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Vivre en parasite

Dans la série «où vont nos impôts» ? Martin Birnbaum nous présente l’UNRWA

A peine l’agression du Hezbollah contre Israël arrêtée en 2006 par «la communauté internationale», que l’on convoqua une «conférence des donateurs» à Stockholm : il fallait reconstruire le Liban, tout le monde devait mettre la main à la poche pour effacer les effets de la réaction «disproportionnée» d’Israël. Cela ne vous rappelle rien ?

L’onde de choc de la prise de pouvoir par le Hamas à Gaza à peine atténuée, la volonté (le besoin ?) des Etats-Unis de réunir les pays arabes «modérés» autour d’un objectif commun (faire pièce à l’Iran) comportant comme contrepartie l’accélération du «processus de paix» israélo-palestinien visant la création d’un Etat palestinien et voilà la conférence d’Annapolis. Conférence à peine terminée que des «pays donateurs» (90 au dernier comptage) se réunissent à Paris et décident de faire don de 7,4 milliards de $ à l’Autorité Palestinienne dirigée par le Fatah de M. Abbas. Cela ne vous rappelle rien ? Le Fatah avait perdu les élections en 2006 car, selon Bruxelles, ils avaient fait montre de «corruption et incompétence».

La conférence de Paris terminée, voilà la visite historique de George W. Bush en Israël et à Ramallah pour «accélérer» le processus de paix. Et on annonce déjà une conférence à Londres. Cela ne vous rappelle rien ? «La communauté internationale ne saurait abandonner les pauvres palestiniens qui souffrent, fussent-ils à Gaza» (Mme Fererro - Walder, Commissaire Européen).

Essayons d’y voir plus clair. Qui sont ceux dont la communauté internationale a pris la charge et qui reçoivent une aide par tête dix fois plus grande que n’importe quelle peuplade malheureuse de la terre ?

Les réfugiés palestiniens … Prenons comme source l’Agence créée en 1948 (UNRWA) pour s’occuper des personnes déplacées au moment du partage par l’ONU de l’ancienne Palestine en deux territoires pour deux états (juif et arabe, les palestiniens n’existaient pas encore …) et regardons ce qui s’est passé depuis.

Deux chiffres ont eu cours pour évaluer le nombre de personnes déplacées : 726.000 pour l’ONU en 1949 et 950.000 pour l’UNRWA. Prenons la moyenne, 840.000 personnes qui, au lieu de rester sur le territoire qui leur avait été attribué, sont parties un peu partout dans les pays arabes limitrophes, puis en 1967, après la perte de la Cisjordanie (annexée par la Jordanie en 1950) suite au déclenchement de la guerre de six jours par les pays arabes, 300.000 personnes déplacées de plus.

En 60 ans les «réfugiés» palestiniens ont vu leur nombre multiplié par 5.41, soit une moyenne de croissance annuelle de 2,95 % (5 fois plus grande que celle de la France). A ce rythme, cette population doublera avant 2030, c'est-à-dire demain.

L’UNRWA a été créée pour assister les pays du Proche-Orient, vers lesquels les personnes déplacées se sont dirigées, en vue de leur intégration. Détournée de son objectif, pour des raisons politiques tenant à la volonté des pays arabes de maintenir une «épée de Damoclès» au-dessus d’Israël (via un hypothétique droit au retour), cette agence a absorbé, peu ou prou, quelques 25 à 30 milliards de $ pendant la période considérée. Le budget de l’UNRWA s’établit, bon an, mal an, à plus de 400.000.000 $. Mais, à partir du moment où -à tort- on a cru que le conflit israélo-palestinien qui perdurait pouvait se résoudre selon la formule «paix contre territoires», soit à partir des accords d’Oslo, on a créé l’Autorité Palestinienne. Et naturellement, les donateurs se sont empressés de la subventionner : environ 500.000.000 € tous les ans venant de l’Union Européenne et environ 250.000.000 de $ venant tous les ans des Etats-Unis. Depuis, les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie ont absorbé quelque 15 milliards de $ et, si on ajoute les apports de l’UNRWA, on arrive à un total se trouvant entre 40 et 50 milliards de $ depuis la création de cette catégorie particulière de «réfugiés». Cela continue car, à Paris en décembre, la communauté internationale s’est engagée à donner encore 7,5 milliards de $ pendant les trois années à venir (ce qui fait environ 1.000 $ par personne et par an pour les populations de la Cisjordanie et de Gaza réunies). On remarquera que les principaux donateurs sont les occidentaux (en laissant de côté le Japon, par exemple) et ne comptent pas parmi eux les pays arabes pétroliers dont les ressources tirées du pétrole ont dépassé sur les 60 dernières années plus de dix milliards de $.

La création d’Israël, appelée par eux la «nakba» (la catastrophe) a donc créé une catégorie spéciale de la population mondiale, les "Palestiniens", qui vit en parasite sur la communauté internationale. Et l’on ne compte pas les dépenses induites par la gestion, dans le cadre des institutions de l’ONU (comités, commissions, départements, agences, etc.), de ces populations. L’UNRWA seulement, emploie 27.000 «fonctionnaires». Et l’on ne sait pas que, grosso modo, le tiers des autres «fonctionnaires palestiniens» (160.000 pour une population de moins de 2 millions, soit 8%, taux inconnu dans aucun pays du monde …) sont des «militants» du Hamas qui, naturellement, militent pour la destruction d’Israël, ce que la communauté internationale regrette. Mais l’UNRWA sert aussi à autre chose : un drone de l’armée israélienne surveillant Gaza a détecté à Beit Hanoun des tireurs de Qassam dans le jardin d’une école de l’Agence. La directrice de l’Agence a fait publier un communiqué selon lequel «L’agence proteste contre toutes les actions militaires dont elle est l’objet». Le nom de cette directrice ? Karen Konning-Abu Zayd …
Jusqu’à quand tout cela ? Que l’on se rassure, ONU et UNRWA sont prévoyants : un plan à moyen terme a fixé les budgets de l’agence jusqu’en 2009 … pour l’instant.

Si l’on ajoute que (en 2006) les «réfugiés» se répartissent selon environ 15 % de moins de 19 ans et 41 % de 20 à 59 ans et donc parfaitement aptes à travailler et que 90 % des «réfugiés» d’aujourd’hui n’étaient pas encore nés au moment où l’UNRWA a été créée, on peut se poser quelques questions. En se souvenant, au passage, que l’on comptait à la fin de la deuxième guerre mondiale environ 50.000.000 de personnes déplacées en Europe, qu’aucune agence de l’ONU n’a été créée pour leur venir en aide et que soixante ans après, il n’y a pas de réfugiés en Europe.

Alors tout cet argent donné aux palestiniens pourquoi faire ?

En 1997, 20% des «réfugiés» disposaient d’une voiture, 77 % d’un réfrigérateur et 70 % d’une machine à laver (Source: L.B. Jacobsen, Finding Means: UNRWA's Financial Crisis and Refugee Living Conditions, FAFO Report 427, Vol.1, 2003, p.73). Les chiffres se sont améliorés pendant les dix dernières années et personne n’imagine des équivalents pour les réfugiés du Darfour ou des pays en guerre de l’Afrique Equatoriale. A la même date, le revenu annuel par personne pour un «réfugié» palestinien était de 1.700 $ quand il n’était que de 710 $ pour un égyptien … Mais la décision délibérée des pays arabes de ne pas laisser cette population déplacée s’intégrer, a conduit soit à ce qu’elle émigre vers d’autres pays (Canada, Etats-Unis, etc.,) soit qu’elle reste confinée à des «camps de réfugiés». 59 existent aujourd’hui et font les délices de la presse bien pensante quand il s’agit de montrer des rues non pavées, obstruées par des immondices adjacentes à des masures délabrées. En occultant le fait qu’entre 1948 et 1998 les choses ont radicalement changé, en ce sens que les tentes en toile du début sont devenues des immeubles en dur, structurés selon les besoins des familles et que 70% des «réfugiés » se trouvant dans les camps de l’UNRWA sont propriétaires de leur logement, sans payer loyer ou taxes locales, tout en ayant accès libre à l’eau et aux services de santé.

On se souvient qu’en 2000 une nouvelle tentative avait été faite pour régler le conflit israélo-palestinien. Yasser Arafat (avec la complicité d’autres, et la France n’est pas exempte de reproches à ce sujet) a lancé (ou permis de lancer …) une nouvelle Intifada. Juste avant, 250.000 palestiniens travaillaient en Israël et assuraient la subsistance de presque 2 Millions de personnes. L’Intifada aidant (attentats, homicides par suicides, etc.,) Israël a réduit pratiquement à zéro le nombre de palestiniens (venant de la Cisjordanie et auparavant de Gaza aussi) pour «importer» des chinois, des Roumains ou des Thaïlandais qui, eux, n’ont envie que de travailler et non pas de commettre des attentats. Après les pays arabes pendant plus de 50 ans, l’Autorité Palestinienne, ne faisant que le mal du peuple dont elle a la charge, a continué la transformation de ce peuple en mendiants pour le faire vivre en parasite. C’est vrai, cette méthode est utilisée avec succès dès qu’il s’agit des «victimes» d’Israël, surtout, mais aussi des «humiliés» arabo-musulmans vis-à-vis desquels les occidentaux se sentent redevables. Pourquoi ? Subconsciemment, dit-on, parce que la Shoah a créé -par induction- le «problème palestinien». Et par extension, conditionne le sort des 1,2 milliards de Musulmans membres d’une communauté ouverte -oumma- dont l’objectif est la domination mondiale mais qui, en attendant, ne trouvent plus leur place sous le soleil autrement qu’en faisant la manche auprès des nations riches (essentiellement les occidentaux, pays des Lumières de surcroît).

C’est ce peuple palestinien qui demande «réparation» sous la forme d’un retour, non pas dans un futur état palestinien à créer (en gros, sur le territoire qui lui avait été reconnu en 1948) mais … en Israël. Loin de vouloir se suicider, Israël, dont le taux de croissance de sa population est 4 à 5 fois inférieur à celui des palestiniens, le refuse. Ce qui fait, naturellement, qu’il est mis au ban des nations par tous ceux qui voudraient le voir disparaître. Entre autres, les pays arabes qui sous la houlette de l’Arabie Saoudite ont proposé «l’initiative arabe», en clair si Israël accepte (ce n’est pas la seule condition) le retour des «réfugiés», ils normaliseront leurs relations. Tout en soulignant qu’ils ne reconnaîtront jamais le caractère «juif» d’Israël. Nous voilà revenus à la décision de partage de l’ONU de 1948, partage entre deux états, un «juif» et un «arabe». Pour comprendre que soixante années après, les pays arabes visent toujours la disparition d’Israël et, comme ils ont essayé à plusieurs reprises, mais sans succès, de le faire par les armes, ils sont prêts à attendre pour le faire par la démographie.

Bref, rien de nouveau sous le soleil comme le disait, déjà, le Roi Salomon.

Sur ce, le Président des Etats-Unis, à la poursuite de buts qui lui sont propres, fait une tournée dans la région. Il devrait dire aux uns et aux autres que la paix entre Israël et les palestiniens (ou les arabes) n’est ni pour demain, ni pour après-demain, si toutefois elle le sera pour un temps futur. Il devrait dire que les Arabes n’acceptant ni aujourd’hui ni demain l’existence d’un état juif au Proche-Orient, aucune paix n’est possible. Il devrait dévoiler la mystification appelée «initiative arabe» dans le cadre de laquelle on accepterait Israël mais à condition que ce ne soit pas le même état. Sauf d’accepter de voir ses frontières rognées et devenues de nouveau indéfendables et accepter aussi 4,5 millions d’étrangers, nés ailleurs, mais qui selon la Charte de l’OLP, toujours en vigueur, resteront palestiniens de père en fils et auraient droit dès lors au retour dans les foyers que leurs ancêtres ont quittés en 1948. Et il devrait dire clairement : arrêtons de nous faire des illusions, que le statu quo soit figé, que les palestiniens qui se trouvent dans des pays arabes deviennent citoyens de ces pays, que les territoires qu’Oslo a rendu à l’Autorité Palestinienne soient gérés par l’ONU (comme le Timor Occidental l’a été après sa séparation de l’Indonésie musulmane) pendant autant de générations que nécessaire pour qu’un «nouveau peuple» palestinien, capable de comprendre et accepter l’autre, fût-il juif et israélien de surcroît, apparaisse (MB).

Mais il ne le dira pas car ses objectifs sont différents et car il sait que les «masses» arabes sont préparées (l’éducation de leurs enfants est subventionnée, entre autres, par l’Europe) au jihad permanent pour faire disparaître Israël et, accessoirement, les juifs qui y habitent.
Reste l’Europe. Elle n’est pas dupe de ce qui se passe mais si quelqu’un arrive à réparer «l’erreur historique de la création d’Israël» (Michel Rocard), elle verra l’œuvre entreprise sur son sol par la barbarie nazie enfin terminée. Alors … 500 millions d’Euros par an pour ceux qui sont à la pointe du combat … ce n’est pas cher payé !

© Martin Birnbaum pour LibertyVox

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© Martin Birnbaum pour LibertyVox - Article paru le 14/01/2008 Imprimer cet article
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