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MessagePublié: 26 Mar 2006, 10:37 
Dans l' ouvrage "Enquêtes sur l'islam" (Anne-Marie Delcambre, Joseph Bosshard, Roger Arnaldez, Maurice Borrmans, Rémi Brague, Edouard-Marie Gallez, Samir Khalil Samir(sj) CHRISTOPH LUXENBERG, Dominique Sourdel, Gérard Troupeau, Dominique Urvoy, Marie-Thérèse Urvoy)
[Editions Desclée de Brouwer, 2004]
Christoph Luxenberg écrit, p 117 dans son article explosif " NOËL DANS LE CORAN "
"Nous avons constaté qu'à ce moment-là (au VII ème siècle) la langue littéraire dans l'ensemble du Proche-Orient
n'était pas l'arabe mais le syro-araméen ( ou syriaque).(...)
C'est ce qui nous a conduit à démontrer que la langue du Coran (..) est si intimement liée au syro-araméen , que l'on pourrait parler d'une langue mixte arabo-araméenne.

C'est ainsi que les exégètes arabes ont traduit par "houris" ou " vierges du paradis" des expressions qui, dans leur acception syro-araméenne, désignent "le raisin blanc" ou la "vigne" , composante eschatologique du paradis chrétien par référence au vin de la dernière Cène .

(A Suivre)


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MessagePublié: 26 Mar 2006, 11:48 

Enregistré le: 10 Jan 2006, 16:11
Messages: 61
La revue mensuelle "Critique" (Editions de Minuit) a publié dans une des livraisons de 2003 ou 2004 une très brillante et claire analyse par Rémi Brague du livre de Luxenberg (en allemand, en cours de traduction en anglais) et il a montré, en comparant deux traductions du Coran (celle de Luxenberg et une traduction courante), l'ampleur des bouleversements que la thèse de Luxenberg introduisait dans l'établissement du sens du texte (pour ce qui est de versets obscurs en particulier) et surtout que cette thèse réduisait à néant toutes les exaltations de fierté dont sont coutumiers depuis plus d'un millénaire les musulmans sur "l'arabe, langue d'Allah", etc. Je vais essayer de numériser cette étude pour la mettre en ligne dans le site.
Je signale que Luxenberg est un nom de plume et que, à peine son livre a-t-il paru en allemand (en 2002, je crois), deux fatwas ont été publiés, au Pakistan et au Bengla Desh (à vérifier), qui appelaient à faire taire le mécréant.


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MessagePublié: 26 Mar 2006, 16:47 
Les termes persans dans le Coran

- Abarigh (pluriel d'Abrigh); Estabragh; Tanour; Djahanam; Dinar; Al Rass; Al Rome; Zandjébil;
Sédjil; Saradégh; Saghar; Salsabil; Sndass; Ghofl; Kafour; Kanz; Kourte; Madjous; Mardjan; Mask; Maghalid; Mazdjah; Né; Houd; Yagoute; Al Yahoud.

Les termes abyssins (éthiopiens)

- Ela Raéc; Avâh; Avâb; Al Djabt; Horm (haram); Haub; Dôrï; Sïnïn; Shatre; Tâhâ; Tâghoute; Al Eram; Ghéise; Ghoureh; Kafle; Machcouh; Mansâh; Nachééh; Yassin; Yassdon.

Quelques termes romains dans le Coran

- Sérâte; Tafagh; Ferdôs; Ghéste; Ghéstass.

Quelques termes syriens dans le Coran

- Yam (Al Yam); Houn; Ghouyoum; Addan; Toure.

Quelques cas des termes juifs (hébraïques) dans le Coran

- Akhlad; Baïre; Raéna; Al Rahmân; Tavâ; Marghoum; Hodnâ; Ghamle.

Quelques cas des termes nabatéens dans le Coran

- Varz; Varâ; Malakoute; Côfre; Ghat; Mazhan; Sinâé; Sôfréh; Havâriyoun; Hasbe; Akvab; Asph


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MessagePublié: 22 Avr 2006, 03:16 
Poumons d'acier
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Enregistré le: 26 Fév 2006, 17:42
Messages: 2440
Localisation: Périgord
Les piliers de l'islam sont au nombre de cinq. D'après Ibn 'Uma (extrait du Sahih Al-Bukhari -Volume 1, Livre 2, Numéro 7-) :

Le prophète de Dieu a dit : "L'islam est basé sur ces cinq principes :
De témoigner que nul autre que Dieu ne peut être adoré et que Mouhammad est le prophète de Dieu,
D'effectuer le prière obligatoire (consciencieusement et parfaitement),
De jeûner pendant le mois de Ramadan,
De payer la Zakat obligatoire, racket c'est le prophete qui a inventé la maffia, qu'on se le dise
D'effectuer le Hajj (Pèlerinage à la Mècque)."

Donnons davantage de précisions :

1) La profession de foi
Marque du monothéisme tyrannique qu'est l'islam. Il faut se soumettre à Allah ET à Mahomet, le bon gourou. Plus tard, le fidèle lira que Mahomet réclame un cinquième du butin, qu'il peut épouser toutes les femmes de la secte sur prescription salah et que "Celui qui désobéit à Mohammed, désobéit à Dieu" (Hadith Mishkat 144). Notons que la profession de foi selon laquelle il ne faut qu'adorer qabalah et selon laquelle Mahomet est son prophète vient tout droit du mazdéisme (Allah remplaçant Ahura-Mazda et Mahomet remplaçant Zarathustra).

2) La prière
La prière en islam est absolument ridicule. Religion formaliste qui s'éloigne radicalement de ce qui devrait être l'essence de toute religion : la spiritualité et la méditation intelligente.
Tous les musulmans doivent accomplir les 5 prières obligatoires de la journée. Ils récitent des sourates, des invocations (sortes de formules magiques toutes faites). Il faut effectuer les prières à des heures très précises, se renseigner pour connaître la direction de La Mecque : cérémoniel décérébrant et infantilisant typique d'une secte.
Les prières doivent se faire, autant que possible, en arabe (langue divine car langue de la Révélation). Nombre de musulmans ne comprennent même pas ce qu'ils récitent. Donnons l'exemple du webmaster douma (référence de l'islam francophone) qui tenait ces propos sur un forum :



Donc voila ma question, peux ton faire ses prières en Francais ? En effet, j'ai peur de réciter des textes en les prononcent mal et en ne les comprenant pas ou alors très peu.



3) Le jeûne du Ramadan
Le Ramadan commémore la première victoire militaire de Mahomet, à Badr, à l'issue de laquelle il fit exécuter des centaines de personnes, pour assouvir sa rancune (pas de prisonniers : cf verset 67 de la 8ème sourate).
La fête de l'Aïd-el-Kébir coïncide avec l'abattage rituel de moutons. Sacrifices qui suscitent chaque année l'indignation des militants de la SPA et des autres organisations de protection des animaux. Il faut savoir que le mouton est, dans la pratique musulmane, égorgé conscient. Les moutons ne sont pas étourdis auparavant. L'animal doit se vider de son sang alors qu'il est encore vivant... Pratique barbare, auxquels participent les enfants et les adolescents : ces derniers doivent souvent effectuer eux-même l'immolation, en guise de rite de passage (à l'âge adulte). Autant préciser que de nombreuses personnes en restent traumatisées...

4) La Zakât
C'est un impôt dédié originellement à la croissance de la secte (à ne pas confondre avec la Sadaqa, l'aumône volontaire). L'islam était une secte guerrière, et l'on sait que l'argent est le nerf de la guerre... La Zakat fut la cause de troubles aux premiers temps de l'islam, certaines tribus voulant se libérer du poids de l'impôt...

5) Le pélerinage à La Mecque
Cet événement (le plus important dans la vie d'un musulman) est entaché de rituels grossiers et de superstitions héritées du paganisme pré-islamique. Ainsi, les musulmans vont tourner sept fois autour d'une pierre noire (la pierre noire des païens), la baiser comme une idole, ils vont lapider des démons, etc...

Enfin, il y a le djihad, qui est considéré comme le sixième pilier de l'islam. Les hadiths nous rapportent ces propos de Mahomet :


" Le plus haut sommet de l'islam est le djihad "

" Les portes du Paradis sont sous l'ombre des épées. "
" Si ce n'était le fait de ne pas imposer une difficulté à ma Communauté, je ne serais jamais resté en retrait à chaque envoi d'un détachement (de moujahidines) et aurais souhaité être tué dans la voie de Dieu puis ressuscité, puis tué de la même façon puis ressuscité encore ..."



Quelle belle religion!

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"les minarets des mosquées sont nos baïonnettes, les dômes nos casques, les mosquées nos casernes et les croyants nos soldats" Erdogan 1er ministre turc

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MessagePublié: 23 Avr 2006, 11:10 
J'ai entendu parler de Luxenberg voilà deux ans...et en faisant des recherches sur le personnage (j'avais pas trouvé gd chose pour ne pas dire RIEN), j'étais tombé sur un article qui disait -si je ne me trompe pas- qu'au Yemen (ou l'Ethiopie) on aurait retrouvé des manuscrits très anciens sur le Coran en langue non-Arabe que les musulmans se sont empressés de brûler... :?: :?: :?:


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MessagePublié: 23 Avr 2006, 11:35 
Je ne retrouve pas la partie au sujet des tentatives de déstruction des "parchemins"...il s'agit là du Dr. Puin ( Gerd-R. Puin)...

[img]http://www.derafsh-kaviyani.com/gif/bookQ2.gif[/img]
Yemeni Koran Fragments,
as they were found in 1972.
Photograph by Ursula Dreibholz


The first person to spend a significant amount of time examining the Yemeni fragments, in 1981, was Gerd-R. Puin, a specialist in Arabic calligraphy and Koranic paleography based at Saarland University, in Saarbrücken, Germany. Puin, who had been sent by the German government to organize and oversee the restoration project, recognized the antiquity of some of the parchment fragments, and his preliminary inspection also revealed unconventional verse orderings, minor textual variations, and rare styles of orthography and artistic embellishment. Enticing, too, were the sheets of the scripture written in the rare and early Hijazi Arabic script: pieces of the earliest Korans known to exist, they were also palimpsests -- versions very clearly written over even earlier, washed-off versions. What the Yemeni Korans seemed to suggest, Puin began to feel, was an evolving text rather than simply the Word of God as revealed in its entirety to the Prophet Muhammad in the seventh century A.D.

Since the early 1980s more than 15,000 sheets of the Yemeni Korans have painstakingly been flattened, cleaned, treated, sorted, and assembled; they now sit ("preserved for another thousand years," Puin says) in Yemen's House of Manuscripts, awaiting detailed examination. That is something the Yemeni authorities have seemed reluctant to allow, however. "They want to keep this thing low-profile, as we do too, although for different reasons," Puin explains. "They don't want attention drawn to the fact that there are Germans and others working on the Korans. They don't want it made public that there is work being done at all, since the Muslim position is that everything that needs to be said about the Koran's history was said a thousand years ago."


la suite : http://www.derafsh-kaviyani.com/english/quran1.html


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MessagePublié: 23 Avr 2006, 23:28 
Hayt a écrit:
J'ai entendu parler de Luxenberg voilà deux ans...et en faisant des recherches sur le personnage (j'avais pas trouvé gd chose pour ne pas dire RIEN), j'étais tombé sur un article qui disait -si je ne me trompe pas- qu'au Yemen (ou l'Ethiopie) on aurait retrouvé des manuscrits très anciens sur le Coran en langue non-Arabe que les musulmans se sont empressés de brûler... :?: :?: :?:


Je ne pense pas qu'ils aient été brûlés mais planqués...ça c'est sûr !

Sont-ce les manuscrits de Sanaa dont tu parles Hayt ?


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MessagePublié: 24 Avr 2006, 00:09 
De Poulet
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Enregistré le: 04 Mar 2006, 02:15
Messages: 6833
J'ai entendu parler de ces manuscrits, je crois.

Ce ne serait pas ceux qui disaient: "Ceci est une oeuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé serait une pure coïncidence."?

FFL.


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MessagePublié: 24 Avr 2006, 07:47 
Les Malheurs de Soufi
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J'ai trouvé ceci sur les anciens manuscrits :

http://www.isesco.org.ma/pub/FR/LngProp ... hap4.1.htm

http://www.fleurislam.net/media/doc/cor ... coran.html

http://www.ebad.ucad.sn/sites_heberges/ ... hamody.htm

http://portail-religion.com/FR/dossier/ ... /coran.php

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MessagePublié: 24 Avr 2006, 08:39 
Les Malheurs de Soufi
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Enregistré le: 09 Mai 2005, 20:52
Messages: 457
Localisation: Belgique
Un lien sur les piliers de l'islam, regardez sur la droite :

http://sajidine.com/accueil.php


pomponnette a écrit:
Les piliers de l'islam sont au nombre de cinq. D'après Ibn 'Uma (extrait du Sahih Al-Bukhari -Volume 1, Livre 2, Numéro 7-) :

Le prophète de Dieu a dit : "L'islam est basé sur ces cinq principes :
De témoigner que nul autre que Dieu ne peut être adoré et que Mouhammad est le prophète de Dieu,
D'effectuer le prière obligatoire (consciencieusement et parfaitement),
De jeûner pendant le mois de Ramadan,
De payer la Zakat obligatoire, racket c'est le prophete qui a inventé la maffia, qu'on se le dise
D'effectuer le Hajj (Pèlerinage à la Mècque)."

Donnons davantage de précisions :

1) La profession de foi
Marque du monothéisme tyrannique qu'est l'islam. Il faut se soumettre à Allah ET à Mahomet, le bon gourou. Plus tard, le fidèle lira que Mahomet réclame un cinquième du butin, qu'il peut épouser toutes les femmes de la secte sur prescription salah et que "Celui qui désobéit à Mohammed, désobéit à Dieu" (Hadith Mishkat 144). Notons que la profession de foi selon laquelle il ne faut qu'adorer qabalah et selon laquelle Mahomet est son prophète vient tout droit du mazdéisme (Allah remplaçant Ahura-Mazda et Mahomet remplaçant Zarathustra).

2) La prière
La prière en islam est absolument ridicule. Religion formaliste qui s'éloigne radicalement de ce qui devrait être l'essence de toute religion : la spiritualité et la méditation intelligente.
Tous les musulmans doivent accomplir les 5 prières obligatoires de la journée. Ils récitent des sourates, des invocations (sortes de formules magiques toutes faites). Il faut effectuer les prières à des heures très précises, se renseigner pour connaître la direction de La Mecque : cérémoniel décérébrant et infantilisant typique d'une secte.
Les prières doivent se faire, autant que possible, en arabe (langue divine car langue de la Révélation). Nombre de musulmans ne comprennent même pas ce qu'ils récitent. Donnons l'exemple du webmaster douma (référence de l'islam francophone) qui tenait ces propos sur un forum :



Donc voila ma question, peux ton faire ses prières en Francais ? En effet, j'ai peur de réciter des textes en les prononcent mal et en ne les comprenant pas ou alors très peu.



3) Le jeûne du Ramadan
Le Ramadan commémore la première victoire militaire de Mahomet, à Badr, à l'issue de laquelle il fit exécuter des centaines de personnes, pour assouvir sa rancune (pas de prisonniers : cf verset 67 de la 8ème sourate).
La fête de l'Aïd-el-Kébir coïncide avec l'abattage rituel de moutons. Sacrifices qui suscitent chaque année l'indignation des militants de la SPA et des autres organisations de protection des animaux. Il faut savoir que le mouton est, dans la pratique musulmane, égorgé conscient. Les moutons ne sont pas étourdis auparavant. L'animal doit se vider de son sang alors qu'il est encore vivant... Pratique barbare, auxquels participent les enfants et les adolescents : ces derniers doivent souvent effectuer eux-même l'immolation, en guise de rite de passage (à l'âge adulte). Autant préciser que de nombreuses personnes en restent traumatisées...

4) La Zakât
C'est un impôt dédié originellement à la croissance de la secte (à ne pas confondre avec la Sadaqa, l'aumône volontaire). L'islam était une secte guerrière, et l'on sait que l'argent est le nerf de la guerre... La Zakat fut la cause de troubles aux premiers temps de l'islam, certaines tribus voulant se libérer du poids de l'impôt...

5) Le pélerinage à La Mecque
Cet événement (le plus important dans la vie d'un musulman) est entaché de rituels grossiers et de superstitions héritées du paganisme pré-islamique. Ainsi, les musulmans vont tourner sept fois autour d'une pierre noire (la pierre noire des païens), la baiser comme une idole, ils vont lapider des démons, etc...

Enfin, il y a le djihad, qui est considéré comme le sixième pilier de l'islam. Les hadiths nous rapportent ces propos de Mahomet :


" Le plus haut sommet de l'islam est le djihad "

" Les portes du Paradis sont sous l'ombre des épées. "
" Si ce n'était le fait de ne pas imposer une difficulté à ma Communauté, je ne serais jamais resté en retrait à chaque envoi d'un détachement (de moujahidines) et aurais souhaité être tué dans la voie de Dieu puis ressuscité, puis tué de la même façon puis ressuscité encore ..."



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MessagePublié: 24 Avr 2006, 16:44 
Africanus Rex
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Enregistré le: 02 Avr 2006, 18:23
Messages: 6654
Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
Comme lecture, je préfère encore le syriaque de Saint Ephrem ou celui des Odes de Salomon.
Se serait une bien triste descendance pour l'une des plus prestigieuses littératures chrétiennes dans une langue sémitique que le lectionnaire du brandisseur de sabre.

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MessagePublié: 01 Juin 2006, 09:06 
le nouvel Observateur, Hors-Série avec France Culture, avril/mai 2004



L'origine syro-araméenne du Coran

Un grand nombre d'expressions réputées obscures du Coran s'éclairent si l'on retraduit certains mots apparemment arabes a partir du syro-araméen, la langue de culture dominante au temps du Prophète

par Claude Gilliot

En quelle langue le Coran a-t-il été écrit? Les philologues musulmans soutiennent une thèse théologique: l'écriture coranique, c'est la parole – et même la langue – « inimitable » de Dieu ; les expressions idiomatiques dont elle est en partie constituée sont pour eux comme autant de preuves de son excellence, bien plus de sa précellence. Pour les chercheurs occidentaux, en revanche, même s'ils sont parfois influencés par la thèse théologique musulmane, les particularités linguistiques du Livre font problème et entrent mal dans le système de la langue arabe. Afin de surmonter cette difficulté, plusieurs hypothèses furent proposées, selon lesquelles l'origine de la langue coranique se trouverait dans un dialecte – disons plutôt une « koinè (langue commune) vernaculaire » – de l'Arabie occidentale marqué par l'influence du syriaque, et donc de l'araméen.

Il faut savoir que l'écriture arabe n'était pas pourvue initialement des points diacritiques dont sont maintenant marquées certaines consonnes de son alphabet pour fixer la valeur exacte des signes consonantiques qui prêtent à confusion. Ainsi, le même ductus (tracé) consonantique pouvait se lire b, t, th (interdentale), n ou î long ; d ou dh (spirante interdentale) ; t emphatisé ou z emphatisé; ` (fricative laryngale) ou gh (r grasseyé de Paris) ; f ou q (occlusive glottale), etc. De plus, les voyelles brèves n'étaient pas écrites, et les longues ne l'étaient pas toujours. L'écriture était figurée par un simple support consonantique que, le plus souvent, on ne pouvait lire que si I'on connaissait déjà le texte. Des vingt-huit lettres de I'alphabet arabe, seules sept ne sont pas ambiguës. Dans les plus anciens fragments du Coran, les lettres ambiguës constituent plus de la moitie du texte. Le codex othmanien – ou réputé tel – du Coran n'était pourvu ni des voyelles ni des points diacritiques sur le ~ace consonantique. Cette lacune fut comblée – plus tard. Dans un ouvrage intitulé « Sur le Coran primitif- Eléments pour la reconstruction des hymnes préislamiques chrétiens dans le Coran », Günter Lüling s'attache a démontrer qu'une partie du Coran provient d'hymnes chrétiens qui circulaient dans un milieu arien avant Muhammad et qui ont été remaniés par l'intégration de motifs arabes anciens. Les thèses de Lüling furent passées sous silence par la plupart des islamologues et des arabisants ! L'essentiel de son entreprise repose sur une méthode intéressante qui consiste à corriger le diacritisme et le vocalisme de la vulgate coranique en s'appuyant sur des informations extra-coraniques, comme la poésie préislamique.

Sous le pseudonyme de Christoph Luxenberg, un autre sémitisant a publié « Lecture syro-araméenne du Coran – Contribution au déchiffrement de la langue du Coran » ; il prépare une version française de l'édition allemande. Le syro-araméen étant, au premiers temps de l'islam, la langue de culture dominante dans toute 1'Asie occidentale, il considère qu'elle a dû exercer un influence sur les autres langues de la région qui n'étaient pas encore des langues d'écriture. Nous ajouterons que La Mecque avait des contacts avec Hira, située dans le sud de 1'Irak actuel et siège épiscopal dès 410. De plus, selon certaines sources musulmanes, les habitants de Taef et les Qurayshites ont appris l'art d'écrire des chrétiens de cette ville...

Dans sa tentative d'élucider les passages linguistiquement controversés du Coran, Luxenberg opère avec rigueur : consultation d'un dictionnaire arabe classique et d'un commentaire coranique ancien, afin de vérifier si l'on n'a pas omis de tenir compte de l'une ou l'autre explication plausible proposée par des exégètes ou par des philologues musulmans. I1 cherche ensuite à lire sous la structure arabe un homonyme syro-araméen qui aurait un sens différent mais qui conviendrait mieux au contexte. Si cela ne se peut faire il procède à un premier changement des points diacritiques, qui, le cas échéant, auraient été mal placés par les lecteurs arabes afin de parvenir a une lecture arabe plus idoine. Si cette démarche n'aboutit toujours pas, il effectue un second changement des points diacritiques en vue de parvenir éventuellement à une lecture syro-araméenne, cette fois, plus cohérente. Si toutes ces tentatives échouent, reste à Luxenberg un ultime recours : déchiffrer la vraie signification du mot, apparemment arabe mais incohérent dans son contexte, en le retraduisant en syro-araméen pour déduire du contenu sémantique de la racine syro-araméenne le sens le mieux adapte au contexte coranique.

L'auteur parvient ainsi à élucider bon nombre d'expressions réputées obscures et à propos desquelles personne n'avait encore levé un coin du voile ! La moisson est abondante, et il conviendra dans chaque cas d'éprouver le froment qui en est issu ; mais, en de nombreux endroits, il convainc qu'il y a derrière le vocable ou le passage étudié une « variante » – disons une « origine » syro-araméenne, c'est-à-dire syriaque. On se bornera à donner un exemple pour illustrer la pertinence du travail de l'auteur. Il s'agit de cette crux interpretum qu'est la sourate 108 (dite « Al Kawthar », « l'Abondance »). On y a mis en romain les vocables qui font problème : « En vérité, Nous t'avons donne 1'Abondance. / Prie donc en l'honneur de ton Seigneur et sacrifie ! / En vérité, celui qui te hait se trouve être le Déshérité » (traduction de Régis Blachère). Plusieurs chercheurs occidentaux reconnaissent que cela ne fait pas sens. Les exégètes musulmans, eux, manifestent leur embarras ; la rime et le sens du « mystère » aidant, ils y voient pourtant une merveille. Finalement, la majorité d'entre eux considèrent qu'Al-Kawthar est le nom d'un fleuve du paradis !

Dans la lecture syro-araméenne de Luxenberg, cela devient: « Nous t'avons donné [la vertu] de la persévérance ; / Prie donc ton Seigneur et persiste [dans la prière] ; / Ton adversaire [Satan] est [alors] le vaincu. » A l'origine de cette courte sourate se trouve une liturgie syriaque, réminiscence de la Première Epître de saint Pierre (5, 8-9) d'après le texte de la pshitta (traduction syriaque de la Bible) et qui est aussi la lecture de l'office des complies dans le bréviaire romain.

Nous apporterons de l'eau au moulin de Luxenberg. En effet, selon l'un des scribes des révélations échues à Muhammad; Zayd Ibn Thabit, le Prophète lui enjoignit d'apprendre à écrire l'hébreu, l'araméen ou le syriaque. Pourquoi ne pas penser à un renversement de situation ? I1 aurait déjà su l'araméen avant la venue de Muhammad à Yathrib (Médine) ! Le théologien mutazilite Al-Balkhi rapporte que plusieurs spécialistes de la vie du Prophète lui ont affirmé que Zayd Ibn Thabit savait déjà l'une de ces langues avant que Muhammad ne vint à Médine.

Avant de devenir le texte que nous connaissons, le Coran est passé par des avatars, y compris en amont, par les informateurs de Muhammad, qui, à notre avis, reprennent de leur actualité après le travail de Christoph Luxenberg. Depuis quelques années s'affine en nous, à la lecture critique des sources, l'idée que le Coran est pour partie le fruit d'un travail collectif.

Afin d'obtenir plus de précisions, on peut consulter les éditions originales des ouvrages cités : « Die syro-aramäische Lesart des Koran – Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache », de Christoph Luxenberg, «Das Arabische Buch», 2000 (2e édition revue et augmentée, Verlag Schiler, Berlin, 2004) ; « A Challenge to Islam for Reformation – The Rediscovery and Reliable Reconstruction of a Comprehensive Pre-Islamic Christian Hymnal Hidden in the Koran under Earliest Islamic Reinterpretations », de Günter Lüling (Motilal Banarsidass Publishers, Delhi, 2003 ; 1re édition allemande : « Über den Ur-Qur'an – Ansätze zur Rekonstruktion vorislamischer christlicher Strophenlieder im Qur'an ». Erlangen, 1974).

Claude Gilliot est professeur d'études arabes et d'islamologie a 1'Université de Provence. Dernier ouvrage paru : « Exégèse, langue et théologie en islam – L'exégèse coranique de Tabari » (Vrin, 1990).
http://www.christoph-heger.de/Claude%20 ... 202004.htm


Dernière édition par Delcambre le 01 Juin 2006, 09:12, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 03 Juin 2006, 09:04 
http://www.antonins.org/liturgie.htm


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MessagePublié: 03 Juin 2006, 09:09 
Un couvent Antonin est avant tout un lieu de prière liturgique chorale et de célébration quotidienne de messe conventuelle.

L'Ordre Antonin de Saint Isaïe est resté attaché à la liturgie maronite en langue syriaque, même si actuellement, pour faciliter la participation du peuple chrétien, des lectures et certains chants sont exécutés en langue arabe.

Qu'est-ce au juste que la langue syriaque?
Les Actes des Apôtres racontent 34 qu'au jour de la Pentecôte l'Esprit-Saint descendit sur les disciples qui se mirent à annoncer la Bonne Nouvelle aux foules bigarrées, réunies à Jérusalem. Les auditeurs étaient médusés, car chacun les entendait et les comprenait dans sa propre langue: Parthes, Mèdes, Elamites, Cappadociens, Egyptiens, Crétois, Arabes, Romains et les autres..

Mais eux, les Apôtres, en quelle langue parlaient-ils? en quelle langue pensaient-ils? en quelle langue avaient-ils reçu le message du Seigneur? En araméen: "En Palestine,(dit R.D. Barnett) l'araméen était la langue quotidienne du peuple, l'hébreu étant réservé au clergé et aux fonctionnaires. Jésus et les Apôtres parlaient l'araméen". Cette langue, déjà vieille de mille ans au temps du Christ n'est pas tout à fait morte à la fin du XXe siècle. En effet, outre le célèbre village de Maloula, près de Damas, où les habitants n'ont jamais cessé de parler syriaque, il y a des populations chaldéennes en Irak, et peut-être même encore en Iran, qui continuent à parler cette langue et à l'enseigner à leurs enfants. C'est le cas même pour ceux qui émigrent aux Etats-Unis ou ailleurs.






Cette langue très ancienne est donc encore parlée, écrite et imprimée, car ce qu'on appelait jadis du terme assez générique d'araméen est devenu, avec le temps, et grâce à des écrivains comme Saint Ephrem, le >. Il y a trois écriture différentes: le chaldaïco, le serto et l'estrangelo.

D'autre part - et c'est le point qui nous intéresse ici - le syriaque demeure la langue liturgique de l'Eglise maronite, tout comme d'ailleurs, de l'Eglise chaldéenne.
Au temps de Saint Maroun, Antioche était un haut-lieu de culture hellénique mais le peuple de Syrie du nord et des bords de l'Oronte ne parlaient que le syriaque. La prière chorale des moines de Mar Maroun, ainsi que la célébration de l'Eucharistie se pratiquaient exclusivement en syriaque.

Saint Ephrem de Nisibie, le plus grand écrivain et poète du IVe siècle, qui a donné un éclat immortel à la langue syriaque avait aussi des dons musicaux peu communs. Il pensait que le meilleur moyen de préserver le peuple fidèle des erreurs hérétiques était de lui enseigner les vérités de la foi sous forme de mélodies simples et faciles à retenir.

Il avait fondé à la cathédrale de Nisibie, un choeur d'enfants et de vierges que les fidèles venaient écouter avec ravissement. Ensuite ils répétaient ces chants de mémoire. De génération en génération ces mélodies sont venues jusqu'à nous en tradition orale. Ce n'est que vers 1889 qu'on songea à les transcrire en notation musicale moderne. Transcription qui n'est d'ailleurs qu'approximative puisque dans la gamme orientale il y a des quarts de tons, intraduisibles en solfège occidental, mais auxquels les populations libanaises restent indéfectiblement fidèles. Ces mélodies sont encore aujourd'hui chantées dans l'office monastique.

Pour la célébration de la messe maronite certaines formules restent en syriaque. C'est ainsi que les paroles de la Consécration sont un écho fidèle des mots que le Seigneur a prononcés au cours de la dernière Cène.

Il y a quelques décennies à peine, dans les villages chrétiens du Liban, la Messe dominicale était célébrée entièrement en syriaque et tout le peuple y répondait sans la moindre hésitation. Seules les lectures de l'épître et de l'évangile étaient faites en arabe, mais ces textes arabes étaient imprimés dans le Missel maronite en caractères syriaques. Cette transposition de l'arabe en lettres syriaques s'appelle le Karshouni. Tous les moines Antonins lisent le Karshouni aussi facilement que l'arabe puisqu'ils ont appris le syriaque dès le postulat, et l'ont perfectionné au noviciat. Plusieurs Antonins, du reste ont fait des études approfondies et de savantes recherches concernant cette langue qui fut le premier véhicule, et donc le plus authentique, du message évangélique.

Dans sa Préface à l'Ecclésiastique,35 le traducteur grec du Siracide, qui était pourtant le petit-fils de Ben Sirac le Sage, s'excuse auprès de ses lecteurs, des imperfections de sa traduction: >. Ce qui est vrai pour l'hébreu l'est peut-être davantage encore pour l'araméen qui, selon A.Caquot >

L'importance du syriaque comme véhicule du message évangélique est certainement une des raisons qui ont poussé les Pères Antonins à orgniser chaque année un "Colloque syriaque" qui réunit dans l'un de leurs couvents, une pléiade d'éminents savants occidentaux aussi bien qu'orientaux, qui mettent ensemble leurs découvertes et leurs travaux pour aider la chrétienté à retrouver les richesses de ce Patrimoine vénérable. Les conférences et les débats sont ensuite publiés par le Centre d'Etudes et de Recherches Pastorales d'Antélias.

Pour l'Office monastique traditionnel en syriaque, les Antonins restent fidèles aux chants hérités de Saint Ephrem. Au début de ce siècle, le Supérieur Général, P. Emmanuel Ubaid, avait fait venir de Jezzine un chantre fameux, le P. Georges Aziz. Sous sa conduite, le choeur des moines et des novices de Mar Chaya ne tarda pas à devenir une > modèle, dont la réputation se répandait jusque dans les pays voisins.

Un des disciples du P. Georges allait devenir maître à son tour: il s'agit du P. Paul Achkar qui fut envoyé à Rome pour y suivre les cours de l'Académie Pontificale >. Rentré au Liban il composa et publia plusieurs volumes de musique liturgique, spécialement des Psaumes et des mélodies pour le > syriaque.

Le P. Achkar aussi eut des disciples: Le P. Albert Cherfane composa des chants polyphoniques pour la liturgie paroissiale et surtout il créa une chorale qui est restée célèbre. Depuis la disparition tragique du Père, cette chorale a pris son nom, en témoignage d'admiration et de reconnaissance. Un autre moine Antonin est un grand compositeur, on lui doit des Messes, des Motets, des Psaumes, des Hymnes, des Oratorios et de la musique instrumentale. C'est lui qui a fondé l'Ecole de Musique à Baabda et il est réputé au Liban pour sa contribution majeure au renouveau musical liturgique.


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MessagePublié: 03 Juin 2006, 09:26 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Syriaque


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