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La France malade de la peste

Jean-Pierre Escalettes est-il le baudet de la fable ? Par La Fontaine, affabulateur.

Les fables archaïques ont beau être des fables, c’est-à-dire des mensonges, poétiques certes, mais énormes dans tous les cas, elles ont ceci de particulier qu’étant éternelles, elles éclairent les situations actuelles, même celles qui sont sans exemple dans le passé, en dépit des sociologues dont la raison d’être est d’empêcher que la France n’enlève le bandeau qu’ils lui ont placé devant les yeux.

Il en va ainsi de la fable des « animaux malades de la peste ». A l’intention de ceux qui ont tout oublié ou qui n’ont rien retenu ou qui n’ont rien appris, l’école socialo étant là pour ça, résumons cette fable. Pour empêcher la peste de tuer tout son peuple, le Roi réunit les puissants, les nantis, les privilégiés, les dominants : « Que le plus coupable se sacrifie ! ». Et chacun de confesser des myriades de péchés. C’est à qui a tué le plus d’agneaux, le plus de brebis, le plus de bergers, le plus de petites filles, le plus de mères grands, a pendu le plus de vagabonds, a pressuré le plus de pauvres gens, a volé le plus de millions, etc. Seul l’âne n’a rien commis de répréhensible. Il s’est contenté de porter, de tirer, de charrier, de charroyer, de transporter, de l’aube au crépuscule, par monts et par vaux, qu’il plût ou qu’il neigeât, tout en mangeant ici ou là l’herbe des talus. Manger l’herbe des talus, quel crime abominable ! Haro ! Il paya de sa vie ses délits herbicides.

Ce n’est pas la peste brune qui frappe la France, même si de gros consciencieux du social, de très haut vol et de longue lignée, s’époumonent à nous convaincre du contraire. Ce n’est pas non plus la peste rouge, en dépit des bacilles nommés Besancenot, Badiou, Buffet, etc. et de milliers d’autres, qui prospèrent dans le bouillon de culture des universités. La France a la peste bleue : de gros bubons pesteux et pestilentiels, qui sortent des putes, des buffets hallal, du fric à gogo, des palaces, des millions extorqués aux consommateurs par sponsors cupides, etc. Comme dans la fable, les puissants, les dominants, les nantis, les privilégiés, les autorisés de la parole, ceux de Canal, de TF1, du Monde, l’Abbé Godot, etc. ont tenu conseil : que le plus coupable périsse.

Les Bleus n’ont pas la peste, ils sont la peste, la vérole, la syphilis, le SIDA, et tout ce que l’on voudra d’autre : bêtes, arrogants, mauvais joueurs, chercheurs de traîtres à égorger, imposteurs, marmonnant leurs prières, faisant payer aux deux millions de licenciés de la Fédération Française de Football des taxes religieuses qui engraissent les imams qui les guident, etc. En échange, ils tirent des putes, jamais les buts. Le tout à l’égo est un tout à l’égout. Mais ce sont des pompes à finances, des coffres-forts blindés, des gisements à millions, bankables and profitables, qui font vivre des milliers de parasites : agents, spécialistes de com, Canal + et TF1, journaleux et docteurs en sports, sponsors – bref tout le footbizness. Intouchables, les pesteux sont déclarés innocents.

Domenech n’est pas sacrifiable. Son sort était scellé avant que la France n’attrape la peste. Il a pris l’oseille et s’est tiré, un énorme magot sous le bras, avec de quoi assurer à sa progéniture une longue vie à paresser sous les Tropiques. Comme les anarchistes catalans dont il descend, pour lui, c’est « ni Dieu, ni maître », sauf si Dieu est Allah. Auquel cas, il se soumet. Sinon, il est à lui-même son Dieu et son Maître, il n’a de comptes à rendre à personne, il fait la nique à tout le monde, béat et rigolard : « je vous ai bien baisés ». Lui aussi, il est absous.

Il reste le baudet Jean-Pierre Escalettes. Il suffit de le voir, mal fagoté, chauve (même pas d’implants), pauvre, vieux (même pas lifté), ou d’entendre son accent du terroir méridional, petit employé de bureau besogneux ou prof de collège rural, c’est le coupable idéal. N’a-t-il pas sacrifié cinquante ans de sa vie – plus d’un demi-siècle – à servir les autres, tous les dimanches, du matin au soir, faisant jouer les équipes qu’il a entraînées, les conduisant vers des stades lointains, organisant deux ou trois entraînements par semaine le soir, après le turbin, participant aux réunions interminables de son club, Ribérac, puis animant les commissions du district de la Dordogne, de la Ligue du Sud-Ouest, de la Confédération Nationale du Football Amateur, de la Fédération Française du Football, de l’UEFA ? 50 ans de dévouement, 50 ans de pure générosité, 50 ans à faire jouer tous les dimanches deux millions de licenciés âgés de 10 à 70 ans, 50 ans à entraîner, à animer, à remuer les montagnes, à chercher du fric, à organiser des tombolas, des lotos, des bals populaires, des buvettes, etc. etc. etc. Pour les Bleus, ce Président est un gogo, un bouffon, une épave, un moins que rien, un sans le sou, tout ça parce que, pendant 50 ans, il n’a pas détourné un centime, il n’a pas gagné ce que Zidane gagne en une heure, il n’a pas d’appartement dans le XVIe, il n’a pas de logement de fonction, il ne s’est pas offert de caisses de cigares, pas de tableaux de maître, pas de comptes en Suisse ou au Liechtenstein, et qu’il vit chichement d’une retraite de 2500 ou 3000 euros par mois, moins qu’un Bleu en une minute.

Bien qu’Escalettes soit au sommet d’une pyramide de licenciés, de clubs, de districts, de ligues, tous dirigés par les mêmes braves gens que lui, il est la France d’en bas, celle qui se lève tôt et se couche tard, celle qui bosse et qui trime, celle de la solidarité et de la générosité, celle qui fait vivre la démocratie, celle qui empêche la France d’éclater ou d’exploser dans la guerre civile qui la menace. Escalettes est un saint, un saint parmi les centaines de milliers de saints qui font le peuple français. Mais comme il est ni black, ni vrai croyant, ni hallal, ni riche, ni bankable, ni pipolisable, ni chaussé par Cerruti ou habillé par Dior, il est le coupable que l’on sacrifie, à la demande d’un Ministre qui a dilapidé un milliard d’euros en vaccins et en masques de santé sans utilité, pour que plus personne ne voie les bubons pesteux proliférer sur les Bleus. La peste exigeait un bouc émissaire : comme dans la fable, ce fut haro sur le baudet.

 

© La Fontaine pour LibertyVox

 

Nicolas Anelka en bonne compagnie

 

Ribery le patriote

 

Jean-Pierre Escalettes dans la fosse aux lions

Image à la Une : Escalettes

 

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© La Fontaine pour LibertyVox - Article paru le 30/06/2010 Imprimer cet article
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