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Chambre du Conseil
du Tribunal de Première Instance
de CHARLEROI.
CONCLUSIONS
Remplaçant celles précédemment prises
POUR Monsieur Charles-Clément BONIFACE, dit Père Samuel,
né à Midyat - Turquie le 1er janvier 1942
Prêtre,
domicilié à 6041 Gosselies-Charleroi,
Faubourg de Bruxelles, 13
Inculpé,
Maîtres Michel HUBERT, Avocat au Barreau de Charleroi,
Michel GRAINDORGE, Avocat au Barreau de Bruxelles,
Sengi LONDA, Avocat au Barreau de Bruxelles,
& Julien PIERRE, Avocat au Barreau de Liège.
CONTRE 1. Le Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte
contre le Racisme, partie civile,
Maître Frédéric UREEL, Avocat au Barreau de Charleroi.
2. Monsieur le Procureur du Roi,
en sa qualité de partie publique poursuivante.
Plaise à la Chambre du Conseil,
Vu la constitution de partie civile du Centre pour l’Egalité des Chances et la lutte contre le racisme du 02/12/2002 ;
Vu les réquisitions de la partie publique, demandant le renvoi du concluant devant le Tribunal Correctionnel du chef d’avoir :
à Charleroi et de connexité ailleurs dans le Royaume, à plusieurs reprises entre le 1er janvier 1996 et le 4 décembre 2002, notamment les 16 février, 17 février et 8 mars 2002, dans l’une des circonstances indiquées à l’article 444 du Code Pénal, en l’espèce dans un livre intitulé ‘‘Les versets angéliques’’ et lors de propos à la presse télévisuelle et écrite, incité à la discrimination, à la ségrégation, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe, d’une communauté ou de leurs membres, en raison de la race, de la couleur, de l’ascendance ou de l’origine nationale ou ethnique de ceux-ci ou de certains d’entre eux.
I . IMPRECISION DES REQUISITIONS
Attendu que les réquisitions de la partie publique doivent impérativement permettre à la défense de faire valoir utilement ses droits en prenant la pleine et précise mesure de ce qui lui est reproché ;
QUE même si l’on peut admettre en règle que l’imprécision des réquisitions peut être jusqu’à un certain point comblé par un examen attentif du dossier, tel n’est pas le cas en l’espèce ;
QUE dans le cas d’espèce, la partie publique dispose des conclusions de l’inculpé depuis le 19 octobre 2005 ;
QUE la partie publique a fait savoir qu’elle s’en tiendrait à ses réquisitions écrites, le concluant restant donc définitivement dans l’imprécision des reproches lui adressés par le Parquet (voir courrier du Parquet du 18/01/06) ;
QUE les réquisitions paraissent viser :
- deux interviews à la presse écrite des 16 et 17/02/02
- une interview à RTL dans l’émission Reporters diffusée le 08 mars 2002
- le livre du concluant ‘‘Les versets angéliques’’
QUE par contre, elles ne paraissent pas viser l’émission Au nom de la loi du 10/04/02 dont on peut simplement constater qu’elle… peut s’insérer dans la période infractionnelle ;
QUE pour le surplus, il est de toute façon absolument indispensable, pour que les droits de la défense du concluant puissent s’exercer pleinement, qu’il soit clairement précisé par la partie publique quels propos sont visés par elle dans les interviews en cause et quels écrits elle entend pourfendre, Les versets angéliques étant un ouvrage de plus de 400 pages ;
QU’en outre, si la partie publique entendait viser l’émission Au nom de la loi du 10/04/02, il eût convenu qu’elle l’indiquât clairement, quod non ;
ATTENDU que non seulement la partie publique ne vise pas avec la précision minimale requise les propos et écrits qu’elle incrimine mais que de surcroît elle n’indique pas quel groupe ou communauté ils voudraient atteindre et, comme il sera montré, cette critique est loin d’être secondaire ;
II . QUANT A LA POSITION DE LA PARTIE CIVILE
Observons tout d’abord que les précisions apportées par la partie civile ne peuvent évidemment en règle combler utilement les lacunes du réquisitoire de la partie publique, la clarté de ce réquisitoire étant essentielle au respect des droits de la défense, tant il peut avoir une importance décisive pour la Chambre du Conseil.
Cela étant, la position de la partie civile s’est exprimée en trois temps.
a) Plainte au Parquet
Le 29 mars 2002, le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme dépose plainte en mains de Monsieur le Procureur du Roi sur base de la loi du 30 juillet 1981.
- Elle vise les deux interviews accordées au Soir les 16 et 17 février 2002.
Elle précise les propos qu’elle reproche au concluant : ‘‘Chaque musulman qui naît est une bombe pour l’occident’’.
- Elle vise encore l’interview accordée à RTL et diffusée le 8 mars 2002.
Au cours de cette émission, le Père Samuel a tenu les propos suivants : ‘‘Chaque mosquée est une centrale nucléaire. C’est pire que les SS 20’’
- Elle vise enfin Les versets angéliques :
o p.6, dernière ligne : l’islam ne peut s’intégrer aux civilisations et cultures.
o p.7 : il n’y pas d’islam modéré, il y a l’islam tout court.
o p.13 et 15 : description de la personnalité et du caractère de l’Arabo-musulman. Décrit comme sauvage, destructeur, pillard, haineux, gratuitement violent, incivilisé, indomptable, rapace, menteur, …
o
o p.26, première ligne des conclusions et page 27, première ligne : c’est bien les immigrés Arabo-musulmans qui sont visés, à l’exception des autres immigrés (Italiens, Espagnols et Portugais).
o p.27 : ‘‘les musulmans méprisent les occidentaux qui ne partagent pas leur foi et considèrent tous les non musulmans comme des vaches à lait ou des citrons que l’on peut presser et jeter ensuite’’. ‘‘…les musulmans se nourriront toujours du travail et du revenu des non musulmans’’. ‘‘Il est indéniable, que de nos jours, se prépare lentement et sûrement, avec beaucoup de ruse et de finesse, l’invasion de tout l’occident par tous les musulmans accueillis chez nous’’ ‘‘Si nous ne réagissons pas immédiatement, tous ces immigrés, dès qu’ils en posséderont les moyens et la force nous combattront’’.
o p.28 : ‘‘Après tous ces récits de terreurs véridiques, et tenant compte que les émigrés Arabo-musulmans prolifèrent et sont difficilement assimilables, que leur intégration à notre culture européenne est une utopie, l’équilibre de notre monde occidental se verra bouleversé à court terme. Voici le grave et épineux problème auquel nos pays européens sont et seront confrontés, et qui sera toujours d’actualité, (l’islam n’étant pas pressé), jusqu’à ce que notre civilisation occidentale se voit remplacée, de gré ou de force, par la civilisation arabo-musulmane’’.
b) Constitution de partie civile du 2 décembre 2002
Par laquelle elle n’apporte pas de précisions complémentaires, se bornant à renvoyer… à sa plainte du 2 décembre 2002… qui n’existe d’ailleurs pas. A cette date on ne trouve qu’un acte de constitution de partie civile renvoyant simplement en termes vagues à la loi du 30 juillet 1981.
c) Conclusions
En termes de ses conclusions, la partie civile reprécise les passages qu’elle incrimine des Versets angéliques.
Par ailleurs, de toute l’émission Au nom de la loi, elle n’incrimine avec précision que les déclarations suivantes :
o ‘‘Chaque enfant musulman bien islamisé et qui est né en Europe est une bombe à retardement pour les enfants occidentaux dans le futur. Ils seront persécutés car en minorité’’
o ‘‘S’ils savaient ce qu’est un Arabo-musulman, ils n’accepteraient jamais de familles, même pas une famille, c’est trop en Europe, ici en occident’’
o ‘‘Les musulmans n’ont pas la notion de nationalité, seul l’Islam compte’’
o ‘‘L’Islam est l’ennemi éternel pour les occidentaux’’
III . CHAMP D’APPLICATION DE LA LOI DU 30 JUILLET 1981
A. Absence de critères religieux
Il n’est pas inutile de rappeler le champ d’application précis de la loi du 30 juillet 1981, dite loi MOUREAUX, tendant à réprimer certains actes inspirés par le racisme et la xénophobie.
Toute la question étant de savoir si elle peut s’appliquer à des propos et des écrits exclusivement inspirés par l’étude approfondie de l’Islam, l’examen de son évolution et la volonté de mettre en garde les populations occidentales non musulmanes, chrétiennes ou laïques contre les dangers d’une approche candide de la religion de Mahomet.
Le problème est spectaculairement d’actualité !
Le Parlement britannique ne vient-il pas de rejeter ce 31 janvier 2006 un projet de loi de son gouvernement travailliste tendant à ériger en délit l’incitation à la haine religieuse.
Ce camouflet infligé à leur Premier Ministre BLAIR par les Parlementaires britanniques fut d’ailleurs largement suivi dans la population, durement éprouvée dans sa chair par les attentats de Londres, et désormais bien au fait des dangers extrêmes de l’islamisme.
On reviendra sur l’actualité très inquiétante née de la publication de douze caricatures de Mahomet par un quotidien danois et qui, indépendamment de la question de savoir si ces caricatures étaient opportunes (on peut les estimer provocatrices, bêtes et même pas drôles, le problème n’étant vraiment pas là), ont posé le problème de la liberté d’expression face à des interdits strictement coraniques, le Coran étant manifestement imposé comme « la loi supérieure s’appliquant au monde entier ».
Comme on le verra, le concluant n’a jamais incité et n’incitera jamais d’ailleurs à la haine de qui que ce soit.
Fusse pour des considérations religieuses ! Tout au contraire, le concluant en appelle-t-il toujours à la fraternité entre les hommes, de quelque religion dont il puisse se revendiquer.
Cela étant, le concluant attire – et tient absolument à attirer – l’attention sur la périculosité de l’Islam pratiqué par les musulmans, entre autres (à concurrence de quelque 20 %) par les Arabes qu’il ne fustige pas en tant que groupe ethnique mais en tant que musulmans.
Le concluant ne fustige d’ailleurs jamais les Arabes mais ‘‘les Arabo-musulmans’’ ce qui est extrêmement clair, n’en déplaise à la partie civile qui pratique en termes de ses conclusions par une succession de pétitions de principe absolument inacceptables sur le plan intellectuel.
Ou qui procède par singulières assimilations en prêtant au concluant des similitudes d’approche de l’islam avec les méthodes d’auteurs classiques du racisme, tels GOBINEAU, MAURRAS, BRASILLACH ou BERTILLON … rien moins !
Ce qui est parfaitement insultant. Mais, selon un schéma élémentaire, quand l’argumentation rationnelle et juridique ne résiste pas à l’examen, mieux vaut y substituer l’injure. C’est moins astreignant !
Quant à la loi du 30 juillet 1981, c’est-à-dire à la loi MOUREAUX, elle réprime :
‘‘quiconque incite à la discrimination, à la ségrégation, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe, d’une communauté ou de leurs membres en raison de la race, de la couleur, de l’ascendance ou de l’origine nationale ou ethnique de ceux-ci ou de certains d’entre eux’’. (article 1er de la loi)
Aucun critère de religion n’est donc retenu.
Ceci est absolument décisif.
On observera d’ailleurs que le législateur n’a en rien voulu empiéter sur ce terrain particulièrement spongieux !
A telle enseigne que le terme ‘‘religion’’ ou ‘‘religieux’’ ne figure à aucun endroit de la loi.
Cette analyse est d’ailleurs parfaitement partagée par la partie civile qui, en termes de conclusions s’efforce au prix de mille circonvolutions relevant, comme il a été dit, de la pétition de principe, de démontrer qu’en réalité le concluant vise les Arabes en tant que groupe ethnique ce qui est radicalement inexact. Le concluant s’inscrit formellement en faux contre ceci et invite la partie civile à un peu plus de rigueur de simple lecture et d’analyse basique.
Travaux préparatoires de la loi :
Au demeurant, les travaux préparatoires de la loi du 30.07.1981 sont extrêmement clairs et ne permettent aucune hésitation.
Lors de sa discussion générale à la Chambre, le député MUNDELEER avait déposé un sous-amendement ayant pour objet d’ajouter à l’article 1er, à la quatrième ligne du 1§, après les mots « de sa couleur » les mots « de sa langue, de sa religion » et au 2§, à la cinquième ligne, après les mots « de la couleur », les mots « de la langue, de la religion » (Doc. n°214/5-IV-Pasinomie 30 juillet 1981 pp.1272 et 1273).
A cela le Ministre MOUREAUX répondit de la manière ainsi rapportée :
« … Le Ministre rappelle tout d’abord que l’article 14 de la Convention sur les Droits de l’homme ne « concerne pas seulement la race, la couleur, la langue et la religion mais stipule que la jouissance des droits « et libertés reconnues par la Convention doit être assurée sans distinction aucune fondée notamment sur le « sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l’origine « nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre « situation.
« S’il est fait référence à cette convention pour justifier l’adjonction des critères de langue et de religion aux « critères figurant dans l’amendement, il faudrait également y introduire les autres critères cités dans l’article « 14 de la Convention ; la motivation des sous-amendements de M. MUNDELEER ne peut donc être retenue.
« Il déclare, en outre, s’être limité à certains critères dans son amendement en tenant compte de l’exigence de « conformité de notre droit à la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de « discrimination qui en son article premier précise que l’expression « discrimination raciale » vise toute « distinction, exclusion, restriction ou préférence fondée sur la race, la couleur, l’ascendance ou l’origine « nationale ou ethnique, qui a pour but ou pour effet de détruire ou de compromettre la reconnaissance, la « jouissance ou l’exercice, dans des conditions d’égalité, des Droits de l’homme et des libertés fondamentales « dans les domaines politique, économique, social et culturel ou dans tout autre domaine de la vie publique.
« Le Ministre ajoute qu’il serait juridiquement peu souhaitable que des critères différents soient retenus selon « que la proposition discutée soit prise en considération ou que la Convention approuvée par la loi du 9 juillet « 1975 soit invoquée.
« Monsieur DEJARDIN intervient dans le même sens en déclarant qu’il faut se limiter à la transcription dans « la législation et adopter des causes citées dans la Convention internationale sur l’élimination de toutes les « formes de discrimination raciale.
« S’il n’en était pas ainsi il faudrait étendre l’amendement à toute forme de discrimination y compris celle « motivée par l’origine sociale ou les opinions politiques ou autres.
« Il faudrait également, si l’on se réfère à la Convention des Droits de l’homme, retenir dans cette loi le droit « au travail.
« Le Ministre attire encore l’attention sur deux dangers contradictoires pouvant surgir du fait de l’extension « des critères de discrimination prévu par l’amendement :
1. L’extension des critères retenus peut être perçue comme une dilution de l’intention du législateur et entraîner un amollissement quant à leur interprétation.
En étendant l’éventail des faits à incriminer, le danger existe qu’ils ne soient pas poursuivis et que la loi soit inefficace ;
2. L’extension des critères peut au contraire avoir comme conséquence d’instaurer le délit d’opinion dont M. GLINNE craignait déjà l’introduction, lors de la discussion de sa proposition.
« Le Ministre plaide par conséquent pour que la préférence soit donnée à un texte concis qui s’attaque à un « mal précis et qui ne s’écarte pas de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de « discrimination raciale.
« M. DEJARDIN approuve cette déclaration. Toute extension des critères envisagés risque, en effet, de faire « éclater le projet et s’écarte de la volonté des auteurs d’éviter le délit d’opinion.
« De plus, un des objectifs de la proposition a été de promouvoir l’efficacité de la loi en prévoyant des peines « modérées et des critères précis et limités qui n’effrayeraient pas les magistrats, chargés de l’appliquer ».
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Retenons donc que la loi de 1980 n’est pas applicable au concluant qui entend dénoncer la dangerosité de l’Islam et donc des Musulmans, mais de tous les Musulmans, qu’ils soient Arabes ou non.
Si le concluant parle souvent d’« Arabo-musulmans » c’est que simplement ce sont les Arabo-musulmans qui pour lui posent de très sérieux problèmes à l’Europe, constituant l’immense majorité des populations immigrées musulmanes.
Mais les réflexions du concluant valent tout aussi bien pour les Indonésiens, les Turcs, les Perses…
Il n’y a donc en fait dans les propos et écrits du concluant strictement aucun critère d’origine ethnique, de race, de couleur… simplement une mise en garde contre les dangers de l’Islam fondé sur une connaissance parfaite de celui-ci.
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B. La liberté d’expression.
-L’article 19 de la Constitution.
Le concluant se revendique de la liberté d’expression, liberté constitutionnelle et fondamentale.
Car il ne faudrait tout de même pas perdre de vue que si l’article 19 de notre charte fondamentale prescrit la liberté des cultes, c’est précisément la même disposition qui prescrit la liberté d’expression.
Et ce n’est évidemment pas un hasard !
Comme le relevait Bernard KOUCHNER ce 6 février 2006 sur les ondes de RTL : « le droit au blasphème a été consacré par la révolution française ».
Comment ne pas réaffirmer avec force cette liberté d’expression alors que, conformément à la prédiction de MALRAUX, le 21ième siècle paraît décidément s’annoncer comme un siècle pouvant parfaitement s’inscrire sur fond de conflits religieux.
-Rappelons également le texte de l’article 19 de la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 :
« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le
« droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir
« et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par
« quelque moyen d’expression que ce soit. »
-Cette disposition est répétée à peu près dans les mêmes termes à l’article 19.2 du Pacte International du 19 décembre 1966 relatif aux droits civils et politiques dont l’article 19.1 prescrit plus sommairement :
« Nul ne peut être inquiété pour ses opinions ».
-Enfin, l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales est ainsi libellé :
« 1. Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté
« d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des
« idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considéra-
« tion de frontière… »
En conclusion, s’il y a des limites légales à la liberté d’expression, elles doivent être interpellées très restrictivement car celle-ci doit plus que jamais rester LA REGLE.
Bernard KOUCHNER – pourtant pas suspect le redisait à RTL-matin ce 6 février 2006 en ces termes :
« … Nous ne devons pas mettre notre drapeau en poche et nous devons au contraire « maintenir notre liberté d’expression. »
Robert BADINTER ne disait rien d’autre sur la même radio ce 9 février en répondant on ne peut plus nettement à une question sur la primauté des valeurs :
« Liberté de la presse, liberté de la presse, liberté de la presse »
Le concluant pourrait au demeurant fustiger sa propre « hiérarchie » catholique – il ne se prive jamais de le faire – qui, de manière très « suspecte », se mobilise peu contre les dangers de l’Islam et s’est montrée très modérée dans cette affaire des caricatures danoises.
Et c’est ainsi, comme la presse souvent le releva, qu’à force de cumuler les interdits strictement religieux de toutes confessions, on finirait par évoluer dans un monde sans libertés.
Mesurons bien toute l’ampleur du danger !
Kayhan BARZEGAR relève pour la mettre en évidence un extrait d’un récent VAKIT, quotidien islamiste turc :
« La science XXIème siècle a définitivement enterré la théorie darwinienne de l’évolution. « Tous les fossiles trouvés montrent que les êtres vivants sont apparus au même moment. Il « n’existe aucun fossile d’être vivant situé entre le singe et l’homme ou entre le reptile et « l’oiseau. Il ne faut pas oublier que la théorie de l’évolution est essentiellement un moyen de « perpétrer la philosophie d’un monde matérialiste. »
- Courrier International 26/01-01/02/06 p. 31-
A quand donc des interdits coraniques de soutenir telle ou telle avancée scientifique !
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Comment ne pas réfléchir aux textes du Coran et comment ne pas vouloir user de sa liberté d’expression sur ceux-ci alors que c’est du Coran et de rien d’autre que se sont revendiqués les auteurs des attentats de New-York, de Madrid, de Londres et de bien d’autres !
Certes il ne s’agit pas de confondre tous les musulmans dans le terrorisme barbare.
Mais il faut certainement être d’autant plus attentif à la liberté d’expression… que les musulmans quant à eux ne nous la reconnaissent certainement pas !
-Les exemples en sont multiples mais ils viennent de nous en livrer un, des plus alarmants !
Il suffit de voir de quelle manière dans les jours qui viennent de s’écouler et sans doute dans les jours à venir encore le Danemark a été mis au ban de la société musulmane, son drapeau brûlé devant les mosquées du monde entier, ses ambassadeurs appelés pour rendre des comptes… parce qu’un quotidien danois avait eu l’outrecuidance d’assurer une représentation physique caricaturée de Mahomet… alors que celui-ci selon la conception des musulmans ne peut être l’objet d’aucune représentation et que forcément il ne peut être question pour les non-musulmans de ne pas appliquer ce précepte !!!
Après le Danemark, ce fut au tour de la Norvège de subir le même sort, puis la France, puis l’Union Européenne.
D’abord ce furent les Arabes qui vociférèrent, puis ce furent les Indonésiens, les Pakistanais, les Iraniens…
Ce ne furent plus simplement les drapeaux que des masses d’enragés brûlèrent mais des consulats ou, plus largement, des représentations diplomatiques. Et le siège de l’ Union Européenne qui fut assiégé par des Palestiniens armés jusqu’aux dents et à chacun desquels …elle déverse pourtant annuellement quelque 400 US dollars.
Et le Premier Ministre danois eut beau dire qu’il ne contrôlait pas la presse de son pays, que celle-ci était libre, rien n’y fit.
C’est précisément au non de la liberté d’expression que le grand quotidien allemand WELT a reproduit à sa Une la même représentation de Mahomet !
C’est au nom de la même liberté d’expression que le Directeur (belge) de la publication de France-Soir a reproduit les mêmes caricatures… Et il a été aussitôt limogé par le propriétaire de son journal, il est vrai un Franco…Egyptien !
La presse française dans son ensemble, y compris Le Monde, publia les caricatures du Jyllands-Posten danois.
Toujours au nom de la liberté d’expression.
La presse belge fit partiellement de même.
Et l’Exécutif du Conseil des Musulmans de Belgique vient de faire connaître son « indignation » à l’égard des caricatures danoises et le soutien de l’occident à ces caricatures.
Et quatre mille mulsulmans manifestèrent ce dimanche 05 février devant les locaux de la RTBf, lui reprochant son traitement de l’information (Monsieur HUERCANO-HIDALGO a dû méditer sur les bienfaits de sa délation zélée !)… alors d’ailleurs que c’était la chaîne concurrente, RTL-TVI qui avait diffusé les caricatures, pendant que la RTBf évoquait l’OPA lancée sur ARCELOR !
-Faut-il rappeler la fatwa dont était l’objet Salman RUSHDIE pour avoir osé jeter un regard critique sur le Coran au travers de ses Versets sataniques !
-Faut-il rappeler que durant le dernier Ramadan, le directeur d’un aéroport du sud de la France a subi toutes les pressions pour enlever de ses murs toutes les publicités sur les lingeries féminines… car cela heurtaient les pèlerins musulmans en partance vers La Mecque !
Bref, alors qu’ils sont largement minoritaires dans nos contrées, les musulmans entendent déjà sans la moindre vergogne vinculer notre liberté d’expression au nom de leurs préceptes religieux tirés du Coran. Et c’est parfaitement intolérable.
Sans doute, par une argumentation simpliste dont elle n’a hélas pas le monopole, la partie civile va-t-elle, en réponse à ces considérations, hurler à l’amalgame !
Il n’y a ici au contraire aucun amalgame qui tienne !
Le Père Samuel prétend qu’il n’y a pas d’Islam modéré et que suivant l’expression célèbre, « la liberté d’expression a ses devoirs »..
Il y a un Islam, un et unique.
Il y a simplement pour lui les islamistes tels que BEN LADEN qui sont trop pressés et pratiquent le terrorisme.
Puis il y a ceux qui se présentent comme étant les modérés et qui, soit sont vraiment de bonne foi, soit ont une autre stratégie : une stratégie attentiste fondée sur un simple constat de la nécessité de ne pas trop mener bataille actuellement.
Ceux-là se revendiquent d’une devise : l’Islam n’est pas pressé. Ce n’est que quand il sera quantitativement en situation d’imposer ses vues qu’il les imposera.
Et jusque là, le maître mot devra rester : la patience.
Face à la scandaleuse déferlante musulmane contre le Danemark, le « très modéré » Recteur de la Mosquée de Paris, Dalil BOUBAKEUR, vient de prendre une position qui éclaire étrangement sa « modération » (Il est vrai que depuis sa récente rencontre avec le Président CHIRAC il en est revenu à des propos à nouveau mesurés).
Il s’exprime ainsi : « Ces caricatures sont de la provocation. Qui sème le vent récolte la tempête ! ».
Et pendant ce temps les Palestiniens de la base du Hamas, armes à la main, menacent les Danois, Norvégiens et Français des plus graves représailles physiques.
Pendant ce temps, au Pakistan, des milliers de musulmans défilent en criant « celui qui a un ami chrétien est un traître », pendant ce temps à Amman la foule brûle… le drapeau des Pays-Bas en pensant qu’il s’agit du drapeau français, pendant ce temps à Londres, à deux pas de ces lieux de tragique mémoire où des islamistes terroristes ont frappé il y a peu, semant la mort et la désolation, ces centaines de musulmans ont le culot et l’indélicatesse de manifester, coran en mains, contre les caricatures danoises.
Ignorant d’ailleurs pour l’immense majorité d’entre eux que contrairement à ce qu’ils croient, il n’est peut-être même pas si indéniable que le coran interdise la représentation du prophète, celui-ci ayant été souvent représenté dans l’histoire musulmane, notamment au travers de miniatures qui sont à classer au demeurant au rang de véritables chefs-d’œuvre de l’art oriental et moyen-oriental.
Pendant ce temps encore un prêtre catholique italien est assassiné en Turquie ce 5 février 2006 dans l’église de Trabzon.
Pendant ce temps toujours, des Islamistes afghans (le mollah DADULAH) promettent une récompense de cent kilos d’or à celui qui tuerait le dessinateur, auteur des caricatures de Mahomet (voir agence privée Afghan Islamic Press – AIP).
Enfin, tandis que les musulmans nous interdisent notre liberté d’opinion, quant à eux, ils ne se privent pas de la pratiquer sans réserve lorsqu’il s’agit par exemple de pourfendre encore et encore les Juifs tout autant que les Chrétiens.
Qui ignore que le Protocole des Sages de Sion, absolument et résolument antisémite, circule actuellement très abondamment dans les milieux musulmans !
Parmi ces grands adeptes de la patience, l’un d’eux vient de se découvrir une vocation tardive à cette stratégie : Tariq RAMADAN, petit-fils de Hassan El-Banna, le fondateur des Frères Musulmans.
Alors qu’il s’était à de nombreuses reprises montré sous un visage intégriste des plus affligeants, notamment dans les nombreux débats sur le voile islamique, il se range depuis peu sous la bannière des « modérés ». Pour s’en convaincre, il suffit de lire sa carte blanche dans Le Soir de ce 06 février.
Quand on compare ses actuelles prises de position avec ce que l’on sait qu’il croit fondamentalement, pour l’avoir exprimé ouvertement il y a quelque temps puis ensuite contraint et forcé, il y a près d’un an lors d’un débat télévisé l’ayant l’opposé à Nicolas SARKOZY, il y a de quoi s’inquiéter.
S’il s’agit de ces modérés-là que l’islam draine dans son sillage, il y a des quoi s’alarmer même.
Marie-France ETCHEGOIN et Serge RAFFY écrivent dans le Nouvel Observateur de ces 2-8 février 2006, p. 9 :
« Un jour, Messaoud BOURRAS a décidé de rompre avec son passé. Animateur social à « Roubaix, il a fui la ville où il avait milité pendant des années. Il ne supportait plus ses amis, « leur « discours normatif ». Il était en guerre contre sa belle-famille qui lui reprochait son « agnosticisme et le traitait de mécréant. Il a demandé à sa femme de choisir : lui ou l’Islam. « Elle a choisi le Coran. A près de 40 ans, Messaoud BOURRAS a divorcé, perdu la garde de « ses deux enfants… « Ce n’est pas seulement l’islamiste qui pose problème, dit-il, c’est « l’Islam ! » BOURRAS envoie ses diatribes à la presse locale ou les diffuse sur des forums « du web. Il a dénoncé les propos antisémites d’un prédicateur invité régulièrement par une « association subventionnée par la mairie. Il a été plusieurs fois menacé. A Roubaix, on lui a « taillé un costume d’ « islamophobe », de traître, de suppôt de Philippe de Villiers. Il « persiste pourtant : « L’Islam a bousillé ma vie privée. L’Islam rend schizophrène. L’Islam « prospère sur l’inculture et l’ignorance. Ses valeurs ne sont pas compatibles avec celles de « la République. Lisez bien ce que dit le Coran sur les femmes, les infidèles, les apostats qui « comme moi rejettent la religion ».
« Et les auteurs de poursuivre : « Selon lui la France marche sur la tête : elle vient au « secours de la religion musulmane alors que la patrie des Lumières devrait au contraire « favoriser « tous ceux qui se battent contre l’obscurantisme. »
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Au reste, comment ignorer que les Islamistes triomphent actuellement partout… et que les modérés sont de plus en plus minorisés.
Comme le titre Le Courrier International de ces 26 janvier – 01 février 2006 :
« Egypte, Irak, Iran, Palestine… Toutes les élections au Moyen-Orient confirment la montée « en puissance des mouvements islamistes. La plupart avaient choisi la violence comme mode « d’expression et l’Islam rigoriste comme étendard ; les voilà à présent légitimés par les « urnes. L’Iran, république islamique depuis 27 ans, a propulsé en juin 2005 l’ultraradical « Ahmadinejad président. En Egypte, les Islamistes sont la principale force d’opposition. En « Palestine, ils sont tout proches du pouvoir. En Syrie, ils offrent une alternative au régime « d’Assad. En Irak, ce sont les vrais vainqueurs de l’après Saddam-Hussein. Rien ne semble « arrêter les déferlante islamiste ».
Aussi, se raccrocher désespérément, presque pathétiquement, à des paroles de « consolation » de prétendus modérés relève d’une tragique méprise d’analyse et d’un bien étrange aveuglement confinant à la lâcheté car même si ces « modérés » le sont vraiment, ils sont de plus en plus marginalisés.
Dans son éditorial du Nouvel Observateur de ces 2-8 février, Jean DANIEL écrit très pertinemment :
« …Mais l’onde de choc de la victoire du Hamas est plus importante que les causes qui lui « ont donné naissance. Car à une époque où tant d’intellectuels musulmans, en Europe, « cherchent à moderniser l’Islam, on voit revenir les forces qui veulent islamiser la « modernité. Il y a course de vitesse entre les premiers et les seconds. Pour le moment, les « élites, qui réinterprètent tous les jours le message coranique grâce aux lumières des « savants et des exégètes des XIIème et XIIIème siècles, ne paraissent pas avoir encore la « moindre influence visible sur les masses. Les musulmans d’Europe ne sont ainsi « nullement à l’abri de la contagion extrémiste. Les discriminations dont ils sont l’objet, le « chômage qui les frappe, le spectacle de la « décadence » occidentale et des libertés « transformées en « débauche », l’audience des télévisions arabes, le prêche de certains « imams, tout cela peut les rendre disponibles pour les engagements islamistes … » (Le Nouvel Observateur étant largement diffusé en Belgique, il reste au Centre à déposer plainte contre Jean DANIEL !!!)
Remarquons que toute cette affaire des caricatures de MAHOMET a été considérée par le Conseil français du culte musulman (CFCM) comme… un acte raciste !!!
On peut lire sous la plume de Xavier TERNISIEN (Le Monde du 03.02.06) :
« …Dans un communiqué, l’instance représentative dénonce « un acte fomenté par des « cercles racistes et xénophobes qui met une nouvelle fois en exergue l’islamophobie envers « les musulmans et leur religion… ».
IV. LA POSITION ET LA VOLONTE DU CONCLUANT : METTRE EN GARDE CONTRE LES DANGERS DE L’ISLAM ET RIEN D’AUTRE – REPONSE AUX ARGUMENTS DE LA PARTIE CIVILE.
A . Jamais le concluant n’a incité à la haine, à la violence, à la discrimination ou à la ségrégation à l’égard de qui que ce soit et notamment pas des musulmans.
Le concluant tient à souligner très fermement qu’il pratique la charité et la générosité, qu’il est lui-même venu d’horizons lointains et qu’il n’entend pas, n’a jamais entendu et n’entendra jamais pratiquer le moindre comportement lui valant des reproches qui lui sont adressés à tort.
Il l’a clairement réaffirmé dans son audition du 2 juillet et dans son annexe intitulée :
« Aime la vérité mais pardonne à l’erreur »(Voltaire)
Dans cette audition, comme partout ailleurs, ainsi qu’il a été dit, le concluant considère que « l’Islam est un danger réel pour l’Europe ».
En soi d’ailleurs ce point de vue est très loin d’être isolé.
Mais si le concluant fustige l’Islam, on doit par contre notamment relever des propos comme ceux-ci :
- « Certains prétendent que je suis raciste dans mes propos. Cela est faux. Je n’en « veux pour preuve que j’ai des amis musulmans et que j’accueille dans « mon « église toutes les confessions. Néanmoins, il est de mon devoir d’avertir la « population et les autorités occidentales du danger que représente l’Islam… »
- « Encore une fois, le but de ce livre qui est d’ailleurs rédigé à la manière d’un « dictionnaire, est d’informer la population occidentale ainsi que les autorités « politiques sur l’Islam qui pour moi n’est pas « paix et amour » ».
- « Je voudrais terminer en disant que je n’ai pas le sentiment d’être raciste ni « dans mes propos ni dans mon comportement. Je n’ai jamais incité à la haine « raciale ni à des violences. Néanmoins en tant que prêtre catholique je me dois de « mettre chacun en garde. Encore une fois je ne vise pas la persécution des « musulmans ni leur personnalité en tant qu’être humain. Ce que je veux « combattre c’est leur doctrine antidémocratique, fanatique et intolérante… Je ne « souhaite pas faire de ségrégation ou de discrimination à l’égard des « Arabo-« musulmans » puisque je les reçois d’ailleurs moi-même dans le cadre de mes « consultations … » (Voir pages 1 et 2 de la déclaration du 2/07/02 du concluant)
Le concluant termine sa déclaration de la manière suivante :
« Je voudrais terminer en « reprenant les paroles de CICERON soit : « Qui n’empêche pas le mal le « favorise »…Nous devons empêcher la guerre civile entre les autochtones et les « fanatiques de l’Islam pour que ce qui s’est passé en Bosnie, au Liban, ne se « représente pas en Europe ».
En annexe à sa déclaration, le concluant a déposé une note qu’il a intitulée : « Aime la vérité mais pardonne à l’erreur ».
Dans cette note, il relève notamment :
« Je ne hais pas les musulmans. Je n’ai jamais incité à la haine contre eux, je n’ai « jamais demandé qu’on les chasse de leur emploi, qu’on les expulse de nos pays ou « qu’on les persécute. Je défie quiconque de dire le contraire… »
Pour se convaincre plus précisément de la pensée complète du concluant, on ne peut que renvoyer à la préface des Versets angéliques et notamment à sa page 5 qui mérite d’être ici intégralement reproduite car elle est l’indiscutable preuve que loin d’en appeler à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard de qui que ce soit, le Père Samuel dispense un message de concorde et de paix :
« Chers lecteurs, Chères lectrices, les personnes qui me connaissent, connaissent aussi ma devise : « Aime Dieu et chaque être humain après Dieu comme Dieu ».
« C’est pourquoi j’adhère totalement à cette déclaration des droits de l’homme (article 1er) : « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit. Ils sont doués de raison et de « conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
« Hélas ! que voyons-nous ?
« Partout dans le monde, il y a les religions et cependant c’est la haine qui domine et dresse « les hommes les uns contre les autres : guerrs de religion, guerres ethniques… quel aveuglement !
« N’est-il pas dramatique de constater que les hommes religieux appartenant aux différentes « religions du monde n’appliquent pas les termes de cette déclaration des droits de l’homme ?
« Je les prie tous instamment d’œuvrer en vue de cette fraternité universelle nécessaire à la « paix mondiale et que la laïcité a élevée au rang de loi.
« Je le demande surtout aux chrétiens : vous, qui vous revendiquez du Christ, que chaque « homme soit votre frère ! Appliquez cette parole de Notre Seigneur : « Je vous donne un « commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »’ (St. Jean 13, 34)
« Si les chrétiens n’aiment pas leur prochain et s’ils ne parviennent même pas à s’entendre « entre eux, comment voulez-vous que la fraternité règne entre les religions ?
« … Mon désir le plus cher serait qu’il existe une réelle fraternité entre tous les peuples et « entre toutes les religions. Pour y arriver, nous devons tous être tolérants, démocrates, respectueux « des droits de l’homme et accepter l’autre tel qu’il est. Car, « là où il n’y pas de tolérance, dit « Lamartine, il n’y a pas de liberté ». La liberté est le premier de tous les biens, elle est « l’air « respirable » de l’âme humaine.
« Tout être humain doit être accepté et respecté dans sa globalité, démocratiquement avec ou « malgré ses différences.
« … Malheureusement il n’en est rien et partout les droits de l’homme sont méprisés et bafoués ».
B. Jamais le concluant n’a incité à la haine, à la violence, à la discrimination ou à la ségrégation à l’égard d’un groupe, d’une communauté ou de ses membres en raison de ses origines ethniques, sa race, de sa couleur… notamment lorsqu’il parle des « Arabo-musulmans »
Le Père a parlé d’Arabo-musulmans non pas pour dénigrer les Arabes mais bien parce que les Arabes représentent, sur en Belgique, la majorité des immigrés musulmans.
Le Père ajoute que les musulmans – arabes ou non – ont toujours cherché sans y parvenir à envahir l’occident par la guerre : l’Espagne (711), France (bataille de Poitiers – 732), Italie (destruction du Vatican - 846) et Europe balkanique et centrale (siège de Vienne en 1529 et 1683).
Le Père ajoute qu’aujourd’hui les musulmans sont présents en nombre sans cesse croisant, dans tous les pays d’Europe et que par conséquent on peut bel et bien parler d’invasion.
Quand le Père Samuel parle de « peuple musulman », il parle bien de « peuples » au pluriel et non au singulier et ne vise par conséquent aucun peuple en particulier (pour rappel les Arabes qui ne constituent environ que 20 % des musulmans dans le monde).
Le critère distinctif retenu par le père Samuel n’est ni ethnique ni racial mais religieux et culturel, ainsi souligne-t-il :
« Contrairement aux musulmans, les Espagnols, les Italiens, les Polonais et autres « peuples européens ne font pas le ramadan, n’égorgent pas de mouton dans leur « salle de bain, ne manifestent pas pour porter un voile à l’école, ne réclament pas « des cimetières et abattoirs particuliers. »
Ce sont des raisons de cet ordre qui font conclure au Père Samuel qu’:
« il est impossible de nier la différence entre les peuples européens d’une part et les « peuples musulmans d’autre part, cette différence étant bien entendu culturelle et « religieuse et non raciale. »
Par ailleurs, dans tous ses textes et citations, le Père Samuel n’a jamais stigmatisé un peuple mais:
« les idées de la religion islamique qui poussent les peuples qui la « pratiquent à « l’intolérance, à la haine et à la violence envers tous ceux qui ne sont pas « musulmans. A l’appui de cette affirmation, le Père Samuel déclare qu’un « occidental « converti à l’Islam est souvent plus fanatique qu’un musulman de « naissance. »
Pour exemple, le Père Samuel cite cette Belge de Monceau-sur-Sambre, convertie à l’Islam et qui est allé se faire exploser en Irak ce 9 décembre 2005 !
Elle n’était pourtant pas Arabe !!!
Pétitions de principe de la partie civile :
Pour éluder la difficulté – insurmontable – de la non-applicabilité de la loi MOUREAUX, la partie civile, a-t-on dit, commet des pétitions de principe inacceptables sur le plan intellectuel.
La plus patente est en page deux de ses conclusions.
Après avoir relevé une déclaration du concluant : « Les musulmans n’ont pas la notion de nationalité, seul l’Islam compte », elle conclut : « C’est donc au travers de la religion que l’on s’adresse à un groupe ethnique ».
Force est immédiatement de constater que c’est là une singulière approche de la notion d’ethnie.
Qui pourrait un jour affirmer que les musulmans sont un « groupe ethnique »… alors qu’ils sont composés d’Arabes, de Turcs, de Noirs, d’Indiens, de Perses, d’Indonésiens, etc., etc. !!!
Mais la partie civile veut coûte que coûte tenir pour acquis ce qui est à démontrer !
Et puisqu’il lui faut un groupe ethnique, elle en invente un : les musulmans !
Au passage relevons par ailleurs que, de la part de la partie civile, c’est reconnaître qu’en toute hypothèse le concluant viserait un très virtuel « groupe ethnique » « au travers de sa religion »… ce qui précisément n’est pas sanctionné par la loi MOUREAUX !
Comprenne qui pourra !
En fait, les choses sont infiniment claires :
- le concluant considère que l’islam est dangereux et qu’il n’y a d’ailleurs pas d’islam modéré. Il y a un islam un, unique. Peut-être y a-t-il des musulmans modérés, ce qui est tout autre chose… et le concluant constate qu’en toute hypothèse il n’est pas possible de se rasséréner à crédit car ces musulmans modérés… sont une espèce en voie de disparition n’ayant, comme le relève Jean DANIEL, aucune influence sur les masses (Comment ne pas songer à cet éditorialiste d’un quotidien jordanien qui, le 01 février avait osé reproduire quatre des représentations danoises de Mahomet en posant cette question : « Ceci cause-t-il plus ou moins de préjudice à l’islam que les images diffusées en direct de terroristes islamistes égorgeant un otage américain ? » - Ce journaliste, « islamiste modéré »… fut immédiatement limogé, lui aussi !)
- tous les musulmans sont donc potentiellement dangereux, qu’ils soient arabes, indonésiens, turcs… du moment qu’ils se revendiquent du même coran, donc du même islam. Et il n’y a là aucune considération ethnique, raciale… puisqu’encore une fois, il n’est question ni d’ethnie, ni de race, ne de couleur de peau… mais rien que de la religion musulmane.
Il est vraiment impossible d’être plus clair.
Et si, en application de la liberté d’expression, le concluant ne pouvait par les temps présents affirmer que l’Islam est dangereux, c’est qu’il y aurait vraiment quelque chose de gravement déréglé au Royaume de Belgique.
C . Inquiétudes fondées sur une étude approfondie du Coran et de l’histoire de l’Islam
1. Quand le Père Samuel déclare : « L’Islam ignore la notion de nationalité »,
il ne fait que se baser sur l’ouvrage très connu de l’orientaliste libanais A. Fattal, Le Statut légal des non-musulmans en pays d’Islam (Beyrouth, 1958) qui déclare (p.10) :
« L’Islam divise les hommes de tous les pays en deux catégories irréductibles : Croyants et Incroyants, « Musulmans et non-Musulmans. Il ignore la notion de nationalité. Le mot ginsiyya qui, dans la « terminologie moderne, désigne la nationalité au sens usuel du mot, était inconnu des Arabes. L’Etat « islamique étant fondé sur des principes théologiques, la participation des non-Musulmans à ses affaires « est antinomique, [contraire] à son existence même.[...] »
Ici encore, une analyse même simple de la partie civile lui aurait permis de constater que le Père Samuel ne vise aucun peuple en particulier mais bien les musulmans en général et certainement pas les seuls Arabes puisqu’il écrit expressément que l’Islam n’a pas de nationalité.
2. Quand le Père Samuel dit : « L’Islam est l’ennemi éternel des Occidentaux », il reprend la pensée de Saint-Louis (Roi de France, 1226-1270).
À l’appui de cette citation, le Père Samuel énumère quelques-unes des nombreuses expéditions militaires lancées, dès l’origine de l’Islam, par les musulmans contre le monde chrétien. Il précise que du VIIe au Xe siècle, c’est-à-dire bien avant les Croisades, ce sont les musulmans arabes et berbères qui ont attaqué le monde chrétien méditerranéen.
635-636 Conquête de la Syrie et de l’Irak (pays chrétiens).
638 Prise de Jérusalem, ville sainte des chrétiens.
639-644 Conquête de l’Égypte chrétienne et destruction de la prestigieuse bibliothèque d’Alexandrie.
646-666 Conquête de l’Arménie chrétienne.
647-709 Conquête de l’Afrique du Nord chrétienne (Tunisie, Algérie, Maroc).
649 Prise de l’île grecque chrétienne de Chypre.
654 Prise de l’île grecque chrétienne de Rhodes.
674-678 Siège de Constantinople, capitale chrétienne de l’empire byzantin.
711-714 Conquête de la péninsule ibérique chrétienne (Espagne et Portugal).
719-731 Invasion de la France chrétienne : prise de Narbonne, Nîmes, Carcassonne, Autun et Toulouse.
732 Charles Martel bat les armées arabes à Poitiers et met fin à la progression de l’Islam en Europe.
800 Les musulmans de Tunisie entament l’invasion de la Sicile (île au sud de l’Italie).
809 Pillage de la Corse (île au sud de la France) et de la Sardaigne (île voisine de la Corse).
IXe siècle Pillage de la Provence (sud de la France actuelle) : Nice (813), Arles (828), Marseille (836).
846 Raids contre Rome, centre de la chrétienté : les basiliques de Saint-Pierre du Vatican et de Saint-Paul sont entièrement saccagées par les troupes musulmanes à qui le pape Serge II (842-847) doit promettre de verser un tribut annuel énorme de vingt-cinq mille pièces d’argent. Pour empêcher d’autres attaques, son successeur Léon IV (847-855) doit ériger la cité léonine, c’est-à-dire les remparts qui entourent le Vatican.
881 Les musulmans pillent, en Italie, le grand monastère bénédictin du Mont Cassin, fondé par saint Benoît au début du VIe siècle. Le pape Jean VIII (872-882) est condamné à payer l’impôt aux musulmans.
902-1091 Occupation de la Sicile par les musulmans.
997 Al-Mansour (939-1002), général arabo-musulman au service du calife omeyyade de Cordoue (Espagne musulmane), détruit la ville de Saint-Jacques de Compostelle, un des lieux de pèlerinage les plus importants de la chrétienté.
1009 Le calife fatimide al-Hakim fait détruire le Saint Sépulcre (tombeau du Christ) à Jérusalem et 30 000 églises chrétiennes en Égypte et en Palestine.
Le Père Samuel ajoute qu’avant les Croisades encore, les musulmans turcs ont également agressé les chrétiens d’Orient :
XIe siècle Les Turcs Seljoukides, peuple d’Asie centrale converti à l’islam, envahit l’Orient et opprime les pèlerins chrétiens de Terre sainte.
1065 Gunther, évêque de Bamberg (Allemagne), et 12 000 pèlerins, arrivés en Terre sainte, se font agresser par les musulmans. Des milliers de pèlerins sont massacrés durant trois jours (du Vendredi Saint à Pâques) et le reste est réduit en esclavage (Voir Régine Pernoud, Les hommes de la Croisade, Fayard, 1997, p.20).
1071 Bataille de Mantzikert : les Grecs (chrétiens) sont chassés d’Anatolie par les Turcs (musulmans). L’empereur byzantin (grec orthodoxe) Alexis Ier Comnène (1081-1118) lance alors un appel à l’aide aux chrétiens d’Occident.
Le Père Samuel fait encore remarquer qu’après les Croisades, du XIIIe au XVIIe siècle, les musulmans turcs (ottomans) ont envahi et dominé les peuples chrétiens de l’Europe balkanique et centrale.
1383 Les Ottomans prennent la ville grecque de Thessalonique.
1389 Bataille de Kosovo : conquête de la Serbie et prise d’Athènes.
1396 Bataille de Nicopolis : conquête de la Bulgarie.
1453 Prise de Constantinople par le sultan Mehmet II.
1475 Conquête de la Crimée par Mehmet II.
1479 Conquête et début de l’islamisation de l’Albanie par Mehmet II.
1480 Prise de la ville italienne d’Otrante par les Ottomans qui massacrent l’archevêque de la ville, Stefano Pendinelli, et une grande partie du clergé et capturent les habitants pour les vendre comme esclaves.
1521 Prise de Belgrade (Serbie) par Soliman le Magnifique.
1526 Bataille de Mohács : conquête de la Croatie et de la Hongrie.
1529 Siège de Vienne (Autriche) par Soliman le Magnifique.
1565 Siège de l’île de Malte.
1571 Bataille de Lépante (Grèce) : les Ottomans sont vaincus pour la première fois par une alliance de pays chrétiens, organisée par le pape saint Pie V (1566-1572). Mais ils parviennent quand même à conquérir l’île grecque de Chypre.
1669 Conquête de l’île grecque de Crète.
1672 Conquête de la Podolie (région située entre la Pologne et l’Ukraine actuelles).
1683 Pour la deuxième fois, les Ottomans assiègent Vienne (Autriche) mais échouent à nouveau devant la résistance du roi de Pologne Jean III Sobieski (1674-1696). Pour la première fois, les Ottomans doivent faire marche arrière.
3. Quand le Père Samuel dit : « À cause de sa religion et de sa foi, l’Islam est inassimilable »,
il paraphrase le célèbre historien belge Henri Pirenne (mort en 1935) qui, dans son livre Mahomet et Charlemagne (Paris, PUF, 1970, p.109-110), déclarait :
« Les Arabes sont exaltés par leur foi nouvelle [l’islam]. C’est cela et cela seul qui les rend inassimilables. […] Ils ne demandent pas mieux, après la conquête, que de prendre comme un butin la science et l’art des infidèles ; ils les cultiveront en l’honneur d’Allah. Ils leur prendront même leurs institutions dans la mesure où elles leur seront utiles. »
Il faut constater que là où l’historien Pirenne parle des Arabes, le Père Samuel, lui, parle de l’Islam car ce qui est en cause, encore une fois, ce n’est pas un peuple mais une religion.
4. Quand le Père Samuel déclare : « Selon la Loi coranique, un non-musulman ne peut gouverner une communauté islamique »,
il se base sur le Coran qui établit clairement une discrimination entre les musulmans, qui doivent dominer, et les non-musulmans, qui doivent être dominés :
« O croyants [musulmans] ! ne prenez point pour awliya (amis, maître, patron, bienfaiteur, protecteur, « associé, camarade) les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour « amis finira par leur ressembler, et Dieu [Allah] ne sera point le guide des pervers. »
Le Coran, sourate 5, v.56/51 (trad. de Kasimirski).
« Allah n’accordera aux Infidèles [les non-musulmans] nul moyen de l’emporter sur les Croyants [musulmans]. »
Le Coran, sourate 4, v.141 (trad. de R. Blachère)
Sur base de ces versets coraniques, le Père Samuel affirme que « tôt ou tard, c’est le conflit entre les deux communautés et c’est la guerre civile. » Il avance comme exemple la guerre civile au Liban (1975-1990), seul pays arabe gouverné par les chrétiens, ou encore Chypre, pays de culture grecque orthodoxe, divisé depuis 1974 à cause de l’invasion de la moitié du pays par l’armée turque. Dans les deux cas, une minorité de musulmans (arabes au Liban et turcs à Chypre) n’a pas supporté d’être gouvernée par une majorité chrétienne.
5. Quand le Père Samuel affirme que : « Grâce à sa démographie et au fur et à mesure « que le peuple musulman représente la majorité dans un pays, l’autre civilisation doit « disparaître »,
il ne vise encore une fois aucun peuple particulier et cite plusieurs exemples historiques incontestables à l’appui de son affirmation :
Les pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie), pays chrétiens comprenant plus de trois cents évêchés au VIe siècle, ont été entièrement islamisés par la force en quelques décennies (VIIe-VIIIe siècles), éradiquant ainsi complètement toute trace de civilisation chrétienne.
La Turquie, ancienne Asie Mineure peuplée de Grecs depuis l’an mil avant J.-C. et premier pays entièrement christianisé au IVe siècle, est aujourd’hui musulmane à 99,9 %. Les derniers Grecs chrétiens du pays (3 millions) ont été expulsés ou massacrés en 1922-1923 par les fondateurs de la République turque dite laïque. Les églises d’Anatolie ont toutes été détruites, seules quelques ruines subsistent.
Dans les deux cas, l’Islam a remplacé et fait disparaître une civilisation, ce qui confirme les propos du Père Samuel.
6. Quand le Père Samuel affirme que « Mahomet fut le premier émigré »,
il se réfère à l’émigration de Mahomet de La Mecque, sa ville natale, vers Médine, en 622. Le Père souligne l’importance de cet événement qui marque le point de départ de l’ère islamique, l’Hégire (de l’arabe hijra qui signifie « émigration »).
Pour prouver le rôle fondamental joué par l’émigration dans le monde musulman, le Père Samuel cite une parole célèbre prononcée par Mahomet :
« Ma communauté est née dans l’exil et renaîtra dans l’exil »
Hadith cité par l’islamologue libanais Salah Stétié dans l’émission Islam (France 2, 29 février 2004).
En ce qui concerne le caractère sanguinaire de Mahomet, le Père cite encore une fois les paroles de Mahomet lui-même qui disait notamment :
-« Je suis le prophète du carnage. Je suis un rieur sanglant. »
Hadith (parole) cité par Ibn Taymiya, célèbre juriste et théologien musulman (1263-1328), cité par J.-P. Charnay, Principes de stratégie arabe, Paris, L’Herne,1984,p.510.
-« Vous combattrez tous les Juifs au point que si l’un d’eux se cache derrière une « pierre, la pierre dira : Musulman ! voilà un Juif derrière moi, tue-le ! »
Hadith d’El-Bokhari, Les Traditions islamiques, titre 56, chap.94, (trad. de O. Houdas et W. Marçais, 4 vol., t.2, p.322).
-« Quiconque change pour une autre la vraie religion (l’islam selon Mahomet), qu’on « le tue ! »
El-Bokhari, Les Traditions islamiques, titre 56, chap.149, t.2, p.352.
Le Père Samuel ajoute que Mahomet ne s’est pas contenté de parler, il a aussi agi en tant que chef de guerre et guerrier lui-même, ainsi que le décrit Ibn Hichâm, le biographe de Mahomet le plus incontesté dans le monde musulman :
« Le Prophète [Mahomet] recommanda à ses compagnons : “Tout juif qui vous tombe « sous la main, tuez-le […], et même les jeunes, à partir de l’âge où ils avaient les poils « de la puberté Et le Prophète [Mahomet] ordonna de tuer tous les hommes des Banû « Quraydha…-tribu juive-
« Le Prophète (Mahomet) ordonna de faire descendre de leurs fortins les Banû « Quraydha [tribu juive] et de les enfermer dans la maison de Bint al-Hârith. Il alla « ensuite sur la place du marché de Médine, […] et y fit creuser des fossés. Puis il fit « venir les Banû Quraydha par petits groupes et leur coupa la gorge sur le bord des « fossés. Ils étaient six cents à sept cents hommes. On dit huit cents et même neuf cents. « Le Prophète [Mahomet] ne cessa de les égorger jusqu’à leur extermination totale. »
Ibn Hichâm, La biographie du prophète Mahomet (Sira, II, 58-60 ; 239-240 ; 240-241), traduction et notes de Wahib Atallah, Paris, Fayard, 2004, p.232 et 277.
La prise de Médine :
« … Les juifs refusant de se convertir à l’Islam, Mahomet les traduisit devant un tribunal « qui les jugea et Ali fut chargé d’appliquer la sentence : au bord d’un fossé large et « profond creusé sur la place de Médine, on lui amena un à un les condamnés ; d’un coup « de sabre il leur trancha la tête et du pied poussa les corps dans le fossé. » (relaté par R. Lerouge dans la Vie de Mahomet – p.107 et cité dans les Versets angéliques, p. 10)
La prise de la Mecque :
« Lors de la prise de la Mecque en 630, c’est casqué que Mahomet, le prophète arabo-« musulman, pénètre dans la ville. »
« Au moment où il enlève son casque, un garde vient le trouver, lui signalant qu’un « homme nommé IBN KHATAL (poète) était accroché au voile de la Kaaba. Ce « malheureux qui avait écrit quelques satires contre Mahomet (NDR : … il ne « supportait déjà pas les caricatures), croyait ainsi, en s’accrochant au voile de la « Kaaba, être invulnérable. Sans hésiter un instant, Mahomet s’écria : Tuez-le ! »
(-EL BOKHARI – TI p.593 cité dans les Versets angéliques, p.11)
7. Contrairement à ce que le Centre cherche à faire croire faussement, le Père Samuel n’a pas commis lui-même la description du peuple arabe commençant par les mots « En raison de leur nature sauvage » et se terminant par les mots « bêtes sauvages, indomptables et rapaces ».
Le Père Samuel cite mot pour mot le très célèbre savant musulman Ibn Khaldun, dans une traduction française réalisée par le grand orientaliste français Vincent Monteil.
Voici la citation in extenso.
Elle relate une vérité historique tenant aux origines de l’expansion de l’islam par la force des Arabes, une vérité qui est incontestée par les plus grands théologiens et historiens de l’Islam. Comment est-il possible que la partie civile se perde dans des erreurs d’appréciation aussi élémentaires :
« En raison de leur nature sauvage, les Arabes sont des pillards et des destructeurs. Ils pillent tout ce « qu’ils trouvent [...]. Les pays conquis par les Arabes s’écroulent. Les Arabes sont une nation sauvage « (umma wahshiyya), aux habitudes de sauvagerie invétérées. La sauvagerie est devenue leur caractère et « leur nature.
« [...]
»Par exemple : les Arabes ont besoin de pierres pour leurs foyers et leur cuisine : ils les prennent aux « maisons qu’ils détruisent dans ce but. Ils ont besoin de bois pour leurs tentes, pour les étayer et en faire « des piquets : ils abattent les toits, pour en tirer le bois dans ce but. La véritable nature de leur existence « est la négation de la construction (binâ) qui est le fondement de la civilisation. Tel est généralement « leur cas.
»De plus, c’est leur nature de piller autrui. Rien ne les arrête pour prendre le bien d’autrui, que leurs « yeux tombent sur n’importe quel bien, mobilier ou ustensile, ils s’en emparent. S’ils arrivent à la « domination et au pouvoir royal, ils pillent tout à leur aise. Il n’y a plus rien pour protéger la propriété et « la civilisation est détruite. [...] Et puis, tout Arabe veut être le chef. Aucun ne veut s’effacer devant un « autre, fût-il son père, son frère ou l’aîné de la famille.
« [...]
« On remarquera que la civilisation s’est toujours effondrée avec la poussée de la conquête arabe : [...] la « terre devint tout autre que la terre.
[...]
« En effet, en raison de leur sauvagerie innée, ils [les Arabo-musulmans] sont, de tous les peuples, trop « réfractaires pour accepter l’autorité d’autrui, par rudesse, orgueil, ambition, jalousie. [...] Il leur est « difficile de se soumettre les uns aux autres, parce qu’ils sont un peuple sans loi, à l’état sauvage. En « effet, la nation sauvage est plus apte à dominer les autres et à les réduire en esclavage. Ses membres ont la force de combattre d’autres nations : ils sont comme les animaux de proie. »
Ibn Khaldûn, Discours sur l’Histoire universelle (Al-Muqaddima), traduction nouvelle, préface et notes par Vincent Monteil (3 vol.), Beyrouth, 1967-1968 (réédition : Paris, Sindbad, 1978), t.1, p.294-301.
Insistons-y encore nettement : cette citation figure dans l’introduction historique à l’Islam des Versets angéliques.
Et pour compléter l’information historique indiscutable – et d’ailleurs indiscutée par les érudits – sur les aspects guerriers des hordes de Mahomet, dans la même introduction des Versets angéliques, le Père Samuel relève encore :
« Le 17 mars 624, lors de la guerre de Badr (petite ville située au sud de Médine « en Arabie-Saoudite), le prophète arabo-musulman Mahomet et ses « compagnons firent perdre aux Polythéistes (qui adoraient plusieurs dieux) 140 « hommes : 70 furent faits prisonniers, et 70 furent tués »
(EL BOKHARI, tome II, p. 359 et tome III, p. 79)
Remarquons ici une fois pour toutes toute l’inanité de cette incise « plume en cœur » de la partie civile :
« Le mécanisme de la citation ou de l’extrait n’est pas élusif de la prévention, « dès lors que l’auteur s’en approprie le contenu, les utilise à des fins ou en tire « des conclusions répréhensibles » (conclusions p. 4)
Cette position est aberrante car est-il « répréhensible » de s’approprier en effet le contenu de textes d’auteurs musulmans retraçant l’épopée historiquement indiscutable de Mahomet !!!
Ici, EL BOKHARI, soit l’auteur le plus incontesté faisant autorité dans le monde islamique, né en 810 ( et mort en 870), juriste et théologien de BOUKHARA (d’où son nom).
Il a rédigé le SAHIH, recueil de 7275 discours « Hadiths » complémentaires au Coran, émanant de Mahomet et de ses compagnons.
8. Quand le Père Samuel affirme que les musulmans sont insondables et jamais satisfaits du bien qu’on peut leur faire, il parle en connaissance de cause, lui qui est né et qui a vécu dans les pays musulmans pendant trente-cinq et qui étudie l’islam depuis quarante ans.
Il rappelle d’ailleurs régulièrement qu’en Orient, les chrétiens qui ne satisfaisaient pas aux exigences des musulmans étaient taxés de racisme, et que, outre les vexations subies quotidiennement par lui et sa famille en Orient, 42 membres de sa famille furent massacrés par les musulmans « modérés » en 1909 et en 1915, en même temps que les Arméniens, dans les provinces de Turquie orientale (Adana, Mardin, Diyarbekir).
Est-il à craindre que la partie civile ne se plaigne du rappel de cette triste vérité personnelle !
9. En ce qui concerne « l’invasion pacifique et sournoise de l’Europe » par les musulmans, notamment par leur démographie dynamique, le Père affirme que c’est une évidence en avançant comme preuve, l’existence dans les grandes villes d’Europe de quartier complètement islamisés dans lesquels pas même la police n’oserait s’aventurer. Il cite en outre les dernières statistiques en matière d’attribution de prénoms aux nouveaux-nés : ainsi, à Bruxelles, il remarque que les prénoms les plus fréquemment donnés aux nouveaux-nés font partie de la culture islamique.
10. Concernant la construction de mosquées et d’écoles coraniques par les musulmans en Occident et leurs côtés « plus dangereux que les SS 20 », le Père affirme que c’est une pratique normale pour les musulmans puisque tout territoire sur lequel une mosquée est construite, est, selon les musulmans, un territoire conquis. Et le Père ajoute que c’est dans ces mosquées et écoles coraniques construites en Occident qu’on enseigne notamment les préceptes coraniques suivants :
-« Lorsque vous rencontrez des infidèles [non musulmans], tuez-les au point d’en faire « un grand carnage, et serrez fort les entraves des captifs. » Le Coran, sourate 47, v.4 (trad. de Kasimirski).
« Tuez ceux qui ne croient pas en Allah ni au Dernier Jour [ça, c’est pour les athées, francs maçons et libres penseurs], et qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son Apôtre [Mahomet] ont interdit [ça, c’est pour tous ceux qui notamment consomment du vin et élèvent des cochons], et quiconque ne pratique pas la religion de la vérité [c’est-à-dire l’islam, selon le Coran], parmi ceux qui on reçu le Livre [ça, ce sont les juifs et les chrétiens] jusqu’à ce qu’ils aient payé le tribut de leurs (propres) mains et qu’ils soient humiliés [c’est-à-dire en étant frappés et insultés].
Le Coran, sourate 9, v.29.
À propos du terme « humiliés », le Père précise : Humiliés, c’est-à-dire qu’au moment où ils devaient payer la gizya, les dhimmis (juifs et chrétiens vivant en pays islamique) versaient l’argent dans la main du musulman en courbant l’échine ; alors le musulman qui se tenait derrière eux leur bottait le train et les jetait dehors comme de vulgaires chiens. Ainsi les dhimmis ont toujours été considérés comme des populations de seconde zone, de classe inférieure.
11. Quand le Père dit : « les musulmans méprisent les Occ
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