LibertyVox • Voir le sujet - IBN ARABI, LE GRAND MYSTIQUE ANDALOU REFUSE PAR LA TRADITION
 
 
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MessagePublié: 11 Aoû 2006, 20:17 
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MessagePublié: 11 Aoû 2006, 20:22 
http://www.kikah.com/indexfrench.asp?fn ... torytitle=


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MessagePublié: 11 Aoû 2006, 20:23 
Ibn 'Arabî: la double fusion de l'amour.

Ibn ‘Arabî, maître suprême de la tradition soufie, est un mystique voyageur. Sa vie : un permanent pèlerinage aux splendeurs spirituelles et aux sources de l’amour de l’amour. Ayant vu le jour à Murcie en 1165, il entame, très jeune, sa quête d’illuminations en s’installant à Séville où il suit des études sous l’impulsion éclairée de son père. Après avoir arpenté l’Andalousie, il séjourne en Afrique du Nord, en Egypte, en Irak, dans la future cité des derviches tourneurs, Konya, et enfin à Damas où il s’éteint en 1240. Ibn Arabî a légué une œuvre si prolifique que même sa mémoire, prodigieuse, ne parvenait pas à inventorier. Les plus célèbres de ses ouvrages sont les monumentales, Conquêtes Mecquoises, Chatons de la sagesse, et son hymne à l’attraction d’amour, L’interprète des désirs.

Né de la rencontre éblouissante avec Nizam (Harmonie), fille de l’imam du sanctuaire d’Abraham à la Mecque, cet hymne à la perfection divine et à la beauté de la femme annonce la célébration ardente de Béatrice par un poète florentin, né cent ans après le soufi andalou, Dante.

L’interprète des désirs est contemporain du lyrique, Eloge du vin de Omar Ibn al-Faridh’ qui s’ouvre sur une évocation sublime du partage :

« Ce très vieux vin, ô bien-aimé, bu à ton signe,

Nous fit ivres avant la naissance de la vigne ».

L’invite à l’élucidation enivrante ruisselle également dans les vers non moins emblématiques de la mystique du XIIIe siècle de Faridu din Attar :

« Ayant bu des mers entières, nous sommes tout étonnés

Que nos lèvres soient encore aussi sèches que les plages

Et toujours cherchons la mer pour les y tremper sans voir

Que nos lèvres sont les plages et que nous sommes la mer »

Ce n’est pas la fille de la vigne qui est le thème insigne chez Ibn ‘Arabî, mais la beauté féminine comme révélation de l’absolu et image de la passion. À se pencher sur le miroir de L’interprète des désirs, on reconnaît le legs fabuleux des odes préislamiques à travers la déploration sur le campement d’un jour et l’amour contredit à jamais. Cette transhumance de la mémoire poétique se déploie dans une expression qui donne à voir en noces les symboles du désert d’Arabie et les métaphores des jardins d’Andalousie. La nostalgie, qui irrigue l’ensemble des poèmes, n’est pas une utopie du retour ou exil dans une terre originelle, mais un flux, à la fois inquiet et enchanté, de la quête d’amour.

L’harmonie des oxymores, l’entrelacement des sons, l’économie des consonnes, la sensualité des mélodies, la musicalité des cadences sont autant de qualités qui mettent en exergue l’alliance, entre l’éclat féminin et l’élan divin, scellée au cœur de l’amour. Chantre de l’éblouissement amoureux, Ibn ‘Arabî dépeint l’unité de la foi à travers de multiples figures de passion dont d’aucuns portaient le prénom de leur aimée. Imaginons Aragon appelé Louis Elsa ou Rilke, qui changea son prénom initial, René, qu‘il trouvait féminin, nommé Rainer Maria Lou. L’appellation se détache de la filiation pour incarner, plus qu’un attachement, un ravissement. Cette loi de l’amour s’exprime, sous la plume du Maître, dans une double fusion entre les traits de l’aimée et l’infinie beauté de l’univers, entre l’aimant et l’aimée. :

« Car moi, je vois un être

Dont la beauté s’accroît,

Éclatante et superbe,

À chacune de nos rencontres.

On n’échappe pas à une extase

Qui se trouve en affinité

Avec la beauté s’intensifiant

Jusqu’à l’harmonie parfaite ».



(Grenoble)

Taouil.Redouane@upmf-grenoble.fr
C'est le genre de laïus que servent les musulmans aux occidentaux !!!!!


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MessagePublié: 11 Aoû 2006, 21:38 
Africanus Rex
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Enregistré le: 02 Avr 2006, 18:23
Messages: 6654
Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
Il est en tout cas plus intéressant à lire que le Coran.
Finalement comme Al Hallaj il est né dans un univers où une intelligence supérieure doit s'adapter, d'où les voyages, les précautions oratoires , l'insécurité intellectuelle , spirituelle et physique, parfois la mort violente au bout du chemin.

Ces grands mystiques de l'Islam font penser à des serviteurs qui sortent parfois la tête par les moucharabbieh du palais , car à l'intérieur où tout n'est que mensonge il n'y a pas grand chose à trouver, dehors c'est plus vrai, plus beau plus spirituel, on sort la tête mais le corps reste emprisonné entre des murs où règne une athmosphère devenue irrespirable.

Les textes d'un Ibn Arabi sont parfois très beaux , mais jamais ils ne m'ont donné l'envie de lire le Coran qu'il cite souvent(ce Coran que j'ai découvert en traduction bien après).
S'il avait pu , il aurait dû créer une religion nouvelle, loin , mais surtout très loin de ce triste lectionnaire qu'est le Coran, car de" Conquêtes spirituelles de la Mecque" que reste -t-il?
Ibn Arabi embellit la laideur et l'innacceptable il y met un esprit situé aux antipodes de cette source imprégnée de violence qu'est le Coran.
Je me demande si en quelque manière il n'aurait pas été un précurseur de ces musulmans chi'ites qui allaient enfin créer le babisme et le ba'haisme , quittant les cales d'un navire devenu prison, enfin des religions vivables et humainement acceptables.
Il n'a peut-être pas rompu le cordon ombilical avec l''Islam mais je trouve qu'il peut être lu détaché de ce contexte islamique; et là il devient intéressant, on lit un grand esprit , pas seulement un théologien, un grand poète.
Dommage que je ne connaisse pas suffisament l'arabe(je m'y mets tardivement tant l'Islam a fini parme donner une image extrêment négative de cette langue qui cristallisent tout ce que je rejette en terme d'obscurantisme et de fanatisme).

Je n'ai pas lu grand chose d'Ibn Arabi , que je lisais en parallèle avec les écrit d'un Maïmonide ou d'un Raimon Llull ormi quelque court traité comme le "Traité de l'Amour" ou le "Livre de l'Arbre et des quatres oiseaux".
Ce que jai appris d'Averroès par exemple, prétendu esprit libre, m'a depuis rendu méfiant concernant le soufisme, celui -ci était un cadi, je crois, donc un juge qui tranchait(c'est le cas de le dire) d'une manière très islamiquement correcte, Ibn Arabi écrit bien , mais qu'en était-il de l'homme?

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