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 Sujet du message: TERRORISME ET ISLAM !
MessagePublié: 31 Juil 2005, 11:52 
http://www.jewishworldreview.com/michael/graham072805.php3?printer_friendly

La tragédie de l'islam.
Par Michael Graham 8 Juillet 2005. Adaptation française de Simon Pilczer

Je ne prends aucun plaisir à le dire. Cela me peine de le penser. Je pourrais bien perdre mon travail dans mon émission de radio en l’admettant. Mais c’est la pure vérité : L’Islam est une organisation de terreur. Pendant des années, j’ai essayé de laisser le bénéfice du doute à la communauté musulmane dans le monde, avec le bénéfice de mon désintérêt complet, typiquement américain, pour leur foi. Avant le 11 septembre, je ne savais rien de l’Islam si ce n’est le souhait « assalaam alaikum » qu’un ami pakistanais m’avait appris.

Tout de suite après le 11 septembre, j’acquiesçais d’un accord d’ignare quand le Président Bush m’assurait que « l’Islam est une religion de paix ».
Mais près de quatre ans plus tard, personne ne peut défendre cette déclaration. Et je dis bien « personne ». Certainement pas le groupe des clercs et des imams musulmans “modérés” qui se sont assemblés à Londres la semaine dernière pour émettre une déclaration sur le terrorisme et leur foi. A la question « Les attentats suicide à la bombe sont-ils toujours une violation de l’Islam », ils n’ont pu répondre : « Oui, toujours ». A la place, ces « Musulmans britanniques modérés » ont dû répondre « Cela dépend ». De quoi cela dépendait précisément, les rapports d’information ne le disaient pas. Malheureusement, étant donnée notre connaissance de l’Islam depuis les quatre dernières années, cela dépend probablement de savoir si vous tuez ou non des Juifs. Voilà une partie de l’Islam moderne.

Un autre fait sur l’état de l’Islam est que la majorité des Musulmans de pays comme la Jordanie continuent de croire que les attentats à la bombe sont légitimes. Un autre sondage encore rapporté par un journal britannique penchant à gauche rapporte que 73 % des Musulmans britanniques diraient à la police leur connaissance d’une d’attaque en préparation. Et les 27 % restant ? Ils font aussi partie de l’Islam moderne.

Le Conseil des Relations Américano-Islamiques [abrégé CAIR en anglais, ndt] est indigné que je puisse oser faire la jonction entre l’épidémie mondiale de terrorisme et l’Islam. Ils mettent cela sur le compte de l’intolérance, assurant qu’une vie de désintérêt pour l’islam s’est soudain transformée en haine aveugle. Ils ne peuvent se tromper davantage. Ce n’est pas pour être méchant avec les gars de CAIR, mais je ne m’en soucie pas : Voilà. Je ne me soucie tout simplement pas de l’Islam, sa théologie, son histoire – Je ne lui prête pas le moindre intérêt. Tout ce dont je me soucie est de ne pas être explosé en mille morceaux quand je prendrai le bus ou voyagerai en avion. Je me soucie de vivre dans un monde où tous rejetteront le terrorisme et les attentats suicide et les assassinats. Et la raison pour laquelle l’Islam est devenu lui-même une organisation terroriste, c’est qu’il ne peut pas maîtriser son propre rôle dans cette violence. Il ne peut pas rejeter les meurtriers parmi ses membres. Je sais qu’il ne le peut pas, parce que les imams musulmans « modérés » continuent de me dire qu’ils ne peuvent pas. « Nous n’avons pas le contrôle sur ces jeunes hommes radicaux », gémissait un imam londonien aux journaux locaux.

Vous ne pouvez les chasser de votre foi ? Vous ne pouvez les excommunier ? Apparemment, l’Islam ne le permet pas. L’islam ne peut pas déclarer que le terrorisme est interdit aux Musulmans. Je le sais parce que quand les nations musulmanes du monde se sont assemblées après le 11 septembre pour émettre une déclaration sur le terrorisme, ils n’ont même pas pu se mettre d’accord sur sa définition. Comment auraient-ils pu, quand les plus grands parrains mondiaux de la terreur à cette époque étaient l’Iran et l’Arabie saoudite – tous deux gouvernés par la loi islamique.

Si les Boy Scouts d’Amérique [abrégé BSA en anglais, ndt] comptaient 1.000 membres dans leurs troupes, et que 10 d’entre eux aient pratiqué les attentats à la bombe, les BSA seraient alors considérés comme une organisation terroriste. Si les BSA refusaient d’expulser ces 10 membres, cela rendrait leur cas encore plus difficile. Si des gens défendant la terreur se plongeaient de façon répétée dans le manuel des Boy Scouts, et y trouvaient un langage justifiant et défendant le meurtre – et que les chefs des Scouts responsables disaient seulement « Cela se pourrait » - Les Boys Scouts auraient été chassés d’Amérique depuis longtemps.

Aujourd’hui, l’Islam a des sectes entières et de grandes mosquées où l’on prêche la terreur. Sa théologie est utilisée comme source d’inspiration par des assassins terroristes. Des millions de fidèles de l’Islam donnent à ces tueurs soutien et réconfort. La question n’est pas comment puis-je oser appeler l’Islam « organisation terroriste », mais pourquoi davantage de gens ne le font pas. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, j’ai une grande sympathie pour ces Musulmans de bonne volonté qui veulent que leur foi soit une vraie « religion de paix ». Je crois que le terrorisme et le meurtre violent les sensibilités et la décence profonde de la grande majorité des Musulmans du monde. Je crois qu’ils veulent la paix.

Malheureusement, l’organisation et la théologie fondamentale de l’Islam telle qu’il est constitué aujourd’hui, permet que se développent des haines que la plupart des Musulmans ne partagent pas, et aux criminels auxquels ils s’opposent d’opérer au nom de leur foi. Beaucoup de Musulmans, je le crois, savent que cela est vrai et agissent dessus. Pas les membres de CAIR, malheureusement : comme Daniel Pipes, analyste et expert du Moyen-Orient l’a rapporté, « deux des associés de CAIR (Ghassan Elashi, Randall Royer) ont été condamnés sur des charges liées au terrorisme, l’un (Bassem Khafegi) a été condamné pour fraude, deux (Rabih Haddad, Bassem Khafegi) ont été expulsés, et un (Siraj Wahhaj) demeure en liberté".

Mais le Président du Pakistan, Pervez Musharraf admet ce que CAIR n’admettra pas. Il a appelé à un jihad contre les jihadistes. Il met sa vie en cause (des islamistes ont essayé de l’assassiner à trois reprises) dans la bataille pour reconquérir la décence fondamentale de l’Islam. Il se souvient, j’en suis sûr, qu’à une époque où l’Occident, la civilisation chrétienne était au bord de l’effondrement, le monde musulman était un bastion de rationalisme et de tolérance. Cela a été un grand moment dans l’histoire de l’Islam, un moment qui a contribué à sauver l’Occident.
Espérons que l’Islam peut aujourd’hui trouver la force de se sauver lui-même.


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MessagePublié: 04 Aoû 2005, 13:36 
Si ma tante
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Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
TERRORISME : La naïveté des démocraties occidentales
Le Figaro samedi 23 juillet 2005 PAR JACQUES MYARD , Député, président du Cercle Nation et République.

Les commentateurs les plus avisés soulignent l'échec des services de sécurité britanniques qui n'ont pu empêcher la préparation d'attentats de grande ampleur alors qu'ils les avaient eux-mêmes et publiquement jugés inévitables. Il est certain que le risque zéro n'existe pas. Mais la question fondamentale posée par ces attentats dépasse la responsabilité des services de sécurité dont le sérieux et la vigilance ne sont plus à démontrer, même s'ils subissent des échecs dramatiques. Ce qui est en cause dans ces attentats, c'est notre naïveté, la naïveté des démocraties occidentales inspirée de leur conception de la tolérance, de la liberté d'expression et d'association, des droits de l'homme.

De toute évidence, à cet égard, les attentats de Londres marquent un double échec et posent une question de société fondamentale. Ils scellent d'abord l'échec du modèle multiculturel et communautariste des Anglo-Saxons, développé par eux au nom de leur tradition libérale, laquelle a permis d'abriter et de laisser se développer pendant des années en toute impunité une mouvance islamiste prosélyte dont le seul objectif est d'instaurer une théocratie régie par le seul Coran, explicitement contraire aux valeurs démocratiques occidentales. Mais c'est aussi notre aveuglement que de refuser de comprendre qu'une certaine lecture de l'islam, une lecture fondamentaliste, n'est soluble ni dans la tolérance anglo-saxonne ni dans la laïcité à la française.

En réalité, nous nous devons de poser la seule question qui vaille en l'occurrence: que veulent ces islamistes? La réponse est d'une extrême simplicité, voire simpliste: changer la société pour appliquer leur conception du monde, l'islam de la charia, ce qui correspond grosso modo aux règles sociales de l'Arabie saoudite du VIIe siècle de notre ère.

Comment combattre, dans ces conditions, ces illuminés, ces fanatiques qui profitent de nos libertés pour propager leur credo mortifère ? On constate qu'ils savent exploiter à merveille les revendications communautaristes, le réveil des identités culturelles et religieuses, qui animent une proportion grandissante des musulmans installés depuis quelques décennies en France et en Europe. Ce retour aux sources est surtout l'apanage des jeunes de la troisième génération, parfois en échec social mais pas toujours, qui se laissent séduire par la vision sans faille globale et holistique que leur offre l'islam: l'islam est la solution. Mais gardons-nous de croire que le chômage, la pauvreté, l'exclusion sociale sont les seuls facteurs de développement de l'islam fondamental et radical. Certes, ces éléments peuvent jouer un rôle et créer un terreau propice, mais ils ne sont pas déterminants, car les islamistes n'ont pas pour objectif d'éradiquer la pauvreté mais d'instituer une société conforme à des règles coraniques. Leur objectif est politique au sens où il sous-tend l'organisation de la cité.

Ce n'est pas la première fois que les démocraties doivent faire face à un tel défi. Au début du XXe siècle, les communistes révolutionnaires s'étaient fixé un objectif similaire visant à instituer une société sans classes grâce à la dictature du prolétariat. L'enjeu aujourd'hui est analogue, mais de sources différentes. Voilà pourquoi il ne s'agit pas de lutter contre une religion, si tel était le cas, la lutte est vouée à l'échec, car elle contredit nos propres principes, la liberté religieuse. En revanche, nous sommes parfaitement armés pour refuser une vision sociétale archaïque qui ne correspond en rien à la volonté du suffrage universel du XXIe siècle. Notre réponse doit être politique et non religieuse, car l'attaque est politique.

Dans ces conditions, la loi sur le voile n'est pas une norme antireligieuse, mais une règle de société. L'égalité des sexes, le statut de la femme ne peuvent donner lieu à discussion en fonction d'un credo religieux, mais doivent être appliqués sur la base des seuls critères légaux, sans sourciller et avec fermeté, dans tous les lieux publics, sans exception. A cet égard, rechercher l'aval de conseils religieux constitue une faute, et cette attitude est perçue par les intégristes comme un aveu de faiblesse de l'Etat.

Cette réponse politique présuppose à l'évidence que notre société n'accepte que celles et ceux qui respectent et défendent nos règles. Il n'y a aucune honte ni aucun réflexe raciste à refuser d'intégrer des hommes ou des femmes dont l'objectif est de renverser les principes de la République. Le contrôle de l'immigration et des naturalisations devient une priorité nationale. A défaut de cette fermeté, nous laisserions se constituer sous nos yeux, par lâcheté et aveuglement, une véritable cinquième colonne qui engendrera inéluctablement la guerre civile.


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MessagePublié: 04 Aoû 2005, 20:10 
Citation:
A défaut de cette fermeté, nous laisserions se constituer sous nos yeux, par lâcheté et aveuglement, une véritable cinquième colonne qui engendrera inéluctablement la guerre civile.


La 5è colonne en question est déjà créée...Partout, dans toutes les démocraties occidentales !!!
L'Europe, les USA, Israel sont infectés !!!

S'entêter dans une bien-pensance, compter sur la fameuse "majorité" de musulmans tolérants est absolument insensé et dangereux...
Cette majorité n'a jamais défilé contre les actes terroristes où qu'ils se soient produits...Bien au contraire !!!

A Paris même, et bien sûr en banlieue, pour ne parler que de ce que j'ai vu et entendu, IL Y EUT MEME DES FETES APRES LES ATTENTATS DE LONDRES !!! Barbecues, distribution de bonbons, pétards de joie...

Continuer à se leurrer sur les bonnes intentions des musulmans "muets" est DANGEREUX !


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MessagePublié: 05 Aoû 2005, 06:20 
Swiss cheese & chocolate

Enregistré le: 06 Mai 2005, 09:35
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Nina a écrit:
Continuer à se leurrer sur les bonnes intentions des musulmans "muets" est DANGEREUX !

Oui. Il faut mettre les choses au clair. Il faut obliger les Musulmans à se déclarer. Et en tirer les conséquences.
-


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MessagePublié: 07 Sep 2005, 20:01 
debate.safe-democracy.org/debate/thread.jspa?forum/D=41&thread ID=79& message ID=2041-21k-

:arrow: DE LA DIFFICULTE DE LIER ISLAM ET TERRORISME :!: :!: :roll: POUR CEUX QUI NE CONNAISSENT PAS LES FONDEMENTS DE L'ISLAM ;

Y a t il un lien entre l’Islam et le terrorisme ?

• Le débat dépend de la déclaration continue de AJM, selon laquelle l’Islam serait essentiellement dangereux :
« Il existe une association très forte entre l’Islam et le terrorisme »
• Abderite (UK : 01/02/05) soutient que AJM a absorbé une compréhension mécanistique du monde de causes et d’effets, et recommande dans son lieu une approche environnementale.
« Certains ‘effets’ sont issus de l‘environnement, et ne sont pas causés par un élément en particulier. Autrement dit, les effets sont causés par une myriade de facteurs différents qui contribuent tous en même temps »
• Le point de vue ‘ environnemental’ de Abderite fait ressortir le besoin d’une justice généralisée, de l’identification des endroits de notre monde et de notre culture qui peuvent être améliorés de manière dramatique. (éducation…)
• HMC (3 février) dément aussi l’association de AJM entre l’Islam et le terrorisme, soutenant que l’utilisation de la terreur est une conséquence du combat asymétrique et non pas d’une tendance religieuse.
« Dans le combat asymétrique, le camp plus faible comprend le terrorisme parmi son plan d’insurgence. Dans la Palestine, et dans l’Irak, des armées puissantes se confrontent à des populations locales qui sont largement musulmanes. Dans d’autres circonstances, les terroristes sont d’autres religions. Dans la lutte pour la libération nationale juive dans le mandat britannique de la Palestine, l’association religieuse était le Judaïsme. Au Sri Lanka c’est le Hindouisme. »

Les limites d’une approche individuelle/ psychologique

Comme suggère R. Lawson (7 février) :
« Bien que ça soit très intéressant d’essayer de comprendre la psychologie d’un chef terroriste, ce n’est pas très utile, étant donné que sans partisans, il n’est qu’un autre sociopathe. C’est la matrice politique et sociologique dans laquelle il se trouve qui est importante ; si beaucoup de personnes pensent qu’ils sont maltraités, le sociopathe peut devenir leader du mouvement terroriste. »

L’impulsion de haïr

• Roger Scruton (GB 2 février) soutient que les cibles du terrorisme sont des groupes, des nations ou des races qui se distinguent par leur succès matériel. :
« Quand on fait face au terrorisme, on se confronte à la haine, née du ressentiment. »

• HMC qui a répondu le même jour que Roger Scruton n’est pas d’accord :
« Le terrorisme est la réponse des faibles aux plus forts. C’est le combat asymétrique. La haine n’est pas essentielle. »

• Bien qu’il soit d’accord sur le fait que la haine pourrait être élément clé du terrorisme, R Lawson soutient qu’au fond c’est de l’oppression plutôt qu’une jalousie matérielle :
« La plus grande cause du ressentiment musulman au Moyen Orient est le traitement oppressif des Palestiniens.»


Dernière édition par Delcambre le 08 Sep 2005, 01:17, édité 5 fois au total.

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MessagePublié: 08 Sep 2005, 00:46 
http://www.maec.gov.ma-

Mme Nouzha Chekrouni : Confondre islam et terrorisme, "un simplisme dangereux"
Bruxelles le : 12/10/2004

Confondre l'islam avec le terrorisme est "un simplisme dangereux", a souligné Mme nouzha Chekrouni, Ministre Déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères et la Coopération chargée des marocains résidant à l'étranger dans un entretien, paru mardi, dans le quotidien belge "le Soir".
Dans cet entretien, paru initialement, jeudi dernier dans le quotidien néerlandophone "de Morgen", Mme Chekrouni répondait à une question concernant des propos attribués au Ministre Belge de l'Intérieur, M. Patrick Dewael, qui aurait affirmé notamment que "toutes les cultures ne sont pas égales".
"J'ai l'impression que le monde arabe est toujours davantage emprisonné dans un amalgame de simplismes", a-t-elle affirmé, estimant que "le monde politique doit faire un grand effort pour dissiper ces préjugés".
La Ministre regrette qu'une "nouvelle ignorance" puisse surgir dans le monde occidental, à savoir l'ignorance du nord sur ce qui ce passe dans le sud.
"C'est trop simple de gratifier le monde de toutes sortes de préjugés sans posséder de vraies connaissances", a-t-elle dit.
Mme Chekrouni a fait remarquer notamment que "dans un pays comme le Maroc, d'énormes efforts sont réalisés" dans le domaine démocratique, soulignant à ce titre que de grands pas ont été franchis "dans la direction d'une réelle égalité entre l'homme et la femme", ainsi qu'en matière de bonne gouvernance et d'atténuation des disparités entre villes et campagnes.
"Celui qui critique le monde musulman doit aussi voir les changements qui sont en train de se produire. mais ce qu'il ne faut pas faire en aucun cas, c'est installer une hiérarchie entre les cultures", a-t-elle déclaré, en insistant sur le fait que "toutes les cultures sont différentes, mais elles méritent chacune le respect".

[Quel bel exemple de désinformation !]


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MessagePublié: 08 Sep 2005, 08:09 
....Confondre islam et terrorisme, "un simplisme dangereux"

Pas si simpliste que ça quand on lit certains passages du Coran et qu'on entend"Allah hu Akbar" devenu "le véritable cri de guerre" des kamikazes et autres adeptes de la Guerre Sainte.
Il y a bien un Islam terroriste...!


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MessagePublié: 08 Sep 2005, 11:25 
Aujourd'hui à cette heure : 2862 attentats musulmans recensés dans le monde depuis le 11/9/2001 soit une moyenne de près de deux par jour.

Pour les connaître tous voyez le tableau en bas de page :

http://www.thereligionofpeace.com/

S.G.


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MessagePublié: 17 Oct 2005, 05:25 
Swiss cheese & chocolate

Enregistré le: 06 Mai 2005, 09:35
Messages: 866
Localisation: CH
Reproduction du dernier mail de Simon Pilczer:

Charles Krauthammer est médecin (et psychiatre de formation) diplômé de la prestigieuse Université Harvard. Il a obtenu auparavant une licence de Sciences de l'Université Mc Gill du Canada, et une Maîtrise de Sciences Politiques et d'Economie d'Oxford.
Il est devenu éditorialiste dans de grandes revues américaines - Washington Post - et s'est vu décerné le prix Pulitzer (le "Nobel des journalistes") en 1987. Il a aussi reçu le Prix Israël pour son soutien indéfectible et la qualité de ses interventions en faveur de l'État d'Israël.
Dans son bref éditorial de la semaine, il conjugue tous ses talents pour nous expliciter avec sagacité, sens pédagogique et humour, les dangers de l'utilisation de la Science dans le cadre de la lutte internationale contre la grippe aviaire.
Le sujet peut paraître éloigné des thèmes concernant le Moyen-Orient : il vaut pourtant la lecture.


Jewish World Review 14 octobre 2005 / 11 Tishrei 5766

Un espoir pour la grippe, ou l'horreur ?

Charles Krauthammer
http://jewishworldreview.com/cols/krauthammer101405.asp

Adaptation française de Simon Pilczer, volontaire de l'IHC

Alors que le Washington officiel se plongeait dans les anciens faits et gestes d'Harriet Miers (candidate controversée nouvellement nommée à la cour suprême des USA par George W. Bush, ndt) au Conseil municipal de Dallas, et faisait l'analyse grammaticale des allées et venues byzantines du grand jury Patrick Fitzgerald, l'événement le plus capital de notre vie - ce qui nous en reste, comme je vais l'expliquer - passait peut-être inaperçu. On a annoncé la semaine dernière que des scientifiques américains venaient de créer une copie vivante, mortelle du virus de la grippe " espagnole " de 1918.

Voilà qui est gros, énorme.

Tout d'abord, c'est une réalisation scientifique de proportions prodigieuses. La grippe espagnole n'a pas été vue sur notre planète bleue depuis 85 ans. Sa recréation est une affaire d'entreprise, d'ingéniosité, de heureux hasard, de rude labeur, et de pur génie. Elle implique d'avoir trouvé au fond des entrailles d'un hôpital militaire à Washington un ensemble d'échantillons de tissus provenant de poumons de soldats morts en 1918 - dans une collecte d'autopsies d'abord commanditée par Abraham Lincoln - et l'exhumation d'un esquimau d'Alaska mort de la grippe et dont les restes ont été préservés par le permafrost. Puis, en utilisant des techniques de coupes et de tranches fines que seul Michael Crichton pouvait imaginer, ils en ont tiré un " Jurassik Park " microbiologique : la première résurrection jamais réalisée d'un ancien germe pathogène. Et pas n'importe lequel des anciens pathogènes, a expliqué le virologiste Eddie Holmes, mais " l'agent de la plus importante maladie à l'origine d'une pandémie dans l'histoire humaine ".

Ce qui nous amène au second élément de cette histoire : au-delà du génie se trouve la terreur pure. Nous avons ramené à la vie un agent de destruction presque biblique. Il a tué plus de monde en six mois que ceux tués pendant les quatre années de la première guerre mondiale. Il a tué plus d'humains que toute autre maladie de même durée dans l'histoire du monde, déclare Alfred W. Crosby, qui a rédigé une histoire de la pandémie de 1918. Et, comme le note le magazine "New Scientist", quand le virus recrée a été administré à des souris dans des laboratoires d'Atlanta sous stricte quarantaine, il a tué les souris plus rapidement que tout autre virus grippal jamais testé.

Maintenant que je dispose de votre attention, imaginez, avec l'appréhension qui sied, le troisième élément de cette affaire : que faire de cette connaissance ? Non seulement le virus a été recréé physiquement, mais son génome entier a aussi été publié dans le monde entier, à la disposition aussi bien des gens bien et mal intentionnés.

La décision de publier a été une option étroite, effroyablement étroite.

D'un côté, nous avons besoin de disséminer la connaissance. Nous avons appris à partir de cette recherche que la grippe de 1918 était une grippe aviaire, " la plus proche des virus aviaires de tous les virus des mammifères ", décrit Jeffrey Tsaubenberger, dirigeant de la recherche dans le décryptage du génome. Il y a une épidémie de grippe aviaire à présent en Asie qui a infecté 117 personnes et en a tué 60. Elle a déjà développé quelques unes des modifications génomiques qui permettent la transmission aux humains. Ainsi, vous voulez faire émerger la connaissance de la structure de la grippe de 1918, qui a fait la mutation complète des oiseaux aux humains, de façon que chaque chercheur dans le monde puisse immédiatement commencer à rechercher des moyens d'anticiper, de contrôler, de prévenir et de s'opposer à de pareilles modifications sur la grippe aviaire actuelle.

Nous sommes avant tout dans une course de la vie contre la mort avec la grippe aviaire. Pouvons-nous trouver comment la prévenir avant qu'elle ne parvienne à évoluer en une forme transmissible dotée de la létalité de 1918 qui décimera l'humanité ? Pour réaliser cette course, nous avons besoin que la séquence génétique soit universellement connue - pas seulement d'informer et de guider, mais de galvaniser une nouvelle recherche.

D'un autre côté, la résurrection du virus et la publication de sa structure ouvrent les portes de l'enfer. Quiconque, y compris les mal intentionnés, peut aujourd'hui le créer. La connaissance biologique est bien plus facile à acquérir pour Oussama ben Laden et ses amis que la connaissance nucléaire. Et si vous ne pouvez pas faire ce matériel vous-même, vous pouvez simplement commander des séquences d'ADN de laboratoires commerciaux à travers le monde, qui les fabriqueront et vous les expédieront sur demande. Tautsenberger lui-même admet que la " technologie est disponible ".

Et si les mal intentionnés ne peuvent fabriquer le virus grippal eux-mêmes, ils peuvent essayer de le voler. Ce n'est pas facile. Mais il n'y aurait pas de plus grande incitation à le faire à partir d'une installation sécurisée. " Nature " [la revue scientifique, ndt] qui a publié la séquence complète du génome, cite le bactériologiste Richard Ebright de l'université Rutgers avertissant qu'il existe un risque significatif" frisant le caractère inévitable " d'une libération accidentelle dans la population humaine ou de vol par un " employé de laboratoire mécontent, perturbé, ou extrémiste ".

Pourquoi essayer de voler des têtes nucléaires imprécises en Russie ? Une tête nucléaire peut détruire une ville. Le virus de la grippe, convenablement élaboré, a un potentiel destructeur de civilisations.

Nous pourrions l'avoir tout simplement donné à nos ennemis.

Passez une bonne journée.
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MessagePublié: 17 Oct 2005, 16:47 
Swiss cheese & chocolate

Enregistré le: 06 Mai 2005, 09:35
Messages: 866
Localisation: CH
http://www.jcpa.org/brief/brief005-7.htm

La crise pétrolière mondiale : Implications pour la Sécurité mondiale et le Moyen-Orient
16 October 2005 Dr. Gal Luft***

Adaptation française de Simon Pilczer, volontaire de l'IHC

"L'environnement du marché pétrolier mondial avec une très forte demande et une très faible capacité de réserves offre une immense opportunité aux jihadistes radicaux. Les terroristes croient que la meilleure manière de frapper l'économie mondiale occidentale est de s'en prendre au pétrole.

"Depuis la fin des batailles majeures en Irak, il y a eu près de 300 attaques sur des pipelines, des raffineries, et d'autres installations, et il y a eu des attaques sur des installations pétrolières dans beaucoup d'autres parties du monde, dont la Tchétchénie, le Pakistan, l'Inde, la Russie, l'Azerbaïdjan et le Nigeria.

"L'impact cumulé de ces attaques se monte à environ 1 million de barils par jour qui ont été soustraits au marché comme conséquence du sabotage. Si ce million de barils par jour était parvenu sur le marché, les prix du pétrole auraient baissé d'au moins 20 $ le baril.

"Nous observons aujourd'hui surtout un transfert de richesse dans des proportions historiques depuis les économies des Etats-Unis, du Japon, de la Chine, et de l'Europe, vers les économies des pays producteurs de pétrole. Bien sûr, ce n'est pas une manière pour gagner la guerre contre le terrorisme islamique radical si le camp qui doit vaincre le terrorisme et l'Islam radical enrichit constamment l'ennemi.

"Nous observons le début d'une nouvelle ère au Moyen-Orient où d'autres intervenants, en particulier la Chine, vont entrer en scène et tenter de mettre fin à des accords ou des alliances. Les USA et l'Europe essaient de juguler le programme nucléaire iranien, de l'arrêter avant le développement de la bombe, mais les Chinois ont signé un accord énergétique portant sur 70 milliards $ avec l'Iran, et il sera très difficile de les avoir du côté occidental au Conseil de Sécurité de l'ONU.

"L'une des principales causes de friction entre la Chine et le Japon concerne l'accès au pétrole et aux réserves de gaz dans la partie orientale de la mer de Chine. Les Chinois prennent pied aussi fortement au Pakistan, où des milliers de travailleurs chinois construisent un nouveau port au Balouchistan à Gwadar, qui siège juste à l'entrée du Golfe persique.


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La capacité de Production du Pétrole en réserve chute sévèrement

Aux Etats-Unis, les prix de l'essence ont atteint 3,30 $ le gallon [environ 4,5 l, ndt]. Dans un pays où on ne peut pas avoir un pain sans prendre la voiture et la conduire quelque part, c'est un problème majeur.
La crise pétrolière à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui n'est pas une crise de l'offre comme en 1973. C'est une crise de la demande, due dans une large mesure à une demande accrue de pétrole de la Chine et de l'Inde, dont les économies croissent par sauts et par bonds. Leurs besoins en énergie a provoqué une réaction en chaîne, puisqu'ils ont presque totalement éliminé la capacité de production du marché de réserve pétrolière d'environ cinq millions de barils par jour, que l'Arabie saoudite et d'autres pays pouvaient produire en périodes d'urgence pour stabiliser le marché.

Aujourd'hui, il y a une très fine couche d'isolation du marché pétrolier s'élevant à environ un million de barils par jour, ce qui veut dire que la moindre interruption, que ce soit l'ouragan dans le Golfe du Mexique ou des émeutes au Nigeria ou l'instabilité au Moyen-Orient, provoque immédiatement une augmentation des prix. Cette situation se maintiendra longtemps parce qu'il n'y a pas de nouvelle capacité de réserve. Construire une capacité de réserve requiert des milliards de dollars d'investissement pour créer une infrastructure qui puisse demeurer inutile la plus grande partie du temps. Personne ne veut investir dans ces conditions.

Les terroristes jihadistes ciblent la production pétrolière

Cet environnement de très forte demande et de très faible capacité de réserve offre une immense opportunité aux jihadistes radicaux. Les terroristes croient que la meilleure manière de frapper l'économie mondiale occidentale est de s'en prendre au pétrole, de faire exploser les pipelines, les raffineries, les stations de pompage, les tankers, et de les écarter du marché. Ils constatent que quand ils font exploser un pipeline en Irak ou au Soudan ou partout dans le monde, cela se traduit immédiatement par une augmentation des prix sur tous les marchés. Il est bien plus facile pour des terroristes de faire exploser une installation pétrolière ou d'éliminer un tanker quelque part dans le monde que de s'infiltrer au Etats-Unis et de faire exploser le World Trade Center.

Oussama ben Laden et les jihadistes ont dit à de nombreuses reprises que leur guerre contre l'Occident n'est pas seulement religieuse ou politique mais aussi économique. C'est une guerre économique contre les infidèles semblable à la guerre qu'ils ont menée contre les Russes. " Nous les avons saignés jusqu'à la faillite. Alors si nous avons pu le faire aux Russes, nous pouvons maintenant le faire aux Américains, et la meilleure manière de la faire est de s'en prendre à leur talon d'Achille et de s'attaquer au pétrole ". C'est ce qu'ils ont fait d'abord en Irak. Depuis la fin des batailles majeures en Irak, il y a eu près de 300 attaques sur des pipelines, des raffineries, et d'autres installations, et il y a eu des attaques sur des installations pétrolières dans beaucoup d'autres parties du monde, dont la Tchétchénie, le Pakistan, l'Inde, la Russie, l'Azerbaïdjan et le Nigeria.

L'impact cumulé de ces attaques se monte à environ 1 million de barils par jour qui ont été soustraits au marché comme conséquence du sabotage. Si ce million de barils par jour était parvenu sur le marché, les prix du pétrole auraient baissé d'au moins 20 $ le baril. Cela démontre que les jihadistes, en utilisant des tactiques très simples, ont bien réussi à faire monter significativement les prix du pétrole, en prenant avantage d'un marché très étroit.

Transférer la richesse mondiale

En 2001, le pétrole se vendait 20 $ le baril, aujourd'hui il se vend plus du triple. Cela signifie que les Saoudiens, les Iraniens, et tous les autres producteurs font un gain supérieur de 40 $ par baril. Nous observons aujourd'hui surtout un transfert de richesse dans des proportions historiques depuis les économies des Etats-Unis, du Japon, de la Chine, et de l'Europe, vers les économies des pays producteurs de pétrole.

Bien sûr, ce n'est pas une manière pour gagner la guerre contre le terrorisme islamique radical si le camp qui doit vaincre le terrorisme et l'Islam radical enrichit constamment l'ennemi. Les contribuables américains envoient leurs dollars et leurs soldats à travers le monde pour combattre pour la liberté et la démocratie. Dans le même temps, chaque fois qu'ils vont à une station d'essence, ils financent l'ennemi extérieur qui veut nous tuer.

Quelques 77 % des réserves de pétrole dans le monde sont entre les mains de gouvernements. Ces gouvernements ont peu d'intérêt à faire baisser les prix du pétrole. Hélas, la plupart des pays producteurs de pétrole sont des dictatures corrompues.

Comment le pétrole structure la politique étrangère

Qu'arrive-t-il quand les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, l'Europe, et le Japon sont tous en concurrence pour le même pétrole ? Nous observons aujourd'hui le début d'une nouvelle ère dans laquelle le Moyen-Orient ne restera plus une arène unipolaire. Nous observons le début d'une nouvelle ère au Moyen-Orient où d'autres intervenants, en particulier la Chine, vont entrer en scène et tenter de mettre fin à des accords ou des alliances.

Les USA et l'Europe essaient de juguler le programme nucléaire iranien, de l'arrêter avant le développement de la bombe, mais les Chinois ont signé un accord énergétique portant sur 70 milliards $ avec l'Iran, et ont déclaré qu'ils mettront leur veto à toute tentative d'imposer des sanctions à l'Iran devant le conseil de Sécurité de l'ONU.

Quand le conseil de Sécurité a essayé d'imposer des sanctions au Soudan - l'un des principaux fournisseurs de pétrole de la Chine - sur la question du Darfour, les Chinois ont de nouveau dit non. Voilà deux cas dans lesquels l'intérêt énergétique de la Chine a surpassé leur intérêt à faire partie de la communauté internationale.

Un troisième incident est survenu cette année en Asie centrale, qui est un très important nouveau domaine de l'énergie. En mai, un massacre s'est produit en Ouzbékistan, avec des centaines de personnes tuées sur les ordres du président Islam Karimov. Les Etats Unis et l'Europe ont demandé une enquête internationale, mais le Chine, qui a signé un accord de 600 million $ pour le gaz avec l'Ouzbékistan a dit non. Quelques semaines plus tard, l'Ouzbékistan a demandé aux Etats-Unis d'évacuer dans les 180 jours la base aérienne qu'ils utilisaient pour survoler l'Afghanistan dans le contexte de la guerre au terrorisme. La Chine a été la force directrice pour obliger les Etats Unis à retirer toutes ses forces militaires d'Asie centrale, dont le Kurdistan. Ainsi nous voyons comment le pétrole structure la politique étrangère.

Nous observons une situation dans laquelle la politique de l'Amérique apportant la démocratie au Moyen-Orient est constamment compromise par le fait que les Etats-Unis et la Chine sont avant tout en concurrence pour les ressources énergétiques. Ce se produit tout autour du monde, pas seulement au Moyen-Orient et en Asie centrale. Cela se produit en Afrique et même dans l'hémisphère occidental, où la Chine se place au Venezuela et au Canada.

L'accès aux ressources énergétiques modèlera le monde dans les années à venir. Il dictera le comportement international des pays comme il joue un rôle croissant dans les relations entre les principales puissances. Nous verrons de nouvelles alliances se forger, comme entre la Chine et l'Arabie saoudite.

L'une des principales causes de friction entre la Chine et le Japon concerne l'accès au pétrole et aux réserves de gaz dans la partie orientale de la mer de Chine. D'autres exemples se produisent partout dans le monde. Les Chinois prennent pied aussi fortement au Pakistan, où des milliers de travailleurs chinois construisent un nouveau port au Balouchistan à Gwadar, qui siège juste à l'entrée du Golfe persique.

Israël devrait être très attentif aux développements entre les Etats-Unis et la Chine, et devrait être très prudent dans la poursuite des relations militaires avec la Chine parce que cela a un prix. Il y a beaucoup de choses qui peuvent se faire avec la Chine sur de nombreuses questions, mais qu'Israël poursuive des relations militaires au moment où des éléments très importants de l'establishment de la défense des USA sont extrêmement bellicistes à l'égard de la Chine est un jeu très dangereux.

La dépendance américaine au pétrole de l'étranger a doublé

Les Américains commencent à comprendre que leur dépendance au pétrole de l'étranger a doublé dans les trente dernières années. En 1973, l'Amérique importait 30 % de son pétrole. Aujourd'hui, elle en importe plus de 60 % et cela va augmenter. Les Américains commencent à comprendre que la dépendance aux importations de pétrole est le talon d'Achille de l'Amérique et qu'il faut y répondre. Le pétrole n'est plus une question d'environnement. Il devient de plus en plus un problème de sécurité nationale.

En 1973, le Brésil importait 80 % de son combustible. Aujourd'hui les Brésiliens sont sur la voie de l'indépendance énergétique parce qu'ils ont développé un secteur agricole qui leur permet de produire le combustible de transport à partir de la canne à sucre. Le Brésil aujourd'hui ne ressent pas l'impact d'une crise pétrolière comme d'autres pays le font.

Beaucoup d'investissement va à la production de combustible de transport à partir du charbon. En Afrique du Sud, des avions qui volent en dehors de Johannesburg fonctionnement avec un combustible d'avion synthétique tiré du charbon, et pas du pétrole. Ainsi un pays ne doit pas subjuguer toute sa politique étrangère pour seulement satisfaire ses besoins en produits pétroliers. Les deux tiers de la consommation de pétrole aux USA le sont dans le secteur du transport. Avec un quart des réserves de charbon du monde, l'Amérique peut faire la même chose et s'engager sur une voie pour se sevrer de sa dépendance au pétrole. Cela a déjà été fait dans le secteur de l'électricité aux USA. - aujourd'hui, seulement 2 % de l'électricité des USA est générée à partir du pétrole.

* * *
Le Dr. Gal Luft est Directeur exécutif de l'Institut d'Analyse de Sécurité Mondiale (IAGS en anglais) et coprésident de " Americ free Coalition ". Il est spécialiste en stratégie, géopolitique, terrorisme, Moyen-Orient et sécurité de l'énergie. Ce numéro du " Jerusalem Issue Brief " s'appuie sur sa présentation à l'Institut des Affaires contemporaines à Jérusalem le 17 août 05.

Dore Gold, Publisher; Yaakov Amidror, ICA Program Director; Mark Ami-El, Managing Editor. Jerusalem Center for Public Affairs (Registered Amuta), 13 Tel-Hai St., Jerusalem, Israel; Tel. 972-2-5619281, Fax. 972-2-5619112, Email: jcpa@netvision.net.il. In U.S.A.: Center for Jewish Community Studies, 5800 Park Heights Avenue, Baltimore, MD 21215 USA, Tel. (410) 664-5222; Fax. (410) 664-1228. Website: http://www.jcpa.org. © Copyright. The opinions expressed herein do not necessarily reflect those of the Board of Fellows of the Jerusalem Center for Public Affairs. The Institute for Contemporary Affairs (ICA) is dedicated to providing a forum for Israeli policy discussion and debate.
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MessagePublié: 19 Oct 2005, 06:20 
Autour du pétrole va se rejouer la grande opposition sunnisme/chiisme . En Arabie saoudite beaucoup de saoudiens chiites travaillent sur des sites pétroliers , à des postes subalternes .Il sont persécutés par les sunnites wahhabites saoudiens et traités comme des parias . La révolte gronde . C'est le cas dans d'autres régions "pétrolières" . Les chiites dans le monde sont moins nombreux que les sunnites , mais sur des sites "stratégiques " . On dit toujours qu'ils sont 10% de l'ensemble du monde musulman . Je me demande d'où l'on tire ces chiffres fantaisistes dans la mesure où les chiites pratiquent la taqiyya ( dissimulation) et ils peuvent se dire sunnites alors qu'ils ne le sont pas !! :D
"Si l'on fait le recensement de l'ensemble des populations du golfe persique , celles-ci , pour plus de soixante-dix pour cent , appartiennent à la confession chiite . La présence sur la rive arabe du Golfe de ces populations chiites , politiquement minoritaires , pose à l'ensemble des pays riverains une double série de problèmes géopolitiques "
Ces lignes sont extraites du petit ouvrage de François Thual "Géopolitique du chiisme" , petit livre de poche (Editions arléa , 16 rue de l'Odéon , 75006 ) , diffusion Seuil , prix 6€
François Thual est spécialiste des relations internationales . Il est l'auteur de plusieurs ouvrages traitant de ce qu'il appelle la géo-stratégie , c'est-à-dire l'étude d'un problème culturel , linguistique ou religieux dans ses implications internationales , globales , voire militaires .


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MessagePublié: 20 Oct 2005, 11:58 
:arrow: Info parvenue par mail privé :D :D

kamikaze malgré lui
© Primo Europe

Associated Press rapporte que l'armée israélienne a arrêté un adolescent de 14 ans recruté de force par un groupe militant palestinien pour commettre un attentat-suicide. Les parents de Salah el Jitan ont confirmé le fait. Cinq hommes armés des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa (groupe lié au Fatah de feu Arafat) étaient venus chez eux à Naplouse, en Cisjordanie, il y a environ cinq mois en leur disant de les laisser seul avec leur fils.

Ces individus, qu'Associated Press n'hésite pas à qualifier d'activistes, sont revenus la semaine dernière pour l'emmener dans le but de l'utiliser dans un attentat-suicide, a déclaré le père, Moussa al Jitan. Le fils, en larmes, a refusé de partir et le père a refusé de le laisser sortir. M. Al-Jitan s'est dit soulagé lorsque les troupes israéliennes sont venues arrêter Salah lundi. "Mieux vaut qu'il soit en prison que de mourir", a estimé la mère.

L'adolescent a affirmé pendant les interrogatoires que les militants avaient fait pression sur lui après qu'il se fut disputé avec son père. D'après des responsables militaires, la querelle portait sur de l'argent volé et les activistes ont fait valoir que le père serait fier d'avoir un fils "martyr".(texte de l'agence de presse)

Un groupe d'hommes armés s'introduit dans une maison, demande le fils pour le mener à une mort horrible et nos agences de presse, incommensurables crétins au QI à peine supérieur à celui d'une amibe, s'obstinent à les qualifier de militants et d'activistes. C'est avec ce type de propagande qu'on banalise la violence, qu'on la justifie. C'est à la lecture de ces informations qu'un jeune déphasé de nos banlieues succombera aux discours religieux en se faisant sauter dans le métro. Cette phraséologie médiatique, insupportable pour quiconque sait ce que perdre un enfant veut dire, participe à l'enracinement de la violence.

C'est cette violence qui a contaminé jusqu'aux esprits des plus jeunes palestiniens. A l'hôpital Hadassah dernièrement, le personnel soignant composé de Palestiniens et d'Israéliens, arabes ou Juifs a été interpellé par le dessin d'un jeune enfant Palestinien. Alors qu'il était soigné, veillé par le personnel dévoué qui venait de lui sauver la vie, l'enfant s'est dessiné lui-même, s'est mis en scène criblant de balles son infirmière.

Tout ceci n'est pas l'oeuvre de simples militants ou d'activistes. C'est le fruit d'un long décervelage commencé il y a 40 ans par des assassins, des meurtriers, des sauvages. Mais nos journalistes sont bien trop occupés à compter les morts pour s'arrêter sur d'aussi sordides détails.

© Primo Europe


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MessagePublié: 28 Oct 2005, 10:06 
Menace islamiste sur les avions français
NOUVELOBS.COM | 28.10.05 | 09:24

Selon Le Figaro, des islamistes se seraient procuré deux missiles sol-air et auraient l'intention d'abattre un avion civil aux abords d'un aéroport de l'Hexagone.

Le journal Le Figaro affirme à la une de son édition de vendredi 28 octobre que des islamistes français et algériens auraient l'intention d'abattre un avion civil aux abords d'un aéroport de l'Hexagone et se seraient procuré en 2002 auprès de la mafia tchétchène deux missiles sol-air de type SAM-18 de fabrication soviétique.

Le quotidien qui ne cite aucune source souligne que ce n'est que le dernier rebondissement de l'enquête du juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière sur les filières tchétchènes alors qu'une grande partie des militants islamistes liés à ces filières ont été interpellés par la DST entre 2002 et 2004, notamment à La Courneuve et à Romainville.

Vétérans d'Afghanistan

Selon Le Figaro, l'information concernant ces missiles émane du témoignage d'un haut responsable djihadiste détenu à Amman en Jordanie et "entendu récemment dans le cadre de l'enquête judiciaire française". Le quotidien précise que ce Jordanien, Adnan Muhammad Sadik alias Abou Atiyan est un proche d'Abou Moussab al-Zarqaoui, chef d'Al-Qaïda en Irak, et son représentant dans le Caucase. Il ressort de l'enquête judiciaire, selon Le Figaro, qu'Abou Atiya a accueilli en 2001 un groupe composé de Français et d'Algériens dont une partie d'entre eux étaient des vétérans d'Afghanistan. (AP)


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MessagePublié: 28 Oct 2005, 10:10 
Nouvel Observateur Hebdo N° 2125 - 28/7/2005

Scotland Yard : «Visez la tête!»

Le Royaume-Uni, vivier de terroristes

Les bombes du 21 juillet n'ont pas fonctionné. Mais la peur est là car les terroristes ont réussi à s'enfuir. Et aussi le malaise, car un innocent a payé de sa vie le «permis de tuer» donné aux policiers


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Le Royaume-Uni, vivier de terroristesDeux semaines après les quatre bombes qui avaient tué 56 personnes dans trois stations de métro et un bus londoniens, les terroristes ont réussi - sans tuer, cette fois - à glacer le sang des Britanniques. Comment, alors que toute la police du royaume était sur le qui-vive, quatre jeunes fanatiques suicidaires ont-ils osé entrer dans trois stations de métro et monter dans un autobus avec des bombes cachées dans leur sac à dos? Pourquoi, une fois encore, de jeunes Britanniques, enfants d'immigrés pakistanais ou somaliens pour la plupart mais nés et élevés au Royaume-Uni, avaient-ils décidé de mourir en tuant?
Certes, les bombes, cette fois, n'ont pas fonctionné. Seuls les détonateurs ont explosé, sans dommage pour personne. Mais la peur, désormais, est là. Parce que ces attentats, réussis ou avortés, confirment à ceux qui l'ignoraient encore qu'il existe bel et bien en Grande-Bretagne, comme en Espagne, en France, au Maroc, un vivier de terroristes qui n'ont aucun besoin de s'infiltrer dans le pays puisqu'ils y vivent et qui n'ont aucun besoin d'introduire clandestinement des explosifs sophistiqués puisqu'ils sont capables de les fabriquer avec des produits achetés chez le marchand de couleurs du coin de la rue. Mais la peur est là, aussi, parce que les quatre du 21 juillet ont réussi à s'enfuir et peuvent peut-être - qui sait? -, malgré la chasse à l'homme intensive dont ils sont l'objet, préparer une nouvelle attaque.
Le malaise provoqué par l'irruption brutale du sentiment d'insécurité s'est aggravé avec la bavure de la station de métro Stockwell. Avant même d'apprendre l'innocence et la nationalité - brésilienne - de la victime, Jean-Charles de Menezes, un électricien de 27 ans, les Britanniques s'étaient interrogés sur la légitimité du geste des policiers lancés à ses trousses. Dans un pays où 440 policiers seulement sur les 31000 que compte Scotland Yard sont autorisés à porter une arme, la mort de cet homme abattu de huit balles dont sept dans la tête alors qu'il était au sol a provoqué un véritable choc. Surtout lorsque Scotland Yard a reconnu, samedi dernier à 16 heures, que «l'homme abattu par la police n'était pas lié aux attentats de jeudi» et a admis qu'il s'agissait d'une «tragédie».
Même si l'exécution d'un innocent, sur laquelle plane l'ombre inquiétante du délit de faciès, a conduit une partie de la population et de la presse à s'interroger sur les moyens de lutte contre le terrorisme, elle n'a pas ébranlé la conviction de Ian Blair. Pour le chef de Scotland Yard, cette «bavure», bien que regrettable, ne change rien. Il a maintenu, dimanche, l'ordre de tirer pour tuer et de viser la tête de tout kamikaze présumé...
Pendant que démarrait l'investigation interne sur les conditions exactes de la mort de Jean-Charles de Menezes - en particulier sur l'origine de l'ordre de tuer - l'enquête sur les attentats et les réseaux de soutien avançait. Des indices concordant semblent désormais relier les deux séries d'attaques. Outre la similitude des sites visés et du mode opératoire, les experts ont constaté une origine commune des bombes. Ils estiment même que les engins des deux vagues d'attentats ont pu être fabriqués au même moment, mais que le mélange instable qui les constitue n'a pas résisté à deux semaines d'attente. Ils ont également découvert que les membres des deux cellules - en majorité d'origine pakistanaise, pour la première, et, semble-t-il, en majorité d'origine somalienne pour la seconde - pourraient s'être retrouvés dans un centre de rafting au Pays de Galles, pour préparer les attaques.
Hantée par la peur d'une troisième attaque, la police britannique s'est lancée dans une véritable course contre la montre pour tenter de localiser les terroristes en fuite et d'identifier les membres de leur réseau. Cette traque a conduit à une douzaine de perquisitions à Leeds, à quatre autres dans la capitale, à cinq arrestations, à des pistes en Egypte et au Pakistan et à l'interrogatoire dix jours durant d'un homme de Leeds non identifié... et finalement relâché. Quant aux quatre auteurs présumés des tentatives d'attentat du 21 juillet, leurs photos sont affichées partout dans le métro de Londres, mais ils restent introuvables. Ce qui a conduit lundi la police à appeler, une nouvelle fois, la population à l'aide en communiquant les identités de deux des individus recherchés.
Marie Turberville

Marie Turberville


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MessagePublié: 28 Oct 2005, 10:16 
Nouvel Observateur Hebdo N° 2126 - 4/8/2005

L'éditorial de Jean Daniel

Penser le terrorisme



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Penser le terrorisme1. Des ennemis de l'intérieur
La lutte contre le terrorisme pose de nouveaux problèmes à partir du moment où il est prouvé que les terroristes se réclament de l'islam et que beaucoup d'entre eux sont formés dans les écoles publiques sinon dans les universités les plus modernes de l'Occident. Ils appartiennent donc à des milieux en apparence parfaitement intégrés dans leurs pays d'accueil. Ces nouveaux ennemis ne sont nullement des étrangers. Ils déclarent la guerre à une société, la leur, dont ils désavouent «l'impureté» foncière et l'américanisation forcenée. En France et en Grande-Bretagne, ce sont donc des citoyens français et des sujets britanniques. Mais on éprouve désormais le besoin, lorsqu'ils sont délinquants, d'accompagner leur nom d'une mention: un Français d'origine maghrébine, un Britannique d'origine pakistanaise, etc. Tournant le dos aux avantages et aux séductions de la démocratie, ils se sentent solidaires de tous les révoltés de l'islam. C'est parfaitement leur droit. Nous avons eu nos Brigades internationales. Mais les militants combattaient alors leurs ennemis chez eux. Eux les traquent partout, et leurs victimes sont presque toujours innocentes.

2. L'échec du modèle britannique
D'un point de vue strictement sécuritaire, on s'interroge enfin et de plus en plus en France sur les échecs d'une politique visant à l'intégration dans notre société de communautés massives de musulmans. On en est même venu à se demander s'il n'était pas imprudent d'accueillir trop vite et en si grand nombre des immigrés solidement réunis par une même culture religieuse. Et cela sans avoir reconstitué des structures d'accueil (l'école et l'armée notamment) qui avaient si bien réussi jadis à la France. On dresse alors le constat inquiétant de la ghettoïsation des cités, du chômage des jeunes, de la dislocation de la famille et de la disparition de l'autorité du père. Mais ces explications tardives se révèlent insuffisantes.
Les Britanniques, se comparant avantageusement aux Français, se sont flattés d'avoir réussi une politique communautariste où toutes les cultures étaient parfaitement respectées ainsi que le droit, pour leurs représentants, à s'exprimer avec une liberté sans retenue. Ils sont obligés aujourd'hui - et le maire de Londres vient de le faire mieux que quiconque - de constater que si l'Etat respectait toutes les cultures, il en est qui ne respectent pas l'Etat. Ils observent par ailleurs que leurs terroristes sont issus de familles unies, aisées et qu'ils ont souvent fréquenté les universités les plus prestigieuses. L'une des choses qui a le plus frappé les Britanniques a été qu'avant de devenir terroriste un jeune Pakistanais de Leeds était devenu le meilleur joueur de cricket de son université. Or voici des siècles que le cricket constitue le sport le plus British que l'on puisse rêver. Quant à la liberté octroyée aux communautés islamiques, elle a surtout servi aux prédicateurs fondamentalistes à appeler à la guerre sainte et à faire le procès de l'Occident. Ils sont même parvenus à créer des écoles religieuses de fondamentalistes. C'est par la Grande-Bretagne, autant que par le Pakistan et l'Afghanistan, qu'il convenait de passer désormais pour obtenir un brevet d'islamisme. Le leader marocain Yassine a raconté cela avec précision lorsqu'il a recommandé le pèlerinage à Londres et l'usage de la langue anglaise au détriment de la langue française, qui selon lui véhicule tous les poisons de la laïcité.

3. Le piège de l'islamophobie
La question qui se pose désormais non seulement en Grande-Bretagne mais dans tous les pays - France comprise - qui peuvent être victimes du terrorisme, c'est de savoir quels moyens employer pour traquer les poseurs de bombes et désarmer les réseaux dans lesquels ils évoluent comme des poissons dans l'eau. Les attentats supposent une logistique: dans quel milieu la chercher? Une infrastructure: comment la démanteler? Un nouveau danger apparaît encore, celui d'une montée irréversible de l'islamophobie. Si les terroristes se mettent à ressembler à tout le monde, comment empêcher que ne se développe chez les non-musulmans un sentiment de méfiance devant le plus innocent de ceux qui se réclament du Prophète - à plus forte raison s'il porte une barbe ou un couvre-chef dénonciateurs. Les Néerlandais n'ont pas pu empêcher de graves débordements racistes après l'assassinat par un fanatique islamiste de Theo Van Gogh, apparenté au grand peintre. A Londres, lord Ahmed, baron de Rotherham, premier pair du royaume à se réclamer de l'islam, déclare qu'il y a déjà eu un millier d'actes néoracistes contre les musulmans de Grande-Bretagne. Il a mille fois raison de s'en alarmer, d'autant que l'islamophobie est l'objectif des islamistes. Mais au lieu de nous dire ce qu'il faudrait faire pour endiguer la dérive fanatique de certains de ses coreligionnaires, il fait l'éloge d'un islam britannique aux dépens de la France, à laquelle il reproche une loi sur le voile dont il évite de préciser que l'interdiction concerne l'école et non la rue. Bref, ce grand seigneur se conduit, lui aussi, en victime.

4. Si l'islam ne se réforme pas...
Naturellement, les premières méthodes de dépistage et de répression auxquelles on a recours, avec raison, sont celles de la coopération de tous les services de renseignements et de toutes les polices des pays considérés comme des cibles. Elles ont permis d'obtenir d'importants résultats. Mais on a souvent observé que la répression était aussi incitative que dissuasive et qu'elle suscitait des vocations. Comme en convenait l'un des chefs de la police de Londres, on ne voit pas pourquoi, à un terroriste arrêté, ne succèderaient pas plusieurs jeunes gens qui rêvent d'en découdre et de se sacrifier. Chaque acte de répression est d'ailleurs accompagné de prédications dans les mosquées exprimant une compassion pour les suspects interceptés ou pour les imams expulsés.
C'est pourquoi certains, dont nous sommes, pensent depuis très longtemps que la solution véritable et durable ne peut venir que des musulmans eux-mêmes, par une transformation radicale de leurs références religieuses et d'un comportement souvent indulgent pour le phénomène du terrorisme, qu'ils prétendent pourtant condamner. L'empressement que l'on met, dans certains milieux de l'islam, à rechercher les causes psychologiques et historiques de ce phénomène équivaut en fait à une justification. Jamais cependant plus qu'aujourd'hui ne s'est imposée à l'islam l'urgence de l'adoption d'un réformisme conquérant et non passif. La fameuse «maladie» de l'islam décrite par un écrivain musulman (1) nécessite un traitement de choc. A trop jouer les victimes de l'Occident, on finit par excuser les «excès» des stratèges de la terreur. Ce devrait être d'autant plus évident que les premières et les principales victimes du terrorisme ont été et sont des musulmans. Il y a eu tout de même en Algérie, dans les années 1990, 200000 morts (200000!) et cela, donc, avant la guerre d'Irak, avant la guerre d'Afghanistan, avant le 11 septembre 2001.

5. L'indispensable légitimité
Sans doute de nombreux musulmans, et pas des moindres, ont-ils réagi avec solennité contre le terrorisme dans nos sociétés et ailleurs. Mais il est temps d'aller plus loin, bien plus loin. Il faut que leurs représentants, laïcs ou religieux, adoptent un comportement qui sépare radicalement la religion de la politique. Mais il leur faut montrer autant de conviction et d'esprit de sacrifice que leurs adversaires. Il ne suffit pas pour eux de proclamer que le Coran est amour et que la violence aveugle est un péché. Quand ils disent cela, ils pensent en même temps que, dans un passé lointain ou récent, et bien que la Bible et les Evangiles soient aussi des livres d'amour, la violence a sévi de manière générale entre les religions, sans épargner les musulmans. Au moment où ils condamnent la violence, ils savent que leurs jeunes gens peuvent les soupçonner de lâcheté devant le colonialisme, l'impérialisme, l'américanisme et le sionisme.
On pourrait leur répondre que les lâchetés sont partagées, et que celle qui concerne l'étrange indifférence devant les conflits interarabes et interreligieux n'est pas plus honorable. Mais il est vrai cependant que dans leur lutte contre le terrorisme les musulmans ont plus que les autres besoin d'être investis d'une véritable légitimité: ils doivent être en mesure de montrer que s'ils sont solidaires des valeurs occidentales, ils se refusent à être complices de leur dévoiement. Reste que, tout de même, cette légitimité, ils ne peuvent la recevoir que de nous-mêmes. Il y a des causes qui ne sont pas à l'origine de l'islamisme mais qui ne cessent de le nourrir, surtout depuis la désastreuse guerre d'Irak et l'absurde plan pour la démocratie au Proche-Orient. Même ces deux initiatives, cependant, auraient pu bénéficier de circonstances atténuantes si par exemple, au Proche-Orient, les Américains avaient disposé d'une manière spectaculaire et incontestable d'une certaine forme de légitimité.
Il n'est pas seulement question ici de l'anachronique évidence selon laquelle il aurait fallu, bien sûr, pour les Etats-Unis, obtenir l'aval du Conseil de Sécurité et l'approbation des Nations unies avant d'intervenir où que ce soit. Après tout, il y a eu des causes justes - en Somalie, en Bosnie - auxquelles l'ONU s'est tardivement ralliée bien plus qu'elle ne les a inspirées ou préconisées. Mais songeons par exemple à ce que serait devenue l'image des Etats-Unis si, aussitôt après avoir procédé à la juste expédition en Afghanistan, ils s'étaient consacrés tout entiers à la paix au Proche-Orient, quitte à remettre à plus tard le cas de Saddam Hussein. Aux yeux du monde arabe et du monde islamique - et cela Bill Clinton et George Bush père l'avaient bien compris -, les Etats-Unis auraient fait la démonstration d'une autorité au service de la justice. Comment veut-on aujourd'hui, par exemple, que Mahmoud Abbas, en Palestine, se sente dans une pleine légitimité pour lutter contre le Hamas et le Djihad islamique lorsque la courageuse décision d'évacuer des colons de Gaza s'accompagne de la poursuite de la construction d'un mur qui compromet l'intégrité du futur Etat palestinien et les négociations pour y parvenir?

6. L'alibi de la guerre d'Irak
Il arrive souvent que des esprits justement soucieux de la sécurité d'Israël voient dans une telle analyse une manifestation d'antisionisme sinon d'antisémitisme. Pourquoi, disent-ils, le conflit israélo-palestinien serait-il responsable des autres drames du monde? Comment ignorer que les terroristes qui ont détruit les tours de Manhattan le 11 septembre 2001 se souciaient des Palestiniens comme d'une guigne? Ces observations, en apparence de bon sens, révèlent soit une ignorance soit une cécité protectrices. Oui, si étrange que cela puisse paraître, ce qui se passe dans cette région du Proche-Orient concerne une grande partie de la planète. Et d'abord les Européens et tous les Occidentaux sans exception. D'une part, ces derniers portent le poids de leur responsabilité dans un colonialisme arrogant et cynique, dont le monde arabe a souffert plus que les autres et dont Israël apparaît, à tort ou à raison, comme une dernière survivance. D'autre part, ce sont les Européens qui sont à l'origine de la Shoah, c'est-à-dire de l'une des entreprises d'anéantissement les plus monstrueuses de notre histoire commune. Chacun sent bien que le conflit israélo-palestinien met en branle des enjeux qui dépassent mille fois ses protagonistes.
Si l'on ajoute que ce conflit se déroule sur une terre promise à quelques millions de juifs mais que 1 milliard de musulmans et 1 milliard de chrétiens considèrent comme sainte; si l'on précise encore que les Etats-Unis, sous la pression croissante des évangéliques chrétiens - plus forte désormais que celle des lobbies juifs -, se comportent à l'égard d'Israël comme s'il était le 51e Etat de leur fédération, alors on n'est pas étonné de voir tous les regards dirigés vers ces lieux. Sans doute le terrorisme qui se veut islamiste est-il né bien avant la guerre d'Irak et avant l'exaspération du conflit au Proche-Orient. Mais la guerre d'Irak a multiplié les agents du terrorisme en lui fournissant des alibis de guerre contre les Etats-Unis et Israël ainsi que contre les «Croisés» de la vieille Europe. On dit que si les forces américaines évacuaient l'Irak et si les Palestiniens disposaient d'un Etat, cela ne supprimerait même pas un seul acte de terrorisme. Sans doute. Mais, ce qui est plus important, c'est que cela enlèverait aux terroristes les milieux de complicité où ils puisent leurs revenus et leur logistique.
Comment les Etats-Unis ont-ils cru pouvoir garder une autorité quelconque auprès des opinions publiques arabes et musulmanes lorsqu'ils ont maintenu leurs liens privilégiés avec les gouvernements les plus corrompus et les plus despotiques? Pour arrêter les voleurs, il est plutôt recommandé aux gendarmes d'être intègres. Avant d'imposer la démocratie, il vaudrait mieux s'inquiéter de savoir ce qu'un peuple entend et souhaite voir réaliser par ce mot. Sans légitimité, les musulmans qui luttent contres les terroristes risquent de se sentir toujours, à tort ou à raison, des traîtres.


(1) «La Maladie de l'islam», par Abdelwahab Meddeb (Seuil).

Jean Daniel


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