LibertyVox • Voir le sujet - L'APOCALYPSE EN ISLAM: LE MAHDI ET LES JUIFS !!
 
 
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MessagePublié: 08 Avr 2006, 15:21 
viewtopic.php?t=783

Excellent article, indispensable pour comprendre les discours du président iranien vis-à-vis d'Israël, l'attitude des musulmans vis-à-vis des juifs. Cela mérite bien un fil car la pensée apocalyptique musulmane est présente , dans la notion de MAHDI, chez tous les chiites, et même chez beaucoup de sunnites . Les thèses millénaristes et de la fin du monde sont de plus en plus présentes chez les musulmans.


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 13:56 
:lol: :fil important !


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 14:10 
Anne-Marie, cela m'intéresse au plus au point et pourtant, lorsque je clique, je reçois un message comme quoi : "le sujet n'existe pas". Suis-je maudit? Ou est-ce le début de l'apocalypse selon le retour du Mahdi, qui devrait ne pas faire de vieux os, rassurez-vous, à la vitesse d'élimination du potentiel hezbollahi ces 4 derniers jours...


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 14:17 
Coran Tanplan
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J'ai le même problème :idea:


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 14:29 
:( :( Et moi aussi !!!


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 15:32 
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Enregistré le: 16 Fév 2006, 03:50
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et moi de même :( :(
On dirait qu'il y a de l'écho!!! :lol: :lol: :lol:


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 15:37 
Conseil national de la résistance iranienne
lundi, 17 juillet 2006


(.....)
Dans ses propos exterminateurs, rien que l'ayatollah Khomeyni n'ait clairement énoncé, rien que Hachemi Rafsanjani n'ait répété depuis des années. La nouveauté, si l'on peut dire, est nucléaire : l'Iran djihadiste se promet de commettre de façon nucléaire les crimes sans nom qu'il perpètre depuis vingt-cinq ans de façon «conventionnelle» contre sa propre population et contre le reste du monde.



Ahmadinejad croit, et il n'en fait pas mystère, que l'Apocalypse est pour dans deux ans, que l'«imam caché» depuis des siècles, le douzième imam du chiisme («duodécimain»), sortira bientôt de son occultation, et que les croyants peuvent hâter sa venue. L'extermination d'Israël en ferait partie. Il y a là une pathologie, qui aura bientôt le doigt sur la gâchette nucléaire.

Nombre d'Occidentaux sont pris au dépourvu : n'essaient-ils pas depuis des années d'«engager le dialogue» avec Téhéran ? Ne calculaient-ils pas que le régime iranien serait sensible aux sirènes diplomatiques, aux charmes des échanges commerciaux ?
C'est qu'ils refusaient de voir la nature du régime, idéologique avant tout : ils n'entendaient que ce qu'ils voulaient entendre, de la part de diplomates iraniens sans pouvoir ni influence, installés dans les ambassades pour pratiquer des leurres. Comme à chaque fois qu'elles se sont trouvées confrontées à des régimes totalitaires, les démocraties ont délibérément méconnu le rôle dirigeant que joue l'idéologie dans ces régimes pour n'apercevoir que les intérêts d'Etat, comme si le communisme, le nazisme ou l'islamisme étaient sans effet sur le comportement des Etats qu'ils avaient phagocytés. D'où l'éternel refrain : il faut soutenir les «modérés du régime», de peur que les «ultras» ne prennent le dessus... Alors que c'est le régime entier qui est ultra.
Les diplomates iraniens ont maintenant été limogés par fournées entières. Tout comme Khomeyni avait fortement dit : «Nous n'avons pas fait la révolution pour faire baisser le prix du melon», Ahmadinejad a proclamé récemment l'indifférence complète que lui inspire l'effondrement de la Bourse de Téhéran. Il s'agit d'un régime totalitaire. Peu importent l'économie, le niveau de vie, la considération internationale : ce qui compte, c'est l'idéologie : le djihad et le mahdi. Tout le reste est littérature ou artifices.
L'ancien chef du Conseil suprême de la sécurité nationale à l'époque de Khatami, Hassan Rohani, avait énoncé dans une lettre à Khatami la «stratégie politique de l'Iran : créer la crise, la transformer en opportunité, en tirer avantage». Alors que l'Iran s'approche à grand pas de la maîtrise du cycle entier de l'arme atomique et de ses vecteurs balistiques, Ahmadinejad crée la crise en clamant trop fort que l'extermination des Juifs d'Israël est nécessaire, indispensable, prochaine, et que l'Holocauste est un mensonge, une fiction. Susciter artificiellement des crises, qui deviennent l'occasion de réorganiser les dispositifs intérieurs et extérieurs – la méthode est habile, elle n'est pas nouvelle : elle est même typique des dictatures.
Ne s'étonne que l'aveugle de la veille et de l'avant-veille. L'Iran n'est-il pas, avec l'Arabie saoudite, le principal pourvoyeur du djihad, son théoricien, son propagandiste, son financier, son logisticien, son protecteur, et ce, depuis 1979 ? Le centre de gravité du régime n'est-il pas constitué par les barbouzes de la terreur, qui écrasent le peuple iranien, l'accablent de torture et d'arbitraire, et exportent son seul produit, avec le pétrole, la peur et la brutalité nue ?
Que faire ? Les Occidentaux sont coupables d'une pusillanimité sans rivages. Quand bien même il avait rangé l'Iran dans l'«axe du mal», Bush a naguère laissé dire par l'un de ses subordonnés, l'âme damnée de Colin Powell, Richard Armitage, que l'«Iran est une démocratie» ! Pire, l'ambassadeur américain à Bagdad Zalmay Khalilzad a été autorisé à prendre langue avec les ayatollahs, qui sont, avec leurs protégés syriens, les premiers soutiens de la terreur en Irak.
En dépit des belles paroles sur la démocratie au Moyen-Orient, les Etats-Unis ne soutiennent pas les opposants iraniens, alors même que tout indique un violent rejet du régime par la majorité de la population iranienne, et un sentiment pro-américain largement répandu. Quant à la diplomatie européenne, on ne sait s'il faut en rire ou en pleurer, tant elle imite avec talent un méchant loup qui s'avère trop asthmatique pour sortir la moindre exhalaison. L'humble aboulie des troïkas européennes ne leur a pas gagné d'influence. «Oignez vilain, il vous poindra.»
L'échec de la manière diplomatique envers l'Iran est patent, et l'heure approche où Téhéran sera en possession d'armes de terreur massive. La «fenêtre d'opportunité» commence de se refermer. Il serait bon de commencer à imaginer des stratégies coercitives, qui éviteraient le recours ultime à la force. «Poignez vilain, il vous oindra.»




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MessagePublié: 17 Juil 2006, 15:44 
Delcambre a écrit:
Conseil national de la résistance iranienne
lundi, 17 juillet 2006


(.....)
Dans ses propos exterminateurs, rien que l'ayatollah Khomeyni n'ait clairement énoncé, rien que Hachemi Rafsanjani n'ait répété depuis des années. La nouveauté, si l'on peut dire, est nucléaire : l'Iran djihadiste se promet de commettre de façon nucléaire les crimes sans nom qu'il perpètre depuis vingt-cinq ans de façon «conventionnelle» contre sa propre population et contre le reste du monde.



Ahmadinejad croit, et il n'en fait pas mystère, que l'Apocalypse est pour dans deux ans, que l'«imam caché» depuis des siècles, le douzième imam du chiisme («duodécimain»), sortira bientôt de son occultation, et que les croyants peuvent hâter sa venue. L'extermination d'Israël en ferait partie. Il y a là une pathologie, qui aura bientôt le doigt sur la gâchette nucléaire.

Nombre d'Occidentaux sont pris au dépourvu : n'essaient-ils pas depuis des années d'«engager le dialogue» avec Téhéran ? Ne calculaient-ils pas que le régime iranien serait sensible aux sirènes diplomatiques, aux charmes des échanges commerciaux ?
C'est qu'ils refusaient de voir la nature du régime, idéologique avant tout : ils n'entendaient que ce qu'ils voulaient entendre, de la part de diplomates iraniens sans pouvoir ni influence, installés dans les ambassades pour pratiquer des leurres. Comme à chaque fois qu'elles se sont trouvées confrontées à des régimes totalitaires, les démocraties ont délibérément méconnu le rôle dirigeant que joue l'idéologie dans ces régimes pour n'apercevoir que les intérêts d'Etat, comme si le communisme, le nazisme ou l'islamisme étaient sans effet sur le comportement des Etats qu'ils avaient phagocytés. D'où l'éternel refrain : il faut soutenir les «modérés du régime», de peur que les «ultras» ne prennent le dessus... Alors que c'est le régime entier qui est ultra.
Les diplomates iraniens ont maintenant été limogés par fournées entières. Tout comme Khomeyni avait fortement dit : «Nous n'avons pas fait la révolution pour faire baisser le prix du melon», Ahmadinejad a proclamé récemment l'indifférence complète que lui inspire l'effondrement de la Bourse de Téhéran. Il s'agit d'un régime totalitaire. Peu importent l'économie, le niveau de vie, la considération internationale : ce qui compte, c'est l'idéologie : le djihad et le mahdi. Tout le reste est littérature ou artifices.
L'ancien chef du Conseil suprême de la sécurité nationale à l'époque de Khatami, Hassan Rohani, avait énoncé dans une lettre à Khatami la «stratégie politique de l'Iran : créer la crise, la transformer en opportunité, en tirer avantage». Alors que l'Iran s'approche à grand pas de la maîtrise du cycle entier de l'arme atomique et de ses vecteurs balistiques, Ahmadinejad crée la crise en clamant trop fort que l'extermination des Juifs d'Israël est nécessaire, indispensable, prochaine, et que l'Holocauste est un mensonge, une fiction. Susciter artificiellement des crises, qui deviennent l'occasion de réorganiser les dispositifs intérieurs et extérieurs – la méthode est habile, elle n'est pas nouvelle : elle est même typique des dictatures.
Ne s'étonne que l'aveugle de la veille et de l'avant-veille. L'Iran n'est-il pas, avec l'Arabie saoudite, le principal pourvoyeur du djihad, son théoricien, son propagandiste, son financier, son logisticien, son protecteur, et ce, depuis 1979 ? Le centre de gravité du régime n'est-il pas constitué par les barbouzes de la terreur, qui écrasent le peuple iranien, l'accablent de torture et d'arbitraire, et exportent son seul produit, avec le pétrole, la peur et la brutalité nue ?
Que faire ? Les Occidentaux sont coupables d'une pusillanimité sans rivages. Quand bien même il avait rangé l'Iran dans l'«axe du mal», Bush a naguère laissé dire par l'un de ses subordonnés, l'âme damnée de Colin Powell, Richard Armitage, que l'«Iran est une démocratie» ! Pire, l'ambassadeur américain à Bagdad Zalmay Khalilzad a été autorisé à prendre langue avec les ayatollahs, qui sont, avec leurs protégés syriens, les premiers soutiens de la terreur en Irak.
En dépit des belles paroles sur la démocratie au Moyen-Orient, les Etats-Unis ne soutiennent pas les opposants iraniens, alors même que tout indique un violent rejet du régime par la majorité de la population iranienne, et un sentiment pro-américain largement répandu. Quant à la diplomatie européenne, on ne sait s'il faut en rire ou en pleurer, tant elle imite avec talent un méchant loup qui s'avère trop asthmatique pour sortir la moindre exhalaison. L'humble aboulie des troïkas européennes ne leur a pas gagné d'influence. «Oignez vilain, il vous poindra.»
L'échec de la manière diplomatique envers l'Iran est patent, et l'heure approche où Téhéran sera en possession d'armes de terreur massive. La «fenêtre d'opportunité» commence de se refermer. Il serait bon de commencer à imaginer des stratégies coercitives, qui éviteraient le recours ultime à la force. «Poignez vilain, il vous oindra.»




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http://www.ncr-iran.org/fr/content/view/777/85/
C n'est malheureusement pas le super article que j'avais déniché. C'est ce qui peut se passer quand on ne met que le lien. L'article peut s'envoler. Vraiment je suis désolée. :( :( :(


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 15:51 
http://www.jcpa.org/phas/phas-fr-24.htm


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MessagePublié: 30 Juil 2006, 15:59 

Enregistré le: 30 Juil 2006, 15:34
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Localisation: toulouse
Nouveau sur le forum, j'ai dû poster au mauvais endroit.

Je disais qu'en plus de l'excellent article que Mme Delcambre a signalé "Jihad, Apocalypse et Antisémitisme" de Richard Landes, il y en en deux autres tout aussi remarquables A LIRE ABSOLUMENT !


-"Les Démons d'Ahmadinejad" de Matthias Küntzel

et

-"Dissuader ceux qui sont déjà morts?" de Laurent Murawiec.

Vous m'en direz des nouvelles !

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MessagePublié: 30 Juil 2006, 16:14 
Coran Tanplan
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Enregistré le: 07 Avr 2006, 16:08
Messages: 9601
Localisation: Belgique
Andaman a écrit:
Nouveau sur le forum, j'ai dû poster au mauvais endroit.

Je disais qu'en plus de l'excellent article que Mme Delcambre a signalé "Jihad, Apocalypse et Antisémitisme" de Richard Landes, il y en en deux autres tout aussi remarquables A LIRE ABSOLUMENT !


-"Les Démons d'Ahmadinejad" de Matthias Küntzel

et

-"Dissuader ceux qui sont déjà morts?" de Laurent Murawiec.

Vous m'en direz des nouvelles !


------------>


Un enfant de la révolution prend le commandement: les démons d’Ahmadinejad

Posté le Vendredi 28 avril 2006 @ 19:32:57 par Marianne


Article séminal. L’auteur nous fait descendre jusqu’aux racines mythologiques de la religiosité chiite iranienne, qui ont nourri, durant des siècles, l’arbre majestueux d’une croyance millénaire, pieuse et inoffensive jusqu’à l’irradiation khomeynienne des années 1980. Depuis lors, des mutations néfastes l'ont affecté et ont donné naissance à des malformations doctrinales et comportementales monstrueuses, dont sont atteints des millions d’individus fanatisés, qui constituent une menace pour le Moyen-Orient, voire pour le monde entier. Il est à souhaiter que cette lecture décapante nous amène à cesser de juger du monde oriental, et de préjuger de ses comportements et de ses actes, en Occidentaux que nous sommes.

Un formidable réacteur de haine et de fanatisme est sur le point d’exploser dans une centrale nucléaire iranienne de guerre terroriste.Des savants fous vont déclencher une réaction en chaîne qu’ils ne parviendront plus à maîtriser quand elle aura atteint un point de non-retour. Il est urgent de les empêcher, par tous les moyens, de causer un Tchernobyl terroriste d’une puissance dévastatrice inimaginable. Nous aurions tort de nous croire hors d’atteinte : les miasmes de l’explosion se répandront dans tous les points du globe. A lire, à méditer et à diffuser largement.

Menahem Macina.

Durant la guerre Iran-Iraq, l'Ayatollah Khomeyni importa de Taiwan 500.000 petites clés en plastique. Ces breloques visaient à inspirer. Après l'invasion iraqienne de l'Iran, en septembre 1980, il était vite devenu clair que les forces iraniennes n'étaient pas un adversaire capable de se mesurer à l'armée de métier, professionnelle et bien armée, de Saddam Hussein.

Pour compenser ce désavantage, Khomeiny envoya au front des enfants iraniens, dont certains n'avaient pas plus de 12 ans. Constitués en unité militaire, ils traversaient des champs de mines en direction de l'ennemi, se frayant un chemin avec leur corps. Avant chaque mission, chaque enfant avait, à son cou, une clé taiwanaise censée lui ouvrir les portes du paradis.

A un certain stade, cependant, le bain de sang terrestre devint un problème. « Dans le passé », écrivait le quotidien iranien semi-officiel, Ettelaat, alors que la guerre faisait rage, « nous avions des volontaires enfants, âgés de 14, 15 et 16 ans. Ils entraient dans les champs de mines. Leurs yeux ne voyaient rien. Leurs oreilles n’entendaient rien. Puis, quelques instants plus tard, on voyait des nuages de poussière. Quand la poussière se dissipait, on ne voyait plus rien d’eux. Eparpillés partout alentour, gisaient des déchets de chair brûlée et des morceaux d’os ». Ettelaat rassurait ses lecteurs : on éviterait de telles scènes dorénavant. « Avant de pénétrer dans les champs de mines, les enfants s’enveloppent (désormais) dans des couvertures et se roulent sur le sol, de manière à ce que les parties de leur corps restent ensemble après l’explosion des mines et que l’on puisse les inhumer dans des tombes. »

Ces enfants qui roulaient vers leur mort faisaient partie des Basiji, un mouvement de masse créé par Khomeiny en 1979, et devenu paramilitaire après le début de la guerre pour renforcer l’armée assiégée. La Basij Mostazafan – ou "mobilisation des opprimés" – était essentiellement une milice de volontaires, dont la plupart des membres n’avaient pas 18 ans. Ils marchaient, par milliers et avec enthousiasme, vers leur propre destruction. « Les jeunes déminaient avec leur corps », rappelait, en 2002, au journal allemand, Frankfurter Allgemeine, un ancien combattant de la guerre Iran-Iraq. « Parfois, on aurait dit une course. Même sans les ordres du chef, chacun voulait être le premier. »

Le sacrifice des Basiji était effroyable. Et pourtant, aujourd’hui, il est la source non d’une honte nationale, mais d’une fierté grandissante. Depuis la fin des hostilités avec l’Iraq, en 1988, les Basiji ont vu croître leur nombre et leur influence.

Ils ont été organisés, avant tout, en brigade des mœurs, pour faire respecter la loi religieuse en Iran, et leurs "unités spéciales" d’élite ont été utilisées comme troupes de choc contre les forces antigouvernementales. En 1999 et 2003, par exemple, les Basiji ont eu pour rôle de réprimer l’agitation estudiantine. Et, l’année dernière, ils formaient le puissant noyau de la base politique qui a propulsé à la présidence Mahmoud Ahmadinejad, qui, selon la rumeur, a été instructeur du Basij durant la guerre Iran-Iraq.

Ahmadinejad savoure son alliance avec les Basiji. Il apparaît régulièrement en public avec l’écharpe Basij noire et blanche, et, dans ses discours, ne cesse de louer la "culture Basij" et le "pouvoir Basij", avec lesquels, dit-il,

« L’Iran, aujourd’hui, fait sentir sa présence sur la scène internationale et diplomatique ».

Le fait que la suprématie de Ahmadinejad s’appuie sur les Basiji, indique que la Révolution iranienne, initiée il y a près de trois décennies, est entrée dans une phase nouvelle et inquiétante. Une jeune génération d’Iraniens, dont la conception du monde s’est formée dans les atrocités de la guerre Iran-Iraq, a accédé au pouvoir et fait preuve d’une approche idéologique plus fervente de la politique que ses prédécesseurs. Les enfants de la Révolution sont devenus ses dirigeants, à présent.

En 1980, l’Ayattolah Khomeiny appela l’invasion iraqienne une « bénédiction divine », parce que la guerre lui fournissait l’opportunité parfaite d’islamiser et la société iranienne et les institutions de l’Etat iranien. Tandis que les troupes de Saddam envahissaient l’Iran, Les Gardiens de la Révolution, qui lui étaient fanatiquement dévoués, se lançaient rapidement dans la mobilisation et la préparation de leurs forces aériennes et maritimes. Dans le même temps, le régime accélérait la transformation des Basiji en une milice populaire.

Alors que les Gardiens de la Révolution étaient des soldats adultes entraînés de manière professionnelle, la milice Basiji était essentiellement composée de garçons âgés de 12 à 17 ans et d’hommes de plus de 45 ans. Leur formation ne durait que quelques semaines et portait davantage sur la théologie que sur les armes et la stratégie. La plupart des Basiji venaient de la campagne et étaient souvent illettrés. Un fois leur entraînement achevé, chacun d’entre eux recevait un bandeau rouge sang qui le désignait comme un VOLONTAIRE POUR LE MARTYRE. Selon l’ouvrage de Sepehr Zabih, The Iranian Military in Revolution and War [L’armée iranienne dans la Révolution et la Guerre], ces volontaires constituaient près d’un tiers de l’armée iranienne, et la majeure partie de son infanterie.

La principale stratégie utilisée par les Basiji était celle de l’attaque en vagues humaines, au cours de laquelle des enfants et des adolescents à peine armés avançaient continuellement vers l’ennemi en rangs parfaitement alignés. Peu importait qu’ils tombent sous le feu de l’ennemi ou fassent exploser des mines avec leur corps : l’important était que les Basiji continuent à progresser par-dessus les restes déchiquetés et mutilés de leurs camarades tués, allant au-devant de la mort, vague après vague. Quand une brèche avait été ouverte dans les lignes iraqiennes, les commandants iraniens envoyaient leurs troupes des Gardiens de la Révolution les plus valeureux et les plus expérimentés.

Cette méthode avait un coefficient de réussite indéniable. « Il arrivaient vers nos positions en hordes énormes en faisant tournoyer leurs poings », se plaignait un officier iraqien, durant l’été 1982. « Vous pouviez abattre la première vague, puis la seconde. Mais à un certain stade, les cadavres s’entassent devant vous, et tout ce que vous pouvez faire, c’est hurler et jeter votre arme. Ce sont des êtres humains, après tout ! » A l’été de 1983, quelque 450.000 Basiji avaient été envoyés au front. Au bout de trois mois, ceux qui avaient survécu à ces opérations étaient renvoyés à leurs écoles et à leurs lieux de travail.

Mais trois mois, c’est long, quand on est au front. En 1982, au cours de la reconquête de la ville de Khorramshahr, 10.000 Iraniens périrent. A la suite de l’"opération Kheiber", en février 1984, les cadavres de quelque 20.000 tués iraniens jonchaient le champ de bataille. L’offensive de "Karbala Quatre", en 1986, coûta la vie à plus de 10.000 Iraniens. On dit qu’en tout, quelque 100.000 hommes et enfants ont été tués au cours des opérations Basiji. Pourquoi les Basiji étaient-ils volontaires pour une telle mission ?

La plupart d’entre eux étaient recrutés par des membres des Gardiens de la Révolution, qui commandaient les Basiji. Ces "éducateurs spéciaux" parcouraient les écoles et sélectionnaient leurs martyrs, parmi les participants aux exercices paramilitaires, auxquels les jeunes Iraniens étaient tenus de prendre part. Des films de propagande – comme le film de télévision réalisé en 1986 et intitulé A Contribution to the War [Une contribution à la guerre] célébraient cette alliance entre les étudiants et le régime, et sapaient l’autorité des parents qui tentaient de sauver la vie de leurs enfants. (A l’époque, la loi iranienne permettait aux enfants de s’engager, même contre le gré de leurs parents.) D’ailleurs, quelques parents se laissaient séduire par les avantages offerts. Lors d’une campagne appelée "Offrez un enfant à l’imam", toute famille qui avait perdu un enfant sur le champ de bataille se voyait offrir un crédit sans intérêt et d’autres généreuses allocations. De plus, l’enrôlement dans le corps des Basiji donnait au plus pauvre d’entre les pauvres une chance de promotion sociale.

Pourtant d’autres étaient contraints au "volontariat". En 1982, l’hebdomadaire allemand, Der Spiegel, présentait le cas d’un garçon de 12 ans, du nom de Hossein, qui fut enrôlé dans les Basiji, bien qu’il fût atteint de la poliomyélite :

Un jour, quelques imams inconnus passèrent dans le village. Ils convoquèrent toute la population sur la place qui faisait face au poste de police, et ils annoncèrent qu’ils apportaient de bonnes nouvelles de la part de l’imam Khomeiny : l’Armée Islamique d’Iran avait été choisie pour libérer la ville sainte d’Al Quds – Jérusalem – du joug des infidèles […] Le mollah local avait décidé que chaque famille ayant des enfants devrait fournir un soldat de Dieu. Comme Hossein était le moins utile à sa famille et que, du fait de son infirmité, il ne pouvait de toute façon pas s’attendre à beaucoup de bonheur dans cette vie, son père le choisit pour représenter la famille dans le combat contre les démons d’infidèles.

Des 20 enfants qui partirent à la guerre avec Hossein, seuls lui et deux autres survécurent.

Mais, si de telles méthodes peuvent jeter quelque lumière sur les raisons de leur engagement, elles n’expliquent pas la ferveur avec laquelle ils se précipitaient vers leur propre destruction. Seule la nature particulière de l’islam de la Révolution iranienne peut permettre d’élucider ce phénomène.

Au début de la guerre, les mollahs qui dirigeaient l’Iran n’envoyaient pas des êtres humains dans les champs de mines, mais des animaux : ânes, chevaux et chiens. Mais cette tactique s’avéra inutile : « Après la désintégration de quelques ânes, les autres s’enfuyaient terrorisés », relate Mostafa Arki dans son livre, Eight Years of War in the Middle East [Huit ans de guerre au Moyen-Orient]. Les ânes réagissaient normalement, car la peur de la mort est naturelle. Les Basiji, par contre, marchaient à la mort sans peur et sans plainte. Les curieux slogans qu’ils chantaient en arrivant sur le champ de bataille sont dignes d’attention ; « Contre les Yazid de notre temps ! » ; « La caravane de Hussein est en route ! » ; « Un nouveau Karbala nous attend ! ».

Yazid, Hussein, Karbala – ces mots sont tous des références au mythe fondateur de l’islam chiite. A la fin du septième siècle, l’islam était divisé entre ceux qui étaient fidèles au calife Yazid – les prédécesseurs de l’islam sunnite – et les fondateurs de l’islam chiite, qui croyaient que l’imam Hussein, petit-fils du prophète Muhammad, devait gouverner les musulmans. En 680, Hussein prit la tête d’une révolte contre le calife "illégitime", mais il fut trahi. Dans la plaine de Karbala, le dixième jour du mois de Muharram, les troupes de Yazid attaquèrent Hussein et sa suite et les mirent à mort. Le cadavre de Hussein portait les traces de 33 trous de lance et de 34 coups d’épée.

Après avoir été décapité, son corps fut piétiné par des chevaux. Depuis lors, le martyre de Hussein a constitué le cœur de la théologie chiite, et la Célébration de la Hashura, qui commémore sa mort est le jour le plus sacré du chiisme. En cette occasion, les hommes se frappent avec leurs poings, ou se flagellent avec des chaînes de fer pour s’identifier aux souffrances de Hussein. Au fil des siècles, le rituel était devenu odieusement violent. Dans son étude intitulée Crowds and Power [Foules et Pouvoir], Elias Canetti nous rapporte un récit de première main sur la fête de la Ashura, telle qu’elle avait lieu au milieu du dix-neuvième siècle, à Téhéran :

500.000 personnes, sous l’emprise du délire, couvrent leur tête de cendres et se frappent le front contre le sol. Ils désirent s’infliger volontairement des tourments : se suicider en masse, se mutiler avec raffinement […] Des centaines d’hommes en tunique blanche s’avancent, le visage levé vers le ciel avec une expression extatique. Certains d’entre eux seront morts ce soir, beaucoup seront estropiés et mutilés, et les tuniques blanches, devenues rouges seront leur linceul […] Il n’y a pas de plus beau destin que de mourir le jour de la Célébration de la Ashura. Les portes des huit Paradis sont grand ouvertes pour les saints et tous ceux qui s’efforcent de s’y engouffrer.

De tels excès sanglants sont interdits dans l’Iran contemporain, mais, au cours de la Guerre Iran-Iraq, Khomeiny s’est emparé de l’essence de ce rituel pour en faire un acte symbolique et le revêtir d’un contenu politique. Il prit la ferveur intérieure et la canalisa vers l’ennemi extérieur. Il transforma la lamentation passive en une opposition active. Il fit de la bataille de Karbala le prototype de toute lutte contre la tyrannie. De fait, cette technique a été utilisée durant les manifestations politiques de 1978, où de nombreux manifestants iraniens portaient des linceuls pour lier la bataille de 680 à la lutte d’alors contre le Shah. Dans la guerre contre l’Iraq, une plus grande signification était attribuée à Karbala : d’un côté, l’ignoble Yazid, qui revêtait maintenant la forme de Saddam Hussein ; de l’autre, le petit-fils du Prophète, Hussein, représentant ceux qui souffrent et pour lesquels le temps de la vengeance chiite est finalement venu.

Par la suite, le pouvoir de ce récit fut renforcé par le tour théologique que Khomeiny lui imprima. Selon Khomeiny, la vie est sans valeur et la mort est le début de la véritable existence. « Le monde naturel », expliquait-il en octobre 1980, « est le plus bas élément, le rebut de la création ». Ce qui est décisif, c’est l’au-delà : Le « monde divin, qui est éternel ». Ce monde-là est accessible aux martyrs. Leur mort n’en est pas une, c’est seulement le transfert de ce monde dans celui de l’au-delà, où ils vivront éternellement et dans la gloire. Que le guerrier gagne la bataille, ou qu’il la perde en mourant en martyr, dans les deux cas, sa victoire est garantie, soit dans ce monde matériel, soit dans le monde spirituel.


Cette attitude avait une implication mortelle pour les Basiji : qu’ils survivent ou non était hors de propos. Même l’utilité stratégique de leur sacrifice importait peu. Les victoires militaires sont secondaires, expliquait Khomeiny, en septembre 1980. Le Basiji doit « comprendre qu’il est un 'soldat de Dieu', pour qui ce n’est pas tant le résultat du conflit que la part qu’on y prend, qui apporte plénitude et satisfaction » Le dégoût de Khomeiny pour la vie aurait-il pu avoir autant d’effet, dans la guerre contre l’Iraq sans le mythe de Karbala ? Probablement pas. C’est avec le mot de Karbala sur les lèvres que les Basiji entrèrent dans la bataille avec exultation.

Pour ceux dont le courage faiblissait pourtant en face de la mort, le régime monta un spectacle. Un mystérieux cavalier chevauchant un magnifique destrier allait apparaître soudain sur les lignes de front. Son visage – recouvert de phosphore – allait resplendir. Son costume était celui d’un prince médiéval. Reza Behrouzi, un enfant-soldat, dont le récit a été rapporté, en 1985, par l’écrivain français, Freidoune Sehabjam, racontait que les soldats réagissaient avec un mélange de terreur et de ravissement.

Tout le monde voulait courir au devant du cavalier. Mais il les tenait à distance. « Ne venez pas vers moi ! », criait-il, « Menez le combat contre les infidèles ! […] Vengez la mort de notre Imam Hussein et terrassez la descendance de Yazid ! » Et comme la silhouette disparaissait, les soldats s’écriaient en pleurant : « Oh, Imam Zaman, où êtes-vous ? » Ils tombaient à genoux, priaient et se lamentaient. Quand elle se manifestait à nouveau, ils se redressaient comme un seul homme. Ceux dont les forces n’étaient pas encore épuisées fonçaient sur les lignes ennemies.

La mystérieuse apparition, capable de déclencher de telles émotions, est l’"imam caché", un personnage mythique qui influence la pensée et l’action d’Ahmadinejad jusqu’à aujourd’hui. Les chiites appellent "imams" tous les descendants mâles du prophète Muhammad et leur attribuent un statut quasi divin. Hussein, qui fut tué par Yazid à Karbala, était le troisième Imam. Son fils et son petit-fils étaient les quatrième et cinquième. A la fin de cette lignée, il y a le "Douzième Imam", dont le nom est Muhammad. Certains le nomment le Mahdi ("celui qui est guidé par Dieu"), tandis que d’autres disent imam Zaman (sahib-e zaman, "le maître du temps"). Il naquit en 869, et était le fils unique du onzième Imam. En 874, il disparut sans laisser de trace, causant ainsi l’extinction de la lignée.

Toutefois, selon la mythologie chiite, le Douzième Imam a survécu. Les chiites croient qu’il s’est seulement dérobé à la vue du public, à l’âge de cinq ans, et qu’il émergera, tôt ou tard, de son "occultation", pour délivrer le monde du mal.

Ecrivant au début des années 80, V. S. Naipaul a montré à quel point la croyance en la venue du messie chiite est profondément enracinée dans la population iranienne. Dans son livre, Among the Believers: An Islamic Journey [Au milieu des croyants : un voyage islamique], il racontait avoir vu, dans la Téhéran d’après la Révolution, des posters aux motifs similaires à ceux de la Chine maoïste : par exemple, des foules avec des fusils et des mitraillettes, brandis comme en guise d’accueil. Les posters arboraient toujours la même phrase : DOUZIEME IMAM, NOUS T’ATTENDONS. Naipaul écrit qu’il pouvait comprendre intellectuellement la vénération envers Khomeiny. « Mais il était plus difficile de comprendre l’idée de la révolution comme quelque chose de plus, comme une offrande au Douzième Imam, l’homme qui avait disparu […] et restait "occulté". Selon la tradition chiite, un pouvoir islamique légitime ne peut s’établir qu’après la réapparition du Douzième Imam. D’ici là, les chiites n’ont qu’à attendre, à supporter en paix un pouvoir illégitime, et à se remémorer, avec tristesse, Hussein, le petit-fils du Prophète. Mais Khomeiny n’avait pas l’intention d’attendre. Il revêtit le mythe d’un sens entièrement nouveau : le Douzième Imam ne surgirait que quand les croyants auraient vaincu le mal. Pour hâter le retour du Mahdi, les musulmans devaient secouer leur torpeur et combattre. Cet activisme a davantage de choses en commun avec l’idée révolutionnaire des Frères Musulmans d’Egypte, qu’avec le chiisme. Khomeiny s’était familiarisé avec les textes des Frères Musulmans depuis les années trente, à savoir : que les réalisations de la modernité ont remplacé la providence divine par le libre arbitre individuel, la foi aveugle par le doute, et la morale austère de la charia par les plaisirs des sens. Selon la légende, Yazid était l’incarnation de tout ce qui est interdit. Il buvait du vin, prenait plaisir à écouter de la musique et des chansons, et jouait avec des chiens et des singes. Et n’était-ce pas précisément le cas de Saddam ? Dans la guerre contre l’Iraq, le "mal" était clairement défini, et vaincre le mal était la condition préalable pour hâter le retour du Douzième Imam bien-aimé. Lorsqu’il se donna à voir durant quelques minutes, caracolant sur sa monture, la volonté de mourir en martyr s’accrut considérablement.

C’est cette culture qui a nourri la conception du monde de Mahmoud Ahmadinejad. Né hors de Téhéran, en 1956, fils d’un forgeron, il acquit une formation d’ingénieur civil, et durant la Guerre Iran-Iraq, il s’agrégea aux Gardiens de la Révolution. Sa biographie demeure étrangement elliptique. A-t-il joué un rôle dans la prise de contrôle de l’Ambassade des Etats-Unis, en 1979 ? Qu’a-t-il fait, au juste, durant la guerre ? Nous n’avons aucune réponse claire à ces questions. Son site présidentiel dit simplement qu’il a été « en service actif en tant que volontaire Basiji jusqu’à la fin de la sainte défense [la guerre contre l’Iraq], et qu’il a servi comme Ingénieur de combat dans différentes sphères de responsabilité ».

Nous savons qu’après la fin de la guerre, il a été gouverneur de la Province d’Ardebil, et organisateur de Ansar-e Hezbollah, un groupe radical de vigilance composé d’islamistes fondamentalistes, connu sous le nom de Abadgaran-e Iran-e Islami, ou Promoteurs d’un Iran islamique. C’est dans ce rôle qu’il se tailla la réputation – et la popularité - d’un dirigeant rigide attelé à défaire les réformes libérales du président d’alors, Muhammad Khatami. Ahmadinejad se positionna en dirigeant d’une "seconde révolution" en vue d’éradiquer de la société iranienne la corruption et les influences occidentales. Les Basiji, dont le nombre s’était extrêmement accru depuis la fin de la Guerre Iran-Iraq, l’adoptèrent. Recrutés dans les couches les plus pauvres et les plus conservatrices de la population, les Basiji sont sous la direction du Guide Suprême et successeur de Khomeiny, Ali Khameiny, auquel ils ont juré une loyauté absolue. Durant la course à la présidence d’Ahmadinejad, en 2005, les millions de Basiji de toutes les villes, faubourgs et mosquées d’Iran, devinrent les artisans non officiels de sa campagne.

Depuis que Ahmadinejad est devenu président, l’influence des Basiji a grandi. En novembre, le nouveau président inaugurait la "semaine Basiji" annuelle, qui commémore les martyrs de la Guerre Iran-Iraq. Selon un rapport publié par Kayan, une publication fidèle à Khameiny, quelque neuf millions de Basiji – soit 12% de la population iranienne – se sont rassemblés pour une manifestation en faveur de la plateforme antilibérale de Ahmadinejad. L’article affirmait que « les manifestants form[aie]nt une chaîne humaine de quelque 8.700 km de long […] Rien qu’à Téhéran, 1.250.000 personnes se sont rassemblées ».

Fin juillet 2005, le mouvement Basiji annonçait qu’il projetait d’accroître le nombre de ses membres, qui passerait de 10 à 15 millions vers 2010. On estime que les unités d’élite spéciales comptent pour l’instant quelque 150.000 membres. Les Basiji ont donc reçu de nouveaux pouvoirs dans leur fonction en tant que département non officiel de la police. Ce que cela implique en pratique est devenu clair en février 2006, quand les Basiji ont attaqué le chef du syndicat des conducteurs d’autobus, Massoud Osanlou. Ils l’ont retenu prisonnier dans son appartement et lui ont coupé l’extrémité de la langue pour le convaincre de se taire. Aucun Basiji ne doit craindre d’être poursuivi en justice pour de telles méthodes terroristes.

Du fait que l’idéologie et l’influence des Basiji bénéficient d’un renouveau sous la présidence d’Ahmadinejad, la foi du mouvement dans les vertus de l’immolation violente de soi-même reste intacte. Il n’y a pas, en Iran, de "commission de vérité" pour enquêter sur le suicide collectif planifié par l’Etat, qui eut lieu de 1980 à 1988. Par contre, on enseigne à tous les Iraniens, depuis l’enfance, les vertus du martyre. A l’évidence, beaucoup d’entre eux rejettent les enseignements Basiji. Néanmoins, chacun connaît le nom de Hossein Fahmideh, un enfant de 13 ans, qui, durant la guerre, se fit exploser devant un char iraqien. Son image suit les Iraniens tout au long de la journée, que ce soit sur des timbres postaux ou sur l’argent. Si vous exposez un billet de 500 rials à la lumière, c’est le visage de cet enfant que vous verrez en filigrane. L’immolation volontaire de Fahmideh est présentée, dans la presse iranienne, comme un modèle de foi profonde. Il a été le thème à la fois d’un film d’animation et d’un épisode d’une série télévisée, "Les enfants du Paradis". Pour symboliser leur volonté de mourir pour la Révolution, les groupes Basiji portent un linceul blanc par-dessus leur uniforme dans les manifestations publiques.

Au cours de la Fête de la Ashura de cette année, on a emmené les écoliers en excursion dans un "Cimetière de Martyrs". Le New York Times relatait : « Ils portent autour de la tête des bandeaux sur lesquels est dessiné le nom de Hussein, et marchent sous des bannières où l’on peut lire : "Se souvenir des Martyrs, aujourd’hui, est aussi important que de devenir un Martyr", et "La nation qui considère le Martyre comme un bonheur sera toujours Victorieuse" ». Depuis 2004, la mobilisation des Iraniens dans des brigades-suicide s’est intensifiée, et elle inclut un entraînement des recrues pour des missions à l’étranger. C’est ainsi qu’a été créée une unité spéciale qui porte le nom de "Commando des Martyrs Volontaires. « Selon ses statistiques, cette force a recruté jusqu’ici quelque 52.000 Iraniens pour la cause du suicide. Son objectif est de former une "unité du martyre" dans chaque province iranienne.

Le culte Basiji de l’autodestruction serait terrifiant dans n’importe quel pays. Mais dans le contexte du programme nucléaire iranien, son obsession du martyre équivaut à un détonateur allumé. Actuellement, les Basiji ne sont pas envoyés dans le désert, mais plutôt dans les laboratoires. Les étudiants Basiji sont encouragés à s’inscrire dans des disciplines techniques et scientifiques. Selon un porte-parole des Gardiens de la Révolution, l’objectif est d’utiliser le "facteur technique" pour accroître la "sécurité nationale".

Qu’est-ce que cela signifie exactement ? Prenons en compte le fait que, en décembre 2001, l’ancien président iranien, Hashemi Rafsanjani, expliquait que « l’utilisation ne serait-ce que d’une seule bombe contre Israël y détruirait tout ». Par contre, si Israël répliquait avec ses propres armes nucléaires, cela « ne causerait des dégâts qu’au monde islamique. Il n’est donc pas déraisonnable d’envisager une telle éventualité. » Rafsanjani énonçait ainsi une macabre analyse de pertes et profits. Il pourrait être impossible de détruire Israël sans subir des représailles. Mais, le niveau des dommages qu’Israël pourrait infliger à l’islam est supportable – il ne ferait qu’ajouter environ 100.000 martyrs de plus pour l’Islam.

Pourtant, Rafsanjani fait partie de l’aile modérée de la Révolution iranienne ; il croit que tout conflit doit avoir un résultat "qui en vaille la peine". Au contraire, Ahmadinejad est prédisposé aux perspectives apocalyptiques. Dans l’une de ses premières interviews, après son élection à la présidence, il déclarait avec enthousiasme : « Y a-t-il un art plus magnifique, plus divin, plus éternel que celui de la mort d’un martyr ? » En septembre 2005, il concluait son premier discours à la tribune des Nations Unies en implorant Dieu d’opérer le retour du Douzième Imam. Il finance un institut de recherche à Téhéran, dont le seul but est d’étudier et, si possible, de hâter la venue de l’imam. Il y revenait avec insistance lors d’une conférence de théologie, en novembre 2005 : « La tâche la plus importante de notre Révolution, est de préparer la voie au retour du Douzième Imam ».

Une politique menée en alliance avec une force surnaturelle est nécessairement imprévisible. Pourquoi un président iranien s’engagerait-il dans une politique pragmatique quand son postulat est que, dans trois ou quatre ans, le sauveur apparaîtra ? Si le Messie est sur le point de venir, pourquoi faire des compromis ? C’est pourquoi, jusqu’à maintenant, Ahmadinedjad a mené des politiques de confrontation avec un plaisir évident.

L’histoire des Basiji montre que nous devons nous attendre à des monstruosités de la part du régime iranien. Déjà, ce qui a commencé dans les années 80 par le nettoyage des champs de mines à l’aide de détonateurs humains, s’est répandu dans tout le Moyen-Orient, comme l’illustrent les attentats-suicide à l’explosif qui sont devenus la stratégie préférée des terroristes. Les spectacles motivants dans le désert, avec des acteurs engagés pour jouer le rôle de l’imam caché, ont pris la forme d’une confrontation ouverte entre un président iranien fanatique et le monde occidental. Et le Basiji qui autrefois errait dans le désert, armé seulement d’un simple bâton de marche travaille aujourd’hui comme chimiste dans une usine d’enrichissement d’uranium.

Matthias Kuntzel,
spécialiste en sciences politiques à Hambourg, en Allemagne. Il est l’auteur de Djihad und Judenhass (Djihad et haine des Juifs).

Texte traduit par Macina pour UPJF.org


http://www.occidentalis.com/article.php ... 42&thold=0


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MessagePublié: 30 Juil 2006, 16:21 
Coran Tanplan
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Dissuader ceux qui sont déjà morts ?

Par Laurent Murawiec

01/06/2006

Article brillant, musclé et audacieux, comme souvent chez cet auteur. On apprend beaucoup de ce texte qui semble être celui d’une causerie. A lire absolument et à diffuser largement. (Menahem Macina)

BESA Center for Strategic Studies Bar ­Ilan University
Radical Islam: Challenge and Response


25 mai 2006

Original anglais (format pdf) : "Deterring those who are already dead ?".

Traduction française : Menahem Macina.


La dissuasion est effective lorsque quelqu’un est authentiquement capable de menacer le centre de gravité de son ennemi : la menace d’infliger des pertes inacceptables, que ce soit dans une rixe de bar ou dans une escalade nucléaire. La logique qui préside à la dissuasion est : cela en vaut-il la peine ? Le rapport coût-bénéfice de l’initiative envisagée est-il tellement négatif qu’il réduirait à néant le capital investi ? La dissuasion est effective lorsque le prix à payer par la partie sur laquelle elle s’exerce excède énormément les bénéfices escomptés. Mais la dissuasion n’atteint son but que si l’ennemi est capable de, ou disposé à entrer dans la même logique. Si les règles du jeu de l’ennemi sont différentes et qu’il raisonne selon d’autres règles, il ne se laissera pas dissuader. Les Philistins ne pouvaient rien faire pour dissuader Samson. Si le calcul est : je donne ma vie terrestre sans valeur en échange du triomphe d’Allah sur la terre et d’une éternité de béatitude, si l’ennemi veut mourir, s’il désire l’apocalypse, rien ne pourra l’en dissuader.

Quand Mahmoud Ahmadinejad était maire de Téhéran, il a proposé avec insistance que les routes principales de Téhéran soient élargies pour que – expliquait-il – le jour de sa réapparition, l’Imam caché, Mohammed ibn Hassan, dont la grande "occultation" a eu lieu en 941 de notre ère puisse fouler des avenues spacieuses [1]. Plus récemment, il déclara au ministre indien des Affaires étrangères : « dans deux ans, tout sera réglé », sur quoi le dignitaire invité se méprit en croyant que l’Iran prévoyait de posséder des armes nucléaires dans un délai de deux ans. Il fut stupéfait d’apprendre plus tard qu’Ahmadinejad avait voulu dire que le Mahdi [2] apparaîtrait dans deux ans, ce qui ferait disparaître tous les problèmes du monde.

A vrai dire, cette attitude n’est pas nouvelle, et elle ne doit pas nous surprendre : les idées religieuses et leurs cousines éloignées, les représentations idéologiques, ne déterminent pas seulement les croyances de ceux qui y croient, mais leurs actions. La vérité est comme envahie par la foi, et la foi, à son tour, façonne la réalité du croyant. La différence entre le religieux et l’idéologie religieuse est la suivante : le croyant religieux admet que la réalité est un donné, alors que le fanatique risque tout sur une pseudo-réalité de ce qui devrait être. Le croyant religieux admet la réalité et s’emploie à l’améliorer, tandis que le fanatique la rejette, refuse tout compromis avec elle et essaie de la détruire pour y substituer sa perception visionnaire.

Pat Moyniham fit un jour cette remarquable réponse à un opposant : « Vous avez le droit à vos opinions, mais pas à vos réalités ». Ahmadinejad vit davantage dans ses croyances que sur notre terre commune. Nous avons la même planète en partage, mais pas les mêmes réalités. Le partage prend la forme de bombes et de balles.

Ahmadinejad veut hâter la réapparition de l’Imam Caché, dont la venue, selon l’apocalyptique islamique traditionnelle, et spécialement shiite, sera le Signe que l’Heure est venue, que la Fin des Temps est proche. La politique d’Ahmadinejad ne peut être appelée "radicale", par opposition à "modérée". Sa politique est apocalyptique et eschatologique. Sa perspective n’est pas terrestre mais vise l’au-delà. Le célèbre Ayatollah Khomeiny disait : « Nous n’avons pas fait une révolution pour faire baisser le prix du melon ». Le rôle du Mahdi, lors de sa réapparition, sera de prendre la tête de la grande guerre finale qui aboutira à l’extermination des Incroyants, à la fin de l’Incroyance et à la complète domination de la loi de Dieu sur toute l’humanité. La Umma [communauté musulmane] s’étendra jusqu’à absorber l’ensemble du monde.

La politique mise en œuvre par la nébuleuse au pouvoir à Téhéran – Ahmadinejad, les Pasdaran, les Basiji [3], le ministère du Renseignement, le Guide Suprême Khamenei – est apocalyptique et millénariste, mais aussi autiste [4]: rien de ce qui, dans le monde, contrevient à leur sens perverti de ce qui est ou devrait être, n’a droit de cité ; inversement, tout ce qui, dans le monde, contredit leurs représentations doit être éradiqué : seules leurs représentations ont le droit d’exister. Dans leur révolte contre l’Ordre du monde, ils sont déterminés à imposer à ce monde un Ordre qui est incompatible avec la plupart des institutions et des gens. Ils sont prêts à détruire un monde qui refuse leur dawa [5] et s’accroche, de manière opiniâtre, à ses conceptions, pour faire prévaloir leurs vues extravagantes.

Le djihad contemporain n’est pas une question de politique (en matière d’"occupation", d’"injustices", de colonialisme, de néocolonialisme, d’impérialisme et de sionisme), mais une question de foi gnostique [6]. Par conséquent, les tentatives de traiter le problème sous l’angle politique ne permettent même pas de percevoir sa nature. L’aspirine, comme la pénicilline, sont une bonne chose, mais elles sont de peu d’utilité pour combattre les maladies de l’esprit. J’insiste sur le fait que je ne dis pas ici que djihadistes sont "cinglés". Je dis qu’ils sont atteints d’une maladie de l’esprit, et cette maladie est la religion politique du Gnosticisme moderne dans sa version islamique.

Faisons un retour en arrière, si vous le voulez bien, sur ce qui s’est passé le 28 septembre 1971, au Caire. Le Premier ministre de Jordanie, Wasfi al Tell, qui était menacé de représailles par le mouvement palestinien, pour ce qu’on a appelé Septembre Noir, en 1970 [7], entre dans le salon de l’Hôtel Sheraton. "Cinq balles, tirées à bout portant, [l’]atteignirent… Il tituba… tomba, touché à mort, parmi les éclats de verre sur le sol de marbre. Tandis qu’il agonisait, l’un des tueurs se pencha sur lui et lapa le sang qui coulait de ses blessures" [8]. La multiplication d’incidents similaires nous indique qu’il ne s’agit pas de ’dommages collatéraux’, ni d’événements fortuits. Ils n’appartiennent pas à la sphère de la politique traditionnelle, ils ressortissent plutôt à un ’ailleurs’ de la géopolitique.

Les soldats tuent. Les terroristes tuent. Le djihad moderne lape le sang. La sacralisation du sang, la profonde admiration pour la sauvagerie, le culte de l’assassinat, l’adoration de la mort, sont inséparables du djihad arabo-musulman contemporain. Assassiner de manière horrible, infliger des souffrances avec joie et de manière sanglante, sont des comportements célébrés et présentés comme des modèles à imiter et des actes exemplaires qui plaisent à Allah. Ce ne sont pas là de purs échos d’une attitude archaïque à l’égard de la mort. J’ai rassemblé, comme peut le faire tout un chacun, des dizaines d’exemples de sacrifices humains infligés par des djihadistes islamistes de tout acabit. Cette pornographie du crime est infinie. Elle va du meurtre gratuit de Léon Klinghoffer [9], jusqu’aux instructions de Mohammed Atta [10] – « Votre couteau doit être bien aiguisé et vous ne devez pas causer de la souffrance à votre animal durant le massacre ». Elle passe aussi par le cimetière du Behesht Zahra, le "Paradis des Fleurs", près de Téhéran, avec sa Fontaine de Sang. Ou encore par ce rapport sur le meurtre d’un intellectuel algérien, le "Dr Hammed Boukhobza, qui fut tué par un groupe de terroristes islamistes dans la ville de Telelly […] ". "On ne se contenta pas de le tuer dans son appartement, mais sa femme et ses enfants, qui voulaient fuir, furent contraints de voir comment on le coupait littéralement en morceaux et lui arrachait lentement les entrailles, alors qu’il respirait encore. Manifestement, les terroristes aimaient voir cette souffrance et voulaient que la famille du supplicié partagent leur plaisir." [11].

L’accumulation de tels actes montre qu’ils ne constituent pas un épiphénomène mais sont au cœur du dessein du djihadiste. Ils sont diffusés 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sur des chaînes, telle Al Jezira et beaucoup d’autres. On les regarde et les célèbre avec avidité, on organise des projections privées et familiales. Pensons aux photos et aux vidéos d’assassinats, Daniel Pearl, Paul Johnson [12], meurtres en direct destinés à être vus par le public. Une photo, prise le 12 octobre 2000, en est peut-être le pire symbole : un jeune homme montre à une foule palestinienne jubilante ses mains dégoulinantes du sang de deux soldats israéliens assassinés. Il y a une demande publique correspondant à l’offre : des films de meurtres gores sont utilisés comme des repères identitaires. Ils témoignent du triomphe d’une théologie de la mort, une "production de mort", comme avaient coutume de dire les idéologues baathistes (la prétendue distinction entre les nationalistes arabes ou panarabes apparemment ’laïques’, et les structures religieuses, est vide de sens quand il s’agit de vie ou de mort, comme c’est le cas), et une ’industrie de mort’, comme un ouléma saoudien en vue l’appelait fièrement. Il faut entendre le thème chanté d’un chant funèbre hypnotique des Frères Musulmans : Allah ghayatuna/Al Rasul zaimuna/Al Quran dusturuna/Al Jihad sabiluna/Al mawt fi sabil Allah asma amanina/Allah akbar [13]. Ces mots doivent être pris au sérieux, voire littéralement, comme les événements l’ont montré. Hassan al Banna a, à maintes reprises, loué l’"art de la mort" de sa Confrérie (fann al­mawt). C’est un amour de la mort, une pathologie du martyre, ou un nihilisme : lorsqu’une société tout entière s’oriente dans cette direction, cette société est en train de devenir suicidaire. Une société qui entraîne ses jeunes vers le meurtre et la recherche de la mort fait des choix qui mènent à son extinction. « Nous aimons la mort plus que vous aimez la vie ».

Si vous dépréciez et méprisez la vie et qu’à l’inverse, vous concentrez tous vos désirs sur la mort, le passage dévotement désiré vers la vie glorieuse de l’au-delà par la voie de la shahada [martyre], ’troquer’ (comme dit le Coran) sa vie terrestre pour celle de l’au-delà, est beaucoup plus facile, et prendre la vie des autres est une procuration, c’est une obligation, un sacrifice. Le meurtre par suicide tel qu’il est abondamment pratiqué contre Israël, l’Inde et, plus récemment, les Etats-Unis, est causé par cette pathologie collective de l’esprit, l’idéologie religieuse gnostique. Il y a des causes secondaires, combinées, mais elles ne sont que cela, des auxiliaires de l’idéologie.

Les croyants – ici, les djihadistes - sont les Elus : eux et eux seuls, connaissent le dessein de Dieu sur le monde ; ils ont été choisis par Lui pour mener et gagner la Bataille finale et cosmique entre Dieu et Satan, et faire advenir la perfection sur la terre, en l’occurrence, l’extension de la loi et du règne de Dieu, le dar al islam, pour l’humanité tout entière. Qui que ce soit d’autre a tort et est mauvais, jahili, c’est un ennemi que l’on peut et que l’on doit tuer à son gré. La réalité, c’est-à-dire la Création, est irrémédiablement pervertie. Les Parfaits sont "une élite de surhommes immoraux" (Norman Cohn), qui savent ce que la réalité doit ’réellement’ être. Ils ont entrepris de transformer le monde pour qu’il soit conforme à la ’seconde réalité’ qu’eux seuls connaissent, grâce à leur savoir exceptionnel, la gnose. Pour parvenir de A à B, du monde mauvais d’aujourd’hui au monde parfait de demain, des torrents de sang doivent être versés dans un combat exterminateur, le sang de tous ceux dont les actes ou dont l’existence même entrave l’accomplissement de la mission du Mahdi. Grâce à leur condition extraordinaire, les Parfaits sont au-dessus de toutes les lois et règles. Tout ce qu’ils font est voulu et ratifié par Dieu. Leur intention est garante de leurs actes. Eux seuls sont capables de décider de la vie et de la mort. Le pouvoir que cette idéologie confère à ses partisans est exaltant. Ils aiment la mort plus que nous aimons la vie.

Durant cinq cents ans, de 1100 à 1600, l’Europe a été ruinée par des insurrections gnostiques, des Flandres à l’Italie du Nord, de la Bohème à la France : pastoureaux taborites, flagellants, esprits libres, anabaptistes, etc. Le schéma de croyance, décrit ci-dessus était le leur. Ils recrutèrent des centaines de milliers de gens, menacèrent des royaumes et renversèrent des duchés, ils massacrèrent des Juifs, des prêtres et des gens riches, ils créèrent leurs propres ’républiques’ grotesques, sanguinaires et totalitaires.

"Bientôt nous boirons du sang au lieu de vin", affirmaient les chefs de la principale rébellion, "ceux qui n’acceptent pas le baptême… doivent être tués, puis ils seront baptisés dans leur sang". Et un autre : "Maudit soit l’homme qui retient son épée de verser le sang des ennemis du Christ. Tout croyant doit laver ses mains dans ce sang… tout prêtre doit légalement pourchasser, blesser et tuer les pécheurs". Et "les Justes… ne se réjouiront pas en voyant la vengeance et en se lavant les mains avec le sang des pécheurs". Ecoutons Thomas Müntzer : "maudits soient les incroyants… ne les laissez pas vivre plus longtemps, les malfaisants qui se détournent de Dieu. Car un impie n’a pas le droit de vivre s’il gêne le pieux. L’épée est nécessaire pour les exterminer… s’ils résistent, qu’ils soient massacrés sans merci… les impies n’ont pas le droit de vivre, sauf si les Elus choisissent de le lui permettre… Maintenant, attaquez-les… il est temps… Ces vauriens sont aussi désespérés que des chiens… Ne prêtez pas attention aux lamentations des impies ! Ils vous imploreront… ne vous laissez pas apitoyer… Attaquez-les ! Attaquez-les ! Tant que le fer est chaud, ne laissez pas votre épée se refroidir ! Ne la laissez pas boiter !"

En règle générale, on entend les mêmes harangues de la bouche des islamistes radicaux. "Mourez avant de mourir", dit Ali Shariati, le fidèle shiite. "Celui qui saisit un fusil, un couteau de cuisine, ou même un caillou comme arme pour tuer les ennemis de la foi a sa place assurée dans les cieux. Un Etat islamique est la somme totale de fidèles individuels de cette sorte. Un Etat islamique est en état de guerre jusqu’à ce que le monde entier voie et accepte la lumière de la Vraie Foi", dit l’Ayatollah Fazlallah Mahalati, organisateur des pelotons iraniens d’assassinat. "Permettre aux infidèles de rester en vie signifie leur permettre de causer davantage de corruption. Les tuer est une opération chirurgicale ordonnée par Allah… la guerre est une bénédiction pour le monde et pour toute nation. C’est Allah lui-même qui ordonne aux hommes de faire la guerre et de tuer… C’est la guerre qui purifie la terre", a dit Ruhollah Khomeiny. Et l’article 15 de la charte du Hamas illustre cela : "Je veux réellement aller à la guerre pour Allah ! J’attaquerai et je tuerai ! J’attaquerai et je tuerai ! J’attaquerai et je tuerai !" Comme je l’ai dit, un soldat tue, un djihadiste aime tuer. Et quelle fut la lugubre arithmétique prônée par certains djihadistes ? Puisque les Américains ont, soi-disant, tué beaucoup de musulmans, les musulmans étaient "en droit" de tuer 4 millions d’Américains, enfants inclus. La Torah relate la fin des sacrifices humains : elle déclare avec force que la Loi de Dieu est : TU NE TUERAS PAS, ce qui fut adopté par les chrétiens. Le djihad d’aujourd’hui est une énorme régression aux temps pré-abrahamiques, à Moloch et à Baal.

A l’époque moderne, en Occident, comme l’ont montré Eric Voegelin et Norman Cohn, l’idéologie s’est transformée et a pris des formes laïques – nazie et bolchevique, en particulier. L’islam était lourdement chargé de contenus gnostiques, et avait été formé par une matrice tribale, favorisant, par nature, des tendances manichéennes ("eux" par rapport à "nous"). Le saut de la religion seule à l’idéologie religieuse était facile. Il fut accompli, au XIXe siècle, par Jamal al ­Din al ­Afghani. Marchèrent à sa suite : Abu Ala Mawdoodi, Hassan al­ Banna, Sayyid Qutb, Ali Shariati, Ruhollah Khomeiny, Osama bin Laden. Le Hamas, le Hezbollah, le Deobandi de l’Asie du Sud [14], la Jamaah Islamiyya indonésienne, les Taliban, les Wahhabites, partagent cette conception.


Sachant cela, pourquoi ne décourageons-nous pas les modernes gnostiques, les djihadistes ?

D’abord, nous ne le faisons pas. Ceux qui sont déjà morts, qui se considèrent comme morts au monde et vivants pour le monde à venir, ceux qui veulent mourir, ne peuvent généralement pas être découragés. La foi a été décrite comme une croyance aux choses invisibles. Le gnosticisme est une croyance en une réalité imaginaire qui est considérée comme plus réelle que la réalité commune : les gnostiques ne croient pas à ce qu’ils voient, ils voient ce qu’ils croient. On ne peut décourager cela. Imaginez qu’Oussama bin Laden soit devant vous : comment allez-vous le dissuader ? Et Zawahiri, ou Zarqawi ? Dissuasion ? N’y pensez même pas. La dissuasion aurait pu marcher avant que le djihad contemporain ait atteint sa masse critique, peut-être aux alentours du milieu des années 1990.

Si notre ennemi était un simple ’terrorisme’, nous pourrions l’empêcher de nuire, chèrement, sans aucun doute : en détruisant le lien entre Saoudites et Wahhabites et leur mainmise sur le pouvoir, en balayant la force des ayatollahs iraniens, et en exerçant une forte pression sur la nocive communauté du renseignement militaire pakistanais – en fin de compte, les parties centrales du terrorisme musulman. L’effondrement de cette structure de terreur aurait entraîné celui du terrorisme. Mais le terrorisme lui-même n’est rien d’autre que le principal instrument du djihad : le principe directeur est le djihad, pas le terrorisme. L’objectif des djihadistes (selon la terminologie de Clausewitz, le Zweck [15]), selon les mots mêmes du Coran, est de jeter la terreur dans le cœur des incroyants, c’est un objectif quasi militaire : une fois terrorisés, les Incrédules, les schismatiques et les polythéistes se convertiront, se soumettront [16] ou mourront. L’objectif stratégique (Ziel [17]) du djihad est la mainmise gnostique sur le monde. Dans une certaine mesure, nous serions capables d’affaiblir, d’entraver ou de retarder le Zweck. Mais le Ziel est inconditionnel et ne peut être modifié. Pouvons-nous empêcher le djihad de nuire en lui arrachant ses crocs terroristes ?

Quelques contournements sont efficaces. La manière dont l’armée israélienne et les forces de sécurité ont impitoyablement épuisé la force du terrorisme islamique, principalement par le rythme élevé de l’usure de son cadre de commandement, est exemplaire et devrait faire l’objet d’études et d’imitation ailleurs, dans des conditions différentes.

Le djihad contemporain, comme son émanation, le terrorisme, est une chaîne intégrale : tant qu’il est islamiquement fascinant d’être un membre du clergé qui promulgue des fatwas appelant au meurtre de civils israéliens, ou de GIs américains, le clerc continuera. Une fois mort, il cessera son activité. Il en sera de même du président d’une association de bienfaisance qui transfère de l’argent au djihad. Même chose pour l’officier de haut rang du renseignement qui entraîne ou infiltre des terroristes, pour le prédicateur qui provoque, pour le professeur de madrasa ou d’université qui fait du lavage de cerveaux, pour le prince qui ment par peur, et pour l’ayatollah qui envoie des équipes de tueurs, etc. Telle est la dissuasion que lançaient ceux dont on ne parle plus, pour encourager les autres, comme on dit en français.

Le djihad est l’idéologie influente d’un certain nombre d’Etats ; des Etats peuvent être contraints et frappés. Cette approche est une variante de la notion de décapitation, ou de la formulation de ciblage nodal créée par le théoricien de la force aérienne militaire. Ce n’est pas tant le hardware des djihadistes qu’il faut frapper que leur software, mais pas par une frappe légère [18].

Qu’a fait l’Europe pour écraser les insurgés gnostiques au début et à la fin de l’époque médiévale ? Churchill a dit un jour : "Si Hitler envahissait l’enfer, je ferais au moins une référence favorable au démon à la Chambre des Communes". De manière analogue, j’aurai un mot aimable pour l’Inquisition (pas pour l’espagnole, toutefois), qui a fait du bon travail en nettoyant ce gâchis. On les a pourchassés et tués. Thomas Müntzer fut vaincu, capturé et décapité en 1525. Le roi des Anabaptistes de Münster, John von Leyden et son entourage furent exécutés en 1535. A titre d’avertissement épouvantable, leurs corps furent suspendus dans des cages de fer du haut de la tour de l’église Saint Lambert, dans cette ville. Ceux qui survécurent se cachèrent dans l’attente de jours meilleurs. Ce qu’ils avaient découvert, c’est que leur révolte était sans espoir, qu’elle était inutile et que de lever trop haut la tête était le plus sûr moyen de la perdre. Leur volonté avait été brisée. Le trauma qu’ils avaient subi pour l’avoir fait était suffisant.


Un martyr aura des imitateurs, dix martyrs déclencheront admiration et émulation. Un millier de martyrs morts à l’insu de tous meurent en vain. Si Ahmadinejad et d’autres meurent en vain et inutilement, ils ne mourront pas en martyrs, mais en rustres. Leur mort est la seule chose qui compte pour le gnostique et pour le djihadiste : si l’on enlève cela, il ne reste rien. Cela ne veut pas dire, comme les jurés du procès de Moussaoui semblent avoir été amenés à penser, qu’"on ne peut pas faire de lui un martyr puisque c’est ce qu’il veut". Il faut faire en sorte que sa mort soit solitaire, inutile et ignorée.

Les morts banales, sans romantisme, triviales, font voler en éclats la gloire de la mort du djihadiste. C’est George Patton qui a dit : "Aucun salaud n’a jamais gagné une guerre en mourant pour son pays. Il l’a gagnée en faisant mourir pour son pays un autre pauvre et stupide salaud". La recette n’est ni belle ni facile.

Les gnostiques européens vaincus sont entrés dans la clandestinité, leur seul espoir reposait sur la transmission clandestine de leurs croyances, spécialement à leurs enfants. La société ne peut éliminer les croyances gnostiques, mais elle peut rendre la souche inactive au lieu de virulente. Le djihad est inséparable de l’islam et découle de ses principes les plus fondamentaux. La rupture de ce lien ne se produira pas de sitôt. Mais, tout au long de l’histoire, quand les conquérants islamiques se sont heurtés à des adversaires de force égale à la leur, ils se sont arrêtés. Quand ils ont subi une défaite écrasante, ils ont battu en retraite, et ont trouvé l’ouléma ou le faqi [19] pour la justifier, comme les ’prophètes’ qui annonçaient l’"enlèvement" [de l’Eglise] pour hier à 8h 09, et l’ont remis à l’année prochaine [20]. Mais souvenons-nous que la plupart des fidèles ne sont pas rebutés par l’échec ridicule des prophéties de leur prophète, précisément parce qu’ils vivent dans la ’seconde réalité’.

Après l’extermination de leurs dirigeants, les insurgés européens du Moyen-Âge se débandèrent et se dispersèrent. Soumettre à un rythme élevé d’attrition et à un ciblage nodal le dispositif djihadiste dans le monde (par là, je tiens à le souligner, je ne veux pas dire les ’terroristes’ seulement, ou même en premier lieu) me semble être un moderne équivalent de ce qui se passa jadis. Si je puis rendre hommage à la chaîne de commandement qui a orchestré son élimination, le cheikh Yassin n’avait pas pour habitude de manier des armes à feu – il maniait la mort. C’est ceux qui déploient les morts vivants qui doivent être les cibles prioritaires.


Laurent Murawiec

Senior Fellow, Hudson Institute, Washington, D.C.



© Hudson Institute

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Notes du traducteur

[1] Nous avons ici un parallèle - qui est loin d’être le seul, tant est grand le syncrétisme religieux et doctrinal du shiisme – avec le célèbre verset du Livre d’Isaïe (Is 40, 3) : " Une voix crie : « Dans le désert, frayez le chemin de Yahvé; dans la steppe, aplanissez une route pour notre Dieu »".
[2] "La nature exacte du Mahdi n’est pas claire, mais selon la tradition sunnite, on peut faire ressortir quelques constantes. Le Mahdi apparaîtra durant les derniers jours de l’existence du monde. Sa venue précédera la seconde venue sur terre de Jésus, qui est le Messie" (Extrait de l’article "Mahdi", de Wikipedia. L’allusion à Jésus corrobore ce qui a été dit dans la note précédente à propos du syncrétisme shiite.
[3] Selon M. Kuntzel, les Basiji, sont "un mouvement de masse, créé par Khomeiny en 1979, et devenu paramilitaire après le début de la guerre pour renforcer l’armée assiégée". Voir, sur notre site, l’article de Kuntzel, intitulé "Un enfant de la révolution prend le commandement: les démons d’Ahmadinejad".
[4] Comme beaucoup d’auteurs, Murawiec utilise l’"autisme" comme une métaphore pour caractériser l’état mental de quiconque est enfermé dans son monde intérieur au point de perdre le contact avec la réalité.
[5] "La da`wa (appel) désigne la technique de propagande religieuse utilisée par différentes sectes musulmanes pour étendre leur aire de diffusion. Cette technique consiste à envoyer des missionnaires ou propagandistes (dâ`i) dans la population. Ces missionnaires demandent aux nouveaux adeptes un serment d’allégeance, il collectent les impôts et l’aumône au nom de la secte. Ils essaient ainsi de subvertir le pouvoir en place." (Wikipedia, article "Dawa").
[6] De nos jours, on englobe, sous le terme gnose et ses dérivés, toutes les mystiques de salut, majoritairement apocalyptiques, dont les sectateurs attendent ardemment et, au besoin, tentent de faire advenir, hic et nunc, les promesses de rétribution qu’elles contiennent - favorables pour les bons et dévastatrices pour les scélérats. Hormis son emploi technique, chez les spécialistes de l’histoire de la gnose, de ses doctrines et de l’impact de ses déviations et de ses excès au plan socio-religieux, le terme a, de nos jours, une connotation péjorative, surtout en raison du caractère sectaire des groupuscules qui s’en réclament. Pour en savoir plus sur l’histoire de la gnose, se reporter à l’article "Gnosticisme", de Wikipedia.
[7] Il s’agit du massacre de dizaines de milliers de Palestiniens par l’armée jordanienne, pour faire échouer la tentative de renversement de la monarchie hachémite, organisée par Yasser Arafat, en 1970. Voir l’article "Septembre Noir" de Wikipedia.
[8] L’auteur n’indique pas la référence de cette citation.
[9] Passager juif américain en fauteuil roulant, auquel son infirmité n’épargna pas d’être tué et jeté à la mer, lors de l’attaque du navire de croisière Achille Lauro, le 7 Octobre 1985, perpétrée par un commando du Front de Libération de la Palestine.
[10] Chef du commando qui précipita deux avions sur les tours du World Trade Center, à Manhattan, en septembre 2001.
[11] Comme plus haut, l’auteur n’indique pas la référence de cette citation.
[12] Otage américain décapité en direct, en juin 2004, par des membres du groupe terroriste "Sawt al-Djihad" (la voix du Djihad), émanation du groupe Al-Qaïda. Voir, sur notre site, l’article de Aroutz 7 en français.
[13] Texte non traduit par l’auteur.
[14] L’école Deobandi prône le retour à un islam pur, proche de celui du temps du prophète. Il a donné naissance au mouvement Taliban.
[15] Ce terme allemand désigne le cœur de la cible. Par extension il connote ce que l’on cherche à atteindre, ainsi que les actes que nous posons et les moyens que nous prenons pour atteindre ce but.
[16] C’est-à-dire deviendront des dhimmis (protégés). Le statut de la Dhimma, permet au croyant d’une autre religion (p. ex., un Juif ou un chrétien), qui ne veut pas abjurer sa foi, de conserver la vie en acceptant ce statut de soumission, assorti de mesures humiliantes et contraignantes, dont, entre autres, le paiement de la jizya, ou impôt de capitation.
[17] Le terme allemand signifie ’frontière’, ’espace limité’, et par métaphore, une chose vers laquelle on tend de toutes ses forces, le but ultime.
[18] Le français ne permet pas de rendre le jeu de mots anglais entre software et soft power. L’idée est que ce ne sont pas tant les grosses infrastructures et les armements lourds (hardware) des terroristes qu’il faut frapper, mais la chaîne logistique (software) qui planifie, organise et met en œuvre leurs actions.
[19] Le faqih est un spécialiste de la jurisprudence islamique (fiqh); alors qu’un ouléma est un théologien.
[20] L’enlèvement de l’Eglise est une croyance très répandue dans les milieux du protestantisme charismatique (renewal). Il se fonde sur un passage de l’apôtre Paul (1 Thessaloniciens 4, 16-17) : "Car lui-même, le Seigneur, au signal donné par la voix de l’archange et la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts qui sont dans le Christ ressusciteront en premier lieu; après quoi nous, les vivants, nous qui serons encore là, nous serons réunis à eux et emportés sur des nuées pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons avec le Seigneur toujours". On peut lire un échantillon instructif de cette obsession, sous le titre "Songe : l’enlèvement de l’Eglise (David Wilkerson)" et de sa manie d’en annoncer l’imminence sur un blog choisi au hasard parmi beaucoup d’autres du même acabit.

[Texte anglais aimablement signalé par IMRA - Independent Media Review and Analysis.]


Mis en ligne le 01 juin 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org

http://www.debriefing.org/17155.html


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MessagePublié: 31 Juil 2006, 15:56 

Enregistré le: 30 Juil 2006, 15:34
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MERCI, MECREANT, d'avoir mis les deux articles que je conseillais sur ce fil.


J'espère qu'ils seront lus par tous !!

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MessagePublié: 31 Juil 2006, 16:26 
Coran Tanplan
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Enregistré le: 07 Avr 2006, 16:08
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Andaman a écrit:
MERCI, MECREANT, d'avoir mis les deux articles que je conseillais sur ce fil.


J'espère qu'ils seront lus par tous !!


De rien :wink:

Ces deux articles sont essentiels, et doivent être diffusés le plus possible !


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 Sujet du message:
MessagePublié: 16 Aoû 2006, 14:18 

Enregistré le: 30 Juil 2006, 15:34
Messages: 52
Localisation: toulouse
Alors, on l'attend tous cette fameuse date du 22 août pour la réponse d'Adolph Ahmadinejad !

C'est bien le jour où l'Imam Caché (non, pas Mme Delcambre!) va jaillir comme une fusée de son trou ? Et que commencera la Fin des Temps?

Chouette, on va se marrer...

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