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MessagePublié: 16 Déc 2008, 09:13 
Si ma tante
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Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
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J'ai cherché partout mais ce fil a totalement disparu du forum... :roll: Je le recrée car ça devient un thème à part entière. Riposte laïque lance une opération de boycott des banques proposant des produits conformes à la Charia. :idea:

http://www.ripostelaique.com/Non-a-la-charia-en-France-changez.html

Non à la charia en France : changez de banque, c’est urgent !
lundi 15 décembre 2008, par Christine Tasin

Avec Riposte Laïque, agissez : "Votre banque ouvre ses portes à la finance islamique ? Changez de banque !".

Nous avions attiré à plusieurs reprises(1) votre attention sur les manœuvres et du gouvernement et des banques pour attirer en France la finance islamique.

Oui, il paraît ahurissant de parler de finance islamique, comme il serait ahurissant de parler de finance juive ou chrétienne mais ce serait oublier que, pour l’islam, il n’y a pas de séparation entre le temporel et le religieux, entre la vie publique et la vie de l’individu, entre le fonctionnement d’une société et celui d’un individu.

Ils ont trouvé la solution, "la charia", mot magique qui donne des réponses à tout et surtout à ce qui n’a rien de religieux, façon détournée d’imposer le pouvoir religieux, façon détournée d’imposer une théocratie, peu à peu, dans les faits, même en France, pays laïque, qui a une constitution et des lois, les seuls textes qui devraient être pris en cause pour tous les niveaux de fonctionnement de notre société. Et peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Peu importent les valeurs que l’on brade pourvu qu’on ait l’argent des musulmans, particuliers et pays. Peu importe que l’on veuille faire fonctionner, en 2008, une société selon des lois qui auraient été révélées à Mahomet au début du Moyen Age. Peu importe que l’on favorise le poids économique et donc le chantage politique possible de gens qui ne respectent pas les droits de la femme. Peu importe que l’on ait des doutes sur les rapports de cet argent et des réseaux islamistes…

D’ailleurs, il n’est pas inutile de rappeler qu’il s’agit, ici encore, de manipulation, puisqu’on vend des produits financiers enveloppés dans des mots étranges qui remettent en cause tout le fonctionnement, normal des banques. La charia interdit le crédit avec intérêt mais accepte (encourage) les transactions de vente avec bénéfices. En gros, les banques vont faire des bénéfices en évitant de les appeler intérêts, au mépris des règles de fiscalité et de comptabilité habituelles dans nos banques. Vous voulez acheter une maison ? La banque islamiste l’achète pour vous et vous la revend, plus cher, (son bénéfice), vous la lui payez par mensualités sans intérêts, puisque les intérêts sont déguisés en bénéfices … Ce sont donc les banques islamiques qui décideraient du rôle d’une banque et des règles fiscales qui s’appliquent à elle ? Simulacre. Perversion. Evolution inquiétante.

D’autant plus inquiétante que c’est toute notre société qui risque d’être remise en cause : vous vendez de l’alcool ? La charia l’interdit, pas de prêt. Vous êtes musulmane mariée à un non-musulman ? La charia l’interdit, pas de prêt. Christine Tasin critique la charia ? Pas de prêt. Christine Tasin ne porte pas de voile (oui, je cumule) ? Pas de prêt. Delanoë est homosexuel ? Pas de prêt pour lui ni pour Paris. Vous êtes athée ou franc-maçon ? Pas de prêt. (Que dira la Halde de toutes les discriminations qui vont, forcément, se mettre en place, puisque la finance islamique ne peut financer ce qui est contraire à l’islam ? )

Mais tout cela ne gêne en rien certaines banques qui commencent à s’intéresser au pactole, comme en témoigne une publicité du Crédit Agricole(2) qui est plus que fière de respecter la charia et qui n’hésite pas à tellement nous vanter les mérites des spécificités de ce type de finance qu’on en viendrait à prendre les « capitaux » du Golfe pour des mannes philanthropiques !!

Que pouvons-nous faire ? Réagir… en changeant de banque !

Riposte Laïque lance une campagne "Votre banque ouvre ses portes à la finance islamique ? Changez de banque".

Nous pouvons, nous aussi, simples particuliers qui enrichissons nos banques (ne voyez vous pas le nombre de celles-ci augmenter de façon exponentielle dans les centre-ville ? Normal, ce sont les seules qui en ont les moyens, avec notre argent qui, bien sûr, les intéresse !), peser à notre tour sur leurs choix.

Si vous connaissez d’autres exemples, faites-les nous connaître, nous les signalerons et nous vous inviterons à changer de banque..

Christine Tasin

http://www.ripostelaique.com/Madame-Lagarde-veut-appliquer-la.html

http://www.ripostelaique.com/Grace-a-sa-dot-la-loi-islamique.html

http://www.calyon.fr/metiers/calyon-au-coeur-du-developpement-de-la-finance-islamique.htm


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MessagePublié: 16 Déc 2008, 09:18 
Si ma tante
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Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
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On en a déjà parlé, mais voici la page du Crédit agricole conforme à la Charia :idea:

http://www.calyon.fr/metiers/calyon-au-coeur-du-developpement-de-la-finance-islamique.htm

Calyon au coeur du développement de la finance islamique
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Calyon propose une large palette de services dans le domaine de la finance islamique. Il met au service de sa clientèle internationale une expertise inégalée. Notre équipe dédiée s'appuie sur ses compétences transversales en matière de conseil, de gestion du risque et de financements, couplées à une connaissance spécifique de la Charia.

Une gamme complète de produits et services conformes à la Charia

Spécialiste reconnu de la finance islamique, Calyon propose depuis de nombreuses années une large palette de services financiers dans ce domaine.

Installée à Bahreïn avec des représentants en Europe et en Asie, notre équipe collabore avec toutes les lignes métier du Groupe. Elle crée ainsi les instruments financiers qui permettent à ses clients d’investir et de gérer leurs risques sur les marchés financiers internationaux, à l’aide d’outils conformes à la Charia Loi islamique révélée au prophète Mahomet et inscrite dans le Coran. Un produit conforme à la Charia répond aux exigences de la loi islamique..

Grâce à notre participation à plusieurs grands projets prestigieux au Moyen-Orient, nous nous sommes forgé une excellente réputation. En facilitant l’accès aux clients traditionnels à des structures de type finance islamique, nous encourageons la circulation des capitaux entre ces deux sphères financières distinctes.

L'offre Finance islamique en détail

Calyon propose des solutions conformes à la Charia dans de nombreux domaines, tels que la syndication de crédits, le financement de projets, les financements structurés, le financement des échanges commerciaux, le financement des matières premières et les crédits à l’exportation. Calyon a également conçu un ensemble de produits de finance islamique adaptés à différents secteurs comme l’aviation, le transport maritime et les matières premières.

Les financements dans les secteurs de l’aviation, du transport maritime et des biens d’équipement peuvent être structurés sous la forme d’un crédit-bail Ijara Contrat de crédit-bail aux termes duquel la banque achète un bien pour un client puis le loue en crédit-bail pour une période déterminée.
ou d’une opération Murabaha Forme de crédit qui permet au client d'effectuer un achat sans avoir à contracter un emprunt portant intérêt. La banque achète un bien puis le vend au client en différé.
(vente de matières premières à prix coûtant majoré). Les financements avant livraison ou de construction peuvent être assurés dans le cadre d’un contrat Istisna (financement progressif). Contrat d'acquisition d'un bien avec paiement progressif du prix au fur et à mesure que le bien est construit.
(financement progressif). Les opérations de type Murabaha peuvent également être utilisées pour les financements structurés de matières premières.

Calyon est l’un des principaux acteurs du marché des crédits syndiqués islamiques, lequel a connu une forte croissance ces dernières années. Calyon maîtrise tous les aspects de la conformité des émissions de dette avec la Charia. La syndication de crédits islamiques est généralement structurée autour d’un concept dénommé Tawarruq Murabaha inversé (voir ce terme). (Murabaha). Dans ce mécanisme, un actif sous-jacent (une matière première le plus souvent) est vendu à l’acheteur avec paiement différé. Le profil et les délais de paiement peuvent être modulés en fonction des besoins de financement de l’acheteur.

Calyon peut fournir des produits islamiques dans le but de faciliter les échanges commerciaux et la gestion de trésorerie et peut également financer l’expansion sur le marché national ou à l’international, accompagner la gestion des créances et répondre à tout autre besoin de financement commercial.

L'offre Marchés de capitaux islamiques en détail

Calyon propose des produits de marchés de capitaux islamiques à l’échelle régionale et mondiale. L'offre comprend des solutions d’investissement et de couverture appliquées à des devises, des swaps de taux bénéficiaire, des produits de crédit et des produits actions.

A la pointe de l’innovation, Calyon s’engage aux côtés de ses clients pour les aider à gérer efficacement leurs risques et optimiser leurs performances financières. Grâce à une étroite collaboration, Calyon est en mesure de proposer à ses clients des solutions sur mesure qui répondent à leurs besoins spécifiques et couvrent de nombreuses devises régionales.

Produits de change

Intervenant de premier plan sur le marché des changes avec une gamme de produits étendue, Calyon a développé une offre spécifique de solutions islamiques d’investissement et de gestion du risque de change, comprenant des swaps de devises, des contrats à terme et des options de change.

Structures de taux bénéficiaire

* Calyon propose aux emprunteurs un ensemble de solutions de couverture et de réduction des coûts, parmi lesquelles les swaps de taux bénéficiaire (swap de taux d’intérêt conforme à la Charia). Grâce à une série de Murabahas, l’investisseur peut couvrir son risque de taux d’investissement en concluant un swap de taux bénéficiaire.
* Swap de change : reposant sur des Murabahas libellés dans différentes devises, ce swap conforme à la Charia permet à l’investisseur de se protéger contre les fluctuations des taux de change.
* Swap de devises : ce swap islamique permet à l’investisseur de réduire le risque lié à tout paiement futur à taux fixe ou variable par l’intermédiaire de Murabahas entre Calyon et l’investisseur.
* Wa’ad de change (option de change conforme à la Charia) : par le biais d’un Wa’ad (promesse unilatérale), le client obtient le droit d’échanger une devise avec la banque, à un taux et à une date prédéterminés. En échange de cette promesse, le client verse une commission à la banque. Ce produit est uniquement destiné à couvrir le risque de change ou à réduire les coûts et ne peut être utilisé à des fins spéculatives.
* Contrat de change à terme islamique (contrat de change à terme conforme à la Charia). Par le biais de Wa’ads (promesses unilatérales), Calyon et l’investisseur s’engagent à échanger deux devises à une date future, à un taux prédéterminé.

Structures actions

Calyon intervient dans le trading, la vente et l’arbitrage de produits indiciels sur actions. Grâce à une collaboration étroite avec ces équipes spécialisées, l’équipe de Finance islamique a conçu des produits d’investissement qui offrent un profil risque/rendement comparable à celui de produits actions classiques, tout en respectant les principes de la Charia.

Marchés de dette

Calyon est un acteur de premier plan sur les marchés de dette internationaux. Dans le domaine des Sukuk Similaire à une obligation adossée à un actif, le Sukuk est un billet de trésorerie qui confère à l'investisseur une part de propriété dans un actif sous-jacent et lui assurant un revenu à ce titre. (obligations islamiques), son équipe spécialisée implantée dans le Golfe recherche les solutions optimales pour accéder à cette importante poche de liquidité. S’agissant de la titrisation, Calyon est déjà l’un des leaders dans les pays du Golfe et propose des solutions sur mesure adossées à des RMBS, des CMBS ou des actifs spécifiques.

Un comité consultatif d'experts

Un comité consultatif composé de spécialistes de la Charia Comité de spécialistes de l'Islam fournissant des conseils à une institution financière islamique pour le développement de produits conformes à la Charia.
conseille Calyon sur les questions y afférentes. Ce comité comprend les éminents spécialistes suivants, qui témoignent tous d’une grande expérience :

* Cheikh Nizam S. Yaquby Le Cheikh Nizam S. Yaquby est un expert de renommée internationale dans le domaine de la finance islamique. Consultant indépendant basé à Bahreïn, il enseigne le Tafsir (interprétation du Coran) depuis 1976 et a conseillé de nombreuses banques et institutions financières sur des questions relatives à la finance islamique. Il est titulaire d'une licence d'économie et de religion comparée obtenue à l'Université McGill (Canada).
* Dr. Mohamed Ali Elgari Dr. Mohamed Ali Elgari est expert auprès des Académies de Jurisprudence Islamique de l'Organisation des pays islamiques et de la Ligue islamique mondiale.
* Dr. Abdul Sattar Abu Ghuddah Le Dr. Abdul Sattar Abu Ghuddah est conseiller en matière de Charia et Directeur au Département des Instruments Financiers au sein de la société saudienne AI-Baraka Investment Co. Il est titulaire d'un doctorat en droit islamique obtenu à l'Université Al Azhar du Caire, en Egypte.

Qu'est-ce que la finance islamique

La finance islamique a le même objet que la finance classique mais s’inscrit dans le respect de la loi coranique (la Charia). Les fondements de la finance islamique sont le partage du risque, des bénéfices et des pertes et l’interdiction des intérêts (riba) et du caractère aléatoire (gharar).

Parmi les concepts communément utilisés en finance islamique figurent Mudaraba (partage des bénéfices), Wadiah Dispositif islamique contractuel de gestion de compte de dépôt à vue ou d'épargne. (conservation d’actifs), Musharaka Partenariat d'investissement dans lequel les conditions de partage des profits sont prédéfinies et les pertes sont proportionnelles au montant investi ; C'est une forme de capital-investissement.
(partenariats), Murabaha (vente à prix coûtant majoré) et Ijara (crédit-bail).


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MessagePublié: 17 Déc 2008, 16:54 
Si ma tante
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Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
Jean-Paul Laramée : directeur général de Secure France et spécialiste de la finance islamique


Gilles Saint Marc préside la Commission finance islamique de Paris Europlace


Anass Patel : Les produits financiers islamiques sont-ils moins chers que les produits financiers conventionnels ?


Et cerise sur le Macdo (© Gag) Christine Lagarde (signalée par Fdesouche)
Ames sensibles s'abstenir car c'est proprement à vomir. :idea: :evil:


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MessagePublié: 18 Déc 2008, 08:09 
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Enregistré le: 29 Mai 2007, 07:15
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Dans le fil economie, le 18 sept 2008

Citation:
Les banques islamiques du Golfe détiennent une part significative de ce marché, qui est passée de 13% en 2003 à 17% en 2006. L'Iran, dont la part de marché atteint 33%, a globalement la plus grande pénétration en matière de finance islamique. Dans le Golfe, le marché de la finance islamique connaît sa plus forte croissance au Koweït et en Arabie saoudite, soutenue par les musulmans riches de ces pays, qui représentent une véritable «vache à lait» pour les investissements conformes à la charia, ou loi coranique. Cette situation a incité la plupart des banques privées occidentales - notamment Citigroup, HSBC, UBS, Deutsche Bank et Lloyds TSB - à se lancer dans les «produits financiers islamiques» comme une classe d'actifs à part entière. Ces produits génèrent des commissions élevées pour les banques: certains fonds islamiques facturent des commissions de 11% à l'entrée! L'industrie des fonds de placement islamiques est en forte croissance. Elle se développe aux Emirats arabes unis (Abu Dhabi, Dubai), en Arabie saoudite, à Bahreïn, au Koweït, à Oman et au Qatar. Selon Moody's, plus de 65% des fonds islamiques émaneront ces prochaines années du Moyen-Orient. Ils seront en majorité investis en actions. En outre, étant donné le développement phénoménal de l'immobilier régional, des fonds immobiliers islamiques se développent rapidement.



Il me semble qu'il y avait aussi quelque chose sur la BNP, mais je ne retrouve pas l'article...

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MessagePublié: 18 Déc 2008, 08:38 
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Enregistré le: 29 Mai 2007, 07:15
Messages: 3133
Quand on nous parle de "produits exotiques", qu'est-ce ça veut dire?
-Pourquoi, pour qui, ce besoin infernal d'argent ???
-Qu'ont ils fait avec ce fric ???
A Marseille on emprunte pour payer les fais de fonctionnement à Tulle pour "parier sur l'avenir"??? Toujours l'idée géniale de l' "immortalité d'un pays" ????? :mrgreen:
Ils sont tous atteints de la maladie de la vache folle!!!!!
Tout cela je le savais depuis longtemps, mais je suis très surprise de la vitesse à laquelle les choses s'enchaînent. Nous sommes dans une belle m...
Je HAIS cette gôche débile! Je HAIS ces lopettes de droite!!!


http://www.rue89.com/2008/10/18/un-plan-de-sauvetage-pour-les-villes-speculatrices

Posté le 19/10/2008 sur LV fil économie

Citation:
Par où la crise va-t-elle arriver? Les villes seront-elles les prochaines cibles de l'effondrement boursier? Les départements? Les régions? Alerté depuis des mois, le gouvernement prépare un plan de sauvetage des collectivités locales: « plusieurs milliards d'euros », selon une source officielle.

Place Beauvau comme à Bercy, on suit en effet la situation de près. L'estimation des encours de prêts pour les collectivités locales en 2008 s'élève à 67 milliards d'euros. Or, sur cette somme, 10 milliards seraient des « produits toxiques », précise-t-on dans l'entourage de la ministre de l'Intérieur, Michèle Aliot-Marie. L'agence de notation financière Fitchratings estime, elle, ces produits toxiques à 20 à 25 milliards d'euros. En juillet, elle livrait le diagnostic suivant:

« Ces produits, qui comportent généralement des contrats d’option très risqués, ont déjà entraîné certaines collectivités dans une fuite en avant qui pourrait les mener jusqu’à l’insolvabilité. »

Car les principales banques manquent de liquidités pour faire face aux demandes croissantes des collectivités locales, explique-t-on dans l'entourage de MAM:

« En début de semaine, nous avons eu une réunion avec les banques au ministère des Finances pour identifier les ressources : il faut trouver plusieurs milliards. [...] Les communes ont fait comme dans toutes les entreprises, pour présenter des choses bien lissées. On appelle cela la comptabilité optimisée. Mais lorsque les élus ont signé ces prêts, ils sont en principe responsables. Personne ne vous oblige à signer...»

Le gouvernement a tout de même décidé d'accélérer la mise en oeuvre de son plan. Les collectivités sont un maillon essentiel de l'économie, puisqu'elles assurent 75% de l'investissement public du pays. Si cette machine tombe en panne, la France est potentiellement en banqueroute. Un scénario noir jugé impossible par les observateurs, mais il faut prévoir le pire. Or, ces dernières semaines, les banques multiplient les refus de crédits.

A la communauté urbaine de Lille, 57% de la dette en produits complexes
L'information est passée inaperçue: le 25 septembre, le conseil de la communauté urbaine de Lille a voté la délibération "Réaménagement de la dette communautaire en 2009". Vote à l'unanimité, sur la foi d'un rapport présenté par Martine Aubry. Le texte s'achève par cette phrase mystérieuse qui autorise la présidente de la CULM:

« A faire appel en cas de besoin à des index référencés en devises étrangères de pays n'appartenant pas à la zone euro, dans la mesure où ces devises présentent des taux attractifs et un risque de change maîtrisé, et dans la limite de 15 % de l'encours de dette au 31/12/2008. »

Taux « attractif » ? Risque de change « maîtrisé » ? C'est la deuxième fois que les élus autorisent la collectivité à prendre des risques sur les marchés financiers. Et pas n'importe lesquels: le même jour, dans la délibération «Recours aux instruments de couverture du risque de taux et de change en 2009», un chiffre est lâché:

«Au 31 décembre 2007 le portefeuille d'instruments de couverture comprenait 48 contrats représentant un montant notionnel de 955 068 669,46 euros, soit 57,40 % du stock de dette.»

En clair, sur les 1,7 milliard d'euros de dette, 57% sont adossés à des produits spéculatifs. Le banquier du Grand Lille? Dexia... la banque qui assure les trois-quarts des crédits dédiés aux collectivités territoriales françaises. L'adjoint aux finances de Lille, Pierre de Saintignon, assure que les produits structurés ne représentent que 30% de la dette (160 millions d'euros):

"Nos produits structurés sont des produits plutôt simples (essentiellement des taux fixes bonifiés avec des barrières sur les taux variables) et nous ne disposons pas de produits basés sur la pente de la courbe des taux (qui ont été les produits les plus risqués ces derniers mois) ni de produits exotiques sur le change. »

L'argentier de Lille n'en dira pas plus: il négocie en ce moment avec les banques.

Des prêts indexés sur les produits les plus volatiles
Pour comprendre, il faut revenir trois ans en arrière. A partir de 2005, les fertiles cerveaux du trading imaginent de lancer sur le marché des collectivités locales de nouveaux produits. A l'époque, les taux d'intérêts sont encore très bas. Les communes présentent un très bon facteur de risque et surtout elles sont de plus en plus endettées. La recette des banquiers pour réduire cette dette? Parier sur les « taux structurés ».

Les gros établissements de la place (Dexia, Crédit Agricole, Caisse d'Epargne) proposent à leur client ces prêts très spéciaux:

Les taux fixe à barrière désactivante. Ces contrats prévoient une période de grâce (ou de bonification) de deux ou trois ans durant laquelle le taux applicable à l'emprunt est inférieur au coût de l'argent. Puis, une fois la « barrière » désactivée, le taux d'intérêt est calculé sur la base d'un autre indice européen, type Euribor, mais sans être « capé », c'est-à-dire sans limite...


Puis, des contrats de deuxième génération sont apparus -appelés « taux à effet de levier »- ils proposent la même chose et cette fois-ci le taux de référence n'est plus un indice, mais un calcul d'indice. En clair, un produit hautement sophistiqué comme l'écart entre deux taux, une option sur des cours de matières premières... bref, un indice hautement volatile.

Lyon a même indexé certains de ses prêts sur le cours du baril de brut. Concrètement, le risque avec ce type de prêt est de voir passer un taux de 3 à 10% ! Une perspective qui n'est plus si chimérique avec les soubresauts de ces dernières semaines.

Le maire (PS) de Saint-Etienne s'en est aperçu au printemps dernier, après un audit financier des comptes de sa ville soupçonnant une gestion hasardeuse de son prédécesseur UMP. Une véritable aberration pour Maurice Vincent... car à partir de 2011, Saint-Etienne plonge dans « l'inconnu »:

En juin, Maurice Vincent alerte les cabinets de Christine Lagarde, ministre des Finances, et Michèle Aliot-Marie, ministre de l'Intérieur, leur enjoignant de prendre des mesures réglementaires pour interdire ce type de prêts. Il n'a jamais reçu de réponse.

A Tulle, Hollande a choisi un prêt de pente en 2007
Qu'elles soient de droite ou de gauche, ces municipalités ont fait un pari très risqué sur l'avenir. Avec l'immense avantage de pouvoir afficher, juste avant les élections, une réduction substantielle des charges financières. Une sorte de brevet de bonne gestion, quitte à jouer à la roulette sur les années suivantes. L'exemple de Tulle est emblématique.

En juillet 2007, la ville corrézienne contracte, sous l'égide de son maire François Hollande, un prêt de 6,7 millions d'euros (pour une dette globale de 29,5 millions) à un taux fixe de 3,65% sur vingt ans, à condition que l'écart entre les taux à un an et les taux à trente ans reste positif. Dans le jargon de la finance, c'est un prêt de pente sur la courbe des taux. « Une gestion dynamique de l'endettement », commente Laurent Bourgès, directeur général des services.

En juin 2008, la courbe des taux s'inverse. Catastrophe, le taux « fixe » de 3,65% s'envole. Tulle renégocie alors son contrat avec Dexia. Elle obtient une garantie de taux fixe pour 2008, un passage à 4,3% pour 2009 et pour 2010... un retour aux conditions du premier contrat ! «Nous étions avec Dexia hier, ajoute Laurent Bourgès, et heureusement les courbes se sont recroisées il y a une semaine. » Cette fuite en avant est la seule solution possible. Pour repasser sur un taux fixe, la banque exigeait 6 à 7% de taux d'intérêt.

Des collectivités notées sur les marchés financiers
Tout un business s'est développé autour de ces contrats. A commencer par celui de la notation financière. Fitchratings est l'une des premières à avoir mis en place une liste mensuelle de cotation de communes. Objectif : fournir aux investisseurs un outil complet pour évaluer les opportunités du marché. David Diano, analyste chez Fitchratings, reconnaît que ces montages ne sont pas toujours très limpides pour les clients:

"Dans les plus grosses collectivités, on a souvent des équipes plus aguerries aux risques financiers, dans les plus petites, on peut en douter. Le contenu de ces contrats est rarement rendu public."

Des petites communes comme Pont Saint-Esprit (Gard) ou Monteux (Vaucluse) ont cédé aux sirènes des produits structurés. Elles seraient plus nombreuses qu'on ne le croit. « Ces petites villes ne souhaitent pas communiquer, explique André Robert, délégué de l'Association des petites villes de France, car elles auront alors plus de difficultés pour négocier avec les banques. » Le 8 octobre, l'APVF a écrit au Premier ministre pour sonner l'alarme. Là encore, pas de réponse.

Le cabinet indépendant Public Evaluation System (PES) propose un autre palmarès, sur les grandes villes, les départements et les régions. Ici, pas de note, mais un classement des meilleurs profils financiers. Dans le palmarès 2008 des grandes villes, on trouve en queue de classement :

Grenoble
Tours
Mulhouse
Reims
Marseille

Marseille... l'une des villes les plus endettées de France: en 2006, sa dette s'élevait à 2290 euros par habitant, pour une moyenne dans sa catégorie de 995 euros. Marseille, où les emprunts financent certaines dépenses de fonctionnement, ce qui est théoriquement interdit.

Quelle est la part des prêts exotiques dans cette dette? L'information est quasiment impossible à obtenir. Céline Moyon, consultante de PES, s'est souvent heurtée à cette opacité :
« Dans une délibération de conseil municipal, vous n'avez pas tout le détail du contrat, au nom du secret industriel et commercial. La seule obligation légale est de faire apparaître dans les annexes du compte administratif, en fin d'année, la liste des opérations de couverture (si elles ont eu lieu), le nom de l'établissement bancaire, les gains et les pertes. »

Maurice Vincent, pourtant professeur agrégé d'économie, avoue n'avoir compris les complexes montages de Saint-Etienne qu'après l'audit réalisé par des spécialistes en finance publique.

Un risque de placement sous tutelle
En fin d'année, les règles comptables obligent les collectivités locales à équilibrer leurs comptes. Avec l'argent des banques. Face à la crise financière et à la rareté des liquidités, peut-on imaginer des faillites ?

A priori, non, répondent en choeur les protagonistes. Le risque, souligne Maurice Vincent, est plutôt de voir les villes en difficulté passer sous tutelle de la Chambre régionale des comptes, si elles se retrouvent en cessation de paiement:

Chez Fitchratings, David Diano se montre nettement moins optimiste :

"Nous n'excluons pas de voir des entités en très grande difficulté. Cela sera d'autant plus probable que la collectivité :

a une dette importante
a une marge de manoeuvre fiscale et budgétaire faible
a dans ses emprunts une part importante de produits structurés"

La liste des villes au bord du gouffre est entre les mains du gouvernement, mais pas question de la rendre public : « Pas d'affolement, nous sommes attentifs », répète-t-on à l'envie, comme pour se convaincre que le pire n'est jamais sûr.


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MessagePublié: 18 Déc 2008, 22:28 

Enregistré le: 19 Sep 2006, 15:58
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Localisation: NANTES ET CROZON
Dans le monde où je vis, je vous dirais que tout cela est normal. Dans une société où seul le profit importe, il est bien évident que la France ne peut pas rester sur le trottoir. Il est bien évident qu'elle doit faire "comme les autres". Et comme dans ce monde, l'argent n'a pas d'odeur... islamique, ou pas, c'est du pareil au même... Quand on fricote avec Mugabe et consort, un banquier qui se soumet à la charia, c'est du même tenant.

Dans le monde où je voudrais vivre, tout ça n'a pas de sens. Là où il faudrait réinventer un système financier plus humain, transparent et honnête, on va prendre modèle sur "ça" ?! N'a-t-on rien à proposer d'autre ?

Je crois que si. Alors, il est vrai que nos petits gouvernants s'engouffrent dans la brèche et voudront, de force, de nous y entrainer. Mais il existe dores et déjà d'autres pistes que certains mettent en oeuvre :

- le micro crédit, par exemple, comme ceci : les financements solidaires des Cigales : ces clubs de cinq à vingt personnes mettent une partie de leur épargne en commun pour financer la création d'entreprises.

Perso, je suis une piste de bourse d'échange mais spécialisée dans l'alimentation.

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Que la France puisse enfin s'exprimer !


Dernière édition par Crozonette le 19 Déc 2008, 10:51, édité 2 fois au total.

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MessagePublié: 18 Déc 2008, 22:40 
Si ma tante
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Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
Mais cette finance dite "islamique" est le summum de l'hypocrisie ! pas d'intérêts ? foutaise ! c'est de l'intérêt déguisé ! il n'y a rien de moral dans ce système... rien... Nous sommes des larves soumises et lâches ! j'ai honte de ce gouvernement qui ose se foutre à poil et se laisser (auto-censuré) par ces hypocrites rétrogrades et pire, qui en redemande ! Ils ne sont pas la France ! ils sont une caste pourrie qui, je l'espère, vit ses dernières années. :twisted:


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MessagePublié: 19 Déc 2008, 00:58 
Grand Pope
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Enregistré le: 23 Fév 2006, 00:47
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Christine Lagarde bat quand même des records: il lui faudrait un allé simple à Guantanamo.

COMBIEN SE FONT ILS ARROSER POUR SERVIR LA SOUPE A L'ENVAHISSEUR DE CETTE FACON? :roll:

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MessagePublié: 19 Déc 2008, 09:29 
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J'ai trouvé ça, mais je suis sûre que ça n'a pas de rapport... :lol: On dirait qu'Internet a été nettoyé de ces infos... Comment ça se fait ? :?:

http://www.chellesautrement.com/article-24055170.html
je ne peux pas copier cet article...

Ici c'est tout ce qu'on trouve...
http://www.boursereflex.com/2008/10/23/Dexia_Francois_Rebsamen_PS_demissionne_du_conseil_d_administration

Citation:
Le sénateur-maire socialiste de Dijon François Rebsamen a annoncé avoir adressé jeudi sa "démission du mandat d'administrateur" au Président de Dexia Crédit Local.
DEXIA

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Libérale, libertarienne et même anarcap... ;)


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MessagePublié: 03 Avr 2009, 19:41 
Je vais taire l'identité de cette charmante personne mais pour lui répondre je lui ai envoyé une conférence en ligne sur l'islamisation. En effet j'ai peu d'enthousiasme pour lui faire encore un résumé car je sais que beaucoup ne me croient pas quand je dis qu'il n'y a pas d'islam de France mais l'islam tout court.


Une lectrice à propos de la FINANCE ISLAMIQUE a écrit:
Chère Madame,

je me permets de vous déranger à nouveau sur ce problème -

ce projet avance et nos banquiers n'ont pas l'air de comprendre qu'ils entrent dans l'ère de la Charia - nous avons eu l'occasion de parler à des imams qui ont confirmé cet état de faits.

cela serait bien que vous puissiez en une page nous faire un petit texte montrant que les prêts islamiques - sans intérêt - mais avec des montages qui reviennent au même - ce serait aussi mettre de côté tous les aspects de la vie qui ne correspondent pas à leur éthique - débit de boisson - épicerie avec vente de porc, d'alcool - restaurants - etc... il doit y avoir aussi d'autres choses - peut être les vêtements trop découverts !!!!!!!!!!

la France a besoin de nouveaux capitaux - mais qu'elle succombe à cette nouvelle royauté - qu'elle vende son âme une fois de plus est grave.

quelque soit votre réponse, je vous en remercie à l'avance

très amicalement


Citation:
IL NE PEUT PAS Y AVOIR D’ISLAM DE FRANCE (A .M DELCAMBRE)
(Résumé d'une intervention)

La grande illusion de Sarkozy c’est de croire qu’il a réussi à créer un islam de France et la grande malhonnêteté de certains musulmans c’est de l’ancrer dans cette idée.. C’est ainsi qu’on entend ce discours, devenu classique, " le vrai islam c’est une religion de paix, d’amour et de tolérance. L’intégrisme (islamisme) est la maladie de l’islam.".
Quelquefois certains intellectuels musulmans sont pris de remords et osent dire, comme Abdelwahab Meddeb, dans son livre « Face à l’islam »(Editions textuel, 2004) , p 145 « Le Coran porte dans sa lettre la violence, l’appel à la guerre. La recommandation de tuer les ennemis et les récalcitrants n’est pas une invention malveillante , elle est dans le texte même du Coran » . Mais pour un élan de sincérité vite réprimé, que de mensonges et de dissimulations de la vérité..Oui l'islam donne à la LOI une importance que les hommes politiques se refusent obstinément à prendre en considération.. L’islam est une religion d’interdits et d’autre part l’islam est une religion qui cherche à convertir.. Ces deux particularités font que logiquement il ne peut pas y avoir d’islam de France, même si l’islam est présent en France. En d’autres termes l’islam peut difficilement s’intégrer et de plus il ne veut pas s’intégrer mais il veut intégrer les autres.

PREMIERE PARTIE : LES INTERDITS RENDENT L’ISLAM NON INTEGRABLE DANS LA REPUBLIQUE.

L’islam est une religion d’interdits.. Le livre le plus lu à ce sujet est le livre du Docteur Yusûf Al-Qardhawi « Le licite et l’illicite en islam » … « Halâl » est le terme qui signifie « permis » et « haram » le mot qui désigne ce qui est défendu par la loi..

1) Les interdits alimentaires.

Pour que la consommation d’un produit soit permise (halal), tous ses ingrédients doivent être permis.. Les aliments interdits ( l’alcool, le sang, le porc , l’animal non égorgé rituellement ) sont connus. Mais ce qui est moins connu c’est que l’interdiction s’étend à tous les dérivés du porc, et en particulier à la gélatine de porc. Or les produits contenant de la gélatine de porc sont nombreux : riz au lait, yaourt, mousse au chocolat noir, bonbons gélifiés, chantilly, glace, pain de mie.mais aussi en pharmacie les gélules .
Un guide pour la sélection des ingrédients halal circule dans les milieux musulmans. On connaît par cœur les numéros des ingrédient comme le E 471 , émulsifiant, texturant d’origine porcine, le E 120, 124, 127 , colorant à base de cochenille , insecte du Népal qui fournit un colorant carmin..
On assiste à une accentuation de la pratique religieuse chez les musulmans vivant en occident et on imagine le calvaire des cantines devant des jeunes , véritables inquisiteurs pour juger de la composition des aliments. "y'a de la gélatine de porc, dans ces bonbons ? Alors j'en bouffe pas !"

2) L’interdit de la mixité.

Il est écrit dans la Sounna (Récit du comportement du Prophète) « Quand un homme et une femme sont en présence , Satan est au milieu des deux. »

De cet interdit de la mixité vont découler de nombreux problèmes .

-Dans les hôpitaux , lors de la visite médicale , la femme musulmane refusera de se faire examiner par un homme.

-Dans le sport la promiscuité est dénoncée par les religieux musulmans…En plus le sport féminin enfreint plusieurs interdits : la promiscuité et les normes vestimentaires.
En apparence , disent ces religieux , le club sportif féminin est innocent, mais en réalité et dans son résultat , il conduit au vice et donne prétexte à la promiscuité entre les deux sexes en allant ou en retournant au club. On constate ce mal déjà autour des écoles et des universités mais comme l’enseignement est obligatoire, ils conseillent de supporter si on ne peut faire autrement.. Le sport par contre n’est pas nécessaire pour les filles et celles-ci peuvent le pratiquer chez elles.

Or ce qui désole ces pieux musulmans c’est que dans les pays occidentaux , le sport est perçu comme un moyen d’intégration. Ainsi en France , notamment pour résoudre le problème des banlieues, les pouvoirs publics ont investi des sommes relativement importantes pour parrainer des projets pivotant autour de cet axe :sport et insertion/intégration.. Et l’intégration ne peut se faire à travers les garçons uniquement ..

Mais les milieux immigrés musulmans sont très réticents quand il s’agit de permettre à leurs filles de faire du sport.
En pratiquant le sport ou l’éducation physique à l’école, pensent-il, la fille apprend à découvrir son corps et à faire une gestuelle indécente : elle va écarter les jambes , se rouler par terre. et tout ceci en présence des garçons, ce qui est la honte. De plus en faisant le grand écart elle risque de déchirer l’hymen et elle ne sera plus vierge pour le mariage.
Si elle se marie au village au pays, elle ne pourra pas montrer le mouchoir taché de sang.
En plus le sport se fait dans des tenues légères où la femme découvre ses formes , les met en valeur.. Certains parents trouvent honteux qu’une fille se mette en maillot de bain en présence des garçons. , lorsque la natation est pratiquée à la piscine.

Faire du sport en short contredit totalement la sourate 24, verset 31 : « Dis au croyantes de baisser leurs regard, d’être chastes, de ne montrer que l’extérieur de leurs vêtements, de rabattre leurs voiles
En plus le Coran , sourate 7, verset 26, 27 , interdit la nudité en public."Ô enfants d'Adam! Que le Diable ne vous tente point, comme il a fait sortir du Paradis vos père et mère, leur arrachant leur vêtement pour leur rendre visible leurs nudités(...)

Tout le corps de la femme constitue une partie honteuse.On ne doit pas regarder
Or la présence, en sport, des entraîneurs mâles face aux filles est grave . C’est une violation des ordres de Dieu.

D’ailleurs la sourate 24 , verset 31 ajoute « Dis aux femmes de ne pas frapper le sol de leurs pieds pour montrer leurs atours cachés. ». Alors les filles dénudées qui font du sport sont en contradiction totale avec la loi du Coran.
Un sheikh égyptien s’est emporté contre cette nudité des femmes dans le sport ou à la plage en disant « l’oiseau a des plumes, l’animal a des poils, comment donc ces hommes et ces femmes s’abaissent-ils au-dessous du niveau des animaux ». (qui eux n’enlèvent pas une partie de leurs plumes ou de leurs poils).

En fait ce que l’islam demande c’est que soit sauvegardé la PUDEUR pour la femme. L’obligation du voile est dans la suite logique de ce raisonnement.

3) L’interdiction du mariage de.la musulmane avec un non-musulman.

Rappelons que si l’islam permet le mariage d’un musulman avec une juive ou une chrétienne, en revanche il interdit le mariage de la musulmane avec un non musulman.. Or ces mariages de Français avec des « beurettes » sont de plus en plus fréquents et certains pieux musulmans se sentent perturbés. Alors ils demandent conseil à ceux qui dirigent les mosquées pour avoir leur avis

.[* Le personnel de la mosquée comprend trois personnages principaux : l’imâm qui dirige la prière.( Il se met devant les fidèles et tout le monde imite ses gestes .), le laveur de morts et le mufti.. Le mufti est celui qui connaît le droit religieux et qui peut donner des avis autorisés. La fatwa est l’expression d’un avis religieux musulman par une autorité compétente qu’on désigne par le nom de mufti . ]

Or Soheib Bencheikh est le mufti de la mosquée de Marseille et il est considéré comme pouvant adapter l’islam à un contexte français.. Dans une interview à l’hebdomadaire algérien « Al-khabar al-ousbou’î » , hebdomadaire algérien en arabe, n°61, du 03 -09 mai 2000 , p19 , le mufti répond aux questions du journaliste algérien

Question du journaliste algérien: quel est le rôle d’un mufti dans une société occidentale comme la France ? Est-ce que les sujets sur lesquels on vous consulte sont différents de ce que l’on demande habituellement au mufti dans un milieu purement islamique ?

Réponse du mufti français : Ces sujets concernent essentiellement les problèmes de la famille musulmane. Des lettres me parviennent de toutes les régions de France et la majorité tourne autour du mariage et de la femme.. En effet , le tiers des musulmanes venues dans leur jeune âge en France ou qui y sont nées, sont unies à des non-musulmans, soit par le mariage, soit par la vie commune hors mariage . Ce problème trouble les familles musulmanes. Ce qui accroît leur perplexité c’est que les imâms traditionnels refusent même simplement d’écouter ce qu’elles endurent ..parce qu’ils jugent que cela est interdit et ne se discute pas. J’ai, quant à moi, une opinion différente. Je ne me reconnais pas le droit de désagréger une famille qui a des enfants avec une fatwa exigeant le divorce de la musulmane parce que son compagnon ou mari n’est pas musulman.
Dans le même hebdomadaire , n° 63 du 17-23 mai 2000 , un imam d’Algérie , qui signe Chamseddine, conteste cette position du mufti de France , en termes virulents :
« Notre imam ne se permet pas de désintégrer une famille fondée sur une base malsaine , mais il se donne le droit de détruire toute une religion et de saper la confiance que l’immigration musulmane a mise en lui. Si la personne qui le questionne n’avait pas le sentiment d’une faute , elle ne serait pas venue le trouver.Il prétend qu’il n’y a pas de texte religieux clair et pas de dire du prophète qui tranchent le problème. S’il ne les connaît pas c’est un malheur et, s’il les connaît et feint de les ignorer , c’est un malheur deux fois plus grand. Que fait-il donc , le très ouvert imam de Marseille de la Parole de Dieu.
« N’épousez pas des femmes polythéistes jusqu’à ce qu’elles croient. Une esclave croyante vaut mieux qu’une femme libre polythéiste même si celle-ci vous plaït »(Sourate 2 , la vache, verset 221/220)

(…) L’interdiction de ce type de mariage est plus connue que la tour Eiffel et je mets au défi notre imâm autoproclamé de trouver dans le Livre de Dieu , la Tradition du Prophète (..) un seul argument valable qui légitime le mariage d’une musulmane avec un non-musulman. Peut-on imaginer qu’une musulmane mariée à un chrétien trouve dans son frigidaire en Ramadan une tête de porc et des bouteilles de champagne sous prétexte que c’est pour son mari.
Le lecteur peut admirer ce genre de fatwas et de réflexion mais son admiration cessera quand il saura que les fatwas de Soheib Bencheikh entrent dans un plan nouveau pour atteindre l’islam de l’intérieur (…)
Pour finir , au nom de la religion, je te conseille, M.l’imam de laisser les fatwas à ceux que cela regarde . Dieu n’aime pas qu’on se moque de ses lois. »

4)L'interdiction pour la musulmane de se rebeller contre son mari c'est-à-dire en fait l’autorisation donnée par le Coran lui-même aux hommes de frapper leurs femmes .

Sourate 4, verset 34 . En dernier recours , si elles n’obéissent pas, frappez-les ! (idribûhunna)

5) l’interdiction de fréquenter les juifs et les chrétiens..

Dans une fatwa du 12 janvier 2003 , (http://www.ribaat.org ) la question suivante était posée à un responsable religieux :

Question d'un internaute musulman : « Un des prédicateurs d’une des mosquées d’Europe a déclaré qu’il n’est pas permis de considérer les juifs et les chrétiens comme des mécréants. Vous savez que la majeure partie des gens qui s’occupent des mosquées en Europe ont très peu de connaissances (sic). Nous craignons que de telles déclarations se répandent. Par conséquent , nous vous demandons d’apporter à cette question une réponse complète et claire.

Réponse du mufti internaute : je dis « ce qu’a dit cet homme induit en erreur son auditoire. En fait on peut considérer cela comme un blasphème car Allah a déclaré les juifs et les chrétiens infidèles (kouffar). Les chrétiens disent que le christ est le fils de Dieu « Qu’Allah les tue » , (sourate 9, verset 30-31) mais aussi sourate 5 , verset 72-73 « Ce sont les mécréants qui disent « Allah , c’est le Messie , fils de Marie ». Ils sont des mécréants et ils seront des habitants du feu de l’Enfer . Et « quiconque prétend qu’il y a une religion sur terre autre que l’islam qui semble acceptable à Allah est un mécréant »
Ibn Taymiyya , un juriste syrien , très célèbre en islam (1263-1328) dit « Quiconque croit que les églises sont les maisons de Dieu , quiconque pense que les juifs et les chrétiens font des actes valables d’adoration est un mécréant .Quiconque croit que rendre visite aux juifs et aux chrétiens dans leur lieu de culte est un acte qui le rapproche de Dieu est un apostat (murtad)"

De cette fatwa il faut rapprocher une fatwa du 5 février 1993 , empruntée à Bat Ye’or qui la cite dans son livre « Juifs et chrétiens sous l’islam. Les dhimmis face au défi intégriste ». Le cheikh Qubtan , professeur de droit musulman à Riyad avait répondu à la question « Est-il permis à un chrétien, dans une société appartenant à un musulman, d’avoir autorité sur des musulmans ..et d'être directeur?"
La réponse du mufti est claire : « l’autorité d’un non-musulman sur un musulman n’est pas permise, selon la parole d’Allah « Dieu ne donnera pas aux infidèles l’avantage sur les croyants (musulmans) (Coran , sourate 4, verset 141, fin du verset). L’autorité d’un non –musulman est par conséquent en contradiction avec le texte des versets. Car le musulman qui doit obéir à celui qui le commande devient son inférieur . « Une telle situation est inacceptable pour un musulman » (…) . Notre conseil à ce directeur d’entreprise est de remplacer ce directeur infidèle ( chrétien) par un musulman »

Dans l’interview de Ayaan Hirsi Ali , née en Somalie, jeune députée à la Haye- coauteur avec Théo Van Gogh de « Soumission » , interrogée à propos de l’assassinat de ce dernier , le 2 novembre 2004 et sur l’islam en général.
elle dira « le problème c’est le prophète et le Coran ». On lui rétorquera « Mais il existe des islams différents , plus ou moins stricts selon les pays ».
« C’est une supposition erronée. En Hollande , nous aurions ainsi l’islam des polders, plus consensuel , en Amérique latine, l’islam salsa , en France un islam .. du vin. Ce n’est pas vrai. C’est ce que nous souhaiterions , mais ce n’est pas la réalité.

DEUXIEME PARTIE : L’ISLAMISATION PROGRESSIVE DE LA FRANCE.

L’islam n’est pas intégrable mais il ne changera pas . ;L’islam ne se modernisera pas . . Le Coran est la parole de Dieu éternelle et intangible et Mahomet est le beau modèle insurpassable. Ne pas le reconnaître c’est blasphémer et le blasphème est puni de mort ! ( ou 3 ans de prison et 750 coups de fouet , en place publique contre un professeur blasphémateur en Arabie saoudite, sentence , pour une fois, extrêmement clémente ).
L’islam ne se modernisera pas mais … il peut chercher à islamiser la modernité
Certains musulmans ont vite compris que dans les démocraties occidentales ils pouvaient , avec de la patience, arriver à leurs fins , à savoir rendre musulman le monde européen .

QUELQUES FATWAS montrent que ce dessein est dans l’esprit des responsables musulmans .La France est en train de devenir terre d’islam.
1)Première fatwa : à la question posée : « Est-il obligatoire pour un musulman résidant en terre non musulmane d’émigrer vers un pays musulman , il est répondu :
( http://www.muslimfr.com ) « Lorsqu’on peut exprimer sa religion dans un pays mécréant , ce lieu devient terre d’islam ; y résider devient alors préférable que le quitter en raison de l’espoir que sa présence conduise d’autres à l’islam .
Toute la question reste maintenant de savoir si les pays occidentaux sont considérés comme des territoires de guerre (dâr al-harb)* « Personnellement je ne le pense pas , au vu des libertés dont nous disposons »
(*Allusion à la distinction traditionnelle entre « territoire d’islam » et » territoire de guerre° »’les pays non musulmans à conquérir).

Et l’islamisation des pays européens est en train de s’opérer . En achetant beaucoup de « sol » français ou belge ou suisse l’Europe devient, au regard de l’islam, terre d’islam. Aussi les membres du Conseil Européen de la Fatwa et des Recherches (CEFR) permet de passer outre à la prohibition du prêt à intérêt , à deux conditions :
- La maison doit servir de résidence principale
- l’acquéreur ne doit pas disposer d’un autre moyen que le crédit à intérêt pour acheter sa maison. L’argument , c’est la règle stipulant qu’en cas de nécessité absolue , l’interdit devient permis . C’est ce qui arrive pour les interdits alimentaires quand on ne peut pas avoir des produits halal (sourate 6, les troupeaux, verset 145)

Quand les hommes politiques permettent aux musulmans de construire des mosquées , ils contribuent à rendre le territoire français , terre d’islam !!!

2) Deuxième fatwa :à la question posée dans une autre fatwa au sujet des « Devoirs des musulmans en occident » il est ainsi répondu ( http://www.islamophile.org)
- Le premier devoir c’est de préserver son identité musulmane , de se cramponner aux principes islamiques
- Le deuxième devoir est envers les membres de sa famille : éviter la désagrégation familiale et le manque d’éducation islamique des enfants
- Le troisième devoir est de se soutenir les uns les autres. « Le croyant envers son frère croyant est comparable à un édifice dont les briques se soutiennent les unes les autres."
- Le quatrième devoir des musulmans envers la société dans laquelle ils vivent c’est d’être DE SINCERES PREDICATEURS DE LEUR RELIGION.
« Inviter autrui à l’islam n’est pas un devoir exclusivement dévolu aux savants et aux sheikhs .. Bien au contraire ce devoir concerne tout musulman engagé. Tous comme les savants et les sheikhs délivrent des sermons et des conférences, écrivent des livres pour la défense de l’islam, il n’y a rien d’étonnant à ce que des musulmans du commun prêchent l’islam dans la sagesse et la bonne exhortation »

D’ailleurs sur cette ISLAMISATION ,elle doit se faire, envers les gens du Livre(les juifs et les chrétiens) avec douceur.

On voit les dangers du dialogue islamo-chrétien où les musulmans usent de douceur et de ..taqiya (dissimulation ). Beaucoup de fatwas rappelent les préceptes du Coran qui invitent au dialogue , comme
( http://www.fatwas.online.fr) La sourate 16 , les Abeilles, verset 125 est claire « Par la sagesse et la bonne exhortation appelle au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon ». Sourate 29 , l’araignée , verset 46 « Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre » .

Mais seul le Père Antoine Moussali avait vu le lien que fait le Coran entre l’invitation au dialogue et la conversion des infidèles..
Ce que recommandent les fatwas c’est la DOUCEUR pour séduire les occidentaux : islamiser en douceur.. Sourate 3, la famille de Imrân , verset 159 « C’est par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux. Mais si tu étais rude , ils se seraient enfuis « . Sourate 20, Ta ha , verset 44 « Puis parle-lui gentiment.. »

La stratégie d’islamisation n’est pas une invention. La différence entre Ben Laden et Ramadan c’est le mode de stratégie : le premier a choisi le sabre , c’est-à-dire le jihâd alors que l’autre préfère la propagande et la prédication. Mais ils partagent le même objectif : la conquête de l’Europe..Seulement ils ne le feront pas seuls. Ils ont pour alliés une partie de l’Eglise, à travers le dialogue islamo-chrétien et les associations laïques et antiracistes.
Ils se servent à fond du différentialisme culturel. Or par souci de tolérance , surtout par peur d’être accusés de racisme antimusulman , voire d’islamophobie, leurs interlocuteurs leur pardonnent des propos qu’ils ne pardonneraient pas une seconde à un intégriste chrétien. Ramadan n’a pas peur de dire cyniquement « il faut le temps du cheminement » et on peut être navré de voir qu’Alain Gresh , rédacteur en chef du « Monde diplomatique », est toujours le grand ami de Ramadan . C’est un homme qui ne change pas de cap facilement. Il a passé les trois-quarts de son existence à nier la dérive totalitaire du parti communiste soviétique !!.

Pour le cheikh Youssouf Qardawi , leader spirituel des Frères musulmans et du mouvement Hamas , l’islam devra « progressivement toucher le continent européen ». C’est ce qu’écrit Paul Landau « Le sabre et le Coran. Tariq Ramadan et les Frères musulmans à la conquête de l’Europe », Editions du Rocher 2005, 231 pages " Il y a des liens entre l’UOIF(Union des Organisations Islamiques de France), les Frères musulmans et le cheikh Qaradawi.."

Or l’UOIF est majoritaire dans le Conseil Français du Culte Musulman. (CFCM) et Nicolas Sarkozy , par sa présence au Bourget en avril 2005 , à l’occasion du rassemblement annuel de l’UOIF accorde à cette Union des Organisations islamiques de France une dangereuse importance ; créée en 1983 par deux étudiants, un tunisien et un irakien, cette organisation regroupe aujourd’hui 200 associations musulmanes à travers toute la France et elle est connue …grâce au gouvernement français. Des représentants comme Fouad Alaoui doivent leur notoriété et leur pouvoir à Nicolas Sarkozy qui veut ignorer les dangers de l’islamisation et joue l’ignorance . Mais jusqu’où peut aller la cécité et l’ignorance ?

3)Troisième fatwa : La fatwa qui ridiculise la France .
Dans une fatwa édictée le 6 novembre 2005 par l’UOIF ,(http://www.uoif-online.com ) concernant les émeutes de banlieue , il est dit au début : « Dans plusieurs versets du Saint Coran, Dieu blâme la destruction et le désordre et rejette ceux qui les accomplissent. Il dit au verset 64 de la sourate 5 « Allah n’aime pas les semeurs de désordre » Il dit au verset 60 de la sourate 2 « Ne semez pas de troubles sur la terre comme des fauteurs de désordre » ( voir également 2/27 ;7/56 ;28/77etc..)
Un avis juridique (fatwa) pour que cessent les émeutes , cela peut paraître un acte citoyen. En apparence la fatwa est irréprochable. Mais pour celui qui a la curiosité d’ouvrir un coran, quelle surprise ! Que lit-on à la sourate 5, verset 64 « Et les juifs disent « la main d’Allah est fermée » . Que leurs propres mains soient fermées et maudits soient-ils pour l’avoir dit. Au contraire, Ses deux mains sont largement ouvertes (…). Nous avons jeté parmi eux l’inimitié et la haine jusqu’au jour de la Résurrection . Toutes les fois qu’ils allument un feu pour la guerre, Allah l’éteint. Et ils s’efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu’ALLAH N’AIME PAS LES SEMEURS DE DESORDRE.. »
L’UOIF a pris ce verset qui condamne les juifs mais il ne cite que la fin du verset. Mais les musulmans connaissent le début du verset.et ils savent que ce verset stigmatise les juifs.. Mais peut-être est-ce une maladresse de l’UOIF ?. Passons au deuxième verset du Coran . Que dit la sourate 2 , verset 60. ? [Et rappelez-vous]quand Moïse demanda de l’eau pour désaltérer son peuple, c’est alors que nous dîmes « Frappe le rocher avec un bâton « et tout d’un coup , douze sources jaillirent (..) « Mangez et buvez de ce qu’Allah vous accorde , et « NE SEMEZ PAS DE TROUBLES SUR LA TERRE COMME DES FAUTEURS DE DESORDRE ». »
Peut-on croire à une nouvelle maladresse de la part des responsables musulmans de l’UOIF ? C’est quasiment impossible . En effet les autres versets cités (Sourate 2, verset 190) si on les lit dans leur intégralité ne sont guère rassurants. On se demande s’il s’agit d’un appel au calme ou d’une incitation à la violence , de même que , pour les deux premiers versets cités , c’est bien une incitation à la haine des Juifs.. De plus il y a comme un clin d’œil de l’UOIF aux musulmans , en disant « Ne soyez pas comme les juifs, ce sont eux qui allument les feux !! » Si on fait l’analyse en profondeur de la fatwa on découvre que loin d’être une fatwa d’intégration c’est une farwa qui encourage le combat contre les infidèles. Les autorités musulmanes utilisent le double langage , une façon de parler pour les musulmans, une autre façon de parler pour les non-musulmans.. Et comme les journalistes sont paresseux et n’ouvriront pas un coran, c’est ainsi que progressivement la France s’islamise.
Et la fatwa de Nicolas Sarkozy trône à la une de son site http://www.sarkozynicolas.com/index.php? option=com_content&task=view&id=63& itemid=1-54k , avec cette formule qui dans le contexte prête à rire « La France ne redoute pas le changement , elle l’attend ».
Avec des fatwas de ce type on peut effectivement attendre un changement et ce changement risque bien d’être une islamisation de plus en plus poussée de la la France.


CONCLUSION

En fait l’islam en France ne veut pas être français mais se sert de la France pour progresser .

Le délit de blasphème a été rétabli en France puisque 3000 euros d’amende ont été requis par le procureur d’Amiens contre un abbé picard qui avait injurié le coran . Philippe Sulmont , abbé de Domqueur (Somme) avait parlé du coran en termes orduriers , dans le bulletin paroissial de novembre 2004.
http://www.topchretien.com/topinfo/affiche info v2. php? Id=10197.
Mais les attaques judiciaires sont aussi dirigées contre les sites irrespectueux envers l'islam. Le site satirique musulmaneonline.com ne fonctionne plus et son webmaster a été condamné à 3 mois de prison avec sursis et 15000 euros d’amende. Le motif invoqué « incitation à la haine raciale ». Il s’agissait de dessins très drôles , des femmes voilées avec tchador et burka , dans des attitudes provocatrices et tenant des propos vraiment amusants. En appel le webmaster a eu 5000€ d’amende . Depuis notre camarade de Résistance à l’islamisation s’est pourvu en cassation.

Car c’est bien de résistance dont il s’agit , résistance à la désinformation qui veut nous faire croire que l’islam est intégrable, et que jamais aucune religion n’a été aussi laïque , tolérante et ouverte. C’est sans doute pour cela que le secrétaire de l’UOIF s’est opposé à ce qu’on permette aux musulmans de se convertir à une autre religion. Sur l’apostasie , personne ne dit rien. L’apostasie punie de mort et qui fait que si on entre facilement en Islam, on a pas le droit d’en sortir. Quelle religion empêche ses adeptes de sortir ? C’est contraire à la liberté. Quelle religion oserait dire qu’elle est la meilleure , sourate 3 , verset 110 « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes » Et un hadîth du prophète stipule :Le messager de Dieu a dit : « Tout enfant naît dans la religion naturelle qu’est l’islam. Ce sont ses parents qui en font ensuite un juif ou un chrétien. Quand naissent chez vous de jeunes animaux, leur trouvez-vous le nez ou les oreilles coupés à moins que vous ne les leur ayez coupés vous-mêmes ? « . C’est contraire à l’égalité entre les religions. Quant à la fraternité , le musulman est le frère du musulman , pas le frère du juif et du chrétien. Sur les trois exigences de la République, liberté, égalité, fraternité, l’islam refuse de s’intégrer. Mais il entend intégrer les autres car c’est une religion prosélyte. Kebîr Jbîl a raison « s’il y a des propos irresponsables et condamnables , ce sont ceux qui n’osent pas dénoncer « l’islamisation ».


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MessagePublié: 05 Avr 2009, 14:26 
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Enregistré le: 30 Avr 2005, 01:16
Messages: 6806
La Finance islamique ou l’islamisation déguisée

Anne-Marie Delcambre dénonce l’hypocrisie de la Finance islamique, un des nombreux chevaux de Troie de notre islamisation.
Image
http://www.libertyvox.com/article.php?id=381


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MessagePublié: 05 Avr 2009, 19:25 
ÉTUDE SUR LE FONCTIONNEMENT DES BANQUES ISLAMIQUES
Gérard Verna et Ab. Chouick. Département de Management, Université Laval, Québec. Juin 1989

Plan :

INTRODUCTION
1. LES BASES THÉORIQUES
1.1. Les concepts
1.2. Les contrats islamiques
2. LES APPLICATIONS PRATIQUES
2.1. Le développement des banques islamiques
2.2. Les instruments financiers utilisés
3. LES PERSPECTIVES D'AVENIR
3.1.Les possibilités et les contraintes :
3.2. L'application de la châ'aria :
3.3. La coopération avec les autres systèmes bancaires
3.4. L'intégrisme et les banques islamiques :
3.5. Problématique actuelle des banques islamiques
Bibliographie

Remerciements et note préalable.

Les auteurs remercient vivement les Professeurs Jean-Claude Cosset, Fayez Boctor et Pierre Yourougou, tous trois de la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval, pour leurs remarques et leurs conseils lors de la rédaction de cette étude.

Pour ce qui concerne l'étude proprement dite, les auteurs sont conscients qu'ils risquent, a priori, d'irriter certains lecteurs musulmans en abordant des questions religieuses. Les auteurs tiennent donc à souligner qu'il ne s'agit là nullement d'un "egtehad" auquel ils ne sont pas autorisés, mais simplement d'une synthèse d'études laïques vulgarisées. L'importance du problème des banques islamiques est en effet telle que les non-musulmans sont également concernés et doivent donc pouvoir s'expliquer le phénomène, ne serait-ce que pour dire aux musulmans comment ils l'ont compris.

INTRODUCTION

Lexique des termes arabes utilisés dans le texte

N.B. Il est extrêmement difficile de garantir l'orthographe exact des différents mots arabes utilisés dans le texte ci-après car celui-ci diffère selon les traducteurs. Par ailleurs, les in terprétations fournies sont approximatives car la langue arabe est très fleurie et la simple traduction d'un mot sorti de son contexte est toujours délicate. Les termes figurant dans ce bref lexique sont identifiés dans le texte par un (*).

Baraka : Bénédiction de Dieu grâce à laquelle on aura de la réussite
Cha'aria : Loi découlant de la stricte application des préceptes du Coran et des Haddiths
Coran : Livre saint dicté au Prophète Mahomet par l'Archange Gabriel
Dar : maison
Dar Al Harb : "La maison des autres" (l'ensemble des non-musulmans)
Dar Al Islam : "La maison des soumis (à Dieu)" (l'ensemble des musulmans)
Fatwa : Avis rendu sur un point de doctrine après consultation de certaines autorités religieuses
Hadith : Recueil de paroles du Prophète
Halal : Tout ce qui est permis
Ijara : Loyer
Iktina : Possession
Mal : Argent
Modaraba : Société en participation
Modareb : Entrepreneur
Mufti : Grande autorité religieuse, "chef" des Ulémas
Musharaka : Société en commandite simple
Raab al-mal : Propriétaire de l'argent
Riba : Intérêt sur des prêts ou usure
Sunna : Histoire de la vie du Prophète (à l'origine du mot "sunnisme")
Uléma : Gardien de la foi
Zakat : Contribution volontaire des musulmans pouvant être versé soit à des pauvres soit à des institutions spécialisées dans sa collecte

Si les banques islamiques n'ont encore qu'une influence marginale à l'échelle mondiale, leur avenir semble souriant car le nombre de leurs clients augmente très rapidement. Certaines banques occidentales, telles que la Citycorp ou l'Union des Banques Suisses, commencent à ouvrir des "comptes islamiques", permettant à leurs clients musulmans (venant principalement des États du Golfe) de placer leur argent dans des conditions plus conformes à leurs convictions. (Piquard, 1988)

Les banques islamiques ont déjà d'importantes réalisations à leur actif. Elles ont ainsi réintégré dans le circuit économique mondial plus d'une quinzaine de milliards de dollars, soit environ le tiers du pactole thésaurisé dans les pays arabes. Elles ont aussi permis, au sein même de la communauté musulmane, un début de redistribution des flux entre les pays du Golfe qui disposent de surplus financiers, et les autres pays musulmans dont les besoins en capitaux peuvent être dramatiques. Elles ont enfin encouragé le brassage des élites musulmanes : le holding DMI, installé à Genève, rassemble des dirigeants originaires d'Arabie Saoudite, du Soudan, du Bangladesh, d'Egypte, de Jordanie, etc....

Les banques islamiques tirent leur spécificité de l'application des règles du Coran, livre saint des musulmans. Plusieurs de ses versets indiquent en effet clairement la prohibition de l'intérêt.

"...Ceux qui se nourrissent de l'usure ne se dresseront, au jour du Jugement, que comme se dresse celui que le Démon a violemment frappé. Il en sera ainsi, parce qu'ils disent <<la vente est semblable à l'usure. Mais Dieu a permis la vente et il a interdit l'usure>>..." Sourate "La Vache", verset 275

A cette interdiction de l'intérêt s'ajoute également le refus de toute spéculation purement financière.(Nisse-Jason, 1987) L'argent est considéré par l'Islam comme un simple moyen d'échange, sans aucune valeur propre. Si sa circulation ne traduit pas une activité économique réelle, il serait immoral qu'elle rapporte quelque prime que ce soit. Comment, dans ces conditions, exercer le métier traditionnel de banquier sans courir à la ruine ?

L'objectif de cette étude est d'apporter quelques éléments de réponse à cette question en brossant un tableau le plus complet possible de ces institutions. Il sera d'abord présenté une définition des principaux concepts pris en compte par les établissements financiers islamiques, ainsi que des contrats traditionnellement utilisés par le monde arabe. La seconde partie étudiera la mise en pratique de ces principes et comment le développement des banques islamiques a peu à peu conduit à la situation actuelle, où se retrouvent différentes sortes d'établissements se réclamant de l'Islam.(Khan Waqar Masood, 1985. Nienhaus Volker, 1981, 1982) Enfin, une dernière partie sera consacrée aux perspectives d'avenir : quelles sont les contraintes qui persistent à géner un bon fonctionnement et comment ce nouveau réseau financier coopère-t-il avec les réseaux traditionnels.

1. LES BASES THÉORIQUES

1.1. Les concepts

Un fort mouvement existe dans le monde musulman en faveur de la création d'institutions financières islamiques. (El-Naggar Ahmed A, 1978, 1981) Il ne s'agit là que d'une manifestation d'un phénomène beaucoup plus large, celui de la renaissance de l'Islam et de ses valeurs. (Constantin François & Coulon Christian., 1977) La contribution du monde musulman à un nouvel ordre économique international pourrait être fondée sur l'application de la châ'aria* à des opérations financières et économiques. La conception islamique constitue, en effet, une alternative tant au système capitaliste qu'au système socialiste. (Abbasi Mas'Ud Ahmad, 1969) Si l'Islam diffère du libéralisme par son opposition à l'accumulation excessive des richesses - c'est-à-dire un enrichissement découlant du travail d'autrui et non de soi-même -, il est également en contradiction avec le socialisme car il protège le droit à la propriété individuelle et à la propriété des moyens de production.

La châ'aria :

Contrairement au monde chrétien, l'Islam ne fait pas de distinction entre la loi laïque et la loi religieuse. "La vertu ne consiste pas à tourner son visage vers l'Est ou vers l'Ouest ..." (Coran V.2 S 177) Il s'ensuit que les pratiques économiques et financières des banques islamiques doivent se conformer à ces principes directeurs, en conservant toutefois une certaine latitude pour s'adapter aux nouvelles situations économiques.

Le riba et la thésaurisation :

Ce qui distingue l'approche islamique des habitudes occidentales est une conception différente de la valeur du capital et du travail.[1] Au lieu d'une simple relation prêteur-emprunteur, le système financier islamique repose sur un partage plus équitable du risque entre le prêteur et le propriétaire d'entreprise.(Haque Zia Ul, 1980) Cette pratique découle d'un principe central du Coran, qui interdit le riba, c'est-à-dire les charges ou les paiements d'intérêts : "...O vous qui croyez, craignez Dieu. Renoncez, si vous êtes croyants à ce qui vous reste des profits de l'usure. Si vous ne le faites pas, attendez vous à la guerre de la part de Dieu et de son Prophète. Si vous vous repentez, votre capital vous restera. Ne lèsez personne et vous ne serez pas lèsés..." Coran, Sourate <<La Vache>>, versets 278-279 "...Ce que vous avez prêté à intérêt pour qu'il se multiplie aux dépens des biens des gens ne se multipliera guère auprès de Dieu." Coran, Sourate <<Les Gréco-Romains>>, verset 39

Comme pour la grande majorité des préceptes de l'Islam il y a à cet interdit des explications historiques. (Al-Inani Hassan, 1981) L'économie de la péninsule arabe du VIIème siècle reposait en effet sur des cités-états marchandes vivant dans un environnement hostile. Du fait de leur isolement, elles souffraient le plus souvent d'un manque de liquidités qui favorisait l'usure et la thésaurisation. Les préceptes islamiques visèrent à refréner ces phénomènes sociaux indésirables. Car si les taux d'intérêts appliqués aux négociants se déplaçant de ville en ville étaient trop élevés, cela décourageait le commerce et augmentait considérablement le coût des marchandises. L'Islam a dû créer l'obligation morale de n'utiliser l'argent qu'à des fins de production, pour soi et pour le bien de la communauté, en investissant dans des entreprises rentables. Mais ce que l'on entend par rentable consiste en un apport concret positif et indiscutable à la communauté, et ne dépend pas uniquement du jugement porté par le marché des capitaux pour assurer l'allocation des ressources .

Les opinions divergent sur l'interdiction de l'intérêt dans les économies d'aujourd'hui. Certains "modernistes" trouvent la lecture littérale du Coran trop restrictive et préconisent une interprétation dans l'esprit de la loi,affirmant que le Coran n'a pas interdit "l'intérêt légitime". Néanmoins, une grande majorité continue à penser que l'intérêt doit être totalement interdit. Aucune banque islamique ne charge des intérêts sur des emprunts ou n'en paie sur des dépôts. Mais certaines opérations commerciales de fiducie permettent aux partenaires de contourner cette difficulté. Ainsi, et selon certains auteurs, l'application de l'intérêt ne serait autorisée que pour les opérations financières avec "Dar Al Harb", mais pas avec "Dar Al Islam". (Katouzian Homayoun, 1981)

Les économistes musulmans constatent également que, dans le système occidental, les fonds disponibles vont surtout aux emprunteurs offrant les meilleures garanties "financières" et ne profitent pas nécessairement aux projets les plus productifs pour le bien-être de la communauté.(Mannan M. Abdul, 1980) En d'autres termes, il convient de rechercher au moins autant la "plus-value sociale" du projet qu'une simple plus-value économique. (Verna, 1989) Enfin, les charges d'intérêt réduisent l'offre de capital à risque et entravent donc la croissance.(Nakhjavani Mehran, 1982)

Le rôle du bénéfice :

Un autre raisonnement est aussi apparu pour continuer à justifier le principe de l'interdiction de l'intérêt. Il n'est ainsi plus question de financer des prêts mais, plutôt, de proposer au prêteur un engagement actif dans l'entreprise demandeuse, laquelle, en retour, va offrir un partage des bénéfices futurs. Ceci correspont généralement à une prise de participation sous forme de parts ou d'actions. La raison économique du bénéfice n'est alors pas seulement la possibilité de le redistribuer, mais plutôt l'efficacité, la stabilité économique et la croissance des entreprises dont ce bénéfice témoigne. Le simple financement assorti d'intérêt peut être très injuste lorsque seuls les entrepreneurs subissent la perte ou, au contraire, récoltent des bénéfices d'un montant disproportionné.

La zakat :

C'est une contribution volontaire de 2,5% des revenus d'une personne.(Badawi M.A. Zaki, 1979) Le paiement de la zakat est l'un des cinq commandements religieux des musulmans. "... mais vertueux est celui ... qui observe scrupuleusement le culte et fait l'aumone de la Zakat ..." (Coran, V.2 S. 177) Elle est perçue sur les marchandises échangées et sur les revenus professionnels et immobiliers, mais pas sur les propriétés personnelles (maisons, meubles bijoux, etc...). Les particuliers peuvent verser leur zakat directement à un bénéficiaire privé ou à une institution spécialisée dans la redistribution de ces fonds, telle que la plupart des banques islamiques.(Rahman Moussa Ibrahim Abdel, 1977 - Gouvernement du Pakistan, 1980) Certains pays, tels le Pakistan ou le Soudan, légifèrent officiellement sur ce problème.

1.2. Les contrats islamiques

La mobilisation et l'emploi des capitaux reposent sur des concepts juridiques différents de ceux des banques occidentales. (Muhsin Muhammad, 1981) Dans certains cas, les formes juridiques utilisées remontent aux temps pré-islamiques, dans d'autres cas, des instruments complètement nouveaux ont été mis au point. L'évolution des banques islamiques au niveau international nécessite toutefois une certaine modernisation des formulations islamiques fondamentales. Les fatwa décident cas par cas si les nouveaux types d'instruments financiers sont compatibles avec les préceptes de la Châ'aria et servent ensuite de guides aux "conseils de surveillance religieux" des différentes banques. Deux formes juridiques sont fondamentalement utilisées pour fournir des capitaux sur la base des bénéfices et des pertes : le musharaka et le modaraba. Toutes deux sont des constructions arabes pré-islamiques développées à l'origine pour les besoins des villes-états marchandes déjà citées.

Le musharaka :

Le contrat de musharaka est, formellement, une société en commandite simple, en vertu de laquelle la banque et le client apportent chacun des capitaux en vue d'un projet spécifique. Une autre possibilité est une prise de participation de la banque dans le capital d'une entreprise existante. La répartition au prorata, entre la banque et le client, des bénéfices escomptés, fait l'objet d'un contrat entre les parties. Les pertes sont partagées en fonction de l'apport en capital. La banque est autorisée à participer à la gestion, mais peut aussi ne pas faire usage de ce droit. Il existe des contrats musharaka avec participation constante ou décroissante. (Cette dernière forme est ainsi pratiquée par la Jordan Islamic Bank) La banque conserve la part de bénéfice de l'utilisation pour le remboursement de l'apport en capital.

Le modaraba :

Le contrat modaraba est, formellement, une société en participation comportant une distinction claire entre le bailleur de capitaux et l'entrepreneur qui a, lui, la haute main sur son projet. La rémunération est, là encore, fondée sur un pourcentage de bénéfices de l'entrepreneur fixé à l'avance. Les pertes éventuelles doivent être supportées par le seul bailleur de capitaux. Le chef d'entreprise renonce à une rémunération variable de son travail. A l'origine, la banque était le fournisseur de capitaux (raab al-mal) et finançait un projet proposé par un entrepreneur (modareb). Aujourd'hui, le modaraba peut s'appliquer à diverses activités économiques.

2. LES APPLICATIONS PRATIQUES

2.1. Le développement des banques islamiques

Il y a actuellement plus d'une centaine d'institutions financières en fonctionnement.(Khan Mohsin-S. 1986) La plupart ont été créées dans la seconde partie des années 70 dans les pays arabes comme l'Egypte, le Soudan et les États du Golfe. Bien que les capitaux pétroliers favorisent les activités économiques et, partant, les opérations bancaires et financières, la structure du capital des banques islamiques ne dépend pas de l'initiative publique mais privée.

Les premières expériences :

La première expérience a eu lieu en Egypte, sous la forme des caisses d'épargne rurales du Mit-Ghamr (delta du Nil) entre 1963 et 1967. (Mayer Anne Elizabeth, 1985) Le modèle utilisé était celui des caisses d'épargne allemandes, adapté à l'environnement rural d'un pays islamique en développement. La majorité de la population rurale, très religieuse, était alors très méfiante vis à vis des banques fonctionnant sur le modèle occidental. Une part importante des revenus de cette population était économisée pour faire face à des problèmes de nature sociale, des urgences, etc... La condition indispensable à un changement de comportement, c'est-à-dire le passage d'une "épargne en actifs réels" à une "épargne financière", était de créer de nouvelles institutions financières qui respecteraient les principes religieux de cette population. L'expérience dût prendre fin pour des raisons politiques. Néanmoins, elle ouvrit la voie à des entreprises ultérieures, telles que la Nasser Social Bank en 1971, première banque à caractère social pour les groupes sociaux à bas revenus. Outre ces institutions d'épargne et de prévoyance sociale, des banques islamiques à caractère commercial furent aussi créées dès le milieu des années 70. Elles souhaitaient offrir une solution de remplacement "islamique" à ceux qui étaient déjà en contact avec des institutions classiques. Il y eut deux types d'institutions : les banques commerciales et sociétés d'investissement, et les sociétés internationales de portefeuilles islamiques.

La Banque Islamique de Développement :

Un événement important dans l'histoire de la banque islamique a été la création de la Banque Islamique de Développement (B.I.D.), institution inter-gouvernementale, à Jeddah (Arabie Saoudite) en 1975. Selon ses statuts, la B.I.D. a pour mission de favoriser le développement économique et le progrès social dans les pays membres et dans les autres communautés musulmanes, individuellement ou conjointement, suivant les principes de la loi islamique. La B.I.D. peut fournir des fonds propres et des prêts sans intérêts pour des projets de développement. Elle est également engagée dans le financement du commerce international. Outre son aide financière, la B.I.D. apporte son assistance technique, notamment dans la coordination des projets de développement des pays membres. (Wohlers-Scharf Traute, 1982, 1983)

L'objet de la B.I.D. est de promouvoir la coopération avec les banques nationales islamiques, en fournissant, par exemple, du capital social pour la création de nouvelles institutions islamiques, du financement conjoint de projets et une coopération dans le domaine des études et de la formation. La B.I.D. s'efforce de développer l'idée de la banque islamique dans le Tiers Monde et, à cet effet, coopère avec plusieurs institutions musulmanes. (MEED Special Reports, 1980, 1981) [2]

Les banques commerciales et les sociétés d'investissement :

On peut les regrouper d'après leur structure de capital et leurs liens personnels. Le premier groupe de banques n'a pas de lien financier important avec les autres institutions islamiques. On mentionnera à cet égard la Nasser Social Bank, la Jordan Islamic Bank, l'Islamic International Bank for Investment and Development en Egypte ainsi que des banques au Bangladesh, aux Philippines, en Afrique du Sud, en Australie et en Grande-Bretagne.

On trouve un second groupe dans les pays du Golfe: la Dhubaï Islamic Bank, la Kuwait Finance House, la Bahrain Islamic Investment Company. Les banques les plus anciennes ont pris une petite participation dans les banques nouvellement créées (la Dhubaï Islamic Bank détient 4.4% et la Kuwait Finance House 7.7% de la Bahrain Islamic Bank).

Les sociétés internationales de portefeuille :

Si les banques de dépôt islamiques évoquées plus haut opèrent essentiellement sur une base nationale, les sociétés de portefeuilles islamiques, qui ont pour objet des prises de participations dans d'autres entreprises, ont plutôt une vocation internationale. Ce sont notamment l'Islamic Investment Company, Nassau (1977), l'Islamic Company of the Gulf, Sharjah (1978), la Sharia Investment Services, Genève (1980), la Bahrain Islamic Investment Bank, Manama (1980), l'Islamic Investment House, Amman (1981), le Dar Al-Mal Al-Islami Trust (Bahamas) (1981) et la Dar Al-Mal Al-Islami Ltd, Genève (1981). Il n'est pas certain que toutes ces activités soient strictement conformes à la Châ'aria mais, ainsi que nous le verrons ci-après, les autorités saoudiennes sont en train de faire un inventaire précis de ce qui est acceptable.

Le Dar al Mal al Islami (D.M.I.) :

Le prince Mohammed Al-Faysal Al-Saud a contribué à la création du Dar-Al-Mal Al-Islami [3] (groupe D.M.I.) en 1981. Actuellement, cette institution islamique, la plus fortement axée sur le commerce, a une capitalisation projetée de $ 4 milliards. Le D.M.I. est enregistré comme fonds fiduciaire aux termes de la loi sur les sociétés des Bahamas et il est dirigé par un conseil de dix-huit membres. Sa société d'exploitation, qui est une filiale à 100%, la D.M.I.-S.A., est enregistrée à Genève comme "trustee". D.M.I.-Trust a également un conseil de surveillance religieux composé de six membres, qui sont toutes d'éminentes personnalités religieuses du monde musulman. L'objet du conseil religieux est de donner son agrément à tous les systèmes islamiques en fonctionnement avant leur mise en oeuvre par les filiales du D.M.I., pour s'assurer que les activités de la société sont en conformité avec les principes islamiques. (Hughes Margaret, 1981)

2.2. Les instruments financiers utilisés

(Heinrich J.B. 1987 - Ali Muazzam, 1982)

Les placements et prêts :

Dans le domaine bancaire, les institutions offrent leurs services comme gestionnaires de capital (mudareb) et sollicitent les dépôts du public (raab al-mal). Le client se voit proposer une variété d'instruments à terme fixe (par exemple : compte de titres, compte de placements, etc.) et partage avec la banque les risques de participation. On ne lui assure ni bénéfice, ni rendement intégral du principal. Dans le cas de compte à vue, la banque assure seule tous les risques, mais elle ne partage pas les bénéfices avec le déposant (souvent la banque islamique détermine un solde minimum au-dessus duquel aucune commission de terme compte n'est perçue sur les comptes de dépôt à vue). En matière de placement, la banque émet des certificats nominatifs ou au porteur (souvent négociables) qui donnent au porteur le droit de partager les bénéfices des activités entreprises par la société d'investissements. Cela peut s'appliquer à un seul projet, ou il peut s'agir d'une participation générale à toutes les activités. La durée peut être à date fixe, à intervalles fixes, à la demande, etc.

Pour la fourniture de biens et d'équipements, les banques utilisent le contrat murabaha. L'institution financière achète les matières premières, les biens ou les équipements au prix coûtant et les vend au client sur la base du coût majoré d'une marge négociée. D'autres opérations comportant le financement par ijara aux termes duquel la banque acquiert des équipements ou des immeubles et les mets à la disposition du client sous forme de location directe, tout comme dans le système de location-vente (ijara wa iktina). Le client a toutefois la possibilité de devenir propriétaire des immeubles en location en effectuant des remboursements échelonnés versés à un compte d'épargne. Le réemploi de ce capital accumulé se fait au profit du client, car cela lui permet de compenser le coût de la location.

Les institutions financières peuvent également consentir des prêts sans intérêt, lesquels revêtent deux formes : le prêt de bienfaisance ou de charité (forme de découvert), et le compte à terme multiple de régularisation.

Les assurances :

L'assurance islamique (solidarité) est constituée par les modarabas islamiques de solidarité. L'idée de base est que l'adhérent à un système de solidarité verse par tranches une somme donnée entre 20 et 60 ans.Lors du décès les héritiers légitimes recoivent le montant du principal versé à la date du décès, les bénéfices accumulés à cette date et, en outre, la somme que le décédé aurait payé s'il avait vécu jusqu'à l'âge de 60 ans. Ce dernier montant est déduit des bénéfices modaraba de tous les autres participants au système, d'où le terme de solidarité. Dans l'autre cas, le principal et les bénéfices accumulés sont réglés à l'adhérent à l'âge de 60 ans. Le nombre de ces formes de modarabas devrait bientôt s'accroître pour couvrir non seulement l'assurance-vie, mais aussi tous les frais de la vie contemporaine.

Les certificats de participation et de prêt :

L'innovation la plus récente de la banque islamique est la création du certificat islamique de participation et de prêt, instrument financier introduit en 1978 sur le marché par l'Islamic Investment Company (I.I.C.Gulf). Le contrat combine les deux principes du modaraba, ou contrat de participation (représenté par le certificat de participation) et du prêt de bienfaisance (représenté par le certificat de prêt).

Ces deux concepts juridiques réunis forment la société modaraba ou société de fiducie. Elle a sa propre personnalité juridique et une durée déterminée. L'Islamic Investment Company of the Gulf agit en tant qu'associé (participant), le grand public investisseur (détenteur du certificat de participation) en tant qu'usufruitier ou prêteur. Dans le cas présent, les investisseurs peuvent fixer leur part de placement (à risques) et celle du prêt (garantie de remboursement du principal). Les modarabas de l'I.I.C. Gulf ont reçu un agrément coranique conformément aux fatwa officiels.

Les autres activités :

Outre les activités mentionnées ci-dessus, les banques islamiques sont en mesure d'offrir à la clientèle les opérations bancaires traditionnelles et les services connexes. Elles peuvent, au surplus, se livrer à des activités pour leur propre compte : opérations de change, création de sociétés filiales à des fins spécifiques, etc. Les autres activités portent sur la recherche de marchés et de débouchés extérieurs pour les sociétés apparentées, la communication de renseignements nécessaires au développement des affaires et de données économiques générales, financières et technologiques à la clientèle et à la communauté musulmane.

Les banques islamiques n'ont cependant pas été en mesure d'utiliser de façon cohérente et uniforme tous les instruments financiers évoqués. Jusqu'ici, elles ont privilégié les opérations de commerce et d'immobilier pour leur propre compte ainsi que les contrats de type murabaha et de crédit-bail. Elles présentent l'avantage d'offrir des bénéfices certains déterminés à l'avance, par rapport aux systèmes incertains de partage de bénéfices.

3. LES PERSPECTIVES D'AVENIR

3.1.Les possibilités et les contraintes :

Quel avenir peut-on entrevoir pour les banques islamiques? (Graham D., 1987) Il convient d'abord de distinguer l'aptitude à mobiliser des ressources supplémentaires et celle de créer des nouvelles activités économiques.

Les banques de dépôts et d'affaires islamiques, représentant la majorité des institutions actuelles, sont en concurrence avec les banques occidentales pour la collecte des dépôts auprès d'une clientèle, zélatrice de l'Islam, laquelle, par conviction, ne recherche pas l'intérêt. Un transfert de dépôts des banques occidentales vers les banques islamiques n'aura pas pour effet de drainer un supplément de ressources au niveau national. Toutefois, ces institutions pourraient peu à peu parvenir à collecter des capitaux de pays musulmans excédentaires et, à la longue, des économies occidentales pour des entreprises communes ou pour des projets industriels de grande envergure.

Les caisses d'épargne islamiques n'existent pas encore, bien que l'idée ait été jadis appliquée dans le Mit-Ghamr en Egypte. Ces caisses pourraient devenir le moyen de modifier le comportement d'épargne de la majorité des populations des pays musulmans et les faire participer ainsi au processus de formation du capital et du développement économique national en raison du contexte approprié et des conditions offertes : respect du sentiment religieux, large réseau de succursales dans les zones rurales, gestion indépendante des pressions politiques. Les caisses d'épargne islamiques pourraient concourir, au coût économique le plus bas, à un processus autonome de formation de capital. De par leur mandat, ces institutions financières islamiques devraient employer leurs ressources dans des secteurs et des zones géographiques jusqu'ici négligés par les banques traditionnelles, à savoir la petite industrie, l'artisanat, le commerce et l'agriculture. Elles pourraient recevoir des capitaux propres en provenance de sources régionales et internationales de financement jusqu'alors dans l'impossibilité d'atteindre les institutions desservant les plus petits agents économiques des zones rurales.

3.2. L'application de la châ'aria :

Certaines banques islamiques, principalement saoudiennes, rencontrent des problèmes résultant de la non-liquidité de certains emprunteurs importants. En effet, certaines cours de justice fonctionnant sur la base de la châ'aria, ont permis à des emprunteurs d'être dégagés de leurs obligations et ont même ordonné dans certains cas le remboursement des intérêts par la banque. Plusieurs emprunteurs [4] trouvent refuge dans la "religion" et font appel à la châ'aria pour échapper à leurs obligations envers les banques. Actuellement, tous les cas jugés sur la base de la châ'aria ont été en faveur des emprunteurs, même si les banques avaient des droits légaux.

L'organisme saoudien de contrôle bancaire, la SAMA, a été autorisé par le ministère des finances saoudien à former un comité chargé d'arbitrer les disputes entre les banques et les emprunteurs.(Abdeen A.M. and Shook D.N., 1984) Ce comité doit étudier toutes les affaires en cours. La nature des membres devant composant le comité pose un problème très important. Sera-ce des personnalités religieuses, des banquiers ou des personnes du monde des affaires ? Certains banquiers considèrent la formation de ce comité comme une étape dans la bonne direction. Déjà, certaines directives du ministère des finances, telles que celles relatives aux garanties de performances, ont été bien accueillies par les banques. [5]

3.3. La coopération avec les autres systèmes bancaires

Étant donné que la banque islamique repose sur des concepts très différents de ceux des banques occidentales, des approches novatrices sont nécessaires. (Taylor T.W. and Evans J.W., 1987) Les implications de cette cohabitation des banques islamiques avec des intermédiaires financiers occidentaux restent à étudier au niveau doctrinal. (Gambling T.E., Karim-Rifaat A.A., 1986) Une première expérience pratique de coopération existe dans le cadre des opérations de co-financement de la Banque Islamique de Développement. Les partenaires de la BID sont des institutions nationales comme les banques régionales de développement, les Fonds arabes de développement multinationaux et nationaux et les sociétés arabes d'investissements, mais aussi d'importantes institutions bancaires de pays de l'O.C.D.E.

3.4. L'intégrisme et les banques islamiques :

En Égypte, certaines sociétés islamiques de placement sont considérées comme la branche financière du mouvement islamiste égyptien. Ces sociétés font face à une hostilité à peine voilée du gouvernement égyptien. Cette hostilité reflète une double préoccupation, politique et économique. En effet, les sociétés islamiques de placement égyptiennes disposent de fonds équivalant pratiquement au budget annuel de l'Etat égyptien. Des sociétés comme Al Rayan, Al Saad ou Al Hoda, parties de presque rien en 1985, ont réussi à assembler des milliards de dollars et de livres égyptiennes. Les estimations les plus vraisemblables les créditent de 8 à 11 milliards de dollars, la majeure partie provenant des virements des deux à trois millions d'expatriés égyptiens travaillant dans les états pétroliers de la péninsule arabique. Ceux-ci ont été attirés par le fait que ces sociétés affirmaient respecter des principes des pertes et profits conformes aux préceptes coraniques. Mais l'élément vraiment déterminant a surtout été l'appât du gain. Sur trois ans, les sociétés de placements ont en effet versé des dividendes de 24% en moyenne. Comment ces sociétés ont-elles réalisé des performances aussi extraordinaires ? Nul ne le sait très bien.[6] Mais elles connaissent maintenant des difficultés grandissantes, que ce soit à cause du krach boursier ou d'un taux du dollar devenu plus réaliste sur le marché égyptien. Au mois de mai 1988, des retraits massifs ont été enregistrés dans les différentes sociétés de placement. Certaines sociétés comme Al Rayan ont du provisoirement geler toutes les transactions jusqu'à nouvel ordre. Ces sociétés accusent le gouvernement égyptien des problèmes qu'elles rencontrent et de nouveaux développements sont attendus dans ce duel entre le gouvernement égyptien et les sociétés appartenant au mouvement intégriste.

3.5. Problématique des banques islamiques :

(Mannan M.A., 1986)

Il y a d'abord des problèmes comptables. Comment évaluer avec précision les risques industriels que la banque partage avec ses clients, dont elle doit contrôler très soigneusement les comptes ? Faut-il vraiment, comme le veut la théorie, affecter chaque dépôt d'un épargnant à la réalisation d'un projet concret précis pouvant générer un taux de profit particulier ? (Wilson Rodney, 1985) Il y a ensuite des problèmes idéologiques et politiques. La finance islamique doit-elle se donner le but de l'intégration économique progressive du monde musulman ? Jusqu'où établir une collaboration avec les banques occidentales ? Comment convaincre les nombreux Etats encore réticents à des implantations financières dont ils craignent qu'elles consolident les partis fondamentalistes ? Malgré les possibilités évoquées plus haut, de graves obstacles entravent donc le développement international du système financier islamique. Avant tout, la banque islamique s'est constituée pour un environnement islamique monolithique. Dans le monde d'aujourd'hui elle doit soutenir la concurrence du système bancaire occidental déjà bien implanté dans les pays musulmans. La science économique islamique n'est pas encore suffisamment avancée pour assumer toutes les implications théoriques d'une situation non prévue par le Coran. Les besoins de financement de l'industrie de la fin du XXème siècle et de l'aube du XXIème siècle sont très différents de ceux qui avaient été envisagés au commencement de la châ'aria. La science économique islamique devra donc trouver les moyens de combler ce vide.
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Bibliographie

Abbassi Mas'Ud Ahmad, "Interest - An Economic study on the Three Economics Systems, the Capitalistic, Socialistic and Islamic", The Islamic Review and Arab Affairs, V.57, London (UK) 1969
Abdeen A.M. & Shook D.N., The Saudi Financial System in the Context of Western and Islamic Finance, Chichester, Johm Wiley, 1984
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notes explicatives

[1] Ainsi, une personne ayant réalisé quelques économies peut acheter une machine et la louer, mais ne peut pas prêter directement l'argent qu'elle a accumulé. Dans le premier cas, il y a une activité économique concrete avec un risque - pour le loueur - d'un accident, par exemple, qui pourrait détruire la machine et, pour le moins, la probabilité d'une usure normale qu'il faut amortir. Dans le second cas, la transaction est purement financière et l'intérêt versé est un tribu à la richesse qui ne fait qu'accentuer les inégalités, voire les injustices.
[2] La B.I.D. a son siège social à Djeddah, Arabie Saoudite. (C.P. 5925 Djeddah 21432, Arabie Saoudite, Tel.(9662).636-1400, Télex 601137 ou 601407 ISDB SJ, Câble BANKISLAMI - JEDDAH) Avec un capital autorisé de milliards $US elle a déjà approuvé une assistance totale de 4,5 milliards $US. Son aide se répartit à raison de 52% pour les pays arabes, 35% pour les pays asiatiques et 13% pour les pays africains. (source, Verna, 1989)
[3] "La maison de l'argent de l'Islam". Les fondateurs ont été notamment des princes saoudiens et les chefs de gouvernement du Bahrein, d'Égypte, de Guinée, du Koweït, de Malaisie, du Pakistan, de Qatar, du Soudan et des Émirats Arabes Unis, six d'entre eux étant chefs d'états. Ce haut parrainage fut jugé indispensable pour la création par le groupe d'un réseau mondial de banques filiales islamiques, de sociétés d'investissement et d'assurances.
[4] et non des moindres tels que, par exemple, M. Adnan Kashogi !
[5] Jusque là, un entrepreneur construisant, par exemple, plusieurs écoles voyait toutes ses cautions appelées si il avait un problème dans une seule école.
[6] Des informations postèrieures à ce texte font état de faillites frauduleuse après que l'on se soit aperçu que certaines de ces banques pratiquaient de la "cavalerie bancaire" grâce à laquelle elles payaient leurs anciens clients avec les dépôts des nouveaux clients.


Dernière édition par Delcambre le 05 Avr 2009, 19:42, édité 3 fois au total.

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MessagePublié: 05 Avr 2009, 19:35 
L’alternative islamique au prêt à intérêts de type occidental est-elle crédible ?

Ce problème était évoqué déjà dans mes cours à l’ENA(VP) en 1970-73 à la suite des demandes pressantes des Pays arabes d’intégrer la CEE puis la monnaie de compte européenne (Eurco puis E.C.U. de 1969 à 1979), demandes refusées qui les poussèrent dans les bras US. En fait, il se résume en une légende et la réalité…

La légende

La légende veut que le Coran considère l’argent comme le « Mal »… Mot le désignant en arabe…

Pourtant, les banques islamiques avaient déjà réussies à capter dans le circuit bancaire occidental, essentiellement européen, plus du tiers du pactole thésaurisé officiellement par les pays arabes en 1989 (10.000 Milliards de $US) ! Dès 1988, les clients arabo-musulmans des banques occidentales augmentaient en nombre et en dépôts les « comptes islamiques » notamment chez UBS et Citycorp. Le holding DMI (1), installé à Genève, rassemblait alors des dirigeants originaires d'Arabie Saoudite, du Soudan, du Bangladesh, d'Egypte, de Jordanie, etc.... La raison officielle en serait que le Coran (Sourates « La vache » versets 275,278,279 ou « les Gréco-romains » v.39) interdirait l’intérêt (Riba) et même la spéculation. La morale coranique apparaissant dès lors très positive et conforme au principe de neutralité de la monnaie dans les échanges. Surtout si l’on ajoute que siège obligatoirement dans toutes les banques pratiquant partiellement ou totalement le système islamique, un « Conseil de surveillance religieux » qui se guide sur des « fatwas » édictées en conformité avec la « Charia ». Cette morale de stricte observance du Coran semble, en première approche, en contradiction totale avec le prêt à intérêt occidental et donc le métier de banquier lui-même…

La réalité

En fait, cela n’est contradictoire qu’avec celui de banque de dépôts ou de simple crédit à long ou moyen terme traditionnel en Occident. En fait, les banques islamiques qui pratiquent des méthodes de nature à satisfaire leurs clients islamiques sont d’authentiques banques d’affaires parfaitement compatibles avec les standards occidentaux en la matière.

Première entorse, il suffit de contourner le problème par une pratique dite de la « Fiducie » en « Dar Al Islam » (Terre d’Islam), tandis que réclamer des intérêts en « Dal Al Harb » (Terre de conquête) (Katouzian Homayoun, 1981) reste « autorisé » !

Une autre méthode de contournement de la difficulté coranique consiste, pour un privé ou une institution spécialisée « à caractère social », à exiger l’aumône de la « Zakat » de l’ordre de 2,5% (Badawi M.A. Zaki, 1979) sur les revenus professionnels ou immobiliers mais, en théorie, pas sur les biens personnels. En apparence, une taxe « sociale » donc (V.2 S.177)… Sauf que les banques islamiques sont de tels établissements « spécialisés » telle que la Nasser Social Bank en 1971, première banque à caractère social pour les groupes sociaux à bas revenus… (Rahman Moussa Ibrahim Abdel, 1977 - Gouvernement du Pakistan, 1980). Certains pays, tels le Pakistan ou le Soudan, légiférèrent officiellement sur cette « Zakat ».

La première expérience d’alternative islamique au système occidental eut lieu en Egypte, sous la forme des caisses d'épargne rurales du Mit-Ghamr (delta du Nil) entre 1963 et 1967. (Mayer Anne Elizabeth, 1985) Le modèle utilisé était celui des caisses d'épargne allemandes, adapté à l'environnement rural d'un pays islamique en développement…

Pour l’alimentation de l’économie en capitaux, des banques islamiques à caractère commercial furent ainsi créées dès le milieu des années 70 (2), lesquelles utilisèrent deux formes juridiques pour fournir des capitaux sur la base des bénéfices et des pertes : le musharaka et le modaraba. Toutes deux sont des constructions arabes pré-islamiques développées à l'origine pour les besoins de villes-états marchandes (Bagdad, etc…).

Le musharaka est une société en commandite simple (SCS), en vertu de laquelle la banque et le client apportent chacun des capitaux en vue d'un projet spécifique. La participation de la banque peut être constante ou décroissante (Cette dernière forme est ainsi pratiquée par la Jordan Islamic Bank). La répartition au prorata des apports respectifs, entre la banque et le client, des bénéfices ou des pertes escomptés, fait l'objet d'un contrat entre les parties. La banque peut (ou non) participer à la gestion. Tout cela est bien joli mais alors pourquoi, très souvent, la banque conserve-t-elle la part de bénéfice de l'utilisation pour le remboursement de l'apport en capital si ce n’est dans un plan d’amortissement « sur mesure » ?

Le modaraba est, formellement, une société en participation comportant une distinction claire entre la banque fournissant les capitaux (raab al-mal) et l'entrepreneur (modareb) qui garde, lui, la haute main sur son projet. La rémunération est alors fondée sur un pourcentage de bénéfices de l'entrepreneur fixé à l'avance, les pertes éventuelles restant supportées par le seul bailleur de capitaux… à condition que le chef d'entreprise renonce à une rémunération proportionnelle de son travail. Il y a là comme un mélange des rémunérations variables suivant la valeur ajoutée (Art. 82 et 83 ante du CGI en France (1979-1985)) et des crédits à paramètres variables… Pour peu que le « modareb » soit une banque offrant ses services comme gestionnaire de capital et sollicitant les dépôts du public, le client se voit alors proposer une variété d'instruments à terme fixe (par exemple : compte de titres, compte de placements, etc.) et partage avec la banque les risques de participation. On ne lui assure ni bénéfice, ni rendement intégral du principal. Dans le cas de compte à vue, la banque assure seule tous les risques, mais elle ne partage pas les bénéfices avec le déposant (souvent la banque islamique détermine un solde minimum au-dessus duquel aucune commission de compte n'est perçue sur les dépôts à vue). En matière de placement, la banque émet des certificats nominatifs ou au porteur (souvent négociables) qui donnent au porteur le droit de partager les bénéfices des activités entreprises par la société d'investissements. Cela peut s'appliquer à un seul projet, ou il peut s'agir d'une participation générale à toutes les activités. La durée peut être à date fixe, à intervalles fixes, à la demande, etc. Il n’y a plus là aucune différence fondamentale avec la panoplie des comptes de titres personnels, OPCVM : SICAV-FCP, dépôts à termes à taux variables, etc… en Occident…

En fait, les arabo-musulmans ont parfaitement intégrés en moins de 30 ans tous les avantages de la gestion de fortune comme des transferts sociaux pour pousser à un haut degré les économies des Pays de l’Opep et des sultanats adjacents (Oman etc…) ! Avec la monnaie créée par les banques occidentales ( $US principalement )… dont ils dépendent totalement…

La conclusion est évidente. Ne pouvant ouvertement récuser les préceptes religieux, les arabo-musulmans ont astucieusement contournés les « Fatwas » des « Imams » pour bénéficier du « business » à l’occidentale !

Signalons tout de même un cas particulier celui de la B.I.D. (3) qui se signala dans les années 80 par la centralisation informatique des traitements de textes des secrétariats nationaux des Pays de l’Opep avec l’ONU et l’OCDE. Elle était en effet, la seule à disposer d’ordinateurs modernes. Cette centralisation fut baptisée : « Al Qâieda » (= la base) ! C’est de là que sortirent les premiers tracts attribués depuis LONDRES à cette « organisation » aussitôt qualifiée de « terroriste » basée à… DJEDDAH (4) !

En somme, le nerf du MAL (l’argent) servit-il peut-être un peu trop directement à la guerre islamique contre l’Occident et à la conquête de la France par la subvention de mosquées…

LMDM

1) Le Dar al Mal al Islami (D.M.I.) :

Le prince Mohammed Al-Faysal Al-Saud a contribué à la création du Dar-Al-Mal Al-Islami [3] (groupe D.M.I.) en 1981. Actuellement, cette institution islamique, la plus fortement axée sur le commerce, a une capitalisation projetée de $ 4 milliards. Le D.M.I. est enregistré comme fonds fiduciaire aux termes de la loi sur les sociétés des Bahamas et il est dirigé par un conseil de dix-huit membres. Sa société d'exploitation, qui est une filiale à 100%, la D.M.I.-S.A., est enregistrée à Genève comme "trustee". D.M.I.-Trust a également un conseil de surveillance religieux composé de six membres, qui sont toutes d'éminentes personnalités religieuses du monde musulman.

2) Source importante donnant plusieurs citations ici : Université Laval, Québec.

3) Les banques commerciales et les sociétés d'investissement :

On peut les regrouper d'après leur structure de capital et leurs liens personnels. Le premier groupe de banques n'a pas de lien financier important avec les autres institutions islamiques. On mentionnera à cet égard la Nasser Social Bank, la Jordan Islamic Bank, l'Islamic International Bank for Investment and Development en Egypte ainsi que des banques au Bangladesh, aux Philippines, en Afrique du Sud, en Australie et en Grande-Bretagne.
On trouve un second groupe dans les pays du Golfe: la Dhubaï Islamic Bank, la Kuwait Finance House, la Bahrain Islamic Investment Company. Les banques les plus anciennes ont pris une petite participation dans les banques nouvellement créées (la Dhubaï Islamic Bank détient 4.4% et la Kuwait Finance House 7.7% de la Bahrain Islamic Bank).

Les sociétés internationales de portefeuille :

Si les banques de dépôt islamiques évoquées plus haut opèrent essentiellement sur une base nationale, les sociétés de portefeuilles islamiques, qui ont pour objet des prises de participations dans d'autres entreprises, ont plutôt une vocation internationale. Ce sont notamment l'Islamic Investment Company, Nassau (1977), l'Islamic Company of the Gulf, Sharjah (1978), la Sharia Investment Services, Genève (1980), la Bahrain Islamic Investment Bank, Manama (1980), l'Islamic Investment House, Amman (1981), le Dar Al-Mal Al-Islami Trust (Bahamas) (1981) et la Dar Al-Mal Al-Islami Ltd, Genève (1981). Il n'est pas certain que toutes ces activités soient strictement conformes à la Châ'aria .

4) La Banque Islamique de Développement :

Un événement important dans l'histoire de la banque islamique a été la création de la Banque Islamique de Développement (B.I.D.), institution inter-gouvernementale, à Djeddah (Arabie Saoudite) en 1975. Selon ses statuts, la B.I.D. a pour mission de favoriser le développement économique et le progrès social dans les pays membres et dans les autres communautés musulmanes. Outre son aide financière, la B.I.D. apporte son assistance technique, notamment dans la coordination des projets de développement des pays membres. (Wohlers-Scharf Traute, 1982, 1983) Une première expérience pratique de coopération existe dans le cadre des opérations de co-financement de la Banque Islamique de Développement. Les partenaires de la BID sont des institutions nationales comme les banques régionales de développement, les Fonds arabes de développement multinationaux et nationaux et les sociétés arabes d'investissements, mais aussi d'importantes institutions bancaires de pays de l'O.C.D.E. : BM, BERD, BRI etc…

5) Source La LETTRE DES LANDES N°27 de NOV-DEC 2003.

Source internet : Gérard Verna et Ab. Chouick : ÉTUDE SUR LE FONCTIONNEMENT DES BANQUES ISLAMIQUES Département de Management, Université Laval, Québec juin 1989

Sources personnelles : cours à l’ENA et presse des années 70.

http://www.midiassurancesconseils.com/Lepilori2008-08C.htm


Dernière édition par Delcambre le 05 Avr 2009, 22:57, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 05 Avr 2009, 21:44 
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Madame Delcambre,

Dans cette crise mondiale formidable, l'argent musulman est une bonne nouvelle pour Bruxelles, notre civilisation est en mutation génétique et spirituelle.

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Xerxès : "Mélangeons nos peuples et nos cultures pour ne faire plus qu'un..."
Léonidas : "Mais je viens de le faire toute la matinée sur la pointe de mon Glaive..."


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MessagePublié: 05 Avr 2009, 23:01 
Les deux documents sur la finance islamique ont été envoyés sur fichiers. Je n'ai rien de plus comme référence. Ils sont donc très importants et sont un plus pour notre site :lol: :(


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