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La France et le modèle kenyan

Une France pluriethnique et multiculturelle ? un peu comme le Kenya ? C’est le bloc-notes d’André Dufour.

Sinistre anniversaire

Voici 75 ans, le 30 janvier 1933, l’Allemagne, sans sortir du cadre de sa constitution la plus démocratique du monde, installait comme chancelier un dénommé Adolf Hitler. Celui-ci n’était pas un inconnu ; il s’était rendu célèbre par une œuvre, traduite en je ne sais combien de langues et qui défie le temps puisqu’elle est encore un best seller dans les pays musulmans «modérés»: Mein Kampf. Il suffisait à l’époque de se donner la peine de le lire, et surtout de le prendre au sérieux, pour réaliser ce qui attendait l’Europe. On connaît la suite

Apaisements et Concessions à perpétuité

Si les troupes françaises qui, en application du traité de Versailles, surveillaient la rive gauche du Rhin démilitarisée, avaient ouvert le feu sur le premier détachement de la Wehrmacht qui traversait le fleuve, l’Europe et le monde n’auraient pas connu l’horreur du nazisme. Au prix du sacrifice de quelques dizaines de soldats allemands, des dizaines de millions de vies humaines, y compris allemandes, auraient été épargnées entre 1939 et 1945.

Or, de concession en concession, nous avons laissé Hitler occuper la rive gauche du Rhin et rattacher de nouveau la Sarre à l’Allemagne. «Normal», disaient les gogos de l’époque puisque le gouvernement de «Monsieur» Hitler ne faisait que légitimement récupérer les terres allemandes dont l’Allemagne fut dépouillée par l’inique traité Versailles. Il ne faisait que remettre le pied dans son jardin, disait Edouard VIII, l’éphémère roi d’Angleterre, plus connu sous le nom de duc de Windsor *. C’était une vision pacifiste, portée non seulement par la gauche, mais aussi partagée par le roi d’Angleterre et par une notable partie de la droite française. Le National Socialisme incarnait donc une «juste cause» avant que ce qualificatif ne soit attribué à la «cause palestinienne» avec ses terroristes, ses pirates de l’air et ses égorgeurs d’otages, par une nouvelle génération de mystificateurs et de gogos.

Il fallait donc, face à Hitler, entériner le fait accompli et sauver ainsi la paix dont l’Europe, occidentale du moins, jouissait depuis à peine quinze ans. Il fallait surtout ne rien faire ni ne rien dire pour éviter de froisser notre irascible et susceptible voisine. C’était oublier la précarité des accords entre partenaires qui n’obéissent pas aux mêmes règles du jeu, entre Etats de droit et Etats voyous. Alors à chaque concession des anciens vainqueurs de la Grande Guerre répondait une nouvelle revendication de «Monsieur» Hitler. L’Autriche ? Mais n’était-ce pas un pays allemand que seule une frontière arbitraire séparait de la patrie germanique ? Va donc pour l’Anschluss. Nous savions pourtant qu’Hitler n’allait pas s’arrêter là ; il suffisait pour s’en convaincre de lire Mein Kampf, traduit en plusieurs langues et largement diffusé. Mais à part quelques «paranoïaques» parmi lesquels quelques fugitifs juifs «fauteurs de guerre», nul ne prenait Mein Kampf au sérieux. Cela n’a fait que faciliter le honteux traité de Munich. Mais où était le mal ? Hitler, toujours champion d’une «juste cause», ne faisait-il pas que réparer une aberration historique, démographique et géographique en rattachant à la mère patrie les terres peuplées de trois millions d’Allemands des Sudètes arbitrairement soumis à la domination tchèque ? Le fait que quelques jours plus tard, les nazis avalent aussi Prague et la Bohème Moravie n’était qu’un «détail». Il fallait vraiment être Juif pour vouloir nous entraîner dans une guerre contre le sens de l’Histoire. Mais nul n’avait besoin de nous entraîner dans la guerre. C’est la guerre qui nous fut livrée à domicile par un ennemi qui a su choisir le moment à notre place. La couardise de nos dirigeants et leur déshonneur, loin de nous épargner la guerre, nous y a au contraire précipité dans les pires des conditions.

*Ce slogan fut du reste repris de façon révélatrice par un incertain Jobert, notre ministre antisémite des affaires étrangères (c’était presque un pléonasme) lorsqu'en octobre 1973, la coalition des dictatures égyptienne et syrienne renforcée par des troupes marocaines, soutenue par l’URSS totalitaire, déclancha la guerre de Kippour contre Israël au Sinaï et sur le Golan.

Le totalitarisme et l’islamisme, ennemis de l’Histoire.

L’histoire ne se répète pas, en tout cas pas forcément à l’identique, mais les erreurs d’appréciation et surtout notre inaptitude chronique à apprécier les nouveaux périls auxquels les états voyous et les idéologies totalitaires teintées de religiosité nous exposent, conduisent à la même catastrophe. Serions nous donc incapables de tirer la leçon de l’Histoire ? Il est vrai que tout a été fait pour stériliser l’Histoire pour la rendre inopérante. L’acharnement à négliger l’enseignement de l’Histoire, ou à la réécrire dans le sens voulu par les auxiliaires des idéologies totalitaires et islamistes, est le meilleur moyen d’inhiber toute velléité de résistance. On ne peut enseigner l’Histoire qu’à condition de mettre systématiquement la France en position de culpabilité et de faire l’apologie de ceux qui nous ont combattus et nous combattent encore. Ce sont désormais les enfants des «quartiers sensibles», formatés par l’outre Méditerranée, qui dictent l’Histoire à nos professeurs. Voilà que la Grande-Bretagne évite d’évoquer la Shoah dans les programmes scolaires pour ne pas mécontenter ses colons pakistanais ou arabes implantés au Royaume-Uni. Tout y semble fait pour nous rappeler que la patrie de Winston Churchill est aussi celle de Neville Chamberlain le munichois. Son ministre de l’intérieur vient de pondre un lexique Novlangue à l’usage des fonctionnaires de sa Majesté. Désormais, lorsque au nom d’Allah des musulmans font un carnage dans le métro de Londres, il ne faudra plus parler de terrorisme islamiste mais d’activité anti-musulmane. «C’est-y pas mieux comme ça» ?

Il est vrai que la Grande-Bretagne est aussi la patrie d’Orwell. Ça permet de rétablir les Musulmans dans leur fonction de victimes ontologiques. Il ne nous sera permis d’enseigner la Shoah que lorsqu’il sera précisé que les victimes passées par les chambres à gaz furent arabes. Une appropriation que le monde arabe pratique déjà à l’IMA qui présente l’Egypte des Pharaons, avec ses pyramides et ses temples, les Phéniciens, Babylone et autres cités de l’antique «croissant fertile», comme arabes. C’est un peu comme si un «institut du monde allemand» s’appropriait les cathédrales de Chartres ou de Paris puisque ces lieux furent occupés par l’Allemagne entre 1940 et 44.

Le Rift français.

Luo, Kisil, Masai, Kikuyu, Luhya, Kisumu, Katejin, Turkana, Samburu, Somali, Kamba, Galla, Mijikenda… Et j’en oublie certainement. Ce n’est pas un lexique d’une nouvelle langue mais l’énumération des ethnies bantoues, nilotiques, nilo-hamitiques, hamitiques qui s’entredéchirent au Kenya. Le Kenya, comme la plupart des Etats africains, y compris l’Algérie, n’est pas un Etat-Nation, modèle tellement décrié par nos mondialo-altéristes, mais un espace géographique, naguère tracé par l’Histoire, auquel toutes ces ethnies sont contraintes à leur corps défendant de s’identifier en vertu du principe de l’intangibilité des frontières. Un Etat multiethnique en somme, modèle magnifié qui provoque l’orgasme chez nos partisans d’une France multiethnique et multiculturelle. Le modèle kenyan nous montre pourtant le résultat. Alors comment voulez-vous que l’Histoire instruise nos fondamentalistes de la multiethnicité alors que la tragédie qui se déroule sous nos yeux en ce moment au Kenya entre déjà dans le négationnisme alter-mondialiste ?

N’en jetez plus

Alors que l’immigration effrénée que la France a subie n’est d’aucune façon digérée et que dans nos cités les petits «Français par le droit du sol» arborent sur leurs tee-shirts et blousons les couleurs algériennes, nos «experts» de la commission présidée par Attali parlent d’un besoin de sept millions de nouveaux immigrés dans les dix années à venir. Sept millions à multiplier par au moins trois ou quatre du fait d’un «droit» au regroupement familial. Avec un taux de fécondité alléché par nos allocations familiales et aides sociales. Je ne sais pas si l’effet sera bénéfique pour notre «compétitivité» nationale mais à cette allure, on ne pourra plus parler d’une immigration mais d’une substitution de population. Il y aura bien une entité «France», mais elle n’aura plus rien de français. Un peu comme le Kenya où il n’y a pas d’ethnie «kenyane». Alors, comme les Français «de souche» de moins en moins nombreux sont encombrants et trop payés, il n’y aura plus qu’à les déporter pour les remplacer par des asiatiques et des africains moins rémunérés, plus dociles et plus durs à la tâche. Au moins nos usines ne seront plus délocalisées puisqu’elles pourront enfin concurrencer les fabriques chinoises. Pendant qu’on y est, on pourrait, dans la logique du marché, lancer un appel d’offres pour la fonction de président de la république, de ministre, de conseiller etc. Un domaine dans lequel il y aurait beaucoup d’économies à réaliser.

Fluctuat nec mergitur

Pluriculturalisme ? Je ne suis pas contre, mais il en va des cultures comme de la navigation sur les canaux. Pour les faire coexister de façon harmonieuse et enrichissante pour tous, il faudrait d’abord qu’elles soient du même niveau. Pour faire avancer un bateau, ouvre-t-on les écluses avant que les plans d’eau du bief aval soient au même niveau ? C’est pourtant ce que nos gouvernements successifs n’ont cessé de faire. Etonnons nous que le bateau France se fracasse !


Municipales

Les partisans, majoritairement de gauche, du vote des étrangers aux élections locales essaient de nous faire avaler leur bobard en soutenant que les élections municipales étant strictement locales, n’ont aucun caractère politique. N’empêche que le PS ne manque pas de clamer que ces élections «locales» doivent sanctionner la politique de Sarkozy. Ce qui ferait des étrangers les arbitres de notre politique dans le cas où le droit de vote leur serait accordé. Ne vaudrait-il pas mieux le dire ?


© André Dufour pour Libertyvox

Les joies du multiculturalisme illustrées

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 31/01/2008 Imprimer cet article
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