LibertyVox • Voir le sujet - ODON VALLET, LE SPECIALISTE SCIENTIFIQUE DES RELIGIONS !
 
 
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MessagePublié: 21 Mai 2006, 13:23 
http://livres.lexpress.fr/entretien.asp ... TC=4/idG=0

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Dernière édition par Delcambre le 21 Mai 2006, 13:29, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 21 Mai 2006, 13:25 
L'Express du 27/09/2001

«Le fanatisme, c'est le refus de l'autre»
par Dominique Simonnet


Guerre sainte, mécréants, martyrs, Satan... Charriant des mots archaïques et terribles, la violence et la haine semblent aujourd'hui resurgir d'un temps lointain. Comme si le fanatisme religieux s'était caché dans les replis de l'Histoire, attendant le bon moment pour frapper. Pourquoi maintenant? Et pourquoi l'islam? Pour Odon Vallet, juriste et spécialiste des religions, tous les monothéismes ont connu leur dérive fanatique. Mais l'islam reste marqué du sceau guerrier de ses origines et de ses textes fondateurs. Aux musulmans, aujourd'hui, de «déminer» leur passé.

A la fois professeur de droit et docteur en science des religions, Odon Vallet dit avoir toujours vécu entre «ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n'y croyaient pas», selon l'expression d'Aragon. Dans son récent ouvrage, Dieu a changé d'adresse (Desclée de Brouwer) - voir aussi: Une autre histoire des religions (Gallimard) - il constatait que Dieu ne résidait plus seulement dans les temples et les églises, mais renaissait sous des formes assez diverses. Le 11 septembre 2001, c'est la pire d'entre elles qui s'est manifestée.

Le fanatisme religieux, avec sa volonté archaïque de guerre sainte et sa violence, est redevenu la première menace mondiale. Est-il irrémédiablement lié aux croyances religieuses, et particulièrement à l'islam?
Toutes les religions monothéistes ont connu une telle dérive. Il n'y a pas de monopole du fanatisme. Certes, les polythéismes ont eux aussi provoqué des violences: les précolombiens se livraient à des sacrifices humains, les Romains ont persécuté les chrétiens, les intégristes hindous ont pourchassé les musulmans et les chrétiens, et même les moines bouddhistes au Sri Lanka ont poussé à l'intransigeance envers les Tamoul hindouistes... Mais, c'est vrai, les religions monothéistes, en prêchant une vérité unique, en considérant les croyances des autres comme des erreurs, peuvent conduire au fanatisme. Les juifs avaient leurs zélotes; les chrétiens, leurs croisés; et les musulmans, les combattants du jihad.

Mais, au contraire des autres, ces derniers combattent encore aujourd'hui.
A la différence de l'intégrisme, qui ne recourt pas forcément à la violence et se limite à la pensée (les disciples de Mgr Lefebvre en sont un bon exemple), le fanatisme est une volonté d'incarner ses idées en actes, fussent-ils violents et sans rémission. Les fanatiques islamiques sont des «fondamentalistes», au sens où ils se réclament d'un texte sacré qui n'a pas varié depuis mille quatre cents ans, et dont ils donnent une exégèse littérale. De plus, ils s'appuient aujourd'hui sur la misère d'une grande partie des pays musulmans (rappelons que les quatre premiers pays musulmans du monde, l'Indonésie, le Pakistan, le Bangladesh et l'Inde, sont tous des pays pauvres), en prétendant incarner la défense du petit, ce qui semble d'ailleurs un peu présomptueux de la part du milliardaire Ben Laden.

Pourquoi le fanatisme le plus violent a-t-il perduré ainsi dans le monde musulman et pas dans les autres?
Il existe deux religions dont l'histoire est inséparable des guerres: le judaïsme et l'islam. Le judaïsme s'est constitué au cours de guerres contre les Philistins, les Egyptiens, les Babyloniens, les Grecs, les Romains: l'arche d'alliance était promenée au milieu des armées d'Israël pour leur donner du courage. Sans la guerre, le judaïsme n'aurait pu se développer. Même chose pour l'islam primitif: il s'est forgé au fil de batailles, dont la première, celle de Badr, a eu lieu contre les polythéistes bourgeois de La Mecque, les suivantes contre des «mécréants», comme dit le Coran. Le premier siècle de l'islam fut celui de la guerre sainte: en 732, un siècle après la mort de Mahomet, les armées arabes étaient à la fois en France, à Poitiers, et sur le fleuve Indus. Cette expansion foudroyante de l'islam militaire s'est produite au moment où s'élaborait la doctrine musulmane, qui a ainsi été imprégnée d'un esprit de conquête et de violence.

La violence comme élément fondateur, en somme. Pourtant le christianisme, lui aussi, s'est montré intolérant et conquérant.
Oui, mais sa doctrine s'est forgée à une époque où il était dominé et persécuté. «Si on vous frappe sur la joue droite, dit Jésus, tendez la joue gauche.» Le christianisme n'a pas été marqué comme l'islam par le sceau originel d'une guerre sainte, d'un «jihad», qui réclame à la fois un «effort contre soi-même» et une «guerre contre autrui». Et puis, il a accompli sa réforme. D'abord, celle de Luther et de Calvin, réforme de l'intelligence, de l'écriture et de l'exégèse: on a alors cessé de lire à la lettre certains versets bibliques, comme le psaume 137, où il est question de casser la tête des petits enfants contre des rochers. La sécularisation du monde chrétien a certes été très lente: la France de l'Ancien Régime, avec sa monarchie de droit divin, n'était pas très éloignée de l'islam militant, et Bossuet appelait d'ailleurs Louis XIV le «lieutenant de Dieu». Mais le mouvement des Lumières et la séparation de l'Eglise et de l'Etat, en France, ont poursuivi le processus. Et le catholicisme a fait sa mise à jour, son «aggiornamento», avec le concile Vatican II... L'islam n'a pas connu la même évolution. Les Lumières se sont produites en Europe en pleine révolution économique, alors que les pays musulmans étaient en retard. L'islam s'est, lui, cramponné à la défense des valeurs traditionnelles. Perçu dans le monde arabe comme une religion de défense des pauvres contre les puissants, il a dû également lutter contre des régimes autoritaires.

L'islam aurait donc une propension particulière à devenir politique?
Tout à fait. Les successeurs du Prophète étaient des califes, c'est-à-dire des chefs d'Etat. Et ce qui a donné naissance au chiisme, c'est une querelle concernant la succession du prophète Mahomet. En terre d'islam, toute querelle théologique a toujours un impact politique. Ce qui est moins vrai dans d'autres religions: les chrétiens peuvent appartenir à des mouvances politiques très différentes. Ajoutons que, depuis l'époque coloniale, l'islam s'est senti sur la défensive et que tout peuple sur la défensive a tendance à sombrer dans l'intégrisme. Regardez les Irlandais et les Polonais.

Faut-il également chercher des racines du fanatisme dans le Coran?
En dépit des efforts de nombreux intellectuels musulmans, qui n'ont pas une audience suffisante dans les populations, l'islam en est parfois resté à une lecture fondamentaliste du Coran. De plus, il s'est arc-bouté sur des traditions proche-orientales, comme la charia, par exemple: les peines de lapidation, d'amputation étaient déjà inscrites dans les codes mésopotamiens il y a trois mille ans, et la première mention du port obligatoire du voile se trouve dans la tablette dite «A 40» des lois du roi assyrien Téglath-Phalasar Ier, mille ans avant Jésus-Christ! L'islam perpétue donc des traditions liées à un temps et à un lieu précis: l'Antiquité proche-orientale. Il n'a pas toujours su prendre ses distances avec elle. Mais les musulmans peuvent parfaitement s'adapter à la modernité.

Cela n'explique pas cette violence extrême, celle du kamikaze.
Il y a un facteur aggravant dans tous les monothéismes: la promesse du paradis aux martyrs. Cela commence en 167 avant Jésus-Christ, lors de la guerre des Maccabées, opposant les résistants juifs aux occupants grecs. Dans le second livre des Maccabées, chapitre 7, verset 9, quand les bourreaux grecs torturent les frères Maccabées, ceux-ci répondent: «Scélérat, tu nous exclus de la vie présente, mais le roi du monde [c'est-à-dire Dieu], parce que nous serons morts pour ses lois, nous ressuscitera pour une vie éternelle.» Les martyrs chrétiens furent promis au paradis, et canonisés. Même chose pour l'islam. Dans le Coran, à la sourate 3, verset 169, on lit: «Ceux qui ont péri pour la cause d'Allah sont vivants en présence de leur Seigneur.» En d'autres termes: au paradis. Mais attention, donner la mort et accepter de la recevoir au nom d'une cause n'est pas forcément une attitude religieuse. «Les vrais martyrs sont ceux qui donnent leur vie pour sauver la vie, et non pour donner la mort», a dit le cardinal Billé, archevêque de Lyon. En ce sens, les vrais martyrs, ce sont les pompiers de New York. Et des résistants, comme Jean Moulin, dont la cause s'appuyait sur des valeurs universelles de liberté, d'égalité, de fraternité, qui n'excluaient personne, pas même les Allemands. Le nazisme était le mal absolu, mais on reconnaissait que tous les Allemands n'étaient pas diaboliques.

Qu'est-ce qui distingue alors le «martyr» religieux qui va, sans distinction, tuer des milliers de New-Yorkais?
La grande différence, c'est qu'il diabolise l'ennemi, il confond le mal en tant que principe et le mal en tant que personne: tous les Américains et tous les Israéliens sont pour lui des incarnations du principe du mal. Tous. Même les femmes de ménage philippines et les employés portoricains du World Trade Center. L'Occident, c'est Satan, l'ange déchu qui a perverti la croyance des gens du Livre. La religion iranienne de Zoroastre est la première à avoir développé cet antagonisme entre bien et mal, et à avoir inventé le paradis, mot persan (pardez) qui veut dire «beau jardin». Le principe du bien y est incarné par le dieu Ahura-Mazda, dont le frère jumeau, Ahriman, est l'incarnation du mal. Donc, le bien et le mal se ressemblent à s'y méprendre. Le bien des uns est le mal des autres.

La notion de vie humaine devient abstraite. Il n'y a plus de personne souffrante, ni visages, ni émotions. Seulement des symboles.
Là encore, ce n'est pas propre au fanatisme religieux. Quand les nazis ont fait disparaître en fumée des millions de juifs, ils l'ont fait au nom d'une doctrine nationale-socialiste aberrante, qui n'impliquait pas une croyance monothéiste, si ce n'est une sorte d'Etat divinisé. Mais le fanatisme religieux donne une arme supplémentaire: la grande force des kamikazes, c'est qu'ils ne craignent pas pour leur vie. Et la grande faiblesse de l'Occident, c'est que le prix de la vie y est élevé: finalement, nous ne croyons pas vraiment qu'il y ait une autre vie après la mort et nous préférons vivre une deuxième vie professionnelle, matrimoniale, ici-bas. En revanche, lorsque l'on croit profondément au paradis, perdre sa vie est beaucoup moins grave que perdre son âme. Et tuer l'ennemi revient à supprimer une force maléfique.

Comment passe-t-on d'une pratique religieuse intégrée dans un bon sens commun à une obsession qui conduit au meurtre de masse?
Dans sa très belle lettre à Einstein, écrite à la demande de la Société des Nations, en 1932, Freud voyait dans la guerre une victoire du principe de la mort, Thanatos, sur le principe du désir, Eros. Une pulsion de mort qui renvoie à la frustration sexuelle. Chez beaucoup de fanatiques, il peut y avoir un manque de plaisir sexuel, une solitude affective induisant un dessèchement du cœur et de l'âme, qui les conduisent à privilégier la mort. Tout amour - amour rime avec toujours - a pour but de prolonger la vie, parfois de la donner. L'islam, qui, lui, a un problème avec la place de la femme dans la société, est le plus concerné par la frustration sexuelle. Faites la guerre, pas l'amour, en somme... Le fanatisme islamique exprime également une exigence de pureté, un refus du métissage et des mariages mixtes, une peur du syncrétisme (mélange de croyances), bref, un refus de l'autre.

Il y a également chez les fanatiques une obsession des lieux.
Sacraliser le mur des Lamentations, l'esplanade des Mosquées, le Saint- Sépulcre, c'est diviniser les pierres. Pourtant, l'esplanade des Mosquées commémore l'ascension du prophète Mahomet, qui était spirituelle et non physique, ainsi que le sacrifice d'Ismaël par Abraham, alors qu'on ne sait si ce dernier a existé. Même incertitude pour le prétendu tombeau des Patriarches, où un extrémiste juif a assassiné des dizaines de musulmans. En sacralisant les pierres, on donne une réalité géographique à un événement pour faire croire qu'il a vraiment eu lieu. Mais on transforme ces tombeaux en fabriques de mort.

Selon vous, on risque de détruire l'avenir en fouillant le passé. Et vous préconisez de «déminer» l'Histoire.
Oui. L'interprétation de l'Histoire est dangereuse. L'Histoire, au sens propre du terme (historia est dérivé du grec oida, qui veut dire «voir»), ce sont les choses vues, les témoignages. Bien souvent, dans l'histoire religieuse, on travestit tellement la vérité que l'on transforme des épisodes sanguinaires en passé héroïque... Il faut «démythologiser» les textes, aurait dit le grand exégète protestant Rudolf Bultmann, leur accorder une lecture symbolique, spirituelle, dont la force est vivante, et non une lecture littérale qui est, elle, inquiétante et dépassée. «La lettre tue, et l'esprit vivifie», dit l'Evangile. Beaucoup de juifs, de musulmans et de chrétiens sont d'accord sur ce point. Hélas, il semble que les fondamentalistes aient encore de beaux jours devant eux.

Un athée vous dirait: «Ce sont les religions qui sont dangereuses.» Tant que les hommes créeront des dieux à leur image, ils seront sanguinaires...
L'athée n'aurait pas tort. Mais le religieux lui répondrait que l'athéisme militant du XXe siècle a fait des millions de morts en Union soviétique et dans la Chine maoïste. Les progrès dans le monde sont nés de l'union entre celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas, comme disait Aragon. Je crois qu'il faut lutter contre la misère et l'ignorance, qui sont les deux sources du fanatisme. Et, croyant ou non, avoir la religion de l'homme. L'immense majorité des musulmans, qui sont pacifiques, en sont intimement persuadés: tout homme est en lui-même une histoire sacrée.


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MessagePublié: 21 Mai 2006, 13:41 
De Poulet
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Enregistré le: 04 Mar 2006, 02:15
Messages: 6833
Merci Bombinette.

L'article est intéressant. Pourtant, il élude complètement le fait que l'islam est violent par nature.

Quant au dernier paragraphe, il y aurait beaucoup à dire...

Citation:
Un athée vous dirait: «Ce sont les religions qui sont dangereuses.» Tant que les hommes créeront des dieux à leur image, ils seront sanguinaires...
L'athée n'aurait pas tort. Mais le religieux lui répondrait que l'athéisme militant du XXe siècle a fait des millions de morts en Union soviétique et dans la Chine maoïste.


Ce qui est dangereux, ce n'est ni la religion ni l'athéisme, c'est la foi et le manque de distanciation ou l'"absence de doute".

Or la foi est un élément essentiel des religions. Mais justement, c'est aussi un élément de certaines idéologies. La foi dans le communisme... par exemple.

La foi absolue ne permet pas de rire de ses idées, de prendre ses distances par rapport à elles. L'humour, c'est plus important qu'il n'y paraît.

Quand on garde ses distances avec une idéologie ou une religion, un "système de pensée", quand on accepte qu'elle est discutable, que la vérité est peut-être ailleurs, alors on n'est probablement pas prêt à tuer pour cette idéologie/religion.

Quand on doute de quelque chose, on est peu enclin à tuer en son nom. Autrement dit, c'est la foi qui tue.

FFL.


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MessagePublié: 21 Mai 2006, 13:51 
Odon Vallet. 1994. Femmes et religions. Déesses ou servantes de Dieu? Paris : Gallimard (coll. «Découvertes Gallimard», no 206), 160 p.

La très belle collection Découvertes Gallimard propose avec Femmes et religions un aperçu des différents rôles qu'a pu jouer et que jouent les femmes au sein des grandes traditions religieuses. Ambitieux projet, il va sans dire. L'ouvrage du professeur Odon Vallet, féru d'anthropologie, de politique et de religion, est articulé tel un guide touristique où chaque étape est présentée comme une tremplin pour la suivante. Les sauts sont énormes et les explications parfois trop simplifiées. Du paléolithique supérieur, avec le culte de la déesse mère, au vingtième siècle, où se rencontrent dans une même ferveur l'émancipation et l'intégrisme, en passant par quelques épisodes épars où s'enchevêtrent l'éloge de la vierge, l'exclusion des femmes des écritures et la prolifération des vocations féminines, l'histoire religieuse des femmes est parsemée de longs silences. Mais que demander de plus d'un livre de cent soixante pages dont le plan opère d'inévitables amputations dans les témoignages de l'histoire? Le discours religieux, pratiquement de tout temps monopolisé par les hommes, n'est-il pas lui-même amputé? La lecture de Femmes et religions nous laisse d'ailleurs cette impression tout à fait légitime d'une grande absence : celle de la parole des femmes. Ce n'est peut-être pas un hasard si son auteur est masculin : Gallimard n'a sans doute pas osé rompre avec la tradition. On peut se demander si, venant d'un auteur féminin, le commentaire aurait tant insisté sur le domaine de la reproduction et sur celui de la séduction. C'est visiblement par le regard de l'homme qu'une fois de plus la femme prend connaissance d'elle-même. Mais ceci étant dit, ajoutons que l'ouvrage est très bien fait. Les images, qui font la réputation de la collection, sont à elles seules très éloquentes. Les documents et les (rares) témoignages en annexe sont pertinemment choisis (celui, entre autres de Catherine de Sienne est délicieusement sensuel). Et la bibliographie, bien que plutôt sommaire, est une invitation alléchante.

Mélanie Gagné,
Département des sciences religieuses, Université du Québec à Montréal


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 Sujet du message: Biologie
MessagePublié: 21 Mai 2006, 18:13 
Hello,

Le monde moderne a besoin de beaucoup de scientifiques en religion!
Pour faire tomber des croyances contraires à la vie sur cette planète!
Au cathé le formatage et le passage sous silence de l'irrationnel que vous êtiez obligés de prendre pour argent comptant "pour ne pas faire perdre la face" à la soeur, au prêtre ou au civil patenté par les autorités catholiques!
C'est quand même incroyable qu'à notre époque on traîne des boulets injurieux envers l'intelligence!
Y aurait il un pape pour y remédier?

En ce qui concerne le coran si vous ne l'aviez pas encore lu, il faut le lire!
Comment les musulmans ont ils pu se faire labelliser en tant que "religion" ?
Ou alors" la religion du mal"! nous avons plein d'exemples sous les yeux!
:roll:


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MessagePublié: 21 Mai 2006, 18:43 
Sous Hélène
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Enregistré le: 18 Mar 2006, 03:08
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Localisation: Toulouse
FFL a écrit:
Autrement dit, c'est la foi qui tue.


Pourtant vous nous dites que c'est la foi dans le doute qui sauve... :wink:

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MessagePublié: 21 Mai 2006, 20:26 
Africanus Rex
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Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
Réduire toutes les religions au fanatisme me paraît un peu sommaire.
Et tous les curés ne sont pas de stupides obscurantistes émules de Torquémada; Teilhard de Chardin fut sans doute un anthropologue un peu tricheur avec son sinanthrope mais il commit quelques oeuvres intéressantes, Rabelais fut brièvement un moine , mais un moine qui aimait la vie, et le curé Vivaldi nous laisse une oeuvre musicale qui vaut tous les traités de théologie.
Le christianisme contrairement au communisme et à l'islam a toujours laissé cette petite fenêtre au doute, un doute qui s'est d'ailleurs retourné contre -lui...et nous y avons gagné autant en libertés qu'en tyrannies nouvelles.

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MessagePublié: 21 Mai 2006, 21:16 
De Poulet
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John Rosse Éouingue a écrit:
FFL a écrit:
Autrement dit, c'est la foi qui tue.


Pourtant vous nous dites que c'est la foi dans le doute qui sauve... :wink:


Non je n'ai pas dit cela. C'est le doute lui-même, et si il y a absence de doute ça peut être simplement un peu de distanciation.

Ca n'a l'air de rien mais les fanatiques en sont incapables. Qu'ils soient des fanatiques politiques ou religieux.

FFL.


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MessagePublié: 22 Mai 2006, 13:45 
Sous Hélène
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Localisation: Toulouse
Vous avez donc bel et bien foi dans le doute, FFL... :wink: La foi est un fait que l'on ne peut évacuer : la seule manière d'évacuer la foi serait d'atteindre à la connaissance pleine et entière de tous les phénomènes, de leurs origines, c'est-à-dire de... ??? que l'on appelle en général : Dieu.

La foi est présente partout, dans la religion, vous dites aussi la politique, mais aussi la science... La foi dans la science a justifié bien des monstruosités...

La foi m'apparaît comme un archétype, une force originelle. Ce n'est pas la nature de la foi elle-même qui pose problème mais plutôt la façon dont elle est vécue, utilisée. Le fanatisme que vous dénoncez est une foi qui exclut toutes les autres : c'est en fait l'unilatéralisme.

Donc je crois que ce n'est pas en cherchant à évacuer la foi, ce qui est impossible à moins d'être omniscient, que l'on peut régler le problème que vous dénoncez, mais en cherchant au contraire un rééquilibrage de la foi : le doute est bien un moyen de contrer le fanatisme, sur ce point, cher FFL, je vous donne entièrement raison. Nous pouvons donc avoir foi dans le doute, mais gare à ne pas tomber, là aussi, dans le fanatisme... :oops:

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MessagePublié: 22 Mai 2006, 14:09 
Odon Vallet est spécialiste... pour faire ses petits speechs pédants sur les plateaux de télé, avec bien sûr la dhimmitude de rigueur : soit l'islam est tout "paix et tolérance", soit les méchants chrétiens sont encore plus méchants que les musulmans...

Dernière ânerie qu'il a dite, dans le "C dans l'Air" consacré aux chrétiens d'Orient, et où Antoine Sfeir (pourant modéré...) l'a repris plusieurs fois : selon Odon Vallet, il n'y a que 10.000 convertis au bouddhisme en France !

Or l'Union Bouddhiste de France avance le même chiffre que... le Ministère de l'Intérieur : UN MILLION de bouddhistes en France, dont à peu près 500.000 "de souche" (les Asiatiques) et 500.000 convertis.

Une erreur de 1 à 50... et pourtant, Odon Vallet est spécialiste en histoire des religions. C'est un histrion, pas un historien !


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MessagePublié: 22 Mai 2006, 14:28 
De Poulet
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John Rosse Éouingue a écrit:
Vous avez donc bel et bien foi dans le doute, FFL... :wink: La foi est un fait que l'on ne peut évacuer : la seule manière d'évacuer la foi serait d'atteindre à la connaissance pleine et entière de tous les phénomènes, de leurs origines, c'est-à-dire de... ??? que l'on appelle en général : Dieu.

La foi est présente partout, dans la religion, vous dites aussi la politique, mais aussi la science... La foi dans la science a justifié bien des monstruosités...

La foi m'apparaît comme un archétype, une force originelle. Ce n'est pas la nature de la foi elle-même qui pose problème mais plutôt la façon dont elle est vécue, utilisée. Le fanatisme que vous dénoncez est une foi qui exclut toutes les autres : c'est en fait l'unilatéralisme.

Donc je crois que ce n'est pas en cherchant à évacuer la foi, ce qui est impossible à moins d'être omniscient, que l'on peut régler le problème que vous dénoncez, mais en cherchant au contraire un rééquilibrage de la foi : le doute est bien un moyen de contrer le fanatisme, sur ce point, cher FFL, je vous donne entièrement raison. Nous pouvons donc avoir foi dans le doute, mais gare à ne pas tomber, là aussi, dans le fanatisme... :oops:


Cher JR,

Je crois que c'est seulement notre façon d'utiliser les mots qui diffère.

Je n'ai pas "foi dans le doute" au point d'être prêt à tuer au nom de cette idée. Alors je n'appelle pas ça de la foi. Je dis "je pense que" ou "il me semble que" etc. Mais vous pourriez dire que c'est une foi "modérée" ou "relative". A ce moment là ok. Bien sûr, ce n'est pas le genre de foi que demandent les systèmes de pensée religieux ou politiques intégristes.

Dans la science, la foi est une intruse. C'est la remise en cause perpétuelle qui permet d'avancer. Le doute, le scepticisme. Les scientifiques ne sont pas toujours dénués de foi qui peut les aveugler. Mais un scientifique a comme outil le doute, comme guides l'intuition et l'expérience (à mon avis :wink: ).

Un jour, alors que je discutais de la différence entre science et religion (il y en a toujours qui blâment la science pour relativiser le danger des religions), quelqu'un m'a sorti que la science était responsable des bombes et même du 11/9 (aviation/technologie). A quoi je répondais que c'est la science qui fait voler les avions, et c'est la religion qui les fait s'éclater sur des gratte-ciels.

La religion ou la politique... cela va de soi.

J'ai certaines convictions, même sur le plan spirituel, mais je ne suis pas un homme de "foi" (au sens où j'utilise ce mot). Tout ce que je pense peut être remis en cause, moyennant des arguments et raisonnements convaincants. Tout ce que sais, comme disait l'autre, c'est que je ne sais rien...

En tout cas de manière absolue.

FFL.


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MessagePublié: 22 Mai 2006, 20:33 
Masqué d'Al Aqsa
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Messages: 2976
mr crétin vallet,avec sa tête de mondain cocainomane, notez il a une excuse il est énarque.
voila encore un spécialiste à la française qui sait tout connait tout et vient péremptoirement étaler sa science infuse sur les plateaux télés.
il est vrai qu'en france il suffit de pondre un jour un livre, un avis sur un sujet quelconque pour ipso facto être bombardé spécialiste ou expert et perpétuellement invité par les médias.

écrivez une biographie du pétomane et vous serez désigné spécialiste mondial du climat.

pour en revenir à notre bécassin du jour, il y a quelques années il avait reçu une volée de la part des féministes, tiens hélène va être contente; au fait elle a disparu?

il avait écrit un article sur le viol dans l'immonde, et dans son fatras tendant à minimiser le crime, il a sorti cette sentance
« On doit mettre en garde les filles contre les tenues provocantes et les garçons contre les gestes déplacés. »

c'est drole on dirait les propos d'un imam

donc, le vallet


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MessagePublié: 22 Mai 2006, 21:20 
Africanus Rex
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Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
Le Vallet des imams.

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 Sujet du message: tenue
MessagePublié: 22 Mai 2006, 21:32 
Hello,

Quasiment toutes les nanas montrent la naissance des seins, c'est la mode, j'ai rien à redire j'en "profite comme tout le monde mais allah est prophète"
Faites pas gaffe c'est mon petit quard d'heure d'ex colonialiste! Hou le vilain!
Allez bonne nuit les petiots!
:roll:


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MessagePublié: 04 Oct 2006, 19:24 
Africanus Rex
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Enregistré le: 02 Avr 2006, 18:23
Messages: 6654
Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
Vous avez vu le journal de France 2 ce soir, j'ignorais que M.Odon Vallet était aussi "mécène"...
Je ne juge pas , mais je m'interroge, il ya comme un air du temps...

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