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Au grand bal des faux-culs

Au grand bal des faux-culs, gauchos et gauchotes, socialos et socialotes, cocos et cocottes, intellos et intellotes dansent toutes les valses.

Les événements qui se déchaînent dans les pays riverains de la Méditerranée sont, pour un observateur éloigné, et bien que ces événements puissent se muer en tragédies, sources de franches rigolades, du moins pour ce qui est de la France. En effet qu’entend-on ? Surtout des accusations à n’en plus finir portées, sans preuve, contre la France et son gouvernement qui auraient soutenu des tyranneaux milliardaires et qui, plutôt que de porter secours aux peuples souffrant, auraient préféré faire des risettes à leurs bourreaux. Entre 1940 et 1944, des femmes se sont allongées sous des soldats allemands pour une paire de bas en nylon ; aujourd’hui, la même ignominie se répète : la France se serait couchée sous Kadhafi, Moubarak, Ben Ali ou Bouteflika pour quelques barils de pétrole.

Ces accusations viennent du même camp, celui des inquisiteurs de médias, des bien pensants, des notoires, des panses pleines, des tiers-mondistes ex ou futurs : en bref de Libé, de Mamère, du NO, de L’Immonde ou autre paroissial du soir, des écolos, des indignés, de L’Humanité, des Stals, des trotskos et anciens maos, des sciencieux du social et de tous les pavloviens qui sont dressés à réprouver, condamner, fustiger, etc. tout en opinant, bien entendu, à tout.

Rappelons quelques faits.

Le régime dont la Tunisie s’est dotée quand elle a cessé d’être un protectorat est un régime « de gauche », social et même socialiste, plus socialiste du temps de Bourguiba que du temps de Ben Ali, vaguement « laïque », un mélange de FO et de franc-maçonnerie affairiste. Pendant soixante ans, le Parti au pouvoir, Néo Destour, puis son avatar le Parti Socialiste Destourien, puis l’ultime avatar le RCD, ont cousiné avec les partis socialistes et autres partis « de gauche » européens, le RCD ayant été exclu de l’Internationale socialiste le 17 janvier 2011, à peu près au moment où ce parti perdait le pouvoir. Pendant tout ce temps, les dirigeants de ce parti n’ont pas cessé de faire des mamours à Mitterrand, Mauroy, Jospin, Hollande, Aubry, et inversement, et à tous nos socialos et socialotes qui aujourd’hui s’indignent à s’en étouffer que l’actuel Président de la République ait refusé d’égorger de ses propres mains le tyranneau de Tunis, sa femme, leurs enfants, leurs neveux et toute la parentèle.

Et l’Egypte ? C’est du pareil au même. Le PND au pouvoir, fondé par Sadate et qu’a longtemps dirigé Moubarak, défend une idéologie à peu près « social-démocrate », vaguement socialiste, sinon socialisante, puisqu’il est l’héritier du grand parti fondé par Nasser et qui prônait un « socialisme arabe », mimant le grand socialisme de l’URSS et de ses satellites, mais teinté d’islamisme et sécrétant à fortes doses des haines innombrables : haine de la liberté, de la démocratie, de l’Occident, etc. Bien entendu, ce parti est membre de l’Internationale socialiste, était, doit-on dire désormais, puisqu’il en a été viré comme un malpropre le 31 janvier, de cette année 2011 évidemment. Pendant vingt ans, Nasser, le fondateur de ce régime, dont Sadate et Moubarak sont les successeurs directs, a été vénéré, adulé, encensé, immortalisé, etc. par les « masses » arabes mais aussi par tous les tiers-mondistes de France, les intellos et les intellotes, Sartre et son Castor les premiers, les cocos et les cocottes, les gauchos et les gauchotes, trotskos et trotskotes, maos et maotes, journalots et journalotes, qui voyaient dans la grande révolution arabe, à la fois l’instrument de la punition de la France et de sa purification souhaitée, celle de l’Europe, de l’Amérique, etc.

Que dire de l’Algérie et de sa grande révolution, arabe, socialiste, tiers-mondiste, « de gauche » évidemment, et « à gauche toute », comme Mélenchon, Besancenot et son Hizb-ou-Allah el Djedid (traduction en arabe islamisé de NPA), Mamère, Bové, etc. Combien de fois n’a-t-on pas entendu Rocard et Jospin célébrer en transe la grande révolution algérienne et nos frères d’Outre-Méditerranée qui ont chassé du sol sacré de leur patrie un million de franchouillards fascistes et racistes ? Et L’Immonde faire de même ? Et le NO, Libé, L’Humanité évidemment, mais c’est dans les gênes de ce torchon ?

Et la Libye, Kadhafi et sa grande révolution verte (qui a fait rêver les écolos) et sa République des Masses, qui a mis en transe les maos et les maotes, et tous ceux que Kadhafi finançait, « révolutionnaires » basques, corses (pas de panique, en chaise longue), palestiniens, de l’IRA, bretonnants, occitanistes, etc. L’Irak, la Somalie de Syad Barré, l’Iran et sa révolution islamique : même petit air de serinette, aussi bien chez les gauchos et gauchotes de France et leur gourou Foucault, dont le nom résonne comme « faux-cul », que chez les gauchos et gauchotes d’Allemagne, du Sénégal, du Cameroun, du Vénézuela, de Cuba, etc. Et les voyages honteux des intellos dans ces pays « tous frais payés », même l’édredon, et ceux des pieds rouges, commandés par le crétin Bourdieu et tous ses bourdivins de disciples, même une psy originaire de Roumanie, qui se sont prosternés devant le FLN, parti dont on apprend soudain qu’il tyrannise le peuple algérien et, plus encore que les Algériens, les Kabyles, et qu’il a détourné à son seul profit les revenus colossaux tirés de l’exploitation du pétrole et du gaz, cadeau des Français qui lui ont abandonné le Sahara ? Ils sont tous allés en pèlerinage manger dans la main de notre ami le Président (à vie), notre ami le Raïs, notre ami le Guide… et à leur retour, ils ont inondé la presse ou les revues pour intellos et intellotes d’articles honteux, complaisants, collabos. Le NO a accompli l’exploit insensé de pondre dans les années 1970 un long article à la gloire du dictateur Syad Barré qui imposait à gégène forcée le socialisme en Somalie. 

Il vaut mieux en rire qu’en pleurer, dirait de ce bal des faux-culs un grand auteur de théâtre. Dans Le Képi, publié en 1943, Colette décrit un « affiquet », ce que d’autres nomment plus vulgairement mascotte ou faux-cul : « Je prétendais aggraver mon derrière en pomme d’un coussin de crin, qui relevait d’autant l’ourlet de mes jupes en arrière. La brutalité de l’adolescence faisait des filles de treize à quinze ans, dans mon village, des forcenées qui volaient le crin, le coton et la laine, roulaient des chiffons dans un sac et s’attachaient le vilain affiquet dit « faux-cul » sur les reins, dans un escalier sombre, hors de la vue de leurs mères ». C’est ainsi que gauchos et gauchotes, socialos et socialotes, cocos et cocottes, intellos et intellotes procèdent. Bien entendu, ce n’est pas avec des coussins de crin placés sur le derrière qu’ils se purifient l’âme et font gonfler leur ego, mais avec des accusations ignobles, des réprobations à la pelle, des indignations en litanie, comme s’ils étaient de vulgaires Hessel et ce n’est pas l’adolescence qui les pousse à se transformer en belles âmes, pures et vierges, innocentes de tout et féroces dans leurs accusations non fondées, mais la Bêtise idéologique, celle qui leur fait perdre la raison, qui les rend enragés et qui les pousse à nier le réel, quitte à effacer de leur mémoire tout ce qu’ils ont dit, fait, pensé…

 

© Arouet le Jeune pour LibertyVox

 

Idées noires. Franquin. Editions Fluide Glacial

 

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© Arouet le Jeune pour LibertyVox - Article paru le 26/02/2011 Imprimer cet article
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