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MessagePublié: 10 Juil 2005, 09:47 
[Ghani Alani est un merveilleux calligraphe ...et il est en même temps Docteur en droit français et spécialiste de droit musulman . C'est lui qui a été choisi pour "décorer" d'arabesques la salle réservée à l'émission du dimanche matin sur France 2 . Sa façon de calligraphier est ..magique . Nous avons fait une émission de télé , sur Arte . J'espère qu'il n'a pas un passé politique condamnable :?: :!: Mais étant arabisante et islamologue , dans ce milieu on trouve plus de pro-palestiniens que de ..sionistes :!: :idea: :roll:
Je dois ajouter que Ghani Alani est Irakien mais très proche de l'Iran , très proche de la culture persane . La calligraphie persane ou turque ( avant la réforme de Mustafa kémal) est moins carrée que la calligraphie arabe des pays du Maghreb . Le trait est plus sinueux , plus léger , presque aérien!]

http://www.soufisme.org.ghani Alani

Entretien
Ghani Alani, la calligraphie comme parcours initiatique.

Ghani Alani, authentique maître calligraphe issu de l'école de Baghdad et docteur en droit, distille son savoir à ses disciples à travers le monde depuis de nombreuses années. Il a enseigné son art à la faculté de lettres d'Aix-en-Provence puis aux Langues Orientales à Paris, où il vit. Il ne publie pas et ne vend que rarement ses œuvres. Depuis trente ans, il a réalisé nombre d'expositions en Europe et dans les pays arabo-musulmans. Ces expositions sont accompagnées de conférences et d'ateliers. Il a souvent été sollicité comme intervenant dans les établissements scolaires et dans certains centres socio-culturels. Il échange dans les lignes qui suivent quelques propos qui pourront apparaître comme un véritable parcours initiatique dont le support privilégié reste la lettre.

Comment avez-vous découvert la calligraphie ?
Je suis né avec les lettres, j'ai loué et prié Dieu avec elles. J'ai tracé mes premières lettres sur mon cahier d'écolier comme tous les enfants de mon âge à l'école coranique (ce qui équivaut en Europe à l'école maternelle) pendant le temps des vacances. Le cours d'écriture coranique reste par définition de la calligraphie, car il concrétise bien ce qu'est le Verbe divin. Ce cours était immédiatement suivi d'un cours de psalmodie coranique (le 'tajwid'). Cela m'a incité à rapprocher ces deux arts. Un 'hadîth' ne dit-il pas d'ailleurs : « Celui qui magnifie la 'basmallah' ira au paradis. » ? On se demande si le mot 'zuwad' s'applique à l'écriture ou à la psalmodie ou bien encore pourquoi pas, aux deux ! C'est à ce moment-là que j'ai commencé à établir un parallèle entre l'oral et l'écrit. En effet, la lettre écrite parfaitement, de manière bien proportionnée est porteuse du souffle juste.

Je n'ai jamais appris la calligraphie comme on apprend un métier. Je m'étais d'ailleurs préparé à une carrière de droit. Mes études de calligraphie avec mes maîtres m'ont permis de découvrir le chemin de la vie intérieure. À l'âge de treize ans, ma première rencontre avec mon maître Hashem Al Baghdadi al Khattat (1917-1973) a été pour moi une promesse de réaliser ce rêve qui n'a pris de véritable élan qu'avec l'enseignement du 'cheikh' Haïdar El Jaouadi avec qui j'ai étudié la philosophie musulmane, et notamment Avicenne.

Comment se déroulait l'enseignement initial ?
Mon maître Hashem m'a d'abord fait un modèle des lettres selon les règles de la proportion parfaite telles qu'elles furent établies par "Les Frères de la Pureté", puis au XIe siècle, par Ibn Moqla, règles qui concernaient toutes les créations de l'esprit, comprenant la calligraphie : le point est une unité de mesure pour tracer le 'Alif', par exemple. Dans le style Neskhi, le même 'Alif' a une hauteur de cinq points. De même, dans la psalmodie, le 'Alif' mesure l'allongement. Mon maître nous enseignait aussi que pour les lettres rondes, il fallait regarder la courbure du corps des oiseaux.

Le Prophète lui-même (sur lui la Paix et le Salut !) était analphabète et pourtant il lui fut révélé dans la 'sourate' XCVI : « Iqra ! » (« Lis », ou « Récite »). Il faut comprendre le sens du mot 'Iqra' au sens large : en effet, cette injonction à lire ne se limite pas à un simple déchiffrage, mais une interprétation plus large. On peut lire aussi bien "les visages des croyants" (« Leurs signes sont sur leurs visages », Coran) que "les traits du visage" ou "les empreintes des criminels".

La véritable lecture va bien au-delà de celle des textes. Au fond, il vous enseignait l'ouverture au monde.

Oui, le monde est source inépuisable d'enseignement. C'est ainsi que j'aimais regarder travailler les artisans lorsque je traversais le 'souk' pour aller à l'école. J'apprenais la composition des couleurs à partir de l'observation de la nature, par exemple le jaune avec l'écorce des grenades et les décorations de menuiserie qui ont certainement influencé mon travail actuel d'enluminure. J'apprenais en scrutant leurs gestes et en buvant leurs paroles, même si, sur le moment, je n'en comprenais pas le sens caché. Mais j'avais une très bonne mémoire et ces souvenirs ont pu ressurgir longtemps après pour me livrer alors leur signification profonde. Ce fut pour moi un cours d'art pratique et vivant.

Comment cet enseignement s'est-il poursuivi ?
J'étais adolescent, il me fallait trouver un maître car « Celui qui n'a pas de maître a Satan pour maître. » J'ai du prendre une des décisions importantes de ma vie : être un simple peintre en lettres pour gagner ma vie ou bien, et c'est ce que j'ai choisi, devenir calligraphe en entrant au service d'un maître et en accepter les épreuves initiatiques. Durant les trois premières années, je n'eus d'autre possibilité que de tracer autre chose que les lettres de l'alphabet. Au bout de trois mois, il estima que mon engagement était total et décida de me garder.

Je rendais visite à mon 'cheikh' avant la prière du vendredi. J'avais l'autorisation d'écouter Hachem Mohammed al Baghdadi qui était un grand maître des 'maqam' musicaux. C'est là que j'ai rencontré mon deuxième maître car je voulais faire du droit et lui pouvait m'enseigner la logique, qui était alors une philosophie, tout comme le 'tassawwuf' (soufisme). Être soufi n'était pas un titre mais une discipline. Les véritables soufis ne le disaient pas.

Il n'y avait donc pas de barrières, pas de dichotomie entre les enseignements. Oui, c'est cela. Tout mon environnement était imprégné de spiritualité : dans mon quartier, il y avait l'école coranique, la mosquée, le cimetière où tous les jeudis soirs, les gens venaient lire le 'Coran' que j'appris par cœur. Enfants, nous jouions autour du tombeau de Hallaj : il s'agissait d'un carré fermé par quatre murs. Même mort il fut mis en prison !

Plus tard, en 1970, c'est en calligraphiant la totalité des œuvres prophétiques de Hallaj, le « Diwan », que je l'ai appris par cœur. Les quatre lettres de 'Allah' ont enflammé son cœur. Le 'Alif' c'est l'ami ; le 'Lam', la proportion entre l'horizontal et le vertical, doublé il exprime le miroir ; et le 'Ha', c'est la respiration et l'Unité divine. La calligraphie m'a ainsi permis de mettre en mémoire de nombreux textes (il en est de même bien sûr pour le texte coranique). Je me souviens qu'à Baghdad, dans la mosquée Adb al Kadir al Djilani, une phrase est calligraphiée au sol, qui m'a vraiment interpellé et que j'ai du reproduire indéfiniment : « Je fais partie de ces hommes dont les disciples ne craignent pas les vicissitudes du temps. D'ailleurs, il ne connaissent pas la peur. Le soleil de ceux qui nous ont précédé s'est couché, alors que le nôtre jamais ne disparaît à l'horizon. »

Avez-vous assisté à une séance d'invocations ('dhikr') ?
Oui, mon père m'y amenait et je compris alors la notion de mouvement, de spirale commune au 'dhikr' et à la calligraphie, dans la façon de tourner le corps comme le calame. D'ailleurs n'est-il pas dit : « Le cœur d'un croyant est entre les doigts de Dieu qui le fait tourner comme le calame tourne entre les mains du calligraphe, selon sa volonté… » ?

Comment devient-on un calligraphe accompli ?
La calligraphie prend beaucoup de temps, demande beaucoup d'exercices. On commence par imiter le maître, on étudie l'alphabet, les lettres isolées puis composées en mots et en phrases, ceci dans toutes les formes de calligraphies : 'thuluth', 'nusri', persan, 'diwani'. Lorsque le maître constate que son élève est capable de progresser, il lui propose d'entamer une recherche personnelle afin de lui accorder une sorte de diplôme qui établit l'élève dans la lignée des calligraphes. Ce fut mon cas vers 1967. Je suis donc un héritier de l'École de Baghdad qui remonte aux fondateurs, dont El Aonel. Le maître n'accorde son diplôme ('Ijazé') qu'à un seul de ses élèves. Cet Ijazé rappelle la 'tariqa', la voie dans le soufisme. Un deuxième 'Ijazé' m'a été accordé par le maître turc Hamid El Amidi. Je suis donc aussi héritier de l'École Turque.

Comment avez-vous introduit l'enluminure qui tient une si grande place dans vos calligraphies ?
Si mon père m'a en quelque sorte "soufflé" la notion de calligraphie, c'est plutôt à ma mère que revient le mérite de m'avoir encouragé pour l'enluminure. Lorsque je lui montrais une calligraphie, celle-ci me disait que c'était beau mais qu'il y manquait quelque chose. En 1962, un grand maître de l'École Turque, Tah Sin Ayqut Alp, est venu à Baghdad pour enseigner l'enluminure aux Beaux-Arts. Cette année là j'ai suivi ses cours et lorsque j'ai amené une calligraphie accompagnée d'enluminures, ma mère me dit alors : « Voici vingt ans, je te disais : ‹ Il y a quelque chose qui manque à ton travail. ›, c'était cela ! ». C'est à ce moment-là que j'ai compris que l'enluminure est en fait la partie féminine de l'art musulman. Ce sont d'ailleurs les deux arts majeurs de l'art musulman qui peuvent réunir toutes les cultures arabe et non arabe.

Pour en savoir plus sur Ghani Alani, voir aussi : « Ghani Alani, La calligraphie arabe : sa transmission de maître à élève au cours des siècles », dans « Horizons Maghrébins » n° 35/36, 1998, p. 87-99.

Dans la même rubrique:
Toute la création peut se résumer dans le seul tracé du nom d'Allah
Ghani Alani, la calligraphie comme parcours initiatique.
© L'Isthme 2005


Dernière édition par Delcambre le 17 Juil 2006, 08:21, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 10 Juil 2005, 09:57 
http:/www.fleurislam.net-introduction à la calligraphie arabe .

Introduction à la calligraphie arabe et islamique
Eléments de connaissance sur la calligraphie...
La Calligraphie, l'Art de la belle écriture, a trouvé dans la civilisation de l'Islam un sommet de raffinement et d'harmonie.
Langue de la révélation coranique, l'arabe possède un alphabet aux formes "naturelles" rappelant tantôt le frêle brin d'herbe, tantôt le sabot de l'animal ou évoquant le coquillage.

L'écriture de la langue arabe...

L'art calligraphique developpe l'expressivité du texte qu'il illuste. Dans certaines oeuvres islamiques, l'écriture stylisée a été raffinée à tel point que l'élégance prend le pas sur la lisibilité. Par exemple, l'écriture cursive "nastaliq", inventée en Iran au XIV siècle, qui se caractérise par une écriture aux allures de petits ruisseaux jaillissants.

Style koufique :
ce style d'écriture (anciennement appelé "Hiri" et issu de l'écriture syriaque) tire son nom de la ville iraquienne de Koufa. Cette écriture illustre certains très beaux corans du Xième siècle.

Style perse (farsi) :
ce style cursif met en valeur les courbes de la lettre arabe en réduisant les figures angulaires, lui conférant une élégance toute particulière.

Style neskhi :
un des styles les plus anciens avec l'écriture koufique, respectant le caractère esthétique de l'écriture arabe, le style classique neskhi rassemble souplesse du style perse et harmonie de l'écriture koufique.

La Calligraphie...

La plus belle calligraphie a été composée et ciselée pour le texte du Saint-Coran, sur les feuilles du livre sacré mais aussi sur la pierre et les mosaïques les plus riches des mosquées :

Calligraphie de la sourate 112 du Coran.
Pûreté et harmonie du trait, la calligraphie devient louange à Allah.

Bandeau mural décoratif (Alhambra).
Quand la calligraphie devient
art décoratif majeur.
cf. L'Alhambra de Grenade...

Bandeau calligraphique mûral d'une mosquée.
La calligraphie est souvent utilisée comme élément décoratif dans la mosquée. Ce "décor" coranique, illustre la présence de la révélation dans la vie du musulman.

Les calligraphes Abu 'ali ibn muqlah (Xème siècle), Ibn al-bawwab (XIème siècle) ou Yakut al-musta'simi (XIIIème siècle), ainsi que des savants maîtrisant également l'orthographe et la grammaire de la langue, étudièrent et définirent très rigoureusement les normes de la calligraphie arabe selon des règles géométriques et mathématiques.

Quelques exemples de calligraphie :

Une Exposition de calligraphie arabe : Antoine Barbeyer, Graphiste Calligraphe français.

Calligraphie de style Koufique

Calligraphie de style diwani. Ce style d'écriture était utilisé dans les lettres de chancellerie ottomanes.

Calligraphie de style turque (ci-dessous). Dans l'empire ottoman, ce style de calligraphie que l'on nomme Toughra était utilisé pour la signature des sultans (leur nom y apparaissait).


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MessagePublié: 10 Juil 2005, 10:22 
Swiss cheese & chocolate

Enregistré le: 06 Mai 2005, 09:35
Messages: 866
Localisation: CH
Calligraphier correctement, en fait, c'est écrire de manière à ce que le lecteur ne doive consacrer à l'opération de lecture que le strict minimum de ses capacités, afin qu'il puisse se concentrer sur le sens, le message. Dans cette optique, la calligraphie arabe est un archaïsme. Et la typographie moderne un grand, un vrai progrès.

[url]http://www.planete-typographie.com/livres/francais/hommesignes.html[/url]

L’Homme et ses Signes
Adrian Frutiger
2000
Atelier Perrousseaux
ISBN : 2911220056


Soyons clair : cet ouvrage n’est pas à mettre entre toutes les mains. Il est en effet exhaustif, théorique et porte sur le signe, sa genèse et son évolution, et non sur la typographie et ses applications. Toutefois, connaître cette genèse est un prérequis indispensable pour toute personne qui veut pratiquer avec discernement l’art typographique.

Cet ouvrage est la reprise perfectionnée et actualisée du livre Des signes et des hommes, paru en français en 1983. Il s’agit d’une longue réflexion qu’Adrian Frutiger a mûrie au long de sa vie professionnelle de créateur de caractères, d’enseignant et de pédagogue.
À travers les trois parties de cet ouvrage, Adrian Frutiger entraîne le lecteur à la découverte de la genèse des tracés pertinents élémentaires et de l’évolution des signes dans la vie des hommes, à travers les millénaires et les cultures de notre planète, et ce que nous en faisons aujourd’hui : comprendre et concevoir un signe, la fixation de la langue par le signe, l’évolution du signe en un symbole, en une marque, en un signal.
Un ouvrage de référence, écrit par l’un des plus grands typographes de notre temps. À lire lentement.
Plus de 2 000 croquis. Une bibliographie.
Public concerné : professionnels de la communication, enseignants, universitaires, étudiants et tout passionné des arts graphiques et typographiques, voire d’ethnologie et de sociologie.

Trois réflexions en guise de préface

Première partie : Comprendre et concevoir un signe
• Les éléments du signe
• Les signes fondamentaux
• La réunion des signes
• Le signe dans l’ornement
• Les signes dualistes
• La surface
• La simulation du volume
• La diversité des apparences

Deuxième partie : La fixation de la langue par le signe
• De la pensée à la représentation
• La fixation du langage
• La richesse graphique des écritures figuratives
• Les alphabets dans le monde
• L’alphabet du monde occidental
• L’évolution des formes sous l’influence de la calligraphie et des procédés d’impression
• La lettre manipulée
• L’écriture du texte et sa lisibilité
• Les signes numériques
• Les signes de ponctuation

Troisième partie : Signe, symbole, marque, signal
• Introduction
• De l’illustration au symbole
• Le symbole
• La richesse graphique des symboles figuratifs
• Les symboles abstraits
• Les signes pseudo-scientifiques et magiques
• Les signatures
• Les signes communautaires
• Les marques
• Les signes techniques et scientifiques
• Les signaux

Essai de synthèse
Épilogue
Bibliographie
Liste des caractères créés par Adrian Frutiger
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 Sujet du message: La psalmodie du Coran
MessagePublié: 10 Juil 2005, 10:24 
LA PSALMODIE DU CORAN :arrow: LA MAGIE DU VERBE CORANIQUE .

Psalmodier le Coran est un art très difficile : ce n'est pas du chant mais une manière de réciter le texte avec une déclamation qui n'est pas monotone mais sans inflexion de voix exagérée ; tout juste une prolongation quand il le faut . La psalmodie ( tajwîd) fait appel à la sensibilité . Celui qui entend psalmodier le coran d'une voix grave et modulée sent le Coran entrer en lui . Une sorte d'extase le saisit. Cette entrée du Verbe en lui fait qu'on peut parler d'une jouissance due au Verbe coranique . Certains frémissent d'émotion esthétique ( tarab) , d'autres pleurent :cry: et d'autres sont fascinés , hypnotisés et prêts à mourir . C'est pour cela qu'on qualifie la langue arabe classique de " langue du paradis" ( lougat al-jannat ) .
Et cela , notre ami Ajm avec ses analyses très intelligentes d'intellectuel démocrate suisse très éclairé ( bravo pour son site personnel et professionnel ) pourra difficilement lutter ! :?: :!: :roll: :idea: :wink:

http://www.dar-al-maarifah.com-coran Tajweed

La nouveauté dans l'idée de ''Mousshaf al Tajouid'' ou "La psalmodie du Coran"

''Oua ratel el-Cora'ana tartila'' ''récitez le Coran en le psalmodiant''
ce verset Coranique nous pousse à chercher la perfection en lisant le Coran Pour avoir la satisfaction de "ALLAH"(Le Tout Puissant) et du Prophète(Que ALLAH lui Accorde sa Grâce et sa Paix)

C´est dans ce cible qu´on a vu plusieurs étapes de transcription du Coran, dont la premiére avait été au début de l´Islame à l'époque du Prophète (La Calligraphie).

à l'époque de "Ali bin Abi Taleb" le 4 ème khalif, on a ajouté les
signes de vocalisation qui sont tellement nécessaires dans la langue arabe pour savoir la foction correcte des mots.

À l'époque Omayade, on a mis les points au-dessus ou au-dsessous des lettres qui se ressamblent pour les distinguer les unes des autres (La Ponctuation).

A ce propos, beaucoup de grands ulémas comme (Algazali, Alnawawi, Assiouti ...) ont cru qu'il serait utile et préférable de mettre les letters qui subissent à des règles de récitation en différentes couleurs pour faciliter la psalmodie du Coran. De même, ils n´ont pas trouvé de contre-indications religieuses qui empêchent la codification colorée.

Grâce à Dieu, à notre époque il se trouve beaucoup de nouvelles technologies, dont nous essayons de profiter pour servir la parole de "ALLAH". Alors, Nous avons appliqué la coloration de la calligraphie du Coran sur les letters qui sont soumises à des règles de récitation après les avoir réparties en 3 catégories,

la Prolongation.
la Nasalisation.
la Vibration et l´Emphase de lettre [R].

L´Application des règles de récitation
On donne à la lettre une couleur pour indiquer la règle de récitation, et l'intensité de la couleur indique la durée de la prononciation de cette lettre,

A) Le Rouge(en plusieurs nuances) indique la prolongation,

Le rouge foncé: indique la prolongation nécessaire de 6 voyelles.
Le rouge clair: indique la prolongation obligatoire de 4 ou 5 voyelles.
L´orange: indique la prolongation permise de 2, 4 ou 6 voyelles.
Le brun cumin: indique la prolongation normale de 2 voyelles.

B) Le Vert: indique la nasalisation de 2 voyelles.

C) Le Bleu:

Le bleu marine indique le [R] emphatisé.
Le bleu ciel indique les consonnes emphtiques.

D) Le gris: indique les lettres écrites et non prononcées.

Le réciteur non spésalisé peut bien bénificier de la codifiaction colorée pour localiser les lettres sur lesquelles les règles de récitation s´appliquent, et par conséquent parfaire la psalmodie. Mais, il rest préférable, d´une manière ou d´une autre, de se référer à la bonne articulation des psalmodieurs.

Par ailleurs, après avoir évalué l´effet de cette idée dans la version imprimée du Coran, nous l'avons appliquée audio-visuellement (Cassettes Vidéo, VCD et CD-ROM) pour donner au réciteur la possibilité d´écouter, voir et même participer à la psalmodie, facilitant ainsi l'apprentissage rapide du Coran par coeur. Et nous avons obtenu un brevet d'invention de cette idée.

L'application de cette codification colorée ne répond pas seulement à un besoin religieux mais aussi à un besoin langagier qui cosiste à maîtriser les règles phonétiques de la langue arabe, la langue du Coran.


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MessagePublié: 10 Juil 2005, 10:32 
Swiss cheese & chocolate

Enregistré le: 06 Mai 2005, 09:35
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La psalmodie hypnotique de l'insensé contre la clarté de la raison? Je relève le défi quand et où vous voulez.


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MessagePublié: 10 Juil 2005, 10:53 
ajm a écrit:
La psalmodie hypnotique de l'insensé contre la clarté de la raison? Je relève le défi quand et où vous voulez.

Cher Ajm ,

Vous n'avez pas la méthode très efficace des cheikhs dans les écoles coraniques ( kuttâb) :?: :!: :!: :roll:

http://www.coranix.coran-école coranique

Ecole coranique (madrassa)
appelée aussi « madressa » ou encore « école de langue Arabe »

Une « école » coranique en Asie.

Il n'y a rien de commun entre une « école » coranique et nos écoles occidentales, ni avec les cours de catéchisme que l’on dispense aux enfants des familles chrétiennes. Dans une « école » coranique, on n’enseigne que le coran. Les enfants doivent apprendre à répéter par coeur le son des mots arabes du coran, alors que, le plus souvent, ils ne comprennent pas cette langue. Si nécessaire, le « maître » aura recours à des sévices physiques pour « encourager » les mauvais élèves et les mettre « dans le droit chemin de l’islam ». Le plus souvent il s'agit d'une baguette (al-falqa) dont il frappe les enfants qui se trompent dans leur récitation du son des mots arabes du coran. :D

Témoignage de Mme MADI BACO (extraits)
recueilli par sa petite fille, Charfati Attoumani
Notre maître fouettait les élèves quand ils ne lisaient pas fort. Il voulait qu’on lise très fort. A l’école coranique, chacun lisait sa leçon à haute voix.

Des fois, le maître ou la maîtresse choisissait un élève pour être un gardien de la classe quand il ou elle voulait sortir. Le matin et l’après-midi, nous les filles, on balayait la cour puis on allait chercher de l’eau dans la rivière ou aux robinets. En ce temps-là, les robinets étaient rares environ deux robinets dans mon village.

L’après-midi, on commençait le cours de 15 heures jusqu’à 18 heures au moins. En général, les filles ne venaient presque pas l’après-midi car elles devaient aider leurs mères.

Si le matin on n’était pas venues et l’après-midi on venait, le maître nous fouettait. Le foundi allait chercher des lianes, l’une mince et l’autre grosse, pour nous frapper. Quand les fouets étaient usés, il allait en chercher d’autres. :D :D

Article de Al-Ahram Hebdo : A l'école du Coran
(extraits)
[...] Une pièce de 80 m2 dotée de petites fenêtres qui laissent entrevoir la verdure fait fonction de kottab [école coranique], rien de plus n'est nécessaire pour l'apprentissage du coran. Il suffit de rentrer dans cette pièce pour sentir que le temps s'est arrêté. Le cheikh, perché sur sa mastaba (sorte de chaire), un long bâton en main appelé al-falqa, regarde ses élèves d'un œil autoritaire et ne laisse rien passer au hasard. [...]. « Al-Falqa demeure encore un bon moyen d'éducation. :!: :?: Si l'enfant fait une faute de prononciation, je lui donne un léger coup. Pas de place ici pour l'enfant gâté. Et les parents le savent et m'encouragent à le faire car la récitation du coran n'est pas une chose facile et nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas donner un bon résultat », souligne-t-il. [...]

Témoignage de Mr Ahmed DERROUS
Article de La Vie éco - vendredi 7 novembre 2003
(extrait)

(...) Dès l'âge de trois ans, son père le prend avec lui à l'école coranique qu'il dirige d'une main de fer. C'est le début d'un apprentissage « douloureux »... au sens propre du terme. Le père de Haj Ahmed ne badinait pas avec la discipline, et comme l'usage le voulait à cette époque, on apprenait le Coran aux enfants avec force coups de bâtons. Derrous père ne dérogeait pas à la rêgle et ne tolérait aucun manquement, aucun oubli, surtout de la part de son enfant, censé donner le bon exemple. Sinon... les coups pleuvaient. Mon père plaçait sa baguette sur ma tête pendant que je récitais les versets, se souvient-il. Gare à moi si j'oubliais le moindre mot, j'étais alors sûr de me faire asséner un coup sec sur le sommet du crâne. Il m'est souvent arrivé d'oublier des sourates, alors que je les connaissais sur le bout des doigts, uniquement parce que cette épée de Damoclès me coupait mes moyens... »
Neuf années d'apprentissage dans la sévérité et la rigueur se passent, dans cette atmosphère rigide. Neuf années durant lesquelles, sans relâche, assis sur une natte, tenant sa louha (planche en bois), Ahmed Derous écrit et récite (...)

Dans une « école » coranique, l’enseignement de matières « traditionnelles » (comme les mathématiques, la littérature, l’histoire générale, la géographie,…) n’a pas sa place et l'enseignement des sciences est inexistant.

Programme d’enseignement détaillé
de six années d'études
dans une « école » coranique Française

Un « bon musulman » doit surtout apprendre… à obéir aveuglément, à se soumettre au coran et aux « guides spirituels » de l’islam.

Leçon coranique : le savoir-vivre musulman
Cours donné par un « guide spirituel » de l'islam
dans une « école » coranique Française

On notera plus particulièrement le double langage utilisé dans la série de questions/réponses au début de la 3ème minute.

Nous ne devons surtout pas nous laisser abuser par le mot « école ». Les « écoles » coraniques se fondent sur la vieille technique du « lavage de cerveau ». Le système stalinien – souvent accusé d’avoir abusé de ces méthodes - était une aimable plaisanterie à côté du système islamique. C'est aussi une méthode utilisée dans les sectes. Les Dévots de Krishna, par exemple, doivent apprendre la fameuse « prière à Krishna » (Haré, haré, haré Krishna, Haré rama, rama, haré etc...) et la répéter sans en avoir la traduction : c'est exactement la même méthode de « bourrage de crâne » que l'apprentissage par coeur du son des mots arabes du coran et sa psalmodie.


L’enseignement coranique primaire
L'« école » coranique est l'institution pédagogique principale pour l’intégration morale et culturelle de l’enfant dans la société musulmane.
Comme partout en pays musulman, les jeunes enfants, dès qu’ils ont atteint un certain âge, sont confiés à une « école » coranique qui leur enseigne la récitation par coeur du son des mots arabes du coran. L’enseignement coranique primaire comporte cinq phases, dont trois consacrées à la lecture et deux à l’écriture. Ce qu’apprennent les élèves des « écoles » coraniques primaires, c’est le rituel de la récitation par coeur du son des mots arabes du coran. On n’enseigne pas à l’élève comment lire le texte du coran, on va lui apprendre à répéter par coeur le son des mots arabes du coran.
Avant d’apprendre à répéter par coeur le son des mots arabes du coran, les élèves de l’« école » coranique sont imprégnés de l’idée que les paroles du coran contiennent un pouvoir mystérieux et boivent, au sens propre comme au sens figuré la Parole Divine : à son premier jour de classe, l'élève doit lécher un verset du coran que son maître lui a écrit sur la paume. Par cet acte, le jeune élève s’incorpore les forces attribuées au son des mots arabes du coran, les paroles d'Allah, qui " ouvrent son intelligence ".
Pendant toute leur scolarité, les élèves ne bénéficieront quasiment d’aucune explication à propos des mots qu’ils apprennent à " lire " : rien, ou presque, ne leur sera traduit. Ce qui compte, c’est de savoir répéter par coeur le son des mots arabes du coran et les écrire sans commettre de faute, d’autant plus qu’apprendre à répéter par coeur le son des mots arabes du coran est considéré comme étant un exercice religieux.

Témoignage de Taslima Nasreen, écrivain,
comdamnée à mort par une fatwa islamique pour « blasphème »
J'avais aussi un maître qui venait à la maison m'apprendre l'arabe pour que je puisse déchiffrer le texte, sans que je le comprenne vraiment. Souvent, les femmes ne savent pas ce que dit le Coran, car le texte est écrit en arabe, et dans beaucoup de pays non arabophones on déchiffre l'arabe sans comprendre le sens des versets...
Mais, à 14 ans, je suis tombée sur un coran traduit en bengali, et j'ai comparé plus de 12 traductions bengalies différentes...
A ma grande surprise, j'ai compris que c'était bien Allah qui déclarait les femmes inférieures, qui prônait la polygamie, le divorce uniquement pour les hommes, le droit de battre leurs épouses, l'interdiction faite aux femmes de porter témoignage en justice, l'inégalité en matière d'héritage, le port du voile...
Oui, Allah permettait tout cela. J'ai compris que la condition des femmes musulmanes n'était donc pas un problème spécifique à la société bengalie, mais bien le fait de la loi d'Allah, une loi terrifiante, ou plus précisément de la loi que Mahomet avait faite au nom d'Allah...
Lorsque j'ai tenté de critiquer l'islam au nom des femmes et de la justice, les fondamentalistes sont devenus fous, ils n'ont pas accepté de débattre, ils n'ont pas argumenté, ils ont seulement voulu me faire taire et me tuer. Ils ont décrété une fatwa que le gouvernement a cautionnée au lieu de les sanctionner. Ce n'était pas illégal, puisque le Coran dit que l'incroyant doit être tué : Allah le permet. Pour sauver ma vie, j'ai été forcée de me cacher et de quitter mon pays, sachant que beaucoup de gens me soutenaient mais ne pouvaient le dire publiquement.

L’enseignement coranique secondaire
Les élèves font connaissance avec la grammaire et la littérature arabes, le droit islamique, la théologie, les traditions du Prophète et la compréhension du coran. L’apprentissage de la langue arabe est indissociable de l'enseignement coranique. C’est grâce à la lecture de textes relatifs à l'islam, et sous la conduite d’un maître qui traduit mot à mot, que l’étudiant s’imprégnera petit à petit du sens des mots arabes. L’écriture ne forme pas une barrière : des années durant, il s’est familiarisé avec elle à l’« école » coranique primaire. Il ignorait cependant tout de la signification des mots de cette langue étrangère. Les connaissances linguistiques qui sont indispensables à l’enseignement du niveau secondaire sont ainsi, dans un premier temps, acquises progressivement, de manière non systématisée. Ce n’est que dans un second temps, et parfois même dans la phase suivante, que s’effectue un apprentissage linguistique systématique de l’arabe, comprenant la grammaire et les autres disciplines linguistiques complémentaires. Les étudiants les plus avancés étudient l’exégèse du coran (tafsir) dont, en bas âge, ils ont d’abord appris la récitation, sans rien y comprendre, et ensuite l’écriture, toujours sans y comprendre quoi que ce soit.

Témoignage de Boudale (extraits)
Je suis né au Sénégal, vers 1975. Mes parents ont toujours pratiqué la religion de l'Islam. Ma mère est la première personne à m'avoir guidé dans le chemin de nos créateurs, en m'apprenant la première sourate du coran la " Fatiha ". Elle lisait un livre en prononçant des mots en arabe et moi je répétais derrière jusqu'à connaître les sourates par cœur, sans en comprendre le sens.
J'ai du apprendre au moins les sept premières sourates du coran de cette manière. Et j'essayais de faire mes prières avec çà, alors qu'aujourd'hui je comprends mieux le message véhiculé par ces sourates rien qu'en les lisant en français, la langue dans laquelle je comprends le mieux aujourd'hui.
J'ai aussi eu l'occasion d'étudier l'Arabe littéraire à l'école coranique, tout ce que j'ai retenu aujourd'hui c'est l'alphabet, je peux assez bien lire l'Arabe mais je ne comprends pas un mot de ce je vais lire. Tout ce que j'ai compris de l'Islam c'est par le français que je l'ai compris.
J'ai été éduqué dans la communauté musulmane, je copiais tout bon musulman qui pouvait me servir d'exemple.

L’enseignement coranique universitaire

L'Université El-Azhar
[ L'Université El-Azhar est ] le Centre « spirituel » de l'islam, le grand séminaire coranique où l'enseignement est resté le même, exactement, qu'au temps des Mille et une nuits.
Là, dans l'immense cour intérieure, un Cheik siège au pied de chaque colonne, dispensant le savoir aux étudiants en djellabah. Ils font le cercle autour de lui, accroupis sur des nattes, pauvres diables venu des horizons les plus divers, du Pakistan jusqu'au Maghreb.
Ce « savoir », qu'ils viennent chercher de si loin, est contenu tout entier dans le Livre (Al Koran).
Il convient d'abord de l'apprendre par cœur, ce livre, source de toute connaissance. Aussi ces groupes d'« étudiants » en psalmodient inlassablement les versets, en balançant la tête (il y a, d'ailleurs, dans le ton et le rythme, une gamme infinie de « styles » ), et le bourdonnement de leurs voix confondues, la fameuse « rumeur d'abeilles » qui empli l'antique mosquée, s'en va, bien au delà de ses murailles, édifier, les Croyants.
Suivent les commentaires, abondants et touffus comme on peut s'y attendre, s'exerçant sur des textes souvent obcurs, voire contradictoires. Mais ces textes sont « révélés » et par définition toute science y est enclose. On s'efforcera donc d'en exprimer entièrement le suc. Alors s'instituent des discussions interminables sur le sens caché de tel passage ou de tel mot. On fait assaut de subtilité scolastiques et de distinguo byzantins, comme dans l'Occident du moyen âge (d'ailleurs instruit par les Arabes) au temps d'Abélard et de Scot.
Tel est l'enseignement de fond à El-Azhar.
Quant aux sciences que dispense la fameuse « Université », elles sont, elles aussi, de « haute époque », pour parler comme les antiquaires, et ce n'est plus que dans ces lieux anachroniques, merveilleusement préservés de tout modernisme, que l'on peut encore acquérir aujourd'hui sur la géographie, l'histoire naturelle ou la cosmologie, des notions scientifiques qui remontent directement au régne d'Haroun-al-Raschid.
( Livre "Le Vatican contre la France" par Edmond PARIS, 1957, Éditeur : Fischbacher
Deuxième partie "la collusion vaticano-arabe", chapitre III "la conjonction des fanatismes", sous chapitre "Un Uléma du caire attaché culturel auprès du Vatican". )

Voltaire avait parfaitement compris, dès 1765, le danger que représente pour l'islam l'enseignement de la véritable lecture, celle qui permet de comprendre le sens des mots que l'on lit, contrairement à la « lecture » coranique qui ne permet que de prononcer le son correspondant aux symboles de la calligraphie arabe. Voltaire a dénoncé les conséquences de l'absurdité du système éducatif coranique dans son court pamplet "De l'horrible danger de la lecture".
Les hommes politiques actuels, qui subventionnent à tour de bras les « écoles » coraniques afin, croient-ils naïvement, de « faciliter l'intégration des jeunes musulmans », n'ont manifestement point autant de clairvoyance que cet illustre écrivain qui, jadis, ornait un billet de banque Français.

La psalmodie du coran
Les musulmans sont dithyrambiques sur la « beauté » de la récitation du coran. Selon eux, « le balancement cadencé des phrases, l'abondance des rimes, l'alternance de syllabes brèves et longues produit sur l'esprit de celui qui l'écoute un effet d'envoutement ». Ce serait là une « preuve » qu'il s'agit bien de la parole inimitable de Dieu, parole qu'il faut connaître par coeur puisqu'elle est destinée à guider le musulman du berceau à la tombe. En réalité, l'effet « d'envoutement » s'apparente fort à l'effet de fascination, voire d'hypnose, qui peut être ressenti à l'écoute d'autres chants religieux, comme par exemple le chant Grégorien, surtout dans l'enceinte réverbérante d'une église : par un phénomène de résonnance, les vibrations de l'air peuvent y devenir suffisamment puissantes pour être perceptibles par la peau, frisson divin garanti. Un militant communiste s'est même fait moine à la suite d'un tel effet, comme quoi le son des mots du coran est loin d'avoir le monopole en ce qui concerne la puissance de la Parole de « Dieu » !
Un des Beatles a pu un jour dire "je suis plus célèbre que Jésus Christ" et il n'avait pas eu besoin de l'ange Gabriel pour écrire ses textes !
Si la musique est interdite selon les « bons musulmans » c'est justement pour que personne ne puisse s'apercevoir que l'effet « d'envoutement divin » peut parfaitement être obtenu en écoutant tout autre chose que la récitation du coran.

Toujours d'après les musulmans, celui qui n'est pas musulman ne peut pas saisir la « magie du verbe » qui se dégage de la psalmodie du coran.
C'est encore et toujours la même dérobade, le même faux-fuyant, le même refus de voir la réalité en face, la même rengaine éculée basée sur le fait qu'étant incapables (et pour cause !) d'expliquer en quoi ce texte anachronique et archaïque présente le moindre intérêt pour les hommes et les femmes d'aujourd'hui, les musulmans préfèrent remplacer leur incapacité à expliquer par... une soi-disant incapacité des autres à comprendre !

En tout état de cause, les « écoles » coraniques devraient être rigoureusement interdites sur l’ensemble du territoire de l’Union européenne. Elles sont le ferment de la violence, l’endroit où les jeunes musulmans apprennent à vénérer un criminel notoire (Mahomet), à haïr tous ceux qui ne sont pas musulmans (les « infidèles »), et à sanctifier la guerre et les crimes (le « Djihad »).

Arrêté du 28 mars 2009 fixant en annexe la liste des nouveaux avertissements sécuritaires devant figurer sur les exemplaires du Coran

http://www.coranix.com
©Left 2003-2004


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MessagePublié: 10 Juil 2005, 11:31 
La psalmodie coranique et l'impact de la récitation du coran sont des choses contre lesquelles le rationalisme de Ajm ...est inefficace
:?: :!: :wink: :roll:

http://www.islamophile.org-
Introduction aux Sciences du Coran
La lecture du coran
Le samedi 12 avril 2003.
Le Coran est la parole éternelle et incréée de Dieu. Il est la Parole de Dieu adressée à la création. L’Imâm Ahmad Ibn Hambal dit : "Lorsque je veux parler à mon Seigneur, j’y parviens, et lorsque je veux qu’Il me parle, j’y parviens aussi." On s’enquit : "Comment cela ?" Il répondit : "Lorsque je veux que mon Seigneur me parle, je lis le Coran, et lorsque je veux Lui parler, je m’engage dans la prière, car ce n’est autre qu’un entretien intime avec Allâh."

La lecture du Coran est une pratique cultuelle instituée par l’islam. S’y adonner fréquemment est recommandé, afin que le musulman ait un coeur vivant et éclairé par ce qu’il lit dans le Livre de Dieu. Al-Bukhârî et Muslim rapportent qu’Ibn `Umar dit : "Le Messager d’Allâh - paix et bénédictions sur lui - dit : ’L’envie n’est légitime que vis-à-vis de deux personnes : un homme à qui Allâh accorde une fortune qu’il dépense dans le bien jour et nuit et un homme à qui Allâh a donné le Coran si bien qu’il le récite dans sa prière jour et nuit.’"

La lecture du Coran avec une bonne disposition et une intention pure est un acte de culte pour lequel le musulman reçoit une rétribution. At-Tirmidhî rapporte d’après Ibn Mas`ûd que le Messager d’Allâh - paix et bénédictions sur lui - dit : "Celui qui lit une lettre du Livre d’Allâh reçoit une bonne action, et chaque bonne action est décuplée." Muslim rapporte également d’après Abû Umâmah que le Messager d’Allâh - paix et bénédictions sur lui - dit : "Lisez le Coran car il intercède en faveur de ses lecteurs le jour de la résurrection." L’Envoyé d’Allâh - paix et bénédictions sur lui - nous a mis en garde contre l’abandon du Coran et son oubli disant d’après les narrations d’Al-Bukhârî et Muslim : "Attachez-vous à l’étude du Coran car, par Celui Qui détient l’âme de Muhammad dans Sa Main, il s’échappe bien plus facilement que les chameaux attachés."

Bienséance de la lecture du Coran
[1]
Il est recommandé au lecteur du Coran de le lire soigneusement en donnant à chaque lettre sa mesure exacte en termes de diction conformément à la parole du Très-Haut : "Et récite le Coran, lentement et clairement." [2] Le musulman ne doit pas appréhender la lecture du Coran ni craindre de se tromper en récitant. Au contraire, il doit prolonger sa compagnie avec le Coran pour atteindre un bon niveau de récitation par la répétition et la pratique. Le Très-Haut dit : "En effet, Nous avons rendu le Coran facile pour la méditation. Y a-t-il quelqu’un pour méditer ?" [3]

Il serait appréciable également que tu connaisses, ô croyant, quelques règles de tajwîd [4] ou que tu t’entraînes à lire le Coran en présence d’un mémorisateur ou d’un maître-récitateur afin qu’il t’indique la manière de le restituer correctement.

Parmi les règles de bienséance de la lecture du Coran, il y a le fait que le lecteur ait ses ablutions [5] et qu’il inaugure sa récitation par la formule : "A`ûdhu billâhi min ash-shaytânir-rajîmi bismillâhir-rahmânir-rahîm" [6]. Il faut également qu’il médite ce qu’il lit, qu’il lise avec componction, calme et douceur et qu’il soit sensible aux versets du Coran tant dans leurs promesses que dans leurs menaces. Parmi les règles de bienséance, il y a également l’effort d’embellir sa voix en récitant le Coran car cela affecte davantage l’esprit et porte au recueillement et à la componction. Ibn Hibbân et d’autres rapportent que l’Envoyé d’Allâh - paix et bénédictions sur lui - dit : "Embellissez le Coran par votre voix." Al-Bukhârî et Muslim rapportent que le Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui - dit : "Allâh n’a guère écouté quelqu’un comme Il a écouté un prophète doté d’une belle voix récitant le Coran à voix haute."

Traduit de l’arabe du livre de Dr `Abd Allâh Shihâtah, `Ulûm Ad-Dîn Al-Islâmî (Les Sciences islamiques), éditions Al-Hay’at Al-`Âmmat Al-Misriyyah Lil-Kitâb, 3ème édition, 1998. ISBN 977-01-5786-4.
[1] Le mot tilâwah désigne la lecture rituelle du Coran. Ce terme est fréquemment traduit par récitation et comporte outre ces deux dimensions l’idée de psalmodie.

[2] Sourate 73, Al-Muzzammil, L’Enveloppé, verset 4.

[3] Sourate 54, Al-Qamar, la Lune, verset 17.

[4] On traduit parfois le terme tajwîd par psalmodie. Il s’agit de l’art de la récitation du Coran avec une belle voix et en respectant les règles de diction coranique.

[5] Al-wudû’, les ablutions mineures faites notamment avant la prière.

[6] Je cherche refuge auprès de Dieu du Diable lapidé. Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux.

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MessagePublié: 10 Juil 2005, 11:42 
Règles à observer en vue de la mémorisation du Coran

A l'attention de Ajm ,

Pour pouvoir comprendre un système il faut l'analyser de l'intérieur , apprendre l'arabe , écrire l'arabe , réciter le coran et là peut-être vous pourrez saisir les mécanismes qui expliquent la fascination. C'est comme pour la cuisine , il faut goûter et non pas rester à l'extérieur du système . Moi j'ai joué le jeu , j'ai appris le coran , j'ai les enregistrements des cheikhs les plus prestigieux :D :D :D



source : http://www.islam-qa.com
http://www.aceiweb.org.Importantes règles à observer en vue de la mémorisation du Saint Coran


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1. La sincérité

Il est nécessaire d’avoir une intention sincère et un bon objectif et de s’occuper du Coran dans le seul but de complaire à Allah le Très Haut, d’accéder à Son paradis et de jouir de Son agrément.

Allah le Très Haut a dit : «Nous t' avons fait descendre le Livre en toute vérité. Adore donc Allah en Lui vouant un culte exclusif. » (Coran, 39 : 2).

Il a encore dit dans un hadith qudsi : « De tous les associés Je suis Celui qui se passe le mieux de l’association ; quiconque accomplit une œuvre et m’y associe à d’autres, je le laisse à celui qu’il m’associe ». Aussi aucune récompense ne sera accordée à celui qui lit le Coran ou le mémorise par ostentation.

2. La correction de la prononciation et de la lecture

Cette correction ne peut se faire que grâce à l’écoute d’un maître du Coran qui le maîtrise bien. Ce livre ne peut être appris que par l’initiation. Le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) l’a reçu verbalement de Gabriel et les Compagnons du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) l’ont reçu de lui verbalement et des générations de la Umma se le sont transmis de la même manière.

3. La détermination de la quantité de versets à mémoriser à chaque fois

Celui qui veut mémoriser le Coran doit déterminer ce qu’il veut mémoriser d’un seul coup. Cela fait, on vérifie la prononciation puis on se met à répéter. Cette répétition peut se faire de façon mélodieuse. D’abord pour écarter l’ennui ensuite pour bien avoir le texte dans sa mémoire. Cela est dû au fait que la mélodie est agréable à l’oreille. C’est pourquoi elle aide à mémoriser et habitue la langue à un rythme déterminé. Ce qui permet à l’intéressé de détecter directement l’erreur quand il constate une lacune dans déroulement de la lecture. A cela s’ajoute le fait que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Celui qui ne psalmodie pas le Coran n’est pas des nôtres ». (Rapporté par Boukhari).

4. Ne dépassez pas votre quota quotidien avant de le maîtriser complètement

Il n’est pas correct de passer à un nouveau quota ou portion avant de maîtriser ce qui le précède. Pour faciliter la mémorisation, l’intéressé doit en faire une préoccupation permanente nuit et jour, en récitant la partie à mémoriser dans sa prière effectuée à voix basse, s’il n’est pas imam ou à haute voix, s’il l’est. Il doit en faire de même au cours de ses prières surérogatoires et pendant les moments d’attente des prières. Cette méthode facilite la mémorisation et elle a l’avantage d’être à la portée de tout un chacun, même celui qui s’occupe d’autres choses.

5. Veiller à utiliser le même exemplaire du Coran dans la mémorisation

Parmi les facteurs qui facilitent la mémorisation le fait de se choir un exemplaire du Coran et ne jamais le changer parce que l’on peut mémoriser grâce au regard comme on peut le faire grâce à l’écoute car l’image des versets et leur disposition dans le Coran s’impriment dans l’esprit au fur et à mesure qu’on regarde et lit. Si l’apprenant change son exemplaire du Coran, ou apprend dans plusieurs éditions du Coran avec différentes dispositions des versets, il peut être déconcentré et arrive difficilement à mémoriser.

6. La compréhension mène à la mémorisation

Parmi les grands facteurs qui facilitent la mémorisation figure la compréhension des versets mémorisés et la connaissance des liens qui les unissent. C’est pourquoi l’apprenant doit lire le commentaire de certains versets et sourates qu’il a mémorisés. En plus, il doit se concentrer au moment de la lecture pour se faciliter la remémoration des versets. Mais il ne doit pas compter sur la seule compréhension pour pouvoir maîtriser, car il doit répéter fréquemment pour y parvenir.

7. Ne dépassez pas une sourate avant d’en avoir la parfaite maîtrise

Après l’achèvement d’une sourate du Coran, l’apprenant ne doit pas passer à une autre sourate avant la parfaite maîtrise de ce qui a précédé et la capacité de rattacher la fin au début et de la lire aisément et sans aucune difficulté dans la remémoration des versets. Bien plus, la mémorisation doit être facile et l’on ne doit jamais dépasser une partie avant d’en avoir la bonne maîtrise.

8. L’exposé permanent

Celui qui a mémorisé le Coran ne doit pas se fier à son propre jugement en se contentant de le lire à soi-même. Il doit plutôt se faire écouter par une personne ayant la maîtrise du Coran ou quelqu’un qui regarde dans le Coran tandis que l’apprenant récite. Dans ce cas, le maître ou celui qui regarde dans le Coran doit maîtriser la bonne lecture pour pouvoir attirer l’attention du lecteur sur les erreurs éventuelles dues à la prononciation, à la vocalisation ou à l’oubli. En effet, il arrive souvent à l’un de nous de commettre une faute dans la mémorisation d’une sourate et d’y demeurer inattentif même quand il regarde le Coran, car il arrive souvent que la lecture précède le regard. De sorte que l’apprenant regarde dans le Coran mais ne s’aperçoit pas de la faute qu’il a commise dans sa lecture. C’est pourquoi on considère que le fait de se faire écouter par quelqu’un est un bon moyen de rattraper les fautes.

9. Le suivi permanent

Le Coran diffère quant à sa mémorisation, de tout autre texte à mémoriser, qu’il s’agisse d’un poème ou de la prose, car le Coran échappe très vite à la mémoire. A ce propos, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Au nom de celui qui tient mon âme en Sa main, le Coran est plus prompt à échapper que le chameau qui se défait de ses attaches » (rapporté dans les deux Sahih. Pour peu que l’apprenant s’en détourne, le Coran lui échappe et il l’oublie vite. D’où la nécessité d’un suivi permanent et d’un contrôle continu de ce qui est mémorisé. A ce propos, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Celui qui s’occupe du Coran est comme le propriétaire de chameaux ; s’il veille sur ses bêtes il les conserve. Autrement, il les perd » (rapporté dans les Deux Sahih). Ceci signifie que celui qui a mémorisé le Coran doit en lire quotidiennement une 30ème au moins à défaut de pouvoir lire le tiers, compte tenu des propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Quiconque lit le Coran en moins de trois jours n’en comprendra rien ». (Rapporté dans les Deux Sahih. Le suivi permanent maintient le texte mémorisé de façon durable.

10. Prendre soin des passages qui se ressemblent.

Le Saint Coran contient des passages qui se ressemblent aussi bien dans leur sens que dans leurs mots. A ce propos, le Très Haut dit : « Allah a fait descendre le plus beau des récits, un Livre dont (certains versets) se ressemblent et se répètent. Les peaux de ceux qui redoutent leur Seigneur frissonnent (à l' entendre); puis leurs peaux et leurs cœeurs s'apaisent au rappel d'Allah. Voilà le (Livre) guide d'Allah par lequel Il guide qui Il veut. Mais quiconque Allah égare n'a point de guide. » (Coran, 39 :23 ). C’est pourquoi le bon lecteur du Coran doit prendre soin particulièrement des passages qui se ressemblent. Nous entendons par là ressemblance des mots. Car l’intérêt que l’on porte à cet aspect détermine la qualité de la mémorisation.

11. Profiter de l’âge d’or de la mémorisation.

Le vrai assisté est celui qu’Allah le Très Haut a assisté à profiter de son âge d’or pour la mémorisation. C’est-à-dire l’âge qui se situe approximativement entre 5 et 23 ans. A cet âge la mémoire est très bonne. Avant, ils l’est moins. Après la courbe indicative de la capacité de mémoriser entame une descente tandis que la courbe indicative de la capacité de comprendre prend le sens inverse. C’est pourquoi les jeunes compris dans cette tranche d’âge doivent en profiter pour mémoriser le livre d’Allah le Très Haut, étant donné leur rapide et grande capacité de mémoriser et leur grande résistance à l’oubli, à la différence de leur état après cette tranche d’âge. Celui qui a dit : « Mémoriser pendant l’enfance est comme écrire sur une pierre tandis que mémoriser pendant la vieillesse est comme écrire sur de l’eau » a dit vrai.

Cela étant, nous sommes redevables au Livre d’Allah de bien le mémoriser, de suivre ses directives, d’en faire la constitution de notre vie, la source de la lumière de notre cœur, le printemps de nos poitrines.

Nous espérons que les règles ci-dessus indiquées constituent un bon fondement pour celui qui désire bien maîtriser le Livre d’Allah le Très Haut avec sincérité. Allah le Très Haut le sait mieux.

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Ajout Aceiweb : Par ailleurs, les bonnes oeuvres pour un coeur sain facilitent la mémorisation du Coran. L'accumulation des péchés forme un écran, un voile sur le coeur rendant l'apprentissage très difficile. Il est nécessaire par conséquent de revenir vers Allah par la demande de pardon (istighfar) et le repentir (at tawba).


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MessagePublié: 10 Juil 2005, 12:15 
Swiss cheese & chocolate

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Il y a plus de persuasion dans le clin d'œil d'un homme sage que dans toute une éternité de récitation.


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MessagePublié: 13 Juin 2006, 13:34 
Africanus Rex
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Ce fil est vraiment intéressant tant il révèle la mécanique et le psittacisme hypnotique redoutable de toute dynamique sectaire.
Cela me rappelle un membre de ma famille qui failli bien se laisser embrigader par une secte bouddhiste japonaise, la Soka Gakkai, et je peut vous dire que de l'entendre marmoner sans arrêt nam myo rengué kyo etc... ça fait quelque chose.
Et en se domaine il n'ya sans doute rien de mieux que le Coran(je me demande parfois ce qu'aurait donné Mein Kampf s'il avait été écrit en vers).
Pourtant ayant voyagé en Syrie et au Liban , je ne peux pas dire que d'entendre brailler le muezzin m'ait particulièrement séduit, j'ai trouvé cette expérience , lors de mon premier voyage particulièrement pénible(heureusement que nos amis nippons ont inventé le baladeur, Mozart ou Stan Getz , c'est nettement plus relaxant).
Mais il est vrai qu'on s'habitue à tout, même au pire.
Le chant grégorien , byzantin ou syriaque, celui des hazan des synagogues me paraissent infiniment plus touchants.

Quant à la calligraphie , j'ai un peu l'impression que c'est un peu la même chose appliquée à l'écrit, certes l'hébreu et l'araméen (celui des églises syriaques par exemple dans le bel évangéliaire de Rabboula) ont aussi une calligraphie, nous avons nous aussi eu nos onciales , nos carolines etc... mais ce n'est pas aussi pregnant que dans la langue arabe, les arabes chrétiens aussi la calligraphient mais pas à un dégré aussi poussé que dans l'univers coranique.

La psalmodie(et la calligraphie) coranique c'est un peu de l'hypnose par tous les sens, un peu comme si Mahomet avait inventé la Programmation Neuro Linguistique avant l'heure, mais là ils ne s'agit pas de rendre un auditoire de cadres ou de sportifs plus performants mais de conditionner le fidèle au jihad.
Le Coran c'est un briefing sans débriefing à la sortie...

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-Ne pas subir
-Frapper l'ennemi c'est bien. Frapper l'imagination c'est mieux (deux maximes attribuées au Maréchal de Lattre de Tassigny)


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 Sujet du message:
MessagePublié: 13 Juin 2006, 17:33 
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Enregistré le: 16 Fév 2006, 03:50
Messages: 294
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Delcambre a écrit:
Règles à observer en vue de la mémorisation du Coran

A l'attention de Ajm ,

Pour pouvoir comprendre un système il faut l'analyser de l'intérieur , apprendre l'arabe , écrire l'arabe , réciter le coran et là peut-être vous pourrez saisir les mécanismes qui expliquent la fascination. C'est comme pour la cuisine , il faut goûter et non pas rester à l'extérieur du système . Moi j'ai joué le jeu , j'ai appris le coran , j'ai les enregistrements des cheikhs les plus prestigieux :D :D


Notre Super Imam est plus forte qu'Ulysse; elle écoute les sirènes du coran et n'a pas besoin de se faire ligoter pour ne pas y succomber! :wink: :wink: Vraiment trop forte :lol: :lol:


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 Sujet du message: Séraphin Anisette
MessagePublié: 13 Juin 2006, 18:47 
Hugh*

@ Séraphin Anisette,

Mon ami libertynaute as tu succombé à la lecture à gôche du coran? toi qui roule à droite!

J'ai un ami qui est en apprentissage d'espagnol, mon coran en français ne me dit rien qui vaille, je vais m'acheter ou me faire offrir un coran en espagnol, je pense que là je serais plus motivé! c'est normal l'andalousie en garde des traces indélébiles de la présence musulmane!

Finalement, je vais me renseigner s'il n'existe pas un bouquin aux normes européennes de lecture qui traduise le coran!
là je pense que j'en viendrais à bout comme l'huile de foie de morue qu'il fallait ingurgiter pour le bien de nos parents!

Les renseignements qui m'intéressent in situ, c'est pour connaître mes adversaires au plus près de leurs délires criminels!
[img]http://img58.imageshack.us/img58/8651/casseurs023jb.jpg[/img]


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 Sujet du message:
MessagePublié: 13 Juin 2006, 19:20 
Africanus Rex
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Enregistré le: 02 Avr 2006, 18:23
Messages: 6654
Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
Deux seuls pays au monde sont parvenus à infiltrer efficacement les milieux islamistes par le truchement de faux imams et de faux fanatiques qui apparement ne cédèrent à aucune fascination: les israéliens et les indiens(au Cachemire notamment).

Ce doit un terrible défi d'être capable de tromper l'ennemi, de psalmodier le Coran encore mieux que lui pour l'infiltrer, un peu comme un juif infiltrant la Waffen SS , jouant le jeu mieux que les vrais nazis pour mieux les combattre.
Terrible aussi s'ils sont découverts.

Notre DST , nos RG notre DGSE disposent- elles d'arabisants et de "coranisants"(non musulmans de préférence) assez sérieux?
S'ils avaient le niveau de Mme Delcambre l'islam politique et activiste ne serait plus aussi efficace en France.

C'est le géostratège M.Heisbourg qui déclarait que pour mieux infiltrer les milieux islamistes les agents de renseignements devraient quasiment se convertir à l'islam(là je trouve qu'il y va un peu fort).

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 Sujet du message: Conversion à l'islam*
MessagePublié: 13 Juin 2006, 21:00 
Hugh*

Se convertir à l'islam coûte un peu d'argent, seulement, donc ce n'est pas la peine d'imposer la conversion réelle aux 007!

1)-et 2)-Cependant les stratèges des services secrets français infiltreraient avec de brillants sujets super diplomés en affaires coranisées dans le vivier des études orientales ou consorts , à la sortie des facultés ou autres!

2)-Je verrais bien des étudiants syriens retournés, qui feraient bien l'affaire! (les libanais seraient suspects!)

1)-Maintenant les RG font du bon boulôt avec très peu de moyen, semble t'il!

1)-au niveau de notre pays!
2)-au niveau international!

Bref nos services secrets dans l'ensemble seraient du meilleur niveau de compétence avec quelques autres!

[img]http://img458.imageshack.us/img458/7339/pecheresselindemans3ld.jpg[/img]

La mata hari gauloise! par toutatis!


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 Sujet du message:
MessagePublié: 17 Juil 2006, 08:15 
Emeraude a écrit:
Delcambre a écrit:
Règles à observer en vue de la mémorisation du Coran

A l'attention de Ajm ,

Pour pouvoir comprendre un système il faut l'analyser de l'intérieur , apprendre l'arabe , écrire l'arabe , réciter le coran et là peut-être vous pourrez saisir les mécanismes qui expliquent la fascination. C'est comme pour la cuisine , il faut goûter et non pas rester à l'extérieur du système . Moi j'ai joué le jeu , j'ai appris le coran , j'ai les enregistrements des cheikhs les plus prestigieux :D :D


Notre Super Imam est plus forte qu'Ulysse; elle écoute les sirènes du coran et n'a pas besoin de se faire ligoter pour ne pas y succomber! :wink: :wink: Vraiment trop forte :lol: :lol:

:oops: :oops: Emeraude, plus forte qu'Ulysse, je ne crois pas mais en fait j'ai remarqué que beaucoup d'orientalistes tombaient amoureux de leur objet d'étude. Ce qui est un tort. Mais chercher à comprendre. Oui.
Or le sociologue ibn Kkaldoun dit une phrase essentielle : " l'habitude est une seconde nature".
Toute la formation musulmane consiste à "habituer" les adeptes à des pratiques qui deviennent "essentielles" , au point que vouloir s'en passer c'est comme si on leur arrachait la peau. C'est une addiction religieuse.
Et les grands jurisconsultes en ont été conscients. Ils savaient ce qu'ils faisaient en obligeant à apprendre par coeur le Coran dès l'enfance. Cela entre dans le coeur et un coeur sans Coran " c'est comme une maison sans meubles" dit un hadîth. Notre expression à nous " meubler l'esprit".
En plus cela fonctionne comme la petite madeleine de Proust. Tout l'apprentissage du Coran est lié à des évènements familiaux , ce qui donne une énorme importance à la mémoire imaginative.
Il y a pourtant une chose que je ne comprends pas , c'est leur immense amour pour la poésie. Je suis allergique à la poésie. Eux sont capables d'éprouver des frissons à la récitation de beaux vers de poésie. Cette émotion esthétique, ils l'appellent "tarab". C'est pourquoi ils sont aussi extrêmement sensibles à la voix. La voix féminine est interdite pour la récitation du Coran à cause de l'effet produit :shock:
Tiens sur Rockik , il faut que je perfectionne cela. Awawa a raison: la voix ! c'est la Voie :lol:


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