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La loi du chantage

Faute de courage, la France ne pourra que subir la loi du chantage. C’est le bloc-notes d’André Dufour.

Déficit commercial ou déficit mental ?

La France affiche cette année un déficit commercial de 40 milliards d’Euro. Cela peut s’expliquer par un contexte mondial défavorable qui s’ajoute à la faiblesse du Dollar face à l’Euro. Mais alors pourquoi l’Allemagne, qui se situe dans le même contexte mondial que la France, affiche-t-elle cette année un excédent de 190 milliards de sa balance commerciale ? Que l’on ne vienne pas nous bassiner avec la mauvaise politique de la droite au pouvoir. La gauche, avec une idéologie du cordon ombilical qui s’oppose à toute réforme radicale de notre pays pour l’adapter à l’inéluctable mondialisation, ne porte sans doute pas toute la responsabilité, mais une lourde part dans le recul de la France dans la compétition mondiale. La maltôte sur le travail et la création des richesses pour financer l’inactivité est une aberration qui grève lourdement notre compétitivité. De son côté la droite actuellement au pouvoir, le regard rivé sur l’indice de popularité, va de reculade en reculade, c'est-à-dire qu’elle freine les réformes indispensables de notre société. La honteuse capitulation de l’Etat devant quelques braillards de la bande à Bové ou devant le corporatisme malthusien des taxis, ne sont pas faits pour inspirer confiance. L’incarcération des premiers, alors que les tribunaux avaient déjà condamné ces vandales récidivistes, ou une offre d’indemnité pour compenser la perte de la valeur vénale de la licence de taxi sans autre concession, auraient finalement amélioré l’image et la cote de popularité du président. Ne se montre-il pas capable de fermeté par exemple face au journalisme voyou du Nouvel Obs qui portait atteinte à sa vie intime ? Or, loin d’être un facteur de prospérité, sauf pour quelques entreprises négrières qui s’enrichissent du travail au rabais, voire au noir, on laisse à la collectivité nationale la charge de loger, de soigner et d’entretenir les familles nombreuses de ces immigrés sans qualification.

Chantage Turc

Parce que le parlement français, expression de la souveraineté nationale, «coupable» d’avoir reconnu officiellement le génocide arménien, a déplu au régime islamiste turc, la société Gaz de France est écartée du projet Nabucco, gazoduc qui traversera la Turquie pour alimenter l’Europe. Gazoduc qui, soit dit en passant, sera un instrument de chantage supplémentaire pour forcer son entrée dans l’UE. Et comme ce pays, islamiste «modéré» vient de lever l’interdiction du port du voile dans ses universités, la France devra-t-elle abroger sa propre loi interdisant le port du voile dans nos écoles sous peine de représailles et, bien entendu, de traduire la France devant la Cour européenne de justice pour entrave à la liberté religieuse ? L’UE étant une construction essentiellement mercantile, saupoudrée de quelques vagues principes cosmétiques, on peut deviner de quel côté penchera la balance. Et ne comptons pas sur la «laïcité positive» chère à Sarkozy et à nombre d’élus de gauche pour conforter sans compromis ni compromissions la règle absolue de la laïcité, celle qui ne souffre aucun adjuvant, aucun compromis, aucun moratoire, aucune discrimination.

La France et les démocraties Occidentales sous la Loi du chantage.

La Turquie, modèle de la laïcité made in Dar al islam, n’est pas notre seul maître chanteur. Les pays contrôlant les gisements de gaz naturel ou le pétrole, c'est-à-dire l’énergie, étant à une ou deux exceptions près dominés par le totalitarisme islamique, le système mafieux russe ou mussolinien rouge du Venezuela nous obligent à avaler pas mal de couleuvres.
À nos besoins d’énergie s’ajoute notre aspiration à la sécurité. Je lis à ce sujet dans le Figaro du 11 février une intéressante chronique d’Alain-Gérard Slama intitulée «Les banlieues, au coeur du mal français». Son analyse sur les causes sociologiques du mal, pour être irréprochable, ne nous laisse pas moins sur notre faim car il ne répond pas à une seule question : "Pourquoi les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets sur l’immigration européenne, majoritairement chrétienne, ou d’Extrême Orient, majoritairement bouddhiste, que sur l’immigration musulmane venue majoritairement du Maghreb et d’Afrique Noire" ?
Or, là aussi, la tranquillité de nos quartiers et de nos banlieues, devenues des enclaves ethniques et religieuses allergiques à nos valeurs, dépend moins des remèdes sociaux et urbanistiques que du bon vouloir des Etats et organismes islamiques basés quelque part en Europe, au Proche-Orient ou sur notre propre sol. Alors, si nous nous montrons réceptifs aux exigences de la partie la plus rétrograde et la plus combative de l’islam, nous aurons droit à un su sucre. Sinon, gare à la «flambée des banlieues». Tout le fric déjà englouti dans la «politique de la ville», tous les encouragements dispendieux à «se lever tôt» auront l’effet d’un cautère sur une jambe de bois.

Baal ou Mahomet ?

L’écrivain bengalie Taslima Nasreen ne viendra pas à Paris pour recevoir le Prix Simone de Beauvoir. Nicolas Sarkozy, en visite en Inde, a renoncé à le lui remettre en main propre. Ainsi en a décidé l’islam qui, comme chacun le constate, s’illustre chaque jour dans sa manifestation d’amour, de tolérance et de paix. Or, cette «religion» qui ne représente pourtant que dix pour cent de la population indienne, n’en impose pas moins sa loi à l’Inde, «la plus grande démocratie du monde» paraît-il. Qu’en serait-il si l’islam y était majoritaire ? 10% cent suffisent donc pour intimider 90%. Or contrairement à ce que laissent croire les statistiques officielles volontairement lénifiantes, l’islam en France a déjà largement dépassé ce pourcentage. Et c’est pourtant dans notre pays que Ayaan Hirsi Ali souhaite se réfugier. La France étant terre d’asile pour toute personne dont la vie est menacée dans son propre pays en raison de ses convictions, notre pays s’honorera en l’accueillant et en lui accordant le moment venu la nationalité française. Mais cette femme courageuse qui connaît de l’intérieur les horreurs de l’islam et les dénonce publiquement sera-t-elle en sécurité en France ? C’est qu’en attendant l’hypothétique islam «de» France, attaché aux valeurs républicaines, nous avons pour le moment la réalité d’un islam «en» France, le même que celui d’Arabie saoudite, du Soudan, des Frères Musulmans d’Egypte, des Salafistes d’Algérie, c'est-à-dire d’un islam noyauté par une idéologie qui n’attache aucune valeur à la vie humaine, pas plus à celle des «kafirs» qu’à celle de ses propres enfants. «Ce prétendu islam n’est pas l’islam, il en est même le contraire» nous serinent non seulement les représentants officiels de l’islam en France mais aussi notre président de la République. Mais comment le croire ? Les musulmans en France sont descendus dans la rue pour protester contre la loi sur le voile, contre Israël, contre les caricatures parues dans nos journaux. Les banlieues ont fêté les exploits de Ben Laden, mais on n’a assisté à aucune manifestation contre le terrorisme musulman qui, en Hollande, tue Théo Van Gogh et menace la vie de Ayaan Hirsi Ali, qui en France menace la vie de Robert Redecker, qui, dans cette Algérie qui s’enthousiasmait pour la destruction des Twin Towers, tue à présent des musulmans algériens. Et au moment décisif, les leaders musulmans «modérés» prennent fait et cause pour les plus radicaux ou craignent de s’en dissocier.

Alors, en attendant la réussite de l’intégration des «banlieues» et «quartiers sensibles», fermons les vannes à toute nouvelle immigration familiale des pays musulmans. Du reste, le regroupement familial doit être non pas la règle mais une exception soumise à des critères de capacité intégrative. Le dire est certes politiquement incorrect, mais il faut avoir le courage et la ferme volonté de choisir l’avenir de notre pays, de notre société, de nos valeurs. Ce sera la France républicaine, laïque, une et indivisible ou, à l’instar de la Yougoslavie, nous verrons sur notre sol se développer des Bosnie et des Kosovo qui, après avoir obtenu une autonomie judiciaire fondée sur la charia, prendront les armes et, avec l’appui de la «communauté internationale», réclameront leur indépendance.

Alors quand nous entendons affirmer qu’il faut encore payer sur des fonds publics l’édification de grandes mosquées dans toutes les communes de France et de Navarre, il y a de quoi bondir. Les religions sont respectables, (sauf quand elles ne respectent pas les autres croyances), mais elles n’on pas le monopole de la morale, loin s’en faut, et encore moins du civisme. Alors que viennent faire ces religions que notre président appelle à la rescousse ?

Il faut certes faire quelque chose pour les «banlieues», métonymie par laquelle les politiciens veules désignent les musulmans implantés en France. Mais pas des lieux de culte, il n’en manque du reste pas pour les pratiquants ; leur multiplication et leur gigantisme répondent davantage à un objectif politique qu’à une nécessité religieuse ; pas non plus des subventions aux associations «culturelles» qui remplissent même occasionnellement un fonction cultuelle. Les aides et fonds publiques doivent servir exclusivement à multiplier le nombre d’écoles, réduire les effectifs des classes, former des enseignants spécialisés en nombre suffisant, enseigner le français non seulement aux jeunes mais aussi à leurs parents, privilégier le soutien scolaire pour les plus défavorisés, retirer de l’enseignement secondaire dès l’âge de 14 ans les enfants qui n’y apprennent rien et leur ouvrir davantage de centres de formation professionnelle, supprimer toute aide sociale et tout droit au logement social à ceux qui refusent une telle formation, interdire l’immigration aux prédicateurs et imams étrangers. L’immigration devant répondre strictement aux besoins économiques de la France, en quoi un prédicateur venu d’un autre millénaire peut-il répondre aux besoins de notre économie ou contribuer au rayonnement culturel, scientifiques ou artistique de la France ? Ce qui est certain, c’est que ces prédicateurs font obstacle à l’intégration des immigrés d’origine musulmane.

Je ne refais pas le monde mais comme citoyen, je verse ces arguments au débat démocratique.


© André Dufour pour LibertyVox

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 12/02/2008 Imprimer cet article
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