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José Tartuffe et ses onze vandales

André Dufour gratifie José Bové et ses sbires de quelques très écologiques noms d’oiseaux.

Le procès qui s’est ouvert le 27 août au tribunal correctionnel de Bordeaux, tel qu’il est rapporté dans les journaux du 28, est l’exemple même du crime poursuivant la justice, du criminel déposant plainte contre sa victime coupable de résistance abusive. Comme les fachos islamistes dont il est du même cru psychologique, José Bové, paysan bidon, se réclame de sa seule idéologie pour s’arroger le droit d’imposer la loi de sa secte à Marc Gibelet, authentique paysan qui, au moment des faits, cultivait en toute légalité un champ de maïs OGM. Comme José Bové, je n’ai aucune compétence en matière de génétique agricole, à la différence près que, dans le mesure où rien n’ayant jusqu’à ce jour prouvé leur nocivité, alors qu’au contraire ceux-ci présentent des qualités non négligeables dont les moindres seraient le réduction de la consommation d’eau et l’abandon du recours aux pesticides qui empoisonnent nos nappes phréatiques, j’attends le verdict des savants et non celui des idéologues et des politiciens démagogues pour me faire une opinion.

En attendant, si tout un chacun est libre de protester, de manifester pour ou contre, de faire campagne auprès des pouvoirs publics en vue de modifier la loi, nul n’a le droit dans une société de droit de se substituer aux lois qui ne lui conviennent pas pour commettre des actes de vandalisme. Car, finalement, c’est parce que nos codes moraux ou sociaux et nos lois ne leur conviennent pas que des fachos bruns ou rouges, ou des islamistes et autres tarés psychopathes s’autorisent avec la meilleure conscience du monde et au nom de leur idéologie, à prendre des otages, à les spolier et à les assassiner. Et ils trouvent une masse considérable de connards pour protester contre la détention de ces «militants» qui ne sont pas moins des criminels pour autant.

Dutroux ou Fourniret prouvent qu’ils sont bien moins malins que José Bové ou les tueurs marxistes d’Action directe et autres hystériques ou paranoïaques des divers brigades rouges ou fractions armées rouges pour n’avoir pas pris la précaution, avant de commettre leurs crimes, de se draper du drapeau rouge frappé du marteau et de la faucille, ou du drapeau vert frappé aussi bien, est-ce dû au seul hasard, du sabre du «prophète» que de quelque emblème écologiste. Moyennant quoi, personne ne manifestera en leur faveur. Pour une même atteinte au principe sacré du droit à la vie, l’étiquette «militant» reste plus avantageuse et plus «morale» que celle d’assassin. Pareillement, pour la même atteinte au droit de jouir paisiblement du produit de son travail, l’étiquette «militant écologiste» ou «altermondialiste» se veut plus honorable que celle de «vandale» ou de «casseur». C’est pourtant kifkif.

Donc voici que le 4 novembre 2006, Marc Gibelet, agriculteur belge installé en Gironde, dont la précédente récolte fut détruite par une manifestation «spontanée» parfaitement orchestrée par la secte de José Bové, voit débarquer un José Bové à la tête d’un commando de douze «faucheurs volontaires», parmi lesquels aucun cultivateur, qui entreprennent de saccager le fruit de son dur labeur fertilisé par sa sueur. Tout homme normalement constitué se fâcherait pour moins que ça, d’autant plus que ces vandales, puisant leur courage dans l’impunité, peuvent récidiver sans courir de risque. Comme tous ceux qui fournissent un travail utile à la société, Marc Gibelet voit rouge. Ce qui prouve que les subtilités du catéchisme fondamentaliste du gourou Bové sont, de toute évidence, au dessus du niveau d’entendement d’un paysan belge transplanté en Gironde. Comme quoi, le problème d’acculturation ne se pose pas seulement pour les immigrés musulmans. Pour défendre son bien, notre «Belge» s’arme de son fusil de chasse. Il n’y a aucun blessé, ce qui prouve bien que ce fut un coup de semonce qui ne visait personne mais, imposteur selon sa nature, José Bové «sait» et il le clame, que l’agriculteur l’a visé et porte plainte pour tentative de meurtre. Pour ma part, je regrette que ces connards bravaches n’aient pas pris quelques plombs dans ce qui leur tient lieu de tête, c'est-à-dire leurs postérieurs. A cause de ces salauds, je quitterai ce monde avec quelques regrets de plus. Mais nullement calmé, Marc Gibelet emboutit avec son 4x4 plusieurs véhicules à bord desquels les «militants» étaient venus.

Là je fais arrêt sur image : Les altermondialistes de José Bové estiment qu’il est de leur devoir, sans attendre une décision de justice, de détruire des cultures nocives. Soit. Mais ces tartuffes de l’écologie, mauvais joueurs qui refusent la réciprocité, sont-ils arrivés en char à bœufs, en carriole hippomobile, à bicyclette, ou écologiquement à pied ? Non, ils ont pris leurs bagnoles polluantes qui contribuent au «réchauffement climatique» qu’ils sont les premiers à reprocher «aux autres». Ce «détail» illustre parmi tant d’autres la fumisterie et l’imposture de l’altermondialisme et des éructations de José Bové.

Dans son réquisitoire, le ministère public réclame huit mois de prison ferme à l’encontre du gourou moustachu de sa secte. Mais je crains que la conclusion incisive dudit ministère, qui invite en somme José Bové à soigner son «oedipe mal négocié» (Le père de ce raté fut un chercheur en agronomie) n’ouvre la voie à un non lieu pour cause de troubles mentaux. Encore un regret que j’emporterai avec moi.

A vrai dire, si à l’échelle mondiale, un José Bové n’est qu’un insignifiant pantin qui, en tant qu’individu, ne mérite pas une ligne sur LibertyVox, il est l’un des symptômes de la maladie qui risque de devenir létale de notre société occidentale reposant sur la démocratie, l’Etat de droit, les droits de l’homme et de ses devoirs, l’égalité de droits entre femmes et hommes, la laïcité, la liberté absolue de conscience, d’opinion, de croyance ou d’incroyance religieuse. C’est ce qui nous différencie des Etats musulmans, de la Russie mafieuse, de la Chine dominée par les milliardaires du Parti Unique exploitant sans vergogne les masses paysannes et ouvrières comme jamais le capitalisme n’aurait osé le faire. Or lorsqu’on a des valeurs à défendre, il faut les défendre sans peur, sans craindre de déplaire à quelques braillards irresponsables pour ne pas dire agents rémunérés de nos ennemis. Une société qui ménage ses ennemis de l’intérieur se suicide lentement mais sûrement. Une société reposant sur la laïcité se suicide lorsqu’elle punit une Fanny Truchelut sur plainte d’une provocatrice islamiste. Un Etat de droit se suicide lorsqu’il tolère que les syndicats, dont le rôle est de défendre les salariés, descendent dans la rue pour s’opposer à l’application des lois relatives à l’immigration, et surtout lorsqu’il n’ose même plus laisser écrire l’Histoire de notre pays autrement que sous la dictée des idéologues ennemis. Et face aux menaces que font peser sur nous le surarmement des Etats les moins respectueux des droits de l’homme, notre société se suicide et déroule le tapis sous les bottes de forces d’occupation ennemies en réduisant nos capacités militaires au point de leur ôter leur caractère dissuasif. Une société gouvernée par un Etat qui a peur de José Bové, peur de Besancenot, peur de la fuite des capitaux, peur des mosquées, peur des «banlieues», peur de sa propre ombre est une société moribonde et donc incapable de résister aux formidables pressions et chantages exercés par nos ennemis. Alors José Bové ? Juste un insignifiant microbe qui ne survit et prolifère que parce que ceux qui prétendent gouverner notre présent et assurer l’avenir de nos enfants refusent de recourir à un antibiotique.


© André Dufour pour LibertyVox

José Bové à Ramallah. Vous avez dit OGM ?

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 31/08/2008 Imprimer cet article
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