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Le droit de placer son cul-te sur la place publique ?

André Dufour prend une nouvelle fois la défense de Fanny Truchelut dont le procès est repoussé au 3 septembre.

Le procès de Fanny Truchelut devant la cour d’appel de Nancy qui devait avoir lieu le 25 juin a été reporté au 3 septembre en raison d’autres engagements de Me Alexandre Varaut, son défenseur. Ce sont des choses qui arrivent, d’autant plus que, contrairement aux avocats de la plaignante payés par des associations disposant, grâce aux subventions extorquées au contribuable abusé, d’une copieuse trésorerie, Me Alexandre Varaut, qui assure bénévolement la défense de sa cliente démunie, a quand même besoin de plaider de temps en temps pour des clients payants.

C’est ce que feignent d’ignorer les quotidiens datés du 26 juin «L’Est républicain» sous la signature d’un Eric Nicolas et «La Liberté de l’Est» sous la signature d’une Sophie Maupetit dont la connotation des articles constitue un jugement définitif et irrévocable contre Fanny Truchelut et son défenseur. À croire que ces deux tâcherons de la plume travaillent sous une même dictée.

Tout dans ces deux articles illustre la perversité et la sournoiserie de nos journaux que je dénonce régulièrement. En vain. Par exemple la référence au père de Me Alexandre Varaud, «défenseur de Maurice Papon», d’où il ne peut que découler, comme témoignant contre Fanny Truchelut, que son propre défenseur, lesté d’une telle filiation, fut aussi «l’avocat de Philippe de Villiers» comme s’empresse de le rappeler Eric Nicolas, «journaliste» de l’Est Républicain. Comme j’ose espérer pour lui que Me Alexandre Varaut a défendu un bien plus grand nombre de cas, la référence au seul Philippe de Villiers laisse supposer qu’aux yeux de ce journaleux, l’attachement de ce «client» aux valeurs du christianisme est une marque d’infamie qui éclabousse son avocat. Dans cette France qui fut naguère fille aînée de l’Eglise, il vaut mieux être musulman et «placer ce culte sur la place publique».

Dans l’affaire du Gîte des Vosges, ces journaux ne donnent la parole qu’à la «plaignante» et à ses avocats et n’attendent pas la décision de la cour d’appel de Nancy pour épouser la position de Maître Bernadette HETIER, avocate de cette militante islamiste. Celle-ci se prévalait de son droit de choquer et d’indisposer les clients habituels des lieux en leur imposant l’exhibition d’un accoutrement attentatoire à l’idée que les Français se font de la dignité et des droits de la femme.

Or, si en séjournant dans un pays nous devons tenir compte de la sensibilité de sa population et faire en sorte de ne pas la choquer, nous sommes en droit d'attendre des immigrés, ou de leurs descendants, qu’à leur tour ils tiennent compte de notre sensibilité, faute de quoi, nous n’avons aucune raison de les respecter ni aucune obligation de les tolérer. A fortiori lorsque nous traditions et nos valeurs ne sont pas, loin s’en faut, moins respectables que celles de l’islam dans les pays où cette culture politico religieuse est dominante.

Or nous sommes en France et non en Arabie où toute tentative d’afficher un signe d’appartenance vaudrait le plus terrible châtiment aux Chrétiens, ni en Egypte où les dix millions de Coptes, qui étaient déjà égyptiens avant l’invasion arabe, sont constamment discriminés, brimés et humiliés, ni en Algérie où il est interdit aux Chrétiens d’afficher leur signe d’appartenance et de pratiquer leur culte au dehors des quelques lieux assignés. Là, il n’est nullement question du droit de «placer le culte sur la place publique». Et ne comptons pas sur la LDH dont c’est pourtant la vocation, ni sur le MRAP et ses présidents ou co-présidents pour dénoncer cette scandaleuse situation attentatoire aux droits et à la dignité des non musulmans.

Le mot et la notion même de «réciprocité» ne semblent pas figurer dans le vocabulaire coranique. Alors autant je soutiens le droit à l’égalité pour tous les hommes, pour toutes les femmes en tant qu’individus, quelle que soit leur origine, autant je m’élève contre tout droit inconditionnel à l’égalité entre les religions ou entre idéologies. Il y en a de supportables et d’autres qui ne le sont pas ; il y en a des tolérantes et d’autres qui ne le sont aucunement ; il en est qui, même si leurs adeptes ne mettent pas toujours leurs actes en harmonie avec leurs paroles, prêchent la paix et l’amour du prochain et d’autres qui inscrivent la guerre de conquête et la violence dans leurs textes fondateurs. Ou alors, autant mettre sur un pied d’égalité l’Ode à la Joie mise en musique par Ludwig van Beethoven et la HorstWessellied qui rythmait les pas des SS.

Il en est de même pour l’affichage des «signes d’appartenance». Ce sont des symboles qui reflètent une idéologie politico-religieuse qui peut être tolérable ou meurtrière. Nos médias et journaux aidant, le discernement est assurément un sens qui se perd.

L’affaire du Gîte des Vosges n’est pas un litige entre deux femmes d’origine culturelle différente mais l’un des nombreux signes avant-coureurs d’un réveil du djihad longtemps assoupi, d’un nouvel assaut de l’islam engendré dans une des régions et sociétés les plus arriérées du monde, contre la culture de l’Occident, fruit d’une fusion entre l’hellénisme, le judéo christianisme et l’esprit des Lumières. De toute évidence et pour cause d’antinomie, notre culture, nos valeurs, nos codes ne conviennent pas à l’islam. Ce procès n’est pas sans rappeler l’affaire Dreyfus qu’il dépasse même par l’ampleur de l’enjeu.

Même si quelques mufles qui n’ont de considération que pour eux-mêmes croient pouvoir lui prêter peu de culture, Fanny Truchelut ne manque pas de cette jugeote que l’on désigne communément par «bon sens populaire».

Alors, en voyant une femme affichant son islamisme, Fanny Truchelut a pu s’imaginer comment elle-même aurait été accueillie en Algérie dans un Gîte de l’Atlas, ou dans un Gîte saoudien, si elle portait ostensiblement un signe d’appartenance religieux chrétien, pour ne pas dire juif. Elle a pu aussi voir, à travers l’accoutrement «religieux» de ses clientes, le sort peu enviable des femmes iraniennes contraintes de se dissimuler dans le hideux tchador noir, les démentiels vêtements cages imposés aux femmes afghanes par les talibans, aux coépouses saoudiennes qui n’ont même pas le droit de conduire une voiture. Et ne parlons pas de la honteuse «annulation» d’un mariage par un juge de la République française bien complaisant pour défaut de pucelage, non pas du mari, mais de la femme. Toujours cette absence de réciprocité et de réversibilité dans la morale et les principes musulmans.

Juridiquement maladroit, politiquement incorrect, mais révoltée contre le statut affligeant des femmes instauré par l’islam, son réflexe de rejet est tout à fait compréhensible et plaide même en sa faveur. Après tout, José Bové et sa bande citadine de voyous faucheurs coupables de vandalisme au détriment d‘authentiques paysans, sont moins inquiétés que Fanny Truchelut.

De même, Robert Redecker, obligé de vivre caché et privé de travail à cause des menaces de mort, a subi un préjudice infiniment plus grave qu’une quelconque provocatrice affublée d’un voile islamique. Or le coreligionnaire de la plaignante, auteur de ces graves menaces de mort au nom du culte meurtrier qu’il entend «placer sur la place publique», n’a été condamné qu’à une peine symbolique et à une indemnisation dérisoire qui ne rend aucunement justice à sa victime. La liberté, la dignité et même la vie d’un non musulman vaudrait-elle désormais en France moins cher qu’un chiffon religieux quelque peu froissé ? Nous voilà en pleine Eurabia saoudite.

Alors elle est quand même bougrement gonflée, cette impudente Bernadette Hétier, coco-présidente nationale du MRAP, quand elle soutient dans l’Est Républicain que les musulmans, si peu tolérants dans leur pays d’origine, ont le droit (dans notre pays laïque et tolérant) de «placer leur culte sur la place publique». Droit à sens unique, bien entendu.

Si on entrait dans sa logique, il serait vivement déconseillé à un hébergeur d’interdire l’entrée de son établissement à un client qui refuserait de retirer son brassard frappé d’une croix gammée, tout un chacun ayant le droit de placer le culte de son héros préféré sur la place publique.

Toujours dans cette même logique, et sauf à accorder à l’islam un statut privilégié par rapport aux autres croyances, rites ou superstitions, il faudrait aussi respecter les pratiques des autres religions, par exemple «la coutume immémoriale qui encourage les femmes à se brûler sur le corps de leurs maris, dans l’espérance de renaître» (Voltaire, «mœurs» 14 3) pour ne pas bafouer le «libre choix» de ces veuves hindouistes fidèles à une immémoriale tradition qu’elles voudraient remettre en pratique et au grand jour «sur la place publique» dans notre pays. Ces veuves qui rappellent leurs droits «en ont vraiment marre que les gens parlent à leur place (et) les fassent passer pour des femmes soumises», comme le couine la plaignante à Eric Nicolas dans le journal «l’Est Républicain».

C’est que le «foulard» islamique n’est pas un «détail» vestimentaire aussi anodin que d’aucuns voudraient nous le faire gober.

C’est une sorte de coin que l’islamisme mondial tente d’enfoncer dans l’arbre de la liberté. Un petit coup léger, à peine sensible, qui entame tout juste l’écorce, puis d’autres coups de marteau répétés, jusqu’à ce que le tronc se fende totalement. D’abord le foulard «sur la place publique» puis dans les universités, les facultés, les entreprises, puis le niqab, le hidjab, le tchador, puis la légalisation de l’excision, de la répudiation, du mariage forcé de fillettes, de l’inégalité entre femmes et hommes en matière de succession, puis la censure sur les écrits, le théâtre, les arts. L’islamisme tâte le terrain, toujours à l’affût de nos points faibles, s’engouffre dans la moindre brèche et retourne l’arme de nos lois contre nous.

Le plus désolant, c’est qu’au moment où toutes les forces républicaines devraient se mobiliser contre la mainmise de l’islam sur notre société, nous sommes témoins de la division du camp laïque entre ceux qui dénoncent toutes les atteintes à la laïcité d’où qu’elles viennent, comme c’est le cas de notre confrère Riposte Laïque, et ceux pour qui laïcité ne rime qu’avec anti-catholicité et déblaient ainsi la route grand ouverte à l’islam. Leur réveil risque d’être cruel. Mais il sera alors trop tard.

© André Dufour pour Libertyvox

Petit jeu de dévinette: Touristes avides de découvrir le charme des Vosges et de ses gîtes ou adhérentes du Mrap, de la Licra et de la LDH ???

Image à la Une: Joseph Staline

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 29/06/2008 Imprimer cet article
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