ne devais pas exister. Je mets ma plume au service d’idées pour lesquelles des hommes se sont battus pendant des siècles. Je défends ceux qu’on broie, qu’on opprime, qu’on exclut, mais sans doute pas de la « bonne » façon.

J’ai traduit des textes de Daniel Pipes et de Norman Podhoretz, mais ces textes eux-mêmes n’intéressent guère, semble-il, les grands éditeurs français, parce qu’écrits par des Juifs, américains, qui pensent autrement qu’en France. Christian Delacampagne a sans doute eu, finalement, beaucoup de chance d’être maintenu à l’écart de l’Université française: il a évité ce que je subis. Quant à Robert Redeker, je pense que c’est une chance relative d’avoir vu ses problèmes médiatisés. Des gens comme moi ont pénétré l’université, certes. Ils ont été édités, mais ils ont subi et subissent toujours une oppression tentaculaire et multiforme.

De fait, j’ai été victime, sans jamais porter plainte, de deux tentatives de meurtre. Ceux qui ont tenté de m’assassiner intellectuellement et moralement, voici une vingtaine d’années, ont bien failli réussir. Ceux qui tentent la même chose aujourd’hui ne réussiront pas. Ce sont les mêmes. Il m’arrive de craindre qu’ils conservent leur position jusqu’à ce que la France meure. De « l’antisionisme » anti-américain des années 1970 à celui d’aujourd’hui, des persécutions d’il y a vingt ans à l’asphyxie consensuelle de maintenant, la France, plus que malade, ressemble à une mauvaise fiction.

Je continuerai à me battre, bien sûr. Je ne baisse pas les bras. Mais le poids à porter est lourd, très lourd, et j’ai beaucoup d’indulgence pour ceux qui ont renoncé. Si je devais mourir, je sais que je disparaîtrai sans laisser de traces, comme si je n’avais jamais existé. Au temps de l’Union Soviétique, on effaçait des personnages sur les photos. Je ne me plains pas. Je ne regrette rien. Et si je devais refaire ce que j’ai fait, je le referais. Je voulais seulement exprimer tout cela. Au moins une fois. Voilà, c’est fait.

© Metula News Agency


Dernière édition par serge goldman le 20 Fév 2007, 21:58, édité 1 fois au total.

Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Afficher les messages depuis:  Trier par  
Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 195 messages ]  Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5 ... 13  Suivant

Heures au format UTC [ Heure d’été ]


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 3 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas modifier vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Rechercher pour:
Aller à:  
cron
POWERED_BY
Traduit par phpBB-fr.com