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Ingrid est libre !

Fantômas s’interroge sur l’agitation politico médiatique ayant entouré la détention et la libération d’Ingrid Bétancourt.

Ingrid est libre !!!!! Le slogan passe en boucles sur nos médias. Ingrid ? Ah oui, Ingrid Betancourt, la «franco-colombienne» comme disent nos avisés préposés à la désinformation. «Franco» surtout parce qu’elle épousa un citoyen français, pour d’ailleurs, peu d’années plus tard, le limoger.

Cette fille de Gabriel Bétancourt, ex ministre colombien de l’éducation, conseiller de Kennedy, directeur adjoint de l’Unesco à Paris, bonne bourgeoise de la haute société locale, n’a, à part ce mariage, rien fait de particulier pour la France et les Français. Francophile, elle fit ses études à Paris où elle passa une bonne partie de sa jeunesse. Ce fut une illustre inconnue jusqu’au jour où les adeptes de la révolution cocaïno-marxiste l’enlevèrent ainsi que son assistante. A l’époque, candidate à la présidence de la Colombie, créditée de 2 ou 3% des voix, probablement pour casser son absence de notoriété, elle avait décidé malgré les avis négatifs de se rendre dans une région contrôlée par les adorateurs du communisme fraternel dont elle croyait peut-être à l’époque partager certaines «motivations».

Chacun connait la suite. Ceci aurait pu en rester là, elle n’était qu’une otage de plus parmi des centaines. Seulement, le hasard de l’existence voulut qu’elle rencontra lors de ses études parisiennes un futur ex premier ministre dénommé Dominique de Villepin. Comme disent les commentateurs, ils furent très proches. Notre impétrant devenu Premier Ministre de la glorieuse France et du non moins glorieux Chirac mobilisa alors les services de l’Etat pour voler au secours de son ex étudiante. Il s’ensuivit une campagne de mobilisation de la bobocratie, à l’époque en quête d’une cause morale à défendre sans prendre trop de risques, si ce n’est passer à la télé et relancer des carrières branlantes.

Il faut dire que pour nombre de ces nouveaux héros, la Colombie n’était pas inconnue. Elle leur évoquait sans doute l’exotisme des produits consommés lors de soirées branchées. Ce furent donc des campagnes de presse et des trémolos médiatiques, il faut avouer qu'entre bourgeois on sait s'entraider. Malgré ses efforts, l’admirateur de Bonaparte échoua dans sa tentative de libérer Dulcinée. Un nouveau locataire arriva à l’Elysée, bien qu'ennemi intime de son prédécesseur et de notre prof de fac si proche de ses élèves, il prit à son compte cette cause.

Dans ce milieu, seule l’image et les coups médiatiques comptant, il «promit»… comme il sait si bien le faire. Fidèle à sa tradition dans de telles circonstances, il fut prêt à toutes les compromissions, capitulations pour atteindre son objectif, allant jusqu’à s’adresser au chef des ravisseurs, même après le décès de ce dernier, ce qui démontre en passant la grande efficacité de nos services, essayant de contourner le gouvernement légal colombien en s’alliant avec le Duce local, Ubu Chavez. Bien entendu il fut aidé dans cette mission par les membres de la famille de l’héroïne, ainsi que par la faune bobocrate, qui tous vilipendèrent le président colombien taxé de crypto fascisme et surtout, crime suprême, d’allié fidèle de George Bush.

Ce que nos élites dégénérées n’avaient pas compris, c’est qu’il y avait justement un président en Colombie, élu démocratiquement et qui avait pour programme d’éradiquer les terroristes, conserver l’intégrité territoriale de son pays et ne rien céder. Programme fou pour un bobo cocaïnomane et une classe politique française habituée à ramper devant les forts, écraser les faibles et surtout trahir ses engagements. Car ne l’oublions pas, Ingrid eut été femme de ménage, elle serait dans les oubliettes de l’histoire.

Pendant que l’histrion élyséen s’agitait avec sa cour, le président colombien et son armée méthodiquement agissaient. Pour aggraver son cas aux yeux de la bien pensante rive gauche, son armée est conseillée et équipée par les USA de l’ignoble George Bush et pas les Israéliens. Pourtant, ce furent plusieurs dirigeants des Farc qui rejoignirent, à défaut des 72 vierges, le Che, Mao, Lénine et autres bienfaiteurs de l’humanité, dans l’enfer communiste.

Pendant que nos collabos en herbe n’avaient que le mot négociation à la bouche, pendant que cette troupe de has been récusait l’usage de la force et agitait ses moignons en guise de protestation, le président colombien combattait. Le résultat nous le connaissons, plusieurs otages, dont Ingrid, ont été libérés grâce à une action militaire qui n’était pas, comme l’affirment sentencieusement nos experts en tout, la solution. On aurait pu penser qu’une certaine humilité s’emparerait de notre classe politico médiatique, c’est oublier que la France est le pays où ils osent tout ! Sans vergogne, nous voyons s’afficher et s’agiter des pitres qui, la veille, étaient prêts à capituler devant Môssieur Marulanda.

Le grotesque n’ayant pas de bornes, nous entendons ces guignols expliquer sans rire que c’est grâce à leur mobilisation que cette libération a eu lieu, oubliant de préciser que leur mobilisation était essentiellement dirigée contre le président colombien Uribe. Et d'ailleurs, ils se gardent bien de lui adresser le moindre remerciement, contrairement il faut le souligner à Ingrid dont les premiers mots furent d’une grande dignité.

Nos bons médias aux ordres essaient de créer une euphorie nationale sur un sujet qui, même s’il se réjouit de sa libération, n’a jamais intéressé le peuple, occultant le fait que s’il y a bien un pays et un soi-disant chef d’état qui ont été ridiculisés dans cette affaire, ce sont la France et Sarkozy. Car le dirigeant colombien Alvaro Uribe s’est bien gardé d’informer notre vibrionnant président de l’opération, il l’a ignoré complètement, ne daignant, humiliation suprême, lui communiquer la nouvelle de la libération que quelques minutes avant la sortie des dépêches d’agence.

Alors les bobos peuvent festoyer, cette réalité montre le peu de crédit dont dispose cette France sarkozyste dans le monde.

© Fantômas pour LibertyVox

Source images: http://www.lexpress.fr

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© Fantômas pour LibertyVox - Article paru le 04/07/2008 Imprimer cet article
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