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La perversion du sens

Comme si un Sarkozy ne suffisait pas, la première dame se fait l’alliée des assassins de l’identité française. C’est le bloc-notes d’André Dufour.

La perversion du sens

Selon la tradition biblique, la construction de la Tour de Babel qui devait permettre aux humains de se hisser au niveau de Dieu pour en devenir les égaux et même le détrôner, échoua au moment où ils cessèrent de se comprendre, rendant la poursuite de leur tâche commune impossible. Ce n’est pas qu’ils se missent à parler diverses langues, plus vraisemblablement ils parlaient toujours la même langue, employaient le même vocabulaire et respectaient la même syntaxe mais chacun donnait un sens différent au même mot. C’est ce qu’a observé, dans un tout autre contexte, celui du Troisième Reich, le philologue Victor Klemperer dans son LTI. Dommage seulement qu’une fois recouvrée sa chaire à l’université de Dresde en R.D.A, il ait oublié sa propre leçon face à la perversion lexicale de la République Démocratique Allemande dont il devint un laudateur. De son côté, Orwell, dans son roman «1984», met en vedette la perversion du sens dans le discours de «Big Brother» et de ses «cireurs de pompes», alors qu’avant lui, Camus rappelait que «mal nommer les choses ajoute au malheur du monde». On a ainsi inventé, naguère, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques avec ses Mouvements de la Paix et ses Démocraties Populaires dont chaque terme était un mensonge, au point qu’il y avait davantage de socialisme dans l’imposture National Socialiste qu’en URSS. C’est une des raisons pour lesquelles je dénonce l’imposture de l’UPM, de la «discrimination positive», du multiculturalisme, de la «laïcité ouverte» ou «positive», de l’Obamaphrénie ou de la prétendue discrimination que les manipulateurs des «indigènes de la république» nous jettent à la figure.

L’Union «Pour» la Méditerranée.

UPM, voilà un machin enfanté par Sarkozy dont les termes sont dès à présent pervertis par la réalité. Au départ, il s’agissait d’une Union des Etats bordant la Méditerranée, mer «intérieure» aux contours précis à laquelle on peut inclure les Etats riverains de la Mer Noire, celle-ci n’ayant d’autre débouché que la Méditerranée.

Mais ses objectifs et ses motivations sont assez floues pour autoriser toutes sortes de dérives perverses. Certes une seule chose paraissait évidente et claire : il s’agissait d’Etats et uniquement d’Etats bordant cet espace marin et y ayant des intérêts communs.

La première perversion se révèle avec l’adjonction de la Mauritanie à cette Union alors que ce pays n’est pas plus méditerranéen que la Norvège. Les incorrigibles islamophobes, dont je m’honore de faire partie, susurreraient qu’il s’agit d’accroître le nombre, donc le poids et le pouvoir des pays dont l’Islam est religion d’Etat. Or, comme pour nous donner raison, voilà que pour acheter le consentement des Etats musulmans à l’adhésion d’Israël, qui va pourtant de soi en tant qu’indiscutable pays méditerranéen, les Etats Européens commencent par capituler en accordant à un machin, dénommé Ligue Arabe, un statut de membre à part entière de l’UPM. Il y a donc là une «discrimination positive» supplémentaire et un privilège en faveur d’un organisme exprimant l’impérialisme panarabe qui sait, lorsqu’il en est besoin, se faire le porte parole de tout l’islam. Et comme je doute que le Congrès Juif Mondial ou le Vatican, dans lequel une majorité d’Européens se reconnaît, puissent bénéficier de la même faveur et au même titre que la Ligue Arabe, il est facile d’imaginer l’avenir de ce qui n’est ni une «Union» ni «pour» ni «méditerranéenne».

Nous avons déjà été et sommes encore témoins de la perversion du sens d’organismes onusiens tels que la Commission des droits de l’Homme dominée par des Etats musulmans et présidée par un terroriste et preneur d’otages libyen, ou de la foire «antiraciste» de Durban où une alliance dans la nature des choses entre islamistes et altermondialistes a pu cracher tout le venin antisémite récupéré dans l’arsenal nazi.

Alors comme les Etats européens ont déjà assez de mal pour faire de l’Europe une véritable puissance politique, économique et militaire, à quoi bon nous embarrasser d’une Union pour la Méditerranée transformée en «mare nostrum» de l’impérialisme arabe et une large brèche dans l’ultime ligne de défense de l’Europe contre la barbarie islamiste.

Pour une France métissée et multiculturelle.

«Une lycéenne de 18 ans d’origine algérienne a été victime de violences aggravées de la part de sa famille, la semaine dernière à Toulon, parce qu’elle refusait d’être mariée en Algérie à un homme de 30 ans. Enlevée et séquestrée quelques heures, elle a eu le visage et l’abdomen lacérés par un couteau». Ce que cette brève information parue dans les journaux du 11 novembre ne dit pas, c’est que des proches en service, et sévices commandés l’ont copieusement violée durant sa sequestration. Sommé de croire, sous peine de me voir taxé de facho colonialiste, que toutes les cultures son respectables et se valent, je me garderai bien de porter un jugement de valeur sur ce fait divers culturel et cultuel. Je trouve seulement que cette jeune fille méritait bien une correction : n’a-t-elle pas, par son refus d’épouser un barbon en Algérie, empêché celui-ci de grossir les rangs des «français de plein droit» ? Et, circonstance aggravante, n’a-t-elle pas préféré partager sa vie avec son petit ami «souschien» plutôt qu’avec un musulman maghrébin ? Pourquoi cela déplait-il aux farouches défenseurs d’une France métissée ? Mais, parbleu, parce que le «promis» algérien se trouve ainsi victime d’une discrimination en faveur d’un français «gaulois». Attendons nous donc à une plainte du MRAP et de la LDH contre cette raciste discriminatrice et islamophobe.

De Königsberg à Kaliningrad

Le président russe, marche pied de Poutine, annonce le déploiement de missiles dans «l’enclave russe de Kaliningrad». Sans aborder les conséquences stratégiques de ce chantage sur l’Europe, rappelons qu’au sortir de la 2ème guerre mondiale, les Alliés occidentaux ont laissé sans broncher les Soviétiques expulser la population de cette ville historique allemande, patrie de Kant, qui s’appelait Königsberg, pour y installer à leur place des colons russes. On m’objectera que les Allemands ne l’on pas volé. Certes mais pourquoi justement Königsberg alors que la majorité des hauts «dignitaires» nazis, à commencer par Adolf Hitler, étaient autrichiens ? Comme quoi, la Justice était le cadet des soucis de Staline. Quoi qu’il en soit, si nous ne pouvons guère nous étonner de cette falsification pratiquée par l’impérialisme russe, nous ne sommes pas moins témoins de la perversité et de la couardise de nos médias et de nos responsables politiques qui se rendent complices de cette mystification russe. «Kaliningrad» n’est pas une «enclave russe» au cœur de l’Union Européenne mais un territoire occupé, vidé de sa population première et annexé non pas à l’URSS mais à la Russie. Le nombre de réfugiés chassés par les Russes dépasse largement celui des réfugiés qui ont fui la guerre déclenchée contre Israël par les pays qui allaient constituer la Ligue Arabe. Si on parle toujours des «réfugiés» palestiniens et des sommes colossales extorquées en leur nom à la communauté internationale, qui se souvient encore des réfugiés de la Prusse Orientale ? Et si les israéliens qui s’installent sur des terres de leur patrie historique sont appelés «colons» par nos médias et si leurs implantations sont traduites par «colonies» dans la LTI du politiquement correct, pourquoi les Russes installés à «Kaliningrad», qui n’a aucun lien historique avec la Russie, ne sont-il pas désignés de la même façon ? Sans doute à cause de la Tour de Babel.

Les Obamaphrènes

L’Amérique a voté, elle a choisi son président, point barre. Ne partageant pas le crétinisme américanophobe de nos Gestapistes de la pensée qui contrôlent les citoyens français, je souhaite bonne chance à l’Amérique sous le règne d’Obama pour lequel je n’aurais certainement pas voté, comme je l’aurais également souhaité à une Amérique présidée par McCain. Ne serait-ce que parce qu’en tant que citoyen français, je m’interdis de m’immiscer dans le choix des citoyens américains, comme j’interdis aux ressortissants américains, arabes, russes, maliens ou autres de s’immiscer dans le choix des Français. A en juger par les conséquences catastrophiques d’une politique française qui s’aligne sur nos donneurs de leçons, on comprend que l’Amérique n’aie que faire de nos mouches du coche.

Par contre je suis abasourdi, non pas par l’allégresse des «jeunes des banlieues» et autres indigènes de la République dont l’inculture crasse entretenue pas leurs mentors idéologiques et religieux explique, sans les excuser, tous ses fantasmes d’un racisme «antisouchien», antioccidental et antijuif, mais de la manifeste débilité mentale de nos zélées «zélites» intellectuelles, des médias et des professionnels de la politique que l’on rencontre jusqu’à l’Elysée. Mon confrère John Connor a déjà, dans Liberty Vox du 10/11/2008, réglé leur comte à ces cireurs de pompes : http://www.libertyvox.com/article.php?id=354

Et voilà que le lobby immigrationniste sort son artillerie lourde, allant jusqu’à appeler à la rescousse notre Première Dame, drapée pour la circonstance dans le rôle de Notre Dame des Racailles (Note pour le MRAP ou la LDH : Je ne fais qu’emprunter ce qualificatif à son présidentiel époux) pour déclarer que seule sa fonction élyséenne l’empêche de signer le «manifeste pour l’égalité réelle». Ce n’est pas moins une déclaration politique qu’elle prétend pourtant s’interdire. Pour une non politicienne, elle s’y prend plutôt bien et serait une dangereuse rivale de Ségolène lors d’une prochaine présidentielle, sauf si d’ici là, il faudrait une peau obligatoirement noire pour avoir quelque chance de se faire élire. Il paraît qu’en bonne professionnelle de la politique, Ségolène prend déjà des séances de bronzage et s’est choisie un coiffeur africain.

Disons tout de suite que l’Amérique a amplement prouvé à ses détracteurs qu’elle est bien moins raciste qu’eux. Tout bêtement parce qu’Obama a été élu non pas pour sa «qualité» de «Nègre» mais, après les primaires, en tant que meilleur candidat du Parti Démocrate. Dans un pays raciste, la couleur de sa peau aurait été un handicap ; dans une Amérique démocratique, il a été élu sur son programme par des électeurs de sensibilité démocrate, même si les Afro-américains, majoritairement pro démocrates, ont voté «race», chose qui qualifierait de «racistes» les «Blancs», soit dit en passant. Alors toute cette campagne en vue de porter à l’Elysée un Noir ou un Maghrébin fleure bon le racisme anti-blanc partagé par une «élite gauchienne» qui cultive sa «Selbsthasse», sa haine de soi. Ils ont certes raison de se haïr, mais est-ce une raison de haïr les autres ?

En tous cas, Carla Sarkozy a tort de dire qu’il faut «aider les élites à changer» pour que les «peaux foncées» puissent franchir le barrage du racisme et accéder à la direction de la France. Ces «élites» sont déjà telles qu’elle les souhaite. L’obstacle est dans le peuple français. La France doit donc changer de peuple. Ce à quoi s’emploie activement et non sans succès le lobby de l’immigration islamo africaine.

Mais si Madame Sarkozy cherche un pays raciste et intolérant, interdit aux chrétiens et aux juifs, sans oublier les homos, ce n’est pas la France. Qu’elle aille donc faire un tour incognito, en décolleté et à visage découvert en Arabie Saoudite, pays qui finance le communautarisme antioccidental implanté en France.

Non, la France n’est pas comparable à l’Amérique, ne serait-ce que parce que les Noirs américains, dont les ancêtres on été déportés aux Amériques, si longtemps discriminés, se veulent Américains à part entière et y parviennent. Ils souscrivent à toutes les règles, à tous les codes de la société américaine, ne demandent aucune faveur spécifique ni modification de la loi en leur seule faveur et ne se permettent pas de siffler ou de huer l’hymne national. Il y a certes des tarés parmi les Noirs qui on adopté l’Islam, en réaction, paraît-il, à leurs anciens maîtres qui étaient chrétiens ; ils oublient simplement que les grossistes du négoce d’esclaves qui dominaient le marché de «l’énergie» musculaire étaient tous des Arabes musulmans et que l’esclavage est encore pratiqué dans les pays dont la charia est la loi.

Et c’est là que la France ne peut pas imiter l’Amérique, ne serait-ce que parce que la majorité des «discriminés», venus de leur plein gré, si ce n’est en intrus, ne se reconnaît pas dans la nation française mais dans leur «Oumma», la nation islamique. L’islam dresse sa muraille contre toute intégration de ses «soumis» à la nation française. Ils se veulent certes «citoyens» français, ne serait-ce qu’en vertu du droit du sol et des avantages que cette citoyenneté confère par rapport à celle de leur pays d’origine, mais entendent rester de nationalité musulmane. C’est cela qu’une France multiculturelle favoriserait. La déconnection entre la citoyenneté et la nationalité est leur objectif. Nos pièces d’identité indiqueraient, à l’instar d’autres pays multiculturels : Citoyenneté : française. Nationalité : islamique (ou basque, juive, alsacienne, chinoise, bretonne) soumise chacune à sa propre législation, ayant chacune son propre réseau scolaire. Que deviendront les Français simplement français dans tout ça ? Ce sont d’affreux nationalistes, des identitaires, donc ils ne nous intéressent pas.

Alors, Madame Sarkozy, s’il faut aider quelqu’un à changer, ce ne sont pas nos débiles élites indécrassables déjà acquises aux thèses anti-françaises, mais la population des «ghettos» volontaires, les «indigènes de la République». Vaste programme, mais de grâce, cessez de nous bassiner avec notre prétendu passé esclavagiste ou à propos du rôle positif du colonialisme. Aucun peuple ne doit coloniser un autre, c’est une affaire entendue, mais ce principe vaut aussi pour le colonialisme arabe dont les conquêtes, à partir du Hedjaz, qui se sont étendues jusqu’aux rives de la Loire, ont réduit les populations, celles épargnées par le zèle exterminateur du djihad, à la conversion et à l’islamisation forcée ou, «au mieux», à l’avilissant statut de dhimmis. Si le colonialisme n’a pas forcément été positif, c’est du moins grâce à lui que les Chrétiens et les Juifs du Proche-Orient, de l’Egypte et du Maghreb ont été libérés de leur statut humiliant. Ce n’est pas si négatif que ça, n’est-ce pas ? Il n’est que de voir le sort des non musulmans dans les pays musulmans qui n’ont jamais été colonisés par les Européens : l’Arabie Saoudite qui interdit l’appartenance à toute autre religion que l’Islam, ou le Yémen où les Chrétiens et les Juifs sont toujours des dhimmis à la merci de la versatilité des musulmans, sans perdre de vue le sort de ces non-musulmans dans les pays «libérés» du colonialisme, pour comprendre que si nous avons des choses à nous faire pardonner, ce ne sont pas les musulmans, qui s’autorisent chez nous à nous donner des leçons, qui sont les juges les plus objectifs. Qu’ils commencent donc à faire leur propre mea culpa. Mais c’est trop leur demander. Car ceux qui l’ont fait, plus nombreux qu’on ne le croit, et qui n’ont pas encore été égorgés, ont pris leurs distances avec cette religion asservissante et débilitante.

A ceux qui jugent offensante ou excessive l’expression «religion débilitante», rappelons que depuis le treizième siècle, soit depuis 800 ans, les peuples soumis à l’islam n’ont contribué à aucune des découvertes ou des inventions décisives dans les domaines de l’art, de la musique, de la médecine, de la technologie, des arts et des lettres, de la science dont l’humanité bénéficie. Et ce n’est pas à cause du colonialisme. Les conquêtes coloniales des Européens n’ont pu se réaliser qu’après sept siècle de stagnation intellectuelle et sociale du monde musulman. Le colonialisme en est donc la conséquence, certainement pas la cause. Comme tous les totalitarismes, l’islam se livre à une accusation miroir, à un retournement des causes et des responsabilités.

Voilà pourquoi nous ne pouvons que jeter à la poubelle écolo des recyclables les «40 propositions concrètes pour briser les ghettos» dont je prends connaissance dans Respect Magazine, organe de presse de ceux qui veulent être respectés sans nous respecter. Tout ça ce n’est que du «caca de n’y a qu’à». Ceux qui veulent sortir du ghetto le peuvent. Personne ne les en empêche, personne ne leur colle une étoile jaune, du moins du côté «souchien». Monsieur Yazid Sebeg, qui parle de relever le défi américain, en est un édifiant exemple. Et si aux prochaines élections un candidat m’inspire confiance et présente un programme crédible, je voterai pour lui sans me préoccuper de son origine ou de la couleur de sa peau, même si, par malchance, il est «de souche».

© André Dufour pour LibertyVox

Carla Bruni. Ne touchez pas au Volume de votre poste, il n'y a rien à entendre de patriotique

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 12/11/2008 Imprimer cet article
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