La Une de LibertyVox en RSS: 15 derniers articles 30 Tous
Retour à l'accueil
Retour à la Une  

Les Godzilla de la cause arabe

Ils empruntent à Godzilla sa mentalité destructrice et sapent les fondements de notre identité. Un article de Pavel.

Si vous êtes en quête désespérée d'un enrichissement multiculturel estival, de préférence d'une valeur inestimable et pourtant accessible à toutes les bourses, vous serez comblés. La troupe de théâtre d'Al Rowwad est de retour !

J'admets que si l'événement n'avait pas été cité lors du journal radiophonique de la grande chaîne publique belge, Musique 3, il ne mériterait pas que l'on perde son temps à en parler. Quel est donc alors le sésame mystérieux qui ouvre les portes des studios de la chaîne publique à cet événement insignifiant ? Une grande formule magique que même Harry Potter ou la brillante Hermione Granger ne connaissent pas encore: l'adjectif "palestinien".

Al Rowwad est de retour avec une pièce nommée "C’est la faute au loup". Plongeons notre nez curieux dans le document officiel de présentation publié par la "Société des amis d'Al Rowwad" (http://www.amis-alrowwad.org/IMG/doc/Dossier_type.doc). "Al Rowwad" signifie "les pionniers", ce qui vous permettra de mieux situer le parrainage idéologique sous-jacent, car dans tous les pays de l'ancien bloc de l’Est "socialistes", le mouvement de jeunesse officiel (et obligatoire), s'appelait justement "pionniers"; ils ne portaient pas un keffieh, mais un foulard rouge autour du cou, comme signe identique du dressage par endoctrinement précoce.

Le début est plus que prometteur : «Tournée Al Rowwad 2008 "C'est la faute au loup", Projet de tournée artistique et d’échanges interculturels entre la France et la Palestine». Inutile de chercher dans cette présentation ou sur les sites des nombreux bons amis de la Palestine qui promeuvent la pièce, par quelles actions se traduisent ces échanges "interculturels" dans le sens France (Belgique, Canada) – Palestine… mystère. A croire qu'il n'y en a pas, mais il faudrait une solide dose de mauvaise foi, dont nous sommes totalement dépourvus, pour aller jusqu'à déclarer qu'il ne s'agit que d'une énième imposture sémantique, de celles qui fleurissent dans l'espace européen, grâce à l'irruption de la si spécifique pensée moyen-orientale dans nos chaumières.

La devise choisie pour le document est la suivante : «"Tout ce qui travaille au développement de la culture travaille aussi contre la guerre" - Albert Einstein (correspondance avec S. Freud)». Le choix de deux sommités juives serait sans doute très "interculturel", s'il n'y avait pas toutefois ce sous-entendu très palestinien, dérivé de l'antienne monocorde archiconnue : "Malgré la Naqba et nos affreuses souffrances dans les camps de concentration à ciel ouvert, nous nous efforçons de produire de la Culture, à l'instar de tous les pays arabes, tandis qu'EUX, les sionistes, mènent contre NOUS la Guerre d'Extermination".

La symbolique du choix de la création d'un groupe de théâtre d’enfants du CAMP de réfugiés d'Aïda, destiné à se produire exclusivement en Occident francophone, est loin d'être innocent. Du mot "camp", il est attendu de réveiller les associations appropriées correspondantes et d'induire ainsi la culpabilité ; Le nom de la pièce présentée l'année passée, "Nous sommes les enfants du Camp", en témoigne suffisamment pour ceux qui en douteraient.

Sous le paragraphe "Réciprocité", le document nos apprend que «Nous souhaitons mettre en place ce dialogue entre la France et la Palestine dans le respect de chaque culture, pour enrichir leur identité propre, et non adapter l’une pour la rendre plus compréhensible et accessible à l’autre». La volonté de respecter la culture française et son si faible patrimoine au regard de la culture palestinienne millénaire, véritable creuset de la civilisation, est hautement appréciable. Il ne fait aucun doute que la culture française sortira de cette inoubliable rencontre interculturelle substantiellement enrichie dans son identité propre, à condition qu'elle en ait encore une, depuis que les cantines scolaires se sont converties au hallal.

Dans le but de "non adapter sa culture pour la rendre plus compréhensible et accessible à l’autre" (concept assez énigmatique), Al Rowwad nous présente une variation sur le thème des contes d’Andersen. Je ne veux pas trop insister sur une certaine contradiction avec les intentions affichées que pourraient déceler les esprits peu familiers avec la présentation de tout ce qui nous vient du monde arabe en général et de la Palestine en particulier.

D'après le document, «"C’est la faute au loup" est une création d’Abdelfattah Abu Srur, fondateur et directeur du centre Al Rowwad». Or, en parcourant tous les sites impliqués, on peut apprendre qu'il ne s'agit finalement que d'une adaptation d’une pièce de l’auteur américain Douglas Love "Don’t blame it on the wolf". Le terme "création" souffre un peu de cette légère tendance musulmane à considérer tout ce qui existe sur cette planète comme invention islamique, à commencer par Aristote, censé prouver la paternité musulmane de toute la pensée humaine digne de ce nom. Un Danois, Andersen, une adaptation américaine, curieuse façon de "non adapter" la culture "palestinienne", pour ne pas altérer son précieux caractère unique. N'en faisons plus un mystère trop longtemps : il n'existe aucune culture palestinienne spécifique, à l'exception notable de celle du shahidisme national, inculquée systématiquement par la sadique télévision palestinienne.

Que nous raconte donc la pièce ? "C’est la faute au loup" se présente à première vue comme une suite du conte du Petit Chaperon Rouge: Le chaperon rouge accuse le loup d'avoir mangé sa grand-mère. Suite à cette accusation, le juge fait arrêter le loup et invite tous ceux qui ont déjà eu des démêlés avec lui à venir témoigner. On invite donc les trois petites chèvres, Hansel et Gretel, etc. Le procès commence par une longue diatribe visant à démontrer que tout loup ne peut être que méchant et criminel, qu'un bon loup, cela ne s'est jamais vu; et que, par conséquent, le loup ici présent mérite la pendaison.

Mais au fur et à mesure que le procès se déroule, on découvre que les chèvres ne sont pas sûres de ce qu'elles avancent, et que le loup a sauvé Hansel et Gretel des griffes de la sorcière. C'est pour se venger que la sorcière s'est déguisée en loup et s'est couchée dans le lit de la grand-mère. Malgré ces preuves, la sentence est maintenue, jusqu'à ce que la grand-mère entre en scène et confirme l'innocence du loup. La scène finale voit les protagonistes présenter leurs excuses au loup, mettant ainsi en exergue l'importance de dégager tout jugement des stéréotypes et préjugés, et la nécessité d'accorder la même attention aux arguments des deux parties en présence. »


On peut alors lire dans la "Note d'intention du metteur en scène" qu'un des objectifs est de «Créer les conditions et un espace de discussion et de réflexion afin d’amener enfants et adultes à prendre conscience et à interroger les stéréotypes et les préjugés dans lesquels on enferme l’Autre, étranger ou familier, mais aussi ceux dans lesquels nous-mêmes sommes enfermés». Chouette, se dit le lecteur, l'Autre, c'est le Juif, il ne peut pas en être autrement, vu que la pièce est jouée par les Palestiniens. Et le fait que tout loup ne peut donc absolument pas être méchant et criminel, tout au contraire, redresse et rétablit enfin définitivement l'image du Juif aux yeux du monde arabe.

Or, et ici je reviens à l'émission radiophonique où le metteur en scène s'est exprimé, rassurons-nous : les miracles ne sont pas de ce monde, pas encore et avant longtemps. En réalité, le fameux «Autre» ici, c'est "Moi". Les seuls qui restent soumis à l'obligation de l'Autre sont les Occidentaux, dans le but de leur faire enfin comprendre ô combien ce monde est peuplé de merveilleux non-occidentaux à la pureté rousseauiste, destinés à détrôner la corrompue pseudo civilisation colonialiste, génératrice des malheurs et des souffrances des peuples. Car ce que le metteur en scène palestinien a dit est plus que clair : tout loup que l'on se plaît à prendre injustement pour méchant et criminel, c'est le Palestinien que l'on essaie de présenter, contre sa vraie nature, comme un terroriste. Quel horrible malentendu !

Enfin au moins un autre malentendu est définitivement dissipé en dépit du verbiage du document. Les Palestiniens ont compris qu'avec la prodigieuse expérience démocratique du Hamas élu, leur image s'est sérieusement écornée. Ceci est gravement préjudiciable à leur second fond de commerce: l’extorsion de fonds, le premier restant invariablement la liquidation de "l'entité sioniste". Et Yasser, ce grand chouchou des chancelleries occidentales, n'est plus là pour déployer son charme irrésistible de cobra des sables.

Il ne s'agit en fait que d'une opération de séduction. Reste à savoir dans quelle mesure les Occidentaux sont disposés à se laisser une fois de plus duper. Et dans quelle mesure ils feront encore une fois des concessions insensées aux petits führers du militantisme "pro-palestinien" et à leurs relais des grands medias occidentaux, les radios publiques y compris, dont l'orientation sérieusement lévogyre, à l'instar des coquilles progressistes antiracistes droit-de-l'hommistes, est un secret de polichinelle et un rempart extrêmement efficace contre toute démocratie réellement pluraliste où chaque opinion, aussi dérangeante pour la pensée unique et contradictoire fut-elle, devrait avoir droit de cité et droit aux ondes.

Rien ne nous interdit d'espérer, en dépit d’une naïveté affligeante diront certains, que la mainmise sur les médias des courants de la pensée exclusive disparaîtra, avec ses Enderlins, producteurs de bombes incendiaires de désinformation et son vulgaire marketing promotionnel de la "cause palestinienne", à qui une «houdna» par un silence radio de plusieurs mois serait plus que profitable.

Rien ne nous interdit d'espérer que le libre débat démocratique retrouvera sa place dans l'espace public, en rendant par la même occasion au "problème palestinien" sa vraie dimension, celle d'une querelle régionale de second ordre. Une grenouille que seuls les fanatiques frustrés, en manque de sensations fortes, antioccidentales et antisémites s'efforcent de gonfler à la taille d'un Godzilla, en ne réussissant à emprunter à celui-ci que sa monstrueuse mentalité destructrice.


© Pavel pour LibertyVox

Notes de la Rédaction : Extrait du site des amis d’Al Rowwad... Que du beau linge prêt à nourrir la "bête". Mais que viennent-ils faire dans cette galère avec leurs poches pleines de l'argent de nos impôts ?

http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?rubrique7

Les principaux partenaires de la Société des amis d’Al Rowwad sont les collectifs et les associations qui ont participé à la tournée de la troupe des enfants d’Aïda en 2003.

Nous citerons, en suivant la chronologie des représentations de 2003 :
o Mairie de JUVISY SUR ORGE
o Conseil général de l’ESSONNE
o Secours populaire français de l’ESSONNE
o CAPJPO-Europalestine
o Conseil général du NORD PAS DE CALAIS
o Mairie d’AVION
o Association des amis d’Al Rowwad du NORD PAS DE CALAIS
o Conseil général de l’ISERE
o Mairie de EYBENS
o Association France Solidarité de VOIRON
o C.C.F.D. de GRENOBLE
o Secours catholique de GRENOBLE
o Collectif Palestine de FIGEAC
o Centre culturel Entre Cour et Jardin de FIGEAC
o Association France Solidarité de LIMOGES
o Théâtre du tiroir de LAVAL
o Collectif Palestine de TOURS
o Association France Solidarité d’ANGERS
o Association France Solidarité de RENNES
o Conseil régional du FINISTERE
o Mairie de QUIMPER
o Collectif Palestine de QUIMPER
o Mairie de DOUARNENEZ
o Association France Palestine Solidarité de DOUARNENEZ
o Association France Palestine Solidarité de CARHAIX
o Mairie d’AVIGNON
o CGT d’AVIGNON
o Collectif Palestine d’AVIGNON
o Mairie de PARIS
o Association Palestine 18 de PARIS
o Association Palestine 19 de PARIS
o Association France Palestine Solidarité PARIS SUD
o Asociation Orléans Loiret Palestine

Des organisations nationales et internationales :
o UNESCO
o Délégation générale de la Palestine
o Consulat français de Jérusalem
o Centre Culturel Français de Jérusalem
o Association La Bonne Etoile de BRIANCON
o Théâtre du Public ECAUSSINNES (Belgique)
o Association DARNA de NAPLOUSE
o Association AL KAMANJATI (ANGERS/RAMALLAH)
o Comité Palestine d’ORLY
o Collectif Palestine de CHARTRES
o Comité Tiers-Monde de SAVIGNY SUR ORGE
o Comité France Palestine Solidarité d’EVRY
o Association générale des étudiants de NANTERRE

Toutes les organisations ci-dessus ont participé, à des titres divers, au financement et à l’organisation de la tournée de 2003 ou se sont engagées à participer à la tournée de 2006.

Par ailleurs, elles envoient régulièrement des militants en Palestine, qui séjournent dans le camp d’Aïda.(souligné par LibertyVox)

Signalons tout particulièrement l’action du comité de Voiron, dont plus de quarante membres ont également adhéré à la Société des Amis d’Al-Rowwad et qui a participé au financement du chantier de construction du nouveau centre Al-Rowwad à hauteur de 12.000 euros au moins.

Retour à la Une

© Pavel pour LibertyVox - Article paru le 03/07/2008 Imprimer cet article
URL de cet article = http://www.libertyvox.com/article.php?id=330