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8 mai 1945 : commémoration ou mise en garde ?

A quoi bon commémorer le 8 mai 1945, guerre vécue par André Dufour, si nous restons passifs devant la montée des nouveaux périls ?

«Les actes, quels qu’ils soient, naissent toujours dans les pensées, dans les paroles et dans les écrits». C’est ce que nous rappelle le journaliste Miguel Garroté qui commente la récente émission d’Arte consacrée à l’antisémitisme, à travers Mein Kampf d’Adolf Hitler daté de 1924 et les «Protocoles des Sages de Sion», oeuvre controuvée d’une collaboration entre la hiérarchie orthodoxe et une officine policière russe du début du 20ème siècle. http://leblogdrzz.over-blog.com/article-19364246.html

Les Protocoles des Sages de Sion, parangon de la technique de désinformation, qui sera par la suite reprise et perfectionnée tant par le régime soviétique que par les services de propagande de Joseph Goebbels et, à présent, par les Miliciens de la plume genre Charles Enderlin sur les écrans de France 2, devaient initialement servir de justificatif aux pogroms passés et à venir, perpétrés par la Russie tsariste, mais son succès éditorial, surtout par ses traductions dans de nombreuses langues, a nourri les fantasmes de tous les systèmes totalitaires, y compris soviétiques. Les lycéens espagnols de l’époque franquiste, par exemple, l’étudiaient en tant qu’authentique document d’Histoire ; il est un best seller en Turquie «laïque» et est actuellement enseigné aux écoliers de la plupart des pays arabes et de l’Iran. Il est donc superflu d’ajouter que cette «œuvre» fut certainement un élément constitutif de la Weltanschauung du futur Führer.

N’ayant pas suivi l’émission d’ARTE, je m’en tiens à l’analyse qu’en fait Miguel Garroté. Or, il me semble qu’il y manque, peut-être parce que ARTE est muet sur ce point, un autre inspirateur du National Socialisme : je pense à Joseph Proudhon, connu en tant que socialiste anarchisant dont notre bonne gauche se réclame en dépit (?) de sa xénophobie (il haïssait entre autres … les Belges !), de sa misogynie et surtout de son antisémitisme démentiel. Il voyait dans les Juifs «une race qui envenime tout, en se fourrant partout, sans jamais se fondre avec aucun peuple». En conséquence de quoi il fallait «détruire leurs synagogues, les admettre dans aucun emploi et finalement les expulser en Asie d’où ils sont originaires ou, à défaut, de les exterminer tous».

La «Solution finale» était déjà une idée socialiste tout court avant de devenir une idée et une réalisation National Socialiste.

Faut-il croire que les Juifs sont congénitalement ingrats ? Ils devraient pourtant apprécier l’antisémitisme gauchiste et alter-mondialiste américanophobe, rendu politiquement correct sous un accoutrement antisioniste, puisqu’il n’est pas inspiré par l’infréquentable Adolf Hitler, mais par Joseph Proudhon, le père spirituel de notre gauche immaculée. Il est du reste intéressant de constater que l’hostilité aux Anglo-Saxons en général et à l’Amérique en particulier est la marque des idéologies ennemies de la liberté et des droits de l’homme. Hier c’était le cas du communisme au pouvoir en URSS et ses «Démocraties Populaires» et de l’Allemagne nazie ; c’est le cas aujourd’hui des pays où l’islam règne en maître ; c’est le cas des gauchistes, des alter mondialistes et autres sectes José Boviennes. Et lorsque je relève, dans une publication pourtant fort honorable telle que «Nouvelle Solidarité» de Jacques Cheminade, la tonalité résolument antibritannique, je ne puis m’empêcher de faire le rapprochement, fort désobligeant je l’admets et probablement immérité, avec Jean Hérold-Paquis clamant sur les ondes de Radio Paris alors allemand, que «l’Angleterre comme Carthage sera détruite». Cheminade n’est pas Hérold Paquis, mais dans le barrage que le monde libre doit dresser contre les idéologies totalitaires, liberticides et homicides, il faut parfois choisir le moins bien pour vaincre le pire.

Pour ce qui est de Mein Kampf, en dehors d’une poignée d’irrédentistes allemands rêvant de «réparer» l’injustice du traité de Versailles, qui consacrait la défaite imméritée de l’Allemagne impériale, nul ne prenait alors au sérieux les «divagations» d’un obscur peintre raté autrichien, naturalisé allemand, avec le grade de caporal alors que son pays d’adoption était entre temps devenu un Etat de droit doté d’une rassurante Constitution démocratique. Son projet de conquérir l’Europe pour en faire le «Lebensraum», «espace vital» livré à la colonisation aryenne allemande paraissait, aux yeux des peuples menacés par ce programme, suffisamment irréaliste pour ne pas les inquiéter alors que son obsession antisémite était plutôt de nature à les séduire. On connaît la suite. Les pays encore libres devaient réaliser, bien trop tard et à leurs dépens, qu’ils avaient eu tort de ne pas prendre Mein Kampf au sérieux, tort de n’avoir pas pris, pendant que le rapport de forces leur était encore favorable, toutes les mesures politiques, policières et militaires pour écraser dans l’œuf les promoteurs de ce programme diabolique.

Tout cela semble appartenir au passé. Mais quelle leçon tirons nous de cette sanglante expérience d’hier ?

Hier ? Mais les Protocoles et Mein Kampf, ces deux Testaments de la haine, de la violence et de l’appel au crime restent aujourd’hui encore des best sellers en terre d’islam, terre peu connue comme modèle de démocratie, de droits de l’homme, d’égalité des femmes, de liberté de conscience, de croyance et d’expression.

Comme dans Mein Kampf, il y a dans le Coran, mais dilué dans le désordre chronologique qui brouille les pistes, tout un programme explicite de domination du monde par la persuasion ou à défaut, par la violence. Il y a la supériorité de l’homme musulman sur la femme, la supériorité d’une quasi race de seigneurs, la Oumma, sur les non musulmans dont les survivants doivent être maintenus dans un état d’infériorité et de vassalité. Il y a l’intolérance érigée en vertu, il y a des appels à l’extermination des incroyants, des homosexuels et in fine des Juifs. Ce n’est pas seulement une sorte de «clause de style» ou une simple «allégorie» ou «figure de rhétorique» comme le soutient un bon voisin musulman. Alors que les Juifs étaient nombreux en Arabie, il n’en restait plus un seul après la mort de Mahomet. «Judenrein» était un objectif mahométan bien avant qu’il ne devienne hitlérien. Oh, je sais que les cafeteurs du Mrap et autres LDH sont à l’affût pour aboyer au racisme, mais je sais aussi que maints musulmans craignent d’être les premières victimes d’une lecture orthodoxe du coran comme maints Allemands pourtant «aryens» figurèrent parmi le premières victimes de l’hitlérisme et «étrennèrent» les premiers camps de concentration nazis tels que Dachau. Selon les normes de nos imposteurs de l’antiracisme, ces pensionnaires de Dachau : démocrates, communistes, franc maçons, socialistes, homosexuels ou simplement chrétiens fidèles à leur foi étaient des racistes germanophobes. Oui me dira-t-on, il existe encore un islam modéré, tolérant, pacifique. C’est confondre islam et musulmans. L’Islam est inscrit dans le coran et ne sont donc «modérés», «tolérants» et «pacifiques» que ceux qui prennent quelques distances avec ce qui y heurte leur conscience et, de ce fait, sont la première cible de l’islam militant. Il n’est que de voir comment l’Iran des ayatollahs traite ses Bahaïs, courant religieux pacifique, humaniste et tolérant dérivé de l’Islam : guère mieux qu’Hitler traitait les Juifs.

Elie Wiesel nous avertissait que «méconnaître son passé, c’est se condamner à le revivre». A quoi bon alors commémorer le 8 mais 1945 qui scelle la défaite du plus abject des régimes totalitaires, si nous restons passifs devant la montée des nouveaux périls, si nos diplomates traitent dans les coulisses avec ceux qu’il faudrait commencer par anéantir avant qu’ils ne soient eux-mêmes en mesure de nous anéantir.


© André Dufour pour LibertyVox

Débarquement du 6 juin 44. Pour ceux ayant la mémoire courte.

Philippe Kieffer, combattant de la France Libre, commandant le 1er Batallion FM Commando. On finirait par oublier qu'il y a de l'honneur à défendre sa patrie.

Image à la Une: Général George Patton. Reste t-il encore des hommes de cette trempe ?

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 19/05/2008 Imprimer cet article
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