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Du tropisme de collaboration |
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A voir le peu de résistance des élites à l’islamisation, Nicolas Le Feurial en vient à se demander si la collaboration ne ferait pas partie de notre identité. |
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Ceux qui
ont participé aux débats de sous-préfecture sur l’identité, sommés de donner un
contenu à identité, France, être français, ont répondu qui République,
qui droits sociaux, qui avantages acquis, qui égalité, qui fraternité, qui droits de
l’homme, laïcité, multiculturel, pluriethnique, accueil, partage, métissage, etc. L’identité, c’est une litanie de noms et
d’adjectifs positifs, plaqués sur des réalités sinistres, dont ils sont les enjoliveurs.
On se dit très généreux, très ouverts, très humains, très attentifs à
l’Autre ; on se croit plus beaux que l’on est et plus beaux que les
autres, évidemment ; le ramage que nous entonnons est le plus clair, le
plus fort, le mieux entendu dans le monde, de sorte que, si notre plumage s’y
rapportait, nous serions les Phénix des hôtes de la Terre.
Hélas, le
plumage n’est pas le ramage. Il n’est pas près de s’y rapporter. Le 18 juin
1940, il s’est exprimé, chez les élites politiques, intellectuelles, religieuses,
et même dans une large fraction du peuple, un consensus presque universel à la
défaite, à la demande d’un armistice, à la paix sous l’égide nazie, à la
collaboration, à la « révolution nationale » dans un pays enchaîné.
La nausée vous prend à l’examen des faits.
En décembre
1965, deux décennies après la capitulation de l’Allemagne, deux des
« plumes » du Nouvel Observateur
s’entretiennent avec François Mitterrand, dont le coup d’éclat, à lui, le
pétainiste, le soutier de Vichy, l’antisémite, l’homme des guerres coloniales, a
été de mettre De Gaulle en ballotage grâce aux voix des piliers de l’Etat
français, des admirateurs d’Hitler, des nostalgiques de l’empire colonial. Des
questions lui ont été posées sur cette quasi-victoire, mais aucune remarque, même
bienveillante, sur la collaboration dont il a été un adepte, sur les guerres
coloniales dont il été le partisan, sur les 61 condamnés à mort qu’il a laissés
exécuter alors qu’il était garde des sceaux, pendant quinze mois, de 1956 à
1957, sur le projet de flagrant crime dont il a été le concepteur, un individu
pouvant être condamné à mort sans que les charges pesant sur lui aient été
instruites à charge et à décharge par un magistrat ! Deux grandes
consciences ont en face d’elles un collabo et, au lieu de lui demander de
s’expliquer sur les vilénies qu’il a commises pendant 23 ans de vie publique,
elles lui passent de la pommade dans le dos, lui signent un brevet d’innocence,
font de lui l’agneau qui vient de naître et qui sauvera la gauche.
Dans le
pays, les hommes dits « de gauche » approuvent l’opération de
blanchiment. Il est vrai qu’ils étaient en nombre à Vichy ou dans les colonies.
En 1974, près de la moitié des électeurs français lui ont donné leurs suffrages ;
en1981 et 1988, il a obtenu près de 52% des voix exprimées. Certes, le suffrage
universel tient des saintes huiles de l’ancienne monarchie. Il n’en reste pas
moins que, pendant 14 ans, le chef de l’Etat français a été un pétainiste,
ancien collabo, qui, une fois la guerre terminée, a entraîné son pays dans le
bourbier des guerres coloniales ou des aventures impériales sans lendemain,
comme celle de Suez. Dans les années 1980, des thuriféraires de Mitterrand, belles
âmes patentées, certaines étant même ministres, comme Kouchner, Lang, Rocard,
etc. s’indignaient des résurgences d’un fascisme latent et qui n’aurait pas été
totalement éradiqué en Italie, en Espagne, en Belgique, en Allemagne, en
Autriche. Ils montraient du doigt la paille chez les voisins, ils ne voyaient
pas la poutre sur laquelle ils étaient assis. Ils ne dénonçaient Rome ou Madrid
ou Vienne que pour protéger l’Elysée. On ne compte plus les anciens collabos ou
les fils de collabo à qui Mitterrand a offert une belle carrière et qui sont
devenus ministres, dont Jospin fils de pétainiste et admirateur pendant plus de
20 ans de Trotski, qui est au moins l’égal d’Hitler. Un peuple qui, librement,
choisit pour chef de l’Etat, quarante ans après la défaite de 1940, un ancien
de Vichy, pétainiste convaincu et collabo sinistre, mérite-t-il de continuer
dans son être ?
Tout cela
n’est rien, comparé aux communistes et autres marxistes léninistes. On sait
sans doute, bien que cela soit soigneusement dissimulé, que l’URSS et
l’Allemagne ont été alliées pendant deux ans, de 1939 à 1941, que cette
alliance a rendu possible le déclenchement de la guerre mondiale, qu’elle a
brisé le blocus que subissait alors l’Allemagne, que, grâce au pétrole
soviétique, les chars et les avions allemands ont gagné la bataille de l’Europe
de l’Ouest (Pays-Bas, Belgique, France), que, la défaite consommée, la première
action des communistes français a été de supplier les autorités allemandes
d’autoriser la publication de L’Humanité
interdite, que les communistes n’ont arrêté de mettre « crosses en
l’air » » que pour défendre la patrie soviétique, Staline, le Goulag,
les crimes contre l’humanité qui y étaient alors commis, c’est-à-dire pour
défendre un autre nazisme ou un autre Hitler.
Après la
guerre, la collaboration a continué avec la Russie soviétique qui avait mis les
peuples de l’Est aux fers et imposait son ordre inhumain un peu partout dans le
monde. On a ainsi vu les élites du marxisme léninisme et même des compagnons de
route « humanistes », des journaux, des universitaires, des
professeurs, etc. s’enflammer pour Nasser, pour le FLN, pour Mao, pour Castro,
pour Pol Pot, pour Ho Chi Minh et pour tous les dictateurs de la terre, à
condition qu’ils fussent rouges ou vert islamique, de même que Laval, Doriot et
Darquier de Pellepoix s’étaient enflammés un peu plus tôt pour le socialisme
national et le Reich allemand, dessinant de fait un invariant de la France :
la collaboration. Selon Sully, la France de jadis avait pour mamelles le
labourage et le pâturage. Au XXe siècle, le pis s’est réduit à la seule collaboration
et ne donne plus qu’un lait aigre et malodorant.
Après
le nazisme et le communisme, voici l’islam. Noir, rouge, vert, la couleur
change, les formes restent et tout repart comme en 40, veulerie, lâcheté,
aveuglement, complaisance envers les forts, les vainqueurs, les puissants, les
riches, les racistes. Imaginons que le manifeste d’un parti politique ou d’une
organisation à buts sociaux ou religieux contienne des injonctions du type de
celles-ci : « Tuez-les où que vous les trouviez, chassez-les d’où ils
vous chassaient... S’ils vous combattent, tuez-les, c’est le salaire des
incroyants » (sourate 2) ; « Ceux qui ne croient pas à nos
versets, nous les pousserons au feu. Chaque fois que leur peau sera brûlée,
nous leur donnerons une autre peau pour qu’ils goûtent le tourment »
(sourate 4) ; « Combattez-les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus
d’association (id est de christianisme), et que la religion soit entièrement à
Allah » ; « Et sachez que, de tout butin que vous avez ramassé,
le cinquième appartient à Allah, au messager, à ses proches parents, aux
orphelins, aux pauvres et aux voyageurs (en détresse) » (sourate 8) ;
« Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs (id est les chrétiens)
où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute
embuscade » ; « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au
Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et
qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le
Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains, après
s'être humiliés » (sourate 9) ; etc. Et ce n’est qu’un florilège.
Qu’auraient
dit de ce manifeste les autorisés de la parole ? A juste titre, ils
auraient exigé que ceux qui ont écrit ces appels au meurtre soient traduits,
conformément aux lois, devant les tribunaux et que l’organisation qui les
diffuse soit interdite sur le champ, etc. Au lieu de cela, qui pourrait être
l’esquisse d’une résistance, on se coud les lèvres. Au courage des mots, on
préfère l’infibulation, bien que ces appels au meurtre ne soient pas lettre
morte. Partout, ils sont entendus et suivis d’effet : dix, vingt, trente
innocents assassinés par jour, où que ce soit dans le monde, que le pays soit
ou ne soit pas un pays d’islam. Même s’il n’y avait pas ces meurtres de masse,
il y a les montagnes de discriminations dans les pays d’islam, la tyrannie
partout, les étrangers haïs, les femmes enfermées, etc. Ces mêmes autorisés de
la parole clouent au pilori les malheureux autochtones qui crèvent des
humiliations infligées chaque jour à leurs enfants, à leur femme, à eux-mêmes,
parce qu’ils ne peuvent pas vivre ailleurs que dans un quartier islamisé, alors
qu’ils restent cois, paralysés par la frayeur, devant le racisme arrogant, massif,
viscéral, primaire de l’islam et des musulmans, qui sont même subventionnés par
l’Etat français pour diffuser leur haine raciste.
Tout le
monde a appris à juger une idéologie ou un ordre politique, qu’il soit celui
des nazis ou des communistes, à ses résultats et à mettre les résultats en
relation avec les textes fondateurs. Cette règle s’arrête devant l’islam. La collaboration
est le seul comportement admis. Ceux qui vont au-devant de l’islam et des
musulmans, pour s’allier à eux, pour en faire des éloges insensés, pour se
prosterner à leurs babouches, et qui, tous, appartiennent aux mêmes classes
sociales « dominantes » que Darquier, Bonnard ou Chateaubriant, sont
encore plus nombreux que ceux qui s’empressaient entre 1940 et 1944 dans les
immeubles de la Kommandantur de la France occupée, pour y dénoncer les juifs ou
les résistants.
Le seul
contenu identitaire qui, depuis 70 ans, ne change pas, de sorte qu’il peut être
tenu pour un tropisme ou, mieux, un invariant, c’est la collaboration. De cet
inventaire, un sceptique, se prononçant sur la situation actuelle, conclurait « RAS »
ou « nihil novi sub sole » ou « les choses sont en ordre ».
La France est sur l’orbite de la collaboration et, apparemment s’y trouvant
bien, elle n’exprime nul désir d’en sortir. Pourra-t-elle y survivre ?
© Nicolas
Le Feurial pour LibertyVox 
Mitterrand et Pétain 
Une de l'Humanité à la mort de Staline Photo à la une : Mitterrand
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