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LibertyVox

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MessagePublié: 15 Avr 2007, 00:33 
Grand Pope
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Inscrit le: 23 Fév 2006, 02:47
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Localisation: Cybertron
Mieux vaut des dents en mousse ou des jambes en bois??? hein?? :lol:

Dictature, Démocratie.....ce ne sont que les deux battements de la même partition. Une démocratie finit TOUJOURS par tourner au vinaigre, à l'anarchie. Pour règler le problème, on fait venir un Tyran (terme qui n'est d'ailleurs MEME pas du Grec, mais un vestige de la langue parlée dans l'Hellade avant l'arrivée des indo-européens, et qui désignait vraissemblablement à l'origine le chef de hameau ou de proto-village).
Le dictateur étant en fait une "rationalisation" du "Tyran" par les romains.
Le dictator était alors élu pour 6 mois et rendait à ce terme ses prérogatives au sénat.

La solution? Inclure la dictature/tyrannie comme élément de la vie "démocratique", et non pas laisser ce concept arriver en tête par lui même lors d'une crise anarchique renversant la démocratie.
Ne plus mettre Dictature et Démocratie en "série" mais en "dérivation" pour reprendre un vocabulaire d'électricien.
"si tu veux la démocratie, la vraie....prépare la dictature".

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Eh ju eh anah, Ima.


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MessagePublié: 15 Avr 2007, 00:43 
Ministre des Colonies
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Inscrit le: 26 Juin 2006, 14:09
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Localisation: au sud du progrès
:lol: :lol: :lol:
Vous connaissez bien le sujet OP, car Rome ne fut-elle pas une démocratie avant de devenir une dictature impériale!? :wink:

_________________
L'islamisme c'est l'islam appliqué dans sa totalité.


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MessagePublié: 15 Avr 2007, 00:44 
Roi du bricolage
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Inscrit le: 06 Aoû 2006, 19:58
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Localisation: Brocéliande & Paimpont (35)
Oui, sans doute, à condition que le dictateur soit extrêmement vertueux et se sacrifie pour son peuple. :roll:
Dans la réalité, les dictateurs sacrifient le peuple à leur profit exclusif.

Avez-vous lu les uns ou les autres le bouquin du philosophe Pierre LÉVY "Cyberdémocratie" ? Nous sommes en train de contribuer à l'avènement d'un tel paradigme civique et à une sorte "d'Intelligence collective".
Je suis sans doute encore trop bête & naïf à mon âge, mais je crois à cette possibilité, à condition que....
Je crois que je ferais un très mauvais dictateur finalement. Je préfère trop nettement le bonheur des peuples et surtout l'extinction du paupérisme et des misères morales qui pourrissent la vie de tant d'hommes de femmes et d'enfants sur terre.
Merlin, viré ! :roll:

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Le plus mauvais état social, à ce point de vue, c'est l'état théocratique, comme l'islamisme et l'ancien Etat pontifical, où le dogme règne directement d'une manière absolue.
(RENAN)


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MessagePublié: 15 Avr 2007, 00:46 
Citation:
Le dictator était alors élu pour 6 mois et rendait à ce terme ses prérogatives au sénat.


En cas de crise effectivement, à Rome il était fait appel à un dictateur, on en trouve d'ailleurs une réminiscence dans le fonctionnement institutionnel Belge, il s'agit des "pouvoirs spéciaux", en cas de crise, le gouvernement peut demander ces pouvoirs aux chambres, celles-ci votent alors pour les lui accorder, si les pouvoirs spéciaux lui sont accordés, le gouvernement, seul, donc sans passage par la chambre des représentants et le sénat, peut voter des lois.

Il existe également d'autres formes de transfert des pouvoirs, notamment au roi, ce évidemment lors de circonstances exceptionnelles.

Pour la France, mais également quelques exemples en ce qui concerne d'autres pays.

http://www.senat.fr/lc/lc156/lc1560.html


S.G.


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MessagePublié: 15 Avr 2007, 00:57 
Grand Pope
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Inscrit le: 23 Fév 2006, 02:47
Messages: 9402
Localisation: Cybertron
hocine_ben a écrit:
:lol: :lol: :lol:
Vous connaissez bien le sujet OP, car Rome ne fut-elle pas une démocratie avant de devenir une dictature impériale!? :wink:
Rome n'a jamais cessé d'être une République. Jusqu'à la fin, jusqu'en 476, Rome était une République dirigée par un Impérator (le sénat ayant plus ou moins voix au chapitre suivant les périodes).
Le grand tord des empereurs est d'avoir "pété les plombs" et d'avoir cherché à se faire adorer comme le Soleil Invaincu (sol invictus), et d'avoir été influencés par les cultes orientaux tels ceux de Mitra ou Heliogabal (un empereur portera d'ailleurs ce nom). Bref, ils ont choppé le melon, en croyant que la petite personne de l'Empereur était supérieur à l'Empire lui même.
Le malheur dans cette affaire, c'est que la pression barbare a carrément empêché Rome de bien s'arrimer au judéo-chistianisme qui lui apportait pourtant énormément de choses qui MANQUAIENT terriblement. La religion romaine était d'un terre à terre navrant...les romains en avaient conscience, et avaient parfois OUBLIE la raison de certains rites et l'origine de certains dieux. De plus, ils avaient une sorte de complexe vis à vis de leurs fondateurs: Romulus/Quirinus fondateur divinisé...ok, mais il avait tué son frangin...pas cool. César avait sorti la crise dans laquelle s'était enfoncée la république, mais c'était un personnage qui avait flirté avec l'investiture Royale (synonyme d'oppression étrangère, voir les Rois etrusques). Bref, le dualisme Politico-Religieux, à l'image de leur vieille divinité Italique "Janus" à deux visages les empechait de vraiment avoir une base unitaire et respectable sur le plan moral. Le Judéo-Christianisme leur a apporté cette unité, cet "Empereur qui n'est pas de ce monde", sorte de super pote de l'au delà au dessus de tous soupçons. Mais l'Empire s'est converti trop tard, ou trop tôt: Les germains en avaient, comme du nesquick, une énorme envie.

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Eh ju eh anah, Ima.


Dernière édition par OptimusPrime le 15 Avr 2007, 03:15, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 15 Avr 2007, 02:30 
Seigneur de Bescherelle

Inscrit le: 20 Mar 2006, 22:11
Messages: 1765
Sin Good a écrit:
En cas de crise effectivement, à Rome il était fait appel à un dictateur, on en trouve d'ailleurs une réminiscence dans le fonctionnement institutionnel Belge, il s'agit des "pouvoirs spéciaux", en cas de crise, le gouvernement peut demander ces pouvoirs aux chambres, celles-ci votent alors pour les lui accorder, si les pouvoirs spéciaux lui sont accordés, le gouvernement, seul, donc sans passage par la chambre des représentants et le sénat, peut voter des lois.

Il existe également d'autres formes de transfert des pouvoirs, notamment au roi, ce évidemment lors de circonstances exceptionnelles.

Pour la France, mais également quelques exemples en ce qui concerne d'autres pays.

http://www.senat.fr/lc/lc156/lc1560.html


S.G.


En effet le président de la république peut, en cas de circonstance grave - Guerre civile, Guerre ou autres. - demander au parlement de voter les pouvoirs spéciaux. Auquel cas le président et son gouvernement obtiennent les pouvoirs des autres assemblées, mais restent sous la surveillance du conseil constitutionel.


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MessagePublié: 15 Avr 2007, 03:17 
Grand Pope
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Localisation: Cybertron
Merlin a écrit:

Avez-vous lu les uns ou les autres le bouquin du philosophe Pierre LÉVY "Cyberdémocratie" ? Nous sommes en train de contribuer à l'avènement d'un tel paradigme civique et à une sorte "d'Intelligence collective".

La Noosphère de Theillard de Chardin?

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MessagePublié: 15 Avr 2007, 13:11 
Roi du bricolage
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Inscrit le: 06 Aoû 2006, 19:58
Messages: 3039
Localisation: Brocéliande & Paimpont (35)
Oui OP' c'est un traitement particulier de la noosphère de Teilhard de Chardin qui prend en compte les nouvelles technologies et notamment la toile d'internet comme élément fondamental de tissage des liens au niveau du développement des idées dans une perspective de démocratie généralisée, planétaire :
"L'espace virtuel n'est qu'un autre nom de la noosphère, c'est à dire la coprésence des signes et des idées produits par la culture humaine et l'ensemble infini des manières de les organiser. Ce sont les intelligences associées des auteurs-lecteurs-navigateurs dans le cyberespace qui produisent et actualisent cet espace virtuel".
(In Cyberdémocratie Pierre LÉVY éd Odile JACOB 2002 p. 222)

Reste à étendre le principe de Wikipédia aux choix politiques globaux en dépit de la diversité des langues et des cultures... Un challenge considérable ! :roll: :arrow:

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MessagePublié: 30 Avr 2007, 16:19 
Ministre du moratoire

Inscrit le: 03 Juil 2006, 19:18
Messages: 7413
Ce n'est ni le premier, ni le dernier et ce n'est pas un scoop que l'on peut être Africain, Arabe, bronzé ou noir et partager ma blédophobie.

Mais évidemment Libération préfère que ce soit un AFricain qui le dise plutôt qu'un habitant blanc, victime d'immigrés sur sa terre de Clichy-sous-Bois!

http://www.liberation.fr/transversales/ ... 691.FR.php
Citation:
Mo Ibrahim, 61 ans. Homme d'affaires soudano-britannique enrichi grâce aux télécoms, il enjoint les dirigeants du continent à s'atteler à la tâche plutôt que d'accabler l'Occident.

Afrique, assez !

[img]http://news.abidjan.net/photos/photos/Mo%20Ibrahim.jpg[/img]

Le président du Soudan, Omar el-Béchir, vient d'achever son intervention face à ses pairs africains et à Jacques Chirac, l'hôte du sommet Afrique-France organisé à Cannes en février. Rien que du traditionnel. Accusé en Occident d'être l'un des principaux responsables de la tragédie au Darfour, dans l'ouest de son pays, où une guerre fratricide a fait plus de 200 000 morts en quatre ans, le dirigeant de Khartoum a reproché aux médias étrangers d' «aggraver la crise» en donnant une «image déséquilibrée» du conflit.

Le roi du Swaziland et l'inamovible président du Cameroun, Paul Biya, ont difficilement réprimé un bâillement...
Quand tout à coup, un petit homme dégarni au regard malicieux prend la parole :

«Vous vous plaignez de l'image que les médias occidentaux donnent de votre pays ? Vous feriez mieux de balayer devant votre porte.» Stupeur. «La mortalité infantile élevée, le sida, l'analphabétisme, ce sont peut-être des inventions de l'Occident ?»

En trois phrases, Mohammed Ibrahim s'est fait de nouveaux amis pour la vie. Il n'en a cure.


Mo, comme il aime à se faire appeler, n'est pas un fin politique et n'a pas l'intention, à 61 ans, d'entrer dans la carrière. Né dans le nord du Soudan, à la frontière avec l'Egypte, dans une famille modeste, formé à Alexandrie et résident britannique depuis une trentaine d'années, c'est un businessman qui a fait fortune dans la téléphonie mobile. Il ne doit rien à personne.

Après des études d'ingénieur et un long passage par British Telecom, «docteur Mo» a fondé sa propre entreprise en 1989, avant de se lancer dans la conquête des marchés africains jusque-là délaissés. Bingo ! Le Soudano-Britannique a compris avant tout le monde que les Africains, même pauvres, s'équiperaient en mobiles, ne serait-ce que pour pallier la déficience des réseaux terrestres. En 2005, il revend à des investisseurs koweitiens Celtel, entreprise devenue florissante qui a essaimé dans une quinzaine de pays. Et empoche au passage 3,4 milliards de dollars. De quoi voir venir.

Mais justement, Mo n'a pas voulu voir venir. Au lieu de profiter de son hôtel particulier du quartier huppé de Mayfair, au coeur de Londres, cet ancien étudiant marxiste, inscrit dans sa jeunesse au Parti communiste, a eu une drôle d'idée. Il s'est mis en tête de promouvoir la bonne gouvernance en Afrique. Quand on lui demande comment l'idée lui a traversé l'esprit, l'homme d'affaires demeure étonnamment vague : «J'ai vu combien il était difficile d'investir et de faire du business en Afrique.» Il se garde bien de lâcher les mots qui fâchent : corruption, dessous-de-table, autant d'écueils qu'il n'a peut-être pas pu, ou su, toujours éviter... Il préfère enchaîner : «Au moment des indépendances [début des années 60, ndlr], certains pays africains étaient plus riches que Taiwan ou Singapour, constate-t-il. Aujourd'hui, où en sommes-nous ?»
Réponse : 2 %.

C'est ce que pèse l'Afrique dans le commerce mondial. Alors que les autres continents connaissent une expansion économique rapide, seule l'Afrique régresse. En bourrant sa pipe, ce musulman non pratiquant, qui ne dédaigne pas un bon verre de vin, assène dans son anglais mâtiné d'accent soudanais : «Cela ne sert à rien de déverser des milliards de dollars d'aide à l'Afrique. Ce qu'il nous faut, ce sont de bons dirigeants !»
«Nous ?» Ibrahim Mo a beau avoir obtenu la nationalité britannique et vivre à Londres depuis 1990, il se définit toujours comme un «Africain, citoyen britannique d'origine soudanaise». Il entretient toutefois des rapports compliqués avec son ex-patrie, où il ne met plus les pieds depuis belle lurette, contrairement à son épouse, soudanaise elle aussi et engagée dans des projets caritatifs. L'«échange» cannois avec le président El-Béchir ne devrait pas arranger les choses...

Si le massacre du Darfour est loin de le laisser indifférent, il se montre prudent dans ses analyses : «Ce n'est pas une guerre entre Arabes et Noirs , mais un vieux conflit entre éleveurs nomades et agriculteurs sédentaires qui a été instrumentalisé.» Alors que la mobilisation des intellectuels grandit dans les pays occidentaux et que les gouvernements tentent de faire pression sur Khartoum, Mo ne se fait guère d'illusions : «Certains aux Etats-Unis parlent d'un génocide, mais qui, en Occident, est prêt à mourir pour le Darfour ?»

Pour l'heure, Mo est engagé dans un autre combat. Il veut en finir avec ces présidents qui ont transformé leur village en capitale monumentale (tel l'Ivoirien Félix Houphouët-Boigny à Yamoussoukro) ou bâti un «aéroport international» à proximité de leur lieu de naissance (le Togolais Gnassingbé Eyadéma à Kara). En octobre dernier, il a lancé, à Londres, la Fondation Mo Ibrahim, soutenue par un aréopage de figures prestigieuses de la scène internationale : Bill Clinton, Nelson Mandela, Kofi Annan... «Que des has been», sourit-il.

D'ici la fin de l'année, celle-ci doit décerner le prix de la Bonne Gouvernance en Afrique, doté de 5 millions de dollars. Le milliardaire a aussi demandé à un universitaire de Harvard, Robert Rotberg, d'élaborer un index de la bonne gouvernance fondé sur des critères tels que la santé, l'éducation, la lutte contre la corruption. En bon homme d'affaires, il veut du solide : des chiffres.

L'initiative du bon docteur Mo suscite des sarcasmes chez certains experts de l'Afrique : 5 millions de dollars pour inciter à la vertu des dirigeants corrompus, dont les coffres à l'étranger sont bien plus garnis ? D'autres se demandent pourquoi le businessman a décidé de récompenser exclusivement les dirigeants à la retraite. «Récompenser un politicien en activité serait trop dangereux, rétorque-t-il, on ne sait jamais ce qu'il va faire le lendemain.»

Mo balaie toutes ces critiques en expliquant qu'il cherche avant tout à «susciter un débat à l'échelle du continent sur la bonne gouvernance». Il ne détesterait pas voir les opinions publiques africaines s'emparer de son index pour demander des comptes à leurs dirigeants. Mais pas question, officiellement, de faire de la politique. «C'est aux sociétés civiles de prendre leur destin en main.»

Il y croit. L'ancien ingénieur des télécoms récuse aussi bien les récriminations convenues du Sud contre l'Occident éternellement «négrier» et «colonial» que l'afropessimisme à la mode au Nord. «L'Afrique, ce n'est pas seulement le sida et les guerres civiles, c'est aussi une énergie incroyable. Même les jeunes qui embarquent au Sénégal pour tenter de rejoindre l'Europe se battent, d'une certaine manière, pour un avenir meilleur.» Il n'a pas pris le temps de voir le Dernier Roi d'Ecosse , où Forest Whitaker, oscarisé, campe un Idi Amin Dada saisissant. «L'Afrique a certes produit Idi Amin ou Mobutu, mais aussi Nelson Mandela, commente-t-il. Vous, vous avez eu Hitler et, plus récemment, Milosevic.» A quand le prix de la Bonne Gouvernance pour l'Europe ?

Mo Ibrahim en 7 dates 1946 Naissance dans le nord du Soudan. 1974 S'installe à Londres. 1990 Devient citoyen britannique. 1998 Fonde la société de téléphonie mobile Celnet. 2005 Vend sa société et empoche 3,4 milliards de dollars (2,6 milliards d'euros). 2006 Lance à Londres la Fondation Mo Ibrahim. Février 2007 Participe au sommet Afrique-France à Cannes.


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MessagePublié: 31 Mai 2007, 23:14 
Ministre du moratoire

Inscrit le: 03 Juil 2006, 19:18
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Bonjour à tous nos wacistes lecteurs d'Afrique! :D

Alors le bled?

Je vois que vous êtes toujours plus occupés à voir comment vous pouvez abuser les peuples Européens (Babylone), plutôt que de mettre votre énergie immigrationiste au service du Darfour.

Alors?

Ce sont les hommes blancs, ces fameux "wacistes" qui doivent aller au Darfour?

Ce sont des Africains qui vont au Liban ou en ex-Yougoslavie pour sauver des vies?
Pourtant, les organisations humanitaires sont ouvertes à tous et les armées comme la Légion aussi...

Vous êtes vraiment des baltringues!
Ils sont où vos Noah, Jamel, Zob-el Malik, Thuram, Stomy et co pour fustiger les tueurs du Soudan?

... :roll:

(Censuré) AFRICA!
SALES FACHOS! :evil:


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MessagePublié: 22 Juin 2007, 17:48 
Ministre du moratoire

Inscrit le: 03 Juil 2006, 19:18
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Hé hé hé :twisted: :twisted: :twisted: :twisted:

Souvenez-vous, il y a près d'un quart-de-siècle. A l'époque nous étions nombreux à ne pas avoir compris que ca ne servait à rien d'aider des salauds fainéants, nonchalants et profiteurs pareils! :twisted:

Et Daniel Balavoine? Ses pompes à eau ont été entretenues ou bien ils ont encore fait semblant de ne pas comprendre en attendant les prochains samaritains? :twisted:

Et combien d'Africains soutiennent aujourd'hui l'effort de guerre américain contre la terreur? :twisted:



J'ai une nouvelle version! :twisted:

WE FUCK THE BLEEEEEEED!


Dernière édition par La loi et l'ordre le 22 Juin 2007, 17:53, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 22 Juin 2007, 17:51 
Africanus Rex
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Inscrit le: 02 Avr 2006, 20:23
Messages: 5855
Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
Tiens , c'est vrai çà, j'aimerais bien savoir ce que sont réellement devenues les pompes à eau de Daniel Balavoine?

_________________
VIS ET HONOR
-Ne pas subir
-Frapper l'ennemi c'est bien. Frapper l'imagination c'est mieux (deux maximes attribuées au Maréchal de Lattre de Tassigny)


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MessagePublié: 22 Juin 2007, 18:01 
Ministre du moratoire

Inscrit le: 03 Juil 2006, 19:18
Messages: 7413
Et bien si toi en tant que Occidental, tu ne pars pas au bled t'en occuper, tout en assurant le financement d'associations à la con dans ton propre pays, tu n'es qu'un...waciste!
:lol: :twisted:


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MessagePublié: 29 Juin 2007, 01:53 
Boucher
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Inscrit le: 14 Aoû 2006, 01:39
Messages: 288
J'ai une autre version des barbus: "we are the worm" :twisted:

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A beau mentir qui vient de loin.


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MessagePublié: 13 Aoû 2007, 14:13 
Service
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Inscrit le: 20 Avr 2006, 14:51
Messages: 1683
LE MONDE | 28.07.07 | 13h49
Cessez de vouloir "sauver" l'Afrique !

[url=http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-940007,0.html]http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-940007,0.html
[/url]

A l'automne 2006, peu après mon retour du Nigeria, je fus interpellé par une blonde et guillerette étudiante dont les yeux bleus paraissaient assortis aux perles du bracelet "africain" qu'elle portait au poignet. "Sauvez le Darfour !", criait-elle derrière une table couverte de brochures exhortant les étudiants à "agir tout de suite !", à "arrêter le génocide au Darfour !". Mon aversion à l'égard de ces étudiants qui s'impliquent à corps perdu dans des causes à la mode faillit me faire tourner les talons, mais le cri qu'elle jeta ensuite m'immobilisa.

"Vous ne voulez donc pas nous aider à sauver l'Afrique ?", hurla-t-elle. Il semblerait que depuis quelque temps, rongé de culpabilité par la crise humanitaire qu'il a provoquée au Moyen-Orient, l'Occident se tourne vers l'Afrique pour y chercher la rédemption. Des étudiants idéalistes, des célébrités comme Bob Geldof et des politiciens comme Tony Blair se sont fixé pour mission d'apporter la lumière au continent noir. Ils arrivent en avion pour effectuer un internat ou participer à une mission d'enquête, ou encore pour adopter un enfant, un peu comme mes amis et moi, à New York, prenons le métro pour aller adopter un chien abandonné à la fourrière.

C'est la nouvelle image que veut se donner l'Occident : une génération sexy et politiquement active dont la méthode préférée pour faire passer son message est de publier de pleines pages de magazines avec des célébrités au premier plan et de pauvres Africains déshérités derrière. Et tant pis si bien souvent les stars dépêchées pour secourir les indigènes ont un air délibérément aussi émacié que ceux qu'elles veulent aider.

Mais ce qui est peut-être plus intéressant encore, c'est le langage employé pour décrire l'Afrique que l'on entend sauver. Par exemple, la campagne lancée par l'association Save the Children, intitulée "I am African", présente des portraits de célébrités occidentales majoritairement blanches avec des "marques tribales" peintes sur le visage au-dessus du slogan I am African imprimé en grosses capitales. Dessous, en lettres plus petites, apparaît la phrase : "Aidez-nous à arrêter l'hécatombe."

Même bien intentionnées, ces campagnes propagent le stéréotype d'une Afrique qui serait un trou noir de maladie et de mort. Articles et reportages ne cessent d'évoquer les dirigeants africains corrompus, les seigneurs de guerre, les conflits "tribaux", les enfants exploités, les femmes maltraitées et victimes de mutilation génitale. Ces descriptions apparaissent sous des titres tels que "Bono peut-il sauver l'Afrique ?" ou "Les Brangelina parviendront-ils à sauver l'Afrique ?" La relation entre l'Afrique et l'Occident n'est plus fondée sur des préjugés ouvertement racistes, mais de tels articles rappellent les beaux jours du colonialisme européen, quand on envoyait des missionnaires en Afrique pour nous apporter l'éducation, Jésus-Christ et la "civilisation".

Tout Africain, moi compris, ne peut que se réjouir de l'aide que nous apporte le monde, mais cela ne nous empêche pas de nous demander si cette aide est vraiment sincère ou si elle est faite dans l'idée d'affirmer sa supériorité culturelle. Je ressens toujours un certain malaise lorsque, dans une soirée caritative, l'organisateur récite une litanie de désastres africains avant de faire monter sur scène une personne (généralement) riche et blanche qui s'empresse d'exposer ce qu'il ou elle a fait pour les pauvres Africains affamés.

Chaque fois qu'une étudiante pourtant sincère évoque les villageois qui ont dansé pour la remercier de son aide, je fais la grimace. Chaque fois qu'un réalisateur hollywoodien tourne un film sur l'Afrique dont le héros est occidental, je secoue la tête - parce que les Africains, alors que nous sommes des personnes bien réelles, ne font que servir de faire-valoir à l'image fantasmée qu'a l'Occident de lui-même. Et non seulement de telles descriptions ont tendance à ignorer le rôle parfois essentiel qu'a joué l'Occident dans la genèse de nombreuses situations déplorables dont souffre le continent, mais elles ignorent également le travail incroyable qu'ont accompli et que continuent à accomplir les Africains eux-mêmes pour résoudre ces problèmes.

Pourquoi les médias persistent-ils à dire que les pays africains se sont vu "accorder l'indépendance par leurs anciens maîtres coloniaux", et non qu'ils ont combattu et versé leur sang pour obtenir leur liberté ? Pourquoi Angelina Jolie et Bono bénéficient-ils de toute l'attention médiatique pour leur travail en Afrique alors que Nwankwo Kanu ou Dikembe Mutombo, tous deux africains, ne sont pratiquement jamais mentionnés ? Comment se fait-il que l'on s'intéresse plus aux bouffonneries de cow-boy auxquelles se livre un ancien diplomate américain de second rang au Soudan qu'aux nombreux pays africains qui y ont envoyé troupes et vivres et ont consacré d'interminables heures à négocier un règlement entre toutes les parties impliquées dans cette crise ?

Il y a deux ans, j'ai travaillé dans un camp de personnes déplacées au Nigeria, les survivants d'un soulèvement qui avait entraîné la mort de 1 000 personnes et le déplacement de 200 000 autres. Fidèles à leur habitude, les médias occidentaux parlèrent longuement des violences, mais pas du travail humanitaire que les autorités locales et nationales accomplirent - avec très peu d'aide internationale - en faveur des survivants. Des travailleurs sociaux ont consacré leur temps et, dans de nombreux cas, donné leur propre salaire afin de venir en aide à leurs compatriotes. Ce sont eux qui sauvent l'Afrique, et, de même que pour beaucoup d'autres à travers le continent, leur travail ne trouve aucun crédit à l'extérieur.

Le mois dernier, le groupe des huit pays les plus industrialisés s'est réuni en Allemagne avec une brochette de célébrités afin de discuter, entre autres sujets, de la façon de sauver l'Afrique. J'espère qu'avant le prochain sommet du G8 le monde aura enfin compris que l'Afrique ne veut pas être sauvée. L'Afrique veut que le monde reconnaisse qu'au travers de partenariats équitables avec d'autres membres de la communauté internationale elle sera elle-même capable d'une croissance sans précédent.

Traduit de l'anglais par Gilles Berton

© 2007

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"Dieu merci, je suis pour la charia, on ne peut pas être laïque et musulman à la fois." Erdogan, 1er ministre turc.


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