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MessagePublié: 30 Juil 2006, 08:54 
Je suis contre l'existence d'Israel, on me traite d'antisémite.

Je n'aime pas la cuisine maghrébine, on me traite de raciste.

J'aime pas le coran, on me traite d'islamophobe

Je suis contre le mariage gay, on me traite d'homophobe...


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MessagePublié: 30 Juil 2006, 11:22 
Administrateur
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Enregistré le: 30 Avr 2005, 01:16
Messages: 6806
Chienne lubrique a écrit:
Je suis contre l'existence d'Israel, on me traite d'antisémite.


Non, on se contente de vous exclure.


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MessagePublié: 30 Juil 2006, 12:11 
:lol: :lol: :lol:


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MessagePublié: 01 Aoû 2006, 13:56 
Bon ben je pense que maintenant l'intéressée(e) est définitivement CONTRE l'état d'Israël (ce qui à ce qu'il me semble relève de l'anti-sionisme et non de l'anti-sémitisme).
Avant elle ne savait probablement même pas pourquoi, maintenant si! C'est malin ... :evil:
N'eut-il pas été préférable de lui expliquer POURQUOI Israël ? :idea:


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MessagePublié: 01 Aoû 2006, 14:07 
Ministre du moratoire

Enregistré le: 03 Juil 2006, 17:18
Messages: 7182
Chienne lubrique a écrit:
Je suis contre l'existence d'Israel, on me traite d'antisémite.


Mais non! C'est pas de l'antiquoique ce soit. C'est au mieux une trés mauvaise habitude entendue et répétée autour de vous jusqu'à la nausée; au pire une maldie mentale.

Citation:
Je n'aime pas la cuisine maghrébine, on me traite de raciste.


Non.
Moi je n'aime pas la délinquance et le harcèlement arabe, génération après génération, en terre euro-démocrates, mais c'est pas non plus du racisme. Plutôt de l'antiracisme.

Citation:
J'aime pas le coran, on me traite d'islamophobe.


Mais il est aussi respectable d'être islamophobe qu'il est d'être naziphobe, moustiquephobe ou PierrePalmadephobe.

Citation:
Je suis contre le mariage gay, on me traite d'homophobe...


On s'en fout ce que racontent ces grands tourmentés gayprideurs. Laisse-les :lol:


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MessagePublié: 01 Aoû 2006, 14:37 
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Enregistré le: 24 Mar 2006, 22:37
Messages: 699
Localisation: Europe en danger
orion a écrit:
Bon ben je pense que maintenant l'intéressée(e) est définitivement CONTRE l'état d'Israël (ce qui à ce qu'il me semble relève de l'anti-sionisme et non de l'anti-sémitisme).
Avant elle ne savait probablement même pas pourquoi, maintenant si! C'est malin ... :evil:
N'eut-il pas été préférable de lui expliquer POURQUOI Israël ? :idea:


Il est vrai que tout libertynaute devrait, dans la mesure de ses possibilités, faire oeuvre pédagogique. Répondre aux insultes par d'autres insultes et aux questions provocantes par d'autres provocations ne nous avance à rien et ne sert pas la cause de Liberty Vox.

Pourquoi Israël ? Si tous les peuples ont le droit à la liberté et à l'indépendance, pourquoi les juifs devraient-ils en être privés, eux qui ont eu, plus que d'autres, leur lot de persécutions ?

Pouquoi Israël au Proche-Orient ? Si les juifs ont choisi la Palestine comme leur nouveau pays, c'est tout simplement pour des raisons historiques. C'est là en effet que les juifs ont leurs racines. A titre d'exemple, c'est à Jérusalem que le roi David a établi la capitale de son royaume il y a plus de trois mille ans.

La terre sur laquelle a été fondé l'Etat d'Israël est tout simplement la Terre promise du peuple juif, une terre qui n'exclut cependant pas les minorités non-juives et qui, comme le rappelle le Père Samuel (voir fil Père UBU), est la seule démocratie du Proche-Orient.

Il est donc inconcevable de remettre en cause le bien-fondé et l'existence, au Proche-Orient, de l'Etat d'Israël, îlot de 20.000 km2 de liberté et de prospérité au milieu d'un océan de haine et de pauvreté.


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MessagePublié: 01 Aoû 2006, 18:30 
Grand Pope
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Enregistré le: 23 Fév 2006, 00:47
Messages: 14749
Chienne lubrique a écrit:
Je suis contre l'existence d'Israel, on me traite d'antisémite.

Je n'aime pas la cuisine maghrébine, on me traite de raciste.

J'aime pas le coran, on me traite d'islamophobe

Je suis contre le mariage gay, on me traite d'homophobe...

Et moi si je dis que j'aime les grosses cochonnes vicieuses et les chiennes lubriques, on me traite de phalocrates....et j'assume :lol:

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MessagePublié: 02 Aoû 2006, 05:56 
d'Elisabeth Lévy (France-Culture)

Elisabeth Lévy. Paris, le 31 juillet 2006

Chers…ex-auditeurs ?,

Pardonnez-moi, tout d’abord, de cette réponse générale, alors que j’ai lu et relu chacun de vos messages. Plus que le temps, c’est l’énergie qui me manque pour répondre à chacun après des mois de bagarre pour sauver l’émission, mois qui se sont conclus par une défaite en rase campagne.

Comment dire, avec quels mots combien vos messages m’ont touchée. La franchise ayant toujours été la règle entre nous –et vous avez eu raison de ne pas m’épargner vos critiques-, j’avoue qu’ils ont été à la fois une immense source de réconfort et un crève-cœur. C’est en vous lisant que j’ai compris que le travail accompli par toute l’équipe n’avait pas été vain. Et il est forcément dur d’avaler que ce travail est simplement balayé pour des raisons obscures, à moins qu’elles ne soient trop claires. Je m’adressais chaque semaine à vous, mais les messages reçus après l’annonce de la suppression de l’émission m’ont appris qu’elle était pour beaucoup devenue un rendez-vous et que vous y trouviez ce que je voulais y mettre : une réflexion certes pas infaillible mais singulière et libre. Nombre d’entre vous m’ont fait l’honneur de relever notre honnêteté : c’est l’essentiel, même si ce n’est pas précisément une « valeur gagnante » ici et maintenant !

Vous êtes nombreux à demander si « tout » a été tenté. A vrai dire, tout a été tenté…sauf, peut-être, ce qui aurait pu réussir : amollir l’émission et se résoudre à ne pas faire de vagues. Non que nous en ayons tant fait –je ne crois pas qu’il y ait eu de protestations de tous ceux que nous avons critiqués- mais il semble que Le Premier Pouvoir était considéré comme une source de vagues potentielles…Pour le reste, j’ai mobilisé toutes mes capacités de conviction et d’argumentation – par écrit- pour faire entendre à la direction de FC l’utilité de cette émission. Je ne peux qu’en conclure que ces capacités sont pour le moins limitées. IL y a quelques mois, Mehdi el Hadj m’a dit : « Ton seul objectif est de faire une bonne émission. Personne ne pourra rien contre ça. »….J’ai naïvement cru que vous seriez in fine les « sauveurs » du PP malgré l’absence de publicité sur FC. Tout en reconnaissant que cette émission était « très écoutée », le directeur a estimé que ce n’était pas un critère. De son point de vue, il semble même que « ce refus de se soumettre à l’audience » est une preuve de liberté. Reste à savoir, évidemment, à quoi on se soumet. Quoi qu’il en soit, j’imagine qu’il ne peut s’en désintéresser totalement. Par ailleurs, il a reconnu au cours de nos échanges qu’il ne se fondait pas sur une écoute « assidue » de l’émission. IL ne s’attendait guère, me semble-t-il, à ce que sa décision soulève des protestations. En tout cas, il me semble que la lecture de vos messages pourrait lui fournir des informations sur cette émission qu’il n’aimait pas –et peut-être aussi sur sa productrice dont il connaissait surtout la (mauvaise) réputation. Bref, même si cela a peu de poids, il serait utile à la direction de France Culture et à la présidence de Radio France- de savoir que leur « subjectivité » n’est pas nécessairement partagée par tous. En d’autres termes, et pour ceux qui ne l’ont déjà fait, autant adresser également vos messages par le site Radio France, aux deux étages décisionnaires. La grille de rentrée sera peut-être une bonne occasion de le faire. Comme je l’ai dit au directeur qui évoquait, lorsqu’il m’a fait part de sa décision, de possibles réactions : il serait encore plus triste que personne ne fasse de discours devant le cercueil ! Et, qui sait, peut-être obtiendrez vous, sur le moyen terme, d’être pris en compte.

Vous êtes également nombreux à vous montrer optimistes quant à la possibilité de nous retrouver bientôt sur les ondes. J’aimerais partager cet optimisme et la confiance dont il témoigne m’honore ; je ne suis pas convaincue, cependant, que la période qui vient soit propice au genre de réflexion que j’essaie de mener, notamment sur les médias. Au-delà des raisons conjoncturelles, aux questions de coteries et de coquetteries, aux enjeux de pouvoir ou d’apparence de pouvoir, je me demande si ce n’est pas l’idée même de la critique que l’époque refuse en bloc (ou en tout cas, ceux qui ont le pouvoir de décider qui a le droit de parler et de quoi). J’aurais dû exposer ce point lors de la dernière – caramba ! toujours ce fichu esprit de l’escalier…je pourrais faire des dizaines d’émissions avec les idées qui me sont venues trop tard. Si j’ai échoué à France Culture, je n’aurais sans doute même pas pu commencer ailleurs…Quoi qu’il en soit, je tenterai tout pour recréer un rendez-vous de ce type sur d’autres onde ; la radio est un média formidable pour mener une réflexion sans cesse en mouvement, sans doute parce qu’elle offre la combinaison idéale de distance et de proximité. Mais je crains fort que l’année qui s’annonce ne soit pas très favorable aux « têtes qui dépassent » et je ne crois pas que je disposerai de nombreux micros pour défendre mes idées. Au passage, rigolons un peu : l’un des rares producteurs de France Culture qui m’a fait part de sa consternation, a conclu en disant : « C’est tout de même dommage de supprimer une voix féminine »…Je ne suis pas sûre que cette formule évoque immédiatement ma voix – à laquelle beaucoup me disent qu’ils ont du mal à s’habituer, qu’ils soient remerciés pour cet effort !!!! (Pour répondre à quelques-uns d’entre vous, Alain Finkielkraut a fait tout ce qu’il pouvait, n’ayez aucun doute là-dessus). Je projette d’écrire un petit livre pour tirer quelques réflexions de cette affaire, les vôtres seront toujours les bienvenues. Toutes vos idées sur cette question de la critique des médias, ou du fonctionnement des médias en général seront éclairantes. L’adresse lepremierpouvoir@free.fr fonctionne, par ailleurs, des auditeurs strasbourgeois ont créé un site internet, sur lequel vous pouvez intervenir : http://www.dernierpouvoir.com, mais je ne sais pas très bien si cela a un intérêt, j’attends votre avis sur ce point (il devrait être possible d’y présenter les émissions, en tout ca, celles qui valent la peine d’être réentendues): quoi qu’il en soit, je ne suis pas aux fourneaux mais attends vos suggestions.

Quant aux raisons de mon éviction que je n’ai pas encore totalement comprises, je me permets de vous joindre ci-dessous le texte d’un entretien qui paraîtra dans la revue Médias en septembre (je n’ai pas d’article dans Libération…)

Merci encore, de votre soutien, de votre colère, de vos encouragements ; merci pour vos grasses matinées sacrifiées. Et peut-être à bientôt, dans d’autres aventures…

Amicalement à tous,

Elisabeth Lévy
___________________________________________________________
Entretien à paraître dans Médias en septembre

Votre émission bénéficiait d’une excellente audience. Elle a été supprimée. Comment l’expliquez-vous ?

Je ne me l’explique pas. J’observe que les auditeurs du Premier Pouvoir ne sont guère pris en considération. Qu’une radio ne soit pas soumise à l’audimat, je serais la dernière à m’en offusquer. Pour autant, l’audience n’est pas, je suppose, le signe irréfutable qu’une émission est mauvaise. De très nombreux auditeurs m’ont écrit pour s’indigner et se désoler de la disparition de ce qui était devenu pour eux un rendez-vous hebdomadaire. Il y avait entre eux et moi une complicité, souvent conflictuelle d’ailleurs. Et voilà : deux ans de travail jetés à la poubelle. Ainsi fonctionne France Culture : dès lors que l’audience n’est pas une source de financement, le seul critère est la subjectivité de la direction. Milan Kundera ne ratait presque jamais l’émission –je le cite car j’en ai été très honorée. David Kessler ne l’appréciait pas –je m’en veux d’avoir échoué à le convaincre. Le couperet est tombé. Structurellement, c’est un système autocratique. A vous de juger s’il s’agit d’une autocratie éclairée.

Interrogé par le Nouvel Observateur, David Kessler a répondu que le rythme hebdomadaire de votre émission vous emportait - malgré vous - dans « le tourbillon de l’immédiateté ». Au-delà de cette formule, qui pourrait à elle seule justifier un plan social sur la grille de France Culture, comment réagissez-vous aux critiques sur le contenu de votre programme ?

Tout d’abord, je ne vois pas comment on peut penser le monde contemporain sans réfléchir sur les médias. A en croire le directeur, une émission spécifique sur ce sujet s’expose à deux pièges symétriques : la connivence d’un côté, la posture de procureur de l’autre. Au contraire, je suis sûre qu’il est possible d’éviter à la fois la dénonciation et la complaisance. C’est l’essence même du travail critique, et journalistique d’ailleurs. Et le problème est exactement le même pour qui traite de politique ou de musique ! Il faut trouver un équilibre, instable et imparfait par nature. On n’y parvient pas du premier coup. L’essentiel est d’être honnête – et je refuse qu’on mette en doute mon honnêteté. Je récuse catégoriquement l’accusation de complaisance : j’ai forcément commis des erreurs d’analyse mais pas un seul de mes propos n’a été dicté par le calcul ou l’intérêt. Du reste, si j’avais été complaisante, je l’aurais été avec les puissants, ou alors je suis idiote. Or nous n’avons jamais ménagé aucune position de pouvoir. En revanche, il m’est arrivé, notamment au cours de la première saison, de me comporter en « procureur », et de donner le sentiment que je voulais dénoncer plus que comprendre. Cela tenait beaucoup à l’expression. J’ai rectifié le tir et j’avais trouvé, je crois, la bonne distance. Reste qu’il est ahurissant que l’on trouve condamnable en soi d’avoir un point de vue. Réfléchir, c’est se forger un jugement. Je me demande si la critique a encore droit de cité ou si seule l’approbation est tolérée. C’est vrai : je ne suis pas une « approuveuse ». Et la sphère médiatique ne m’incite pas à le devenir. Je suis consternée, et même désespérée par le déclin de l’écrit, la misère culturelle de la télévision, la priorité donnée à l’émotion sur la réflexion. Il m’arrive sans doute de passer à côté d’évolutions positives. Le pessimisme serait-il frappé d’interdit ?

Autant l’avouer clairement : vous n’êtes guère confraternelle. A chaque fois que la corporation médiatique dénonce les turpitudes de personnages publics, vous ironisez. Exemple, l’affaire Gaymard : alors que notre profession comptait et recomptait avec indignation les mètres carrés habitables du ministre de l’Economie et des Finances, vous vous amusiez de ce journalisme dit « d’investigation ». Est-ce cela que vous payez aujourd'hui ?

Ce journalisme à l’œuvre dans l’affaire Gaymard, mais aussi dans le sombre feuilleton Alègre-Baudis, me terrifie plus qu’il ne m’amuse, car il se mue, en toute sincérité et au nom du Bien, en « chasse en meute. Pendant l’émission consacrée au rôle des médias dans la chute d’Hervé Gaymard, je voulais montrer ce qu’il y avait de « robespierriste » dans leur comportement. Mais les auditeurs ont compris que je défendais sur le fond le ministre déchu et son appartement (« complaisance » fort habile, vous en conviendrez, que celle manifestée pour un homme politique proscrit !) Si on ne m’a pas comprise, je me suis « plantée ». Point. Cela dit, je ne sais pas ce que je paye. J’essaie de penser par moi-même sans foncer sur les poncifs et les évidences. Je suis souvent à contre-courant, en tout cas par rapport à un certain discours médiatique, car la « moraline » agace de plus en plus, y compris les journalistes qui ont été nombreux à me remercier de les avoir fait réfléchir sur leur métier. Une majorité des auditeurs qui m’ont écrit pensent que je suis victime de ma liberté de penser. Je ne peux pas imaginer que l’on me reproche mon indépendance. D’autres se demandent si on me pénalise pour mes options politiques. Je n’ai jamais exprimé mes préférences politiques à l’antenne – ne me sentant proche d’aucun camp, j’aurais du mal à les définir simplement. Cette hypothèse est invraisemblable. Sinon, le directeur –qui a été conseiller de Lionel Jospin- recruterait essentiellement des proches du Parti socialiste : absurde !

A la suite du crash de l’avion vénézuélien qui avait endeuillé la Martinique, vous aviez souri du traitement médiatico-lacrymal de la catastrophe. Certains y ont perçu du mépris contre les victimes. Et vous vous étiez excusée par la suite. Après-coup, croyez-vous que l’on peut encore critiquer le traitement d’une souffrance sans verser dans la négation de celle-ci ?

Je ne me suis pas « excusée », j’ai explicité nos propos afin de lever un malentendu. Je ne suis pas naïve : ce malentendu était parfaitement intéressé. Les courants « dieudonnistes » ont cru trouver une opportunité de mobilisation : des « journalistes sionistes » se foutant de la gueule des victimes noires ! Ils se sont d’ailleurs félicités de mon éviction… En tout cas, si on ne peut pas critiquer le traitement d’une souffrance sans être accusé de la nier, autant renoncer au langage lui-même. Et je continuerai à critiquer l’information lacrymale, que cela plaise ou non !

Votre émission s’appelait « Le Premier Pouvoir ». A un an de la présidentielle, êtes-vous toujours convaincue de la justesse de cette formule ?
Il s’agissait précisément d’une formule destinée à suggérer un bouleversement du rapport de force entre ce qu’on appelait autrefois le « quatrième pouvoir » et les autres pouvoirs. Je suis frappée depuis quelques années par la soumission croissante des politiques aux médiatiques, et parfois par leur servilité. La notion de « contre-pouvoir » me semble donc dénuée de pertinence pour définir le rôle des médias - aussi gratifiante soit-elle pour les journalistes. Lesquels sont perçus comme des membres de la classe dirigeante. Toutefois, des tendances opposées sont peut-être à l’oeuvre aujourd’hui. Dans la médiasphère, le pouvoir n’appartient plus aux journalistes, mais, selon un dosage variable, aux dirigeants, aux actionnaires et aux annonceurs…et, par capillarité, à ceux à qui ces derniers ont besoin de plaire. Bref, tout puissant peut influencer voire intimider les médias. Le pouvoir médiatique est donc simultanément exorbitant et dépendant. Pour autant, ceux qui dirigent les médias ne sont pas des marionnettes impuissantes. Bien sûr, ils sont redevables à qui les a faits rois. Cela ne dispense pas de critiquer la façon dont ils exercent leur pouvoir. Encore faut-il que ce travail reste possible. C’est une question de liberté. Autrement dit, notre affaire à tous.

fin réponse d'E. Lévy
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----- Original Message -----
From: Netha.
Sent: Saturday, July 08, 2006 11:46 AM
Subject: LE PREMIER POUVOIR

L'unique émission qui invitait les journalistes de la presse comme de la télévision à venir parler ou à faire leur auto-critique librement... L'émission originale et vivante d'Elisabeth Lévy, ne sera pas reconduite à partir de septembre. Pourquoi ? Protestons. C'est vital.

http://www.radiofrance.fr/chaines/franc ... ontact.php
Le*premier*pouvoir*
par Elisabeth Lévy

http://www.radiofrance.fr/chaines/franc ... erpouvoir/

Presse écrite : la fin d'un monde ? Avec Denis Jeambar
C'est peut-être la fin d'un monde. Un monde que l'on découvrait et comprenait dans les colonnes des journaux, dans les colonnes des journaux, où l'on s'affrontait par gazettes interposées. La lecture du journal n'est pas la prière quotidienne de l'homme post-moderne. Certains se réjouissaient que les journaux, après avoir tenté de transformer le monde, se contentent de l'interpréter. La vieille presse d'opinion, coupable partiale et souvent mensongère, avait cédé la place à la grande presse d'information, professionnelle et objective. Certes, celle-ci pouvait mener des combats mais toujours au nom de principes supérieurs : démocratie, transparence, liberté d'expression.

Bref, en quelques décennies, le visage des journaux et le ton des journalistes a changé. On ne saurait éluder la responsabilité de ces derniers qui, sous couvert de professionnalisme se sont souvent réfugiés dans le conformisme le plus plat. Mais le mal est plus profond, atteignant, au-delà de la presse, l'ensemble de la graphosphère. Alors que l'on célèbre le règne de l'image et de la communication illimitée, la mise à distance, le colloque singulier que suppose la lecture n'est plus très tendance. Les lecteurs, parait-il, ne croient plus leurs journaux. Mais ils ne se révoltent guère contre le spectacle que leur offre le petit écran. Une partie du public semble avoir renoncé à analyser, à critiquer, à déchiffrer pour se divertir à en mourir.

Il n'est donc guère étonnant que les journaux soient en butte à des difficultés économiques croissantes. Plans sociaux, dépôts de bilans, successions de nouvelles formules, départ des dirigeants historiques : les rubriques consacrées à la presse écrite ont ces jours-ci une allure de carnet mortuaire.

Quant à l'indépendance des rédactions, plus elle est affirmée par le verbe, moins elle semble réelle dans les faits. Un monde sans Libé ? S'interrogent, incrédules, de grand noms de l'intelligentsia. Ce monde sans Libé, sans le Figaro, l'Express ou les autres n'est sans doute pas pour demain. Mais il ne relève plus de la science-fiction. Quant au pouvoir des médias, on ne proclamera pas ici sa disparition - bien au contraire. Mais une chose est sûre : ce pouvoir n'appartient presque plus aux journalistes.

Netha
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Je poste ce qu'on m'a envoyé ( pour que je le poste :wink: )
Je n'écoutais pas l'émission de cette journaliste mais...pourquoi maintient-on l'émission de Abdelwahab Meddeb dont Joseph Bosshard( qui collabora à un livre collectif avec moi, en l'honneur du Père Moussali) dit que c'est un hommage à la culture ...de l'islam sur FRANCE-CULTURE :roll:
Vouloir s'exprimer librement en Frace c'est fichu. Heureusement qu'il reste Rockik.com, la radio canadienne.


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MessagePublié: 13 Mar 2008, 18:43 
Administrateur
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Enregistré le: 30 Avr 2005, 01:16
Messages: 6806
UB a écrit:
Thibault du Réau, candidat du Front National aux élections municipales de Libourne est menacé d'un procès par des musulmans de Libourne, faussement choqués par la profession de foi de celui-ci.
Non seulement Thibault du Réau a notre soutien le plus total sur le fond et la forme, mais ce procès qui se profile est bien la preuve que la liberté d'expression se meurt dans se pays et que les voix de résistance aux envahisseurs sont gênantes.


http://unionbordeaux.over-blog.com/arti ... 55146.html


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MessagePublié: 23 Aoû 2008, 14:04 
Si ma tante
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Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
L'état des libertés individuelles se porte de mieux et mieux en France où, à présent, des reporters photographes, se font arrêter en plein Paris pour crime de.... photographie... :shock:

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/ ... laches.php

Banderole/ Paris: les journalistes relâchés
Source : AFP 23/08/2008 | Mise à jour : 14:55 |

Les trois photo-reporters, dont un de l'AFP, interpellés ce matin alors qu'ils photographiaient une banderole pro-tibétaine déployée à proximité de l'ambassade de Chine à Paris, ont été relâchés à la mi-journée, a indiqué l'un d'eux.

Une quatrième personne, soupçonnée d'avoir déployé la banderole, qui avait également été interpellée, a aussi été relâchée, a indiqué le photographe de l'AFP, Olivier Laban-Mattei.

Ce dernier a précisé qu'il avait été autorisé à quitter, en compagnie d'un confrère de l'agence Reuters et d'un photographe indépendant, le commissariat du 8ème arrondissement où ils avaient été conduits en fourgon cellulaire puis interrogés pendant près de deux heures.

Après le refus des journalistes de montrer leurs images, leur matériel a été saisi puis restitué en début d'après-midi, a ajouté le reporter de l'AFP.

Interrogé par l'AFP, le commissariat du 8ème arrondissement a indiqué ne pas être en mesure de donner davantage de précision dans l'immédiat et demandé à être rappelé ultérieurement.


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MessagePublié: 23 Aoû 2008, 15:44 
Masqué d'Al Aqsa
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Enregistré le: 29 Oct 2005, 12:07
Messages: 2976
Jean Yanne était en dessous de la réalité avec son film les Chinois à Paris qui d'ailleurs vous le remarquerez ne passe jamais sur les grandes chaines...

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http://www.euro-reconquista.com/site/


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 Sujet du message: Tout ça le fait que...
MessagePublié: 23 Aoû 2008, 15:58 
Hugh*

Toutes les irrégularités en ce qui concerne la liberté d'expression relative au TIBET, viennent du fait que les gouvernants français ont une trouille pas possible des gouvernants communistes chinois?

Si ces mêmes gouvernants français avaient un calebut bien rempli, ils adopteraient l'attitude de madame MERKEL qui tout en faisant du commerce (plus important que notre pays) ne se prive pas d'avoir une attitude sereine, souveraine et non assujettie à ces acheteurs communistes chinois.

Mon pauvre pays, photographier une banderole "FREE TIBET" est interdit, mais parler des communistes chinois, c'est possible, voire hautement recommandé.


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 Sujet du message:
MessagePublié: 23 Aoû 2008, 16:01 
Grand Pope
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Enregistré le: 23 Fév 2006, 00:47
Messages: 14749
Le pire, c'est que ce régime ripoublicain de merde trouve des flicards pour faire ses basses oeuvres!!!

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Dernière édition par OptimusPrime le 23 Aoû 2008, 17:01, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 23 Aoû 2008, 16:08 
Masqué d'Al Aqsa
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Enregistré le: 29 Oct 2005, 12:07
Messages: 2976
Sous l'occupation les Allemands étaient étonnés par l'efficacité des policiers et gendarmes français.

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 Sujet du message: Achtung!
MessagePublié: 23 Aoû 2008, 16:34 
Hugh*

Il y a eu aussi des policiers et des gendarmes résistants!

C'était une généralisation abusive de votre part, j'imagine que vos propos ont dépassé votre pensée?


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