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La France, complice de son invasion

La France colonisatrice ou colonisée ? Une ébauche de réponse par Charles-Emmanuel Guérin.

Le politiquement correct français ne tolère pas la libre-pensée. J’entends par là qu’il ne permet pas de proposer des réflexions, des analyses de situation objectives, sans avoir à l’esprit la peur du tabou ou d’être jugé pour outrage et condamné par la morale pour pensées abjectes, indécentes ou encore «intellectuellement graves» (j’ai personnellement eu droit à cette condamnation).

Nos perceptions nous permettent d’analyser des situations, quelles qu’elles soient. Une analyse se fait à partir d’un référentiel qui permet d’établir une comparaison entre deux éléments, afin de les évaluer, de les associer ou au contraire de les éloigner car ils n’ont aucun lien. Ce référentiel (donc l’exemple) est à comparer avec l’élément nouveau. Voilà où je veux en venir : la retransmission dans nos médias de la guerre en Irak, en Afghanistan et dans le conflit qui oppose les Arabes aux Juifs, ne permet pas à la population française d’avoir une perception correcte, en raison d’une carence en information. Vérifiez ! La totalité de la presse écrite et audio-visuelle est largement influencée par le prosélytisme islamiste, à l’exception de la chronique d’Ivan Rioufol. Je lance systématiquement à mes détracteurs le défi de me trouver un journal, un hebdomadaire qui proposera une information ainsi qu’une analyse différente. Cette influence se traduit par une terminologie indulgente et agréable à l’égard des terroristes islamistes. Je ne me répéterai jamais assez, mais quand un journal d’information nomme un terroriste (c’est-à-dire un individu armé qui tue des civils, enfants, femmes et hommes) un «activiste» (autrement dit : un individu engagé politiquement), il ne s’agit pas seulement d’une erreur journalistique, mais bien de la propagation d’une fausse information, avec pour conséquence directe une atténuation de la menace et de ses exécutants.

Puisqu’il n’y a pas un quotidien qui se différenciera des autres en apportant une information nouvelle et contradictoire, il n’est de ce fait pas possible pour la population, pour les lecteurs et téléspectateurs, d’avoir accès à l’analyse comparative. Le référentiel de la population française change lentement du fait de la terminologie employée par les médias. La diabolisation médiatique, par les partis de gauche et d’extrême gauche, à l’encontre de toute idéologie ou pensée politique contraire, a conduit le citoyen lambda à s’autocensurer plutôt que d’exprimer une pensée contradictoire. Cela s’avère encore plus flagrant concernant les USA et Israël. On peut subir des intimidations et des menaces par les islamistes à grand renfort de Coran, ou être exécuté parce que l’on revendique ou réclame la démocratie et la liberté… paradoxalement ce sont toujours Israël et les USA les plus grands dangers pour la planète… ???

Conséquence immédiate de cette absence d’analyse comparative : les Musulmans s’implantent un peu partout et systématiquement, ils changent ou s’efforcent de faire changer les traditions et les habitudes des autochtones, sous le prétexte que cela constitue une atteinte à leur sensibilité ! Mais néanmoins nous serons taxés d’islamophobie ou de racisme, alors que ce sont eux qui nous modifient nos traditions et nos coutumes. Ce sont eux qui n’acceptent pas les autres, pas nous les Occidentaux et Européens !

Il est temps de ré-informer et de s’atteler à systématiquement corriger la terminologie de nos médias. Il faut dénoncer toutes ces malversations journalistiques.

Un train part de la gare de l’Est à Paris pour la Bosnie, avec à son bord des Musulmans partant pour le «coup de main» à leurs «frères bosniaques». Ce sont des moudjahidins, des combattants de la liberté ! Mais des Serbes ou des Croates partant de la même gare le lendemain pour aider d’autres Serbes ou Croates sont nommés, eux, des «Mercenaires» ! L’ONU bafoue ainsi la loi qui interdit le mercenariat, en refusant, de manière partiale, d’intervenir à l’encontre des mercenaires musulmans.
Placez un drapeau Bleu, Blanc et Rouge sur le haut de votre porte, vous serez taxé de nationaliste, de militant d’extrême droite… mais des Musulmans de Tarbes sortant et exhibant les drapeaux du Hezbollah, du Hamas et de la Palestine libérée, alors là, il s’agit de «nationalisme arabe» et attention, ne tentez surtout pas de faire le parallèle avec l’exemple précédent, ce n’est pas pareil, seul compte et a le droit d’exister le nationalisme arabe !

L’absence d’analyse comparative par la population française et européenne permet donc aux islamistes de conquérir des territoires. Grâce à ces changements de perceptions dus à une terminologie pernicieuse, le parti pris anti-israélien condamne systématiquement Israël et laisse les mains libres aux terroristes arabes palestiniens dont les actes de terrorisme et de prosélytisme sont de ce fait justifiés.
Chaque territoire conquis par les islamistes affaiblit l’Europe davantage. Cette lutte ne se déroule pas uniquement en Israël, en Afrique, en ex-Yougoslavie, en Tchétchénie ou ailleurs dans le monde, elle se déroule partout où se trouvent les islamistes. A ce jour, cela se passe culturellement, diplomatiquement et politiquement. Et si l’argent est le nerf de la guerre, le soutien européen et français apporté par nos faiblesses aux islamistes permet justement la continuité de cette guerre. Ce soutien revêt plusieurs formes :

- L’acceptation du changement de nos traditions. (Retrait des sapins de Noël dans des écoles, suppression du porc aux repas dans les cantines et les prisons).
- Des élèves musulmans surveillés et forcés de suivre le Ramadan.
- L’augmentation flagrante de femmes voilées, de barbus islamistes.
- Les fabrications de mosquées en France sans contre partie identique dans les pays musulmans. (Eglises ou Synagogues en terre d’Islam)
- La considération officielle des groupes terroristes Hezbollah et Hamas.
- La diminution de la liberté d’expression (interdiction de toute critique envers l’islam et Mahomet).

La culpabilité, toujours très vivace, d’être un ancien pays colonisateur est ancrée dans les esprits français. Celle-ci contribue à assouplir les sentiments patriotiques français : comme je l’écris plus haut, la revendication nationale française met mal à l’aise. Il n’est pas permis d’arborer le drapeau français… hormis pendant la coupe du monde de football. Seul est respecté le nationalisme arabe qui permet de réadapter la terminologie en leur faveur. En effet, patriotisme est maintenant associé à nationalisme, lui-même associé à extrémisme, voire au fascisme ! Parallèlement, l’anti-américanisme consolide aussi notre soumission envers les islamistes puisque les alliés qu’ils étaient, deviennent selon certains sondages, les premiers fauteurs de troubles, avec Israël, dans la paix mondiale. Tout cela a une très forte influence dans le processus d’acceptation de l’islam dans les mentalités des Français et dans le soutien que l’on apporte à leur conquête. Si, d’ores et déjà, le bouleversement de nos valeurs et de nos traditions ne nous choque pas et que l’on affiche une absence d’intérêt pour notre pays, alors la voie est libre… ou presque !

Dans la lutte contre le terrorisme islamiste et pour une ré-information, il est apparu nécessaire de s’attarder sur l’un des outils les plus utilisés par le prosélytisme islamiste, à savoir le changement de perception des populations des pays à conquérir par le biais de la terminologie. Voici donc une réflexion sur la terminologie initiée par les islamistes, employée par nos médias nationaux, et reprise sans recul par la population dans son ensemble… Quelques définitions extraites du Petit Robert :

Colonialisme :
1) Système d’expansion coloniale = Colonisation.
2) Système politique préconisant la mise en valeur et l’occupation de territoires dans l’intérêt des pays colonisateurs.

Colonisation :

1) Le fait de peupler de colons ; de transformer en colonie.
2) Mise en valeur, exploitation des pays devenus colonies.
3) Extensions (locales ou générales) de l’aire occupée par une espèce en générale, plus compétitive que les autres.

Colonie :
1) Peuple de colons.
2) Faire d’un pays une colonie.
3) Réunion de personnes parties d’un pays pour aller en habiter un autre.

Colon :
1) Cultivateur d’une terre dont le loyer est payé en nature.
2) Personne qui est allée exploiter une colonie. Pionnier. Habitant d’une colonie ressortissant de la métropole.
3) Membre d’un groupe de personnes de même origine, fixées dans un autre lieu.

A la lecture des définitions du dictionnaire, nous savons donc identifier ce qu’est la colonisation, le colonialisme, les colonies et les colons. Notre propre histoire sert d’exemple. La France a en effet colonisé des territoires. Durant l’Algérie française, et presque jusqu’en 1962, il y avait environ 1.050.000 étrangers en Algérie. Un million de Français ou francisés et cinquante mille étrangers de diverses nationalités. «Les colons» étant visiblement le terme utilisé presque systématiquement par les rédactions de presse française, il est intéressant de faire quelques comparaisons avec d’autres lieux. Réfléchissons sur les termes… Les colons sont des habitants d’un pays, qui partent s’installer dans un autre pays. On parle alors de colonisation, terme qui désigne l’action de peuplement du pays en question, pour sa mise en valeur, son exploitation, son extension locale ou générale. En général, elle s’organise par étapes, en commençant par le rassemblement d’un groupe de personnes dans une «colonie», ce sont les «colons», qui sont issus de la même origine.

A la lecture de ces définitions, et rationnellement parlant, il est donc difficile de comprendre l’acharnement à l’encontre d’Israël et de ses «colons». En effet, beaucoup sont originaires de la Palestine historique. Les livres de géographie, d’histoire de la Palestine, ainsi que la Bible, rappellent si besoin est que les Juifs ont toujours vécu dans cette région du monde avant qu’elle ne devienne un pays reconnu par la communauté internationale. Durant les dernières guerres contre les voisins arabes, mais aussi depuis des milliers d’années, les Juifs vivant dans les pays arabes ont subi des pogroms et ont été chassés. Ils ont donc trouvé refuge en Israël, leur foyer national juif. Ceux qui vivaient en Europe occidentale et Europe centrale ont subi eux aussi des pogroms, jusqu’à la solution finale de la seconde guerre mondiale. Le message était quand même assez clair : «On ne veut plus de vous en Europe» ! Quand vous sortez vivant d’un camp d’extermination et que vous comprenez que votre genre humain a failli disparaître, que vous reste-t-il ? Où pouvez-vous aller ? C’est simple. Vous êtes juif, alors vous irez là où se trouvent des juifs depuis toujours : Israël !

Le terme de «colon» ne leur correspond donc pas, puisqu’il s’agit d’un groupe, soit de même race, soit de même ethnie ou de même genre religieux. Puisque le nationalisme arabe existe, le nationalisme juif le peut lui aussi. La Palestine, c’est aussi des Irakiens, des Jordaniens, des Syriens, des Egyptiens et des Arabes. Sont-ils colons ? Combien de Palestiniens de Gaza peuvent-ils prétendre descendre d’une lignée purement palestinienne ? Très peu ! Des Arabes musulmans du Proche-Orient ont immigré en Israël, tout comme les Juifs d’Europe font leur aliya (ils sont là-bas chez eux !). Des Arabes, arrivés des pays voisins, se sont en effet installés dans ce qui se nomme les territoires sous contrôle palestinien, augmentant de facto les chiffres de la population et implicitement, avec le temps, les chiffres démographiques. La communauté internationale demande à Israël, ni plus ni moins, que de cesser de se développer, alors qu’à quelques kilomètres à peine de Sderot, les Palestiniens musulmans cherchent à agrandir leur territoire.

Pourtant, le même bon sens nous fait remarquer immédiatement qu’Israël est un tout petit pays démocratique, entouré de grands pays musulmans puissants. Les revendications des Palestiniens musulmans (posséder la Judée Samarie et Jérusalem Est pour capitale) et la géographie associée à la quantité de musulmans entourant Israël, démontrent à la perfection (puisque c’est nécessaire) que ce n’est pas Israël qui a un problème avec ses voisins, mais bien TOUS les voisins qui ne veulent pas d’Israël. Depuis la partition de 1948 et le refus des pays arabes de cette partition, les Arabes ont récupéré le Sinaï, Gaza et 97 % de la Judée Samarie. Pourtant, le terme de «colon» ne sera porté que par les Israéliens…

Comment parvenir à ce tour de passe-passe ? Comment fabriquer du Colon ? C’est assez simple et Arafat l’avait très bien compris. Il suffit de nier l’existence et la présence des Juifs sur le sol de Palestine et ainsi, par la répétition et le relais des médias, ils deviennent des colons envahisseurs et dominateurs ! Puisque l’appellation «palestinien» appartient désormais à la seule ethnie arabe, les Juifs sont devenus des étrangers, et donc, automatiquement, des colons !

Gardons à l’esprit les définitions du colonialisme. En réalité, à notre époque, les transferts de personnes de même origine, ne se font que dans un seul sens. En Israël par exemple, les Palestiniens, peuvent se rendre dans tout le pays, travailler et y évoluer en totale liberté. Ils y ont des représentants administratifs et religieux. Ils constituent une partie de la population, donc un pouvoir de plus d’un million de personnes ayant la nationalité israélienne. A l’inverse, il n’y a pas d’Israélien dans les territoires sous contrôle palestinien, ou alors de passage et prudents, ou protégés par leur cause commune avec les «activistes palestiniens» dans la lutte contre Israël.

Donc, pour être un colon, il faut être d’une même ethnie, se regrouper dans un pays étranger, l’exploiter et chercher à en augmenter sa «zone d’influence». Alors voici un autre exemple très intéressant. Allons-y pour la démonstration. Autre lieu autre date…Europe, France, année 2007.

Dernier recensement : 63 millions d’habitants. Selon l’UMT, l’Union des Musulmans de Trappes, il y aurait en France 5 à 6 millions de Musulmans, dont au moins 400.000 convertis. Selon l’Institut central des archives sur l’islam (en Allemagne), le continent européen compterait 53 millions de musulmans et selon Ralph Stehly, professeur d’histoire des religions, l’union européenne compterait elle, 15 millions de musulmans. La France est le pays le plus peuplé, avec 4 millions de musulmans. Selon Edgar Pisani, président honoraire de l’institut du monde Arabe, il y aura entre 6 et 8 millions d’Arabes musulmans dans la période de 2005 et 2010.

L’analyse de ces chiffres officiels met en évidence un déséquilibre et une volonté manifeste de ne pas afficher cet état de fait. La France est colonisée, mais il est dit qu’il ne faut pas utiliser cette terminologie. Nous devons comprendre que nous autres, Européens et Occidentaux, avons été des colonisateurs, mais les Musulmans, eux, sont des … immigrés ! Il faut oser dénoncer la colonisation musulmane en Europe et en Occident. Tout ce que nous acceptons pour mieux intégrer les Musulmans sert en réalité à affaiblir notre culture, notre histoire et permet la préparation de notre soumission. La nature n’aime pas le vide. En effet, la colonisation musulmane associée à notre insouciance (j’entends par là, que nos racines judéo-chrétiennes sont bafouées ou au mieux ignorées), prépare un vide que l’Islam et ses adeptes se chargent de vouloir remplir. Nous «adoptons» les traditions musulmanes. Nous supprimons nos signes religieux, issus de notre culture, dans notre pays, pour voir apparaître de plus en plus les signes religieux islamiques provenant d’un autre âge et d’autres pays. Notre liberté d’expression est actuellement négociée. Nous n’avons pas le droit de critiquer l’islam ou d’évoquer Mahomet sans faire preuve d’une très grande prudence. Prudence ? Mais que dis-je ? Nous devons MENTIR au sujet du prophète d’Allah pour que son image soit acceptable. Ne surtout pas dire qu’il était un voleur, un assassin et qu’il a consommé le mariage avec une de ses femmes de… 9 ans ! Non, il ne faut pas dire ça, surtout pas !

Que les Juifs et les Chrétiens voient leurs Temples et leurs Eglises brûlés, les ressortissants européens ou occidentaux féminins obligés de se couvrir la tête en terre musulmane, ou punis pour blasphème au Soudan, c’est normal, si l’on n’est pas musulman, il faut respecter et s’adapter. On vous répondra aussi qu’ils font ce qu’ils veulent chez eux. Par contre, demandez la construction d’une Eglise en Arabie Saoudite, en Iran ou dans les territoires sous contrôle palestinien, on vous répondra de nouveau qu’ils sont en terre sacrée, qu’il ne faut pas heurter leur sensibilité. Ce n’est pas équilibré, il n’y a pas réciprocité. C’est grâce à cette sensibilité hyper médiatisée et utilisée à outrance, qu’ils sont aussi chez eux… quand ils sont chez nous !

Tout cela n’aurait aucune importance s’il y avait un équilibre des efforts et des sacrifices : autant d’églises dans les pays musulmans (en proportion bien sûr) que de mosquées en Europe ; du porc dans les prisons et dans les cantines, et plus de prêches islamiques méprisant les Juifs et les Chrétiens. On doit pouvoir récupérer la liberté d’expression et le droit de critiquer l’Islam sans voir des ambassades et des églises brûler et des gens assassinés au nom d’Allah.

Les colonies musulmanes disséminées en Europe pourront, sur ordre, se mobiliser et converger vers un pays choisi à un moment choisi. La question de l’équilibre des forces ne se pose pas pour l’instant car les analystes officiels français se focalisent sur la quantité d’individus étrangers pouvant représenter une armée ennemie sur le sol français. Ces forces éparpillées ont été par le passé employées en ex-Yougoslavie. Il suffit de saisir l’opportunité. Celles-ci ne convergent pas dans un ensemble de type convoi. Non, il s’agit de petits groupes franchissant les frontières tels des civils ou des travailleurs.
Nous savons qu’il se crée des stocks d’armes dans les banlieues et nous savons que les émeutes ont servi de test afin d’évaluer les forces françaises. Malgré tout ce que nous savons, il y a cette volonté de s’autocensurer et de ne pas voir ni comprendre que les «territoires perdus de la république» existent réellement ! Il ne s’agit plus seulement d’école, mais bel et bien de villes et de quartiers. Pire, ces territoires sont perdus et ne seront pas récupérés. Nous ne ferons pas mieux que les Beyrouthins ou que les Yougoslaves. Cessons cette prétention de croire que l’on est mieux et que l’on fait mieux que tout le monde.
Nous venons de recevoir Kadhafi. Celui-là même qui finança le terrorisme et qui tua des Français. Celui-là même qui torturait et qui détenait dans un chantage on ne peut plus flagrant, des infirmières bulgares et un infirmier palestinien jusque cette année (2007), celui-là même qui déclara que l’Europe serait conquise non pas par les armes, mais par «le ventre des femmes musulmanes». Le 21 Décembre 2007, Rassoul Jalilzadeh, représentant du guide suprême iranien (Ali Kamenei) déclare : «l’Europe sera dans une douzaine d’années, un continent islamique». Rien que cela !

Je l’avais annoncé dans l’un de mes articles Jusqu'où irons-nous? http://a7fr.net/Default.aspx?tabid=52&articleType=ArticleView&articleId=38578. Accueillir le Hezbollah, n’est ni plus ni moins qu’offrir la légitimité aux terroristes. Quelques jours après mon analyse, Colin Powell déclarait «qu’il fallait négocier avec le Hamas». Nous poursuivons, nous, Français, en recevant Kadhafi, chef terroriste, assassin, kidnappeur et violeur. Nous lui vendrons probablement des armes, des avions et du nucléaire. Le terrorisme rapporte. J’expliquais qu’il ne nous resterait plus qu’à recevoir Ben Laden… Qu’est-ce qui désormais, moralement, nous en empêche ? S’il promet de nous acheter du matériel divers, qu’est-ce qui empêche le gouvernement de Nicolas Sarkozy de le recevoir ? C’est simple, la proximité dans le temps ! Il suffit pour notre gouvernement d’attendre et, si ce n’est pas Ben Laden, ce sera son clone, un autre mais avec la même idéologie et la même quantité de sang sur les mains.

Nous ne pouvons pas lutter contre cette colonisation. Cela déboucherait sur une guerre. Ce qui est certain, c’est que nous n’aurions jamais dû accepter cela. Comment rendre évidente l’identification du fondamentalisme islamiste et de la conquête islamiste en Europe si nous recevons le Hezbollah et Kadhafi ? Ce sont des terroristes, des commanditaires d’assassinats collectifs. Memona Hintermann l’a très bien résumé. Elle n’aurait jamais pensé, il y a encore quelques mois, que la France recevrait chez elle ce terroriste notoire. L’Elysée explique aux Français que Kadhafi a de l’argent, que l’on peut faire du commerce avec lui et qu’il veut se racheter une conduite. Je propose donc, dans un souci d’équité, de libérer des assassins de nos prisons françaises, mais uniquement ceux qui ont de l’argent et qui promettent de ne plus attaquer les fourgons blindés, de ne plus prendre en otages des clients d’une banque et de ne plus tuer qui que ce soit pour obtenir ce qu’ils veulent. C’est honnête non ? Ce n’est pas parce que notre Président a promis la rupture et qu’il fait au grand jour ce qui se faisait déjà avant, discrètement, qu’il faut se dire «ah oui, c’est mieux !». Visiblement les Français se contentent de peu. Il suffit de leur annoncer une mauvaise action, pour que celle-ci devienne légitime, voire justifiée. Cela ne veut rien dire. Si c’était mal avant, quand c’était discret, ça l’est toujours de façon flagrante !

Nous ne récupérerons pas nos territoires, mais nous devons récupérer notre liberté de penser et notre liberté d’expression. Nous devons avoir encore le droit de rappeler que Mahomet a dit : «Dis encore aux Arabes du désert qui sont restés chez eux : Nous vous appellerons à marcher contre des nations puissantes ; vous les combattrez jusqu’à ce qu’elles embrassent l’islamisme. Si vous obéissez, Dieu vous accordera une belle récompense : mais si vous tergiversez comme vous l’avez déjà fait autrefois, il vous infligera un châtiment douloureux ».


© Charles-Emmanuel Guérin pour LibertyVox
Analyste Stratégique, Consultant & Officier de Sécurité

Retrouvez d’autres analyses de l’auteur sur son blog : http://chemmanuelguerin.blogspot.com/

Ci-dessus: "La Guerre des Mondes" de H.G Wells

A la Une: David Vicent dans "Les Envahisseurs"

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© Charles-Emmanuel Guérin pour LibertyVox - Article paru le 03/01/2008 Imprimer cet article
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