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Des oranges pour Brigitte Bardot ?

Brigitte Bardot victime du bal des «faux culs», un bal où André Dufour ne veut pas danser.

«Notamment»

Le PS est prêt à mettre de l’eau dans son vin oppositionnel si la modification de la Constitution, concoctée en ce moment, étend le droit de vote aux «immigrés» lors des élections locales. Ce parti se garde cependant de préciser quels sont les étrangers en question. Certainement pas les Portugais, les Allemands ou les Polonais par exemple, qui, en vertu de la règle de réciprocité entre pays membres de l’UE, bénéficient déjà d’office de ce droit. «Faux culs» comme d’habitude, ces partisans du vote des étrangers n’on en effet eu de cesse de clamer que les élections locales n’ayant aucun caractère politique, les électeurs étrangers ne seront en aucun cas les arbitres de la politique française. Ce qui n’a pas empêché les mêmes socialos de présenter leur récent succès aux élections municipales comme une victoire politique. Dommage que les grands classiques soient de moins en moins enseignés dans nos écoles. On aurait pu présenter les socialos comme la chauve-souris de la fable : face aux oiseaux, ils se prétendent oiseaux par leurs ailes ; face aux souris ils se prétendent souris par leurs poils. La différence, c’est qu’au lieu de mentir à une catégorie, ils mentent à tout le monde. C’est ce que l’on désigne communément par imposteurs. Ce qu’ils veulent, c’est le pouvoir pour caser dans des postes juteux un maximum de copains. Et le vote des étrangers se porterait majoritairement sur la gauche. «Dessine moi un électeur étranger». On m’objectera qu’en face, ce n’est guère plus reluisant ; j’en conviens mais qu’on arrête de nous faire croire que le «socialisme» n’est mû que par un idéal opposé à la «cupidité de la droite».

C’est en effet un «En bref» du Figaro du 16 avril qui me livre la clé permettant de décrypter l’objectif de la rue de Solferino. Moins cachottière que nos socialos, l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (qui compte une majorité de socialos, de verts et autres alter mondialistes) a invité les 47 états membres à promouvoir l’intégration des immigrés, notamment des musulmans pour éviter qu’ils ne succombent aux sirènes de l’extrémisme. L’intégration, estiment ces parlementaires, passe par le droit de vote et l’éligibilité «au moins aux élections locales et régionales», ainsi que par une politique visant à éliminer l’inégalité des chances, (re)-notamment en matière d’emploi et de scolarité».

Nous on est plutôt pour l’intégration des immigrés, quelle que soit leur origine. Cela doit se passer, pour ceux qui en remplissent les conditions, par la voie de la naturalisation. Mais l’implantation continue, massive et massivement musulmane est justement un obstacle à l’intégration de cette population extra-européenne. Ce n’est certainement pas le droit de vote, et d’éligibilité, aux élections municipales qui évitera aux «musulmans» de succomber aux sirènes de l’extrémisme. On est du reste en droit de se demander s’il ne serait pas plus simple et plus efficace de commencer par interdire notre territoire à ces «sirènes» et d’expulser sans autre forme de procès ceux que l’on débusque chez nous. L’intégration ne commence pas par le droit de vote et encore moins par l’éligibilité. Vote et éligibilité sont l’aboutissement de l’intégration qui se traduit par une naturalisation et non un préalable. Or si nombre d’immigrés, y compris musulmans, s’intègrent parfaitement et ne posent aucun problème, tel est loin d’être le cas pour une majorité d’entre eux. Alors, en attendant une improbable expulsion des «sirènes de l’extrémisme» qui nécessiterait un minimum de probité, de civisme et de courage de la part de ceux qui «font» la politique, tout ce que nous obtiendrons c’est un électorat communautaire, majoritairement non francophone, ne voyant de légitimité que dans les lois de l’islam et non dans celles de la République, qui élira des conseillers municipaux, régionaux et quelques maires et présidents des conseils généraux issus de l’Oumma ou soumis aux diktats de ces communautés. L’Europe «combien de divisions» ? Très divisée. Des divisions entre francophones de culture européenne, et d’arabophones dont le Coran sera la Constitution. L’Europe sera parsemée de quelques Kosovo. Il y aura certes «intégration», mais ce sera celle de l’Europe aux normes de l’islam.

Des oranges pour Brigitte Bardot ?

Dix huit mois de prison et 15 000 € d’amende, c’est ce que requiert Madame la procureur(e) contre Brigitte Bardot. Celle-ci, présidente de sa Fondation, est une récidiviste déjà condamnée à quatre reprises à des amendes de 1500 et 5000 € pour des «propos et écrits racistes» et, par voie de conséquence, Madame la procureur(e), «fatiguée et lasse, explique qu’il est temps de prononcer des peines qui sont (sic) plus marquantes». Si nous comprenons bien, le sort d’un ou d’une justiciable dépend de l’état d’humeur, de fatigue ou des glandes d’une procureur(e).

Mais venons en aux faits dont Brigitte Bardot a à répondre devant le tribunal correctionnel ?

Dévouée à la cause des bêtes qu’elle considère comme des êtres sensibles, elle mène, à travers sa Fondation, un combat contre toutes les cruautés à leur encontre. On se souvient par exemple de ses campagnes en faveur des bébés phoques que les chasseurs écorchent vivants pour tirer un meilleur prix de leur fourrure. Ces dernières années, elle a dénoncé la façon, qu’elle juge barbare, dont les chefs de famille musulmans, bouchers improvisés et inexpérimentés, égorgent les moutons à l’occasion de l’Aïd el Kebir. Elle rappelle qu’en France, l’abattage se pratique dans les abattoirs par des professionnels qui doivent «étourdir», anesthésier en somme, l’animal avant de l’égorger. Elle demande donc que les musulmans ne puissent s’abriter derrière des prétendues prescriptions religieuses pour se dispenser de cette mesure qui a pour objectif d’atténuer et abréger les souffrances infligées à l’animal. Tout cela peut se discuter mais où gît le racisme dans ce «délit» d’opinion ? Un musulman ferait-il preuve de racisme anticatholique en dénonçant la façon barbare dont les cochons hurlant de terreur et de douleur sont suppliciés dans nos campagnes avant d’être éventrés vifs jusqu’à la gorge ? Un juif pratiquant serait-il taxé de racisme anti-ostréiculteurs quand il rappelle que les huîtres sont consommées encore vivantes ? Il est vrai que nul n’a jamais entendu une huître exprimer sa souffrance et nul Petit Prince ne demande qu’on lui dessine un cochon.

La défense des bêtes n’est ni de droite ni de gauche et n’a rien à voir avec le racisme ou l’antiracisme, elle relève simplement de l’idée que l’on se fait du respect que l’on doit à tout ce qui vit et dont nous sommes appelés à nous nourrir ou à nous vêtir. Un animal n’est pas seulement une source incontournable de protéines sur pattes indispensables à notre alimentation. Les religions disposent du reste d’assez de théologiens capables de faire évoluer les coutumes et les adapter à l’idée que nous nous faisons de l’animal.

Toutes ces considérations ont, en 2006, conduit Brigitte Bardot, elle aussi «fatiguée et lasse» devant la lâche inertie de nos autorités face à des pratiques qu’elle juge inutilement cruelles et barbares, à écrire, en sa qualité de présidente de sa Fondation éponyme, au ministre de l’Intérieur, un certain Nicolas Sarkozy à l’époque. «Il y en a marre, lui écrit-elle, d’être menés par le bout du nez par cette population qui nous détruit, détruit notre pays en nous imposant ces actes». Cette lettre est reproduite dans le bulletin intérieur destiné aux adhérents de sa Fondation. Or cette démarche ne vise pas toute la population musulmane mais uniquement la part, non négligeable il est vrai, de cette dernière qui ne se soumet pas aux directives et prescriptions de nos services sanitaires. C’est aussi une protestation contre le ministre de l’intérieur pour son inertie, pour ne pas dire sa complaisance, face aux manquements à nos règles sanitaires. Serait-ce un délit qui se paie de 18 mois de prison et de 15 000 € d’amende ? Au point où nous en sommes et considérant la nouvelle fonction de Sarkozy, pourquoi pas l’écartèlement ?

Mais des circonstances aggravantes semblent justifier la sévérité de la procureur(e). Le Monde du 15 avril, reprenant je crois une dépêche de l’AFP dont ce journal «de référence» pourrait bien être l’inspirateur, écrit «… elle a également fait parlé (sic) d’elle en épousant un sympathisant du Front National (parti pourtant parfaitement légal à notre connaissance) bien qu’elle ait toujours démenti soutenir ce parti d’extrême droite». «Si ce n’est toi, c’est donc ton mari».

Nous ignorerons toujours si Brigitte Bardot est poursuivie pour son hostilité à certaines pratiques bouchères, ou pour en avoir marre, ou pour avoir épousé un sympathisant du Front National. Mais il semble vraisemblable que pour mériter l’indulgence du tribunal, elle aurait mieux fait d’épouser un sympathisant de la LCR ou d’Action Directe.


© André Dufour pour LibertyVox

Fête de l'Aïd el Kébir. Âmes sensibles s'abstenir.

Image à la Une: Notre "B.B" nationale

L'article du Monde: http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/15/deux-mois-avec-sursis-et-15-000-euros-d-amende-requis-contre-brigitte-bardot_1034785_3224.html

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 19/04/2008 Imprimer cet article
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