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l’Europe se prépare à son avenir musulman

Davos, la France, l’Europe et le Proche-Orient. Michel Poirier nous prédit un avenir sous la bannière de l’islam.


Uribe, président colombien «pestiféré» car, sans le dire, on lui préfère les très «marxistes» FARC, Pervez Musharaf du Pakistan, vilipendé pour avoir laissé trucider Benazir Bhutto («Démocrate» condamnée pour escroquerie et exilée pendant des années), deux nouveaux visiteurs de l’Elysée sont en route vers Davos où, tous les deux ans, se réunit la fleure de la planète, sinon pour régler son sort, au moins pour se montrer. Peu probable que l’assistance choisie se penchera sur une dernière étude relative à l’interaction «Occident – Monde musulman».

Pourtant, conduite par le Forum Economique du Monde, en collaboration avec l'université de Georgetown dans 21 pays différents, elle permet d’appréhender la manière dont les sociétés musulmanes et occidentales perçoivent leurs rapports aux niveaux politiques, sociaux, économiques et culturels. On y apprend qu’à l’exception de deux pays (Bangladesh et Pakistan), une minorité inférieure à 30% croit que ces rapports vont en s’améliorant. D’ici à dire que 70% pensent le contraire …


L’étude trouve (on peut se perdre en conjectures pour la France, pour les raisons connues) que le pourcentage de la population d’origine musulmane en Europe passera de 4,3% en 2006 à 10/15% en 2025, avec une concentration supérieure dans les villes et surtout en France, Allemagne et Pays-Bas où elle atteindra les 30%. Les démographes distingués (dont une grande partie accepte l’interdiction française de déterminer, via les recensements de la population, leur origine ethnique) n’hésiteront pas à mettre en doute cette conclusion de l’étude. Comme ils ne se décident pas, pour la France, à souligner qu’au moment où notre pays se targue d’avoir la meilleure natalité d’Europe, 20% des naissances viennent de la population immigrée évaluée à 10% de la population totale (soit 6 millions). Mais si, comme les bonnes âmes le prétendent, les immigrés ne dépassent pas 4 millions, c’est une autre chose … Dans ce cas, 6% de la population apporterait 20% des naissances, soit trois fois plus que le reste de la population ! Quant à déterminer les ressources propres de cette population (hors RMI, chômage, CMU et autres avantages de l’Etat providence qui distribue des richesses non encore créées), il est naturellement impossible de le faire, mais on peut se hasarder à faire des hypothèses.

En gros, l’étude donne un crédibilité accrue à la profession de M. Boumedienne (1974, AGO de l’ONU) «c’est avec le ventre de nos femmes que nous gagnerons la lutte contre le Nord colonialiste» et à celle du Guide Suprême, M. Khadafi, reçu en grande pompe à Paris «il y a déjà 50 millions de musulmans en Europe, avec la Turquie ils seront 150 et d’ici à la fin du siècle l’Europe sera musulmane». Aucun doute quant au fait que le pourcentage fantaisiste indiqué aujourd'hui (4,3%) est bien en deçà de la réalité, car ce qui circule parmi les démographes est plutôt le double, voire à minima le triple, ni sur ce que sera la fourchette dans 15/20 ans, mais l'étude faite pour Davos par une université renommée ne peut être que citée en totalité au risque, à défaut, de «sortir du contexte».

Sur ce, le ban et l’arrière-ban du monde (en commençant par le musulman) crie à la crise humanitaire qui serait imposée par Israël aux pauvres palestiniens de Gaza : au bout de plus de 300 fusées tirées depuis le premier janvier, Israël qui avait déclaré Gaza entité hostile, a osé réduire les fournitures d’énergie. Enfin, pas toutes … car sauf pendant les arrêts de distribution d’électricité décidées par le Hamas, Israël fournit toujours 75% des besoins du territoire et l’Egypte 15%. Ce n’est que sur les 20% que la pénurie aurait pu apparaître mais … voir Gaza toutes lumières éteintes et des enfants avec des bougies … cela a fait le tour de la planète et le Conseil de Sécurité s’est réuni tout de suite. Et la France a demandé, officiellement, à Israël de revenir sur sa décision.

Mme Ferrero-Waldner, au nom de l’Europe, a condamné la décision d’Israël en la qualifiant de «punition collective». C’est la même qui a assuré les palestiniens que «L’Europe ne laissera pas tomber la population de Gaza…» en réussissant l’exploit de payer des fonctionnaires de police dans un territoire «gouverné» par le Hamas. Pourtant le Hamas est une organisation terroriste pour l’Europe et pour la France.

L'Allemagne a éliminé le groupe de Bader Meinhoff, l’Italie les Brigades Rouges, la France Action Directe, les Turcs le PKK Kurde, le Pérou le Sentier Lumineux, le Japon leur Armée Rouge : ils l'ont fait sans leur offrir "un horizon politique". Pourtant, pour les terroristes du Hamas (et en partie pour ceux du Fatah) la communauté internationale impose à Israël de leur donner un horizon politique. En utilisant surtout la formule «paix contre des territoires», tout en sachant pertinemment que le conflit n’est pas de nature territoriale. En plus d’un «l’horizon politique», bien qu’ayant quitté Gaza depuis bientôt trois ans, Israël devrait assurer à une population qui se veut misérable et à laquelle ses dirigeants imposent la misère, des ressources non vitales (pétrole pour les voitures qui transportent les «militants» vers des pas de tir de fusées contre Israël.

Au moment de l’évacuation par Israël de Gaza, sous le contrôle de l’ancien président de la Banque Mondiale on a laissé en place des serres d’une valeur de 15 millions de dollars entièrement opérationnelles. Elles auraient pu continuer à produire des légumes, des fruits ou des fleurs pour l’export. Mais la population locale a préféré laisser les «militants» les détruire pour pouvoir continuer à être des «victimes» aidées par l’UNRWA et le reste de la communauté mondiale. Ces populations ont ensuite élu démocratiquement la direction du Hamas, toujours pour être des victimes, non des citoyens, et utiliser l’argent reçu du monde entier pour acheter des munitions, des armes et des explosifs. Et si Israël ferme des robinets … une crise humanitaire est décrétée de suite et l’Europe, l’ONU et les pays arabes se chargent de condamner Israël pour le traitement des «pauvres palestiniens». En attendant, le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, à la demande de la Syrie et du Pakistan (on croit rêver) se réunira d’urgence cette semaine «pour examiner si Israël ne commet pas des abus dans les territoires palestiniens». Les paris sont ouverts, à 100 contre 1 qu’ils trouveront des abus … Les pays d’Europe s’abstenant courageusement de voter ou de tenter d’expliquer que tirer des fusées à jet continu de son territoire sur celui d’un autre pays n’est pas un acte particulièrement inoffensif.

Dernier évènement en date, la destruction de la frontière Gaza-Egypte, au point de passage de Rafah, qui aurait dû être gardée par les Européens s’ils ne s’étaient sauvés il y a plus d’un an à la faveur de la première échauffourée créée par le Hamas, préférant attendre et voir venir sur les plages israéliennes d’Ashkelon où ils doivent se trouver encore. Rafah qui, de l’autre côté, devait être gardé par l’Egypte qui a assisté impassible à la destruction de sa frontière et a laissé passer des dizaines de milliers de palestiniens «affamés» dans les deux sens. Quant aux tunnels qui passent sous la frontière, avec la complicité du Caire, ils auraient pu servir à passer des vivres et non des armes et il n'y aurait eu aucune «crise humanitaire». Mais, dit M. Moubarak, «ils ont faim, il faut les laisser venir manger». En 2005, quelques mois seulement après l’évacuation du territoire par Israël, les palestiniens avaient déjà fait exploser la frontière avec l’Egypte. Et, à l’époque, il n’y avait pas d’affamés ni de crise humanitaire … mais on a pu montrer au monde qu’une frontière ne pouvait pas résister aux masses arabes … Accessoirement, quand 250.000 palestiniens (selon les gazettes) déferlent dans le Nord du Sinaï, ils sont en train de ravir à l’Egypte sa souveraineté sur un bout de territoire. Qui se souvient qu’Israël a rendu le Sinaï à l’Egypte deux fois (en 1956 et après la guerre du Kippour quand Sadate prit l’initiative d’un traité de paix) ?

Avec la finesse qu’on lui connaît, dès qu’il s’agit du conflit proche-oriental, la presse européenne titre maintenant «la fuite des palestiniens en Egypte» pour continuer à diaboliser Israël et les juifs qui d’opprimés se seraient transformés en oppresseurs.

L’Europe, dont le seul enseignement de la dernière guerre sur son territoire est, non pas qu’il faut se battre contre l’ignominie, mais qu’il faut renoncer à la guerre, fut-elle de défense, oublie qu’il fût un temps où on avait le courage de parler de «guerres justes». En ce sens la France tient «le pompon». Et l’Europe -et la France n’est pas étrangère à ce comportement qu’elle a pratiquement instauré dans la politique de l’Union- pour des raisons dites morales, s’accommode du terrorisme et prône l’apaisement (Iran, Tchétchénie, Darfour, Afrique Equatoriale, etc.,) car elle pense avoir ainsi la paix extérieure et intérieure. Par peur aussi de la «rue arabe» de ses villes et de ses cités. Ce faisant elle participe d’une inversion immonde des causes et des effets dès qu’il s’agit du Proche-Orient : les bons, les Palestiniens, les mauvais, les Israéliens. Et elle demande en permanence à Israël de faire des concessions car c’est tout ce qu’elle sait faire.

Qu’au Liban la Syrie empêche l’élection d’un président n’a pas l’air de troubler le monde. Que le responsable d’une armée, le Hezbollah, stipendié par l’Iran et la Syrie, qui a provoqué une guerre pendant laquelle un quart des infrastructures du pays ont été détruites, annonce au monde entier (AFP – 19.01.08) «Nous avons des têtes, des mains, des pieds des soldats sionistes et nous avons un cadavre presque complet de la tête jusqu'au bassin» n’a l’air d’émouvoir personne et surtout pas l’AFP qui n’a pas joué des guillemets en se transformant en porte-voix pour cette macabre annonce. Le Hezbollah est un «acteur politique» au Liban, à ce titre il a envoyé des délégués à une conférence à Paris et, naturellement, la France s’oppose à ce qu’il figure sur la liste des organisations terroristes de l’Europe.

Et c’est ainsi que l’Europe se prépare à son avenir musulman. Certes, tous les musulmans ne sont pas terroristes, nous dit-on. Tout en occultant le fait qu’une religion qui se fixe comme but ultime la conquête du monde, par les armes, s’il y a opposition, porte en elle-même comme le nuage porte la pluie l’irréfragable nécessité de tuer. Et alors, le terrorisme s’appelle, comme au Proche-Orient, «résistance». Et l’Europe fait semblant de ne pas voir ou de ne pas comprendre qu’au Nord, le Hezbollah, au Sud, le Hamas (avec la complicité active ou passive de l’Egypte) et à l’Est lointain, l’Iran, se sont tous ligués pour la destruction d’Israël. Ne pas voir ? Mais si, elle voit bien la réalité mais pensant retarder autant que faire se peut sa propre conquête par les mêmes, elle a déjà passé Israël par pertes et profits.

Bref rappel du passé : en 1967 quand l’Egypte a provoqué la guerre (appelée ensuite «guerre des six jours»), Israël n’occupait ni Gaza ni la Cisjordanie. Mais trois pays (Egypte, Syrie et Jordanie) ont clamé haut et fort leur détermination d’éliminer Israël. À la fin de la guerre, Israël a proposé immédiatement de rendre les territoires conquis dans le cadre d’un accord de paix. Et elle a eu comme réponse les trois NON de Khartoum (non à la paix, non à la reconnaissance, non aux négociations). 40 ans après, «l’initiative arabe», saluée par l’Europe, propose à Israël la paix à condition de rendre les territoires (cela pourrait se comprendre) et d’accepter le retour de 4,5 millions de «réfugiés» (dont 90 % n’ont jamais connu les foyers d’où ils sont "partis" ou ont été "expulsés", selon l’histoire de chacun). C’est-à-dire, vu la démographie, en renonçant à ce qui fait sa spécificité, le caractère juif de l’état. Rien n’a changé sauf que, bientôt, les quartiers (ou villes ou cités ou banlieues) aujourd’hui interdits aux infidèles en France, aux Pays-Bas ou en Angleterre s’étendront, de plus en plus, pour devenir in fine le nouveau califat. Pessimisme ? Exagération ? Quand en 1922 Hitler disait «si un jour j’ai réellement le pouvoir, la destruction des juifs sera ma première et ma plus importante tâche», on ne l’a pas cru, pourquoi croirait-on Ahmedinejad ?

Et qui croît George Bush quand il décrète qu’un traité pour créer un état palestinien sera signé cette année encore entre Israël et les palestiniens ? Avec un Mahmoud Abbas qui ne contrôle ni Gaza ni même la Cisjordanie mais qui a réussi à faire tomber dans l’escarcelle palestinienne plus de 7 milliards de dollars en décembre (ou, au moins, des promesses de dons pour ce montant). Un état palestinien qui serait assuré (et la France et l’Europe demandent la même chose) de la contiguïté de son territoire (Gaza réuni avec la Cisjordanie). Comme on peut supposer qu’ils aient regardé une carte auparavant on n’a pas pu ne pas voir que cela veut dire un territoire israélien qui, lui, ne sera plus contigu …

De toute manière, ceux qui croient à ceci ou à cela, ceux qui grouillent, grenouillent et scribouillent pour dire n’importe quoi sur un conflit qui préfigure, en partie, l’avenir du monde, ne seront plus là pour voir… alors pourquoi s’en occuper !

En attendant, ceux qui ont accompagné notre Président à Riad, quand il a rencontré le monarque éclairé de l’Arabie Saoudite, ont pu trouver dans l’avion de Saudia (y aurait-il le même sur Air France ?) l’avertissement : «le royaume interdit les bibles, crucifix, statues, découpages et autres articles avec des symboles religieux tels que l'étoile de David». Pendant ce temps, d’abord à Rome et ensuite à Londres, on construit les plus grandes mosquées d’Europe.

© Michel Poirier pour LibertyVox








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© Michel Poirier pour LibertyVox - Article paru le 25/01/2008 Imprimer cet article
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