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Le social-fascisme

De mauvaises causes en postures vertueuses, la gauche criminelle et schizophrène est-elle condamnée à être l’éternelle alliée objective de tous les totalitarismes ? C’est le bloc-notes d’André Dufour.

L’effet «Statut des Juifs» ou l’imposture des analogies.

La génération qui a grandi après la guerre mondiale et qui est actuellement aux commandes de la politique, de l’enseignement, de l’administration et des médias se sentait naguère frustrée de Résistance et autres actions héroïques. Alors ils se sont forgés des mythes à leur portée. Les jeunes bobos et leurs mentors moins jeunes qui «faisaient» mai soixante huit voyaient alors, par le recours à l’analogie, des SS dans les CRS sur lesquels ils lançaient des pavés. L’analogie reportée sur le présent était évidente sauf que contrairement aux CRS sur la défensive derrière leurs boucliers et ayant la matraque pour toute arme, les SS auraient «nettoyé» manifestants et émeutiers à coups de mitrailleuses de sorte qu’aucun de ces jeunes bourgeois repus qui jouaient aux damnés de la terre, aux forçats de la faim et aux résistants, ne seraient là pour chanter leurs exploits. Mais cette génération intoxiquée de slogans décalés a imprimé sa marque dans la façon d’écrire l’Histoire, de relater les faits et de présenter l’actualité.

L’analogie, pervertie en clonage de l’Histoire, est devenue l’arme des mystificateurs et des imposteurs pour mystifier ceux qu’ils prennent pour des imbéciles.

C’est la raison pour laquelle, quitte à aggraver mon cas, je ne partage pas cette indignation collective et magistralement orchestrée contre la récente initiative prise par ce policier des RG de demander aux DRH de collectivités locales des renseignements sur les pratiques religieuses du personnel, plus particulièrement musulman.

D’aucuns se hâtent d’établir une analogie entre cette initiative et le fichage des Juifs qui, en France, avait commencé dès le premier mois de l’Occupation allemande par des enquêtes policières à domicile ou de voisinage sur des personnes susceptibles d’être juives. Une fois le fichage effectué, il devenait difficile à ces personnes fichées de se soustraire au marquage des pièces d’identité du sinistre tampon rouge «JUIF», puis au port de l’étoile jaune. Quelques semaines après commençaient les rafles et l’internement de Juifs. La tristement célèbre rafle du Vel d’Hiv à partir du 16 juillet 1942, mise au point pour le compte des nazis par Bousquet, homme venu de la gauche, devait ensuite arracher de leurs lits, de leurs berceaux ou de leur lit d’hôpital des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants juifs pour être livrés à leurs bourreaux nazis.

Soit dit en passant, pour ce «détail» de son existence, Bousquet n’allait pas pour autant perdre l’amitié ni surtout la protection du très socialiste président François Mitterrand. De sorte que ce complice actif des criminels nazis est mort sans avoir répondu de ses crimes devant nos tribunaux. Et Jean-Jack Queyranne, fidèle à son parti n’était pas, à l’époque, tellement «abasourdi» par ce scandale et cette obstruction présidentielle qui a permis à ce distingué haut fonctionnaire au service du génocide de se soustraire à la Justice.

Alors y a-t-il une analogie entre le routinier fichage des juifs dès juillet 1940 et «l’abasourdissant» fichage des employés musulmans envisagé par le policier en question ?

Quoi que l’on puisse penser de la surveillance policière dont nombre de citoyens français et de résidents étrangers son l’objet, la différence est flagrante. C’est une question de finalité et d’objectifs. Les Juifs, hommes, femmes, enfants dans les crèches, les écoles maternelles ou lycées, qui représentaient moins de un pour cent de la population française, n’étaient pas suspectés de commettre ou d’envisager de commettre des actes délictuels, de violences ou de terrorisme contre les Français «aryens». Ce n’est pas pour la nocivité potentielle qui leur était prêtée mais tout «simplement» pour le seul «fait» de compter parmi leurs ascendants au moins un grand parent juif qu’il fallait les exterminer jusqu’au dernier nourrisson et cette extermination devait commencer par leur fichage et leur recensement. Les commanditaires du «renseignement» avaient pour objectif un crime contre l’humanité.

Tel n’est pas le cas du policier des RG actuellement incriminé. Certes, il serait scandaleusement injuste d’imputer à une majorité de Musulmans sans histoires les actes délictuels et criminels qui empoisonnent notre existence et menacent la paix du monde. Les Musulmans en France, entre vingt et trente fois plus nombreux que les Juifs, ne sont pas tous des délinquants ou des terroristes. Loin s’en faut. Mais force est de constater que la quasi-totalité des actes de terrorisme qui ont fait des carnages dans la population civile en France, aux Etats-Unis, en Espagne, en Grande Bretagne et partout ailleurs dans le monde, y compris au Maghreb et autres «terres d’Islam», la plupart des «incivilités» et actes de vandalisme que nos villes et banlieues subissent, ainsi que les attentats ou menaces sur la vie de ceux qui n’ont pas l’heur de plaire aux islamistes, sont le fait de musulmans. De même que la plupart des actes de piraterie aérienne ou maritime et les menaces qui pèsent sur les lignes aériennes ont des musulmans pour auteurs. Le constater ne signifie pas mettre tout ce qui est musulman dans le même sac. Mais ce serait faire preuve d’une imbécile candeur que de s’interdire toute mesure relevant de l’élémentaire principe de précaution.

Comment en effet différencier l’Islam, défini par le politiquement correct comme religion d’amour, de tolérance et de paix, de son homonyme «islamisme» présenté comme l’opposé du «vrai» islam ? Toujours est-il que l’islamisme islamique, à moins que ce ne soit l’islam islamiste, a déclaré la guerre au monde occidental avec ce qu’il comporte de valeurs, ainsi qu’aux musulmans éclairés ou «tièdes» assimilés à l’Occident. Ceux qui le nient se retrouvent dans la même situation que leurs devanciers qui refusaient de voir dans les «événements» des départements de l’Algérie encore française une guerre alors qu’il n’a pas moins fallu y envoyer le contingent et rappeler nombre de réservistes pour y faire… la guerre.

Or tout le monde s’accorde sur un point : la lutte contre le terrorisme de même que contre le grand banditisme et autres réseaux maffieux est impossible sans le «renseignement», ce renseignement qui permet de séparer le bon grain de l’ivraie.

Aujourd’hui et chez nous comme dans le monde entier, la menace et les violences meurtrières viennent essentiellement des islamistes. A moins qu’ils ne soient des crypto bouddhistes ou mormons, ils agissent en tant qu’adeptes d’une religion qui n’est autre que l’islam le plus fruste, tel qu’il découle d’une lecture particulière mais certainement pas hétérodoxe du Coran.

Contrairement à la persécution des Juifs, la prétendue «race» n’y a rien à voir. Les convertis français à l’islam, qui figurent fréquemment parmi les plus virulents djihadistes, n’ont pas pour autant changé de race. Seule la propagande islamiste qui présentent les musulmans comme victimes d’un racisme «islamophobe» accrédite par cette bizarrerie lexicale la notion d’ une «race musulmane», ce qui criminalise toute opposition à l’islam. Mais lorsque les objectifs et les méthodes des islamistes sont politiques et militaires, lorsque des salopards envoient des jeunes connards bourrés de promesses paradisiaques et d’explosifs se faire déchiqueter dans une foule transformée en hachis, peut-on considérer leur religiosité comme une forme de spiritualité respectable ? Relèvent-ils de la liberté de croyance et de conscience garantie par la République et par la Loi de 1905? Ne serait-il pas alors suicidaire d’obtempérer aux fatwas des associations des «droits de l’homme» ou «antiracistes» aux motivations et objectifs réels pas toujours avouables qui nous incitent à «comprendre» les motivations de ces criminels et à les subir sans réagir sous peine d’être catalogués comme racistes ?

Alors oui, les Français, y compris ceux de religion musulmane qui aspirent à la quiétude, doivent accepter que nos services de renseignements puissent faire leur travail : le renseignement. Nous acceptons bien, dans notre intérêt bien compris, tous les contrôles et fouilles avant de monter à bord d’un avion. Notre policier sur la sellette s’y est sans doute mal pris. Les enquêtes doivent se faire avec plus de discrétion et de subtilité et surtout ne pas mettre des idéologues défaitistes dans la confidence, mais elles doivent se poursuivre, voire s’intensifier. L’ennemi est à l’affût du moindre relâchement pour nous frapper dans les transports en commun, les marchés, les écoles… Ceux qui s’y opposent, et qui devraient se retrouver derrière les barreaux, sont en train de nous désarmer et nous livrer, pieds et mains liés, à un ennemi intolérant, obscurantiste, cruel, impitoyable et redoutable, un ennemi qu’il faut combattre et traquer dans tous ses retranchements et dans tous ses accoutrements. Nous avons besoin d’une armée dissuasive et nos soldats doivent se sentir soutenus par nous tous et nous devons envoyer en prison ceux qui applaudissent aux embuscades meurtrières des Talibans, nous avons besoin d’un service de renseignements performant et efficace. Laissons lui la possibilité de remplir sa mission. Ceux qui s’y opposent sont déjà complices et responsables des prochains carnages. Laissons ces derniers vociférer : les chiens aboient mais la caravane passe.

Le social-fascisme

C’est le titre de l’excellent article d’Alexandre Adler dans le Figaro du samedi 4 et dimanche 5 octobre. Lisez le. C’est une véritable psychanalyse de cette gauche dont le cœur bat pour les criminels idéologiques. Il se réfère pour cela au roman «L’homme sans qualités», chef d’œuvre du romancier autrichien Musil, l’engouement du public autrichien pour un criminel de droit commun, un serial killer, facilitera la prise du pouvoir par leur compatriote aux objectifs criminels qui se révélera effectivement le plus impitoyable et le plus abominable criminel de l’Histoire.

En cela, ceux qui, dans une certaine gauche, se sont levés ou se lèvent contre l’extradition des criminels italiens rouges en cavale, contre la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, condamné à perpétuité pour meurtres prémédités, préparent le terrain au social fascisme.

Elevé et formé dans un milieu de gauche qui m’était présentée comme la garante des valeurs morales, de la justice, du respect de la vie humaine au point que la gauche était devenue ma religion, j’ai été le témoin désemparé, «abasourdi» et révolté, des dérives fascisantes et un tantinet antisémites d’une pseudo gauche dans laquelle je ne me retrouve plus du tout.

Jean-Paul Sartre, couvrant de son silence les crimes staliniens «pour ne pas désespérer Billancourt» ; la gauche niant le caractère antisémite des agressions physiques contre les Juifs, sans doute pour ne pas désespérer nos banlieues «défavorisées» ; les aides, attribution gratuite de terrains communaux et subventions frauduleuses aux mosquées et aux locaux «culturels», lieux de recrutement islamistes, pour gagner quelques voix aux prochaines élections locales ; l’accueil au Frère Musulman Tariq Ramadan et autres partisans d’une laïcité «ouverte» et labellisée hallal, pour ne citer que ces cas, dénotent une dérive fascisante et anti-laïque. Est-ce une nouveauté ? Ce serait oublier que la majorité des membres du gouvernement de Vichy et bon nombre de journalistes collabos venaient de la gauche pacifiste, politique, ou syndicaliste ? N’est-ce pas le socialiste pacifiste Marcel Déat qui fut l’un des promoteurs de la LVF qui, sous l’uniforme allemand, allait combattre sur le front russe ? Celui qui, au nom du pacifisme, exhortait les Français à ne pas mourir pour Dantzig, les envoyait ensuite mourir pour Hitler. Pendant ce temps, le colonel François de La Roque, président des Croix de Feu, payait de sa déportation son engagement dans la Résistance et son refus de collaborer avec un gouvernement vassal d’Hitler. Alors qu’on ne vienne pas nous faire confondre couleur politique et vertu.

Alors Jean-Marc Rouillan ? Pour moi, la réponse est simple. C’est un vulgaire assassin. Sans la moindre circonstance atténuante. Serais-je alors un incorrigible réactionnaire lorsque je vois dans la vie humaine quelque chose de sacré ? Nul en dehors d’un cas incontestable de légitime défense n’a le droit de tuer un être humain. Or les assassins pour raison politique, idéologiques ou religieuses me sont d’autant plus odieux qu’ils enrobent leur penchant criminel d’une confiture idéaliste exonératoire. Il n’y a pourtant pas de différence morale et de nature entre un Rouillan qui n’éprouve aucun état d’âme à tuer un homme rien que parce qu’il symbolise une classe à combattre et à anéantir, et son précurseur Adolf Eichmann qui, sans état d’âme, enfourne dans les chambre à gaz des millions d’hommes, de femmes et d’enfants jugés nuisibles en raison de leur appartenance à la race juive…

Ceux qui ont combattu durant la guerre ont parfois le sommeil hanté par l’ultime regard d’un soldat ennemi sur lequel il a fallu tirer. C’était «lui ou moi». Or ce «lui» aurait pu un jour, la paix revenue, devenir mon ami, notre ami. Mais c’était un cas de légitime défense dans un combat où la peur est omniprésente. C’est par ce «trouble», cette insomnie, cette conscience perturbée que nous restons encore dignes d’être des hommes. Mais pas plus que les SS des camps d’extermination, Rouillan n’éprouve de remords. Par chance pour lui, le pouvoir politique qu’il veut renverser a aboli la peine de mort. Il bénéficie ainsi d’une mansuétude qu’il aurait refusée à ses victimes s’il s’était emparé du pouvoir. A mon avis, en l’absence de tout repentir, la perpétuité pour un criminel à motivation politique, idéologique ou religieuse ne doit pas être moins perpétuelle que la mort qu’il a donnée sans le moindre scrupule. Le reste n’est qu’agitprop de fachos rouges, bruns ou verts.


© André Dufour pour LibertyVox

Petite galerie non exhaustive de portraits des icônes de la gauche.... A méditer. Nous vous laissons additionner, pour certains d'entre eux, les millions de morts. Le calcul macabre n'est pas notre fort.

Lénine

Trotsky

Staline

Marcel Déat

François Mitterrand (ici avec Pétain)

Mao

Pol Pot

Enver Hodja

Kim Il Sung

Fidel Castro

Che Guevara

Raul Reyes

Arafat... Etc. Etc. Etc.

Image à la Une et pour compléter le tableau: Besancenot

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 06/10/2008 Imprimer cet article
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