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Plus le mensonge est gros… |
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Mattheus balaye quelques idées reçues tirées de la logorrhée de nos élites. |
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"It is a beautiful
thing, the destruction of words", faisait dire Orwell à l'un des
personnages de son célèbre roman 1984. L'écrivain britannique avait bien
compris que le langage était l'enjeu principal de la propagande. Or, l'un des
principaux ressorts de cette dernière, c'est la répétition.
La perversité de la langue
croisée au matraquage médiatique utilisé par le pouvoir, voilà qui n'appartient
pas, hélas, au noir et blanc du national-socialisme, ou au sépia rougeâtre du
communisme. L'idéologie, aujourd'hui, n'a plus à revêtir le gant de fer de la
dictature totalitaire pour marteler son message. Elle trouve bien plus commode
d'abêtir le citoyen par le contrôle quotidien de sa pensée. Un mensonge mille
fois répété devient vérité, dit-on. Or, pour aller contre la vérité dominante,
dont le seul but est la manipulation politique de la masse, il convient d'éclater
son discours et de démonter les mensonges un à un. Et Dieu sait qu'il y en a !
Les événements de
Grenoble, faisant suite à ceux de 2005 et 2007, et n'étant que le prélude de
troubles futurs encore plus graves, font que la question centrale de
l'immigration est dans toutes les têtes, à tel point que, çà et là, les médias
eux-mêmes ont du mal à faire respecter la chape de coton plombé construite
depuis trente ans pas nos élites pour mettre sous le boisseau une réalité plus
que gênante.
Je présente ici une courte
série de vérités établies et autres idées reçues, répétées quotidiennement par
nos hommes politiques et intellectuels, et dont le seul but est d'établir une
certaine vision des choses qui soit en mesure de justifier la terrible incurie
avec laquelle ils gouvernent notre pays et régentent notre pensée dominante
depuis trop longtemps.
Le principe de ces vérités
établies est simple : son but est de délégitimer toute critique de la politique
immigrationniste depuis trente ans, de déresponsabiliser les populations
immigrées jamais assimilées et de faire porter la faute des troubles actuels et
futurs aux seuls Français, coupables, par racisme, des maux dont ils sont
eux-mêmes les victimes.
Ces phrases, déclinées de
mille manières, on les connaît : "On a fait venir les immigrés pour faire
les boulots que les Français ne voulaient pas" ; "on les a parqués
dans des ghettos" ; "la cause des émeutes, c'est le chômage et la
pauvreté" ; "il faut leur donner du travail, comme ça il cesseront de
tout casser"... Chacune de ces phrases est l'expression d'un mensonge, et
seule la force médiatique et politique avec laquelle elles sont répétées leur
confère leur statut de vérité. Pourtant, devant le glaive impitoyable de la
réalité, elles fondent comme neige au soleil.
«On les a fait venir pour
faire les sales boulots que les Français ne voulaient pas». Variante : «ils ont
reconstruit la France après la guerre».
Sous-entendu : on leur
doit beaucoup, et on devrait s'estimer heureux qu'ils aient été et soient
toujours là. La réalité : Penser que les immigrés africains et nord-africains
sont les seuls qui aient participé aux efforts de reconstruction est un avatar
de la pensée "Indigènes", laquelle nous fait croire que l'essentiel
des forces de libération françaises pendant la guerre étaient de pauvres
colonisés recrutés de force et envoyés comme chair à canon, en première ligne,
puis négligés par la suite. Le professeur Lefeuvre, entre autres, a remis les
pendules à l'heure récemment en rappelant à un Jack Lang, pour une fois
silencieux, que les divagations sur les pertes plus élevées subies par les
troupes indigènes étaient de l'affabulation [1]. La moitié de la 1ère Armée,
issue d'Afrique du Nord, était composée de Français de souche européenne chez
qui le pourcentage de pertes était d'ailleurs supérieur à celui des troupes
musulmanes.
Pour ce qui est de la
Reconstruction, prétendre que les Français de métropole soient restés les bras
ballants, et simplement occupés à faire suer le burnous de musulmans amenés de
force (et pourquoi pas à fond de cale ?) pour faire les basses besognes, relève
du fantasme gauchiste.
En revanche, il est important
de garder une chose à l'esprit. Après l'indépendance de l'Afrique du Nord, il a
effectivement été fait appel à la main-d'oeuvre maghrébine, sur pression d'un
haut patronat désirant naturellement payer ses ouvriers aux plus bas salaires.
Mais en 1974, après le choc pétrolier, il fut décidé d'arrêter cette
immigration de travail. Jusque là, les choses, même discutables, eussent été
convenables. On faisait venir une main-d'oeuvre non-qualifiée qui était payée
pour son travail. Le travailleur immigré envoyait l'argent à sa famille,
repartait chez lui pour être remplacé par un frère ou un cousin qui, lui aussi,
s'enrichissait dans une certaine mesure avant de regagner son pays. Même si on
peut souligner par ailleurs à quel point les nouveaux états indépendants ont
été incapables de subvenir aux besoins de leurs populations, tout le monde
était à peu près gagnant.
La rupture date de 1975,
quand le Premier Ministre de l'époque, un certain Chirac (il n'y a pas de
hasard...), a décidé d'instaurer le regroupement familial, ce qui fut l'une des
pires décisions du XXème siècle et, je pèse mes mots, de toute l'histoire de
France sans doute. Là, il ne s'agit plus d'immigration de travail,
nécessairement temporaire. Il s'agit d'une immigration de peuplement. Tout change
radicalement. Les nouveaux venus sont là pour rester. Or, si l'on voulait
accepter ce principe de regroupement familial, il fallait impérativement faire
au moins deux choses : Tout d'abord, évaluer le nombre limite d'immigrés
qui constituait, pour le pays, la masse critique à ne pas atteindre. Cela n'a
jamais été fait. Il n'y a jamais eu de quotas ou de limitations imposés par le
pouvoir, à la fois par inertie et sous la pression idéologique. L'immigration
depuis 35 ans repose fondamentalement sur un principe d'anarchie totale. Ensuite,
il fallait obligatoirement exiger des nouveaux venus qu'ils se conforment
totalement aux règles et à la culture du pays d'accueil. Clairement, exiger
l'assimilation, comme on l'avait fait pour les vagues d'immigration précédentes.
Cela n'a jamais été fait non plus, délibérément, et par choix idéologique.
Tiraillé entre culpabilité supposée pour la période coloniale et tentation
communautariste, on a parlé d'intégration, qui n'est autre qu'un ensemble de
demi-mesures stériles. Or, en politique plus qu'ailleurs, la demi-mesure mène
au chaos.
«On les a parqués dans des
ghettos».
Sous-entendu : on se
comporte comme les nazis avec les Juifs, rien de moins. Le champ sémantique de
l'hitlérisme est d'ailleurs à ce point prégnant dans la rhétorique
immigrationniste que l'on ne s'étonne plus quand d'aucuns parlent de
"rafles", lorsqu'il s'agit seulement de faire respecter l'ordre
public en arrêtant et expulsant des clandestins.
La réalité : nul n'a
jamais "parqué" les nouveaux arrivants dans de quelconques
"ghettos". Il est vrai qu'une grande partie des populations
maghrébines et africaines vit dans les grands ensembles construits dans les
années 50 et 60. C'est une réalité. Mais on oublie un peu vite que les grands
ensembles en question n'ont jamais été construits expressément pour eux, au nom
de je ne sais quelle politique ségrégationniste. Bien au contraire ! Que ces
barres d'immeuble sans âme aient été des abominations architecturales et
urbaines, d'accord. Mais qui a commencé à habiter ces quartiers ? Des ouvriers
français et leurs enfants (on était encore dans les effets du Baby Boom), des
immigrés européens puis, après 62, une grande quantité de Pieds-Noirs. Or, on
serait en peine de trouver, dans les années 50 et 60 l'équivalent, même réduit,
des flambées de violence qui agitent ces cités toutes les semaines aujourd'hui.
Il n'y avait pas de mise en coupe réglée de ces quartiers par les trafiquants.
Et pourtant, je ne sache pas que les conditions de vie pour un ouvrier français
ou polonais en 1960 aient été plus faciles qu'aujourd'hui, au contraire.
Chômage et pauvreté ? Nous reviendrons là-dessus tout à l'heure.
Si ces quartiers sont aujourd'hui
ethniquement homogènes ou, comme il serait plus juste de le dire, occupés par
des populations majoritairement maghrébines et africaines, c'est en vertu d'un
phénomène tout simple qui règle à lui seul son compte au
"vivrensemble" dont on nous gave à longueur de journée : les
Français, petit à petit, sont partis, laissant les nouveaux arrivants entre
eux. Pour quelle raison ? Mais tout simplement parce qu’en vertu de l'inaction
politique dont nous avons parlé plus haut (refus de limiter le nombre
d'immigrés, refus de la politique d'assimilation), les Français et Européens
qui vivaient dans ces quartiers se sont trouvés confrontés, petit à petit, à
une transformation radicale de leur lieu de vie. Il est symptomatique de noter
qu'Enoch Powell, premier ministrable britannique sacrifié sur l'autel de l'antiracisme,
remarquait déjà ce phénomène dans son célèbre discours de 1969 ! Et n'était-ce
pas l'inénarrable Chirac qui, se nourrissant à l'époque sans complexe au
râtelier d'une droite quasi nationaliste, parlait du "bruit" et de l'"odeur"
?
Eh bien, quand après avoir
connu dix ou vingt ans de vie calme dans des ensembles, alors encore
conviviaux, les Français se sont trouvés quotidiennement à subir, d'abord les
bruits et odeurs puis, plus grave, les déprédations et agressions qu'on
connaît, ils ont décidé, chaque fois qu'ils l'ont pu, de partir.
Ce que nos thuriféraires
du métissage ne veulent pas comprendre, c'est qu'on ne peut forcer une personne
à vivre avec une autre. Pire, on ne peut forcer un peuple à vivre avec un autre
peuple qui ne lui ressemble pas et n'entend pas lui ressembler. Etrangement, ce
principe est pleinement accepté quand les acteurs sont inversés. C'est même la
base de l'anticolonialisme. On trouve parfaitement légitime que le peuple
tunisien ou marocain, ou indochinois, ou sénégalais, ou gabonais, rejette la
présence française, nonobstant parfois les réalisations concrètes et positives
(mais si controversées...) apportées par la puissance occupante. Mais on
s'interdit ou plutôt on interdit que la même pensée soit appliquée lorsque le
Français devient de facto le peuple minoritaire chez lui, dans son quartier, et
l'étranger celui qui vient imposer ses us et coutumes, sa culture, sa religion
et son mode de vie. Qu'un drapeau français soit remplacé sur le fronton d'une
mairie par un drapeau algérien, cela est un non-événement pour nos élites antiracistes.
Cette dichotomie ahurissante est à elle seule la preuve que l'anticolonialisme
n'a jamais été que la courroie de transmission de l'offensive marxiste (on sait
à quel point Moscou appuyait les mouvements de décolonisation), paradoxalement
(mais est-ce un paradoxe ?) alliée aux besoins d'un haut patronat et d'une
finance finalement tout aussi internationalistes que leurs ennemis
bolcheviques.
La gauche française est à ce
point enivrée du poison antiraciste qu'elle ne perçoit pas un seul instant que
le refus du "vivrensemble" est un droit fondamental de tout citoyen !
N'était-ce pas Laurent Ruquier qui, lors d'une émission récente, répondait à un
Zemmour exposant ce problème, et arguant que "les gens ne veulent pas vivre
ensemble", avec une candeur certainement non feinte : "mais il faut
les forcer !". Les forcer... Où l'on voit que, sous ses grands airs
pseudo-humanistes, la gauche a pour moteur fondamental l'idéologie la plus
rigoureuse, celle qui mène tout naturellement au totalitarisme le plus
implacable...
On parle beaucoup, à tort
et à travers, même, de "stigmatisation". Mais la première des
stigmatisations est bien là, dans le fait de traiter immédiatement de
"raciste" le Français qui désire tout simplement, comme cinquante générations
de ses ancêtres avant lui, vivre en France, avec des voisins qui, peu ou prou,
lui ressemblent et partagent en tout cas l'essentiel, à savoir sa langue, sa
culture, son histoire, son mode de vie, ses coutumes. Assimiler la volonté
d'une famille décidant de quitter un logement devenu invivable à l'adhésion à
je ne sais quelle théorie racialiste et donc, par connotation, aux "heures
les plus sombres de notre histoire", c'est bien là la plus inouïe et la
plus scandaleuse des stigmatisations.
Et pourtant, cela marche,
et à quel point ! Au point qu'on répète à l'envi aujourd'hui qu'on a
"parqué" les immigrés dans des "ghettos", et que l'on
considère ceux qui déménagent pour ne pas communier dans le métissage festif de
la diversité comme des racistes. Donc des fascistes et des nazis en puissance
ou en acte. Donc des monstres absolus. Les malheurs bien concrets de la
population française viennent de la pathologie mentale, ou plutôt
intellectuelle, qui frappe nos élites depuis plus d'un demi-siècle. Nos dirigeants
sont de grands malades dont chaque quinte de toux n'est que l'expression
haineuse d'un mépris profond pour tout ce qui constitue la réalité française
depuis quinze siècles.
«C'est la pauvreté et le
chômage qui créent la délinquance».
C'est le cheval de
bataille principal des socialistes. Les problèmes, pour eux, quand ils daignent
bien reconnaître leur réalité (ce qui n'est pas toujours facile...), n'ont
qu'une cause, évidemment et exclusivement sociale. D'ailleurs, peu importe que
nos banlieues soient littéralement des poudrières dont l'ordre est assuré par
des trafics de tous genres. Il faut les appeler "quartiers
populaires", voyez-vous, comme si toute l'explication du trouble interne
résidait dans l'étiquette apposée à l'extérieur. Etrangement, il existe dans
toute la France des centaines, pour ne pas dire des milliers de "quartiers
populaires", dont le niveau de vie est loin d'excéder celui des zones
concernées, mais on n'a pas l'impression qu'ils soient le théâtre quotidien
d'affrontements avec la police, de caillassages et de voitures brûlées...
Le criminologue Xavier
Raufer a, il y a peu, et comme à son habitude, jeté un pavé dans la mare des
canards multicolores de la diversité en rappelant quelques réalités simples [2].
Les zones les plus pauvres de France ne sont pas en Seine-Saint-Denis, dit-il,
mais dans la Creuse et le Cantal. Voit-on pour autant du trafic de drogue, des
lynchages, des lapidations, des feux de joie automobiles dans ces régions ?
Evidemment non. La crise économique frappe tout le monde, mais tout le monde ne
réagit pas en brûlant la voiture de son voisin ou en vociférant des "nique
la France !" expéditifs... C'est donc nécessairement que la source du
problème est ailleurs. On parle d'immigration, çà et là. Mais officiellement on
ne pourra rien en savoir puisque les fameuses "statistiques
ethniques" sont interdites. Le Français de la rue, lui, pourtant, fait ses
propres statistiques, par l'observation quotidienne, tout simplement. Et s'il
sait bien qu'il ne pourra jamais se payer une Ferrari, même en accumulant en
une fois le salaire de toute sa vie, il trouve étrange qu'on en recense 350 en
Seine-Saint-Denis, pourtant réputée département phare de la pauvreté urbaine,
et réceptacle de quelques-uns parmi les pires "quartiers populaires"...
«Il faut leur donner du
travail» !
Sous-entendu : donner du
travail aux "jeunes" qui manifestent leur "désarroi" et
leur "mal-être" dans ces rodéos nocturnes et autres règlements de
comptes à OK Corral qui font la risée ou l'inquiétude de nos voisins. Car, bien
sûr, en vertu du racisme intrinsèque des Français, si les chérubins des
banlieues (toujours des types biens, des fils exemplaires, des grands frères
généreux, comme le dernier en date, tué après son braquage, et malgré son gilet
pare-balles...) ne trouvent pas de travail, c'est leur faute. Celle des
Français, j'entends...
Mais, pourrait-on me dire,
en vertu de quoi, déjà, les "jeunes" qui ont pour profession le très
lucratif trafic de drogue, par exemple, seraient enclin à accepter le travail
que l'Etat-providence viendrait à leur donner ? Et quel travail, à eux qui sont
pour l'immense majorité sans aucune qualification ? Une place d'éboueur, de
balayeur, de plongeur ? Imaginez l'insulte pour ces caïds et apprentis caïds
dont l'idole est Tony Montana. Quand on gagne plus en une journée qu'un smicard
en un mois, on n'a pas vraiment envie de changer de branche. C'est même
compréhensible...
Ah, certes, on peut, comme
ce chauffeur de bus naguère interrogé dans une émission télévisée, demander à
ce qu'on leur donne deux mille euros par mois pour qu'ils cessent leurs
déprédations. Oui, c'est une solution (et encore, deux mille euros mensuels, ce
n'est rien pour certains...). L'ennui, c'est que l'insulte dans ce cas
s'adresse aux millions de Français qui ont la stupidité de se lever le matin
pour effectuer un boulot peu gratifiant qui leur laisse souvent à peine de quoi
vivre...
Quand on sait que chaque
poussée de fièvre banlieusarde, après les rodomontades ministérielles, se
conclut inévitablement par une nouvelle injection de millions d'euros dans la
"politique de la ville", on est déjà en droit de se demander pourquoi
nos compatriotes prennent encore la peine de travailler, alors qu'il leur
serait bien plus simple et profitable de lancer quelques cocktails Molotov bien
sentis sur le parking du lotissement voisin. Mais, surtout, de quel droit
"donnerait"-on un travail aux uns, et pas aux autres ? L'Etat a-t-il
fait quelque chose pour les millions de travailleurs qui, en ces temps de
crise, ont réussi souvent à dénicher péniblement un emploi précaire ? Entend-il
aussi donner un travail aux centaines de milliers de chômeurs qui, eux, ont le
tort de ne pas habiter dans les "quartiers populaires" ? Quel mépris,
une fois encore, pour le peuple silencieux !
La vérité, c'est que l'on n’a
rien à "donner" à des gens qui ne manquent pas une occasion de
manifester leur hostilité à l'égard du pays qui les a librement accueillis.
A-t-on "donné" aux précédents immigrés ? Non. Ils ont trouvé, comme
ils pouvaient et sans rechigner, étant pleinement conscient que leur statut de
nouvel-arrivé exigeait qu'ils fassent leurs preuves pour devenir citoyen à part
entière. Ils l'ont fait, et c'est à leur honneur. Mais en vertu de quel
principe y aurait-il un passe-droit pour ceux d'aujourd'hui qui, non contents
de bénéficier de dix fois plus d'avantages que leurs prédécesseurs, exigent
toujours plus sans vouloir un instant accorder à leur pays d'accueil le fameux
respect dont ils ponctuent leur discours ?
Mais il faut dire que leur
notion du respect n'est pas la nôtre. Leur respect, c'est la crainte et la peur
; le nôtre un mélange d'estime et d'admiration. Nos langages ne sont pas les
mêmes car nos cultures sont différentes ; combien de temps faudra-t-il
pour que nos élites reconnaissent ce que nous, nous voyons tous les jours ? Chez
nous, on ne respecte que ce qui est respectable, et certainement pas la morgue
haineuse d'un petit meneur de razzia.
«Nous ne faisons pas assez
d'enfants. Ils paieront nos retraites».
Il y aurait bien à dire
sur la politique nataliste française, ou plutôt sur son absence. Il est tout de
même étrange, voire paradoxal, que nos dirigeants regrettent les effets
provenant de causes qu'ils se refusent à changer... A quoi bon se lamenter sur
notre faiblesse démographique si l'on ne fait rien pour inciter la natalité ?
Borges disait : "les miroirs et la copulation sont abominables, car ils
multiplient le nombre des hommes". De même, la natalité est raciste, donc
abominable, car elle multiplie les Français qui, eux-mêmes, sont déjà des
racistes. CQFD. Dans l'esprit de bien des penseurs gauchistes, cela ne va pas
plus loin. De là à se faire traiter de pétainiste en se regardant dans un
miroir... Mais on sait que, de nos
jours encore, et peut-être plus que jamais, certains hommes politiques, à
travers toute l'Europe d'ailleurs, se font les relais de puissants lobbies
financiers en appelant à encore plus d'immigration avec toujours le même
argument : il faudra bien payer les retraites, il faudra bien de la
main-d'oeuvre pour les travaux futurs.
En ce qui concerne le
système de retraites, au bord de la faillite, on peut parfaitement envisager
des solutions ne faisant aucunement appel à l'arrivée de millions d'immigrés
sans qualification qui ne feraient qu'ajouter de la nitroglycérine sur le feu. Plus
largement, l'argument selon lequel les immigrés acceptent des métiers que les
Français ne veulent pas est évidemment biaisé. C'est le grand patronat lui-même
qui est responsable de la situation, et l'Etat derrière lui. Il n'est nullement
dit que les Français refusent certains métiers. Ce qui est sûr et essentiel,
c'est que les Français refusent d'effectuer certains travaux pour le salaire
misérable qu'ils en retirent. Zemmour, entre autres, s'acharne à répéter cette
vérité toute simple : l'immigration est l'un des principaux leviers que le
patronat emploie pour faire baisser les salaires, et ce depuis des décennies.
Il est piquant de constater à quel point bien des syndicats socialo-communistes
jouent contre leur camp en se jetant dans la lutte immigrationniste, alors que
c'est l'immigration qui, précisément, dessert la cause des employés et ouvriers
qu'ils sont censés défendre. Mais le fourvoiement idéologique est toute
l'histoire du syndicalisme français...
En ce qui concerne les
métiers non-pourvus, nul doute que l'on trouverait foule de candidats pour s'y
presser si les conditions salariales étaient attractives, et non de simples
pourboires de garçons de café. Et il est inutile de parler de la pression fiscale
qui, si elle retombait substantiellement, permettrait aux Français de jouir du
fruit légitime de leur travail. Mais l'Etat, on le sait, est le pire des
voleurs et l'organisateur du pire racket que l'on nomme pudiquement fiscalité.
Nicolas Sarkozy, chantre
de la "discrimination positive" (c'est-à-dire de la discrimination
contre les Français jugés trop "de souche"), a repris, sur un mode
tragique et sans aucun talent, le rôle fétiche de De Funès, celui de
l'irascible fort avec les faibles, et faible avec les forts. Pour multiplier
les très lucratifs radars automatiques, forcer les automobilistes à acheter un
gilet jaune ou interdire la cigarette sur les terrasses de café, il est en
effet fort, très fort. Implacable, même. Mais quand il s'agit de faire respecter
l'ordre national dans des portions du territoire livré aux bandes, aux gangs et
à la racaille, il n'y a plus rien. Qu'un néant de verbiage cent fois entendu,
et inévitablement stérile.
Pire encore, lui qui se
faisait le héraut d'une droite décomplexée, enfin revenue à un discours
offensif et patriotique, au point de vider le Front National de sa substance
électorale, il a prouvé qu'il était, comme les autres (et peut-être pire que
les autres, de par la frustration engendrée), un valet idéologique de la pensée
de gauche. Le roquet clinquant et inefficace d'une élite engluée plus que
jamais dans la défense idéologique de son bilan catastrophique, elle qui
promettait des lendemains qui chantent, mais qui ne nous laissera que les
petits matins blafards empuantis par l'odeur des pneus brûlés.
© Mattheus pour LibertyVox Pour contacter l'auteur : mattheus@libertyvox.com
Notes :
[1]
http://www.dailymotion.com/video/x9xxaz_repentance-daniel-lefeuvre-cravache_news
[2]
http://www.dailymotion.com/video/xcyald_xavier-raufer-qui-sont-les-vrais-pa_news 
Joseph Goebbels : Plus le mensonge est gros, plus il passe...
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